POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Raise your glass ! [Terminé]

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MessageSujet: Raise your glass ! [Terminé] Mer 23 Fév - 15:07

Ca le prenait toujours au crépuscule. Toujours. Le soleil se couchait au dessus de l'horizon comme un disque sanglant. Le ciel, bien que toujours bleu, devenait de plus en plus sombre. Ca s'appelait l'heure bleue.
Il y avait toujours une certaine tristesse dans ces moments là. Le poids des souvenirs se faisait plus fort, beaucoup plus oppressant. La solitude tombait lourdement sur les épaules d'Abraxas, à la manière d'une chape de plomb.
Le paysage était blanc. Il avait neigé à gros flocons sur tout le pays, cette semaine. La neige avait tout recouvert, assourdissant les bruits, empêchant les gens de sortir. Abraxas, seul au fond de son immense manoir écossais, avait meme l'impression que toute vie s'était arrêtée. Il se sentait de plus en plus seul. Ca ne changeait pas beaucoup de d'habitude. Abraxas était de plus en plus solitaire depuis que ça femme était morte.
Amanda.
Ca faisait déjà trois ans qu'elle était morte. Mais la souffrance était encore présente. Elle lui manquait. Abraxas aurait donné n'importe quoi pour n'avoir vécu qu'un long cauchemar, et se réveiller auprès d'elle comme avant.
Il n'aimait plus la vie depuis qu'elle était morte. Il ne fréquentait plus personne, avait coupé les ponts avec à peu près tout le monde. Il trouvait que les gens était trop bruyant, trop joyeux, trop heureux de vivre. Amanda était morte. Pourquoi personne ne partageait-il sa tristesse ? Comment pouvait on etre heureux après ça ? Abraxas ne comprenait pas, et ne voulait pas comprendre. Il laissait faire, et évitait tout le monde comme la peste. Personne ne pouvait le comprendre, et il ne comprenait personne. Alors il préférait vivre coupé du reste du monde. Ca évitait bien des problèmes.
Sauf dans des soirs comme celui-ci. Quand la solitude et les souvenirs l'envahissaient de toutes parts, Abraxas avait besoin de voir des gens. Il avait besoin de se rappeler que non, il n'était pas seul. Qu'il y avait des gens vivants autour de lui. Des gens heureux.
Abraxas ne croyait pas au bonheur, ne se considérait pas comme vivant. Mais dans ces moments là, contrairement à d'habitude, il ne ne savait plus vraiment s'il détestait ces sentiments ou non. Inconsciemment, il se disait quand meme que ce n'était pas plus mal que tout le monde ne soit pas comme lui. La tristesse était un bien lourd fardeau à porter, et il plaignait les gens dans le meme cas que lui.
C'est ainsi que ce soir là, vers vingt heure trente, il s'était retrouvé à Pré-au-lard. La neige crissait au fur et à mesure qu'il marchait. Il y avait de la lumière aux fenêtres, des gens dans les rues. Abraxas se demanda un instant où aller. Aux Trois Balais, ou à la Tête de sanglier ? Il s'arrêta à un croisement pour décider où se diriger. Finalement, il opta pour les Trois Balais. Il n'avait rien contre la Tête de sanglier, mais il aimait avoir un verre propre et une boisson identifiable.
Il entra donc dans la chaleur et l'ambiance bonne enfant du bar de Madame Rosmerta, et s'installa à une table libre. L'établissement était bondé, cependant la patronne le connaissait, et ne tarda pas à lui servir un whisky pur feu. Abraxas jeta un œil aux clients. Il y avait bien deux ou trois serviteurs des Ténèbres, mais la majorité des clients étaient des gens normaux. Il était toujours étonnant de constater que les bars étaient toujours remplis, meme en cette période sombre. Abraxas eut un vague sourire. Les gens venaient plus parce qu'ils essayaient d'oublier leurs problèmes. De se dire que tout n'était pas si noir que ça.
Lui n'était pas différent. Il était venu pour oublier dans la boisson ses souvenirs. Mais le problème, c'est qu'Abraxas oubliait à chaque fois que l'alcool ne lui faisait pas grand-chose. Mis à part lui ficher mal au crane.
Il revoyait avec précision la scène de la mort d'Amanda. Lui, Lucius, et Avery en train de parler. Amanda s'autorisant un sourire. Bien qu'Amanda fasse partie de la famille des Lestrange, et soit issue de sang-pur, c'était une résistante et elle ne partageait pas les idées des mangemorts.
Et puis les aurors qui débarquaient. Lui qui tentait de protéger Amanda, mais qui échouait en se faisant détruire la jambe au passage. Amanda qui tombait, frappée par cinq Avada Kedavra en meme temps.
Puis plus tard, lui qui se vengeait en tuant les aurors qui l'avaient assassinés. Lui découvrant que les aurors avaient été soumis à l'Imperium par un mangemort.
Abraxas s'était senti trahi. Ce jour là, il avait su qu'il ne croirait plus ni en rien ni en personne. Plus jamais.
Le bruit d'une chaise qu'on tire (celle en face de lui), le ramena à la réalité. Une femme. Plus précisément, une professeur de Poudlard et une serviteuse des Ténèbres. Il ne se rappelait plus de son nom, bien qu'il l'ait déjà rencontré quelque part.
Il alluma un cigare, et demanda :
"-Qui etes vous ?"


Dernière édition par Abraxas Malefoy le Ven 25 Fév - 17:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Jeu 24 Fév - 17:12

Elégante femme-enfant, parfois amazone, parfois sensuelle, la jeune LeeRoy n’attirait pas les regards par son physique, sa chevelure, ses yeux ni par sa présence. Quand on se permettait de jeter un œil sur elle, on relevait tout d’abord ses cotés froid et mystérieux, ses airs distants et réfléchis. Au premier abord donc, on ne s’attardait pas sur elle. Puis, quand on regardait de plus prêt, on se rendait compte que son regard paraissait triste et lointain, que son visage n’avait pas un seul trait d’expression et que ses lèvres n’haussaient que des sourires discrets. On pourrait presque ressentir la cassure qu’il y avait en elle si on prenait le temps de s’attarder sur elle.

