POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé]

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Date de naissance du joueur : 26/02/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 10/04/2011
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Nikolaï Asinof


MessageSujet: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Lun 27 Juin - 14:52

C'était probablement ces derniers jours, et il voulait en profiter.
Dans la grande salle mise à disposition de tous, assis sur banc, se trouvait le français, en sursit depuis ces derniers temps.
Depuis son récent gros accrochage avec Brom, que tous les deux avaient pris soin de couvrir et passer son silence, il avait réalisé l'ampleur de sa connerie.

Dans l'optique de ne pas trop se prendre la tête, il avait décidé de passer un peu de temps sur une de ses passions, les échecs.
Tant qu'à faire, autant profiter de ça …

La situation de jeu l'avait amené à un mat plutôt sympathique et complexe, le pat n'étant jamais très loin de l'encadrement qu'il avait donné.
Ou mieux, c'était qu'une question de nombre de coups, une histoire de timing comme il avait l'habitude d'en voir.
Pour cette situation, il avait prévu large, de quoi laisser des mouvements quasi-inutiles à l'adversaire, et avait réussi à garder la plupart des pièces, en attaque, comme en défense.

Situation du jeu:
(
Spoiler:
 
)


Cette situation était représentative de la façon de jouer du sociopathe, tout était articulé selon un axe de couverture par couleur, une alternance de pièce offensive sur axe blanc-semi noir, hors d'atteinte du fou noir-noir adverse, et le roi couvert éventuellement par un cavalier, précision inutile : le roi blanc ne pouvait être mis en échec.
Qu'en tirer ?
Une défense solide basée sur les faiblesses de l'autre, un style de jeu large, mais avec une attaque focalisée sur un point, suivant un axe millimétré, du travail de pro comme il disait.
Asinof avait tendance à tout vouloir contrôlé, c'était valable dans toutes les situations, et ce, même aux échecs, à tel point que pour son malin plaisir sadique, et si et seulement si, la victoire n'était pas en doute, il pouvait se permettre de prendre son temps pour supprimer toutes les pièces adverses et faire durer un peu plus longtemps le jeu.
Il n'avait pas voulu prendre ce risque dans la situation présente … après tout, il avait un très bon niveau, ce qui lui fallait, c'était de la matière à faire fonctionner ses sens, sa logique, son imagination; une partie d'échec en résumé.

D'ailleurs, son club avait fait un léger flop, peu d'élèves s'était inscrit, fort dommage. Mais on ne pouvait les obliger cultiver cet esprit là.

*A croire qu'il préfère utiliser leurs baguettes à leurs cervelles … *

Loin de lui l'idée de ne pas se servir de son arme, c'était juste qu'il n'avait pas apprécié cet échec, paradoxal comme situation.
Pour lui, tout n'était articulé que selon une situation logique, exactement comme une partie d'échec.
À quoi bon jouer des coups sans les réfléchir, où est l'utilité ?
En jouant comme ça, il faudrait avoir une chance immonde pour réussir à le battre … et c'est ce qui lui était arrivé une fois.

Dans son vague souvenir, il n'était encore qu'un gosse, aux alentours de ces 10 ans, à cet époque, il était encore à l'école pour étudier un peu la magie.
Le système français permettait l'apprentissage de la magie très tôt, pour permettre d'optimiser les performances plus tard dans la scolarité, mais le niveau était forcément moindre.
Il avait cet ami, qui avait accepté de jouer avec lui, juste une ou deux parties … celles la, Nikolaï ne les oublierait jamais.
Après une victoire écrasante du futur stagiaire au ministère, l'autre avait accepté une revanche, le rouquin jouait des coups sans les réfléchir, la chance jouait vraiment en sa faveur, à tel point qu'Asinof avait perdu … jamais il n'avait vu un tel concentré de chance.
Encore trop jeune, il avait cherché des excuses, le fait qu'il ait du mal à jouer noir, la chance de l'autre … mais il n'avait pas compris à l'époque, que la compétence pure pouvait surpasser ce facteur chance, celui qu'il détestait tant.

Maintenant plus grand, un peu plus adulte, quoi que … il avait appris à maitriser et à presque annihiler ce facteur chance, réduire son impact, ne laisser place qu'à la logique et au jugement.
Cette habitude qui lui valait désormais de belles emmerdes … laisser un coup à l'adversaire n'était pas une erreur, mais un droit, lui ne l'avait pas vu comme ça. Voulant tout contrôler, il avait même essayé de se servir du grand inquisiteur, il avait réussi à la piéger, mais pas plus, il y laisserait des plumes à coup sûr.

*Pas très rentable tout ça cher Niko … *

Non pas vraiment …
Se retrouver ainsi pris entre le marteau et l'enclume, pas extrêmement confortable comme position, et pas moyen de s'en sortir.
La fuite ? Qu'avait il à y gagner, il était encore sous serment, et même, son honneur n'en serait que bafouer …
Tout se paye tôt ou tard … lui ça serait suffisamment tôt pour qu'il le sente passer, ou pas s'il venait à ne plus rien percevoir, le doux voile blanc de la mort, quelque chose d'intrigant.

Que pouvait bien ressentir les pièces du jeu, la pièce qui se sacrifie, comprend elle son geste ? Pour le bien du plus grand nombre, de l'idée …
Au final, il n'était pas si différent de ça maintenant, et il comprenait.

La mort ne faisait pas peur, pas plus que ça, même si ce n'était qu'une sanction, il y avait un coup réfléchis derrière. Non Nikolaï Asinof n'avait pas peur de subir les conséquences de ses actes, c'était de sa faute, ne pas le reconnaître serait se fuir soit même, perdre l'estime de sa personne.
Et quel grand narcissique se risquerait à ça, pas lui en tout cas, il n'avait beau avoir que 19 ans, c'était toujours aussi futile de le croire en dessous du lot, lui qui cherchait par tous les moyens possibles à sortir du lot, se démarquer par son pouvoir, ses capacités. Là c'était surtout par rapport à sa connerie et un échec critique.

La prise de risque, il avait mal évalué le danger … un défaut qu'il avait déjà manifesté dans son entretien avec Frédérique LeeRoy, et qui là le mettait vraiment dans la merde.
Mais il ne fallait plus y penser, tout ça se terminerait bien assez tôt, pas la peine d'y penser.

Reposant son regard sur la situation devant lui, le jeune n°951 porta sa main droite à son menton, le frotta en tic de réflexion, il put d'ailleurs sentir qu'il n'était pas rasé, détail inutile cela va sans dire.

*Mouais du bon boulot cette technique, je verrais si elle est utile contre une ouverture gambit.*

Si peu de sacrifice pour arriver à ce résultat …

*Si seulement la vie était une partie d'échec ...*

Agitant sa baguette, le roi noir explosa littéralement … c'était une règle d'or aux échecs, ne jamais toucher au roi adverse, lui s'en contrefoutait désormais.
Frustré de son échec, il n'arrivait pas à en tirer leçon, son caractère de merde encore et toujours.

Pas de tombe pour les pièces, juste une place sur le bord du plateau.
C'était son cas, personne ne viendrait le plaindre ou le pleurer, là où il était passé, il avait semé plus la zizanie qu'autre chose, sauf peut être au département … et encore, il avait juste fait aboutir certaines idées, perfectionné d'autres, mais on ne lui en tiendrait pas rigueur, pour cause : il n'existait pas.
Pas de tombe pour Nikolaï Asinof … pas de sépulture pour une ordure.

Mais ce n'était pas le moment d'en parler, de toute façon, ça ne le regarderait pas.
Il se passa la main dans les cheveux, s'étira brièvement, fit craquer quelques articulations au passage, histoire de se remettre en condition pour le grand bain.
Un réparo s'occupa des pièces, revenant à la situation concrète, se repassant dans la tête le mat, il regarda comment les noirs pouvaient l'éviter … au final c'était pas vraiment possible.

