POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Reconquista. [Gobelins]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage



avatar
Date de naissance du joueur : 08/05/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 15/11/2009
Parchemins postés : 9



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Pogrow


MessageSujet: Reconquista. [Gobelins] Mer 5 Mai - 19:07

[La suite, très attendue, surtout par une personne à cause d'un RPgiste défectueux 👅]

C’était là-bas, disaient les badauds. C’était là-bas que la guerre s’est joué et qu’un régime de tyrannie s’est éteint.

Les badauds parlaient un peu trop vite, comme d’habitude. C’est bien évidemment une rumeur infondée. Les Kohoshlar n’ont pas été anéanti par l’armée. Décimés, certes, mais c’est bien tout. Le peuple ignore aussi qu’ils sont intervenus là-bas pour obtenir un accord commercial avec les Dürmendron. Valvimar voulait obtenir de l’argent pour orner encore un peu plus son palais. En échange, il envoyait là-bas de l’acier. Dépouillant encore un peu plus sa patrie de sa force militaire pour son bien personnel et la soi-disante gloire de son peuple, pour qu’il passe à postérité ! Il n’y a que la guerre qui marque. L’art était pour les humains. Les Mlijevïtes. Les castes inférieures. Anclar était bien plus grand qu’un bout de toile avec des pierres écrasées dessus pour reproduire les peintures sorcières ou moldues. Anclar était un peu à part. Le contraire de la Canaan. Tout le monde devait aller à la Canaan, car c’était la terre promise, la terre d’asile. Et bien, Anclar irait partout, et raser tout, car la terre lui était promise. C’est aussi simple que ça. C’est en quelque mots la teneur des mots qui sont rabâchés et enseigné à Anclar et dans ses régions vassales. Du moins, avant l’avènement de Valvimar II. Lui qui aimait la musique, ignorait-il qu’elle radoucissait les mœurs ? Qu’il s’élevait contre SA nature, celle du peuple d’Anclar, qu’il était censé représenter ? Assurément. Ou alors il comptait tout chambouler. Devenir roi, empereur, et effacer le nom de Pogrow des tablettes. Le prince déchu ne pouvait pas laisser passer ça. Il allait devoir sévir. Et le plus vite possible.


- C’est la bas. C’est la bas que la guerre se jouera, et qu’un régime de tyrannie s’éteindra.

Dans un vacarme quelque peu sombre, qui laissait présager a peu près autant de sang que pouvait le faire une lune rousse, les soldats hurlèrent, frappant leurs armes rutilantes et acérées, issues de Mlïjev, sur le marbre du temple. Un blasphème ? Non. Ils n’avaient pas insultés les dieux. C’était même un honneur pour les dieux à têtes humaines de Kohoshlar de voir le temple comme point de ralliement de la grande Reconquista Anclarite. Rapidement, tout se mit en branle, et les différents groupes se dispersèrent.

Arnzeck partait en éclaireur, avec une escouade de cavalier. Il aurait un rôle très important dans cette bataille. Une blitzkrieg ? Oui. C’est le principe même des guerres qu’affectionne Pogrow. Le gros de l’armée se scinderait en deux assez rapidement. Mithorn et Poktrok le poltron iraient par les bois, pour se poster à la lisière de la forêt. Pogrow et Zyrwick, quand à eux, continuaient sur la route principale. Au grand dam des villageois.

