POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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L'heure bleue[PvFred]

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MessageSujet: L'heure bleue[PvFred] Mer 29 Juin - 14:06

"Il est donc établi que les toutes premières métamorphoses étaient dues purement et simplement au hasard ?"

Joseph interrompit sa lecture brusquement, se rendant compte qu'il avait prononcé la dernière phrase à voix haute. Assis à son bureau, il lisait le dernier numéro en date du Métamorphe, un journal spécialisé dans la métamorphose, une référence dans la matière. Joseph y avait lui-même écrit quelques articles, mais celui qui l'occupait n'était pas de lui, mais avait été rédigé par Norton James, professeur à l'AIM, l'Académie Irlandaise de Magie. Le sujet ? Les origines de la métamorphose : la canalisation de phénomène hasardeux à l'aide de la magie.

James était un professeur réputé de métamorphose, écouté et respecté au sein de la communauté des métamorphomages. Mais Joseph n'était pas non plus reste : son nom, bien que moins connu encore que cet illustre personnage, commençait à devenir une référence sérieuse de ce milieu. Il avait notamment écrit un livre qui faisait figure de pierre angulaire de la théorie interdimensionnelle de la métamorphose : La métamorphose dans le temps et l'espace. Bref. Rien de bien interessant pour quiconque n'était pas initié, mais Jo adorait ce sujet.

Mais l'article de Norton James le laissait sans voix. Comment, comment pouvait-on simplement prétendre qu'un art qui demandait tant de concentration, de volonté, pouvait être du au hasard ? Qu'est-ce que c'est que ce délire, se disait-il. Il a fondu un fusible, où quoi ? C'était impensable. Il s'appretait à prendre une plume pour répondre au journal et proposer son point sur la question, mais il se ravisa. Il commençait à être tard, le diner était passé, les élèves avaient regagné leurs salles communes depuis longtemps, il ferait ça demain, à tête reposée, après avoir relu l'article pour être sur de bien l'avoir compris.

Pour l'instant, il ne fallait pas y compter. Le soleil se couchait, donnant un éclairage rougeatre au bureau du professeur. Une lumière changeante, chatoyante et dorée, dansait sur les pierres blanches, leur donnant une couleur orangée, presque ocre. Il observa le ciel, rosé autour de l'astre qui s'écroulait à l'horizon, et pour le reste bleu. Magnifique, observa-t-il. Je suppose que c'est ce qu'on appelle l'heure bleue...

L'heure bleue. Le moment ou il faisait encore jour, mais où le soleil commençait à décliner. C'était un moment particulier, un moment charnière, empreint d'une mélancolie indéfinissable mais pourtant réelle. Joseph aimait ce genre de moment, il aimait le soir et le crépuscule. C'était propice à l'inspiration, et à la musique. Un moment où il aimait ressortir son violon et jouer quelques airs. Ou composer de nouvelles mélodies.

Se détournant de la fenêtre, il étira les bras, observant son bureau. Pièce ronde, confortable, avec ses étagères basses, ses livres en pagailles, et son bureau désordonné, elle correspondait bien à l'image du professeur : sympathique, accueillante, avec un charme un peu old school de bureau d'un professeur érudit mais se préoccupant peu des choses bassement matérielles comme le rangement de son espace de travail.

Saississant son violon, Joseph pinca un instant les cordes, faisant vibrer le diapason de l'instrument. Puis il s'empara de son archet, et commença à jouer. Ce n'était pas un morceau de sa composition, mais un de ses préférés : l'Humoresque numéro 7 de Dvorak, un compositeur moldu. Sur ce plan là, il reconnaissait la supériorité de celui-ci sur les sorciers : il avait un sens inné de la mélodie.

Jouant toujours, il se replongea dans la contemplation du ciel...
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Date de naissance du joueur : 06/11/1986
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Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: L'heure bleue[PvFred] Jeu 7 Juil - 19:06


Les pas claquant sur le sol, la jeune maîtresse des Sortilèges aurait pu être en chemin pour regagner ses quartiers. Elle sortait de l’infirmerie, où elle avait tenu à rendre visite à un élève qui n’était pas parvenu à éviter comme il se devait un sortilège appris lors de son cours. Plus de peur que de mal, le jeune élève était déjà pris en charme par les divers guérisseurs de l’école et allait rapidement être remis sur pied. En parfaite enseignante qu’elle était, elle voulait s’assurer que tout se déroulait pour le mien. Elle n’était pas tyrannique et s’occupait à merveille de ses élèves. Enfin, elle faisait de son mieux pour que cela soit le cas sans passer par le coté trop mielleuse qui ne lui ressemblait pas.

