POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Hier, aujourd'hui et demain. [solo]

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MessageSujet: Hier, aujourd'hui et demain. [solo] Dim 30 Mai - 19:25

Morganne était assise dans un fauteuil de la salle commune, un peu à l'écart comme à son habitude. Face au feu, elle avait les jambes croisées et recroquevillées sous elle. Elle portait toujours sa robe de sorcier malgré l'heure tardive et faisait passer sa baguette de sa main droite à sa main gauche dans de petits bonds réguliers.

Elle ne s'ennuyait pas, elle pensait.

Elle pensait à son passé, à son présent et à son futur, parce que c'était la seule chose qui lui restait à faire. Son grand père moldu -précision inutile car il est le seul des deux à avoir bien voulu lui adresser la parole, ce qui était déjà beaucoup- lui répétait sans cesse, quand elle était enfant, qu'une semaine comptait deux jours où l'on ne devait pas se faire de soucis. Deux jours que nous devrions aborder sans crainte et appréhension.
Le premier, Hier, qui porte le fardeau de ses erreurs, de ses peurs, de ses bévues et de ses souffrances, mais qui nous a échappé à tout jamais.
Le second, demain, qui est plein de grandes promesses, de défaites, de chutes, d'ascensions, et qui échappe à notre emprise.
Le soleil se lèvera inexorablement demain, comme il s'était levé hier. Il ne nous reste donc qu'aujourd'hui pour livrer bataille.

