POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

:: C'est la peur du silence:: {Terminé}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage



avatar
Date de naissance du joueur : 04/09/1993
Âge du joueur : 24
Arrivé sur Poudnoir : 06/11/2009
Parchemins postés : 706



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Prudence D. Evans


MessageSujet: Re: :: C'est la peur du silence:: {Terminé} Ven 7 Mai - 22:06


    Deux jeunes femme, face à face, deux façon de penser totalement différente, l'opposé l'une de l'autre. Pourtant, elles étaient pareilles. Elles s'observaient, s'écoutaient et discutaient . Elles étaient à l'opposé l'une de l'autre et pourtant si semblable. Prudence trouvait ça totalement contradictoire. Elles arrivaient à discuter sans hargne du moins pour l'instant. Chacune d'entre elles avaient une vie bien différente. Pourtant, leurs façons de penser restaient semblable. Elle trouvait ça irréelle et pourtant vrai. Prudence écouta doucement la jeune femme, oui bien sur, tout comme elle , elle avait vécu des moments dure. Si elle daignait penser que la vie est précieuse, c'est à sa guise. Néanmoins, au yeux de Prudence il n'y a rien de précieux en la vie. Bien sur, elle est belle , de temps en temps, et pourtant la mort lui semble bien plus belle que la vie. Peut-être sa façon de penser était trop radicale , pourtant c'était la sienne, à l'encontre d'avoir peur de la mort, elle craignait la vie. Prudence n'avait en aucun cas peur de la mort, cette chose que tous redoutent est inévitable, alors pourquoi la craindre? Elle la suppliait même d'abréger cette vie qui ne semblait dans aucun cas être sienne. Elle semblait croire que quelques part, quelqu'un avait fait une erreur en lui donnant cette vie. Ce n'était la vie qu'elle aurait voulu. Pourtant, elle savait que dans la vie nous ne décidons de rien. Ils nous donnent et la seule chose qu'on doit faire c'est prendre et ce taire. Pourtant, elle voyait plus de possibilité en la mort. Elle croyait peut-être ça parce que personne ne lui avait dit que la vie méritait d'être vécu. Peut-être que c'était la chose dont elle avait besoin d'entendre pour pouvoir ce dire que rien n'est perdue, qu'elle mérite d'être vécu et pourtant cette phrase tant recherché ne fut jamais entendu.

    «  Oui en effet, tu n'es pas de ces lâches qui gaspillent leur vie, c'est ton choix, pourtant ce n'est pas le mien, alors pourquoi s'y opposer? Je fais ce que je veux de ma vie, je regretterait en temps et lieu mes choix, mes pensées, mes valeurs ... »

    Dit-elle doucement, elle ne perdait pas patiente au contraire même si au fond ça commençait à l'exaspérer un petit peu. Malgré tout, elle fut surprise que la jeune femme lui dise tant. Depuis tantôt , elle ne disait que l'essentiel sur sa vie contrairement à Prudence qui peut-être en disait un peu trop. Mais bon, quelle importance? Elle doutait toujours que l'espoir puisse peser sur la balance, elle doutait qu'elle soit assez forte pour déchiffrer le mal qui l'habitait . En somme, lui faire changer complétement d'idée! Elle eu un léger sourire narquois face à la rétorque de la Frédérique .

    «  Je ne dénigre en aucun cas les tiens, tel n'était pas mon désir. Si tu veux croire que si, c'est à ta guise , et pourtant je n'est rien dit de « dénigrant » . Si pour toi dénigrer c'est ce poser des questions sur le fait même, alors c'est toi qui vois … Proche de vous? Peut-être bien … qui le peut l'affirmer en guise de vérité?
     »

    Elle pouvait croire ce qu'elle désirait. Prudence voyait bien que la jeune femme commençait à être énerver par elle. Peut-être que le fait qu'elles ce ressemblaient trop donnait désormais cette envie de meurtre. Peut-être qu'à force de dialoguer, l'une d'elles avaient fini par taper les nerfs de l'autre.

