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| | Les Pas Perdus... {PV Mandy Evans} | |
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| Admin de Charme ;; Inquisitrice de Poudlard // Mangemort

 Pr Frédérique LeeRoy ♠ Arrivé sur Poudnoir: 11/10/2009 ♠ Parchemins postés: 9028 ♠ Âge du joueur: 25  | Sujet: Les Pas Perdus... {PV Mandy Evans} Mer 9 Nov - 21:57 | |
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Un hululement parvenait parfois depuis la volière. La lune berçait ceux qui étaient déjà endormies. Une brise par moment faisait danser les branches et les feuilles environnantes. Elle faisait aussi virevolter les cheveux de la jeune femme qui avait osé braver la nuit pour se promener dans ce lieu riche en souvenirs. Un seul réverbère éclairait sa fine silhouette et son ombre sans cesse en mouvement. Une main dans la poche arrière de son pantalon, une autre massant doucement sa nuque, elle marchait en regardant droit devant elle. Elle regardait sans voir, marcher sans marcher. Elle respirait doucement comme si elle ne voulait pas réveiller quelques êtres surnaturels. Elle ne craignait rien, si ce n’était elle-même.
Une chemise verte, qu’elle n’avait plus remis depuis son élévation au rang d’Inquisitrice, dont elle n’avait pas attaché les boutons du haut ce qui lui faisait un décolté plutôt sympathique malgré sa maigre poitrine, un pantalon de tailleur parfaitement noire qui ne lui moulait pas ses jambes fines leur donnant un peu de volume, mais saillant à merveilles les formes de ses fesses, elle avait l’air d’une femme d’affaire stricte parfaite dans son rôle de dirigeante d’une grande institution. Bottines à talon qui faisaient claquer ses pas sur le pavé, elle avait rehaussé sa longue chevelure dans une haute queue de cheval. S’étant transplanée depuis son bureau, elle portait encore ses lunettes. Elle avait travaillé tard sur les dossiers de l’école. Elle devait tout gérer, tout superviser, tout vérifier. Elle passait son temps dans son bureau à lire, à écrire, à travailler. Alors à force, cet accessoire qui ne lui plaisait guère, commençait à faire partie intégrante d’elle. Certains lui diront que cela lui donnait un charme nouveau, d’autres affirmeront que cela renforçait l’air strict qu’elle avait. Elle, elle n’en avait pas vraiment d’avis. Tout ce qu’elle voulait, s’était qu’on la laissait redevenir elle. Qu’on la laissait vivre. Qu’on la laissait tout simplement. Son fard vert si foncé qu’il en paraissait noir enfermait et durcissait son regard. Ses lèvres tout aussi sombres laissaient paraitre le manque de sourire qu’elle avait pu s’imposer depuis la rentrée. En effet, elle n’avait pas eu une seule occasion de penser à elle, de sortir comme elle le faisait avant pour s’aérer l’esprit. Pire encore, elle n’avait pas vu la seule personne qui illuminait son visage par sa seule présence. Non, elle n’avait pas eu envie de sourire ses derniers jours. Elle n’en avait eu aucun intérêt. Elle comprenait mieux à présent les airs froids et sombres que pouvaient avoir les hauts dirigeants. Quand on voyait le rythme qui leur était imposé, elle n’en était plus étonnée.
Pourtant, ce soir là, complètement à bout, elle avait choisi de sortir de l’étouffement qu’elle ressentait entre les murs du château et sans pour autant s’en éloigner elle s’était retrouvée ici. Sur les quais de la gare de Poudlard, elle marchait doucement le long des wagons que composait le Poudlard Express qui restait là afin de subir l’entretien nécessaire entre chaque voyage. En effet, ce train n’était utilisé qu’à chaque vacances, une fois pour l’aller, une fois pour le retour. Pourtant, cela faisait déjà des années qu’elle n’avait pas revu cet engin qui lui avait redonné dans le passé les quelques lueurs de bonheur qui avait bercé son enfance. Car pour elle, rejoindre ce train était comme une délivrance. Elle n’aimait pas sa vie en dehors de Poudlard, elle n’avait jamais aimé sa vie.
