
|
|
| | Quand la vérité éclate [PV Amber] | |
| | Auteur | Message |
|---|

 Helen Icenight ♠ Arrivé sur Poudnoir: 13/01/2010 ♠ Parchemins postés: 1111 ♠ Âge du joueur: 17  | Sujet: Quand la vérité éclate [PV Amber] Jeu 11 Nov - 9:15 | |
| Helen était assise dans une des chambres d'amis de la maison d'Alwyn. Celle qu'il lui avait attribué. Amber dormirait dans celle d'à côté le temps de son séjour. Il lui faudrait sans doute repartir le lendemain et elle était libre d'accomplir cela si elle le voulait. Beaucoup de choses étaient arrivées, mais pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait comme apaisée. Être à nouveau dans une vraie maison, une maison qu'elle parcourait depuis l'enfance lui donnait le sentiment que les choses redevenaient moins difficiles, qu'elle était en sécurité. Elle avait pu prendre une douche et s'habiller avec des vêtements qui dormaient dans sa penderie, chez elle. Elle était redevenue une vraie fille et avait pu se voir dans une de ses tenues d'adolescente sage, bien que moderne et dynamique. Revoir à nouveau son teint si pale qui avait fini noir tant il était crasseux était comme un enchantement. Se sentir propre, plus fraiche, plus sur... Et pouvoir aussi se laver du sang qui avait coulé ce soir-là. Elle ne se sentait pas coupable de la mort de Sarah. Celle-ci l'avait menacé, avait menacé la vie d'Amber, d'Elliot, de nombreux moldus, et la vie de la petite merveille qui sommeillait en elle. Cette petite merveille qui dormait paisiblement dans son berceau, celui qui dormait au grenier depuis tant d'années... Le bébé avait fini assez vite assoupi et elle l'avait mit avec elle, dans sa chambre. L'instinct maternel qui avait guidé sa mère moldue la guidait également et elle trouvait assez facilement certains réflexes. Notamment, celui de protéger l'enfant à tout prix. Habituée à la rue et à la survie, elle avait pu facilement voler dans une supérette le nécessaire indispensable à toute apprentie maman. Elle avait d'ailleurs tenté d'imaginer Elliot au milieu de couffins et avait failli éclater de rire en arrivant à la maison. Certes, elle savait que même les plus grand guerriers pouvaient s'émouvoir devant un nouveau né, mais de là à ce qu'ils deviennent de parfaits papas poules...
-Helen ! Appela soudainement Alwyn. Ça ne te dérange pas de faire la cuisine ? Je dois renforcer les défenses de la maison ! -Pas de problème !
Elle jeta alors un œil à la petite, se mordant la lèvre. Elle n'avait guère envie de la laisser sous surveillance... Que se passerait-il si il lui arrivait malheur alors qu'elle n'était pas là ? Elle s'en voudrait, sur...
-Helen ?
Elle vit alors que son mentor avait monté les escaliers, l'observant de son intimidant regard d'eau et de feu. Il la dévisagea un instant avant de voir le berceau.
-Je comprends mieux... -Je suis désolé, Alwyn, je vais... -Ne t'inquiète pas... En ce moment, il n'y a personne au manoir, Agravaine n'étant toujours pas autorisé à y entrer... Twili !
Il y eu une sorte de craquement sec, comme un coup de feu, qui laissa apparaitre une petite créature plutôt mignonne aux grands yeux comme emplies de larmes, un nez en trompette, de grandes oreilles, une taie d'oreiller propre en guise de vêtement avec un tablier attaché autour de la taille. Quand il vit Alwyn, les grands yeux s'écarquillèrent d'avantage et le petit bonhomme se mit à sauter de joie.
-Maitre Alwyn, maitre Alwyn !! Oh, Twili est si heureux de vous revoir, gentil maitre Alwyn ! -Twili, calme-toi...
La petite créature arrêta immédiatement de sauter, un grand sourire s'épanouissant néanmoins sur son visage.
-Bien... J'espère que tu n'as pas disparu alors qu'il y avait du monde au manoir... -Oh non, maitre Alwyn ! Le manoir était désert, j'y étais seul avec James ! Mais James est toujours fidèle au noble héritier de la dynastie De Norlvand, il a caché à tous votre survivance. Les De Norlvand ne sont pas de bons so...
