POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Raise your glass ! [Terminé]

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Ven 4 Mar - 13:13

Abraxas se demandait vraiment qui sortirait vainqueur de cet entretien. Il savait que dans tout les cas, il aurait probablement le dessus en cas de conflit armé. Son père, Melchior Malefoy, était un mage noir brillant, et il lui avait tout appris, dès son entrée à Poudlard. Depuis les sortilèges impardonnables jusqu'à la legilimancie en passant par les horcruxes, Abraxas en connaissait un rayon. Et s'il ne maitrisait pas le sortilège de mort, c'était uniquement parce qu'il n'avait jamais voulu l'apprendre. Mais il maitrisait les autres sortilèges impardonnables. Sur certains sujets il restait cependant discret. Rares étaient ceux qui connaissait l'existence des horcruxes, et il valait mieux qu'ils ne sachent rien. Rétrospectivement, son père avait vraiment été un bon professeur. C'était un enchanteur puissant. Sur le plan de la magie noir, on le disait capable de rivaliser avec Grindelwald. Mais il était plus discret que lui là-dessus, et n'avait jamais fait de vague.

Oui, en cas de combat, Abraxas s'en sortirait probablement. Quoique. On disait que LeeRoy était l'élève de Léon Brom. Elle devait en connaitre aussi un rayon sur la magie noire. On disait de son maitre que c'était un mage puissant, doublé d'un grand alchimiste. Mais passons. Abraxas avait des soutiens politiques et des amis importants. Ca irait.

« Vos divagations sont pourtant justes… »

Bien sur qu'elles l'étaient. Abraxas se basait sur ses propres expériences pour construire ses raisonnements. Il connaissait la jeunesse et ses ambitions parce que lui aussi avait été jeune. Fils d'une des plus grandes familles de sang-pur du monde sorcier, promis à un avenir brillant, considéré comme le nouvel homme fort de la famille, mangemort potentiel, Abraxas était finalement resté dans l'ombre au profit de Lucius. On lui avait promis monts et merveilles. Il avait choisi la liberté, au mépris des convenances.

« Pour tout vous dire, j’ai réalisé une mission il y a peu où nous avions mis à jour le trafic d’enlèvement d’enfants… Depuis cette mission, je n’ai eu aucune suite au sujet des enfants que nous avions retrouvé, ni sur la découverte d’autres enfants… Les journaux restent bien trop vagues et j’ai une certaine méfiance en ce qui les concerne…
Mon époux a été assassiné en tentant de protéger l’un des enfants victime de ses enlèvements… notre très jeune et unique fils… Je me suis jurée de le venger, de le retrouver, et d’éliminer quiconque serait en travers de ma route… »


Abraxas resta de marbre. Oui, il connaissait cette histoire. Il savait de quoi il en retournait. L'un des meilleurs plans des hors-la-loi selon lui. L'un des plus dangereux aussi, et l'un des plus cruels qu'ils aient imaginé. Abraxas tenaient ses renseignement de Travers, qui avait été chargé de l'enquête après la découverte de ces enlèvements par Scofield.

Il reprit la parole :

"Oui, je comprends. Tout d'abord, vous avez raison de vous méfier des journaux...En ce moment c'est plus un outil de propagande qu'autre chose. Ensuite, si vous n'avez pas eu d'écho de la part des autorités, c'est que l'enquête s'opère dans le plus grand secret, pour la sécurité des enfants enlevés. Malheureusement à ce stade, les criminels ne sont pas connus...Nous en savons par contre plus sur le traitement réservé aux enfants. Il y a deux possibilité : soit ils sont rendus à leurs parents en échange d'une rançon. En général, les parents doivent soutenir les résistants, soit en leur donnant de l'argent, soit des informations, soit en jurant de s'opposer au Seigneur des Ténèbres. S'ils ne cèdent pas, on leur renvoie leur enfant...mort."


Il s'interrompit un instant, la laissant réfléchir à ce que ça impliquait.Puis passa à la deuxième possibilité :


"Soit les enfants sont endoctrinés. On leur fait subir un lavage de cerveau pour les amener à détester le régime, et leur parent. Et les résistants les enrôlent alors dans leurs rangs. Vous comprenez bien, Miss LeeRoy, qu'il y a une forte probabilité pour que votre fils soit dans ce cas là. A moins qu'ils attendent pour la rançon... "

A présent, c'était à son tour. Abraxas se méfiait. Qui savait ce qu'elle pourrait raconter ? Non. Elle ne le ferait pas. Si les Lestranges et les Malefoy n'aimaient pas les traitres à leur sang, ils toléraient encore moins qu'on parle de leur secret familiaux. Comme le fait qu'Amanda Lestrange, cousine de Rodolphus et de Rabastan Lestrange, et femme d'Abraxas, ait été une résistante et une membre de l'Ordre du Phénix.

Il commença donc :

"Ma femme, Amanda Lestrange, était une résistante. Elle fut assassinée il y a trois ans par des aurors. Je crois que son meurtre a été relaté dans les journaux, sans le "détail" que j'ai cité. La vérité, c'est qu'un mangemort a commandité le meurtre en lançant un imperium à ces aurors. J'ai tué les exécutants. Maintenant je cherche le commanditaire.Pas forcement pour le tuer. Il y a d'autres moyens de broyer un homme."