Elle s’arrêta devant un wagon, quelconque. Regardant toujours droit devant elle, la jeune LeeRoy baissa doucement le regard. Son ombre se confondait avec celui du train. Elle vivante, lui statique. Elle bouillonnante de ses pensées, lui vide et absent de vie. Elle leva son regard vers le monstre qu’il était et posa sa main sur l’armature froide et brillante. Elle inspira doucement. Tant de souvenirs, de déchirements, de bonheur, sans sourire. Comme ce soir là. Elle avait perdu tout sourire à ses quatorze ans, à la mort de ses parents, à sa première descente aux enfers. Se fut là qu’elle avait appris à développer ses airs neutre et détachées, ses attitudes posées et calmes. Elle se souvenait de son retour en 5ème année après ce bien triste été. Elle était assise, seule, dans un compartiment composé de plusieurs carré de quatre places. Elle ne détachait pas son regard du paysage depuis le départ du train jusqu’à son arrivée. Elle cogitait sur tout, elle cogitait sur elle. Désespérément seule, elle ne s’intéressait à aucun être qui l’entourait. Elle avait l’impression de voir à la fenêtre au dessus d’elle, la jeune fille qui avait rejoins à ce moment là dans son cœur la cause de celui à qui elle devait tant.
Elle soupira et ferma les yeux tout en serrant son poing. Tant de choses étaient passées depuis cette époque. Elle ne les regrettait aucunement. Elle avait eu la vie qu’elle s’était imposée et qu’elle appréciait malgré tout. Elle avait seulement beaucoup de mal à tout gérer. A gérer le professionnel, à gérer le personnel, à gérer l’intime. Seule ombre à son tableau, s’était son fils, trop longtemps disparu. Elle ignorait si elle le reverrait. Elle ne perdait pas espoir mais elle avait tellement de douleurs en y pensant qu’elle n’osait plus. Mais quand elle ne pensait plus à lui, elle pensait à elle. Sa magnifique brune pour qui elle se mourrait d’amour. D’amour fou et profond. Mais elle ne l’avait pas revu depuis le banquet de la rentrée où elle était arrivée si en retard qu’elle n’avait pas entendu son discours solennel. Pire, elle ne lui avait adressé aucun regard et n’avait pas cherché à la voir. Ni ce soir là, ni un autre soir. Comme si elle la fuyait. Mais pourquoi ? Sa belle Evans lui manquait horriblement et elle ne parvenait pas à le lui dire. Frédérique soupira à nouveau. Parfois, elle voulait redevenir cette jeune fille, qui traçait déjà son destin, mais qui n’avait pas toutes ses obligations, toutes ses questions, tous ses regrets, tous ses remords.