Un élève de Poufsouffle s'approcha pour regarder, il questionna le surveillant sur ce mat et demanda conseil pour une ouverture défensive pour libérer ces cavaliers.
D'une façon plutôt amical, Niko lui montra une ouverture latéral gauche pour les blancs et une droite pour les noirs, en lui précisant bien qu'il faudrait prendre le fou de la diagonale opposée le plus vite possible, au risque de subir de trop grosses pertes.

Surprenant qu'un élève de la maison jaune puisse jouer aux échecs, les ouïs dire sur eux n'étaient pas très flatteurs, mais bon, lui et les préjugés … ça faisait deux.
Sa rigueur scientifique le forçait à voir et constater avant de parler.

À ce moment, il détourna le regard, apercevant le prof de métamorphose qui venait de pénétrer dans la salle.

*C'est vrai qu'il s'est inscrit, bah si ça se trouve au delà de son domaine d'enseignement chiant, c'est un gars bien … *

Il ne croisa pas de suite son regard, et préféra rester sur la situation en cours.


Dernière édition par Nikolaï Asinof le Lun 4 Juil - 14:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Lun 27 Juin - 15:47

Peu de monde au club d'échec. Peu de monde aux cours de métamorphose. Sur ce point là, on se ressemble, songea Joseph avec une pointe d'amertume en pensant à sa matière. Il ne connaissait pas bien Asinof. Il savait juste que Brom n'avait pas l'air de l'apprécier des masses, et qu'il était envoyé par le ministère. Bon. Et c'est quoi comme genre de type, derrière tout ça ? Voilà la question que se posait le professeur de métamorphose. Voilà pourquoi il s'était inscrit au club. Enfin, en partie. Joseph adorait les échecs, bien qu'ayant peu l'occasion de les pratiquer. C'était son père, Clint, qui lui avait appris.

Lorsqu'il était enfant, Joseph n'avait pas beaucoup de loisir. Après le scandale qu'avait provoqué la mort de sa mère, ils vivaient tous deux chichement. Parmi les quelques trésors de la famille McKinnon restant, un vieux plateau d'échec. Des pièces argent et or. Magnifiques. Clint avait montré à son fils comment jouer. Joseph l'affrontait souvent dans des parties qui duraient parfois de longues heures, mais qu'il finissait toujours par perdre.

Aujourd'hui, peut-etre était-il un peu meilleur joueur...Non, sans doute pas, songea-t-il, amusé. Sally me surpasse déjà. Il avait tenté d'apprendre à sa fille, Sally, âgée de 15 ans, les rudiments du jeu. Force était de constater qu'elle se débrouillait bien. D'ailleurs, elle s'était inscrite au club, elle aussi, une des seules représentante de Poufsouffle (la maison familiale) au club d'échec.

S’intéressant alors pour la première fois à la situation qu'observait le surveillant, il fut très étonné. Un coup difficile. Le roi blanc était inatteignable, le roi noir en échec. Impossible pour les noirs de se sortir de la situation présente. Il fallait dégager le roi, or dans le cas présent, c'etait tout simplement impossible. Une tour blanche bloquait un coté du plateau. L'autre coté...mieux valait ne même pas tenter d'essayer cela. Ou alors décaler le roi, puis supprimer la tour avec le fou. Non. Quelle chance y avait-il que l'adversaire déplace exactement la pièce à l'endroit voulu ? Aucune, et il fallait être idiot pour le faire. Sacrifier le fou pour prendre le cavalier ? Idiot et inutile. Après, il ne restait que deux pions, et le roi, rien ne marcherait.

Non, les noirs étaient bel et bien perdus, tant pis. D'aussi loin qu'il se souvenait, Joseph préferait jouer les blancs...Une question de préférence...ou de tactique ? Bah, n'y pensons plus, se dit-il. Asinof était un bon joueur, il ne fallait pas lui enlever ça. Comme quoi on pouvait être jeune, et savoir bien jouer...

Posant la main sur la chaise en face d'Asinof, il demanda tranquillement :

"Je peux ? Je crois que vous avez terminé, puisque les noirs sont en échec et que personne ne les sortira du mat avec deux pions et un fou, qui sont tous trois inutilisables..."

Sans attendre de réponse, il s'installa :

"Ma fille m'a dit qu'elle avait perdu face à vous. Je crains de ne pas pouvoir rivaliser, n'arrivant qu'à gagner que rarement contre elle, mais je veux bien essayer...si cela vous tente, bien sur."


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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Lun 27 Juin - 19:31

Sans surprise, le prof de métamorphose s'assit en face du surveillant après avoir demandé avec politesse, un bref signe de la tête avait suffit pour l'y autoriser.
Mais impossible de ce souvenir de son nom …

*Mac machin … Bouah ça me reviendra vite … ou pas*

"Je peux ? Je crois que vous avez terminé, puisque les noirs sont en échec et que personne ne les sortira du mat avec deux pions et un fou, qui sont tous trois inutilisables..."

Le français sourit, très joli constat, mais ce n'était pas le but.

« J'essaye de voir comment avant trois coup à l'avance les noirs pouvaient s'en tirer, visiblement, même le pat au delà de cinq coups est inenvisageable, il faudra que je teste cette ouverture sur un style défensif. »

C'est vrai que lui c'était plutôt étrange de voir son jeu, un mixe d'attaque couverte, une défense haute ? Presque enfin bon, comme tout joueur confirmé, il était polyvalent. C'était d'ailleurs un gros piège, les joueurs qu'il affrontait, notait son style offensif très poussé, mais le truc, c'est qu'il défendait très bien et pouvait rapidement enchainer par une contre attaque. Une question de dosage comme lui aurait dit son grand-père. Asinof continua :

« Le fait que les blancs laissent les pions est normal pour éviter un pat, le fou n'était qu'un dommage collatéral, je me suis précipité sur le mat, en étant sûr de ne pas avoir de soucis. »

De l'empressement, il connaissait bien. Mais c'était quoi son nom déjà à ce type …

"Ma fille m'a dit qu'elle avait perdu face à vous. Je crains de ne pas pouvoir rivaliser, n'arrivant qu'à gagner que rarement contre elle, mais je veux bien essayer...si cela vous tente, bien sur."

Sa fille … mais c'était qui, son nom restait un mystère. Du coup, Niko chercha quelles élèves il avait battu récemment. Une gamine Mac quelque chose …


* Ah si la poufsouffle là … Mc Kinnon, et bah voilà quand tu veux garçon !*

« Sally … elle a un bon jeu global, mais elle a de grosses lacunes en attaque, nul doute qu'elle s'améliorera en pratiquant. Je lui ai conseillé une ouverture défensive et de travailler sur les échanges. Dès qu'elle arrivera à bien placé sa défense rapidement, nul doute que son adversaire sera poussé à la faute et dès qu'elle aura compris le principe, je ne me fais pas de soucis pour elle. »

Elle jouait plutôt bien la petite, bon ok elle manquait cruellement d'expérience et de technique, même d'analyse, mais elle arriverait vite à du résultat avec de l'entrainement.
D'ailleurs, il l'invitait à une partie ? Bien sûr que ça le tentait.
D'un coup de baguette les pièces se reformèrent sur le plateau, sans faire trop gaffe, Asinof avait pris les blancs, n'ayant pas bougé le plateau. Un pion avança, E2-E3.

« C'est à vous. »

D'un sourire en coin, le français allait effectuer son ouverture fétiche, pour tester son adversaire, et pour la parfaire peut être.