Le regard d'Abraxas s'était fait dur, implacable. Il était prêt à tout pour se venger. Mourir pour ça ne lui faisait pas peur. Tant qu'il atteignait son objectif, rien d'autre ne comptait. Par delà le bien et le mal, il était prêt à tout pour que le meurtrier reçoive son châtiment.




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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Lun 7 Mar - 20:15

La jeune enseignante venait de lui révéler les interrogations qu’elle avait depuis presque un an à présent. Une année bien trop longue et bien trop douloureuse pour une personne qui commençait encore à peine son existence. Pourtant, aussi jeune était-elle, elle savait tout autant, voir plus que le commun des sorciers d’un âge avancé. Son mentor, qui à ses yeux avait une figure paternelle incontestable, la formait avec conviction. La maîtrise de la Magie Noire n’avait plus de secret pour elle, et ses connaissances des horcruxes, de la légilimancie, de l’occlumancie et des cercles de transmutation étaient impressionnantes. Suite à quelques tests dans ce domaine, elle pouvait même oser s’aventurer dans l’art de l’élémentarisme.
Elle ignorait la force et les connaissances de cet homme mais vu la puissance de combat qu’elle avait su apporter jusque là, si l’on se basait sur les statistiques, elle l’importerait sur bon nombre de sorcier, Abraxas y comprit. Et si il lui arrivait malheur, son cher et tendre sous directeur la vengerait, elle n’en doutait pas. Mais bien qu’elle avait eu connaissance, implicitement, de leur attachant mutuel, elle n’en avait pas réellement confiance. Comme pour tout.


« Je me suis toujours méfiée des journaux, autant que je me méfie de l’être humain… La méfiance n’est pas spécifiquement un défaut, elle peut être une charmante complice… Par ailleurs, je me méfie de tout, particulièrement de moi même… »

Il était évident qu’elle se méfiait de tout le monde, qu’on lui donne sincèrement sa parole ou pas, car elle se méfiait déjà d’elle même. De nature extrême et impulsive, elle avait déjà été étonnée de ce dont elle pouvait être capable aussi bien lors d’un duel ou lors d’un simple échange.
Donc suite à des propos généraux, ils avaient entamé le vif du sujet. Il lui avait donné des informations, justes ou fausses, il en avait donné et elle n’allait pas les traiter à la légère. Elle prit donc le temps d’y répondre, en exprimant les idées le plus posément possible.


« Je ne suis pas d’une famille fortunée, nous ne sommes pas pour autant modeste…Une rançon aurait signée l’arrêt de mort de mon fils… De plus ils ont déjà tué son père, je ne vois pas l’intérêt de tuer cet enfant… surtout un enfant… A moins que mon ascension leur pose des soucis… les contraint à s’interroger sur ce qui les avantagerait le plus… et les pousse à trouver le moment opportun pour me demander de les soutenir en échange de sa vie… »

L’échange qu’elle avait grâce à cet homme lui était favorable. En plus d’avoir des informations, elle se posait les bonnes questions. Si elle était menée à se poser ces dilemmes en quelques heures, elle n’aurait ni l’esprit ni le temps d’y réfléchir correctement. Là, elle pouvait y penser et d’y voir toutes les possibilités, tous les contraintes.
Frédérique pouvait donner sa vie pour Daniel. C’était sa chair, c’était son sang. C’était le seul être qui ne pouvait pas la diviser. Elle l’aimait d’une profondeur infinie. D’un lien si fort qu’elle avait l’impression de lui transmettre encore cet amour et de recevoir le sien, malgré ce qu’on pouvait lui faire croire, malgré la distance, malgré les obstacles.
Mais un dilemme, comme si elle n’en avait pas suffisamment des dilemmes ces derniers temps, s’imposait à elle. Si les résistants qui avaient enlevé son fils, attendaient la période la plus haute de son ascension pour demander son soutien elle allait devoir choisir entre son fils et le Lord. Elle choisirait son fils et leur vie sera donc dès cet instant comptée. Mais elle pouvait se la jouer fine et tromper ces traites. Il suffisait d’une de jouer de ses charmes comme elle savait le faire pour gagner du temps, et de trouver ensuite à la fois son amant et son mentor qui leur offriraient la plus grande protection possible. Ils ne craindraient rien. A elle de parfaitement bien mener son jeu. De bluffer.
D’un signe de la tête, alors que ses pensées se mettaient péniblement en place, elle lui remerciait pour ses informations. Elle sirota à nouveau sa boisson en se disant qu’il n’était pas sans imaginer qu’elles pouvaient lui être précieuses. Elle l’écouta raconter sa propre histoire et retint une quinte de toux. Elle ne s’attendait pas vraiment à ça.