Mais Morganne ne voulait pas combattre. Elle préférait s'enfermer dans un passé inchangeable plutôt que de subir un présent blessant et un futur blessé. Le passé pouvait être un tel réconfort, si doux et froid, figé et répétitif, mais sûr.

~~~~

"Hé Morganne ! Morganne ! J'ai eu une lettre !"

Théo s'agitait autour d'elle en lui remuant frénétiquement sous le nez l'enveloppe brunâtre fermée par un cachet de cire rouge. Pour toute réponse, Morganne lui montra la plaquette de chocolat qu'elle avait dans la main.

"Hé ! Moi je mange un truc, et je te fais pas chier avec !"

Il s'arrêta de sautiller et s'assit juste à côté d'elle sur le muret.

"Tu me demandes pas elle est de qui ?"
"Elle est de qui ?"
"Deliah ! Elle revient !"
"Elle revient ? Vous êtes de nouveau ensemble ?!"
"Mais oui puisqu'elle revient !"
"Comment tu le sais ?"

Exaspéré devant tant d'incompréhension, il remua à nouveau la lettre devant elle.

"Mais dans la lettre, voyons ! Dans la lettre !"
"T'as eu une lettre ?!"
"J'viens de te le dire..."
"De qui ?!"

Il se leva, aigri, la remerciant et lui précisant qu'elle était invivable. Sa seule réaction fut un éclat de rire prononcé en regardant son ami tourner au coin de l'allée centrale. C'était le printemps, et le parc était magnifique, plein de couleurs et de vie. Dans deux jours Deliah reviendrait, puis repartirait. Elle lui avait déjà fait le coup trois fois, et cette quatrième était largement prévisible. Mais Théo était trop amoureux pour le savoir. En bonne amie, Morganne n'allait pas le désillusionner. Elle était là pour recoller les morceaux, pas pour prévenir la casse. Mais elle ne pourrait plus le faire bien longtemps. En Septembre, elle entrait à Poudlard, l'école de sorcellerie. Sa mère lui en avait très peu parlé avant d'avoir cette lettre, encore moins une fois qu'un hiboux l'eut amenée. Elle fixait Morganne avec un regard de reproche intense, comme si c'était un crime que d'aller là-bas. Mais qu'y pouvait-elle ?

Elle avait rendez-vous avez Helena, qui était en retard, comme à chaque fois. La silhouette brune qui se dessinait non loin de la fontaine semblait être la sienne. Quelques minutes plus tard elle s'asseyait à son tour sur le muret, où se trouvait un peu plus tôt Théo.


"Tu me rappelles ce qu'on vient faire ici ?"
"Attendre" répondit-elle en haussant les épaules, pour montrer l'évidence de la réponse.
"Super... et on attend quoi ?"
"Qu'il vienne nous parler."

Elle désigna d'un mouvement de tête un garçon assis un peu plus loin.

"Donc tout ce qui nous maintient ici, c'est l'espoir qu'il vienne TE parler."
"Oui, l'espoir. C'est beau, non ?"
"Non, pas vraiment."
"T'es jamais contente !"
"T'as toujours des idées à la con !"
"C'est toujours mieux que pas d'idée du tout..."

Le silence s'installa entre les deux demoiselles durant un laps de temps très court.

"Et on doit attendre encore... ?"
"5 minutes et 27 secondes exactement."dit-elle en regardant sa montre.
"C'est long."
"Je sais."

C'était sûrement la dernière fois qu'elle attendrait 5 minutes et 27 secondes sur ce muret avec Helena. La dernière fois et elle ne le savait même pas. Morganne n'avait dit à personne qu'elle partait. Simplement parce que personne n'avait besoin de le savoir et de gâcher le peu de temps qu'il leur restait à passer ensemble.

"Tu gardes ma place ?"
"Tu ne restes pas ?"
"Je vais visiter le parc."
"Je garde ta place."

Morganne se leva et d'un pas presse s'éloigna. En passant devant le rouquin dont Helena attendait l'intervention divine, elle lui souffla rapidement qu'il ferrait mieux d'aller la voir, sans même lui jeter un regard. Elle ne jouait pas souvent les entremetteuses, mais c'était un cas d'extrême urgence : elle savait qu'Helena la trainerait tous les jours dans ce parc jusqu'à la fin des vacances s'il le fallait, pour que ce garçon vienne lui adresser, ne serait-ce qu'un petit bonjour. C'était de l'acharnement pur et dur.

Théo était le plus âgé des trois, il avait bientôt 15 ans. Helena en avait treize. Ils avaient grandi dans le même quartier et étaient allés dans la même école, et faisaient la plus part du temps les trajets dans le même véhicule. Plus jeune, les parents de l'un gardaient les autres quand les leur étaient absents. Ils n'étaient pas devenus amis par désir, mais par la force des choses, simplement parce qu'il devait en être ainsi.
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MessageSujet: Re: Hier, aujourd'hui et demain. [solo] Dim 6 Juin - 14:36

Le train hurla pour annoncer son départ. Les machines tournaient plein gaz et la machine infernale commençait déjà à s'éloigner du quai. Les enfants faisaient des derniers signes d'adieu à leurs parents avant d'aller s'installer dans les compartiments pleins à craquer. Morganne était assise avec trois autres premières années et attendait patiemment que tout cela soit fini.

Ils parlaient, parlaient sans cesse de tout et de rien, du monde de la magie et de Poudlard, de leurs parents et de leur vies. Morganne mettait en pratique la meilleure manière de ne pas montrer son ignorance totale de ce monde qui à priori semblait être le sien : garder le silence. Elle captait les informations, les enregistrait tant bien que mal, et tentait ainsi de se forger une culture magique égale au minimum nécessaire à sa survie.


"Hé Morganne, tu voudrais aller dans quelle maison toi ?"

Elle fixa quelques secondes la petite brune à tâche de rousseur qui venait de lui adressait la parole. Elle avait caché sa surprise derrière une indifférence totale. Elle n'en savait strictement rien.

"Je... je sais pas. Est-ce que ça a vraiment une importance ?"