« Jouez vous depuis longtemps Pr Mc Kinnon ? Comment avez vous appris ? »

Un peu de curiosité histoire de … et pis ce mec ne devait pas être un mauvais bougre. Sa fille chez les blaireaux, il était proche d'elle, nul doute que ce gars sortait du même endroit. En plus, il disait ne pas avoir le niveau, va pour une petite blague.

« Mc Kinnon, on ne peut pas être bon en métamorphose et aux échecs, malheureusement on a choisi pour moi. »

Dire que le niveau de Niko était pitoyable en métamorphose aurait été un compliment pour lui, il n'y comprenait strictement rien, et ne voyait pas le but pratique de cette discipline. La magie s'était l'avenir, en quoi avait on besoin de transformer les choses ? Ce n'était qu'une discipline de rêveurs irréalistes, rien de plus. En combat cette pratique ne servait pas, en expérimentation non plus … quelle finalité ?
Un art old school passé de mode mais que l'on enseigne juste histoire de filer un job, et de faciliter le quotidien des fainéants.

* Dommage qu'un mec comme toi se perde dans cette branche de la magie … il a l'air d'être bien plus doué que ça.*

« Avez vous d'autres passions que les échecs professeur ? Autre que la métamorphose, cela va de soi. »

Sans doute qu'il en avait, question privée mais intéressante pour mieux cerner le bonhomme. Après tout il connaissait la fille, mais pas le père.
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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Mar 28 Juin - 13:27

Il ne souvenait pas de son nom. Ca se voyait, ça se sentait. Jo ne s'en offusqua pas. Il n'était pas un phénomène de foire, comme Scofield ou Sorel. Non. Homme approchant de la quarantaine, assez banal, l'air un peu solennel, sauf quand il souriait, ce qui arrivait assez souvent, le professeur de métamorphose ne sortait guère du lot. Les gens l'oubliait facilement. Mais ça finissait en général par revenir : McKinnon était quelqu'un de sympathique, qui marquait les esprits si on prenait le temps de discuter avec lui. Ou si on subissait ses mémorables colères, du à une humeur très changeante et à un cruel manque d'humour par rapport à lui-même.

Non, tu n'es pas comme ton père, hein, vieux ? Clint, on le remarquait dès qu'on le voyait. Le mangemort avait une prestance, un air droit et digne, même vieux, que Joseph n'avait pas. Peut-etre ressemblait-il à sa mère, cette sale sang-de-bourbe ? Non. Si cette perspective affolante déconcertait Joseph, Clint l'avait bien vite rassuré : tu ressemble à ton grand père, voilà ce qu'il avait dit. C'était assez vrai, puisque George était blond, carré et avait les yeux verts. Bon. Voilà au moins un ancêtre honorable. C'est ce que se disait Joseph.

Asinof expliqua ce qu'il faisait. Drôle de jeu, assez ambivalent, dur à contrôler. Joseph misait en général sur un jeu assez défensif, mais qui trouvait assez vite ses limites : les attaques étaient limitées, les pièces stagnaient à un même endroit, et assez vite il se trouvait empêtré dans sa propre défense, ne pouvant ni avancer ni reculer, et ne pouvant pas non plus attaquer. Résultat, pour quiconque comprenait correctement cette méthode jeu, Joseph était un adversaire facile à battre.

"La précipitation...hum. Mon père disait qu'elle ne faisait bon ménage avec quelque chose que lorsqu'on était sur de réussir...C'est en général valable pour toutes les situations, en effet."

Nikolai expliqua ensuite ce qu'il avait dit à sa fille : lacunes en attaques, une ouverture défensive nécessaire. Manque de pratique. Oui, le jeu de Sally ressemblait à celui de son père, en moins pire cependant. Elle arrivait à le contrecarrer, et le surveillant pensait qu'elle pourrait sans sortir. D'ailleurs, celui-ci venait de remettre les pièces en place d'un coup de baguette. La partie commençait...Son adversaire avança un pion. Bon...Joseph eut un demi sourire. Soit il reprenait sa technique classique. Soit il innovait avec la technique de père, commencer par dégager les pièces près du roi pour faire un petit ou un grand roque. Soit dernière possibilité, il dégageait les tours en avançant les pions. Oui, il allait faire ça...Il avança un pion, A7-A5.

Asinof lui demanda depuis combien de temps il jouait, et qui lui avait appris. Joseph eut un sourire :

"Mon père, Clint, était un très bon joueur. Il avait d'ailleurs quelques compétitions à son actif, en amateur, parce qu'il était plus occupé à servir le Seigneur des Ténèbres en tant que mangemort qu'à jouer...A la mort de ma mère (j'avais trois ans), il a arrêté la compétition...Dès mes huit ans, il a commencé à me faire jouer. Je n'ai pas arrêté depuis."

Asinof se ficha un peu de lui. Avec un bon rire, Joseph repartit :

"Pourtant, beaucoup de professeur de métamorphose vous diront que les deux sont très proches, de par la concentration que les deux demandent...Les purs joueurs ne sont pas d'accord, la matière leur semble barbante. Tenez, je suis sur que vous ne comprenez même pas l'utilité de mon cours, je me trompe ?"

Pour une fois, il était de bonne humeur et ne semblait pas vouloir se mettre en colère. Peu de gens s’intéressait encore à la métamorphose, Jo' le savait bien. Ca pouvait sembler inutile d'apprendre le latin, de s’embêter à métamorphoser et transfigurer des tas de chose. Lui trouvait ça passionnant, le reste du monde voyait les gens comme lui comme des cas un peu étrange.

Asinof posa une autre question, voulant connaitre sans doute, un peu mieux l’enseignant. Celui-ci répondit :

"Quand j'étais jeune, j'étais un bon duelliste. Les duels et la défense absolue m'ont toujours intéressé, parce que j'y ai trouvé des une façon amusante d'employer la métamorphose : quoi de plus amusant que de transformer son adversaire en rat alors qu'il s’apprête à vous lancer un glacius ? Ça déstabilise l'adversaire, et en plus ça assure pratiquement votre victoire : le temps qu'il se retransforme, vous pouvez le tuer en lachant un chat...Bref.
A part la métamorphose, vous dites ? Eh bien...la musique, un peu, j'ai toujours pratiqué le violon d'une manière honorable. La lecture, mais surtout pour approfondir les connaissances dans mon domaine, et puis un peu les échecs. Et bien sur le quidditch, j'ai été batteur en amateur assez longtemps...j'ai arreté quand ma femme est partie avec un poursuiveur. Pouvais plus saquer ce sport."


Il s'arreta un instant :
"Et vous Asinof ? A quoi s'interesse un jeune stagiaire du ministère, surveillant à Poudlard ?"



Dernière édition par Pr Joseph McKinnon le Mer 29 Juin - 17:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Mar 28 Juin - 14:51

Nikolaï ne put s'empêcher de sourire en voyant l'ouverture de son adversaire, un amateur du jeu de tour, étrangement, il l'avait deviné. La même ouverture que celle de sa fille, grand dieu qu'il avait ri en voyant ça pour une première fois contre elle.

La pauvre petite avait été choquée comme perturbée après ça, et pour cause, dès que la petite avait sorti sa tour, le sociopathe s'était empressé de la prendre …
Le pire ennemis de la tour, c'est le fou. Et le surveillant était connu pour son jeu de fou, la pièce la plus importante sur le plateau des échecs après le roi, il faisait des merveilles avec, trouant les défenses adverses par des attaque latérales décimant une pièce supposée dissimulée.
Un style de jeu vicieux et très rare en compétition.

Asinof avait longtemps étudié des tactiques d'échecs, même auprès de certains moldus, et avait comparé les différents style de jeu que l'on pouvait regroupé en trois grandes catégories.
Il y avait une trinité d'équilibre.