« Votre histoire est plutôt troublante… Ne croyez-vous pas que votre famille et celle de votre femme, célèbres pour leur profonde implication dans notre régime, n’ait pas commandité ce Mangemort afin d’éliminer l’ombre à votre lignée… ? Je n’accuse personne, je ne fais que donner mes premières impressions… Votre révélation porte à réflexion…
Mes parents ont été dans la résistance, ils ont été tué lors de la grande bataille… Je comprends que vous voudriez la venger, elle était votre épouse malgré tout… Comme pour mes parents, j’ai commis mon premier meurtre pour les venger… je n’avais que 14ans… à partir de là je me suis engagée avec ferveur pour le Seigneur des Ténèbres… »


Le regard d’Abraxas s’était fait dur, sans doute implacable. Elle le fixait d’un regard profond comme si du regard elle cherchait à avoir une réponse. Une réponse à une question qui ne pouvait que lui brûler les lèvres à ce moment là. Elle se demandait si, étant donné que sa femme, une dénommée donc Amanda Lestrage, était résistante, si lui aussi s’engager à l’être ou bien au contraire, comme tout Malefoy qui se respectait, préférait le chemin opposé...
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Sam 12 Mar - 19:55

Dans la vie, on avance comme on peut. Surtout face à la mort. On passe par le déni, par la colère, par la résignation, pour enfin à arriver à l'acceptation. C'est le deuil. On le traverse pour continuer à vivre, et finalement, ce qui était douloureux devient souvenir. Ca fait mal, au début. Mais au fil du temps, la douleur passe. On se rappelle plus des souvenirs heureux que de la tristesse.
Mais LeeRoy, c'était différent. Il n'y avait rien de logique, dans son deuil. Peut-etre à cause de l'incertitude. Son fils n'était peut-etre pas mort. Elle se raccrochait à cette mince lueur d'espoir. A cette petite flamme tremblotante, semblant toujours sur le point de s'éteindre...
Abraxas ressurgit de ses pensées. De qui parlait-il, finalement ? DE lui, de LeeRoy, ou de tout le monde ? Pas le temps de se poser la question que déjà la conversation reprenait son cours :
" Je me suis toujours méfiée des journaux, autant que je me méfie de l’être humain… La méfiance n’est pas spécifiquement un défaut, elle peut être une charmante complice… Par ailleurs, je me méfie de tout, particulièrement de moi même… "
Abraxas répondit d'un ton calme :
"Se méfier de soi-meme n'est pas forcement une bonne chose...dans bien des cas, nous sommes souvent notre meilleur allié.Mais c'est vrai qu'il faut se méfier de tout et de tout le monde, au risque de paraitre paranoïaque..."
D'ailleurs, peut-etre l'était il vraiment devenu avec le temps, qui sait...
A présent, elle faisait l'analyse de ce qu'il lui avait fourni comme information :
« Je ne suis pas d’une famille fortunée, nous ne sommes pas pour autant modeste…Une rançon aurait signée l’arrêt de mort de mon fils… De plus ils ont déjà tué son père, je ne vois pas l’intérêt de tuer cet enfant… surtout un enfant… A moins que mon ascension leur pose des soucis… les contraint à s’interroger sur ce qui les avantagerait le plus… et les pousse à trouver le moment opportun pour me demander de les soutenir en échange de sa vie… »
Abraxas eut un vague sourire, assez mince cependant, car il ne trouvait guère la situation présente comique :
"Je l'ignore, Miss LeeRoy...je ne connais pas en détail les projets des rebelles. Je vous suggère de vous adresser à Monsieur Travers, qui est chargé de l'enquete."
Les autres points, il n'y répondit pas. Songeur, il pensait à ce que lui avait dit LeeRoy sur sa famille...
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Jeu 17 Mar - 0:36

La jeune femme le fixait d’un regard profond comme si du regard elle avait cherché à avoir une réponse. Mais ce qu’elle attendait n’arrivait pas. Si étant donné que sa femme, une dénommée Amanda Lestrange, parente sans nul doute de la merveilleuse Bellatrix, était une résistance, elle se demandait si lui aussi s’engager à l’être ou bien au contraire, comme tout Malefoy qui se respectait, préférait le chemin opposé. Mais la réponse ne vint pas et il lui parlait de tout autre chose.

« Se méfier de soi n’est peut être pas une bonne chose… Mais jusque là, ce qui n’était pas une bonne chose, ont été mes plus grandes forces…
La paranoïa est notre quotidien… Elle nous enveloppe mais nous sauve… »


Frédérique se connaissait. Elle était dangereuse, imprévisible, impétueuse, virulente. Elle avait des raisons de se méfier d’elle. Il lui suffisait parfois d’une seule chose pour sortir de son calme, de ses allures posées et réfléchies pour devenir impulsive et cruelle. Même elle, même sa raison, même son être ne pouvait l’arrêtait quand sa colère devenait grande. Cela ne lui était arrivé qu’une seule fois, il y avait exactement dix ans, quand elle provoquait son premier et agréable meurtre.

« Vos informations m’ont été précieuses… Je contacterais ce Monsieur Travers sous vos recommandations…
Mais à votre tour, vous savez où me contacter si de nouvelles informations vous parviendraient… »


L’homme parut subitement songeur. Elle aurait pu lire dans ses pensées, exercice que son mentor lui incitait de faire régulièrement, mais elle ne le préféra pas ce jour là. Si elle avait contrarié cet homme par ses propos, par ses réflexions, il aurait réagi bien autrement que par le silence qu’il avait à ce moment là. Elle le dévisagea un instant avant de se lever. Les minutes avançaient et elle savait qu’elle n’aurait plus rien de sa part. Ce qu’elle trouvait plutôt dommage. Sa compagnie n’était pas si désagréable. Mais elle n’était pas venue en premier lieu pour cela.