Une brise vint à nouveau jusqu’à elle, faisant virevolter ses cheveux. Elle avait l’impression d’être seule, de ne plus être elle depuis qu’elle avait accepté de devenir la femme la plus influente de Grande Bretagne. Parfois, elle avait envie de mourir, pour mieux revivre. Pas mourir physiquement. Mais disparaitre, s’évanouir, oublier tout parfois. Pourtant elle ne voulait pas quitter sa vie, si précieuse. Mais était-elle précieuse pour ceux à qui elle se démenait tellement…
____________________________________ Respire......et viens à moi |
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 Pr Mandy Evans ♠ Arrivé sur Poudnoir: 25/12/2010 ♠ Parchemins postés: 378 ♠ Âge du joueur: 18  | Sujet: Re: Les Pas Perdus... {PV Mandy Evans} Dim 13 Nov - 22:33 | |
| Mandy s'assit à une table de la bibliothèque, dans un coin de la pièce, totalement à l'écart, entre deux étagères. Elle posa sur la table devant elle un livre qui semblait plus lourd et plus imposant qu'elle. Il faut dire qu'elle n'était pas bien épaisse du haut de ses 17ans. Frêle et brune, avec son teint opale et ses yeux de cristal, elle n'avait pas encore totalement la grâce et la délicatesse qui l'habiteraient une fois adulte, mais elle avait perdu depuis longtemps la candeur de l'enfance. Elle avait quitté sa robe de sorcier bordée de bleu, pour un habit totalement noir et classique. Ses cheveux d'ébène étaient attachés dans une queue de cheval flottante. Rien ne semblait la distinguer des autres, sauf peut être la scintillante bague qu'elle avait à la main droite. Encore fallait-il la voir. L'anneau noir était surplombé d'une croix d'argent éclatante, semblable à un x incurvé vers l'intérieur. Elle ouvrit son livre et regarda brièvement le sommaire. Des potions, leurs recettes et leurs histoires. Si là elle ne trouvait pas ce que le professeur rogue leur avait demandé, elle n'avait plus qu'à prier Sainte Rita, patronne des causes désespérées. C'était le 20ème livre au moins qu'elle feuilletait... Se perdant dans dans les pages et le silence de la bibliothèque elle avait l'impression que rien n'y personne ne pourrait la sortir de ce monde fantastique fait de lettres et de papier.
Rien... Ni personne... sauf elle.
Elle était arrivée dans l'allée principale en courant comme une gazelle, et sur le tapis glissant et usé de la bibliothèque, il arriva ce qui devait arriver. Elle tomba dans un fracas monstrueux, aussi ridiculement qu'on puisse le faire devant autant de personnes. Une minute passa et elle ne s'était toujours pas relevé. Mandy soupira, referma son livre et se leva puis marcha d'un pas rapide dans sa direction pour aller l'aider.
Elle se pencha vers elle et lui présenta sa main pour l'aider à se relever.
« Ça va aller ? »
Son regard croisa celui de la jeune brune. Son visage était fin, ses traits racés. Elle devait avoir quelques années de moins qu'elle. L'écusson qu'elle portait lui indiqua qu'elle avait l'honneur de faire affaire avec une Serpentard, une maison négligée dans ces temps sombres, depuis la chute du Seigneur Des Ténèbres. Son nom était toujours craint. Si bien qu'on ne le prononçait jamais. Elle aussi s'abstenait de le dire, pour ne pas écorcher son nom...
Lorsque sa main saisit la sienne, Mandy eut un frisson. Sur cette main, qui serait à présent la sienne, se trouvait une bague d'ébène et d'argent, semblable à la sienne...
Une fois debout, elle prolongea le contact plus que de nécessaire et plongea son regard dans le sien. Une foule de question se bousculait dans sa tête. Qui était-elle ? Comment avait-elle eu cette bague ? Pourquoi ne lui avait-on pas dit qu'il en existait une seconde ? Étaient-elles sœurs comme pouvait l'être deux baguettes ? Est-ce que cela changeait quelque chose ?
Elle lui fit signe de la suivre jusqu'à sa table. Une fois installées, Mandy ne laissa pas de place au silence. Elle parla d'une voix calme, basse, et posée, enrobée d'une certaine fluidité.
« Mandy Evans, Serdaigle. 7ème année. Et toi ? »
Elle la laissa répondre, puis décelant une certaine gêne chez son interlocutrice, elle continua sans attendre sa prise de parole.
« Tu es pressée pour courir d'une telle manière ? »
Son regard s'arrêta sur la bague, puis sur le livre qu'elle avait devant elle. Il était ouvert sur une page manuscrite, rajoutée il y avait assez longtemps de cela si on se fiait à la couleur du parchemin.
« Étonnant ce que l'on peut trouver dans les livres, n'est-ce pas ? J'aurai bien aimé rencontré celui ou celle qui a écrit ça. Il était plein d'esprit et qui sait, peut être que cette légende n'est pas si irréelle que l'on pourrait le penser...