    «  Si tu ne veux pas me faire confiance , c'est à ta guise et de toute façon je ne daigne croire que tu es donner ta confiance à quiconque dans cette vie. Ouvre les yeux, ici personne n'accorde sa confiance à quiconque. Nous nous méfions de tout même de nous-même tout ça parce que nous sommes trop différent et qu'ici nous ne pouvons guère savoir si il faut faire preuve de confiance ou de méfiance. »

    Dit-elle sur le même ton que la jeune femme, sans crier, simplement en parlant doucement laissant une place à la colère. La confiance? C'était un beau mot pas vraie? Pourtant, ce mot ne représentait rien! Nous ne pouvons faire preuve de confiance. Seul la méfiance prend sa place. Seule celle-ci dicte nos dires. Frédérique commença doucement à s'approcher d'elle, la faisant reculer jusqu'à la façade de la battisse ce trouvant derrière elle. Son visage avait changé du tout au tout. Prudence ne la craignait pas. Elle attendait tout simplement. Elle ne bougeait point, elle ne la repoussa guère, elle dit simplement d'un ton calme ses dires.

    «  … j'attends simplement que quelqu'un me prouve que j'ai tord... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Date de naissance du joueur : 06/11/1986
Âge du joueur : 31
Arrivé sur Poudnoir : 11/10/2009
Parchemins postés : 10112



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: :: C'est la peur du silence:: {Terminé} Lun 10 Mai - 19:40

    Elles étaient tout par opposition. L’une blonde, l’autre brune. L’une plutôt plantureuse et sensuelle telle une vraie femme, l’autre plutôt fragile et menue telle une adolescente. L’une discrète et mélancolique, l’autre forte et franche. L’une calme, l’autre piquante. L’une sans attache ni but, l’autre ambitieuse et aimant la vie. L’une soignant des inconnus mais ne voulant pas se soigner elle même, l’autre transmettant son savoir aux futurs élites et avide des nouvelles connaissances. L’une du bien, l’autre du mal.
    Tous les opposaient et pourtant les rapprochaient plus qu’elles n’auraient pu l’imaginer. Qui aurait pensé cela ? Personne sans doute.


    « Pourquoi vouloir venir au regret… Pourquoi ne pas choisir déjà de prendre ton destin en main et d’éviter tout cela… Tes choix, tes pensées, tes valeurs vaudraient plus si tu te battais pour ça… Tu sembles prête à mourir sans effort… sans combat…
    Mon choix est justement de ne pas gaspiller ma vie, de la vivre au maximum… n’est-ce pas cela justement qu’une vie… ? »


    Frédérique s’étonnait encore d’avoir pu discuter jusque là avec elle sans animosité, sans avoir eu l’envie de la liquéfier sur place juste pour le faites qu’elle n’était pas de son clan, c’est à dire contre le Seigneur des Ténèbres. Mais elle ne l’avait pas fait et elle ne comptait pas le faire. L’irritation venait d’elle, et pas de la jeune femme qui ne l’avait ni agressé ni cherché à le faire. Elles avaient partagé leur opinion mais le sujet de la famille était le plus douloureux et précieux pour elle.
    Et pourtant donc, la conversation devint plus vive, en tout cas pour sa part. Elle s’était soudainement contrariée et non pas pour rien, mais pour ce sujet qui l’avait piqué à vif. Mais elle ne criait toujours pas. Sa voix restait monotone, calme, posée et sans chercher à placer un mot au dessus d’un autre.


    « La vérité vrai n’existe pas… personne ne la détient…
    Je n’ai plus confiance en quelqu’un depuis la disparition de mon fils… Ne t’inquiète pas, mes yeux sont bien ouverts… Mais je doute que toi tu es confiance en moi… peut-être as-tu raison... je me méfie même de moi même… Alors seule toi peut m’assurer que je peux te faire confiance… »