« Si vous me le permettez, je vais vous laisser à vos pensées, que vous aviez aussi avant mon arrivée… »

Si il désirait qu’elle reste, elle n’allait pas non plus le contrariée. Quand elle se lançait dans ses petites recherches, elle le faisait dans des journées où elle était totalement libre. Et là, s’était le cas...
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Dim 20 Mar - 16:48

Silence. Un grand, immense silence. Une coquille vide, voilà ce qu'Abraxas était. Il avait...oui, il avait toujours refusé de voir ce qu'il avait juste devant le nez. Une vérité noire et sombre, à laquelle faire face lui semblait impossible. Il avait refusé de voir ce qui était le plus probable.
Amanda avait été tuée par les Malefoy, ou par les Lestranges. LeeRoy avait bien deviné, sauf sur un point. Il n'y avait pas d'intermédiaire. Ils n'avaient pas chargés quelqu'un d'autre de le faire, ils avaient fait le sale boulot eux-memes. Abraxas eut un vague sourire. Il ne restait plus grand monde pour se venger maintenant... C'était la fin d'une époque, d'une quête. Il allait falloir tourner la page. Peut-etre avait-il fait une erreur en se mariant à Amanda...Il aurait pu épouser une sang-pure comme lui, avec les memes idées que lui. Ca aurait été plus simple, Abraxas aurait eu des enfants, aurait conservé son précédent métier. Ou alors il serait aussi entré chez les mangemorts, comme Lucius...
Il aurait pu vivre sans savoir. Oui, Abraxas aurait pu continuer sans connaitre précisément l'assassin de sa femme. Ca aurait facile, il le savait. Mais il ne pouvait pas. Il voulait connaitre ce nom, et il ne renoncerait pas. Ca revenait à se renier lui même.
Ah...LeeRoy reprenait la parole, sur un sujet qui n'avait rien à voir :
" Se méfier de soi n’est peut être pas une bonne chose… Mais jusque là, ce qui n’était pas une bonne chose, ont été mes plus grandes forces…La paranoïa est notre quotidien… Elle nous enveloppe mais nous sauve…
-Peut-etre, peut-etre pas...mon père était un mage noir puissant. Peut-etre le connaissiez vous, au moins de nom...Melchior Malefoy, cela vous dit-il quelque chose ? Toujours est-il qu'à la fin de sa vie, il se croyait fou, et il avait peur de faire du mal à sa famille. En réalité, il était juste trop méfiant envers lui-meme...et il s'est suicidé."
En y repensant bien, c'est vrai que Melchior avait eu une mort affreuse. Bon, certes, il n'était pas tout jeune, mais c'était toujours triste...Abraxas aimait beaucoup son père. C'était un homme austère et dur. Un vrai Malefoy. Un homme bien,enfin dans le sens d'Abraxas, envers et contre tout.
« Vos informations m’ont été précieuses… Je contacterais ce Monsieur Travers sous vos recommandations…Mais à votre tour, vous savez où me contacter si de nouvelles informations vous parviendraient…
- Bien sur, Miss LeeRoy. Meme chose pour vous, cependant..."
Abraxas doutait franchement que LeeRoy le recontacte, mais bon. Peu importe d'où venaient les informations, Abraxas était preneur...
Cependant, il se doutait que c'était la fin de la discussion. C'est alors qu'il remarqua un détail, très léger, bien caché, pratiquement invisible. Oh, s'il n'y avait pas fait attention, maintenant, il le voyait.

" Si vous me le permettez, je vais vous laisser à vos pensées, que vous aviez aussi avant mon arrivée…"
Elle repartait déjà..Abraxas ne fit rien, strictement rien pour l'en empêcher. Il avait à nouveau le calme et la solitude qu'il recherchait. Il releva les yeux. Trop tard, LeeRoy était déjà partie...
L'impression de vide, à nouveau. Que détestait-il le plus, au final ? Le monde, lui-meme ou la solitude ?
Sans trop savoir pourquoi, il se releva, et paya l'addition. S'emparant de sa canne, il traversa le bar, et sortit à nouveau dans le froid glacial. Mentalement, il se colla une gifle. Pourquoi la suivait-il ? Il ne pouvait pas l'aider, seulement la mettre en garde. Et encore, ce ne serait sans doute d'aucune utilité...
Elle marchait vers le château. Abraxas la rattrapa :

"Miss LeeRoy, attendez !"
Non, il ne pouvait pas faire grand chose pour elle. Abraxas devinait plus ou moins ce qui se passait. Frédérique avait choisi elle-meme sa prison. Par amour, elle y resterait...simple rose en cage, pour le tant qui lui restait. Et si elle avait réussit à cacher une partie de ses blessures, la trace d'une gifle, violente si elle en était, était apparente sur son visage. Abraxas était habitué aux blessures en tous genres, c'est pour cela qu'il l'avait vu. Marque imperceptible d'une violence grandissante...
Les yeux gris d'Abraxas étaient toujours aussi froids et métalliques. Toujours aussi calmes. Il avait appris depuis longtemps à ne pas montrer son inquiétude.

"Miss LeeRoy, qui vous a fait ça ?"
Il posa le bout de ses doigts (ceux de la main gauche, la droite tenant sa canne), sur la joue de la jeune femme. Froide. Sa peau était glacée. Abraxas murmura :
" Vous escrimez à cacher de vieilles blessures, mais quant est-il des nouvelles ? "
Il fit une pause, et reprit :
"J'ignore qui vous a fait ça, et pourquoi. Ce ne sont pas mes affaires...mais faites attention à vous.'
Abraxas secoua la tete :
"Là où vous retournez, personne ne pourra vous aider...Ce sera trop tard."