Il fut un temps où tous le sorciers étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que les plus puissants d'entre eux décidèrent de leur ôter leur pouvoir divin et de les cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.
Ils se réunirent lors d'un grand conseil pour résoudre ce problème et proposèrent ceci : « Enterrons la divinité des sorciers dans la terre. » Mais un répondit : « Non, cela ne suffit pas, car les sorciers creuseront et la retrouveront. » Alors ils répliquèrent : « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. » « Non, car tôt ou tard, les sorciers exploreront les profondeurs de tous les océans, la retrouveront et la remonteront à la surface. » Alors ils conclurent qu'ils ne savaient pas où la cacher car il ne semblaient existaient nul endroit que les sorciers ne puissent atteindre un jour. Ils se turent et réfléchirent, jusqu'à ce que l'un d'entre eux propose la chose suivante : « Voici ce que nous ferons de la divinité des sorciers, nous la cacherons au plus profond d'eux-même, car c'est le seul endroit où jamais ils ne penseront à la chercher. »
… … Étrange comme fin... non ? Sais tu ce qui s'est passé depuis ? Les sorciers, dépourvus de leur divinité, se sont perdus parmi les moldus. Ces dieux se sont souillés à côtoyer des être mortels et faibles. Ils sont en train de se détruire... Mais il y a un sorcier, le plus puissant d'entre nous, qui sait comment redonner aux sorciers leur divinité d’antan. Encore faudrait-il qu'ils comprennent et acceptent de le laisser faire... Au lieu de le persécuter et de tenter impunément de l'abattre... Comme si cela était possible...
Belle histoire, non ? »
Mandy se tue enfin. Elle avait beaucoup plus parlé que de coutume. Elle referma le livre qui était devant elle, se leva, et alla le ranger dans les étagères à sa droite. Elle avait fait exprès d'affirmer ses convictions à travers cette histoire, pour voir si elle était digne de confiance. Au pire, cela ne ferait qu'une personne de plus à la prendre pour une folle.
« Comment as-tu eu cette bague ? »
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La lune semblait protéger ce monde endormi sur lequel elle régnait. De Poudlard jusqu'aux gargotes avoisinantes, en passant par la gare, tout était plongeait dans un calme troublant. Mandy avait quitté l'enceinte de Poudlard un peu plus tôt, sans transplaner, et elle s'était dirigé d'un pas assuré vers les quais. Les grands wagons du Poudlard express était toujours aussi impressionnant, même après toutes ces années. Elle déambula lentement, la cadence de ses pas en accord avec celle de sa respiration... Elle respira profondément et s'arrêta net. D'une main agile elle fouilla dans la poche de sa veste pour en tirer une bague, noire, ornée d'un x d'argent.
« Me révéleras-tu un jour tes secrets... »
Elle passa la bague à son doigt et regarda la lune... Son grand-père lui avait dit qu'elle parlerait d'elle-même, en temps et en heure... seulement cela faisait maintenant plus de 25 longues années qu'elle attendait... ____________________________________ 
| Les promesses d’hommes ne sont que des mots susurrés, Au creux de mon lourd cœur alangui, comme déchiré. Le goût de la passion fait place à une âcre amertume, Chaque jour devient un combat que tout mon être consume.