La plupart des grands joueurs, moldus comme sorciers, possédait un jeu de type tour. Une vision de colonne et de ligne, idéale pour la défense et utile en attaque rapprochée, c'est le second style le plus commun.
Le jeu de type cavalier, une vision plutôt mauvaise et archaïque, un manque de technique et d'anticipation, mais cependant plus utile pour une défense rapprochée que le style tour, le système d'attaque étant basé sur l'ambivalence du cavalier à attaquer et défendre à la fois. C'est le style le plus répandu, surtout auprès des joueurs amateurs, la vision du jeu de ceux ci étant focalisée et non globale.
Et enfin le troisième style, le plus rare, le jeu type fou, une vision des diagonales et des cases couleurs développée, idéal pour les attaques longues portées et pour les grandes couvertures, un style très offensif qui paye si le joueur adverse manque d'attention. Ce jeu est très intéressant et redoutable tant que les deux fous sont sur le jeu, on remarque chez ces joueurs un tendance à considérer la dame comme le troisième fou …

Tout ça pour en venir au rapport commun de supériorité : La tour bat le cavalier, aussi surprenant que cela puisse paraître, le cavalier bat le fou, le fou bat la tour.
Une boucle … et Niko avait vite compris que jouer contre de mauvais joueurs n'était pas très bon pour lui, il gagnait certes, mais il avait du mal.
Pas de chance pour la petite Sally qui avait un jeu de tour, sans doute comme son père.

Ainsi donc, Joseph pratiquait depuis ses huit ans, il avait donc plus d'expérience que la langue-de-plomb, à voir qui de la technique ou de l'expérience payera.

Le coup des blanc fut immédiat comme le premier : Dame- D1-F3.
La stratégie était en place, Joseph perdrait une de ses tours dans très peu de temps.
Et la conversation dévia sur la métamorphose.

« Pourtant, beaucoup de professeur de métamorphose vous diront que les deux sont très proches, de par la concentration que les deux demandent...Les purs joueurs ne sont pas d'accord, la matière leur semble barbante. Tenez, je suis sur que vous ne comprenez même pas l'utilité de mon cours, je me trompe ? »

Tout juste garçon. Le surveillant laissa échappé un petit rire, avant cligner des yeux signe que le prof avait vu juste.

« Quand j'étais jeune, j'étais un bon duelliste. Les duels et la défense absolue m'ont toujours intéressé, parce que j'y ai trouvé des une façon amusante d'employer la métamorphose : quoi de plus amusant que de transformer son adversaire en rat alors qu'il s’apprête à vous lancer un glacius ? Ça déstabilise l'adversaire, et en plus ça assure pratiquement votre victoire : le temps qu'il se retransforme, vous pouvez le tuer en lâchant un chat...Bref.
A part la métamorphose, vous dites ? Eh bien...la musique, un peu, j'ai toujours pratiqué le violon d'une manière honorable. La lecture, mais surtout pour approfondir les connaissances dans mon domaine, et puis un peu les échecs. Et bien sur le quidditch, j'ai été batteur en amateur assez longtemps...j'ai arrêté quand ma femme est partie avec un poursuiveur. Pouvais plus saquer ce sport. »


Ah bah les grands esprits se rencontraient, le dirigeant du club de duel venait de trouver un ancien duelliste, quoi demander de plus, ah qu'il soit joueur d'échec ? C'était le cas, il s'entendrait bien avec ce bonhomme, qui visiblement, avait de la réserve.
Et celui ci le questionna.

« Et vous Asinof ? A quoi s'intéresse un jeune stagiaire du ministère, surveillant à Poudlard ? »

Il faudrait lui répondre, tant qu'à faire honnêtement.

« Moi … évidemment les échecs, ma grande passion depuis toujours. Je suis moi aussi très féru de duels, pour avoir pratiqué avec mon grand-père disparu, nous sommes une famille de duellistes, on ne nous changera pas, on a ça dans le sang visiblement. Quand vous êtes lâché dans la nature à 16 ans Mr McKinnon, il faut apprendre à se défendre, c'est la vie c'est comme ça. »

Regardant l'autre pour renforcer l'impact de ses mots, ce prof ne devait pas comprendre grand chose à la survie. Que dire, quand à 16 ans vous devez subvenir à vos besoin, vous défendre seul baguette en main … survivre comme une bête, on ne nait pas monstre, on le devient, tout n'est question que d'environnement et de prédisposition.
Mais la pitié des autres ne l'intéressait pas, le français avait toujours craché sur les mains qu'on lui tendait à cette époque, il voulait faire le fier, jouer les caïds … du genre je suis grand je peux me démerder sans vous, je ne dois rien à personne.
Il avait bien changé depuis …

« Depuis mon arrivée au ministère, je suis obligé de m'intéresser à à peu près tout ce que je croise, vous savez professeur, je suis homme de science, j'adore celle ci, ces mystères magiques, l'expérimentation, la recherche … c'est une de mes raisons de vivre. Comme je l'ai dit, je m'intéresse à tout ou presque, désolé de vous dire que la métamorphose n'en fait pas partie ( il rit brièvement ) , mais quand on est jeune et qu'on a de l'ambition, il faut gravir les échelons, je ne crache pas sur le savoir. »

Au contraire, il le cherchait, le façonnait à sa manière, et même le créait depuis son appartenance à l'étage N°7 et depuis qu'il arborait ses deux numéros, le 951 et le 97.

« En ce moment, je me focalise sur la magie noire, ainsi que l'apprentissage du latin. N'ayant jamais été formé à cet art, j'essaye de rattraper un retard bien long … je ne dirais pas qu'un élève de 4ème année est plus compétent que moi dans cet arcane, mais c'est presque le cas, c'est dire ... »

Tiens mais d'ailleurs, il aimait les duels, pourquoi ne pas l'inviter à se détendre au club …

« Vous avez dit être amateur de duel, en tant que plus ou moins dirigeant du club, je ne peux que vous inviter à venir vous détendre avec nous. L'ambiance sera convivial, le but est vraiment d'évacuer un maximum tout en respectant les règles de l'art et en prenant du bon temps … si on peut apprendre quelques petits plus aux élèves, ça ne leur fait pas de mal. »

Nul doute que Joseph accepterait volontiers. Mais Niko se voyait mal échanger des sorts avec un prof de métamorphose, non pas par respect, juste parce que ceux ci était en général imprévisibles.
Il avait déjà eu à composer avec l'un d'eux, une mission classique de protection de zone, entre deux bandes rivales dans un village du Jura, avec deux équipiers, ils étaient tombés sur trois gars de la bande rivale.
L'un d'eux était un expert de cet art, il avait changé la baguette d'un compère du sociopathe en bouquet de fleur, kitsch mais efficace. Le français avait vu de suite que c'était lui la menace adverse, et avait agi en conséquence, il avait informulé une cracbadabum en visant le bras de celui ci.
Une très belle réussite puisque le jeune homme avait sectionné une veine du bras forçant l'autre à lâcher sa baguette, vu l'état du bras, il n'avait pas eu d'autre choix que de fuir.
Mais dans le cas du club de duel, Asinof se voyait mal utiliser une technique similaire, lui qui était déjà épié par les autorités …

Nan vraiment, se battre contre ce genre d'expert n'était pas vraiment une superbe idée, surtout quand on connaissait le caractère de merde du surveillant, lui qui n'avait aucune pitié, l'opportuniste qui ne reculait devant rien pour réussir …
Même si l'impact des sorts de métamorphose était moindre, il ne fallait pas sous estimer un art magique, Nikolaï pourrait le faire uniquement dès qu'il serait plus calé en nécromancie. S'il pouvait adapter certains de ses sorts au combat, il deviendrait imprévisible et beaucoup plus dangereux …
Peut être même craint et respecté, mais ce n'était pas encore fait, le résultat de ses recherches, s'il vivait pour les poursuivre, irait au ministère pour prouver sa loyauté qui semblait délicatement engagée.