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Lun 21 Mar - 21:13

L’homme était devenu subitement songeur, absent, lointain. Elle aurait pu lire dans ses pensées mais elle choisit de quitter sa compagnie. Il ne lui avait rien répondu quand elle le salua. L’échange avait été court mais elle avait eu des réponses, bien que minime mais bien réelles. Elle l’avait dévisagé un instant avant de se lever. Froid, sec, parfois hautain, il n’avait pas été d’une chaleureuse compagnie, pourtant, cette compagnie n’avait pas paru si désagréable à la jeune femme. C’était sa première sortie de Poudlard au milieu d’une population autre que cette école. Cela lui avait changé, la discussion avait été différente, l’ambiance avait été différente, l’atmosphère avait été différente. Mais le silence qu’il lui accordait montrer qu’elle était de trop et que la discussion était close. Elle n’était ni impolie ni stupide. Elle savait comprendre les bons moments. Là, il s’agissait de celui de partir.

L’hiver était toujours présente dans cette partie du pays. Piquant et moins prenant, les journées enneigées étaient déjà derrière eux. Les faibles présentes de fleur annonçaient le printemps. Mais les quelques bourgeons déjà présents n’allaient pas tenir aux prochaines gelées. Sa cape réajustée sur ses épaules, contrastant sur son haut vert dont le col en dentelle lui offrait un décolleté à la fois class et plaisant et mettant en évidence le médaille de son maison, elle ne prit la peine que de la nouer autour de son cou pâle comme si elle voulait se laisser surprendre par le froid. Son long jupon ne donnait pas l’impression de se mouvoir à chacun de ses pas qui claquaient sur le sol.
Elle venait de pousser la porte de l’auberge et parcourait déjà la rue. Elle devait de tourner au coin du bâtiment prenant la direction de Poudlard quand elle sentit qu’on la suivait. Elle n’y aurait pas porté attention si la voix qui l’interpella ne l’avait pas surprise, étonnée. Elle se demandait ce qu’il aurait à lui dire. Elle se demandait pourquoi il avait décidé de la rattraper.

Elle n’eut pas le temps d’y répondre. Elle se retourna juste stoppant ses pas. La ruelle était déserte mais pas à l’abri de quelques passages. Elle le dévisagea. Il lui avait demandé de l’attendre, c’était ce qu’elle faisait. Arrivant à mi hauteur, les yeux gris de l’homme se posèrent sur son visage mince. Elle n’eut pas besoin de se demander ce qu’il pouvait regarder. Elle leva le regard et s’apprêtait à lui dire qu’elle avait affaire, qu’elle ne pouvait s’attarder plus. Mais il lui adressa la parole avant même qu’elle prononce une seule parole. Il confirmait ses doutes. Le froid avait fait rougir la marque de la gifle. Elle n’était pas du genre à se plaindre. Au contraire, elle savait qu’elle avait mérité ce geste. Elle ne voulait donc pas lui révéler l’auteur de ce geste. Ses rapports avec Scofield devaient rester secret, car elle le savait qu’il tuerait tous ceux qui pourraient en avoir ne serait ce qu’un doute, y comprit elle.


« Je crois que nous en avez fini avec les révélations… »

LeeRoy releva sa main gauche, recouverte par son long et unique gant en dentelle, comme si elle voulait stopper le mouvement d’Abraxas. Mais son geste n’aboutit pas et il vint à glisser le bout de ses doigts sur sa joue droite qui avait rougi à nouveau au contact du froid, là où son amant lui avait administré une gifle à la hauteur de sa puissance. Elle était restée toute une nuit enflée, le lendemain rouge et endolorie, et le jour suivant elle avait décidé de sortir du château et elle vint à rencontrer cet homme.
Elle ferma les yeux et frissonna au contact de ses doigts chauds sur sa joue si froide. La douleur était minime, tout s’était passé il y avait peu. Mais elle était frêle, menue et fragile. Elle marquait vite et se rétablissait mal. La gifle que lui avait donnée Scofield, malgré le maquillage et les potions qu’elle y avait appliqués pouvait être encore visible pour les personnes qui s’attardaient sur son visage fin et délicat.

Sa question, plus une affirmation la fit réfléchir.
Elle baissa le regard, honteuse de ne pouvoir pas cacher ses blessures physiques aussi facilement que ses blessures intérieures. La gifle, sa brûlure, elle était très jeune et déjà marqué par les actions qu’elle menait pour son engagement auprès du Seigneur des Ténèbres. Il affirma enfin qu’il ne voulait pas savoir ce qui lui était arrivé. Même si il le souhaitait, elle ne lui révèlerait rien et préfèrerait le silence qu’à des mensonges.