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 Pr Frédérique LeeRoy ♠ Arrivé sur Poudnoir: 11/10/2009 ♠ Parchemins postés: 9028 ♠ Âge du joueur: 25  | Sujet: Re: Les Pas Perdus... {PV Mandy Evans} Mer 16 Nov - 0:32 | |
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Cet été ses parents s’étaient fait tués à cause des Résistants. Ils les avaient enrôlé et malgré ce qu’elle avait eu beau le leur répéter, ils ne l’avaient pas écouté et maintenant ils étaient morts. Tout ça à cause d’une bande d’idiots qui se liguaient contre celui qu’il serait temps de reconnaitre comme bien plus puissant, bien plus noble, bien plus intelligent que eux tous réunis. Personne n’était venu l’influencer. Elle avait toujours entendu ses parents parler avec fierté des groupes qui se liguaient contre lui, elle était confrontée à leurs critiques face au gouvernement qui ne voulait rien voir. Elle avait osé plusieurs fois leur dire ce qu’elle en pensait, ils avaient tenté de lui mettre la vérité devant les yeux comme ils le disaient. Mais elle avait ses idées et n’était pas endormie par qui que ce soit. Ses parents avaient compris qu’elle était intelligente et avait fais ses propres choix, refusant qu’on la force d’en changer. Ils savaient qu’elle avait beau être leur fille, elle n’était pas leur image. Elle était elle, simplement elle. Après leur mort, elle avait cherché malgré tout à découvrir l’assassin. Elle avait découvert une bataille entre un groupe de Résistant et un groupe de partisan de Voldemort et avait découvert le nom du Serviteur des Ténèbres qui s’était chargé d’eux. Elle n’eut pas de mal à le retrouver. Grande pour son âge, déjà assez développée sans pour autant avoir des formes généreuses, assez mignonne pour avoir été remarqué à l’école sans forcement chercher à provoquer, une belle petite femme comme on disait d’elle, ce fut facile pour elle de l’attirer. Furieuse qu’on ait abusé de ses parents, que leur vie ait été retirée, qu’importe par qui que ce soit, elle avait tout un plan aussi cruel que déplacée. Il manquait d’une forte intelligence, mais il était plutôt charmant. Le reste semblait simple et évident . Elle le charma, l’entraina dans sa couche, et un homme étant toujours fier d’être le premier pour une femme, il s’endormit sans peine après leurs ébats. Elle choisit ce moment là pour lui ôter la vie, comme il avait fait froidement à ses parents au lieu de chercher à les aider. Depuis ce jour là, elle s’assombrit plus que jamais.
Depuis le début de l’année, elle charmait ouvertement quiconque elle pouvait trouver intéressant. Mais certains garçons se trouvaient plus prenants, et plus pressants que d’autres. Ce jour là, sa dernière conquête n’avait pas aimé qu’elle puisse le jeter aussi ouvertement surtout à quelques jours d’un bal qui avait lieu. Elle n’avait rien à faire de ce bal. Elle savait qu’elle s’y rendrait, mais avait en tête une toute autre personne pour y être accompagnée. Elle avait beau être une vipère, et seule, elle ne faisait pas le poids face à un garçon plus âgé. Elle avait de grandes capacités en Sortilèges, mais si elle levait sa baguette sur lui, elle savait qu’elle pouvait aller loin, très loin. Et ça n’en valait pas le coup. Elle savait qu’il abandonnerait vite, surtout qu’on parlait de l’arrivée de deux grandes écoles à Poudlard et là des filles, il n’en manquerait pas. Elle était ni unique ni exceptionnelle. Et elle ne voulait surtout pas être exclusive. Il ne comprenait pas, ça lui était égal. Elle courait donc à travers les longs couloirs de l’école espérant trouver un camarade ou une solution pour s’en séparer. Déboulant dans l’allée principale de la bibliothèque, interpellée par la responsable qui réclamait le silence, elle tomba avec fracas sur le tapis glissant de la salle. Prise dans sa lancée, elle en fit presque sonnée et ce fut une douce voix qui la fit relever la tête. Pas de gars pressant en vu, juste une jolie fille plus âgée qu’elle qui se préoccupait de son cas. Elle l’avait sans doute croisé, mais au point de ne plus se souvenir de ce visage, elle en doutait. La jolie brune de dernière année lui demandait, ce qui n’était pas étonnant, si elle allait bien après cette chute. Leurs regards se croisèrent et ses yeux clairs troublèrent la petite. Pourquoi s’encombrer d’un homme, quand une telle beauté se présentait à elle ?