Elle avait passé de longues semaines enfermées dans Poudlard à cause de l’histoire du virus du Bal d’Halloween. Elle y avait tourné en rond. Professeur de Sortilèges et quasiment maître dans ce domaine, elle n’avait donc plus eu de cours à donner, car pas de pouvoir pas de baguette, et elle n’avait entrepris que quelques groupes d’études afin de renforcer les études théoriques de ses élèves. Mais cela ne lui suffisait pas pour penser à autre chose durant ses moments de libre. Elle s’était totalement effacée durant cette période. Son mentor ne s’était préoccupé que de l’antidote. Son amant s’était isolé et elle avait même subi les colères de ce dernier à cause de sa perte de pouvoir.
Elle s’était retrouvée seule. Et la solitude faisait cogiter. Elle, ses pensées s’étaient tout d’abord tournées vers son statut, et ses projets quand elle retrouverait ses facultés magiques. Puis une fois ses plans parfaitement clair, elle s’était laissée aller à la nostalgie du passé. Son défunt mari, son fils qui avait été enlevé et dont elle n’avait eu même pas une seule nouvelle, pas un seul espoir. Et puis à sa dernière mission avec Scofield, ils avaient découvert ce trafic d’enfant par les résistants. Elle avait eu mal au cœur en imaginant son fils dans une autre famille, dans les bras d’une autre mère. Entre colère et larmes, elle aurait fini dans la folie si elle n’avait pas pris la décision de devenir cobaye à la place d’un élève comme le lui avait ordonné le sous-directeur.

Mais toute cette histoire était derrière elle, derrière eux.
Elle était à présent bien décidée de reprendre ses recherches et grâce à leur découverte, elle avait à présent des pistes.
Pouvant enfin sortir de Poudlard, elle avait décidé d’aller dans un lieu plutôt fréquenté et de reprendre ses investigations. Il y avait toujours quelqu’un, qui au fil de la conversation, ne pouvait résister à son charme et lui donnait un minimum d’information ce qu’elle désirait, ou plus selon son humeur à elle.
C’était donc confiante qu’elle était entrée dans les Trois Balais.

Frédérique portait ce jour là un long jupon noir recouvert de diverses coutures en dentelle, ses bottes en cuir noir et une cape tout aussi noire qui recouvrait ses épaules. Son haut vert ouvert sur son cou pâle et le haut de sa poitrine était lui aussi en dentelle au niveau du col et des manches. Le médaillon de Serpentard s’était glissé entre celle ci lui donnant un attrait plutôt plaisant. Elle avait pris soit d’enfiler une seule un seul gant qui remontait jusqu’à son coude afin de dissimuler les brûlures causées par un sort puissant qu’elle ne parvenait pas à se débarrasser depuis sa première mission.

On ne pouvait dire qu’il y avait réellement du monde ce jour là. Pas le monde qu’elle espérait trouver. Le bruit des différentes voix couvrait parfaitement ses pas. Alors qu’elle parcourait la salle des yeux, elle vit un membre de la célèbre famille des Malefoy. Abraxas. Elle admirait cette famille, du Ministre qui avait été son camarade de classe, jusqu’à leur cousin. Pourtant, à part ce dont tout le monde savait d’elle, elle ignorait tout de cette famille.
Cela ne lui coûtait rien d’aller à sa rencontre. Surtout que cet homme ne lui était pas totalement étranger bien qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de parler avec lui.

Alors qu’il semblait perdu dans ses penses, elle tira la chaise qui lui faisait face et sans attendre qu’il accepte qu’elle y prenne place, elle s’y laissa asseoir alors qu’il vint à se rendre compte de sa présence presque immédiatement.
Il le demanda qui elle était tout en allumant un cigare. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il sache son nom. On ne se souvenait que rarement des personnes que l’on croisait, sauf quand on avait un certain intérêt à leur parler.


« Professeur Frédérique LeeRoy… Je vous ai à plusieurs reprises croisés entre les murs de Poudlard… Vous avez reçu à la commission quelques uns de mes petits protéger… La directrice de maison que je suis aimerait s’assurer que vous n’ayez pas eu quelques difficultés… »

Belle entrée en matière. Il était évident qu’elle n’allait pas lui parler directement des enlèvements, cela ne pouvait que relever une certaine suspicion de la part de cet homme. Elle savait diriger les conversations. A elle de faire preuve d’habilité avec lui…
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Jeu 24 Fév - 18:31

« Professeur Frédérique LeeRoy… Je vous ai à plusieurs reprises croisés entre les murs de Poudlard… Vous avez reçu à la commission quelques uns de mes petits protéger… La directrice de maison que je suis aimerait s’assurer que vous n’ayez pas eu quelques difficultés… »
Abraxas croyait rêver. Pourquoi, mais pourquoi, avait-il fallu qu'il tombe sur une serviteuse des Ténèbres, qui plus est une connaissance de Lucius ? Il aurait voulu rester seul, en paix, en proie à ses doutes et à ses souvenirs...
Maintenant qu'elle lui disait son nom, il se rappellait d'elle. Professeur de sortilège à Poudlard, serviteuse des Ténèbres, Frédérique Leeroy était connue, et meme appréciée par la plupart des mangemorts. C'était aussi une des connaissances de Drago Maintenant devenue femme, elle était impassible et froide. Mais cette froideur lui rappelait quelqu'un d'autre. Elle lui ressemblait. Il y avait quelque chose en elle, une cassure indicible et pourtant bien présente qu'Abraxas devinait plus qu'il ne voyait. Qu'est-ce qui s'était produit dans le passé de la jeune femme pour qu'elle en arrive là ?
Il fit donc un effort pour ne pas l'envoyer promener immédiatement, et reprit poliment, d'un ton badin et calme :
"Vos élèves ont de la chance que vous vous intéressiez autant à eux...Je dois dire qu'ils ne m'ont pas posé problème. Mais dites moi plutôt...Vous devez avoir connu un peu Drago, non ? Il doit avoir à peine un an de plus que vous..."
Il fallait qu'il trouve un sujet de discussion. Il ne savait guère trop ce que la jeune femme lui voulait, mais il ne voulait pas avoir d'ennui avec les mangemorts. Lucius et Drago s'étaient déjà arrangé d'autres fois avec le ministère, mais Abraxas ne voulait pas trop forcer le destin.
Avisant Madame Rosmerta qui passait par là, il demanda :