On le savait sans attaches particulières, il lui faudrait choisir, maintenant qu'un parti le tenait par les couilles, il ne pouvait pas s'en défaire. Il avait bien plus à rester avec le Lord que de rejoindre les traqués détraqués, mais encore fallait il qu'il puisse s'exprimer là dessus et qu'on veuille bien le croire.
Ça serait ça le plus dur, regagner la confiance, prouver la loyauté qu'il pouvait donner … depuis qu'il avait réfléchis aux conséquences de ces actes, il avait quelque peu muri, maintenant il saisissait ce que voulait dire serment … et au fond de lui, il espérait que Mr Menroth puisse le voir … lui qui avait su le percer à jour, tout reposait plus ou moins entre ces mains.

* On en est pas là encore ...*

Pour l'instant, c'était lui et Mc Kinnon dans un duel de l'esprit.
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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Mer 29 Juin - 11:43

Un jeu en diagonale. Oui, ça devait être ça. Dans un sens, ça correspondait assez bien à la personnalité d'Asinof. Enfin, à ce que Joseph connaissait de la personnalité d'Asinof, c'est à dire celle d'un gamin de dix-neuf ans, ambitieux et cynique.

Mais sans doute un bon joueur d'échec. Il fallait un sacré talent, ou un sacré culot (ou les deux, mais dans tous les cas, il fallait être sur de soi) pour la sortir dès le deuxième coup. D'ailleurs, il utilisait plus sa dame comme un fou qu'autre chose. Oui, oui...bon, dans ce cas, stratégie simple. La tour fit le mouvement suivant : A8-A6. Il attendait de voir le jeu d'Asinof se développer. Dégager la tour. C'était sa priorité pour le moment. Après on verrait bien ce qui se passerait. Joseph avait une technique purement amatrice, en amateur qu'il était, c'était assez logique.

Survivre, disait-il ? Oui, c'était bien de ça qu'il s'agissait. Pas seulement maintenant, où les temps étaient durs. Non, ça remontait bien avant. Asinof devait se dire qu'il ne comprenait rien à ça. Faux, Joseph savait ce que c'était. Son père avait été déshonoré, banni des mangemorts, hué, renié par tous, considéré comme un traitre, et un moins que rien. Ils avaient été des parias, fuyant les représailles des mangemorts et du Lord. Auquel, curieusement, Joseph et Clint gardaient une loyauté indéféctible....

"Oh oui...La vie est dure. Je ne le sais que trop bien. Quand on considère votre père comme un criminel alors qu'il aurait du être un grand nom d'Angleterre, la vie n'est pas facile. Dur, hein, de fuir, quand on ne comprend pas ce qui se passe et qu'on est un gosse de huit ans ? Ca s'est calmé quand je suis entré à Poudlard. Là, c'est moi qui cassait la gueule aux gens qui se foutaient de moi."

Il parlait sans rancoeur, sans aucune colère. Il se fichait pas mal du passé, il avait juste tiré les leçons de celui-ci, il n'avait pas à y revenir. Les yeux verts de Joseph fixèrent calmement Nikolai. Oui, mon garçon, il n'y a pas que toi qui as souffert, semblaient-ils dire. Regarde autour de toi. Etre egoiste, ça n'apporte que des problèmes. Quand t'aura compris ça, t'aura tout compris. Tu peux dire ce que tu veux. Pour progresser, simplement pour ça, parce que c'est ça que tu cherches, non ? tu as besoin des autres. Avancer seul ne mène à rien, sinon à l'échec. Point.

Oui, il avait raison. Jo avait bien cerné le personnage : avide de savoir était Asinof. Il n'y avait que ça à comprendre. La métamorphose n'linteressait pas, ça il l'avait compris. Non, il se concentrait sur la magie noire. Interessant personnage. Joseph n'était pas exactement féru dans ce domaine là, bien qu'ayant quelques bases plus que correctes, avec un père mangemort, c'était relativement facile d'être bien informé sur le sujet. Le professeur reprit tranquillement :

"Le latin est une langue relativement complexe, plus ou moins rébarbative...et que je suis obligé de maitiriser de par ma matière. Il faut bien connaitre le nom de toute chose, n'est ce pas, pour les transformer ? Enfin bref. Dites moi, pour la magie noire...nous avons un grand expert ici. Vous avez pensé a demander conseil au professeur Brom ?"

Il n'aimait pas beaucoup Brom, personnage froid, distant, s’intéressant peu à lui ou à sa matière, se fichant pas mal de l’absentéisme des cours de métamorphose, et ne faisant rien pour le résoudre. Joseph avait pris le parti de ne pas prêter trop attention à Brom, comme celui-ci faisait avec lui.

Joseph eut un petit rire :

"Enfin, son titre officiel est inquisiteur...mais étant donné que le cas de Brom m'interesse peu, je ne me tiens pas vraiment au courant de ses promotions."

Asinof l'invita au club de duel. Pourquoi pas après tout ? Ça pourrait être intéressant de voir ses élèves combattre...

"Volontiers. Je passerai faire un tour, comptez-y..."

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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Mer 29 Juin - 14:25

Et il rit …

Lorsque la tour du professeur McKinnon bougea, le sociopathe ne put s'empêcher de rire, presque aux éclats, un rire à la fois sourd et bruyant, qui devait raisonner dans la tête de son adversaire. Le sadique avait rit, très mauvais présage pour l'adversaire.
Sally était bien la fille de son père, la même ouverture pitoyable, et Asinof ne se priverait pas de le faire savoir.

« Je reconnais bien là les airs de famille. Tenez vous déjà à perdre une de vos pièces maîtresse ? »

Il désigna la tour avec l'extrémité de sa baguette, puis, il traça la diagonale pour arriver … jusqu'à son fou. On le connaissait pour ça le gamin surveillant, imprévisible, la moindre faute d'inattention se payait cash.
Il n'avait pas eu besoin de sortir son fou pour avoir déjà une attaque.
Qu'il devait se sentir con le prof de métamorphose, dès le troisième coup, il tombait déjà dans un joli piège bien ficelé.
Si les élèves voyaient ça … un prof déjà humilié à peine la partie commencée, pas très sérieux tout ça, Joseph devrait progresser … et Niko ne se priverait pas de petites astuces.

« Vous perdrez déjà votre tour professeur, si je la prends vous venez de perdre deux coups, comprenez vous pourquoi votre ouverture ne marche pas ? Vous exposez votre défense avant même de l'avoir mise en place. »

Quelques flammes sortirent de sa baguette, montrant en quoi la prise de la tour serait catastrophique: si le sociopathe prend la tour, immédiatement, le pion prendra le fou, permettant à la reine blanche de se positionner dans le coin. Un angle d'attaque sublime, surtout quand on est un habitué de la situation.

« Je vais vous dire la même chose qu'à votre fille, testez une ouverture de gambit danois, vous perdez trois pions mais votre tour est libre, un sacrifice rentable si vous ne craignez pas les fous adverses. »

Il lui sourit, la partie était déjà perdue pour McKinnon, avec un style de jeu tour, contre un style fou, avec une supériorité de niveau, impossible de gagner, ni même d'espérer une partie nulle.
Que ferait le surveillant, laisserait il la partie tourner comme celle qu'il avait fait avec la petite poufsouffle, ou tenterait il quelque chose …
Il compta les coup … il gardait un coup d'avance, si ce n'était deux, le choix d'avoir sa reine piégée avec un clouage de 4 pièces dont le fou, le cavalier, la reine, et un pion adverse, ou essayer autre chose …
Sally avait été vraiment déstabilisée par cette méthode radicale, le côté de sa dame c'était retrouvé complètement paralysé, elle avait du ouvrir l'autre côté, mais sans grand succès, son roi avait été vite exposé aux cavaliers et au fou-noir d'Asniof, vraiment l'ouverture type du prof de métamorphose était une combine maladroite, l'attaque du français sur celle ci, bien rodée … un remake du vu et revu et rerevu.