Le petit bonhomme devint soudainement tout pale, et il prit sa tête dans les mains, mais Alwyn fut plus rapide : il l'attrapa par le col, parlant d'une voix impressionnante d'autorité.
-Twili, je t'ordonne de ne pas te faire de mal sauf sur mon ordre ! -Oui, maitre Alwyn, oui... Pardonnez le méchant Twili... -Ça va, se radoucit le gallois. Mais ne recommence plus... Bien, j'ai un service à te demander : pourrais-tu faire la cuisine chez nous ce soir ? Nous sommes trois et notre cuisinière à des instincts maternels à satisfaire...
Helen ne pu s'empêcher de lui tirer la langue face à son léger sourire railleur destiné à détendre l'atmosphère. Elle retrouvait peu à peu l'ancienne confiance qu'elle entretenait avec le sorcier et cela lui faisait du bien. Elle en avait besoin. Insensible à la relation paternelle qui les unissait, Twili se contenta de bondir de joie.
-Oui, maitre Alwyn ! Un festin de roi pour vous et vos invités ! Twili est le meilleur cuisinier du Pays de Galles !
Sur ces mots, il dévala l'escalier et se précipita pour s'enfermer dans la cuisine. On entendit plus que le tintement des casseroles et des couverts comme pour attester de sa présence.
-Qu'es-ce que... C'est ? -Un elfe de maison, plus exactement, celui de la famille De Norlvand. Il sert les miens avec l'aide de James, notre majordome. Nous sommes la seule famille sorcière de Grande Bretagne à utiliser un sang-de-bourbe pour nos travaux ménagers. Nous le protégeons et en échange, il s'occupe de la maison, mais il n'est pas protégé des menaces intérieures, tu t'en doute... J'ai toujours apprécié James, il était plus proche de moi que mon véritable père... C'est lui qui m'a tiré du gouffre où je m'étais jeté...
Son expression s'était faite triste, révélant un passé lourd qu'il tentait d'oublier. Helen ne voulait pas l'accabler davantage, mais c'était la seule occasion pour enfin en savoir plus.
-Alwyn, il faudrait que tu nous raconte tout... Et je crois qu'Amber a aussi des choses à te demander... -Très bien. Je vous expliquerais lorsque nous mangerons...
Le diner fut bientôt près et ils purent s'installer autour d'un délicieux ragout alors que Twili faisait léviter le berceau de la petite pour l'installer près d'eux avant d'aller épousseter les meubles. L'elfe semblait décidé à satisfaire à tout prix son maitre et mettait de l'ardeur à tout faire briller. Amber semblait elle aussi avoir profité des lieux pour prendre une douche. Elle avait pu enfiler un haut d'Helen, ceux-ci étant de sa taille, mais avait gardé son pantalon, étant bien plus petite que la galloise qui culminait maintenant les 1m70. Helen l'observait de temps à autre, reconnaissant la marque des épreuves sur son visage. La maigreur, les traits changés... Ce n'étaient plus des jeunes filles, mais des jeunes femmes. Et ça, Alwyn avait du le sentir, car il n'y alla pas par quatre chemins.
-Je crois que j'ai des explications à vous donner, commença t-il dès qu'elles furent assises et à l'écoute. Beaucoup d'explications. Ma vie n'est pas terminée, mais est déjà remplie à l'extrême de choses horribles. J'ai conscience de ce que j'ai été et je sais que jamais je ne pourrais me faire pardonner les atrocités que j'ai commises... Mais au moins, j'essaye.
Il joignit ses grandes mains noueuses dont le dos était couvert de cicatrices blanches, comme des veines arachnéennes qui sillonnaient sa peau. Son expression s'était faite mélancolique, sombre, mais il continua néanmoins.
-Posez moi toutes les questions que vous voudrez, je vous répondrai... Je vous dois bien ça.
|
|  | |

 Amber Céleste ♠ Arrivé sur Poudnoir: 27/09/2009 ♠ Parchemins postés: 1684 ♠ Âge du joueur: 18  | Sujet: Re: Quand la vérité éclate [PV Amber] Sam 13 Nov - 16:51 | |
| En rentrant Amber alla directement se coucher dans la chambre d’amis. Manque de politesse flagrant. La jeune métisse savait pertinemment que ça ne se faisait pas mais n'en n'avait rien à foutre pour l'instant. De plus, elle n'avait pas vraiment envie de faire des courbettes devant Alwyn. Ça ne servait à rien, il devait bien sentir à quel point elle le détestait. Sa présence lui donnait des frissons, elle se sentait mal et tout sauf en sécurité. Raison pour laquelle elle ne parvint quasiment pas à fermer l'oeuil, étendu dans son lit.