Les villages furent brûlés, pillés, saccagés. La faute à qui donc ? La faute à Valvimar, bien sûr ! Pogrow falsifierait les documents et les livres ! Pour l’opinion publique, il appliquerait une doctrine qu’il croyait avoir inventé mais qui venait tout droit des néo-nazi. « C’est un fait que les masses avalent plus facilement un gros mensonge qu’un petit. », par Herr Hitler quand même. Si ça ne marchait pas, et bien ! Il materait la foule à coup de pain, de jeux, de guerre et de propagande ! C’était aussi simple que cela ! Zyrwick semblait pourtant bien inquiet. Était-ce de l’issue de la guerre ou d’une quelconque raison qui paraitraît nébuleuses aux yeux de Pogrow ? Il s’en fichait éperdument, en fin de compte. Il était concentré sur son frère. Que pouvait-il bien dire, bien faire ? Pleurait-il, prostré, au fond de son lit, comme jadis lorsqu’il perdait au lancer de poids ? Ou, au contraire, disait-il à la foule, en pointant la colline du doigt, que c’est la bas que la guerre se joue, et qu’ainsi un régime de tyrannie sera évité ? Ou alors, insouciant, roucoulait-il à sa maîtresse attitrée quelques citations humaines qu’il avait pu dénicher par ses commerces, ses reventes, ses contacts, son influence ?

«  O muse de mon cœur, amante des palais,
Auras-tu quand Janvier lâchera ses Borées,
Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées,
Un tison pour chauffer tes deux pieds violets ?


Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
Aux nocturnes rayons qui percent les volets ?
Sentant ta bourse à sec autant que ton palais,
Récolteras-tu l'or des voûtes azurées ?

Il te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,
Comme un enfant de chœur, jouer de l'encensoir,
Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guères,


Ou, saltimbanque à jeun, étaler tes appas
Et ton rire trempé de pleurs qu'on ne voit pas,
Pour faire épanouir la rate du vulgaire. »

[i] Qu’est-ce que Baudelaire avait de plus que Proüst ? Hein ? Les paroliers Anclarites ne lui convenait donc pas ? Et bien, grand bien lui fasse! Connaissait-il au moins ce qu’il disait ? Janvier, qui c’était ? A moins que ça soit le verbe, il pourrait être le dieu des porteurs de baguette ? Et Séborée ? La femme du dieu ? Le T‘aider-homme, c’était un chant à la gloire de la solidarité humaine ? Belle ironie ! Quand à saltimbanque… Chez Pogrow, ce terme signifiait voleur. Problème de traduction de l’humain au gobelin ? Peut-être. Toujours-est il que les valeurs gobelines sont bafouées par un fou qui fait une fois par semaine le tour de la ville avec une chandelle en priant le dieu de la paix. Et ça, ça ne passe pas. Les folles n’ont pas à être sur le trône. Que son séant aille se poser sur d’autres sièges, ou des genoux. Mais pas sur CE QUI REVIENT DE DROIT à Pogrow.

Soudainement, Pogrow bifurqua. Zyrwick vint l’aborder.


- Seigneur, savez-vous ou vous allez ? Le voyage n’avait pas pris longtemps, à l’aller, du moins, c’est mon impression. Or, ca fait bien trois jours que nous pillons les villages… J’ose espérer que ce n’est pas gratuit ?
- Non, c’était pour entraîner les soldats, Mithorn a du faire pareil. Arnzeck doit être dans la forêt, comme convenu, nous n’avons donc qu’a les rejoindre.


La simplicité avec laquelle il avait dit cela était désolante et stupéfiante pour Zyrwick. Mais il n’eu ni le temps de protester - Pogrow emmenait déjà son armée - ni l’envie. Provoquer Pogrow n’était pas la meilleure issue possible.

_______________________________

- Vous en avez mis du temps, seigneur ! Ils ont eu le temps d’instaurer un blocus au palais, notre avantage de surprise était vain, il ne servait donc à rien de partir sitôt !
[color=grey]- Oh que si. J’ai helé Valvimar. Il sortira, à la tête de son armée, les fantassins, puisqu’il ne reste que ça. Les archers ne seront pas utilisé, c’est une grande bataille de plaine. Vérifiez les armures des loups, nous avons l’avantage. Avec les montures et les armes, à moins qu’il ait constitué une unite de piquiers, que mon grand-père avait banni du royaume et que je n’ai pas rétabli étant donné le manque de maître piquiers dans la région. Vous nous êtes plus utiles sur des lupidés, soldats ! Vous êtes l’élite guerrière de la région, montrez-vous en digne.
- Et les archers ? Ils seront inutiles, alors ?
- Ils n’auront qu’a passer par le souterrain qui conduit jusqu’au trône pour aller chercher le sceptre royal, jamais emmené en bataille par peur qu’il soit brisé. Mes pouvoirs magiques seront ainsi décuplé, et je le réduirai à néant. Trokpok et Zyrwick iront avec eux, Arnzeck combattra à mes côtés et aux tiens.