"Me permettez vous de vous offrir quelque chose ?"
Il reprit une gorgée de whisky pur feu. Adressa un sourire à la jeune femme. Sourire badin, indifférent...il n'y avait plus de sentiments chez Abraxas depuis bien longtemps.
Il tira une autre bouffée de son cigare. La vraie partie commençait maintenant, et il n'avait guère l'intention de se faire mener en bateau. Il demanda donc, d'un ton suave, comme si le sujet n'avait aucune importance :

"Puis-je savoir ce qui vous a décidé à choisir ma table, sans indiscrétion ?"
A vrai dire, c'était surtout de la curiosité. Abraxas se demandait ce que la jeune femme attendait de lui. Il ne voyait pas vraiment ce qu'il pouvait lui donner...Il attendit donc d'avoir une idée plus précise avant de continuer, et tira de nouveau sur son cigare.


[Hj : Je pense que c'est plus court que la dernière fois, mais là je vois pas trop quoi ajouter...]
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Ven 25 Fév - 18:24

Elle dévisagea l’homme. Il semblait se passer de nombreuses réfléxion dans son esprit, si nombreuses que cela donnait envie de lire dans son esprit. Mais bien que curieuse, elle ne prit pas le temps de le faire, se laissant le bénéfice du mystère qu’il dégageait. Il restait poli et calme alors qu’elle aurait parié qu’il l’enverrait promener. Même si il l’avait fait, elle l’aurait remis à sa place lui indiquait sa faible position de commissaire du sang alors qu’elle, elle était une valeur montante dans les rangs du Lord. Il était donc plus risqué de s’attaquer à elle, qu’elle s’attaquer à lui. Quoi que, il était un Malefoy et le Ministre n’apprécierait pas.

« Et j’ai de la chance d’avoir le respect de mes élèves, sinon je ne prendrais même pas le temps de m’intéresser à leur cas… »

Son ton était tout aussi calme que l’homme mais elle démontrait une présence bien plus posée et vile. Alors qu’il ne semblait pas très enclun à la discussion, marquant ainsi un silence, il vint à interpeller Madame Rosmerta et proposa à boire à la jolie brune. Celle-ci accepta en s’accordant une Bièraubeurre réservant les alcools forts pour des soirées bien particulières.
La commande passait, les boissons déposées, ils reprirent le cours de la conversation. En effet, l’homme lui avait parlé de Drago, l’un des rares garçons qui n’avait pas succombé à la folie ravageuse de son charme quand elle était à Poudlard.


« Notre Ministre, plus jeune d’un an que moi, a bien été élève à Poudlard en même temps que je l’ai été… Que vous le pensiez plus vieux que moi, je ne m'y serais pas attendue, ainsi que le fait que je puisse faire encore plus jeune que je n’en ai l’air… »

Elle sourit en coin. Elle recherchait la jeunesse et la beauté éternelle. Ce n’était pas pour rien qu’elle vouait un envie commun d’immortalité avec son mentor. Mais ce n’était pas là le sujet, ici il était question deux sorciers qui avaient perdu des êtres chers et qui pourraient avoir un but commun, ou pas.
Reprenant une gorgée de son whisky, il adressait un sourire à la jeune femme. Celle-ci s’adossa à son siège. Son sourire en coin avait disparu et elle avait repris son air distant. Tirant des bouffées sur son cigare, plutôt désagréable, il entra dans le vif du sujet, s’était à dire sa venue à sa table.


« Vous êtes un homme intelligent Monsieur Malefoy… J’ai décidé de me joindre à votre table car vous êtes ici le seul membre du Ministère à y être présent… Et j’ose imaginer qu’au Ministère, les choses se savent assez vite, surtout les choses publiques… »

Elle prit son pichet de Bièraubeurre entre sa main gantée et sirota doucement une gorgée. Il n’était jamais bon d’en dire trop d’un coup et elle voulait voir avant de l’interroger sous forme de discussion amicale, si il était disponible à la conversation…

[ HJ : Ce n'est rien, ma réponse n'en est pas plus concéquente. Mais ce n'est pas la longueur d'un poste qui est important, mais son contenu Wink ]


Dernière édition par Pr Frédérique LeeRoy le Sam 26 Fév - 15:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Sam 26 Fév - 14:12

C'était une jolie femme, il fallait bien l'admettre. Laissant son cigare se consumer entre ses doigts, Abraxas s'amusa un instant à l'observer. Brune, au premier abord froide et glaciale, quand on s'attardait un peu sur elle on découvrait une femme séduisante. Il sentit un instant la menace qui pesait sur lui. Elle savait comment s'attirer les faveurs des gens. Abraxas devina que si elle le voulait, LeeRoy pouvait se mettre n'importe quel homme dans la poche. Y compris lui s'il ne faisait pas attention.

Manque de chance pour elle, Abraxas était aussi un séducteur acharné. Ca avait commencé tôt, à Poudlard. La distance qu'il gardait avec tout le monde, sa froideur, avait contribué à lui conféré une aura de mystère, renforcée par un charisme indéniable. Et meme aujourd'hui à cinquante et un ans, il savait encore se servir de ce pouvoir pour obtenir ce qu'il voulait. Il arrivait fréquemment que des femmes lui tournent autour, bien que parfois elles soient de vingt ans plus jeunes que lui.

En étant honnête, Abraxas devait admettre qu'il aimait bien la jeune femme. Son intelligence, et la ressemblance qu'il observait avec son propre caractère lui plaisaient. Ca n'irait pas plus loin, mais c'était assez pour qu'il ne l'envoie pas promener et continue de parler avec elle de façon amicale.


"Et j’ai de la chance d’avoir le respect de mes élèves, sinon je ne prendrais même pas le temps de m’intéresser à leur cas…


-En étant directrice de Serpentard, vous ne devez pas avoir beaucoup de problème...Et je parle en connaissance de cause, y étant moi meme été autrefois."