« Bien que faire … est ce que je joue la même partie que contre votre fille ou pas ... »

Choix difficile, la victoire ou l'expérimentation … au point où il en était, la réputation de la langue-de-plomb aux échecs n'était plus à faire, rapidement imposé comme meilleur joueur de Poudlard via le club,cela n'empêchait pas les gens d'en douter, la modestie de celui ci encore et toujours cinglante.

« Désolé pour vous professeur, mais votre ouverture à échoué … »

Un attroupement d'élèves s'était formé autour de la table pour voir les deux jouer, le fou blanc exécuta le déplacement suivant, F1-A6, prenant la tour.
Un élève de serdaigle demanda au surveillant pourquoi sacrifier une de ses pièces maitresses dès le début, ce à quoi il répondit.

« Si j'ai pris le tour, c'est pour empêcher à mon adversaire de se développer, empêcher la progression de son ouverture. Notez, j'ai deux coups d'avance désormais.»

Massacrer un professeur n'était politiquement pas correct, avant son entrevue avec Brom, Asinof ne se serait pas gêné mais il avait un peu changé depuis.
D'ailleurs on vint à parler de ce fameux inquisiteur.

"Le latin est une langue relativement complexe, plus ou moins rébarbative...et que je suis obligé de maitriser de par ma matière. Il faut bien connaitre le nom de toute chose, n'est ce pas, pour les transformer ? Enfin bref. Dites moi, pour la magie noire...nous avons un grand expert ici. Vous avez pensé a demander conseil au professeur Brom ?
Enfin, son titre officiel est inquisiteur...mais étant donné que le cas de Brom m'intéresse peu, je ne me tiens pas vraiment au courant de ses promotions."


à son grand regret, il avait déjà essayé …

« Le professeur Brom est trop occupé, nous en avons déjà parlé. »

Lorsqu'on vint à parler duel, le prof de métamorphose accepta, un duo prometteur pour quelques démonstrations hautes en couleurs. Et pis, même si le club avait pour vocation la détente, nul doute que certains troubles-fêtes, voudraient régler leurs comptes pendant les séances prévues, un adulte de plus ne ferait pas de mal pour éviter les débordements.
Mais dans la tête du sociopathe, résonnait encore les paroles de sont interlocuteur, lui aussi en avait bavé, rayé des mangemorts et renié … c'était assez dur … mais bon pas de quoi trop s'apitoyer sur son sort, pour Joseph c'était du passé, pour Nikolaï ça serait du futur, avoir Brom et Menroth au cul ne l'enchantait guère. Encore que Brom, c'était juste une vieille branche, puissante certes, mais tout de même, alors que son patron … ça le dérangeait déjà plus. Cracher dans la main qui l'a nourri … ça ne lui ressemblait pas, il avait pris conscience de l'erreur qu'il avait faite.

Et il le payerait cash, tout comme sur cette partie, où le professeur payait son manque d'attention. À moins que ce ne soit fait exprès, mais dans ce cas, il s'était bien loupé, car quand Asinof sortait sa dame, c'était en général présage de massacres assez rapides. L'avenir répondra à bon nombre de question … c'est ce que se disait le français.
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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Jeu 30 Juin - 13:02

Asinof riait. Joseph en fut surpris, regarda d'un air sombre le plateau. Qu'avait-il fait, cette fois-là ? Où avait-il mal joué ? Allons, logiquement, ça aurait du marcher...Où est mon erreur ? Telle était la question à laquelle le professeur de métamorphose réfléchissait, sans y trouver, du moins pour l'instant, de réponse. Mais il commençait à être agacé. Un petit groupe d'élève s'était formé, regardant le surveillant battre à plate couture leur prof. Joseph détestait qu'on se moque de lui, sur ce point là, il ressemblait à Clint, il manquait cruellement d'humour par rapport à lui-même, détestant l'auto-dérision. Et Asinof continuait à se moquer, expliquant à l'enseignant par le menu pourquoi et comment il avait perdu, le rabaissant et se mettant en valeur, continuant à rire d'un rire cynique, satisfait de lui-même.

Qu'il arrete, pensa Joseph, dont le sourire avait disparu. Qu'il se taise, ou je le frappe. Oui, ça va se terminer par le fait que je vais lui coller mon poing dans la figure s'il ne se tait pas dans les trois secondes. Joseph détestait qu'on se moque de lui, et il détestait perdre, quelque soit le jeu auquel il jouait. Or Asinof venait de le faire perdre, et il se fichait de lui. McKinnon était prodigieusement agacé, sur le point de se mettre en colère. Il ne souriait plus, restait silencieux, regardant le plateau d'échec d'un air sombre. Asinof attendait, expliquant aux élève qu'il avait à présent deux coups d'avance. La ferme, pensa Joseph.Tais-toi. Il était cette fois en colère pour de bon, et le mouvement qui suivit était purement un mouvement de rage : il frappa du point sur la table, faisant vibrer le plateau. Quelques pièces s'écroulèrent. D'un ton froid et grinçant, il prononça :

"Bien la première fois que quelqu'un arrive à me battre en trois coups..."

L'atmosphère s'était fait lourde et pesante, tendue. A présent, les élèves avaient reculé : eux connaissaient bien, contrairement à Asinof, les colères mémorables du professeur de métamorphose, et ils savaient bien qu'il valait bien mieux pour eux disparaître, ne pas etre dans le coin quand Joseph exploserait. Mais c'était sans compter sans le professeur lui-même : homme colérique, Joseph était aussi quelqu'un d'extremement lunatique, à l'humeur très changeante : la colère pouvait très bien exploser, ne pas durer ou ne même pas avoir lieu. Et c'est ce troisième cas qui se produisit.

Se ravisant soudainement, comprenant qu'il n'avait rien à gagner à se mettre en colère, Joseph décida de prendre la chose avec philosophie, et de renoncer à casser la figure à Asinof. Ca n'avait rien de glorieux, pour un homme de son age et de son expérience, de frapper un gamin de dix-neuf ans. Et puis, un professeur était un exemple, un modèle, et que penseraient ses élèves s'ils le voyaient faire ça ? Et puis à la réflexion, c'était plutôt drôle : Nikolai avait du talent.

Joseph reprit donc avec un grand rire, tendant la main à Asinof :

"Topez là, Asinof, vous êtes le meilleur joueur d'échec que j'ai jamais vu ! "

Puis s'adressant à la ronde à ses élèves, il dit :

"Aujourd'hui, vous avez eu la preuve par a plus b que votre professeur de métamorphose n'est pas un bon joueur d'échec. Le spectacle est fini, maintenant, disparaissez, allez !"
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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Jeu 30 Juin - 19:48

La domination du français sur le plateau était désormais incontestable, il avait prouvé en à peine 3 coups, que peu importe ce que ferait son adversaire, il aurait deux coups d'avance minimum, et plus s'il anticipait un autre coup.
C'était la seule chose qui lui manquait pour confirmer, gagner une partie contre un professeur, malheureusement, ce fut le professeur McKinnon qui s'y colla.
L'effet Asinof, on avait trop tendance à le sous estimer à cause de son âge, ou même de par son manque de formation, il était l'incarnation de la réussite par la pratique et l'expérience.
Nul doute que si celui ci avait étudié dans une école comme Poudlard, il serait devenu une excellente pièce pour le seigneur des Ténèbres, actuellement, il ne savait pas trop comment se positionner.