Les archers restèrent cois, mais heureux. Le passage secret n’était utilisable que par les rois en temps normal, seul eux connaissaient le passage. Mais Pogrow allait le détruire, de toute manière. Pas besoin d’échappatoire. Toutes les unités se mirent en place. Le pont levis s’abaissa, et les fantassins sortirent de la ville, en silence. Valvimar était à la tête de l’armée. Pogrow déglutit. Il allait affronter son frère pour un combat à mort sur le champ d’honneur. Il pensa à tenter les pourparlers, mais les deux généraux de chaque côté hurlèrent conjointement le même mot.

- CHARGEZ !

[C'est pas long, mais ca fait avancer un peu le truc, au moins x)]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 06/06/1991
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 03/09/2008
Parchemins postés : 223



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Zyrwick2


MessageSujet: Re: Reconquista. [Gobelins] Mer 16 Juin - 18:12

Désolé pour cette très longue attente, nous avions convenu avec Léon Brom qu'il décrirait une longue scène de bataille, puis nous en sommes restés là sans penser à revenir au sujet. Il faut quand même avancer, depuis le temps, alors je pose la suite. Si Brom tient toujours à détailler la bataille, rien ne l'empêche d'y revenir ensuite, puisque de mon côté, je vais abréger.
J'espère que mon texte sera assez cohérent avec le tien...
------


Un brusque claquement annonçait son départ. Dans un souffle puissant, il prenait son envol depuis sa tour. Il était majestueux cet oiseau là, il ressemblait à ceux qui survolent les océans en planant, scrutant d'un œil attentif et sévère, à la recherche d'une proie. Dans cette mer de guerriers, de crânes et de bustes découverts, les cibles ne manquaient pas, mais une seule était désignée. C'était le destin, expliquaient les anciens de la guerre, la volonté d'un esprit sanguinaire d'accueillir à sa table funèbre un nouveau convive de son choix. Il était inutile de chercher à lui échapper, de prétendre à un entrainement capable de lui résister. Quand l'oiseau au corps d'argent et au plumage blanc et rouge avait choisi sa cible, il n'y avait plus rien à faire. Sa course aérienne n'avait échappée à personne, seuls osaient reprendre le combat ceux qui avaient été dépassés par lui, car ce genre d'oiseau là ne faisait jamais demi-tour, son bec aiguisé finissait là où on lui commandait de se figer. Le vol dura encore quelques dixièmes de seconde. Puis, sans qu'il n'ait pu pousser un cri, un combattant se crispa, sentant la mort le traverser de part en part tandis qu'il était transpercé par le projectile. Finalement, il s'effondra au sol, ventre en avant, une immense pointe lui dépassant du dos, terminée par quelques plumes rouges et blanches, un oiseau effroyable. Le genre d'oiseau qui prenait son envol depuis une baliste, précisement celle qui avait été montée dans le donjon du palais de Valvimar, qui, fondu dans la paroi rocheuse de la grande caverne d'Anclar, faisait face à une ville ravagée par les envahisseurs.
Depuis le balcon de la salle du trône, Valvimar observait la bataille qui se jouait sous ses yeux. En vérité, son regard était vide, son esprit ailleurs. Il avait cette absence des gens qui sont sur le point de tout perdre. Le désespoir l'avait mortifié, abattu. Un trait d'esprit qui correspondait assez peu aux êtres de sa race, ce qui trahissait un état véritablement alarmant. Valvimar devait l'admettre, il ne savait plus quoi faire. Il l'avait reconnu, et depuis, il cessait de vivre, attendant la fin, tandis qu'autour de lui, les défenseurs d'Anclar tentaient de protéger tant bien que mal le palais des envahisseurs de Pogrow.
Tout s'était passé si vite. D'abord, la désertion massive de son armée, la trahison de sa cavalerie, passée à l'ennemie. Puis les premières alertes, des villages saccagés le long des frontières, et progressivement, vers le coeur du pays. Une force irrésistible s'attaquait au pouvoir de Valvimar et il n'y pouvait rien. Que pouvait-il commander contre une horde montée sur des loups? Quelle troupe aligner face à la meilleure unité du royaume? Le parent de Pogrow était un tyran, un sanguinaire, mais il n'avait quand même pas la force d'envoyer ses guerriers à un massacre gratuit.

