POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Simple amusement? [ Mandrake ]

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Brian O'Connor


MessageSujet: Simple amusement? [ Mandrake ] Lun 28 Juin - 20:45

Brian se trouvait dans la salle de duel, quelqu'un se battait en duel et d'autre observait ce que fesait actuellement le blaireau de 7ème année. Un Gryffondor venait d'écraser un Serpentard, et un Serdaigle et un Poufsouffle se confrontait l'un a l'autre. Brian s'ennuyait mortellement, ces duel ne valait rien du temp, aucune technique, ni même aucune subtilité dans le choix des sort. Brian ne rpétendait aps être un as des duel n'en ayant jamais encore livré, mais il avait une bonne connaissance théorique de comment se déroulait un duel magique, de l'inovation, de l'élégance, et un répertoire de sort sans fin était obligatoire pour livré un duel correcte est la moindre des choses.

Il avait toujours en tête le duel qui avait été livré devant les élèves de Poufsouffle et Serpentard dans les cachots, opposant le Gryffondor William Red et le Serpentard John Mandrake. Fameux duel qui avait opposer les deux meilleurs dueliste de Poudlard, celà c'était finit par la mort du Lyon après que un R soit tatoué sur le cou de Mandrake. Ca avait été un combat en en couleur, sans faille les deux adverssaire avec combattu avec archarnement, mais la perversité de Mandrake avait été plus puissante que l'acharnement le courage et la puissance du Lyon, Mandrake était donc a présent, le meileur dueliste de tout les élèves était présent dans cette école, même si dans la tête des Poufsouffle Serdaigle et Gryffondor pour la plupart, leurs exemple, leurs vêdette était Wiliam.

O'Connor, se dirigea vers Mandrake, quitte a aujourd'hui faire son premier vrai duel, autant le faire face a le meilleur qui soit, et après il aviserait celon ce qu'il a fait lors du duel

John, je vais surement parraitre stupide, mais je veut faire mon premier duel contre le meilleur de poudlard, était encore en vie. Acceptes-tu?
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MessageSujet: Re: Simple amusement? [ Mandrake ] Ven 30 Juil - 23:54

Les meurtres commis au sein de Poudlard, par des élèves bien évidemment, sont véritablement extrêmement rares. Je parle bien évidemment des meurtres commis de sang-froid, pour éliminer un adversaire duelliste de talent ou une entrave à un quelconque obstacle , non pas pour le plaisir d’un gouvernement quelconque. Lyud Leenoth avait agi sous l’influence de Scofield, et n’avait même pas tué par la voie magique, mais bien par la voie la plus Moldue qui soit : l’arme blanche, le couteau, cette putain de dague de malheur qui ôta la vie a l’ex D.S, Japonais natif et taupe bien peu discrète, Brian Tee. Une véritable putain ce mec d’ailleurs, arrogant, cancre et mesquin, élu préfet de Serdaigle par on ne sait quel hasard… Serdaigle même par chance ou coup de dé du destin, sans doute ! Dans tout les cas, ce n’était en aucun cas à un meurtre prémédité ou un duel à mort. Bien au contraire des deux autres meurtres qui ont été accompli au sein de Poudlard même. Le premier meurtre a été accompli dans les années mil neuf trente, c’était une véritable révolution au sein de Poudlard. Emilie Underwood avait été retrouvé morte de peur, les yeux ouverts, complètement figée, les bras en l’air, la bouche ouverte, ses lunettes quelque peu de travers sur son visage, gisant au milieu de l’eau provoquée par l’écoulement des lavabos et celle qui creusait des sillons profonds et amers sur ses joues pleines : Des larmes. Qui l’avait commis, et par quel moyen ? Le mystère restait entier, et remontait à la surface comme un corps noyé dans un cours d’eau actuellement, parce qu’un autre meurtre venait d’être commis, et celui-là n’avait pas de mystère, mais absolument aucun… Et c’Est-ce qui le rendait plus affolant encore. Selon toutes les sources présentes, énormément de Serpentard et autant de Poufsouffles, qui ne s’étaient pas gênés pour retranscrire ce qui s’était passé lors de cette nuit placée sous le signe de la Faucheuse, William Red avait tout simplement pété un piston. D’après beaucoup de témoin sous X, il n’avait pas supporté sa défaite face à John Mandrake, cinq mois auparavant, alors qu’il venait de rentrer de Sainte-Mangouste, l’hopital des sorciers. Bellatrix Lestrange lui avait infligé de très nombreux dégâts, provoquant notamment un terrain d’anévrisme dans la tête du jeune sorcier. Il avait d’ailleurs fait une légère crise après avoir torturé Helen Icenight, qui avait été obligé de le rafistoler et de le soigner en vitesse, avant qu’il s’en occupe lui-même du mieux qu’il pouvait, ne pouvant pas résorber le terrain mais traitait sur le court terme son terrain et atténuant la douleur, avant de réitérer la même litanie de sorts chaque soir, en attendant d’avoir encore un peu plus de connaissance, de puissance, et d’aide aussi qui ne l’expédierait pas à Ste-Mangouste durablement… Il avait déjà du louper les examens de Sortilèges et Magie Noire… Il s’était présenté à l’infirmerie, et Dayana Blue avait constaté une grosse migraine, John avait habilement dissimulé le vrai « comment » de son mal. Il avait l’habitude de mentir, de dissimuler, et de changer les faits à sa guise.

Il se souvenait encore de cette soirée de cauchemar… Il était tout simplement en train de se… Oui… De se… Gratter la tête. Vous vous attendiez à quoi d’autre, hein ? Il parlait en même temps à ses amis, quand Enola a ouvert la porte. Même pas le temps de parler, John entendait déjà le cri qui scellerait la destinée de deux hommes.


- MANDRAKE !