Une pièce trop libre sur l'échiquier, c'est ce qu'était Nikolaï, tant qu'on ne lui avait pas fixé, par la force ou non des limites, il ne s'arrêtait pas. Menroth avait su le faire, et même très bien, à tel point qu'il s'était attiré le plus grand respect de la part de celui qui crachait sur beaucoup de chose.
Ni blanc, ni noir, perdu au milieu de cette univers, gravitant au milieu de deux partis qui l'indifférait, se trouvait le gamin de 19 ans … complètement à la rue.
Il ne savait pas ce qu'était réellement l'allégeance, il avait toujours été seul, n'avait toujours jouer que pour lui, et donc, par définition, ne savait pas comment servir quelqu'un.
Un fou sans couleur, sur la diagonale de celui du seigneur des ténèbres …

Il fut rappelé à la réalité par l'intervention de son adversaire, qui devait sans doute être frustré de voir son ouverture échoué, et qui avait compris que la partie était perdue …

« Bien la première fois que quelqu'un arrive à me battre en trois coups... »

*Wouah … au moins il a vite compris … c'est tout à son honneur d'abandonné aussi vite, il s'évite une humiliation, j'ai ma victoire, joli compromis Joseph.*

Regardant brièvement autour de lui, le surveillant vit les regards horrifiés des élèves, pas bon signe tout ça.
Il comprenait mieux, son adversaire était du genre colérique … ça, il ne l'aurait pas deviné tout seul.
Pourtant Sally avait bien pris sa défaite, elle l'avait vu comme un moyen de progresser, lui devait sans doute le prendre plus comme un échec qu'autre chose, mais bon, ce n'était qu'un jeu.
Après un bref rire, il tendit la main à Asinof.

"Topez là, Asinof, vous êtes le meilleur joueur d'échec que j'ai jamais vu ! "

Le stagiaire s'empressa de prendre la main de son adversaire, et lui répondit.

« Merci beaucoup Professeur McKinnon, j'espère vous affronter une prochaine fois et que les choses soient différentes. »

Pas très longue comme partie, mais significative, ne bat pas Asinof qui veut; aux échecs, il se montrait à la hauteur de ses prétentions, toujours invaincu à Poudlard, et il comptait bien le resté.
Un petit chalenge pour Joseph, devenir meilleur pour pouvoir vaincre ce gamin qui l'avait à moitié humilié, la parade du prof avait été très efficace, bientôt, on ne parlerait que de la victoire du surveillant sur lui, mais pas de sa défaite. Il avait fait le bon choix, limitant l'impact de sa défaite sur l'opinion des élèves, Niko gagnait en crédibilité, lui n'en perdait pas … un très bon coup.
' Meilleur que son ouverture' pensa le sociopathe avec un petit sourire en coin.

Ainsi le grand gaillard dispersa les élèves qui après avoir rit à sa boutade, repartirent jouer ensemble, ne restait que les deux l'un en face de l'autre.
Avec humour le français reprit :

« Au moins, ça vous fera une raison de me foutre une rouste au club de duel professeur. »

C'est vrai que plus il y réfléchissait, plus il se disait que face à un prof de Poudlard, il avait peu de chance de gagner son duel. Lui ne connaissait que quelques sorts, il avait appris qu'auprès de son grand père, et après quoi ?
Bah pas grand chose, le peu de combinaisons d'effets qu'il exécutait, sortait soit de son esprit, soit de son maigre apprentissage. Au fond, s'il n'avait pas été bon tacticien, il n'aurait jamais eu ce niveau là, et encore … il n'aurait été qu'une vulgaire bouse n'ayant pas réussi à sortir la tête de l'eau.
L'approche de la mort le faisait grandir, devenir plus adulte, plus réaliste … même si c'était toujours lui.

Moins narcissique aussi, il avait perdu de son égoïsme habituel, pour cause, il avait intégré la variable Joseph McKinnon dans son raisonnement, pourquoi n'avait il pas eu ce déclic avant.
Foutu caractère de merde, ce n'était et il n'est toujours qu'un gamin, il fallait lui mettre du plomb dans la cervelle pour qu'il comprenne la vie, et ça avait commencé.
Nul doute qu'une seule dose de Menroth-Brom suffirait à faire passer le message, les séquelles serviraient de rappels à l'ordre.
Au final, la vie quotidienne devenait un test pour lui même, plus une expérience, un test.
La mise en pratique des acquis, et la recherche de ce qu'il n'avait pas ou peu … le chemin de l'éminence, ça allait bien avec ce qu'il empruntait, ce bouquin au final c'était pour lui.

Le prof de métamorphose ne devait pas vraiment le comprendre, même lui ne se comprenait pas, certains auraient dit la folie, lui, convaincu de ses pensées, pensait qu'il y avait matière à s'étonner, même de soi.
Ce n'était pas un joueur, mais une pièce … il ne l'avait jamais saisi, et regardait d'un œil nouveau le jeu sur le plateau, rien ne lui appartenait, même pas lui même. Peut être s'était il cru assez puissant pour ne pas se soucier des autres, il n'avait rien vu, aveuglé par sa longue existence de solitaire.
Au final, il se civilisait le monstre Asinof, il devenait humain à sa manière.

Les dernières fréquentations de sociétés l'avaient marqué, qu'était il avant d'arriver ici ? Un sauvage, un monstre, un étranger. Sa longue solitude l'avait replié sur lui, il était devenu le centre de son petit monde, rien n'avait d'importance, rien d'aussi utile que lui, presque de l'auto-déisme.
En peu de temps, on l'avait considéré, il était devenu langue-de-plomb, stagiaire et surveillant de la grande institution d'enseignement magique. Depuis qu'on lui avait donné de l'importance, il semblait commencé à exister, on vit pour soi, mais ce sont les autres qui nous définissent.

Son regard vint se posé sur le fou blanc du jeu, couché sur le flan après le coup de point de Joseph sur la table, il éprouvait désormais de la sympathie pour cette pièce, mieux, il la comprenait … son grand-père avait raison, lui le gamin avait juste mal interprété.

*N'attends pas que les autres te donnent de la valeur et des compliments pour en recevoir.*

L'origine de son narcissisme, mais il n'avait rien vu, rien compris … il s'était montré plus con qu'il ne l'était. Comme quoi, on pouvait être stratège et ambitieux, mais ne rien voir, pas même soi même.
Peut être vivait il dans un rêve, un rêve qu'il s'était construit, son monde de haine et de désespoir, son immuable quête de pouvoir n'ayant pour but que lui même, avait il eu tout faux ?

Difficile à dire, depuis quelques temps, il se perdait dans ses pensées, n'arrivant pas à faire le tri, ni une introspection valable. Certains l'avait vu, le peu de fréquentations qu'il avait, des élèves pour la plupart, tous au moins en 6ème année.
Désormais, il réalisait qu'on faisait attention à lui, qu'il ne jouait pas que pour lui, qu'on attendait quelque chose, peut être ?
Jamais, il n'aurait su ça sans avoir frôler la mort, jamais il ne l'aurait su …
Et dire que certains avaient même constater un changement d'attitude de sa part, des connaissances lui en avait parlé à la bibliothèque, l'aînée des Mayfairs lui en avait brièvement parlé dans un couloir, au club où il se trouvait, une élève de Serdaigle avait vu que sa façon de jouer avait changé.
Lui ne le savait pas … perdu, c'était presque ce qu'il était, comme le pendu qui attend la sentence en regardant la corde.

Que lui restait il à faire ? Profiter … c'était sa réponse, mais profiter de quoi ? De qui ?
Comme la bête qui criait 'moi' dans un dernier souffle …
Qui suis je ? Quel est le but de ma vie ?
Ces questions qui autrefois lui semblaient inutiles, toutes celles ci prenaient un sens, mais lequel leurs donner, c'était une interrogation sans question.