    LeeRoy parlait, ou plutôt soufflait doucement, proche de l’oreille de Prudence. Elle était si proche à présent et depuis assez de secondes pour parvenir à s’enivrer du doux parfum de la jeune femme dont elle n’avait pas fait attention un peu plus tôt. Elle s’attardait souvent sur le regard, les yeux des gens mais là elle n’avait pas pu accrocher ceux de la jeune femme, c’était pour cela qu’elle s’était plus intéressée jusque là à ses paroles qu’à sa personne. Puis tout bascula. Généralement, elle était attirée par ce qui était virile, brutale, fort. Mais ce parfum attaquait tous ses sens, presque comme un poison. Elle dérapait déjà sans même s’en rendre compte. Normalement, c’était elle qui charmait sans que les hommes ne s’en rendaient compte sans pourtant user de pouvoir de séduction. Là, elle semblait avoir été elle même pris dans ce même genre de piège inexplicable. Peut-être était-ce du au fait qu’elle ne l’avait pas repoussé alors qu’elle s’était avancée avec un air d’agression, agression qui n’existait plus à présent. Peut-être était-ce parce qu’elle l’avait prise au piège, la bloquant entre elle et ce mur. Peut-être que c’était leur différence qui l’avait captivé au point d’y céder.

    « Je n’ai pas su te prouver comme il se doit que tu as tord… mais j’ai tenté de te le montrer… »

    Depuis l’instant où elle s’était rapprochée d’elle, rien n’était plus calculé, tout était impulsif. Elle ne la désirait pas. Elle ne voulait pas non plus jouer d’elle. Elle n’avait même pas cherché à l’attirer dans ses filets. Si cela avait été le cas, elle se serait comportée avec elle avec le même jeu de séduction qu’elle savait faire auprès les hommes. Mais là s’était tout autre chose.
    Alors que la colère semblait les avoir toutes deux envahit, elles n’avaient pas cherché à se combattre, s’affronter ni même à s’hurler dessous. La colère semblait avoir été intérieure et pas moins puissante. L’une de craignait pas l’autre. L’une de fuyait pas l’autre.

    L’enseignante aurait pu en fuir voyant comment tournait les choses. Mais elle avait toujours son nez aussi proche de sa peau et elle respirait délicatement son parfum. On aurait dit qu’elle ne bougeait pas de sa position comme si elle attendait une quelconque parole en réponse de ce qu’elle lui avait dit ou autre chose lui faisant comprendre de s’en aller. Mais rien ne vint et elle ne bougea pas, inspirant doucement. Prudence ne la retenait pas, pas physiquement en tout cas. Mais s’était comme si elle la maintenait inconsciemment au plus près d’elle. Pourtant pas avide de paroles, elle ne parvint pas à aligner un seul mot comme si elle s’était faite envoûtée. Depuis le début, de par sa composante contradictoire entre ses histoires morbides et son attachement pour le bien, elle avait été intriguée par elle.
    Elle redressa enfin son visage remontant le long de son profil sans pour autant s’en éloigner. Elle voulait sentir chaque parcelle de sa peau, elle aurait voulu l’effleurer mais s’en retint. Puis soudainement, ce qui la surprit elle même aussi, elle déposa ses lèvres sur les siennes. Ce fut rapide, deux secondes sans doute, assez pour faire claquer ses lèvres sur les siennes. Sa tête lui tournait.


    « Je suis moi même… je reste moi même… et je ne cherche rien à te prouver… Mais… tu as tord… »