Il avait regardé, quelque peu étonné, la petite amie de Barry, puis lui a fait un signe de la tête. Elle comprit, et, le visage terne, ferma la porte, brièvement. Jacob et Graham, deux de ses amis, le regardèrent, le premier grave, l’autre limite suffoquant sous le rire.

- Sans déconner, John, tu vas pas répondre à ses provocations ?
- Tu parles qu’il y répondra, et il le lattera une fois de plus ! Allez mon gars, vas-y, neutralise-le !


John avait souri aux derniers mots de Petersen, le fils du célèbre joueur de Quidditch Danois, un exemple de régularité au shoot et de ténacité aux shoots. Ses rapports étaient encore tendus avec son père, voire même, pour éviter de jouer les putains de langue de bois, plus que jamais. Les années d’avant, il était titulaire au poste de batteur, devant John… Mais cette année, John était le meilleur batteur du château, bien qu’il avait laissé Morganne Waldon et Gwenaëlle Mayfair au poste de batteur pour prendre la place de poursuiveur à la suite. Mais ce que personne ne pouvait soupçonner, c’était que John avait un sens de l’honneur hyper-développé. Conséquences de ses années passées dans les rues… Il avait tué plusieurs fois… Et là, on le provoquait dans un duel à mort, un adversaire estimé et estimable qu’il était le seul à avoir déjà battu… Il savait qu’il ne perdrait pas, et savait qu’il serait le premier à tuer un adversaire en duel, en étant élève, en tuant un autre élève dans un autre cadre que celui d’une rébellion ou d’une guerre. Mandrake rentrerait dans les mémoires en tuant cet empaffé de Gryffondor. Il s’était levé, avait passé un boxer noir et un jean bleu, les mêmes qu’il avait porté la journée, la ceinture encore dans la sangle, et avait saisi sa baguette sur la table de chevet. Puis, il s’était levé, sous les murmures de ses camarades de classe, et, impérieux, marchant avec la sûreté d’un monarque qui allait jusqu’à son trône, avait ouvert la porte de son dortoir. Aussitôt, il était tombé sur Jordan Snapes, un pote de la promotion des quatrième années, qui avait entraîné dans sa sortie son dortoir et celui des troisièmes, des bambins encore ensommeillés pour la plupart qui tentait d’émerger et de comprendre le pourquoi du comment du cri qu’ils avaient entendus, si ils n’avaient pas tous fait un rêve collectif. Néanmoins, vu que Mandrake, Petersen et Malahead étaient dehors, il fallait être idiot pour ne pas se rendre compte qu’il y avait bien menaces de mort, bien fait de résistance, et que Mandrake allait bien faire de relever le défi. Ce dernier point n’était pas partagé par tous les élèves… Les partisans de la bagarre s’élevait à cinq, John et Graham a eux seuls constituaient quarante pour cents des rares qui avaient le recul et l’audace pour plébisciter le meurtre, ‘fin, l’exécution de William Red. Le membre, le seul actuellement, de la Brigade Inquisitoriale avança malgré les divers cris de protestations des Serpentards présent dans le couloir.

- Tu peux l’incarcérer avec les velléités de résistance qu’il vient de manifester, même, pas la peine de te présenter, y a assez de bon Serpentard pour le faire ! C’est une embuscade, un guet-apens, que dis-je, un guet apens ? C’est un assassinat soigneusement préparé avec l’excuse de la légitime défense à la clef ! N’y va pas !

John n’avait écouté que ce que disait Jordan, les autres disaient grosso-modo la même chose que lui ou hochaient de la tête… Puis, l’air visiblement agacé, il répondit d’un ton sec, austère, voire même désagréable, au jeune métisse Malien de quatorze ans, en le remettant sèchement à sa place comme il le faisait d’accoutumée avec les lourds ou les élèves récalcitrants.

- Un vrai duelliste ne refuse jamais un défi, dans tout les cas. Surtout quand on fait partie de la Brigade Inquisitoriale, qu’on te fait des menaces de mort ce qui constitue une certaine promptitude à la résistance de par le passif de l’élève et le mien. Mon boulot est de neutraliser les trublions, je m’en vais l’accomplir. Et si ça te pose un problème, c’est qu’il faut remettre en doute ta loyauté envers le régime.

Ici, John avait véritablement l’apparence d’un servileur, comme disaient certains Gryffondor. Mais il se justifiait d’avance du meurtre qu’il allait accomplir. Si il n’était pas irréprochable en tant que bras armé de la justice avant de tuer, on l’amputerai à coup sûr. Ca le tuait un peu de dire ça, mais il se devait de se planquer derrière l’administration pour progresser dans son ombre. Même si il était un peu le maître des désastres parmi les élèves… Il adorait ce rôle d’épouvantail et s’y complaisait en apparence, en public comme en privé il en plaisantait… Mais au fond de lui, ça ne le bottait pas tant que ça, en fin de compte. Mais si c’était le prix à payer pour devenir l’homme qu’il avait toujours rêvé d’être, un homme puissant et respecté, bien dans sa peau pour une fois, il trimerait nuit et jour pour acquérir la somme nécessaire, voire même pour mettre de côté d’éventuels intérêts pour pallier à toute défaillance ! Le Londonien s’humecta d’un tic qu’il affectionnait ses lèvres sèches avant de descendre l’escalier, torse nu, pied nu, il sentait le froid et les aspérités du marbre sous ses pieds mais restait impassible. Comme à l’accoutumée. Il était même plus inexpressif que jamais, plongé dans la concentration intense d’un duelliste averti avant un combat d’une importance capitale. Enfin, il plongea dans la marée humaine de la salle commune, et lança un regard à la ronde.