Elle haussa les épaules. Serpentard, gryffondor, serdaigle ou poufsouffle, qu'est-ce que cela changeait vraiment ? Elle ne savait pas encore ce qui se cachait derrière cette classification précise : stéréotypes, préférences, passe-droits, avenir. C'était un fait avéré, autant vingt ans auparavant, gryffondor valait mieux que serpentard, autant aujourd'hui, dans cette société extrême de purisme sanguin dirigée par le descendant direct du sombre créateur de ce concept idiot, il valait mieux se retrouvait à serpentard.

L'autre gamine haussa à son tour les épaules.


"Je sais pas non plus. Mais mes parents m'ont toujours dit qu'ils seraient très fiers si j'allais à Serpentard. C'est là qu'ils étaient tous les deux."
"Moi, mon père était à Gryffondor et ma mère à Serdaigle. Chacun pense que j'irais dans sa maison..."

Ce blondinet du nom de Sean parlait, comme les deux autres, pour ne rien dire. Ils leur suffiraient d'attendre de passer sous le choixpeau pour savoir. Les réflexions et les discours qu'ils pouvaient mener ne leur présentaient aucun alternative et des pensées inutiles n'étaient qu'une perte inefficace de temps et d'énergie.

"Mes parents souhaitent que j'aille à Gryffondor, mais ils étaient à Poufsouffle."

Ce gamin ne mesurait certainement pas la portée de ses paroles.
Morganne allait à son tour se fondre dans ce jeu social.


"Mon père était à serdaigle..."

La conversation reprit et on oublia à nouveau complètement sa présence. Morganne se blottit un peu plus dans son coin, collant sa tête à la vitre et contemplant d'un regard en biais le paysage défilant. Elle se questionna sur comment les "moldus" n'avaient jamais aperçu ce train d'un autre âge et à l'apparence inhabituelle. Elle n'était pas encore habituée à la magie pour penser qu'un simple sort suffisait à accomplir cet exploit. Quand elle y réfléchissait bien, elle n'avait pas vraiment eu souvent recours à la magie tout au long de son existence. La première fois, lorsqu'elle remontait le flot torturé et torturant de ses souvenirs, elle devait avoir cinq ou six ans. En vérité elle l'avait déjà utilisé bien plus tôt, mais l'esprit humain ne conserve que très rarement les sept années qui marquent le commencement de sa vie. Il se concentre désespérement sur la suite, souvent plus longue et marquée par des évènements plus troublant, mais là encore, la plus grande partie lui échappera et il n'en conservera que l'essence. Elle avait été au parc d'attraction. Un parc magnifique, et c'était sûrement le seul moment de vie en communauté avec sa mère qu'elle avait apprécié. Jusqu'à ce que dans un excès de colère, parce qu'elle ne pouvait y faire un tour, elle stoppe toutes les machines dans un rayon de cinquante mètres autour d'elle. Pour les manèges alors non démarrés, le problème n'était pas autant important que pour ceux où les gens venaient brutalement de se retrouver immobiliser à l'intérieur, inapte à toute fuite à cause de cette barre de fer censée les protéger. On en avait parlé dans les journaux le lendemain : "la panne inexpliquée de dix manèges". Pas de blessé, pas de mort. Finalement, Morganne n'avait jamais compris pourquoi sa mère c'était énervée à ce point. La seconde fois, elle avait huit ans et avait lâché des oiseaux furieux sur un camarade de classe qui s'était permis de l'insulté. Puis petit à petit, les évènements étranges en sa présence se faisaient de plus en plus nombreux ; et en proportion, sa mère se faisait de plus en plus distante et froide. La magie lui retirait petit à petit sa seule famille. Il y eut le coup de l'embouteillage, où les feux s'étaient étrangement mis à tous passer au vert ; les glaces volantes, au parc ; les cheveux roux du voisins, la veille encore chauve ; et pour finir, le lave vaisselle qui tourna sans être branché.

Une sorcière poussant un chariot plein de sucreries ouvrit la porte et demanda si quelqu'un voulait quelque chose. Morganne fit signe que non, elle n'avait pas faim. Ils arriveraient bientôt à Poudlard.
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MessageSujet: Re: Hier, aujourd'hui et demain. [solo] Mer 30 Juin - 14:17

"Et chest là que che chtarbé de Brom a déchidé d'utilicher le chort contre chtecherson..."
"Peut-être que son règne n'est pas une chose si mauvaise après tout... " décréta Morganne en regardant pensivement son pouding qui se débattait sans relâche contre les attaques répétées de sa cuillère. À se demander ce qu'il y avait dedans pour qu'il soit si élastique...
Sous l'effet de la surprise, Persking, son voisin bavard aux cheveux noirs et à la langue trop pendu, avala l'intégralité du contenu de sa bouche, manquant de s'étouffer à l'occasion.

"Qu'est-ce que tu viens de dire ?"
"Quoi ?" demanda-t-elle en sursautant, comme si on venait de l'extirper d'un rêve ou de la prendre en faute. C'était le cas ?
"Qu'est-che que tu chviens de chdire ?" renchérit-il en tentant de faire rentrer une part de tarte dans sa bouche en une seule fois.
"Tu n'arrêtes jamais de manger ?"
Il avala de nouveau avec difficulté.
"Ne change pas de sujet !"

Morganne soupira et leva les yeux au ciel. C'était réellement une nécessité de faire attention à ce qu'on disait, ou plutôt à ce qu'on pensait à haute voix, au risque d'en pâtir juste après. Elle termina en trois coup de cuillère ce qu'elle avait dans son assiette, vida son verre et quitta son siège.

"T'vas où ?"
"Faire mes devoirs de sortilège..."
"On a jamais de devoir en sortilège !"
"Eh ben... J'ferais ceux de potion..."
"Te fous pas ma gueule... t'fais jamais tes devoirs !"
"Persking ?"
"Oui ?"
"Ferme là."
"D'accord".