    Alors que Prudence avait gardé son calme, qu’elle ne la fuyait toujours pas, ne la craignait pas ce qui n’y avait pas de raison, comme elle qui semblait avoir retrouvé son calme habituel et ne voulait pas s’échapper, Frédérique s’approcha à nouveau délicatement, doucement et déposa à nouveau ses lèvres sur les siennes. Son baiser fut cette fois langoureux, chaud et sucré, moins envolé, moins direct, plus réservée, plus doux et surtout plus long. Elle avait perdu pied. Même si elle avait conscience de ce baiser, elle ne le contrôlait plus. Elle ne la désirait pas, pas comme elle désirait et usait des hommes. Elle ne l’avait pas désiré et pourtant, elle apprécia au plus profond d’elle ce moment comme quand on appréciait quelque chose de nouveau sans vouloir l’abîmer.
    Puis ce baiser s’acheva, non pas dans un retour à la réalité, mais elle était à bout de souffle. Immédiatement comme si elle ne parvenait pas à s’en défaire, Frédérique déposa un nouveau baiser furtif et claquant sur les lèvres de la jeune femme et ce claquement lui fit ouvrir les yeux. Sa tête lui tournait toujours. Elle n’avait pas tenté de poser ses mains sur la jeune femme. Elle ne savait pas quoi faire de ses mains justement, retrouvant ses esprits, elle hésita. Puis l’idée de la fuite lui revint. Elle fut prise de panique alors que jusque là rien ne semblait l’atteindre. Mais son corps refusa de bouger. Ses yeux chocolats venaient d’accrocher les siens si précieux, si clair. Que c’était-il passé ?
    Si elle l’attaquait ou s’enfuyait, LeeRoy n’interviendrait pas. Elle était encore sous le choc de ce qu’elle venait d’oser de faire. Elle ne voulait pas la choquer, pas plus que ça en tout cas, elle ne voulait pas lui faire peur. Elle n’avait rien fait de mal après tout. Elle avait juste laisser son être agir. Elle baissa le regard et soupira confuse par ce qui venait de se passer. Elle ne comprenait plus rien. Elle était toujours partagée encore l’envie de l’embrasser, de toucher enfin son visage, de lui attraper ses mains, de voir dans son visage ce qu’elle pouvait penser et de s’enfuir. Elle ne lui ferait en tout cas aucun mal. Elle n’avait pas tenu à lui faire du mal depuis le début de leur rencontre ce jour là et cela ne risquait pas vraiment de changer.
    Tout avait été inconscient et si agréable pourtant !


    « Je suis navrée… »

    Ce fut tout ce qu’elle trouva à dire alors que son regard disait le contraire. Elle sortit enfin de sa torpeur retrouvant sa fierté qu’elle voulait laisser s’afficher. Ses yeux se voilèrent et elle rabattit sa capuche sur sa tête tout en reculant doucement.
    Elle qui d’ordinaire contrôlait tout ce qu’elle faisait, là, elle ne comprenait plus rien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 04/09/1993
Âge du joueur : 24
Arrivé sur Poudnoir : 06/11/2009
Parchemins postés : 706



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Prudence D. Evans


MessageSujet: Re: :: C'est la peur du silence:: {Terminé} Mer 12 Mai - 1:04

    Elles étaient si similaires. Pourtant, elles étaient d’un autre sens tellement différentes. Tout ça en devenait contradictoire. Ni l’une ni l’autre voulait lâcher son bout. L’une voulait faire comprendre à l’autre que pour comprendre l’inconnu alors il faut ouvrir son esprit à ce qu’elle daignait vouloir ignorer. L’autre, croyait en ce qu’elle voulait croire, elle croyait que l’autre ne savait ni ce qu’elle prétendait, ni ce qu’elle savait, pensant simplement savoir plus qu’elle ne pourrait savoir. Pourtant, toutes les deux avaient tord. L’une comme l’autre. Prudence comme Frédérique. Néanmoins, l’une d’elles semblaient croire que tout ceci était bien réel; Le destin les avait mit dans le même chemin dans un but similaire. Pourtant, elle ignorait encore quelle était ce but. Prudence écoutait, elle ne parlait, elle regardait, elle ce taisait, elle appréhendait tout simplement le suivi de ses dires.

    « Le destin n’est pas quelques choses que nous pouvons prendre en main, il est, tout simplement. Dès notre naissance, il écrit dans les grandes lignes de la vie. Alors, à quoi bon, le prendre en main et vouloir le changer … à mes yeux c’est impossible. Tu as raison envers une chose, oui je ne me bats pas, car je ne vois pas l’intérêt. Pourtant, comme tout le monde j’ai des valeurs et si as tes yeux elle représente moins que parce que je refuse de me battre pour eux, à mes yeux, il ne reste pas moins qu’elle représente bien plus que certaine valeur dont les gens daignent ce battre pour … »

    Prudence n’était ni encore colère, ni exaspérer, elle parlait doucement du même ton qu’à son habitude. Elle disait ce qu’elle pensait. Elle écoutait. C’était tous qu’elle pouvait faire. À l’encontre de Frédérique, elle ne croyait pas moins que ses valeurs représentaient moins que si elle ce serait battu pour eux. À quoi bon, la défaite y était inscrite. Néanmoins, ses valeurs représentaient mille fois plus que certaines autre dont les gens daignait ce battre pour les valoriser, ce n’était pas son cas, elle croyait en ce qu’elle croyait, et ça semblait plus juste d’y croire que de vouloir ce battre pour ce qu’on croit déjà. C’était surprenant de voir à quel point les jeunes femmes avaient pu juste qu’ici parler sans haine et colère. Dorénavant, la barrière qu’elles s’étaient imposées, c’était désormais abaisser, laissant place à la vérité.