Il aperçut Mademoiselle Lyudaya Leenoth. Celle qui était considérée comme la plus grande duelliste de Poudlard, mais qui était inactive, enfin, disons passive et ne vivait que sur sa gloire passée. John ne doutait cependant pas qu’elle avait peut-être le plus gros potentiel de Poudlard. Ce qu’elle faisait les années précédentes, lors de sa quatrième et sa cinquième année notamment, était d’un niveau extrêmement élevé… Mais peut-être que Poudlard la faisait stagner… Au même titre que lui d’ailleurs, sauf que lui continuait malgré tout de s’afficher et d’être actif, ce qui faisait qu’on le voyait plus qu’elle. Mais était il meilleur que sa capitaine de l’Equipe des Quidditch ? Il lui faudrait régler ce détail. Mais peut-être le meurtre de William suffira à assurer sa suprématie, vu que ce dernier avait écrasé Lyud en duel, alors que John l’aurait battu deux fois, une fois avec facilité, l’autre avec la mort à la clef… Seul l’avenir nous le dira, peut-être qu’une ultime confrontation pourrait ainsi décider du sort des deux Serpentards, lequel serait appelé à opprimer, l’autre à servir.

Il aperçut Enola regagner sa place, murmurer des trucs à sa petite amie, Alana Stewart. John ne regarda plus dans cette direction, ne voulant pas voir l’émoi de sa petite amie, la colère, aussi. Parce que Alana se targuait d’être une femme indépendante… Malheureusement, John était extrêmement rapide. Helen l’avait brûlée ? Elle avait été enseveli sous un sépulcre élémental puis torturé à coup d’Endoloris hargneux et rageux, décuplé par les maux de tête du Londonien, expliqué au début de ce texte : Un putain de vaisseau sanguin, de nerf ou d’un autre truc dont il ignorait l’existence dans son cerveau qui menaçait de se rompre et qu’il ne pouvait que consolider sommairement. Jason Thorn, le vampire présumé, le Serdaigle complètement allumé - les amis de John disait qu’il tentait de faire comme lui, ce à quoi John répliquait que si il l’imitait, il se remettrait en question, même si c’était une parodie, une imitation n’avait pas le droit d’être aussi ridicule - qui avait lancé un couteau en direction des deux gonzelles… John était allé voir Barry, et les deux avaient fait un raid - William muhahahaha - dans les cachots ou ce dernier était enfermé en lui faisant bouffer sa vanité et son putain d’orgueil qui ne risquait pas de trancher les liens de ses mains, au contraire de ceux qui le reliaient autre fois à sa bande d’amis qui avaient sautés sous la coordination de tout les orgueils… John étant le seul à posséder une baguette magique, étant majeur de surcroît, il avait pu les exécuter dans un accès de colère en toute quiétude après avoir été traqué. Puis, tant qu’on y est, William avait bien ridiculisé sa bien-aimé en cours de défense absolue, nan ? Jamais deux sans trois, une nouvelle victime a ajouter à la liste des dommages collatéraux de la course expiatoire de John, qui tentait de soulager sa conscience en éliminant les persécuteurs de celle qu’il avait trompé à plusieurs reprises. C’était assez con, mais bon, John faisait un des trucs pour lesquels il était le plus doué, donc…

Il ne s’attarda pas trop sur Zarkas Malkovitch, un personnage qui l’indifférait profondément, un vrai Serpentard qu’il était quoi. Froid, intelligent, calculateur, hautain. Mais sujet de moquerie suite à sa défaite face à Basilica Swan. Ryane Van Saten était une jolie jeune femme, la nouvelle cible de son ami Patrick Floyd, aka/alias Pinky. John la considérait comme cruche depuis un cours de Magie Noire ou cette dernière avait dit une erreur plus grosse que son charmant postérieur et ou elle avait fait preuve d’une niaiserie assez affligeante. Néanmoins, elle ne lui était pas antipathique et était assez jolie et mesquine pour qu’elle vaille la peine qu’on s’intéresse à elle ou autre si affinités. Il avait vu la splendide Sophie Kendless, qui l’avait tiré d’un bien mauvais pas il y a quelques jours alors qu’il était assailli par trois quatrième année de telle façon qu’il n’avait pu tirer sa baguette de sa poche, elle avait pu amorcer un courant de révolte qui s’est terminé par le matage des trois jeunes gommes. Il lui fit un petit sourire, éphémère, empreint de gravité simulée, pour faire comme le héros qui allait à l’abattoir alors qu’il SAVAIT qu’il gagnerait. Il n’avait donc aucun mérite à paraître aussi fort que ça. Il avait juste envie de tuer, là. Il retrouvait ce genre d’addiction auquel il avait été soumis auparavant, la loi du sang, en se cachant dans la légitime défense, c’était lui le monstre que décrivait Jordan, pas l’autre. A moins qu’ils soient tout les deux de cette race, dans ce cas le plus aguerri et celui qui est dans son milieu naturel l’emporterait… Et John était en tête dans ces deux domaines. C’était de notoriété publique, et ça représentait bien l’opinion générale du public assidu de la salle de duel avant l’affrontement officieux dans les cachots.

Tout ces visages familiers et pour la plupart sympathique étaient tous circonspect, une pointe d’inquiétude dans les yeux pour certains, d’intérêt pour d’autres… Mais contrairement à la plèbe, ils gardaient toujours une maîtrise de leurs sentiments, parce que John avait l’habitude de fréquenter l’élite qui, en société, restait irréprochable. Même si il était expansif et déluré avec ses potes, dans un autre contexte que son cocon amical, il restait mesuré et distingué en public, non par comme les vieux aristocrate comme le faisait Alana, qui menait un jeu avec ses amies en étant la plus peste possible, mais du genre le pote Sam quoi, qui avait toujours réussi dans la vie, un bon boulot, qui ne rechignait pas à boire un coup avec toi, sauf quand il devait conduire, il était d’ailleurs toujours prêt à te ramener. Il était capable de parler sur n’importe quel sujet, Sam, et reconnaissait quand il s’était trompé avec une bonne volonté déconcertante quand ça lui arrivait, avait toujours un bon mot pour ses interlocuteurs et ne souriait pas à outrance, mais restait décontracté et calme, mesure et agréable en toute situation.