« On t’a déjà dis que tu avais des yeux merveilleux… »
La petite maladroite n’avait ainsi pas répondu à son interrogation, mais il n’y avait pas de réponse à y donner réellement. Il était évident que ça allait pour elle. Elle lui tendit la main pour l’aider à se relever et son regard se posa sur sa main. Puis sur l’un des bijoux qu’elle avait à l’un de ses doigts, bijou similaire au sien. Une bague, plutôt large et noir, fendu en son centre et surmontée d’un lien entrelacé formant une croix composée de petits diamants. Mais la jeune fille se présenta à elle et elle perdit l’intérêt sur cet anneau pour se porter sur sa douce voix alors que le contact de leurs mains se prolongeait plus que de raison. Debout face à elle, presque de même taille, elles plongèrent à nouveau leurs regards l’un dans l’autre. Un soulagement quand elle apprit qu’elle ne soit pas de Gryffondor.
« Frédérique LeeRoy, Serpentard, 5ème année… »
Mandy lui avait fait signe de la suivre et elle ne pensait plus à sa course dans les couloirs. Elle la suivit sans hésitation mais elle ressentit un certain gêne en sa présence, et elle ignorait pourquoi. Elle ne cessait de lui poser des questions jusque là, et Frédérique ne fut plus très ouverte à y répondre avec aisance. Elle fut donc brève et distante mais sans montrer aucune froideur pour autant. Comment être froide face à tant de douceur et de délicatesse ?
« Pas vraiment… »
Levant les yeux pour regarder les étagères autour d’elle, tendant l’oreille pour être certaine qu’on n’approchait pas, elle ne vit pas l’insistance que Mandy pouvait avoir sur sa bague. Elle porta son attention sur le livre qu’elle venait d’ouvrir et écoutant son récit tout en buvant chaque mot qui sortait de ses lèvres. Elle fut presque surprise quand la fin de cette histoire fut donnée. En plus d’adorer l’écouter, elle avait réellement apprécié cette légende. Elle adorait lire, comment avait-elle pu passer à coté d’un tel récit ?
« Belle histoire en effet… Surprenant qu’on ne nous apprend pas tout ça en cours… Tu n’as jamais pensé à être professeur… J’en suis sur que si une personne comme toi nous enseignait tout ça, tout le monde t’écouterait… En tout cas, ça serait mon cas… »
Là elle se leva en trombe. On venait de dire son nom à l’autre bout de la bibliothèque, près de l’entrée. Si elle contournait en se mettant parallèle à ce petit groupe, elle pourrait les semer. Elle devait trouver Mitch. Il lui avait dit après un match où elle avait été particulièrement brillante, qu’il lui apporterait son aide pour ce qu’elle voudrait. Elle avait retenu le message. Donc levée de sa place, elle passa à coté de Mandy, mais elle eut une seconde d’arrêt quand elle se trouva juste à coté d’elle. Elle était connue pour son audace et son manque de discrétion depuis le début de cette année scolaire. Quelque chose lui venait en tête, elle le faisait. Après tout dépendait du domaine. Et ce domaine là lui plaisait particulièrement. Arborant donc un sourire en coin, elle lui vola un baiser.