    « La confiance ne ce donne pas, elle ne ce prend pas, elle ce gagne, elle ce mérite. Hélas, durant toutes ses années d’existence, je n’est jamais su percevoir en quiconque qu’il c’était battu pour avoir ma confiance, à mes yeux personne ne la méritait. Même-moi, je ne la méritais pas. Donner sa confiance est un risque qu’il faut prendre, il faut savoir mesurer l’impact de ses actes pour comprendre que tôt ou tard, cette décision prise aujourd’hui … nous la regretterons demain ou dans le cas contraire, nous la remercierons. Toi et toi seule peut savoir si je suis apte à recevoir ta confiance, moi-même je ne le sais pas, c’est à toi de prendre le risque ou pas… »

    La confiance était quelques choses qui aux yeux de Prudence avaient une grande valeur. Néanmoins, à ses yeux, personne ne méritait d’obtenir la confiance de quiconque. Elle-même n’avait aucune confiance en elle, alors, elle pouvait très mal imaginer donner sa confiance à quiconque. Prudence l’écoutait doucement, elle ne bougeait pas, elle restait sur place, elle n’avait aucune envie de partir d’ici. Elle ce trouvait proche d’elle. Prudence pouvait sentir sa respiration sur sa peau. Pourtant, elle ne daignait reculer, ce qu’elle voulait c’était écouté. Même si elle savait que sa position était précaire, la jeune anglaise n’avait guère peur. La curiosité avait prit le dessus sur sa peur qui dans ce cas n’existait pas. Pourtant, elle aurait du. Quelques choses d’étranges, voir inexplicable faisait qu’elle ne voulait guère quitter ce lieu. Quelque chose la poussait à rester.

    « Et pourtant ça n’a pas fonctionné … »

    La colère les avait tout deux emprisonner dans ses filets et pourtant aucun cris ne su retentirent. Cette colère qui envahissait les deux jeunes femmes restaient en elles. Elles ne daignaient pas haussez le ton, ni hurler, ni combattre. Frédérique restait toujours aussi proche de Prudence, pourtant cette approximative ne la gênait point. Elle restait là, nonchalante. Elle ne le repoussait même pas, elle ne la contraint pas à s’éloigner, elle restait sans bouger, c’était étrange … Tout ça lui semblait dépourvue de sens, rien ne semblait désormais clair dans les pensées de la jeune femme. Tout semblait confus, le sens avait perdu de sa valeur. Soudain, la jeune femme devant elle, déposa ses lèvres sur les siennes. Ce fut rapidement ne laissant guère l’option à Prudence de la repousser. Elle était incrédule et pourtant cette sensation ne lui semblait point éphémère.


    Prudence restait calme, ses pieds semblaient être cloué sur le sol, son esprit divaguait, elle aurait dû partir et pourtant elle ne le fit pas sachant que la raison était inexistence. Pourquoi fuir? Il n’y avait pour ainsi dire rien à fuir. Le danger n’existait point pour le moment. Seul l’incrédulité semblait avoir pris le contrôle de ses pensées. Doucement Frédérique s’approcha à nouveau d’elle, elle aurait eu le temps d’esquiver ses lèvres ou même de la repousser envers et contre tout elle resta là. Cette fois-ci, le baiser fut plus intense. Prudence avait l’impression d’avoir perdu le contrôle de son être. À son habitude, elle n’aurait jamais laissé une femme déposer un baiser sur ses lèvres. Elle l’aurait probablement repousser et pourtant elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle ne l’avait pas fait avec elle. Il y avait cette sensation bizarre qui voguait dans l’atmosphère. Il y avait une genre d’attirance, néanmoins, cette attirance restait bien différente de celle qu’elle pouvait avoir à l’égard des hommes. C’était différent. Voir inexplicable. Cette sensation lui semblait inconnue. Jamais elle n’avait vécu pareille chose mais à l’encontre de craindre la nouveauté, elle l’appréciait. Soudain, toutes les deux revinrent à la réalité. Tout ça semblait … irréel. Que c’était-il passé? Qu’est qui déclancha ce dénouement? En somme, elle avait perdu la raison de la réalité. Prudence ne savait plus quoi penser, sa tête voulait fuir pourtant son inconscient restait là à fixer la jeune femme, sans haine, sans colère, sans dégoût, juste avec incrédulité. Prudence ne prononça ni un mot ni un son. Elle restait là ne comprenant point. Tout comme elle, la jeune femme semblait confuse, tout ça était irréelle … c’était trop étrange. Soudain, comme une murmure lointain, retentit dans ses oreilles des excuses. Prudence semblait encore perdu, elle ne comprenait pas et ça l’effrayait. Elle posa son regard sur la jeune femme et la seule chose qu’elle pu prononcer furent …