-La dernière muraille s'est effondrée, sire, les envahisseurs vont atteindre le palais!
-Envoyez la garde...

Le capitaine, surgi quelques secondes plus tôt dans la salle pour annoncer la terrible nouvelle, eut un instant de flottement en constatant la faiblesse de réaction d'un souverain qu'il avait toujours connu vif et autoritaire. Comme Valvimar s'obstinait à lui tourner le dos, il n'insista pas. Peu de temps après, une petite troupe allait à la rencontre des hordes de Pogrow.

Revenant par moment au sens des réalités, le roi d'Anclar se demandait comment il pouvait encore espérer gagner. Mais ces rares instants de lucidité ne l'aidaient guère à retrouver espoir. Le palais était très bien gardé, couvert par une brigade d'archers fort efficaces. Dépourvue d'engins de siège, l'armée de Pogrow ne pouvait espérer forcer les portes sans pertes immenses. Valvimar et les derniers partisans étaient donc à l'abri. Mais quel abri! Un château bloqué par une troupe de guerriers enragés, sans compter le manque de ressources pour tenir un long siège. Si Pogrow ne pouvait entrer, les deux camps s'affronteraient sur la durée, et il l'emporterait, car son ennemi n'avait aucune issue exceptés la famine et l'abattement. Valvimar en était à ce stade là de ses réflexions quand il crut entendre une certaine agitation derrière lui. Se retournant, il crut rêver. Le socle du trône venait de s'écarter comme un simple coffre ouvert de l'intérieur! Surpris, il fit quelques pas en avant et tomba nez-à-nez avec un gobelin, puis deux, et trois. La rencontre inattendue stupéfia autant le monarque que les intrus, mais le premier réagit d'abord et ce lui fut salvateur. Il saisit un gros pavoi fixé au mur et le décrocha, arrachant avec les crochets qui le retenaient à la paroi, et s'en fit protection contre la flèche qu'on tentait traitreusement de lui expédier en plein corps. Valvimar se sentit alors regagner des forces décuplées par une rage soudaine. Il se rua sur ses adversaires, bouclier en avant, profitant de ce qu'ils étaient massés pour tous les entrainer au sol. Après quoi il saisit son épée et tua tout ce qui tombait à sa portée. Se relevant, il fit face à une nouvelle flopée d'intrus et leur inculqua certainement la pire angoisse de leur vie, tant il se révélait impressionnant avec son visage d'empereur déchu et prêt à tout pour faire renoncer la fatalité ou plutôt la précipiter de son propre choix. Il massacra une dizaine d'archers, tous incapables de se défendre du fait d'un équipement minable et de l'incapacité à se servir de leur arc dans de telles conditions. Valvimar entendit un gémissement à sa droite. Perché par-dessus le trône, un petit gobelin tentait de s'emparer du sceptre. C'était donc là raison de leur visite forcée. Furieux, le roi le saisit par le col de sa modeste tunique et le souleva jusqu'à avoir son gros nez collé contre le sien.