Au bout d'un certain temps, se rendant compte que ça ne servait pas à grand chose de rester coucher à regarder le plafond et de compter les moutons comme une idiote, la jeune métisse se leva et décida d'aller prendre une douche. Elle entreprit de se laver les cheveux. L'eau qui coula de sa tête était presque noir tellement la crasse s'était accumulée dans sa chevelure. Elle s'y reprit à trois fois avant que l'eau ne soit transparente. Dans son appartement minable, elle n'avait pas assez de place pour vraiment prendre ses aises et avait pris l'habitude de se laver en trois minutes. La jeune femme avait toujours eu peur que l'on retrouve sa trace et qu'on vienne la cueillir dans son taudis raison pour laquelle elle n'y restait jamais bien longtemps.
La jeune ex-Serdaigle sortit de la douche et enfila un de ses vieux jeans avec une tunique légère et noir, appartenant à son amie, Helen, avant d'enfiler ses baskets. Très pratique pour courir, beaucoup plus que ses talons aiguilles de 15-20 centimètres. Elle pris sa perruque rousse et ses talons les fourrant dans un sac qui, grâce à la magie finit dans la poche d'une de ses longues vestes de cuir noir. La jeune femme se regarda dans le miroir. Son visage aux joues presque creuses était encadré d'une très longue chevelure qui lui arrivait maintenant en bas du dos. Trop long et trop reconnaissable. Amber attrapa le canif qu'elle avait toujours sur elle et entreprit de couper ses cheveux pour qu'ils arrivent un peu plus en dessous de ses épaules et jeta ce qui tomba dans la poubelle avant d’attacher ses cheveux en une haute queue de cheval et de sortir de la pièce.
Amber Descendit et retrouva Helen dans la cuisine avec un elfe de maison qui préparait ce qui ressemblait à un ragoût. En tout cas ce qu’elle cuisinait sentait très bon.
-Alwyn, il faudrait que tu nous raconte tout... Et je crois qu'Amber a aussi des choses à te demander... -Très bien. Je vous expliquerais lorsque nous mangerons...
Amber ne dit rien, et s'assit. Elle n'aimait pas qu'on parle pour elle. Non l’ex Serdaigle n’avait rien à lui demander, rien à part une chose, une chose sur laquelle il était très simple de mentir. L'ex Serdaigle était sûr de la réponse de son cher cousin et était aussi sûr qu'elle n'arriverait pas à lui faire confiance.
Ils s’essayèrent et commencèrent à manger. L'elfe de maison était vraiment très douée en cuisine. Pour la première fois depuis qu'elle avait quitté Poudlard, Amber mangea très bien et équilibré. Le berceau lévita entre elle et Helen et Amber regarda la petite fille qui dormait dans le berceau. Un ange reposait, un ange avec un visage d'ange. Cette enfant était vraiment mignonne mais Amber se doutait bien que ce ne serait pas longtemps le cas. Fille de loup garou elle serait forcement un demi loup-garou. Cela promettait d'être très drôle. Existait-il un manuel appelé « comment élevé la fille d’une louve garous complètement maboule- en 10 leçons » ?
-Posez moi toutes les questions que vous voudrez, je vous répondrai... Je vous dois bien ça.
- Je n’ai pas vraiment de question à te poser, répondit Amber d'une voix neutre. En réalité j'en ai juste une, continuât-elle. Pouvons nous te faire confiance, oui ou non ?