    « Moi de même… »

    Elle était navrée, elle aussi mais de quoi, ça elle l’ignorait. Peut-être était-elle simplement navrée d’avoir conduit le file de la conversation à ce dénouement, peut-être qu’elle savait que dans un sens elle l’avait provoquée … ou peut-être disait-elle ça ne sachant pas quoi dire de plus…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Date de naissance du joueur : 06/11/1986
Âge du joueur : 31
Arrivé sur Poudnoir : 11/10/2009
Parchemins postés : 10112



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: :: C'est la peur du silence:: {Terminé} Mer 12 Mai - 15:23

    L’enseignante ne croyait pas au destin. Il lui semblait impossible que la mort de ses parents soit le fait du destin ou ni encore l’enlèvement de son fils le même jour que la mort de son compagnon. Et était-ce son destin que d’embrasser cette jeune femme, inconnue il y avait encore quelques heures ? Non pour elle le destin ne se passait pas ainsi.
    Certains sorciers avaient la capacité de voir l’avenir, notre destin justement. Mais ils étaient les premiers à dire que ce qu’il voyait pouvait changer, se transformer à partir des diverses décisions que nous pouvions prendre au cour de notre vie. Si il y avait un destin donc, pourquoi ce que nous le voyons changer si souvent ? Nul n’avait jamais eu de réponse et le sujet de la fatalité et de la vie était à la fois le plus obscure et le plus limpide. En ce qui la concernait, elle prenait sa vie en main, la menait comme bon lui semblait, elle dirigeait sa vie et ce n’était pas sa vie qui la dirigeait. Elle ne voulait pas qu’on puisse la diriger. Elle dominait.

    Prudence n’avait toujours pas bougé, seul son visage semblait avoir changé d’expression. Alors qu’elle aurait imaginé à nouveau de la colère, du dégoût, du rejet, Frédérique ne perçut rien de tout ça. Peut-être était-ce de l’étonnement, autant qu’elle en avait elle aussi mais pour ça part, s’était de l’étonnement de l’acte qu’elle venait de faire, alors que pour elle, plus de l’étonnement de l’acte reçu. C’était si complexe et pourtant si simple à la fois.
    Elle ne se souvenait déjà plus de la conversation qu’elles avaient eu. En fait si, elle s’en souvenait mais son esprit était si confus qu’elle ne parvenait pas à la rassembler afin de se remémorer ce qu’elles avaient pu se dire. Ça ne lui reviendra que plus tard, quand elle aura pris le temps de repenser à tout ça.

    Inconsciemment, LeeRoy attendait une sorte de réponse, de réaction mais rien ne vint.
    Inconsciemment, elle avait apprécié ce moment. Elle avait apprécié ce contact. Mais devant l’incrédulité de la jeune femme, elle eut elle même de fortes hésitations.
    Prudence semblait perdue et elle aurait vite faire de se servir d’elle. Et pourtant, elle ne le fit pas. Tout son être en était totalement incapable. S’était pour cela qu’elle ne l’avait pas touché. Comme si elle craignait qu’un contact de ses mains la fasse s’envoler en fumée, comme un fantôme, un songe. Mais ne rêvait-elle pas au final ? Tout semblait si irréel, si étrange qu’elle pouvait s’en poser la question.