-Misérable Mlijëvite! Tu voulais voler le sceptre d'Anclar? Pourquoi Pogrow ne vient-il pas le chercher lui-même?

Il envoya roula Trokpok contre le marbre de la salle du trône. Zyrwick, apparu derrière, esquissa un geste d'attaque, mais Valvimar le tint en respect de son épée, nettement plus imposante. Alerté par le vacarme, la capitaine de la garde rejoignit son maître, visiblement surpris.-Ils ont tenté de nous avoir par surprise. Qu'on les fasse garder ici, je m'en occuperai moi-même quand j'en aurai terminé avec cet immonde Pogrow! Rappelle la troupe, tout le monde au palais!
-C'est impossible... La cavalerie ira plus vite qu'eux, ils seront rattrapés, massacrés dans leur manoeuvre de retraite.
-Fais sonner les cors et cesser les tirs. Pogrow comprendra!
-Bien...

La baliste reçut le premier ordre de cessez-le-feu. Puis les flèches cessèrent également de jaillir depuis les remparts jusque dans la ville, quand les cors des gardes du palais se mirent à souffler en choeur, annonçant le rassemblement des troupes. Sur le champ de bataille, après quelques minutes d'hésitation, on dut comprendre l'évènement à venir, car le combat cessa et les deux armées ennemies mirent la distance entre elles. Les gobelins de Valvimar convergèrent à toute allure vers le palais, ceux de Pogrow retournèrent en rang, attendant les directives de leur chef.

Un silence pesant s'empara alors d'Anclar, plus oppressant encore que le vacarme de la guerre, car il annonçait probablement un évènement pire à venir. Quand le pont-levis du palais s'abaissa, une armée plus ordonnée, en rang, massive, se dirigea lentement vers les forces de Pogrow. En son honneur, on vidait le château de toute sa garde pour un dernier combat. Quand les armées ne furent plus séparées que d'une trentaine de mètres, Valvimar écarta les siens d'un cri et jaillit des rangs, monté sur un splendide sanglier donc la tête était couverte d'un sinistre casque en métal noir. Derrière le roi, l'armée s'était immobilisée. Celui qui se proclamait le maître d'Anclar marchait seul sur le terrain qui séparait les troupes de Pogrow des siennes. Lançant des regards fiers à tous les endroits, Valvimar s'exprimait d'une voix forte.

-Pogrow! Où es-tu, frère indigne, pendant que tes mercenaires meurent pour remplir des tâches ignobles à ta place?
-Je suis là!

Il était apparu à son tour, à pied, mais tout de même impressionnant du fait de sa taille surgobeline (surhumaine serait inapproprié, n'est-ce pas?). Menaçant, Valvimar faisait tourner sa monture autour de son ennemi, comme pour attendre le meilleur moment pour se ruer sur lui. Les deux créatures, dans leur attitude, dans leur aura, dans leurs grognements, ressemblaient à des ours sur le point de se livrer un combat à mort. Valvimar brandit un long tube doré qu'il jeta aux pieds de son frère.

-Le sceptre d'Anclar, le pouvoir. Tu le veux? Prends-le!

Pogrow ammorça un geste pour l'atteindre, l'épée de son adversaire manqua de peu de lui trancher la main.

-Il faudra prendre ma vie avant cela! N'as-tu pas une bête digne de te soutenir, Pogrow? Les rois ne se combattent pas à pied, l'avais-tu oublié dans ta paisible retraite à Mlijëv? Trouve-toi une monture, ou mon sanglier t'écrase comme un vulgaire insecte!

Valvimar avait pris sa décision, et elle devait aller dans le sens du voeu de Pogrow. Ils s'affronteraient dans un duel à mort devant tout le monde. Ils seraient tous témoins du dénouement de cette lutte pour le pouvoir, et au terme de cet affrontement, il n'y aurait plus personne pour nier le visage du nouveau roi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Reconquista. [Gobelins]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: RP Monde Magique
-