« Mon fils est ma priorité… Je n’ai pas le droit de faiblir… S’attarder sur des blessures est une faiblesse… »

Il avait raison tout en ayant tord. Les deux personnes qu’elle avait laissé entrer dans son cœur appartenait à ce château, l’un plus anciennement, l’autre très récente. Mais les savoir dans cette structure l’avait inconsciemment rassuré. Elle savait qu’elle pouvait en avoir un œil sur eux et ne craignait pas de se laisser emporter par sa jalousie qu’elle avait eu dans le passé tendance à ne pas parvenir à cacher. Il en était tout autre pour les petites aventures qu’elle s’accordait. Ne voulant pas s’y attacher, les savoir à l’extérieur de l’école lui permettait de les oublier rapidement comme si ils n’avaient fait parmi que d’un songe, éphémère, lointain et irréel.
Frédérique n’avait que faire d’avoir mal, de rire, de pleurer ou d’hurler. La carapace qu’elle s’était forgée depuis la disparition de son fils et l’assassinat de son époux la préservait des autres, de leurs états, pour entrer totalement dans la quête qu’elle s’était faite dans ses recherches. C’était ce qu’elle croyait, ce qu’elle voulait continuer à faire croire. Mais aussi bien Michael comme Mandy l’avaient transpercé. S’emparant d’elle, les plaies qu’elle s’efforçait à cacher au lieu de les soigner totalement s’était réouverte. Sa plus grande blessure n’était pas physique. Le mystère qu’elle faisait de ses histoires la déchirait un peu plus tous les jours. Elle était persuadée de leur amour. Mais personne ne pourrait lui affirmer qu’i lui serait éternel. Profondément attachée à eux malgré la distance qu’elle s’efforçait d’y apporter, elle se hantait seule par cette crainte. L’être humain n’était pas fait pour être seul.


« Mon coeur est parmi eux… Ma place est parmi eux… Ils m’aideront… malgré tout... »

Abraxas lui demandait de faire attention à elle. Elle releva le regard. Ils ne s’étaient parlés qu’un court instant. Elle n’aimait pas se montrer fragile. Elle ne voulait pas que l’on s’inquiétait pour elle. Elle se voulait forte, elle se croyait forte. Mais elle savait que l’amour qu’elle avait pour ces deux personnes l’emprisonnait bien plus que sa mission. Car elle ignorait ce qu’il adviendrait d’elle le jour où sa quête aura prit fin. Elle mettait toute son énergie pour son fils, mais après, elle ne redeviendrait que cette inconnue parmi tant d’autres. L’une des rares chose que l’on savait d’elle, dans toutes les rumeurs qui couraient sur elle, s’était son entrée dans la maison des Faust. De part son lien avec Brom, elle en était devenue la disciple et l’unique héritière. Mais sa relation avec Scofield devait rester secrète afin que Voldemort ne les élimine pas tous les deux. Et sa relation avec Evans devait rester tout aussi secrète car cette fois ci, s’était Scofield qui les éliminerait. Elle était entrée dans un cycle infernal duquel elle ne voulait pourtant pas en sortir.

Elle se demandait toujours pourquoi soudainement son cas intéressait. Elle n’imaginait pas qu’un Malefoy puisse se préoccuper de quelqu’un d’autre que de soi. Frédérique ne faisait pas partie d’une grande famille de sorciers. Bien que de sang pur, les Lee et les Roy avait préféré la modestie et la discrétion, sauf quand ils avaient décidé de se dresser face au Lord. Elle ne cautionnait pas leurs actions et sa loyauté pour le régime lui avait apporté la confiance des Mangemorts et Serviteurs.
Tout ce qu’elle faisait était réfléchi, calculé, travaillé. Ses liens, ses sentiments étaient eux même le froid de réflexion. Car elle n’ignorait pas ce qu’elle aurait pu faire pour les éviter. Si elle l’avait voulu, rien de tout ça ne l’aurait atteint, elle voulait s’en persuader ainsi. Orpheline depuis l’âge de 14ans, elle ne croyait plus au destin se convaincant que tout ce qui lui arrivait n’avait qu’un seul maître, elle même.


« Je n’ai nul autre lieu où allait… Cela a toujours été mon foyer… Je n’ai nul autre être vers qui me tourner… »

Il avait toujours le bout de ses doigts sur la joue de la jeune femme. Elle ne le chassait toujours pas, immobile, la respiration lente et contrôlée. Elle paraissait fragile mais le ton qu’elle avait, son attitude, n’avaient rien de fragile. Telle une rose, délicate, tendre et magnifique, elle restait robuste, mystérieuse et calculée…
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Mer 30 Mar - 15:32

"Je crois que nous en avons fini avec les révélations..."
Pour la première fois depuis longtemps, Abraxas eut un sourire appréciateur. Où qu'il aille, peu de gens le contredisaient, peu de gens lui tenaient tête. Cela venait principalement de son nom de famille, ou peut-etre de l'extraordinaire faculté qu'il avait à toujours argumenter, de façon à toujours avoir raison.
"Bien répondu, Miss LeeRoy. Laissons donc ce sujet de coté, si vous ne voulez pas y répondre..."
Autre qualité d'Abraxas : il savait toujours lorsqu'il aurait gain de cause ou pas. Or ici, il se doutait qu'il n'obtiendrait pas de réponse. En sa qualité de commissaire du sang, appartenant à l'une des familles de sorciers les plus puissantes du pays, il aurait pu exiger de savoir qui l'avait fait. Mais Abraxas connaissait bien les gens qui frappaient les femmes, et il savait qu'on les trouvaient plus chez les mangemorts que chez les hors-la-loi...Meme si faire ça était révoltant pour lui, meme si ce n'était pas quelque chose de pardonnable à ses yeux, Abraxas ne ferait rien, ne dirait rien. C'était lâche, et il se décevait lui-meme en faisant ça. Son sens de la justice se révoltait face à ça, mais tant pis. Si Abraxas s'attaquait à ça, il aurait plus à craindre que celui qui avait frappé LeeRoy. Il ne pouvait pas l'aider.
Fallait-il qu'elle aime la personne qui lui avait fait ça, pour ne rien dire, se taire, et la protéger à ce point là...
LeeRoy n'était pas vraiment hostile. Pas encore. Elle avait levé la main, comme pour l'arrêter, lorsqu'il avait posé la main sur son visage, mais au final, elle s'était ravisée.