Il jouait le rôle de ce bon Sam actuellement, serrant quelques mains, rassurant ceux qui s’inquiétaient d’un mot bref et efficace, assénant quelques boutades et bourrades à ses potes qui le chambraient avant de devenir ce qu’on voulait qu’il soit, le héros de marbre et de muscle, les yeux fixes et assurés, le visage fixe, neutre, les mains dans les poches, une démarche souple. Il entendait ses potes exhorter les autres, et se marrait intérieurement devant la puérilité de leurs dires, qui marcheraient pourtant sans doute.


- Ici Patrick Floyd en direct de la salle commune de Serpentard, ou le champion de notre petit père des peuples, John Mandrake va s’apprêter a effectuer une petite promenade de santé…
- Les billets pour l’execution d’un bouffon d’or, par ici Mesdames, Mesdemoiselle Messieurs pour l’évènement de l’année, PAS CHER PAS CHER !
- Allons nous divertir un peu, z’avez des valises sous les yeux à force d’étudier, autant veiller pour une bonne raison !


Des vannes plus ou moins réussies, mais toutes provocatrices, et nombre de Serpentards, répondant à l’harangue des clowns de services de Serpentards - Floyd, Petersen et Stewart, trois des six potes de Mandrake - s’embouchèrent dans le cachot, suivant John Mandrake lors de son avancée vers la victoire. John arriva en accélérant face à Will, sous les applaudissements de ses supporters, et le discours rituel entre les combattants s’ensuivit, des coups de lances au moins aussi meurtrier que les sortilèges qu’ils se lanceraient. Et… Ca commença. Très mal pour John d’ailleurs, trop sûr de sa force dans un premier lieu, surpris par la rage du Griffon et par l’arrivée massives des Poufsouffles. Il regarda deux-trois visages des blaireaux. Il reconnut O’Connor, un pseudo-duelliste qui ne se battait pas, encore une grande gueule sans véritable attribut masculin. Icenight était là aussi, ainsi que Warren, son ex-amie de toujours. Il reconnut aussi Dionysos Marshall, qui le regardait avec intensité. Il se souvenait du jeune homme de Poufsouffle qui lui avait fait une relative bonne impression lorsqu’il l’avait surpris dans les confins de la fôret Interdite. Tous lui étaient hostiles… Sans exception, ou du moins il n’en vit pas. Il commençait à douter, mais quand Red tenta de le discréditer en atténuant sa gloire de duelliste, son honneur se réveilla… Et lorsqu’il annula un sort de Red par sa seule force physique, le combat bascula.

La montée des marches fut longue, très longue, John était blessé, Red n’était plus qu’un corps avec une étincelle ardente de vie en lui, certes, mais aucun moyen de l’exploiter, son cerveau avait été isolé du reste de son corps par un Bladius rageux, hargneux et remarquablement exécuté. Les ex-D.S se sont chargés de rapatrier chaque élève dans les dortoirs, confisquant quelques victuailles dans la salle des Poufsouffles. C’était pas Portofino, mais pourtant assez luxueux et faste pour que les Serpentards en prennent outrage et ressentent le besoin de se servir comme si les Blaireaux étaient une corne d’abondance.

Voila enfin le moment venu, tant espéré et craint pour John, de voir ses efforts mis à contribution, récompensé. Dédaignant le mal de tête du à son léger hile cérébral qu’il ne désespérait pas d’annihiler un jour - ses histamines devaient le pré-programmer pour être d’une volonté inébranlable - il toqua à la porte de l’espèce d’histrion hystérique qu’était Scofield. Trois coups puissants et sourds, d’une importance capitale pour John Mandrake, qui allait peut-être en profiter pour monter en grade… Il entendit le sous-directeur lui donner l’ordre d’entrer dans la pièce. Il obtempéra, toute en retenue
, en ouvrant la porte lentement, dans un silence troublé seulement par le bruit feutré de la porte. Puis, il pivota, digne, regardant son supérieur hiérarchique, avant de s’incliner hiératiquement et de prononcer d’un timbre de voix velouté et respectueux les salutations de bases.


- Monsieur, mes respects. Je viens au rapport d’un évènement exceptionnel et d’une gravité peu commune.

Il avait captivé l’attention de Scof’ par ces mots, il le sentait. Ce dernier se leva, froid, ne lui adressa pas un signe de tête. Tant pis, il en attendait pas plus de lui. Néanmoins, il sentait la tension de son commandant, qui se fatiguait de jour en jour. Des cernes entamaient son visage calculateur et le rendait encore plus dur, intransigeant en apparence. Il le regarda se lever, ses yeux froids et gris fixés dans les siens, mi-ambres, mi-brun, mi-émeraudes, guettant le moindre geste, un quelconque mouvement qui lui donnerait la permission de continuer. Cinq secondes, une éternité, s’écoulèrent, ou plutôt s’égrenèrent puisque à chaque seconde se succédaient deux battements de cœurs, des pulsations violente qui lui déformaient tout à tour les veines du poignet et celle du cou. Finalement, en silence, Scofield lui intima de poursuivre son récit. John ne se fit pas prier.

- Accio Red.

La porte s’ouvrit brusquement, faisant rentrer le cadavre de Red. Il vit les yeux de Scofield s’écarquiller, et décida d’en rajouter une couche. Il se retourna et leva sa masse de cheveux avec ses mains, découvrant inscrit sur sa nuque le début d’un R. Le reste n’avait pas besoin d’être mis à découvert, John étant torse nu, ça l’était déjà. Le bas du R se profilait, barré de la mention écrit dans une écriture plus sombre et plus casuelle que l’enjolivure du R mentionnait « Is death ». Puis, il se retourna, et resta de marbre devant Scofield, avant de discourir.