Si les Serpentards n'étaient pas tendres avec les autres élèves, ce qui étaient logique, il fallait bien que les vrais sorciers remettent les autres à leur place, ils était plutôt agréables avec les enseignants. Enfin, ceux qu'ils aimaient bien. Dont leur directeur ou directrice de maison.

La commande arriva. Une Bierraubeurre. Bon, si le whisky pur feu ne faisait pas grand chose à Abraxas, il admettait volontiers que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Il ne releva donc pas et continua la discussion, tirant quelques bouffées de son ciga
re.

"Notre Ministre, plus jeune d’un an que moi, a bien été élève à Poudlard en même temps que je l’ai été… Que vous le pensiez plus vieux que moi, je ne m'y serais pas attendue, ainsi que le fait que je puisse faire encore plus jeune que je n’en ai l’air…"

Abraxas ne répondit pas. Ainsi donc elle était plus vieille que Drago. Mais pas de beaucoup. Un an de plus que Drago, cela voulait dire qu'elle avait...oui, elle devait avoir vingt quatre ans. C'était jeune. Si jeune, pour etre plongée dans l'enfer de la guerre. Si jeune pour décider de suivre le Lord. Si jeune pour avoir autant souffert. Car elle avait souffert, c'était évidant. Il ne savait pas ce qui s'était produit dans la vie de la jeune femme, mais Abraxas devinait qu'elle avait perdue quelqu'un d'important à ses yeux. Restait à découvrir qui...

"Vous êtes un homme intelligent Monsieur Malefoy… J’ai décidé de me joindre à votre table car vous êtes ici le seul membre du Ministère à y être présent… Et j’ose imaginer qu’au Ministère, les choses se savent assez vite, surtout les choses publiques…"

La fumée du cigare la gênait. Abraxas décida d'avoir un bon geste, et l'écrasa dans le cendrier :

"Excusez moi pour le cigare, c'est une mauvaise manie que j'ai prise dans les bas fonds moldus...mais c'est une longue histoire, et elle n'a que peu d'intérêt ici."

La vérité, c'est qu'a moins d'y etre obligé, Abraxas ne voulait pas parler d'Amanda. Ni de ce qu'il avait fait pour se venger. Et encore moins du fait que c'était un mangemort le responsable de tout ça. Il n'avait pas du tout l'intention d'entrer en conflit avec une serviteuse des Ténèbres prometteuse, qui deviendrait un jour une mangemorte.

Il accepta cependant le compliment d'un hochement de tete, et reprit :

"Je vous remercie, Miss LeeRoy...Et je vous prie de croire qu'au ministère, les choses privées se savent aussi très vite...Mais je pense que vous avez frappé à la bonne porte ce soir. Bien qu'étant un simple commissaire du sang, je dois avouer que j'en sais un peu plus que la moyenne..."

Abraxas disait cela sans se vanter. Drago lui fournissait souvent des informations de première main, si bien qu'il était toujours au courant de l'actualité. Il avait une certaine influence d'ailleurs, malgré son poste peu important. On lui avait proposé plusieurs fois des postes d'importance. Et à chaque fois, il avait refusé...Il faut dire que son travail intéressait peu Abraxas.

Calé dans son fauteuil, impassible, un vague sourire aux lèvres, il attendait que la jeune femme précise ce qu'elle voulait. La discussion ne manquait pas de piment et Abraxas attendait impatiemment de voir jusqu'où cela irait...





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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Sam 26 Fév - 20:06

Alors qu’elle sirotait sa boisson, elle sentait bien le regard de l’homme se poser sur elle, un regard pas totalement désintéressé. Elle était plutôt du genre à aimer la chair fraiche, les hommes et les femmes plutôt jeunes entre les premiers jours de leur majorité et leur trentaine d’année. La jeunesse éternelle n’allait pas que dans son propre physique à elle, mais dans ses relations charnelles. Pourtant, elle ne pouvait nier qu’il était un bel homme, assez potable pour une soirée si elle en décidait. Car elle le savait, quand elle usait de ses charmes, on ne lui résistait qu’un instant avant de succomber à elle. Qui n’appréciait pas d’avoir pour compagnie que la jolie jeune femme qu’elle était ?

Les jambes croisées sous son long jupon noir qui recouvrait ses jambes toutes aussi longues, elle se tenait toujours adossée à sa chaise, droite et sérieuse à la fois. Il semblait calme, voir trop calme. Il pouvait y avoir quelque chose de déstabilisant dans son attitude, mais la jeune femme aimait la nouveauté et se faire déstabiliser par l’attitude d’une simple connaissance la captivait. Elle était finalement satisfaite d’avoir pris le temps de sortir de Poudlard pour venir dans ce lieu. Elle était persuadée d’y trouver des réponses, elle y trouvait en plus une compagnie intrigante mais intéressante.

Ils avaient commencé à parler, et rapidement la conversation se trouva intéressante et mature. Cela la changeait des idioties de ses élèves. Des semaines parmi eux et exclusivement parmi eux lui avait montré à quel point elle avait grandi, à quel point elle était devenue femme.
Il lui parla, sans surprise, de sa position à Poudlard. Elle n’était pas du genre à s’y attarder mais elle savait qu’il n’y avait que ça pour ouvrir sans animosité une conversation. Et il avait l’impression de se souvenir d’elle mieux qu’elle ne l’aurait pensé. Mais elle appréciait le fait de marquer aussi rapidement et profondément les personnes qu’elle croisait.


« J’ai beau dirigé la grande maison du Seigneur des Ténèbres, j’ai pourtant quelques difficultés, surtout en ce qui concerne les autres maison… Mais plus le temps passe et plus on constate ce dont je suis capable et leur respect n’est que plus grand de jour en jour… »

Elle savait charmer chaque personne qu’elle décidait de charmer, chaque personne sauf ses élèves. Bien que certains fussent en âge de l’intéresser, leur immaturité lui donnait du mal à conquérir ces jeunes gens. Qu’importe. Elle avait d’autres proies qui l’intéressaient et elle n’était pas du genre à s’arrêter sur une seule personne. Et puis, ils étaient mal venu de refuser quelques propositions qu’elle pouvait leur faire. Elle était la protéger de Brom, quasiment le bras droit de Scofield pour le coté officiel et son amante pour l’autre coté. On savait la menace qu’elle pouvait être. Il était donc préférable d’avoir ses faveurs que l’inverse. Troy et Mandrake l’avaient comprit, et pourtant elle n’avait pas eu besoin de les mettre dans son lit pour cela.