    Elle disait être navrée, elle le lui avait dit directement même si elle avait eu du mal comme à retrouver sa voix. Mais navrée de quoi ? De l’avoir embrassé sous une pulsion alors qu’elle ne le regrettait pas ? De fuir comme si elle avait réalisé un acte horrible ? A moins que ce ne soit toute cette rencontre dont elle soit navrée au final…
    Elles avaient parlé de confiance et ce sujet lui revint soudainement en tête. La jeune femme ne semblait accorder sa confiance à personne et encore moins à elle même. Frédérique était pareille à nouveau sur ce point et pourtant, sans se rendre compte, elle avait parlé calmement à Prudence et lui avait exprimé ses pensées car au final, elle lui avait fait confiance. Mais s’en était-elle, aussi bien l’une que l’autre, rendu compte ? Elle n’aurait pas accordé un tel baiser si elle n’avait pas confiance en elle. Mais était-ce le même genre de confiance qu’on aurait pu penser ? Habituellement, elle charmait, faisait succomber les personnes et en usait. Elle n’avait pas besoin d’en faire confiance, il suffisait que eux soit confiants et le tout se jouait tout seul. Mais là s’était tout autre chose. Elle ne voulait pas abuser de la jeune femme, elle ne voulait pas en user et encore moins s’en servir. Ce baiser était le plus sincère qu’elle avait pu donner depuis… depuis… En avait-elle donné un similaire avant ?

    Retournée au trois quart, elle regardait en biais la jeune femme qui était restée collée au mur. Elle aurait pu user de Légilimancie pour lire en elle et savoir à quoi elle pensait. Mais elle ne le fit pas, lui laissant cette part d’intimité. Elle restait immobile à la regarder aussi sans l’avoir repoussé mais sans la retenir non plus. Mais qu’attendait Frédérique à rester elle aussi immobile à la regarder sans colère ni envie, sa capuche recouvrant la moitié de son visage et cachant son regard, regard qui en disait si long et dont elle ne s’en rendait même pas compte ?
    Non elle ne ressentait pas d’envie, pas comme elle pouvait ressentir après avoir conquis un de ses partenaires. Non c’était plus que ça. C’était autre chose. Mais son esprit embrumait ne parvenait pas à y mettre la main dessus.
    Elle l’avait embrassé juste après lui avoir dit de se battre, juste après l’avoir dit que la vie avait son importance, qu’il ne fallait pas l’aider à filer si vite. Elle l’avait embrassé après que celle ci lui réponde qu’elle attendait de trouver la personne qui pouvait lui prouver qu’elle avait tord. Mais pourquoi l’avoir embrassé à ce moment là justement ? Elle ne se prétendait pas être la personne. Elle n’y avait même pas pensé une seule seconde. Mais sa proximité l’avait fait perdre ses moyens, ses sens et ses idées bien qu’elle soit une femme. Elle ne s’était jamais retrouvée autant perdue.

    Elles ne se connaissaient pas un peu plus tôt, mais qu’à présent, elle avait l’impression de l’avoir connu toute sa vie. C’était une bien étrange impression et c’était ce qui amplifia encore plus sa peur. Car oui, aussi fière fut elle, elle avait peur. Oui, mais peur de quoi ? De l’embrasser à nouveau et de continuer à y prendre goût… si ce n’était déjà fait…

    Les étoiles continuaient à briller dans le ciel au dessus. De son sourire, la lune les observait. Qu’est-ce que les astres pouvaient bien penser de ce qui se passait ? LeeRoy n’avait jamais très adepte d’astronomie malgré les excellents résultats qu’elle avait toujours su apporter, mais entre théorie et pratique, il y avait tout un chemin. La nuit était toujours aussi présente et l’obscurité les avait entouré avec plus d’intensité. Le calme régnait et seul le son de leur respiration était audible. Ce silence ne la rassurait en rien. De nature si fière, si forte, si imperturbable, là elle se retrouvait totalement déstabiliser.
    Elle ne savait pas avoir de l’espoir et encore moins dans les gens. Bien qu’elle se disait n’attendre rien, son inconscient lui soufflait le contraire.

    Frédérique soupira et se laissa transplaner, presque, à contre cœur avant même que Prudence ne fasse quoi que ce soit.