Amber avait conscience que sa question allait jeter un froid, mais elle s'en fichait et avait décidé de ne pas tourner autour du pot.
|
|  | |

 Helen Icenight ♠ Arrivé sur Poudnoir: 13/01/2010 ♠ Parchemins postés: 1111 ♠ Âge du joueur: 17  | Sujet: Re: Quand la vérité éclate [PV Amber] Sam 13 Nov - 20:15 | |
| Helen avait remarqué dès son arrivée l'air sombre, le regard noir d'Amber, ce qui instinctivement, l'avait fait prendre la main d'Alwyn, comme elle le faisait quand elle était petite face à ses peurs. Amber était-elle une de ses nouvelles peurs ? Non, pas du tout. La métisse était son amie, mais ce qu'il lui faisait peur, c'était ce qui l'opposait à Alwyn. Elle ne savait pas ce qui était arrivé exactement durant l'enfance de l'ex-Serdaigle, mais le gallois semblait s'être attiré sa haine. Elle ne lui faisait pas confiance, tout comme Sarah ne lui avait jamais fait confiance, le traitant toujours avec une haine évidente. Elliot n'avait pas davantage manifesté d'enthousiasme quand elle l'avait évoqué. Certes, elle comprenait qu'Alwyn aspire forcément la méfiance : un vétéran de la Russie, ex-mangemort grandement érudit en magie occulte et ancienne, un gallois qui jouait avec le feu en tentant de défier les barrières de la sorcellerie... Et surtout, un ancien monstre racheté par un miracle qu'elle n'expliquait pas... Enfin, presque. Comme disait sa mère, derrière chaque changement masculin se trouvait une femme. Était cela qui avait changé Alwyn ? Qui sait... Ils s'installèrent, et bientôt, Alwyn mit les choses à plat. Ouah, direct ! Il fallait dire que tourner du pot n'était jamais bien, c'était peut-être mieux de commencer de cette manière...
- Je n’ai pas vraiment de question à te poser, répondit immédiatement Amber d'une voix où ne résonnait que son impassibilité. En réalité, j'en ai juste une, continua t-elle. Pouvons nous te faire confiance, oui ou non ?
Helen sentit un frissonnement la parcourir. Elle se mordit la lèvre et détourna le regard. Alwyn, quant à lui, fixait Amber de ses yeux déroutants, mettant encore plus mal à l'aise sa protégée et sans doute sa cousine éloignée. Puis un rictus déforma ses lèvres, avant qu'il n'éclate d'un rire aussi bref que sec, sans joie.
-On peut dire que tu es honnête, dit-il finalement avec âpreté. C'est une bonne chose, l'honnêteté n'existe plus en ces heures sombres... Comme tu t'en doute, personne ne peut savoir si on peut faire vraiment confiance à quelqu'un. Helen me fait confiance, mais c'est différent. Elle me connait depuis qu'elle a cinq ans et j'ai fais ce que je pouvais pour la protéger elle et sa famille. -Non sans arrière pensée, sans doute, l'interrompu soudainement la galloise avec une voix aussi amère que lui. Tu voulais te racheter, non ? En accomplissant une bonne action ? -Oui et non. Mais là n'es pas le sujet, Helen, laisse-moi continuer s'il-te plait...
Son ton s'était fait plus doux, mais également plus faible, laissant entendre une certaine lassitude. Elle n'insista pas, le laissant s'expliquer avec Amber.
-Je comprends ce que tu peux ressentir à mon égard. Je vois la haine et la douleur dans tes yeux. Je l'ai maintes fois vu sans la comprendre vraiment... Du temps où j'étais mangemort.
Helen sentit qu'elle avait retenu son souffle sur cette dernière phrase. Enfin, on y venait...
-Comme tu le sais Amber, les De Norlvand ne jurent que par la pureté du sang et la puissance de leurs descendants. Pour eux, seul compte l'honneur familial et notre renommée. J'ai été élevé là-dedans toute ma vie, je ne jurais que par cela, restant insensible aux autres idéologies. J'étais l'ainée, et donc l'héritier. On attendait beaucoup de moi, aussi je me suis attaché à ce que ma famille soit toujours fière de moi. J'apprenais le protocole et la langue galloise, je venais avec eux à toutes les diverses soirées qui étaient données par des familles de sang pur, méprisait les moldus et les sorciers issus d'eux...
Il jeta un regard à Helen, mais celle-ci ne disait rien, se contentant d'écouter en fermant les yeux.