Malefoy lui affirma qu’il faisait parti des Serpentard, elle n’en doutait pas. Sa famille était tous passée chez les verts et argent, à part un seul d’entre eux, qui était devenu, sans surprise, un traitre. En parlant des Malefoy, il ne répondit pas à ses propos au sujet de Drago. Elle était finalement satisfaite de ne pas l’avoir charmé. Si ce dernier avait eu quelques sentiments pour elle, elle aurait du subir le sort des autres femmes de leur famille, en dehors de Beatrix. C’était à dire rester sagement à la maison pendant que les hommes réunissaient les meilleures missions. Elle n’aurait pas supporté une telle situation.

Abraxas remarqua sa contrariété au sujet de la fumée de son cigare qu’il éteignait sans attendre en l’écrasant dans le cendrier. Un homme attentif aux femmes, cela était plutôt rare par les temps qui courent. Elle inclina légèrement la tête en signe de remerciement.


« J’aime les longues histoires, Monsieur Malefoy… Et j’ai toute la soirée devant moi… »

En effet, elle était curieuse et friande de toute histoire personnelle, surtout quand il s’agissait de personnes dans l’ombre des personnalités.

Elle souria en coin à ses derniers propos. Elle avait en effet tout son temps, et surtout toute la soirée de disponible pour écouter une longue histoire, pour l’interroger en finesse, ou pour tout autre chose. Elle était de bonne humeur et parfaitement rétablie. Elle se trouvait en parfaite disposition pour tout sujet.

Elle écouta donc ses explications au sujet du Ministère, explications qu’il semblait donner sans se vanter. Elle était satisfaite de s’être adressée à la bonne personne. Il aurait été difficile d’imaginer que Drago ne fournissait pas des informations croustillantes à un membre de sa famille. Bien que pas mal dans son genre, le jeune Ministre n’était pas discret ni réfléchi. Au contraire, il se trouvait bien plus vantard que ses ainés. Elle avait déjà eu l’occasion de voir ses exploits à Poudlard.


« Il n’y a pas à me remercier… Je ne suis pas femme à complimenter à la légère… »

Pourtant elle acceptait volontiers les remerciements qu’il lui accordait.
Calé dans son fauteuil d’un air impassible, il lui avoua ensuite que les affaires publiques comme privées se savaient assez vite au sein du Ministère et elle devina qu’il ne lui serait d’aucun mal de lui révéler quelques détails. Elle allait avoir plus d’informations qu’elle ne pouvait l’espérer. Et dire que cela faisait un an qu’elle faisait ses recherches, une bien trop longue année.


« Puis-je tout d’abord m’assurer de votre entière discrétion pour ce que nous pourrions dévoiler dans la suite de cette conversation… ? »

Elle ne pouvait s’empêcher une certaine méfiance. Elle savait comment réagissait Scofield quand elle le contrariait. Elle ne voulait pas connaitre sa réaction si il apprenait qu’elle avait parlé de cette mission. Mais Abraxas ne lui paraissait pas stupide. Il ne lui serait d’aucune utilité de parler de leur rencontre ou de leur conversation. Et puis l’ignorance ne pouvait pas nuire, il n’y avait que la connaissance qui puisse être néfaste...
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Dim 27 Fév - 15:56

A présent, Abraxas commençait à peu près à voir ou voulait en venir LeeRoy. Elle voulait des informations. Et comptait se servir de lui pour en avoir. Dans un sens, Abraxas s'en fichait un peu. Lui commençait à voir l'intérêt que pouvait avoir pour lui la jeune femme. "Utilisez moi, parce que je vous utiliserai..." Voilà ce qu'elle semblait dire. Et ce qu'Abraxas pensait intérieurement.Il n'aurait aucun scrupule à lui soutirer des informations. Si elle les avait, bien sur.

Abraxas ne faisait plus vraiment partie d'aucun camps depuis la mort d'Amanda. Il connaissait la vérité sur le régime, savait que le Lord tuait des innocents, mais il n'approuvait pas non plus totalement les idées des hors la loi. Il restait neutre, en équilibre entre les deux camps. Tout ce qu'il voulait, c'était se venger de ceux qui étaient responsables de la mort de sa femme. Rien d'autre. Pour cela, il avait tué des aurors, dans le camp des hors-la-loi. Et il tuerai le mangemort qui les avaient soumis à l'Imperium. Point final.

Abraxas n'avait aucun scrupule dans les choix de ses informateurs. Peu lui importait que ce soit des résistants ou des mangemorts. Il avait abandonné la réponse à la question "qui etes vous" depuis longtemps. Il voulait juste la réponse à "que savez vous".
Pourtant, il y avait quelque chose d'autre chez Frédérique LeeRoy. Sans doute le fait, que, comme lui, elle cherche à dissimuler ses blessures. Aussi bien physiques (Ab' était persuadé que sous l'unique gant qu'elle portait, elle avait des cicatrices), que psychologiques.

Inexplicablement, il se remit à penser à une vieille chanson moldue...Comment s'appelait-elle, déjà ? Ah oui, c'était ça. My Lady d'Arbanville.

My Lady d'Arbanville,
Why do you sleep so still ?
I'll wake you tomorrow,
And you will be my fill, yes you will be my fill.
My Lady d'Arbanville,
Why does it grieve me so ?
But your heart seems so silent...
Why do you breathe so low, why do you breathe so low ?


Abraxas connaissait par cœur cette chanson. L'histoire de cette femme, si belle, si froide. Mais finalement plus morte que vive. Oui, maintenant, il savait pourquoi il avait songé à cette chanson. Frédérique Leeroy ressemblait à cette femme.
Mais déjà, la conversation reprenait son court, et il se concentra à nouveau sur les paroles de la jeune femme :

"J’ai beau dirigé la grande maison du Seigneur des Ténèbres, j’ai pourtant quelques difficultés, surtout en ce qui concerne les autres maisons… Mais plus le temps passe et plus on constate ce dont je suis capable et leur respect n’est que plus grand de jour en jour…
-Rome ne s'est pas faite en un jour,
répliqua Abraxas avec un sourire. Seul le temps apporte l'expérience...et l'expérience apporte le respect. Vous verrez, un jour, tout le monde vantera vos mérites. Quant aux élèves des autres maisons...bah, qu'il y a t-il a attendre d'un Gryffondor ? De mon temps, c'était des idiots, et je doute que cela ait changé..."