"Mon fils est ma priorité… Je n’ai pas le droit de faiblir… S’attarder sur des blessures est une faiblesse…"

Abraxas eut un regard dur. A ce moment là, il ressemblait vraiment à son père Melchior. Il se sentait vieux, d'un coup. Mais sage et expérimenté. Il se souvenait avoir dit la meme chose à son père, autrefois, il y a longtemps. Et il se souvenait de la réponse de celui-ci. La meme réponse qu'il s'apprêtait à faire à LeeRoy :
"Non, miss LeeRoy, ce n'est pas une faiblesse. C'est juste la survie. Certaines blessures sont mortelles. A quoi servirez vous, si vous niez vos blessures, et que vous mourrez ? A rien. Qui sauverez vous ? Personne. Et encore moins votre fils."
C'était la vérité nue, dite d'un ton dur, sans fioriture et sans prendre de gant. On reprochait parfois à Abraxas son franc-parler, qui le faisait souvent, voir toujours, passer pour un salaud imbu de sa personne, et indifférent des autres. Oui, il choquait, mais Abraxas détestait mentir. Alors il disait ce qu'il pensait, meme si c'était horrible à entendre.
Il brisait les idéaux des gens ? Non, Abraxas leur montrait que le monde était bien différent de ce qu'ils imaginaient. On lui reprochait d'être impertinent ? De médire sur le régime ? Non, il pointait du doigt certaines erreurs aisément corrigibles. Il ne prétendait pas avoir la vérité absolue. Il en avait juste vu plus que beaucoup, c'est tout.
"Mon cœur est parmi eux… Ma place est parmi eux… Ils m’aideront… malgré tout..."
Oui, quelque part, elle aussi se voilait la face. Meme si LeeRoy avait une meilleure analyse de la situation que la plupart, elle aussi refusait certaines choses. Comme Abraxas lui-meme en avait refusé certaines lui aussi.
"Chacun pour soi, et Merlin pour tous...Dans l'adversité, personne ne vous aidera, miss LeeRoy."
Oh oui, personne ne l'aiderai. Dans ce monde, mourir était plus que possible, et rare était ceux qui aidaient les mourants...
" Je n’ai nul autre lieu où allait… Cela a toujours été mon foyer… Je n’ai nul autre être vers qui me tourner…
-Le monde est vaste, Miss LeeRoy, et nous ne pouvons pas tout savoir...Qui sait où nous serons demain, et avec qui ?..."
Abraxas s'interrompit un instant, mais reprit assez vite :
"Vous n'êtes pas forcée de sourire. Vous n'êtes pas forcée de paraitre heureuse, si vous ne l'êtes pas. Il y a forcement des questions qui vous rongent. Chacun s'en pose. Et c'est notre moteur. Nous vivons pour y répondre."
Il sourit une dernière fois avant de se retourner et de partir. L'hiver laisserait bientot place au printemps. Pourtant, pourtant, il reviendrait toujours. Plus froid et plus meurtrier que jamais.
"Méfiez vous, Miss LeeRoy. On entre dans une période sombre, froide. Une période de mort, à nouveau. La neige se teintera de sang à nouveau, et l'hiver reviendra."
Abraxas prit la parole une dernière fois, avant de transplaner :
"Maintenant, vous savez pourquoi vous devez vivre. Parce que l'hiver vient."


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Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: Raise your glass ! [Terminé] Mar 5 Avr - 19:09

La jeune maîtresse des Sortilèges ne lui répondit pas, n’osant pas le contredire. Il n’avait pourtant pas cette présence comme on pouvait le ressentir quand Scofield entrait dans une pièce, quand Rogue tenait ses cours quand il était en vie. Au contraire, Abraxas était plutôt discret, parfois même effacé. Mais son nom imposait pas forcement un respect mais une certaine modération de la part de ses interlocuteur. On n’osait pas lever le temps et encore moins le contredire. Et puis, elle respectait suffisamment le premier Ministre, comme ils l’avaient dis, ancien camarade de classe pour elle, pour qu’elle ne cherchait pas de conflit avec tout membre de sa famille. Après, qu’il est raison ou pas, si il était une autre personne, elle ne se serait pas gênée de lui donner son avis, qu’importait ce que l’on pouvait penser en retour.
C’était pour cela qu’elle ne voulait plus le faire par de ses secrets. Il avait eu les informations qu’elle avait bien voulu lui donner. Le reste demeurerait, comme leur nom l’indiquait, secret. Jamais elle n’irait accuser qui que ce soit, jamais elle ne se plaindrait d’un quelconque traitement qu’on lui administrait, jamais elle ne trahirait ceux qu’elle aimait. Ils étaient peu, mais bien présent, partisane du tout ou du rien. Pourtant, ce qui pouvait la troubler chez cette homme encore étranger à ses yeux, c’était qu’il s’intéressait tellement à son cas. Un Malefoy n’était pas connu pour leur intérêt envers les autres. Elle se demandait ce qu’il pouvait bien penser. Pourquoi le fait qu’on avait pu lever la main sur lui pourrait l’interpeller ? Elle savait qu’elle n’aurait pas la réponse ce soir là.