Pas de réponse, l'enfer abyssal de la pensée, le paradis de l'imagination, le rêve du dormeur éveillé … à quoi bon se contenter d'être là ?
Le plus paradoxal, c'est qu'intérieurement il en riait.

*Et ouais mon coco, c'est ça la mort-vie.*

La vie, la mort, tout cela n'avait pas de sens, pas de sens autre que celui que l'on veut bien lui donner. Même les explications du Professeur Parquesse sur l'idéologie nécromancienne ne l'avait pas autant éclairé que de voir le trait vert, pointé sur lui …
Les choses ne valaient pas la peine d'être vécue si ce n'était autrement que par l'approche de la mort, voilà une morale qu'il comprenait. Pourquoi le mourant de St Mangouste était il plus heureux à sa sortie de l'hôpital ? Parce qu'il prenait goût à la vie, parce qu'il avait vu la mort.

Maintenant il pouvait s'en souvenir sans avoir honte, sa pensée se tourna vers son mentor, celui qui lui avait donné un sens.
À sa mort, il l'avait perdu, n'ayant pas compris qu'il devait en avoir un pour vivre, pendant trois longues années, il n'avait pas compris le plus rudimentaire.

*J'espère que tu es fier de moi, fier de ton imbécile de petit-fils, il m'aura fallu plus de trois ans pour comprendre.*

Nul doute qu'il le serait, à voir et regarder son apprenti franchir les étapes de la vie sans raison, pour finalement après une partie d'échec, en trouver un.

Le pion que Nikolaï représentait arrivait au bout de sa ligne, désormais il était adoubé, devenant fou, à lui de profiter de sa diagonale, à lui de sentir son nouveau pouvoir, son nouveau lui. Il suivrait les décisions son camps,.
Libre ? Il ne l'avait jamais été, même s'il gagnait en mouvement, il n'avait que sa diagonale, et ça lui suffirait.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Peu importe les chaînes qui l'entravaient, ce qui comptait, comme toujours, c'était le résultat.

Mais l'idéologie avait changé, maintenant, gagner ne lui suffirait plus, écraser n'avait plus de sens, dominer ne faisait pas de lui un fort. Il restait Nikolaï Asinof, N°951.

Alors il revint sur Joseph, posant ses yeux verts sur son adversaire, lui l'avait aidé à comprendre.

« Toutes les parties ne peuvent pas être gagnées, sinon à quoi bon jouer ? »

Ce n'était pas une de ses grandes phrases vides de sens qu'il sortait juste pour la classe, il pensait ce qu'il disait.

« Vous n'êtes pas à la métamorphose ce que je suis aux échecs, je ne suis pas aux échecs ce que vous êtes à la métamorphose, nous ne faisons que jouer professeur. Peut être pour eux ( il désigne des élèves ), nous ne sommes que des références, autant pour nous, nous ne sommes pas grand chose. »

Trop de cécité, en à peine 3 mois, il avait plus grandit qu'en 3 ans.
Il replaça les pièces à leurs places.
Relevant la tête en l'inclinant, fixant dans les yeux encore une fois son interlocuteur.

« Nous ne sommes que des pièces sur un échiquier qui nous échappe. »

Il se replaça sur le banc, en s'étirant légèrement en arrière, levant le sourcil, il demanda.

« Qu'en pensez vous professeur Mc Kinnon ? »
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MessageSujet: Re: L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé] Ven 1 Juil - 13:10

Joseph sourit à l'allusion au club de duel :

"J'y compte bien ! Après tout, j'ai droit à une revanche, non ?"


Drole de gamin. Vraiment. Joseph aurait pu être son père, pourtant il comprenait, il voyait à peu près ce qu'était Asinof. Rien de plus qu'un gamin perdu, ne sachant pas quoi faire, s'opposant à tout mais n'adhérant à rien, croyant qu'un jour il dominerait le monde, sans même réaliser que celui-ci, fantastique série d'engrenage plus complexe qu'aucune des plus complexe horloges de ce monde-ci, le dominait entièrement. On n'est pas de taille à lutter contre le monde, se dit Joseph. Pas seul en tout cas. Il le savait maintenant, il avait réussi à comprendre, même s'il lui avait fallu du temps. On peut être seul. Mais alors on reste ainsi sur le bord du chemin, on est acteur de sa vie sans en être présent. Et puis on peut marcher sur la route, créer la sienne, mais là il faut faire attention, que ce soit aux gens que l'on croise, à ceux qui marchent avec nous, à ceux qu'on renverse ou qui nous bousculent. Le chemin est long, si long, qu'on n'en voit jamais le bout. Oui, il est parfois dur à suivre, mais jamais on ne renonce ; si on se pose, on est mort...

Oui, il avait été un gamin comme Asinof, perdu, croyant s'en sortir mieux que quiconque, croyant qu'il était le plus fort et que rien ne pouvait le vaincre. Oui, un temps Joseph avait suivi sa voie, un temps il avait foncé sans regarder les autres. Et puis il s'était arrêté, avait regardé en arrière, et il avait vu à coté de quoi il était passé à coté. Son père, ses amis, des moments heureux. Beaucoup de chose. Quand il s'en était ouvert à son père, celui-ci s'était mis en colère pour la première fois contre son fils.

Tu ne peux t'en prendre qu'à toi même, mon garçon. Ta vie à jusqu'à là été vide, oui. Mais tu ne peux pas regarder en arrière avec colère : c'est toi, pas les autres qui en sont la cause. Mais il n'est pas trop tard. Regarde, écoute, découvre. Le monde est infini : c'est la croisée des chemins où se rencontrent toutes vies. On se remet de tout, Joseph. Maintenant change. Il y a des gens qui n'attendent que toi, sans doute, quelque part. Mais ce n'est pas à moi de te dire où : tu dois les trouver seul.

Voilà ce qu'avait dit Clint. Joseph l'avait écouté. Et il avait changé de route, s'adaptant aux autres, vivant mieux. Mais il avait encore beaucoup à apprendre, il le savait. Une autre fois, alors que Clint avait perdu l'une de leur parties d'échec, et qu'il ne disait rien, qu'il souriait même, Joseph avait demandé pourquoi il acceptait de perdre sans rien dire, que gagnait-il à perdre. Clint s'était mis en colère une seconde fois. Mais il avait simplement répondu à la question : de l'expérience.

Oui, il y avait beaucoup à apprendre de tout. Et ça, Joseph l'avait maintenant compris. Et à la première question d'Asinof, il répondit :

"On joue parce qu'il y a autant à apprendre de ses victoires que de ses défaites, Asinof. L'expérience, la sagesse, ça se paye."

Oui, tout se payait. A ce moment là, Joseph croyait ce qu'il disait, il comprenait ce qu'avait voulu dire Clint. Mieux, il se mettait à sa place. Avait-il mûrit ? Évolué ? Certainement. Tout le monde change, et peut-etre qu'enfin, il était devenu meilleur, et s'était rapproché de l'idéal qu'il s'était fixé. Tu deviens sage, vieux. Peut-etre pas, mais meilleur, c'était sur.

"On n'existe pas pour soi-même, Asinof. Ce sont les autres qui nous définissent. On ne peut pas vivre sans ça. S'il n'y a personne pour nous attendre quelque part, pour qui et pourquoi comptons nous ?"

Ce qu'il en pensait ? Oh, c'était simple :

"Qu'on peut toujours changer. Il n'est jamais trop tard. L'homme est en constant mouvement, il évolue toujours, que ce soit avec l'age, ou le vécu. C'est pour ça que j'aime la métamorphose : c'est la discipline du changement, celle qui représente le mieux l'évolution humaine. Elle en est un reflet, une facette."



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L'échec d'un jour, ivre de renaissance.[Terminé]

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