Abraxas avait toujours eu un certain mépris pour les autres maisons, et cela n'avait guère changé. Qui pouvait etre supérieur aux Serpentards ? Personne, bien sur.

Il aurait aimé conservé ce ton de conversation neutre, mais il voyait bien que ce ne serait pas possible très longtemps. Tant pis. Sans doute aurait il des informations croustillantes au sortir de cette soirée, autant en passer par là s'il le fallait absolument.
LeeRoy reprit :

" J’aime les longues histoires, Monsieur Malefoy… Et j’ai toute la soirée devant moi… "

Abraxas ne répondit pas immédiatement. Il y avait chez la jeune femme un intérêt et une envie de connaitre ce qui s'était passé dévorante. Ainsi, elle voulait connaitre les histoires privées des gens ?


Abraxas voulait ses informations. Il était près à n'importe quoi pour les avoir. Mais d'un autre coté, il détestait parler d'Amanda à quiconque. Et surtout, critiquer les mangemorts devant le bras droit de Scofield, le lieutenant du Seigneur des Ténèbres, ne lui paraissait pas du tout une bonne idée. A moins d'être suicidaire, ou de vouloir finir ses jours à Azkaban. Mais ça, ça n'intéressait pas Abraxas. Il décida donc de jouer un peu, attendant de voir la suite, et reprit avec un sourire suave :

"Je doute que vous ayez envie d'entendre le récit de l'assassinat de ma femme, Miss LeeRoy. Croyez moi. A moins...à moins que vous n'ayez potentiellement des informations sur ce meurtre, auquel cas, peut-etre vous éclairerais-je sur ce sujet. A condition bien sur que vous restiez discrète là-dessus."

Voilà. Le jeu était fait, sa position claire. A elle de voir où étaient ses intérêts. Si elle lui donnait ce qu'il voulait, Abraxas était prêt à l'aider. Si non...tant pis. Et si elle ne savait rien...ce n'était pas grave non plus. Il avait d'autre moyens de parvenir à ses fins, notamment la jeune Tara MacIness, qui en savait pas mal sur le sujet, en tant que brigadière de la police magique.
Et ils continuaient :

"Il n'y a pas à me remercier... Je ne suis pas femme à complimenter à la légère...
- Ni moi homme à accepter les compliments, Miss Leeroy, sans remercier la personne qui me les fait...il s'agit là d'une question de politesse."


Abraxas la gratifia d'un sourire calme, et termina de vider le fond de son whisky pur feu. Leeroy demanda :

"Puis-je tout d'abord m'assurer de votre entière discrétion pour ce que nous pourrions dévoiler dans la suite de cette conversation ?-Uniquement si je peux m'assurer de la votre, Miss Leeroy, comme je vous l'ai dit."

Abraxas eut un sourire. Elle jouait bien, mais lui aussi. Il lui manquait encore l'expérience comme il lui avait fait remarqué. Mais dans quelques années, ce serait une adversaire redoutable.







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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Mar 1 Mar - 19:58

Cet homme était mystérieux, étrange. Elle ne parvenait pas à déceler ne serait-ce qu’un minimum de ce qu’elle pensait à travers son attitude ou son regard. Il était plus âgé que la moyenne de personnes qu’elle côtoyait. Les autres, trop jeune, trop sur d’eux, trop immature, n’avait ni l’expérience ni le savoir pour cacher leurs états. Mais là, elle était confrontée à tout autre chose, comme lors de sa rencontre avec celui qu’elle considérait de plus en plus comme son père au fond d’elle. Abraxas n’était pas vieux, il était même encore loin du vieillard, mais il faisait parti de la catégorie de personne qu’elle considérait avec respect pour leur age. Il était assez rare de nos jours d’y parvenir sans quelques déboires.
Le regard et l’attention qu’apportait LeeRoy en disant long et elle était persuadée que Malefoy avait lu en eux le message suivant : "Utilisez moi, car je vous utiliserais". Elle n’avait pas peur de le montrer, ouvertement si il le fallait. Cela pouvait avoir un double sens, mais il ne fallait pas croire en un sens caché. A lui de juger lequel l’intéresserait. Elle était plutôt disponible à toute possibilité, surtout pour retrouver son fils. Mais il était un Malefoy, et elle pouvait bien transgresser quelques principes pour obtenir un maximum d’informations.


« J’avoue ne pas connaître de patience… »

Elle sourit en coin. Son ascension et sa maîtrise avaient été faite en peu de temps. Cela pouvait étonner de nombreuses personnes, leur faisant même interroger sur le comment elle y était parvenue. Elle était jeune et ne mentait pas sur son age, bien que le temps lui faisait peur. La modestie ne faisait pas partie de ses qualités majeures. Elle voulait tout, de suite, et quand une chose lui résistait elle y prenait à la fois plaisir et ennui.
Mais plus elle dévisageait l’homme, plus elle se disait qu’ils pouvaient mutuellement se soutirer des informations, sans user de la force. Ils semblaient tous deux bien assez intelligents pour trouver les méthodes les plus adaptées à ce genre d’affaire. Et d’ici quelques années, LeeRoy serait si redoutable à ce procédé que la moindre discussion avec elle deviendra un réel danger.

Pour les Gryffondor, ils pensaient tous deux parfaitement la même chose. On ne pouvait rien tirer d’eux, que cela soit dans l’ancien temps ou le nouveau. Ils faisaient partis de ceux que l’on surveillait les plus attentivement. Si il n’y en avait pas certains qui étaient devenus loyaux au Seigneur des Ténèbres, il était certain qu’on les aurait enfermé à Azkhaban dès le résultat de leur répartition. En tout cas, certains la respectaient et appréciaient la valeur qu’elle avait en tant que Directeur de maison. D’autres la méprisaient mais n’osaient le montrer ouvertement se doutant de sa réaction face à cela.
Elle aimait le régime, elle le soutenait depuis le début et avant même qu’on ne pensait à le mettre enfin en place. Enfant et adolescente, elle avait rêvé à chaque détail de celui ci, tellement qu’elle avait l’impression de l’avoir toujours vécu. Qu’importait ce qu’on pouvait lui dévoiler sur celui ci, en elle, l’endoctrinement était profondément encré. Alors elle n’appréciait pas ceux qui allaient à son encontre. Le règne de Voldemort était la meilleure chose qui leur soit donner.