-A Poudlard, à ma grande honte à l'époque, le Choixpeau m'envoya à Gryffondor. Mais plutôt que de m'apitoyer sur mon sort, je me suis mis à travailler d'arrache-pied. Heureusement pour moi, j'étais doué et mes professeurs m'encourageaient sur ma voie. J'étais toujours très en avance sur les autres, toujours plus brillant, enfin en apparence. En vérité, dès que je le pouvais, je tentais d'apprendre la magie noire. C'était difficile, car tout les livres qui m'intéressaient se trouvaient à la réserve, mais au vu de mon dossier scolaire, personne n'y trouvait à redire. A ma sortie de l'école, tout le monde me voyait comme le prochain Ministre de la Magie, comme un sorcier aussi doué que Dumbledore... Je peux le dire, il avait des craintes me concernant. Peut-être parce que mon parcours ressemblait trop à celui du Seigneur des Ténèbres : un garçon brillant issu de noble famille... Ou plutôt, un petit pourri attiré par la puissance.
Helen le dévisagea, muette, alors qu'il reprenait :
-Ce petit pourri que j'étais s'est tourné vers le Seigneur des Ténèbres, encouragé encore une fois par mes parents. J'ai gravi les échelons, je faisais partie de ses plus fidèles serviteurs, mais contrairement aux autres, je ne trouvais aucune chaleur en le vénérant. J'étais comme gelé. Je faisais tout sans aucune émotion. Seul le fait de tuer me donnait la sensation d'être vivant. Assez vite, il m'a donné l'ordre de partir pour les pays de l'Est. Grindelwald était mort, j'ai pris sa place. Je n'ai vécu que de destruction jusqu'à une rencontre qui a changé ma vie.
Il eu un sourire léger, mélancolique, avant de continuer.
-J'ai rencontré une femme... -Je le savais ! Ne pu s'empêcher de s'exclamer Helen, s'attirant un rire amusé de son mentor avant qu'il ne reprenne. -J'étais partie pour une mission avec quelques sympathisants jusqu'à ce que nous tombions dans une embuscade. J'ai été laissé pour mort et j'aurais pu effectivement mourir de mes blessures et du froid si je n'avais pas été trainé jusqu'à une grotte. Quand je me suis réveillé, j'étais allongé près d'un feu, emmitouflé dans des fourrures. Mes blessures avaient été bandées et un peu plus loin, une femme me regardait. -Et ça a été le coup de foudre ? Demanda Helen, fan des belles histoires romantiques. -Non, j'ai voulu la tuer.
Elle échangea un regard dubitatif avec Amber, qui avait finalement décidé d'écouter.
-La tuer ? -Ce qu'il faut savoir, c'est que la première chose dont je me suis rendu compte, c'était qu'elle était vampire. Blonde, jeune et belle, mais vampire. Outre le fait qu'elle a fait voler ma baguette avant que je n'ai pu faire quoi que cela soit, ses premières paroles ne furent pas les dernières que j'entendis... A moins qu'elles ne soient les dernières qu'entendis le monstre que j'étais. -Qu'es-ce qu'elle t'a dit ? -Elle s'est présenté. Elle était anglaise, galloise comme moi. A l'origine, elle était partie en Russie étudier le chamanisme, mais elle fut mordu par un vampire. Elle aurait du devenir une bête sauvage, mais ce fut tout autre. Elle résista à sa nature, ne se nourrissant que du sang des animaux qu'elle chassait. Elle refusait de se voir devenir un monstre sous prétexte que sa nature la contraignait à cela. Étrangement, j'ai trouvé un écho à ma propre histoire dans ses paroles. Comme si elle était ce que j'aurais pu devenir si je ne m'étais pas abandonné dans la magie occulte. Après, je lui ai raconté la mienne... Et je me suis rendu compte à quel point j'étais abominable. Je suis resté alors avec elle. -Comment s'appelait-elle ? -Natalie, mais elle préférait Natalya, comme le prénom russe. Elle m'a apprit à me pardonner mais à garder en mémoire mes fautes pour tenter de devenir meilleur. Elle m'a fait revivre. Et je l'ai aimé de tout mon cœur. Mais je devais revenir en Angleterre. Je le savais. Mais j'ai fais trainé les choses. Ma mère est morte en mettant au monde mon petit frère Richard, j'ai aidé un peu Agravaine, puis je suis revenu en Russie, dans l'espoir de demander à Natalya de venir avec moi. Quand je suis arrivé, je l'ai trouvé baignant dans son sang, tenant contre elle une couverture. Celle qu'elle avait fait... Pour ma fille. Avant de mourir, elle m'a dit avoir appelé notre fille Ielena. -Ta fille et ta femme... Alwyn... -Ce sont des loup-garous qui les ont tués. Je n'ai jamais réussi à trouver le corps de Ielena. J'ai cherché partout, je me suis imaginé de toutes les manières possibles et inimaginables sa mort, l'état de son corps... Je crois que c'est cela qui m'a rendu fou. Après, le reste n'est qu'une suite d'incohérences, d'images troubles, de désirs fous de ramener ce que j'avais perdu. Je ne vivais que par Natalya et Ielena. Natalya que j'avais aimé au point de m'y perdre et Ielena que je n'avais jamais pu connaitre. Je suis ensuite rentré en Angleterre. Amber, tu connais la suite, hélas.