Alors qu’elle avançait donc dans les couloirs du premier étage, sous les grognements des portraits figurants dans les tableaux accrochés au mur alors que les torches s’allumaient sur son passage et s’éteignaient quand elle s’éloignait, elle vit de la lumière sous une porte un peu plus loin, un peu avant l’angle du couloir qui donnait dans la salle de cours de son mentor. Il ne s’agissait pas non plus du bureau de nouveau professeur de politique internationale. A cet endroit, il ne pouvait que s’agir dans enseignant pour lequel elle avait fait elle-même l’entretien. Elle avait dit qu’elle le surveillerait. Mais elle n’avait pas précisé qu’il s’agirait forcement et uniquement lors des heures de cours qu’il donnerait. Et vu qu’elle voyait de la lumière sous sa porte, il n’y avait aucun risque d’aller le déranger un peu. Car il était évident que d’arriver à une pareille heure était une source de dérangement. Mais cela ne serait que plus appréciable à ses yeux, ainsi il ne serait pas préparé à sa venue.

Arrivant enfin devant la porte, elle toqua à celle-ci. Aucune réponse, mais le silence n’était pas pour autant présent. Au contraire, un son léger semblait perceptible. Ne trouvant rien de louche à cela, elle décida de s’inviter par elle-même et poussa la porte. Celle-ci, lourde et totalement en bois, grinça doucement. Le son lui vint immédiatement aux oreilles. Il s’agissait de musique, de la mélodie plus précisément sortant d’un violon que l’on pinçait. Elle n’était pas une connaisseuse dans le monde de la musique mais elle appréciait à l’écouter, appréciant ses charmes et ses atouts apaisants. Le professeur McKinnon semblait contempler le ciel qui continuait à s’assombrir et offrait à cet heure ci des couleurs enchanteresque.
La jeune femme fit un pas de la salle, ne sachant pas si il avait perçu sa présence et son arrivée. Vêtue d’un jupon vert foncé s’arrêta à ses genoux, d’un haut gris foncé à manches longues dont le col large tombé sur ses épaules pâles, les talons de ses bottines sombres claquèrent à nouveau sur le sol froid. Elle poussa doucement la porte et celle-ci claqua doucement à cause de sa lourde. Sa présence n’était plus dissimulée si elle l’avait été jusque là. Il fallait dire qu’elle ne tenait pas à se cacher et écouter indiscrètement.


« J’ignorais que vous étiez si bon musicien… »

Joignant ses deux mains dans son dos dans son air mi-femme mi-enfant, elle avança un peu plus dans cette salle où elle n’avait jamais pénétré avant ce soir là. Mais elle ne prit pas immédiatement la peine d’observer les lieux. Elle savait qu’il n’allait pas se risquer à la renvoyer. Elle avait trop de poids à Poudlard pour être traitée sans ménagement. C’était pour cela qu’elle se permettait plus de choses que n’importe qui d’autre dans le château. Elle était sous la protection de tant de personnes qu’elle profitait des occasions. Mais n’avait-elle pas raison au final…
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MessageSujet: Re: L'heure bleue[PvFred] Mar 26 Juil - 17:18

Musique, encore et encore. Musique, toujours. Joseph laissait s'envoler les notes sans les retenir, les écoutants s'éteindre une par une, et achever leur voyage dans la mélancolie du passé qu'elle rapellait. Cet air là, il est nostalgique, décida McKinnon. Il aimait vraiment Dvorak. Un des meilleurs compositeur de son temps, décidément.

Regardant le soleil qui se couchait, Joseph se dit avec une tristesse indicible que tout avait une fin. Ce jour là aussi en était une. La fin de quoi, vieux ? Je ne sais pas, se dit-il. Peut-être simplement du jour. Peut-être d'autre chose, mais quoi ? Il ne savait pas, et à la réflexion, il n'avait peut-être pas tellement envie de savoir. Non, il voulait simplement profiter du crépuscule, et continuer à jouer.