Abraxas n’insista pas, à son grand soulagement, et passa sur le sujet qu’elle considérait comme le plus important pour l’heure : son fils. Il lui avait donné plus d’informations qu’on ne pouvait espérer avoir en si peu de temps et aussi facilement. Il eut un regard dur quand la jeune enseignante lui affirma qu’il était ainsi sa priorité et qu’elle n’avait pas le temps de s’attarder sur des faiblesses. En effet, pour elle, le geste de son amant était mérité. Elle avait été faible de lui avoir désobéi et de garder encore la marque sur sa joue. Elle ne mourrait pas, elle le savait, elle le sentait, pas de la main de son sous-directeur. Ce n’était pas ses gifles qui pourraient la tuer, mais les attaques des Résistants. Résistants qu’elle devait malgré tout combattre, pour sauver son fils, pour sauver les siens. Si elle mourrait, quelqu’un prendrait la suite de sa mission. Evans lui en avait fait la promesse, Brom lui en avait fait la promesse. Elle n’était pas si seule, pas totalement.
Mais elle ne le lui affirma pas cela directement. Bien que l’héritage de la maison des Faust était une chose acquise, connue et officielle, elle restait elle même discrète sur la question. Pour ce qu’il en était de Evans, elle était secrètement dans son cœur, mais officiellement la marraine de son fils aux yeux de tous. Elle pouvait la côtoyer sans risque de rumeurs. Frédérique avait toujours su se préserver et trouver des solutions pour continuer son ascension sans risque, sans gêne.

Abraxas était franc et honnête, et son ton posé allait parfaitement avec l’attitude qu’avait toujours eu la jeune femme. Il pouvait lui être un ami. Mais fallait-il qu’ils se fassent réellement confiance et là était le défi de chacun. Frédérique savait se montrer sincère, mais elle usait du détournement de certains vérités, comme pour se protéger. Sa carapace qu’elle continuait à se forger malgré elle, était entourée de lourds secrets. Plus elle avançait, plus des secrets venaient s’y greffer. Elle ne pouvait pas se permettre de les révéler, alors elle les dissimulait, elle les détournait. Le doute et le mystère constituaient la majeure partie de son aura. Son âme hurlait qu’on l’aide, son esprit la sommait de se taire. Elle aimait pourtant le danger que tout cela constituait et ne voulait inconsciemment pas en sortir. Elle ne se sentait bien que lorsque tout allait mal. Le monde où ils vivaient ne pouvait aller bien, alors pourquoi vouloir que les êtres qui l’en constituaient aillent bien à leur tour ? Impossible. Et puis, bien que le monde était vaste, il n’y avait qu’un endroit où elle avait envie d’être, il n’y avait qu’un groupe réduit de personne avec qui elle voulait continuer à évoluer.

Abraxas avait toujours le bout de ses doigts sur la joue de la jeune femme. Elle ne le chassait toujours pas, immobile, la respiration lente et contrôlée. Elle paraissait fragile mais le ton qu’elle avait, son attitude, n’avaient rien de fragile.
Une faiblesse qu’elle avait toujours réutilisé comme une force s’était l’attraction qu’elle avait sur les gens. Il lui suffisait de se laisser emplir par leur désir pour renaître à nouveau.
Les propos qu’il lui tenait sonnait en écho dans son esprit. Elle émettait parfois le même genre de propos, dans les même tons, pour les même intensions. Elle comprenait donc parfaitement où il voulait en venir.

Quittant sa joue, il lui sourit une dernière fois. Elle lâcha son regard qui lui maintenait jusque là son attention. Il transplana après une dernière parole qui cette fois ci la laissa en suspens.
La jeune femme se remit en marche. Elle se demandait si elle le reverrait un jour.

Frédérique avait toujours aimé le sang et la mort, comme elle les fuyait, comme ils l’attiraient. Elle ne redoutait pas la venir de cette période, elle ne redoutait pas cet hiver. La méfiance était de mise depuis tant de temps qu’elle ne craignait pas de s’y replonger. Elle se tiendrait prête, bien qu’elle n’était pas préparée à tout ce qui pouvait venir. Elle était jeune, si jeune pour tout qui se passait, pour tout ce qui lui arrivait. Mais elle résistait, mais elle était là, toujours là, droite et fière, présente et déterminée.
Non elle n’était pas forcée de sourire, elle n’était pas forcée de paraître heureuse. Car il était certain qu’elle ne l’était pas. Pas totalement. Il manquait toujours quelque chose. Il lui manquait toujours quelque chose. Elle voulait toujours plus. Mais il avait raison. Si elle n’avait plus de question, si elle n’avait plus d’attente, elle ne verrait plus de raison en l’existence.

Vivre juste pour vivre n’était pas vivre...

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