Helen resta muette, incapable de parler. Alwyn avait tout dis enfin sur son histoire. Ou presque tout. Elle savait désormais pourquoi il avait changé, pourquoi Ielena, cette créature portant le nom de sa fille disparu, avait existé. Il avait voulu ramener sa fille. Mais même le plus puissant sorcier du monde ne peut créer le vivant. Il s'était retrouvé avec une mage noire incapable d'autres sentiments qu'une indéfectible loyauté envers son maitre. Pas sa fille. Elle regarda son assiette, sentant en elle un titanesque sentiment d'impuissance... Et comme un pressentiment.
-Alwyn, j'ai l'age de ta fille, non ? Environ... -Je sais à quoi tu pense. Et j'y ai pensé dès que je t'ai rencontré. Natalya m'a montré des photos d'elle quand elle était jeune. Ses yeux étaient noirs ébène, un peu comme les tiens. Et tu porte le même nom. Ielena est une des formes russes d'Helen. Lorsqu'on a découvert que tu étais sorcière, j'ai pris tes parents à part et je leur ai demandé si tu avais été adoptée. Ils m'ont certifiés que non, ils m'ont montrés de plus les photos de ta naissance, ton acte et quelques autres preuves. Tu n'es pas ma fille, Helen, si cela peut atténuer tes doutes. De plus, tu serais à moitié vampire si c'était le cas. Et cela ne l'est pas.
Elle hocha la tête, prenant sa cuillère pour la faire tourner dans son assiette. Elle portait le même patronyme que la fille d'Alwyn... C'était une redoutable coïncidence qui provoquait un grand trouble en elle. Mais elle était la fille de deux moldus, pas d'un ancien mage noir et d'une vampire.
-Mon histoire répond-elle à ta question ou te faut-il d'autres preuves ? S'enquit Alwyn à Amber. |
|  | |

 Amber Céleste ♠ Arrivé sur Poudnoir: 27/09/2009 ♠ Parchemins postés: 1684 ♠ Âge du joueur: 18  | Sujet: Re: Quand la vérité éclate [PV Amber] Dim 14 Nov - 18:52 | |
| Amber écouta très attentivement l'histoire de son cousin. Personne dans sa famille n'avait jamais sût ce qu'il s'était passé, pourquoi il était devenu à moitié fou, pourquoi il avait arrêté d’être le gentil toutou de Voldemort. Il n'en avait jamais pipé mot même sa soeur Alys qui mangeait maintenant les pissenlits par la racine ne l'avait jamais sût. L'homme en avait bavé, plus que bavé même. Femme et fille morte, tuées par des loup-garous. Instinctivement la jeune femme regarda sans vraiment savoir pourquoi le berceau de l'enfant qui dormait paisiblement. Et dire que sa mère avait appartenu à ces créatures sanguinaires.
Amber était loin d'être quelqu’un d'insensible et pour la première fois depuis longtemps, depuis sa naissance en fait, elle ressentit de la compassion pour le sorcier assit en face d'elle. Mais malgré tout lui revenait toujours l'image de l'ancien Alwyn. Le mangemort qui avait tué de nombreuse personne juste pour être dans les bonnes grâce de l'autre face de serpent. Ça elle ne pouvait l'oublié et malgré tout, sa méfiance était toujours présente, même après qu'il est raconté sa triste histoire. On efface pas la peur et la méfiance d'un coup de baguette magique, ce serait trop simple.