Le bruit de la porte de son bureau, caractéristique, l'interpella et le fit sursauter. Il cessa de jouer, et s'arreta pour se retourner vers la personne qui venait d'entrer. LeeRoy, bien sur. Il avait beau la trouver un peu froide, il l'aimait bien. Mais bon dieu, elle lui avait foutu la frousse, vraiment.


"Professeur LeeRoy ! C'est un plaisir de vous voir, même tard, mais je dois avouer que vous m'avez fait peur. Je ne m'attendais pas du tout à une visite ce soir, je l'avoue..."

Il reposa son violon dans son étui, lui offrant un siège et s'installant dans le sien confortablement. Il expliqua, répondant aux premières paroles de la jeune femme :

"C'est un passe temps que je pratique depuis longtemps. Il m'aide, disons à réfléchir, sur des questions complexes. La dernière en date : la métamorphose interdimensionnelle est-elle due au hasard ou non ? Evidemment, ça peut être ininteressant pour quelqu'un n'étudiant pas la métamorphose..."


Il s'interrompit, puis reprit tranquillement :

"Et vous, professeur, dites moi plutot...que me vaux votre visite à cette heure avancée ?"
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MessageSujet: Re: L'heure bleue[PvFred] Jeu 28 Juil - 21:26


Les mains toujours jointes dans son dos avec son air mi-femme mi enfant, elle dévisagea son collègue sans sourire mais sans aucun signe de menace non plus. Il jouait très bien et semblait emporté dans sa musique. Elle aurait pu prendre plus sur l’un des fauteuils qu’il n’aurait pas fait attention à sa présence. Mais ses quelques mots, soigneusement prononcée, était une marque de politesse de sa part. Elle n’aurait pas aimé qu’on entrait dans son bureau sans annoncer sa présence. Elle en faisait donc de même pour les autres.
Après un sursaut, il avait cessé de jouer et s’était retourné vers elle. Comme elle s’en était doutée, et s’était mieux pour lui, il ne la renvoya pas mais ne cacha pas son étonnement de la voir dans ses quartiers.


« C’est un plaisir de recevoir un tel accueil… Si je l’avais su, je serais venue plus tôt… »

Elle lui lança un regard et un sourire en coin rempli de provocation et de sous entendu. Retirant ses mains de son dos et les croisant sous sa poitrine, elle le regarda reposer son violon, instrument qui l’avait toujours intrigué pour combler ainsi les hommes. Il lui proposa un siège face à lui alors qu’il s’installait confortablement dans le sien. Elle y prit place sans se faire prier. Il lui expliqua ainsi ses premières paroles à savoir le bon musicien dont elle l’avait complimenté. Elle répondit à son tour à ce qu’il en disait sur la métamorphose.

« Je n’étudie pas la métamorphose… Mais je vois que vous êtes aussi passionnée que moi dans votre domaine de prédilection… »

Le sujet sur la metamorphose et les passions n’allait sans doute pas s’étendre d’avantage. Il s’était interrompu et elle leva rapidement les yeux pour regarder la décoration. On disait que les objets personnels et l’environnement familier d’une personne pouvait en dire long sur leur propriétaire. Elle n’était pas experte dans son domaine, mais celui lui plaisait de découvrir les mystères et secrets des membres présents à Poudlard. Elle reporta son regard sur lui quand il reprit la parole et lui répondit sincèrement.

« Si je vous disais que je passais dans le coin et que j’ai vu de la lumière et entendu votre musique, vous ne me croiriez pas… Disons que je profite d’un retour de visite à l’infirmerie pour venir vous voir et m’assurer que tout allait bien depuis votre prise de poste…
Je ne vous dérange pas au moins… Car je vais sans doute vous vous voler un peu de votre temps… »


La jeune Directrice de Serpentard croisa les jambes et appuya son dos contre le dossier. Elle n’avait ouvert aucune interrogation directe. Elle ne posait que rarement de questions directes bien trop habile pour détourner une phrase susceptible de lancer une conversation ou un débat, et qui pouvait mener aussi sur divers autres choses…
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MessageSujet: Re: L'heure bleue[PvFred]

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