    C’est la peur du silence…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 04/09/1993
Âge du joueur : 24
Arrivé sur Poudnoir : 06/11/2009
Parchemins postés : 706



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Prudence D. Evans


MessageSujet: Re: :: C'est la peur du silence:: {Terminé} Ven 14 Mai - 22:51

    Prudence n’avait pas bougée d’un pouce. Aucun de ses membres ne daignaient eux aussi faire quoi que ce soit. Elle aurait pu aussi bien la repoussé et même la gifler. Pourtant, rien de cela ne ce produisit. Seule l’incrédulité envahissait l’expression de son visage. Elle ne savait guère quoi dire, ni quoi faire. Une part d’elle aurait voulu le rejeter, l’autre ne daignait commettre ce geste. Tout ça semblait si étrange mais toutefois ça semblait si naturel. Prudence ne savait comment expliquer tout ça. Tout était confus, la clarté avait perdue de son sens. Quel fut l’élément déclencheur pour que la jeune femme face à elle en vienne à cet acte? Plus rien n’avait de sens, même le sens lui-même n’en avait pas.

    La jeune anglaise avait l’impression de rêver, tout ça lui semblait un rêve qu’elle avait elle-même imaginée. Elle croyait que dans quelques secondes, elle ce réveillera, et qu’à l’insu de ses envie, elle découvrira que tout ceci n’était que le fruit de son imagination. Pourtant, elle souhaitait que ce ne soit pas le cas. Elle espérait tout simplement que cette jeune femme, Frédérique LeeRoy, ne soit pas le fruit de son imagination, qu’elle soit bien réelle, que tout ceci ne soit pas faux.

    Prudence ce demandait ce qui avait pu déclencher tout ceci. Elles avaient longuement discutés depuis qu’elles firent connaissance et pourtant rien ne semblait justifier un tel acte. Qu’est qui a fait qu’elle l’embrasse? À la colère qui jadis jaillissait d’elle, elle aurait pu aussi bien utiliser la violence contre elle, et pourtant ce fut un baiser. Tout ça était simplement incompréhensif. Prudence ne pouvait expliquer ça d’ailleurs elle ne pouvait expliquer l’essence de leur discussion. Prudence croyait dur comme fer au destin. Elle croyait en effet que le destin avait mit dans son chemin Frédérique ou qu’au contraire, Prudence ait été mit dans le chemin de celle-ci. Rien n’arrive pour rien. Elle y croyait. Tout ça devait avoir un sens, mais lequel? Pour le moment, elle ne savait point. Elles ce ressemblaient tellement et pourtant elles étaient si différent l’une de l’autre. C’était si … imaginable qu’elle-même avait du mal à y croire. L’une comme l’autre ne donnait point sa confiance à quiconque, même pas à elles-mêmes. Pourtant, elle avait l’impression que la jeune enseignante lui avait accordé une part de confiance, tout comme elle le fit sans le vouloir.


    La jeune femme face à elle resta là un instant de plus. Prudence gardait toujours la même position, ne bougeant pour rien au monde, regardant simplement celle qui ce trouvait face à elle. L’incrédulité avait laissé place au questionnement. Pourtant, elle ne trouvait pas de réponse à ses questions. Face à elle, elle avait l’impression de voir une femme qui malgré les peut de minutes qui différenciait l’inconnu à la connaissance, elle voyait en elle une part d’elle. C’était étrange à dire, mais elle avait l’impression de la connaître. Un peu beaucoup ou énormément, c’était une drôle de sensation sachant qu’elles ne ce connaissaient que depuis une heure maximum et pourtant pour elle ça représentait beaucoup plus.


    La nuit, joueuse de la vie, les guettait. Le vent soufflait doucement, le silence y régnait. Seul leurs respirations s’entremêlaient avec le doux silence. Puis, tout d’un coup, sans qu’elle n’ait eu le temps de réagir, elle disparut. Elle resta là quelques secondes de plus puis à son tour, elle partit craignant à nouveau la peur du silence …

    ¤¤ Sujet Clos ¤¤
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: :: C'est la peur du silence:: {Terminé}

Revenir en haut Aller en bas

:: C'est la peur du silence:: {Terminé}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: RP Monde Magique
-