-Mon histoire répond-elle à ta question ou te faut-il d'autres preuves ? S'enquit Alwyn à Amber.
- Tu doit savoir ce que je pense de toi Alwyn, répondit Amber d'une voix neutre d'où ne transpirait aucune émotion. Je ne peux pas oublier comme ça mais disons que tes explications vont m'y aider. Je suis désolé mais cela prendra du temps.
Beaucoup de temps. Amber n'était pas du genre à oublier et donner une seconde chance n'était presque plus envisageable à cause de son nouveau...statut dirons nous. L'ex Serdaigle, qui était déjà très méfiante de nature, était devenue rancunière et terriblement parano craignant des coups foireux à chaque fois qu'elle parlait à quelqu'un ou qu'elle se lançait dans une quelconque action. A se train là, la jeune métisse allait devenir complètement cinglée d'ici peu. Cinglée et meurtrière, la tête emplie d'envies vengeance (oui car elle n'avait pas oublié, loin de là, qu'elle devait retrouver les assassins de ses parents biologiques et les couper en rondelle avant de les donner à manger au chat de Helen si elle ne se faisait pas découpé avant) bref une folle à enfermé.
La jeune femme ne savait pas tellement comment Alwyn allait réagir à sa réponse. Lui ferait-il la tête ? Au mieux peut-être et au pire elle s'en fichait comme sa première chaussette en laine. De toute façon elle n'allait pas rester créché chez son cousin trois cents ans. Déjà parce qu’elle se sentait mal à l'aise mais aussi car elle avait certaines affaires à réglé et aussi car elle aimerais bien retrouver la trace de Mandrake, à moins qu'il ne soit rentrée à Poudlard et dans ce cas là ce n'était même pas la peine d'y penser. Alors quoi ? Elle allait devoir attendre qu'il appelle sur son portable ? Génial...
|
|  | |

 Helen Icenight ♠ Arrivé sur Poudnoir: 13/01/2010 ♠ Parchemins postés: 1111 ♠ Âge du joueur: 17  | Sujet: Re: Quand la vérité éclate [PV Amber] Sam 20 Nov - 22:17 | |
| Amber avait écouté attentivement tout le long. Son visage fatigué n'exprimant rien si ce n'est qu'une compassion naissante, un sentiment de pitié dans son regard désabusé. Helen félicitait intérieurement ce premier pas, sans doute le plus dur à faire. La galloise le savait, pardonner Alwyn n'était pas chose aisée. Il avait été quelqu'un de trop cruel, de trop inhumain. Les mangemorts tuaient pour une raison toujours précise : par plaisir, par devoir envers leur maitre, contre récompense. Alwyn, lui, avait tué simplement pour avoir l'impression de ne pas être immatériel. Il n'avait eu aucune vraie raison de devenir ce qu'il avait été, à part pour faire bonne impression par rapport à sa famille. Mais en Russie, celle-ci n'était pas là, il aurait pu tout arrêter. Il avait continué et ne devait sa rédemption qu'à une jeune femme courageuse et bienveillante au delà du possible... Une personne bienveillante... Elle croisa les bras sur la table pour fixer son reflet dans son verre. Pour voir une jeune femme semblant avoir la vingtaine, aux grands yeux sombres emplis de tristesse et de lassitude, ses boucles brunes tombant son visage pâle aux traits tirés. Elle n'était pas dans le triste état d'Amber, mais s'en rapprochait. Surtout qu'elle n'avait pas été épargné au niveau blessures. Si elle devait résumer, une grand cicatrice barrait son ventre, rappelant douloureusement le Bombarda de Scofield et des cicatrices plus petites parsemaient son corps depuis que Matthew lui avait infligé un Cantenae. C'était les blessures dont on se rappelait d'elle, tout comme les marques en forme de fer à cheval que l'on apercevait parfois sur ses bras. Elles faisaient désormais partie intégrante de son corps, elles retraçaient son histoire... Mais le temps avait passée, l'histoire continuait d'être écrite. Avec la crasse, personne n'avait pu remarquer la cicatrice qui barrait sa joue, lui donnant des traits plus durs, plus anguleux d'un côté du visage. Il s'agissait d'un souvenir de Russie, tout comme d'autres blessures. Avec Sarah, les blessures se voyaient moins. Certes, son bras était bandé et un coin de sa bouche était devenu bleu sous l'effet d'un coup, mais sinon, le reste était du domaine osseux... Et mental. Mais elle ne continua pas ses réflexions et pensées, préférant écouter Amber.