- Rassurez vous, je ne suis pas du tout dans l’illégalité, il n’est pas mort. Mais je pense que mieux vaut pour l’opinion publique qu’on le croit mort, la Brigade Inquisitoriale démarrera sur des bonnes bases et remplira bien plus son rôle que la D.S dés sa naissance.

Je l’ai simplement mis sous Bladius, s’ta dire que j’ai coupé tout contact neuronal chez lui. Il est en mort cérébrale, pour ainsi dire.

Vous vous demandez sans doute comme c’est arrivé, hein ? ‘Bah tout les Serpentards et les Poufsouffles témoignerons de ce qui s’est passé… Il a provoqué une esclandre en me balançant des menaces de mort et en disant ouvertement qu’il faisait de la résistance. Il a réveillé tout les dortoirs du cachot, s’en est suivi un duel ou je l’ai neutralisé par tout les moyens possibles, en montant dans le degré des échelles, comme nous l’avons appris. Premièrement, la diplomatie, mais ça n’a pas marché, vu qu’il voulait me tuer comme je l’avais humilié quelques semaines plutôt en combat singulier lorsque je l’avais surpris en train de se balader dans les cachots vers trois heures du matin, quand je faisais une ronde.

Je l’ai ensuite désarmé, mais il m’a lancé des trucs dans les yeux, du poivre, un truc comme ça j’crois. J’ai ensuite entamé un duel régulier, qui ne l’a pas désarconné. J’ai ensuite lancé un sortilège Impardonnable pour le mater, mais rien n’y a fait, il était déterminé. J’ai du l’estropier durablement en lui crevant un œil. Mais il continuait de se battre en étant plus insultant que jamais, j’ai du le transformer en un futur légume qui garnira peut-être le rang des fous à l’asile de Ste-Mangouste.

J’ai néanmoins une faveur à vous demander. Tout le monde le croit mort, et dans tout les cas il sera neutralisé et condamné à une vie glauque sans conscience, et mourra relativement tôt. Et ce n’est pas le moment de garnir Azkaban ou Ste-Mangouste un peu plus, me trompe-je ?

J’aimerais donc l’exécuter, ici, devant vous. Je pense avoir mérité cette distinction, un grand honneur pour moi, et j’espère qui vous y accéderez.


Scof se plongea dans une intense reflexion, avant de se dire que, sans doute, tout compte fait, la Brigade en prendrait plus de prestige ! John doutait quand même de sa réponse, mais lorsque Scof lui accorda le privilège d’ôter la vie à Red… Il ne se sentait plus de joie, et s’inclina même, une fois n’est pas coutume, respectueusement pour la deuxième fois devant le bras-droit du seigneur des ténèbres. Puis, lentement, il pointa sa baguette sur le front de William, après avoir psalmodié deux ou trois contre sorts, et prononça la formule suivante.

- Homo Inflamaris.


Le corps de Red resta immobile, son visage détendu. Mais les deux hommes savaient qu’il se consumait de l’intérieur, que tout ses organes brûlaient, ainsi que son cœur… Il ne respirait donc plus, ses poumons étaient calcinés, et le suc de son estomac se déversait dans son corps, et, mélangé aux urées et aux fèces des reins et de l’intestin du Gryffondor, infligeaient des dommages irrémédiables au corps qui le tueraient dans quelques minutes, une vingtaine tout au plus, si son cœur et son poumon continuaient de fonctionner par un miracle qui bétatifierai voire diviniserai son auteur. Mais rien de tout ça se produisit. Rapidement, la respiration de Red diminua avant de s’arrêter. Il restait paisible, mais il était bel et bien mort. John se sentait pas plus mal qu’un autre, en ce moment. Même, le regard de Scofield l’enchantait, il prouvait qu’il avait l’étoffe d’un grand. Deux hommes vinrent faire sortir le corps de Red du bureau, et Scofield lui ordonna de faire de même. John acquiesca, il se faisait tard, il n’avait plus qu’a aller pioncer, demain c’était le week-end.

______________________________

Maintenant, il se trouvait dans la salle de duel, avec ses potes. Il sentait les regards tous pointés, haineux sur lui, et semblait bien s’en accommoder, même si au fond, ça n’était pas le cas. Sa réputation de Serpentard transitif venait de s’envoler, l’épouvantard relativement sympathique était devenu un monstre, un meurtrier sans foi ni loi n’hésitant pas à tuer sa mère pour gravir les échelons. Ses amis des autres maisons venaient de lui tourner le dos, quasi tous sans exception. Même Barry était de loin plus froid avec lui… Seul, en définitive, les partisans du Lord et Malkins, le préfet de Gryffondor, un des seuls qui comprenait son geste, lui restaient amicaux. Il ne le vivait pas bien, mais devait faire avec. C’est pourquoi il avait accompagné Ross Steward défier un jeune Gryffondor en duel, et qu’il avait vu ce dernier se faire ratatiner. Ses amis l’avaient rafistolé et soigné, mais c’est bien tout. Il s’était fait humilier, et, pendant ce temps, un Serdaigle, qui avait d’ailleurs tenté de le prendre en traître avec deux de ses amis, McKenzie, se battait contre Joshua McGowan, un mec talentueux mais apathique et renfermé. Surtout depuis que Gryffondor avait récupéré la coupe des quatre maisons. Ce qui avait attisé beaucoup de moquerie sur les Serpentards, donnés favoris, sur les Poufsouffles, anciens détenteurs de la coupe, et les Serdaigles, réputés si intelligent. Bref, la rivalité entre les maisons étaient exacerbés, à un paroxysme d’une ampleur comparable à celle d’une bombe atomique. Le préambule d’une nouvelle ère ? Aucune idée. Toujours est-il qu’il était maintenant l’homme à abattre, et que beaucoup le défiaient, ce qui avait le don de l’énerver à un point inimaginable. Malheureusement… Quelqu’un revoulut provoquer son courroux, et pas n’importe qui ! Ce Sang-de-Bourbe d’O’Connor. Qui l’appelait par son nom. Il ne fit pas un mouvement, mais son visage se ferma. Encore un mec qui voulait passer pour un héros en le prenant pour un trublion. Pourtant, il n’était pas ce qu’on croyait… Il repensait encore à quelques unes de ses tirades enflammées…

Citation :
- Alana, il a été invité d’un commun accord par moi et Enola. Simplement pour que tu essayes un peu d’outrepasser les stéréotypes dans lesquels tu as été élevé… La seule chose que tu as démontré en arrivant ici, ton éducation a été à part cela mise de côté.