« Tu as vraiment des yeux merveilleux… »
Elle avait soufflé ces quelques mots avec le mélange de charme qui fera à l’avenir sa réputation. A l’aube de ses quinze ans, elle savait déjà ce qu’elle voulait et où elle voulait mener les choses. Mais le temps fera qu’elle oubliera le nom de cette merveilleuse dernière année, mais pas ses yeux qui l’avaient enchanté…
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Une brise vint à nouveau jusqu’à elle, faisant virevolter ses cheveux. Les yeux toujours clos, le poing serré, elle ne faisait plus attention à la bague qui ornait son doigt depuis des années. Elle l’avait dérobé au doigt de sa mère le jour de sa mise en terre, avant la fermeture de son cercueil. Elle avait ce geste impulsivement, mais elle ne le regrettait pas. Elle avait toujours su que sa mère y tenait et que son père y apportait une forte importance. Malgré leur place de Résistants, malgré leurs convictions, elle les aimait et voulait garder un peu d’eux avec elle. Elle se sentait seule et n’en pouvait plus. Mais une sensation étrange l’envahit subitement. Elle ouvrit doucement les yeux et regarda sa bague. Elle n’y vit aucun changement pourtant, elle la ressentait. Elle était là, elle en était certaine. Elle ignorait comment, mais elle le savait. Effet de la bague, ou simple intuition liée à son amour pour elle, elle porta son regard au dela. Elle devait être dans l’ombre du train car à la lumière d’un réverbère elle la vit enfin et semblait être la seule des deux à voir l’autre. Elle pouvait reconnaitre n’importe où sa delicate silhouette.
Elle aurait voulu courir et la prendre dans ses bras, elle aurait voulu hurler son nom et entendre le sien. Elle aurait voulu mais… rien ne venait. Si proche, elles en étaient devenues si lointaines. Elles étaient toujours ensemble mais rien ne l’y portait explicitement. Frédérique n’avait plus eu aucun amant depuis cette nuit magique. Ça ne lui manquait pas. Elle n’avait plus qu’elle et uniquement elle, et elle aimait cela. La voir ainsi, désirant depuis temps de temps de ses bras, elle perdait l’assurance qu’elle avait eu d’ordinaire. Quittant enfin l’ombre du train, elle avança doucement vers elle, ses pas claquant sur le sol, et fut cette fois à sa vue et entendit ainsi les propos de la jeune Evans. Elle ignorait bien évidemment de quoi elle pouvait parler, mais s’était l’occasion de rebondir dessus pour l’interpeler. Et surtout, ne pas la voir fuir.
« Et toi… me révèleras-tu les tiens… ? »
Frédérique regarda amoureusement la jolie brune n’osant bouger, n’osant s’approcher d’elle. Elle aurait bien fait le premier pas mais une certaine peur lui envahissait le ventre et elle ignorait encore pourquoi et à propos de quoi…
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 Pr Mandy Evans ♠ Arrivé sur Poudnoir: 25/12/2010 ♠ Parchemins postés: 378 ♠ Âge du joueur: 18  | Sujet: Re: Les Pas Perdus... {PV Mandy Evans} Dim 4 Déc - 17:28 | |
| "Les véritables secrets ne sont connus que de nous même, et encore..."
Elle fixa sa bague avant de lever vers le ciel étoilé. La lune tournait au rouge à présent. Mauvais présage ?
"Nous en portons certains sans les connaître."
Voire même pouvait-elle pousser la réflexion jusqu'à dire que nous n'avions connaissance d'aucun d'entre eux. Inconnu à soi-même. C'était tellement plus réelle, tellement plus vrai que ce qu'on vous répétez en boucle dans les salles de classe. Les sorciers et les moldus n'étaient pas si différents. Les uns plus faibles que les autres, mais au final, tous humains. Tous incapables de mettre un nom sur le pourquoi de leur existence et tous effrayés face l'aboutissement commun. Tous sauf un. Le seul a posséder l'immortalité. Si celui qu'on appelle Dieu existe, alors il ne pouvait qu'être incarné en sa personne. C'était pour ça et uniquement pour ça qu'ils se devaient tous de le servir et d'accomplir ses désirs.
"Tu dois te demander pourquoi je n'ai pas cherché à te voir... "
Elle fit quelques pas et arriva à la bordure du quai. Elle plongea son regard sur la voie.
"Les monstres existent Frederique LeeRoy. Les fantômes aussi. Ils vivent à l'intérieur de nous. Et parfois... ils gagnent."