-Tu doit savoir ce que je pense de toi Alwyn. Je ne peux pas oublier comme ça mais disons que tes explications vont m'y aider. Je suis désolé mais cela prendra du temps.
La galloise rejeta son attention sur son ami qui avait hoché la tête, l'air toujours aussi sombre, dur. Son visage semblait taillé dans le granit, un granit vieux comme le monde, sévère comme un roi ancien, ses yeux embrasés ne laissant que cendre et regrets alors qu'il se relevait, s'excusant car il devait renforcer les défenses de la maison avant de consulter quelques ouvrages à la bibliothèque. Amber fini son assiette et ce fut à son tour qu'elle disparu, sans doute pour aller se coucher. Laissant le soin à l'elfe de maison de nettoyer la table, Helen prit la petite de Sarah et Elliot dans ses bras, faisant attention à ne pas trop appuyer sur son membre blessé avant d'aller s'assoir avec elle dans le sofa du séjour. Les flammes virevoltaient dans la cheminée, exécutant une danse étrange, douce et dangereuse à la fois. C'est en regardant ce feu qu'Helen commença à parler. A parler au petit être qui s'agitait dans ses bras.
-Tu sais, ta maman est morte... A cause de moi. Tout comme Crystal est morte à cause de moi. Toute les deux voulaient ma mort et toutes les deux me détruisent même après leur disparition... Mais, d'une certaine manière, je sais que ce que j'ai fais... Est juste. Tu sais, personne ne le sait... Personne ne sait que ta mère voulait ta mort. Il voulait que toi aussi tu disparaisse. J'ai aussi fais ça pour toi... Et maintenant, je me sens... Plus que responsable de toi.
Elle jeta un regard à la petite qui semblait l'écouter en gazouillant un peu, ses yeux bleus si purs et innocents semblant la dévisager minutieusement. Rien que voir ce petit visage envahissait Helen d'une chaleur aimante, purificatrice, comme si on la plongeait dans une source chaude pour récurer son âme. Elle sourit et caressa du bout de ses doigts la petite joue.
-Elliot te donneras peut-être un nom, mais j'aimerais t'en donner un. T'en donner un comme une maman, parce que je sens que c'est ce que je dois être pour toi. Peut-être est-ce pour cela que je suis devenu hors la loi... Pour pouvoir te sauver et t'élever... Pour que je puisse faire de toi quelqu'un de bien...
Elle serra la petite dans ses bras, s'allongeant sur le sofa pour être plus à son aise. Elle resta un instant ainsi, les yeux mi-clos, avant de dire à la petite d'Elliot :
-Je t'appellerai Ielena, comme la fille d'Alwyn. Elle a été la fille d'une vampire, tu sais. Toi aussi, tu as du sang de vampire, mais cela ne voudra pas dire que tu seras un monstre. Qu'importe ton sang ou ta nature. Pour moi, tu seras toujours cette adorable petite fille que j'aimerai toujours.
Elle sourit un peu plus largement, avant de fermer les yeux, Ielena contre elle, sa présence rassurante l'emmenant se blottir dans les bras de Morphée. Quand Alwyn entra dans le séjour peu après, il trouva sa protégée sur le sofa avec la petite de Sarah dans les bras, toutes les deux dormant à poings fermés. Il ne fit aucun bruit pour ne pas les réveiller, mais les couvrit d'une couverture avant de monter les escaliers, adressant un regard de tendresse paternel à la petite galloise. Pour lui, elle n'était encore qu'une enfant innocente, comme pour beaucoup de personnes d'ailleurs. Un peu trop innocente, sans doute, mais c'était ce qui faisait son charme. Elle avait encore un peu le temps de grandir, de s'affirmer, mais jamais cette gentillesse naturelle dont elle était pourvue ne disparaitrai vraiment. Il espérait juste qu'elle évoluerait dans le bon sens. Trop de dureté n'était jamais bon non plus, il fallait trouver un juste milieu... |
|  | | | | Quand la vérité éclate [PV Amber] | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|