~~~~~~~~~~

Morganne se jeta littéralement sur son lit qui craqua d'une manière douteuse. Oui, après tout, son règne n'était peut-être pas une chose mauvaise.

À Poudlard, il y avait non pas trop, mais quatre manières de penser. Morganne n'était sûrement pas l'unique adepte à la quatrième manière, mais pour le peu qu'il devait être... La première était aux fanatiques, des Serpentards et des Serdaigles pour la plupart, parfois un ou deux Poufsouffles ou Gryffondors. Une minorité. La seconde : les futurs révolutionnaires. Ils étaient déjà une minorité, mais la plus grande partie d'entre eux perdaient leur conviction au fur et à mesure qu'ils se rendaient compte de la puissante main mise de l'état sur toute les facettes de notre monde. Sur milles élèves, peut-être un terminait par s'opposer réellement au système. Et pour quoi... fuir, puis mourir. Et ce n'était pas entre quatre planches qu'on arrivait véritablement à quelque chose. Alors cette possibilité, Morganne ne l'avait même jamais envisagée. La troisième, l'indifférence totale face à l'absurdité du monde tel qu'il était aujourd'hui. Autant dire, quasiment tout le monde. Puis, il y avait les autres. Ceux qui restaient. Pas totalement indifférent au système, pas du tout fanatique, et loin d'avoir l'âme des révolutionnaires. Pour eux, qu'importe le régime en place, ils devaient se contenter de survivre tant bien que mal dans un monde totalement absurde. Ils cherchaient le pourquoi de leur existence. Une simple question, auquel le monde qui s'étalait devant eux ne pouvait donner aucune réponse. Parce qu'il n'y en avait pas. On vivait pour rien, on mourrait pour rien. Et c'était à cause de cela que le règne du Lord Noir n'était pas chose mauvaise. Là où une société normale les auraient isolé, là où leur comportement d'indécision et d'indifférence totale auraient effrayé tout un système, parce qu'ils ne voulaient pas extrapoler des sentiments, les surenchérir, mentir, et que leur seule capacité était de rester dans l'authenticité. Sous le règne sombre, ils passaient dans l'ombre. On était trop occupé avec les moldus, les sang de bourbes, les traites, et les autres pour porter la moindre attention à ceux qui se posaient des questions et ne rentraient pas dans les normes.

Finalement, face à l'absurdité du monde qui ne voulait ni lui offrir une raison à sa naissance, ni l'une à sa mort, elle opposerait une révolte pleine d'intelligence et d'humanité. Vivre l'instant présent avec toute la force qu'il apporte, parce que c'était l'unique force du désespoir qu'elle arrivait à porter. Et par dessus tout cela. Elle allait jouer les opportunistes. Complètement modifier sa ligne de conduite pour rentrer dans les bonnes grâce de toute une administration, monter les échelons et terminer en haut. L'ambition propre aux Serpentards était à présent réellement la sienne. Elle n'avait et n'aurait jamais rien contre ceux qu'y fondait l'idéologie de l'état, les dindons de la farce. Mais il fallait bien un ennemi commun à un peuple pour l'unir, et là se trouvait la première force du régime.

Il n'était plus question de faire respecter des principes idiots, plus question de prôner des vertus à deux balles censées amener une égalité tout aussi perverti que le reste. "Tous les hommes sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres." Conclusion : l'égalité, de la foutaise. Et la justice, à la trappe, pareil... Elle ferait respecter la Loi, et la Loi n'était là que pour bafouer la Justice. Elle mettrait tous les principes qu'elle s'était forcé à conserver depuis bientôt dix sept longues années pour rien dans un oubli total, et appliquerait dès à présent la règle du chacun pour sa tronche...

Morganne se leva en soupirant. Enfin, ce n'était pas demain que tout allait changeait. Ce serait un travail d'Hercule, mais il fallait bien que quelqu'un se le tape, et cela ne pouvait pas être quelqu'un d'autre qu'elle. Le plus dur ? Apprendre à jouer le jeu social, un point essentiel.

Elle redescendit jusque dans la salle commune où se trouvait -malgré le fait qu'il faisait encore tôt- Ryana et Arthur. En train de s'engueuler, comme d'habitude...

~~~~~~~~

[Retour à l'instant présent]


"Salut Morganne. On peut s'asseoir ?"

Elle rendit le salue et acquiesça. Le couple auquel elle était en train de penser se posa juste à côté d'elle, l'un à sa droit, l'autre à sa gauche. Conclusion ? Ils s'étaient à nouveau engueulés.

"Tu fais quoi ?" demanda Ryana pour casser le silence.
"Ça se voit pas ?" attaqua directement Arthur.
"Je ne te parle à toi... Morganne répond !"
"Vous me mettez pas à l'aise là les gens..."
"Personne ne te retient..."
"Oui, d'ailleurs, j'vais vous laisser vous envoyer des fions tranquillement."

Elle se leva et alla dans sa chambre. Ce soir n'était plus à la réflexion.
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