La ponctualité est de mise pour quelqu’un qui se targue d’avoir un bonne éducation. Cela signifie que tu ne te tiens pas assez au courant, ou que tu n’es pas capable de suivre le mouvement. Un tic de retard, et tac ! C’est l’échec. Ce n’est pas avec de la suffisance que tu surpasseras les Gryffondors et les Poufsouffles que tu abhorres tant. Il faut avoir le bagage nécessaire derrière pour pouvoir se le permettre. Or, pour pouvoir progresser, il faut être ouvert et admettre de ne pas être parfait. L’ouverture d’esprit, c’est aussi de ne pas être raciste, ni de faire des généralités. Tu es donc obtuse, j’ai le regret de te le dire.

Ne fais pas cette tête la. Tu préférerais quoi ? Que je te dise que tu es en avance, et que tu fais par conséquent preuve d’intrépidité, d’impatience et de manque de pondération ? Que tu es pile à l’heure ? Que tu serais donc, par conséquent, doté d’un esprit inimaginatif, sec, austère, qui pousse même à la mesquinerie ? Et ne me dis pas que tu ne savais pas l’heure parce que tu n’as pas de montre. Etre coupable d’indifférence quand on vise les hautes sphères ou d’une mauvaise gestion du capital vie dans ce monde flou n’est pas très judicieux.

Je ne m’acharne pas sur toi. Tu sais très bien que ce n’est pas mon genre, surtout pas avec toi. Simplement, voire une conduite immature comme la tienne me débecte quelque peu. Ce qui m’a plu chez toi, en plus de ton physique, c’est ton intelligence et ton caractère responsable. Tu les fuis, tes obligations! Tu ne les assumes pas, dans un total égoïsme ! Barry aussi a souffert. Et je ne sais pas, si, seule avec nous, Enola aurait été à l’aise. S’immiscer dans un couple n’est jamais très agréable. Mais non ! Au mépris de tout ce qui m’avait séduit, tu fais de la pure et simple ségrégation.

Je sais ce que tu penses. « T’es un menteur ! T’es pas un vrai D.S ! Traître ! » Et bien pas du tout, très chère. Je vais donc éclaircir les choses. J’admire le Seigneur des Ténèbres. C’est un grand sorcier qui a accompli des prouesses que je ne pourrais sans doute jamais imaginer. Mais les valeurs qu’il prône ne sont pas les bonnes à mon sens. Et, pour les imposer, il s’y prend mal. Il n’est même pas innovateur ! Sans un mélange, nous resterions consanguins, pour finir après pédophiles et chômeurs, affligées de tares. Les Amazones allaient toujours voir les hommes. Les Dieux aussi descendaient voir les mortels. Le métissage est une chose nécessaire dans le complexe schéma de la vie.

Pourquoi alors être chez les D.S, me diras-tu ? Simplement parce que l’anti-Moldu perdure depuis des siècles, et que les gouvernements précédents n’osaient pas les mettre à part par peur des révoltes. Quitte à vivre dans un monde régi par les racistes, autant le faire avec les moins hypocrites ! C’est comme pour les juifs ! Beaucoup de pays sont fondamentalement anti-sémites, ne le nions pas. Mais, vu qu’ils sont généralement bien placés dans l’échelle sociale car, à force de souffrir, ils ont appris l’abnégation, on osait pas les bouter. Jusqu’à l’arrivée d’un homme plus malin que les autres. On reprend un raisonnement Moldu, si c’est pas la classe ! Le grand brassage des idées communes… Tout ce que tu veux qu’en Angleterre, des jeunes filles démunies de pouvoirs s’habillent de la même façon que toi.

L’important, c’est ni la richesse, ni la pureté du sang. On est tous des hommes ! L’important, c’est les valeurs défendues. La loyauté. L’amitié. Le sens de l’entraide. Le courage. La ruse aussi. Toutes ces choses accumulées qui font de l’animal un être humain. Si on prend les choses dans cet angle, même le plus bas des saoulard que je côtoyais jadis - car, étant orphelin, j’ai vécu dans la rue, avec les Moldus, ce qui me permet ainsi cette vision large - est de loin plus pur que toi.

Je sais que le racisme est inexorable, inexpugnable. Et j’aspire tout de même à une vie meilleure, sans tomber dans l’utopie. Je me fond donc dans le moule. Je n’entraverai pas le régime. Je veux fonder une famille, avoir une vie parsemé de marmailles, sortir le Boursouflet, boire mon Jus de Citrouilles, lire ma Gazette. Je veux avoir un travail bien payé, qu’on reconnaisse ma valeur sans me cacher dans les maquis. Je veux profiter. Exister. Rester dans la mémoire de quelque gens, quitte à graver mes initiales au couteau sur un banc public, sous la pluie, si tu me quittes. En gros, mon désaccord avec les dogmes et les bains de sang perpétuels dans les fontaines publiques n’empêchera en rien John Mandrake d’être un bon citoyen. La preuve ! Je suis préfet, D.S, titulaire dans mon équipe de Quidditch. Et je fais bien mon travail, comme Enola, contrairement à toi. Les D.S doivent empêcher la résistance, pas la provoquer. Ta conduite y travaille.