Soudain, alors qu’elle portait doucement son verre à ses lèvres sirotant une gorgée de sa boisson, il lui fit une première révélation. Juste assez pour lui mettre l’eau à la bouche. En plus d’avoir une attitude similaire, posée et détendue, ils avaient un passé plutôt proche. Tout deux avaient du subir la disparition d’un être cher, et pas n’importe lequel, leur bien aimé.
La jeune enseignante baissa un instant le regard en même temps qu’elle reposait son verre. Elle repensait sans cesse à son fils, mais comme si elle faisait un blocage, elle ne parvenait pas à penser à son défunt mari sans dévier ses pensées. Il était mort et elle ne le reverrait jamais, elle le savait. Frédérique l’avait aimé, profondément et même si n’y l’un ni l’autre n’avait été fidèle dès le premier jour, ils s’était aimés. Mais leur couple était ainsi fait, tumultueux, passionné, mais infidèle. Elle aimait trop les plaisirs pour ne s’en accorder qu’avec une personne. Elle était ainsi depuis les premiers instants de son coté sombre, quand elle était étudiante à Poudlard en entamant son dernier niveau d’étude. Mitch lui manquait plus qu’elle ne l’admettait et elle avait l’impression de le retrouver presque dans deux personnes.
Alors qu’elle commençait à se perdre dans ses pensées, elle releva subitement le regard vers le commissaire alors que l’image des personnes auxquelles elle pensait commençait à se faire visible dans son esprit.


« Vous étonnerais-je si je vous dévoile que mon époux a été lui aussi assassiné… ? Votre récit est loin de me déranger, au contraire, si cela peut m’apporter des réponses... Peut-être que je pourrais vous aider, peut-être pas… Mais si vous réclamez des informations c’est que vous en manquez, et j’en manque aussi de mon coté… Alors pourquoi ne pas réunir nos recherches… ? »

Elle était de nature curieuse sans se montrer indiscrète, elle espérait en avoir dit elle aussi assez pour attirer d’avantage son attention et son intérêt.
Il vidait déjà l’intégralité de son verre. Elle, le regard à nouveau baisser, la tête légèrement penchée sur le coté laissant quelques mèches de ses cheveux caresser son cou pâle, elle jouait avec son verre en le caressant du bout de ses doigts qui dépassaient de sa main gantée. Frédérique savait qu’il était plus simple d’avoir ce que l’on voulait d’un homme que d’une femme. Malgré la force qui se dégageait de lui, elle était persuadée que sa puissance lui était supérieure. Si on s’arrêtait sur sa condition de femme et son physique, on serait étonné de voir ce dont elle était capable dans l’art de la magie. Il valait donc mieux être de son coté que contre elle. Mais elle aimait jouer avec cela, sur le fait qu’on la sache faible et fragile.


« La discrétion, Monsieur Malefoy, est l’un de mes atouts… Il fait parti de mon lot quotidien… »

Elle sourit en coin et releva doucement les yeux vers lui dans un mélange malicieux et obscure…
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Mer 2 Mar - 18:43

En tant de guerre, chacun essaye de survivre. Certains luttent pour une cause, bonne ou mauvaise. Soit ils sont fous, soit ils sont suicidaires, ou parfois meme les trois. Mais en général, ceux là meurent les premiers. Ou alors ils gagnent. Au choix.
Après, il y a ceux qui restent dans l'ombre. C'est la majorité des gens, qui luttent pour leur survie tout les jours. C'est vrai que c'est loin d'être altruiste. Vous ne choisissez pas votre camp, vous n'aidez personne. Prise de risque zéro. Vous ne pensez qu'à vous. Mais dans une guerre, il faut savoir etre égoïste.
Et il y a ceux qui réussissent le mieux, et qui s'en sortent toujours. Ceux qui cherchent la puissance, le savoir et le pouvoir. Ils n'ont pas vraiment de camps, mais ils sont près à faire n'importe quoi pour avoir ce qu'ils veulent. Pas de morale. Pas de valeurs. Juste un but, loin, si loin devant eux, qu'ils cherchent à atteindre.
Abraxas se classait indubitablement dans cette catégorie là. Et il venait d'y ajouter Frédérique LeeRoy.


" J’avoue ne pas connaître de patience…"

Abraxas eut un sourire indulgent :

"La jeunesse est toujours impatiente...toujours avide de puissance, et de reconnaissance, n'est-ce pas ? Mais il ne faut pas privilégier la puissance pour la puissance...elle doit etre réservée à protéger ce qui est important pour nous. Ou à venger ce qui nous est précieux. Ceux qui ne s'occupent pas de cela finissent par mourir....il n'y a en fait qu'une chose à retenir : toujours se méfier de ceux qui vous promettent des royaumes mais qui n'ont pas d'endroit où mourir."

Abraxas connaissait ces principes par cœur. C'était son mode de pensée, sa ligne directrice. A quoi sert la puissance si personne ne vous attend nul part pour vous aimer ? A quoi cela servait-il d'être puissant, si une fois l'heure de la mort venue, vous n'aviez nul part où reposer en paix ? A rien. La solitude n'était pas la puissance.


Il se prit à sourire :


"Excusez mes divagations, Miss LeeRoy. Ce n'est qu'un point de vue personnel."


Mais la jeune femme ne lui prêtait pas vraiment attention, perdue dans ses pensées. A quoi pouvait-elle bien penser, maintenant ? A la mort ? A la vengeance ? Essayait-elle de deviner ce qui c'était passé, et qui était la femme d'Abraxas ? Mais bientot, elle releva les yeux vers lui, et dit :

"Vous étonnerais-je si je vous dévoile que mon époux a été lui aussi assassiné… ? Votre récit est loin de me déranger, au contraire, si cela peut m’apporter des réponses... Peut-être que je pourrais vous aider, peut-être pas… Mais si vous
réclamez des informations c’est que vous en manquez, et j’en manque aussi de mon coté… Alors pourquoi ne pas réunir nos recherches… ?

-Vous ne m'étonnez qu'à moitié, sourit Abraxas. Je savais que votre mari était mort, mais je n'avais guère d'idées précises sur les circonstances de sa mort. Cela nous fait donc au moins deux points communs, puisque comme vous l'avez dit, nous cherchons tout deux des informations...Mais je doute que cette histoire vous apporte des réponses. Cependant, je vous la raconterai...et vous me raconterez la votre.
Il prenait ses précautions. En effet, Abraxas marchait ici sur un terrain hostile. Il ne comprenait pas vraiment lui meme ce qu'il faisait. Il s'apprêtait à raconter à serviteuse des Ténèbres, doublée d'une professeur de sortilège, particulièrement redoutable, tout juste rencontrée, le fait que sa femme était une résistante et que son meurtre avait été commandité par un mangemort. Ca lui aurait semblait totalement incongru en temps normal, mais bon. LeeRoy en savait sans doute plus qu'elle ne voulait le dire, alors...

"La discrétion, Monsieur Malefoy, est un de mes atouts...Il fait parti de mon lot quotidien...

-Je n'en doutais pas...fit Abraxas en inclinant légèrement la tete pour marquer son accord. Je crois que nous allons bien nous entendre, Miss LeeRoy."
S'il souriait, les yeux d'Abraxas restaient impassibles. Hors de question de la la laisser mener la barque. Il demanda

"Alors, qui commence ?"









Dernière édition par Abraxas Malefoy le Jeu 3 Mar - 19:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Jeu 3 Mar - 18:45

Il en savait beaucoup sur les ambitions de la jeunesse. Il citait l’envie de puissance, de reconnaissance, l’impatience qu’elle pouvait montrer. Il n’avait pas tord mais ignorait la grande maturité que la vie l’avait pousser à avoir bien trop tôt, bien trop jeune justement. Elle se demandait si les conseils qu’il lui prodiguait n’était pas les principes qu’il suivait lui même. Cela ne serait pas étonnant.

Elle voulait cette puissance pour servir le Lord, pour protéger ceux qu’elle aimait et venger ceux qu’on lui avait enlevé trop tôt. Des royaumes on les lui avait promis, elle en avait obtenu. Elle inspira profondément. Elle avait encore son fils qu’elle aimait plus que tout et qu’elle pouvait mourir en le libérant de ceux qu’elle considérait comme des criminels. Elle était persuadée qu’il n’attendait que le retour de sa mère. Elle était persuadée que malgré toute manipulation, il la chérissait autant qu’elle pouvait le chérir. Elle voulait aussi cette puissance pour continuer à servir le Seigneur des Ténèbres en agissant auprès de son amant. Elle l’aimait et était persuadée de son amour. Elle était persuadée que si elle venait à disparaître, il la vengerait même au bout du monde. Et elle voulait cette puissance pour protéger cette jeune femme, pour qui elle brûlait d’amour et dont elle n’était pas parvenue éprouver comme elle éprouver toutes ses conquêtes. Elle n’était pas toute ses conquêtes et elle était certaine qu’elle l’attendait.
Elles les aimaient. Cela lui suffisait pour en vouloir toujours plus, pour se dépasser, pour avancer.

Elle retint un soupire en relevant les yeux vers Abraxas. Des fragments de secondes s’étaient à peine écoulées. Ses pensées lui avaient donné l’impression d’avoir persisté des heures.


« Vos divagations sont pourtant justes… »

Il lui avoua ensuite qu’il avait appris pour la mort de son mari. Il le savait. Elle ignorait comme ni pourquoi, mais il le savait. Elle n’imaginait pas que l’on puisse connaître son histoire. Peu de personne se souvenait ou l’avait connu avec son époux, présent l’un et l’autre en compagnie de tant d’autres personnes, à chaque fois différentes. Elle se demandait si il n’était pas plus renommée qu’elle ne le pensait, à moins que cela ne soit elle, auquel cas tout le monde connaissait son histoire. A moins qu’au contraire, cet homme n’était au courant de toutes les histoires qui touchaient de près ou de loin les partisans au régime.

Elle sentait qu’il prenait des précautions, autant qu’elle en prenait. Il demanda alors qui pouvait prendre la parole. Elle ignorait tout de ce qui pouvait être l’histoire de la femme de cet homme qui il y avait quelques minutes encore, elle ignorait tout, ou presque. Le peu qu’elle avait pu savoir sur elle était futile.
Il lui disait qu’ils allaient bien s’entendre. Si il la trahissait, elle savait qui alerter pour l’accuser de traîtrise et on la croirait sur parole.

Elle ne porta attention ni à son sourire ni à ses expressions. Elle inspira profondément comme pour se donner du courage. Elle ignorait si il était bon de se livrer ainsi mais en ce moment, elle était presque prête de vendre son âme au diable pour qu’on réponde à ses questions et l’aide à retrouver son fils.


« Pour tout vous dire, j’ai réalisé une mission il y a peu où nous avions mis à jour le trafic d’enlèvement d’enfants… Depuis cette mission, je n’ai eu aucune suite au sujet des enfants que nous avions retrouvé, ni sur la découverte d’autres enfants… Les journaux restent bien trop vagues et j’ai une certaine méfiance en ce qui les concerne…
Mon époux a été assassiné en tentant de protéger l’un des enfants victime de ses enlèvements… notre très jeune et unique fils… Je me suis jurée de le venger, de le retrouver, et d’éliminer quiconque serait en travers de ma route… »


Si il avait entendu parler de la mort de Mitch Shaefer, il avait entendu l’enlèvement de Daniel. Il avait été l’un des premiers à avoir été porté disparu.
Elle releva le regard vers lui après avoir bu doucement sa boisson afin de se dessécher la gorge. A lui à présent d’user de confidence et il avait tout intérêt à se montrer sincère…
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Raise your glass ! [Terminé]

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