Je dois reconnaître que le Choixpeau m’aurait envoyé ailleurs, j’aurais peut-être été résistant. Mais on a choisi mon camp. Je n’ai pas la force de me battre contre le destin.

Evidemment, ne prends pas la mouche ! Ce n’est qu’une question de rhétorique. J’ai sans doute tort ! Tu vas d’ailleurs me le prouver en me disant pourquoi tu es profondément d’accord avec les valeurs gouvernementales.

Citation :
- Pas la peine de me refaire le formulaire, j’ai écouté. John Mandrake. Serpentard. 7eme année. Préfet. Membre de la D.S

Vous devez pensez que j’ai des idées très arrêtées sur la résistance, hein ? Contrairement à vous tous, qui êtes des grands visionnaires… Mais non. Je partage votre point de vue.

J’porte les sales manies du pays dans l’cœur. Issu de Serpentards, 13 pour cent en Angleterre, tu voudrais bien qu’on y retourne, hein ? Moi, orphelin, je débarque dans l’univers des nantis. Des claques se perdent dans les gueules des dandys, c’est pas le pays de Candy, de Gandhi. J’ai pas choisi mon parti : Je suis avec ceux qui discriminent. Et ouais. Qu’on soit bandit ou riche, ton sang influe en grande partie sur ce que tu es. Beaucoup triment. Moi ? Je bosse à 20 pour cents de mes capacités, et je suis une des putes préférées de l’administration. Quoi ? Avec dix pour cent de la propagande qu’ils servent, de toute façon, on ne peut pas résister. On subit ou ce sont nos têtes qui sont servis dans le hall. Certes, c’est la soumission contre le fric. Mais le fifty/fifty peut devenir tout comme nada si tu dénonces les magouilles. Ne me cataloguez pas, faîtes pas d’amalgames, j’ai, comme chacun d’entre nous ici présents, des états d’âmes. Pendant que nous ramons, les strass et paillettes volent à Birmingham, à l’assemblée on ignore ce qui se passe sur le macadam. Il n’y a que nous pour le voir. Et qu’Est-ce qu’on fait ? On se came, les mecs. Y a plus de révolte en vue, le pouvoir achète à bas prix le calme. Sur les terrains de Quidditch, les premières années en veulent. Planer tout la-haut, malgré leur sang-mêlé, et représenter l’élite. Mais la quasi-totalité echoue et nous ? On prie tous en Dieu si on y croit. On est les seuls à croire au Père Noel jusqu’à trente ans. Les seuls à ne pas marcher sur la tronche des autres pour une vie glauque et applaudir les 300 types qui possèdent 50 pour cent des richesses du globe. C’est normal. Leurs pantins ont l’index sur la baguette, et ce putain de peuple broute comme un mouton. Chez moi, j’ai un livret de compte et je tente de noter objectivement, avec des preuves, ceux qui sont comme ça. Ca fait un minimum un type sur trois que je dois claqué. Fiston, qu’Est-ce que tu en dis ? Fini la paix à Poudlard, on va allumer l’Incendie. Il faut prendre les devants pour museler les chiens. Non, mec, c’est pas destiné à des cabales sans fin. C’est le front de libération de l’Angleterre, bataille historique ! Regarde moi dans les yeux. Trop con, trop grand cœur, trop d’rancœur, non j’suis pas ton orateur. Tueur collabo, mais poète planteur. Couvé depuis des années par le voile des discours soporifiques sur l’amour maternel, on en oublie que rien n’est éternel. Regarde moi dans les yeux. J’en ai rien à foutre de qui est au pouvoir, de qui va en prison, des conséquences qui peuvent survenir. Je veux simplement éviter de voir mes proches souffrir. Mais c’est le cas. Londres, ma ville grogne, les matrones sont écoeurés, les vieux vident leurs poches et consignent des lignes sur un vieux bout de papier. Courber l’échine ? J’connais pas ! Je mettrais pas l’genou à terre, je resterai fier, au nom de mes frères tombés à cause de falsifications d’arbres généalogiques, je scelle ces mots d’un sceau de fer. Comme j’aime à le dire :

Y a pas de degré d’inclinaison de mon corps. L’inclinaison de ma tête est une réponse directe à l’inclinaison de mon cœur.


Malheureusement, très peu étaient ceux qui le savaient en réalité… Son premier discours était connu d’Enola, d’Alana et de Barry, son deuxième s’était évaporé avec les volutes de la drogue. Le brigadier Inquisitorial, qui se considérait comme longuement sous-estimé suite à l’affaire du commandemment et du recrutement, confié chacun à Morganne et Lyud, laissant John maître du bureau, une bien maigre consolation. Il l’avait mauvaise, extrêmement mauvaise même. Tous étaient contre lui, même ses prétendus alliés. Il allait donc devoir la jouer tel un loup solitaire pendant un bout de temps. Il jeta un regard à ses potes, qui ne le soutinrent pas. Puis, il le reporta sur Brian, plus froid que jamais, d‘une colère pourtant ardente, voire brûlante, ne supportant pas la cuisante cicatrice qu‘imprimait le mépris indifférent des autres sur son égo à fleur de peau. Il n’allait pas se faire baiser, il allait baiser, enculer à sec de façon plus virulente que jamais, sans se soucier des protections qu’il prendrait, tant que l’autre le sentait passer avec autant de force qu’il se sentait transpercer quand on lui lançait un regard méchant. Il n’était pas loin de fondre en larme, au fond, mais il était d’un cynisme apeurant, d’une méchanceté sans précédent et d’une détermination sans faille. Il n’aurait de cesse de se battre et d’humilier les pauvres bougres qui voulaient se frotter à ses nombreux piquants ! Il s’éclaircit la gorge de façon très distincte, et, d’une façon bizarre, l’atmosphère se glaça des qu’il commença à parler, preuve de la tension qui régnait dans la pièce, entre les deux hommes notamment. Il ouvrit enfin la bouche.


- J’ai l’impression d’être au ciel là. Nan, pas au paradis, mais au ciel. J’ai l’impression d’être une putain de lune autour de laquelle tentent de graviter des étoiles de merdes qui ont beau apparaître quand je monte et rester, moqueuse, quand je descende, me voit rester là à fluctuer entre ma plénitude et mon côté sombre. Vous n’égalez pas la taille de ma sphérique nébuleuse, ni ma brillance, vous n’imaginez pas que les astéroïdes que vous me propulsez, non content de me former des cratères d’une esthéticité assez impressionnante, me rendent plus fort et plus imposant que jamais ? Des tribus arabes le disaient : Puisque tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, pour devenir invincible je me mutilerai le corps !

Vous êtes tous là, toi le premier, à me jalouser et à vouloir me détrôner pour le souvenir d’un bouffon gominé qui, en deux combat, n’a pu espérer m’inquiéter ! Vous jalousez mon sang pur, je descend de Helga Poufsouffle et je suis à Serpentard, le descendant d’un des fondateurs de Poudlard dans la maison la plus noble ! Vous êtes rageux devant mon aisance, ma facilité à réussir le moindre projet que j’entreprend ! De mon courage, du fait que je n’ai pas reculé avant de tuer ! En quoi espères-tu m’inquiéter, ou même m’appeler par mon prénom, ou espérer que je livrasse à un quelconque moment de ma vie un duel AMICAL avec ta personne ? C’est l’humiliation que tu cherches ? C’est le trépas ? Tu veux trouver tout ça, hein ? Tu es, en effet d’une stupidité qui n’a d’égal que ta présomption. Et je vais te faire ravaler tes mots et ton arrogance qui suinte par chacun des pores de ta peau grasse et blanche !

IMPERO !


Alors qu’il parlait, de façon spontanée, l’apanage d’un vrai duelliste averti et énervé, il pointa sa baguette avec célérité sur le Poufsouffle avant de le soumettre au sortilège Impardonnable qu’il affectionnait particulièrement. L’autre se plia en deux un instant, avant de se redresser, les yeux vides et les bras ballants. Aussitôt, il se mit à parler. D’une voix calme et sonore, charismatique et moqueuse en même temps.

- Ne faîte aucun mouvement, cet homme n’est qu’un olibrius, un fauteur de trouble notoire qui figure en bonne place dans notre liste d’indésirable made in Poudlard. J’agis, nous agissons avec mes camarades dans le cadre d’une opération exceptionnelle de répression des éléments perturbateurs mineurs. celui-ci pêche plus par bêtise que par méchanceté, mais ceux-là sont les plus durs à convaincre, pour votre bien, et vous savez, vous saviez du moins que la violence n’est pas mon domaine de prédilection, vous devez ne pas intervenir. Ceci est un exemple, après la mort de Red, de ce qu’on peut faire subir à un trublion.
Deshabille-toi et dance le slow tout seul, O’Connor.


Le public n’osait pas bouger, par peur des représailles. John était conduit par une sorte de rayon canalisateur de sa rage qui le rendait d’une intransigeance extrême. L’autre balanca toutes ses affaires au sol, son calbut étant le seul rescapé, et commenca à danser, de façon excellente d’ailleurs, sur les rires des Serpentards et de certains Serdaigles, voire même Gryffondor, les Poufsouffles étaient détestés. Que c’était jouissif de s’occuper de lui dans ses conditions ! Ses potes se levèrent et pointèrent leur baguette, les uns sur Brian, les autres sur le public, tactique de dissuasion qui marchait à tout les coups. John recula vers la porte de sortie, suivi par les autres, pendant que Brian continuait de se ridiculiser. Il s’approchait peu à peu de l’estrade, prêt à tomber. John eut un sourire d’une ironie et d’une cruauté inhabituelle chez lui, et parla d’une voix doucereuse.

- Tu n’as pas la force de te soustraire à ma puissance mentale, alors comment veux-tu pouvoir m’affronter en combat physique et magique alors que je suis plus fort et plus aguerri que toi ? Je t’aurais affronté si ce test était concluant, mais je ne vois en toi qu’un Couard qui porte son étiquette de bad boy comme Bouclier. Et c’est navrant. Je suis désolé, mais reviens plus tard, tu ne vaux pas la peine que je m’intéresse à toi pour le moment. Bon vent. Et tombe.

O’Connor bascula de l’estrade, les bras ballants, pour tomber sur le sommet du crâne de façon violente sur le sol marbré. Le temps qu’il reprenne ses esprits et qu’il se relève, John avait déjà disparu de sa vue avec ses amis, sortant en plaisantant de la salle de duel, et Brian n’avait plus qu’a remercier le ciel que sa vie n’ait pas suivi John. Parce que dans l’état de folie dans lequel était plongé le Serpentard, qui revenait d’une rupture d’anévrisme, il aurait pu passer à l’acte une nouvelle fois.

[ Je clos le topic, je t’avais prévenu que je risquais de t’humilier, John est sorti de la salle avec ses potes et s’est melé à la foule. Y a plus de chance que tu le retrouves, et même si tu le fais, tu seras accusé d’attaque sur un Brigadier en l’exercice de ses fonctions et ça puera Azkaban. C’est de Bonne guerre ! ]


Dernière édition par John Mandrake le Sam 31 Juil - 13:39, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Simple amusement? [ Mandrake ] Ven 30 Juil - 23:54

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MessageSujet: Re: Simple amusement? [ Mandrake ] Sam 31 Juil - 13:32

Comme tu l'as vu, le RP est fini, quand tu reviendras t'auras qu'a apposer la balise clos. Si tu veux refaire un RP, on en reparlera par MP, mais je t'avais bien prévenu que Mandy n'était pas d'humeur à se battre x)
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MessageSujet: Re: Simple amusement? [ Mandrake ]

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Simple amusement? [ Mandrake ]

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