Dernières paroles avant un silence morbide. Elle n'en dirait pas plus. Elle n'avait pas à en dire plus. Elles avaient été amante et l'étaient toujours, et même s'il y avait autrefois déjà un monde entre eux, aujourd'hui ce fossé semblait être devenu aussi grand qu'un univers. Elles étaient étrangères. Une condition à la fois suffisante et nécessaire à ce qu'elle ne parle que par images, se cachant derrière des mots et paroles peut être pas en l'air mais pas loin.
Sans même la regarder, elle s'adressa à nouveau à elle.
"Qu'es-tu venue faire ici ? L'inquisitrice doit avoir bien d'autres choses à faire qu'à se balader sur les quais ..."
[HRP : C'est vraiment pas top... mais j'y arrive vraiment pas. Désolée.] ____________________________________ 
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 Pr Frédérique LeeRoy ♠ Arrivé sur Poudnoir: 11/10/2009 ♠ Parchemins postés: 9028 ♠ Âge du joueur: 25  | Sujet: Re: Les Pas Perdus... {PV Mandy Evans} Dim 18 Déc - 15:37 | |
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L’ancienne enseignante regardait toujours amoureusement la belle, n’osant encore bouger de peur qu’elle ne disparaisse. Elle voulait profiter de sa vision, comme si elle était un mirage, lointaine, inaccessible. Mais celle ci prit la parole et montra ainsi signe de vie. Elle était bien là, enfin. Esquissant un sourire, celui-ci disparut aussi vite qu’il ne voulait apparaitre, ne laissant qu’une expression inquiète. Elle avait rêvé tellement d’elle qu’elle avait fini par croire qu’elle n’existait pas, qu’elle l’avait inventé, la sublimant, .
« Les secrets nous consument si on ne les laisse pas sortir… La vérité est dure, mais elle soulage… Parfois, on garde une chose si secrète qu’on finit par se demander si elle est vraie… Il est rare par ailleurs de garder un secret sans connaitre l’existence de ce secret… »
La jeune LeeRoy n’avait pas de secret pour elle. Elle avait même arrêté les folles aventures qu’elle avait. Son cœur était à elle, et tout son être à présent. Elle n’avait aucune envie de voir ailleurs, elle n’avait aucune envie d’autres bras, ni d’autres lèvres, ni d’autres parfums. Elle ne voulait que son amour, que ses soupires, que ses regards, que ses appels. Elle restait pourtant la même femme, sombre et cruelle, aimant le sang et les châtiments, mais elle ne voulait être qu’à une seule personne. Elle la regarda avancer vers la bordure du quai avant de faire à son tour quelques pas, toujours aussi claquant, pour se positionner derrière elle, sans être trop près pour autant.
« Je me le demande chaque jour… Tu me manques… »
Frédérique ne répondit pas à ses propos. Elle ressentait de la douleur dans la voix de son amante. Elle avait tout comme elle des monstres et des fantômes en elle. Monstres, tout dépendait du point de vu dans lequel vous vous mettez. Et les fantômes qui la hantaient étaient ce qui lui permettait de comprendre jour après jour. Mais elle se demandait ce qu’elle deviendrait si jamais elle parvenait à répondre à ses questions, si elle parvenait au bout de son but, si elle arrivait à lutter contre ses démons. Mais elle ignorait quels monstres et fantômes pouvaient hanter Mandy. Elle ignorait tant de sa vie, de son passé, de ce qui se passait au fond d’elle. Elle ne s’était jamais livrée. Il se pouvait que cela soit ça qui les avait éloignés. Elles s’aimaient, mais ignoraient tout l’une de l’autre. Trop mystérieuses, trop secrète l’une pour l’autre que cela finissait par faire une barrière. Mais une barrière n’était jamais infranchissable. Il fallait juste avoir le courage d’aller de l’autre coté et d’oser.
Un silence morbide avait pris place. Aucune des deux ne semblaient trouver les mots pour reprendre la parole. Elle ne voulait pas la voir disparaitre, s’envoler et ne plus la voir à nouveau durant des semaines. Mais la jolie Evans fut la première à reprendre la parole et cela la soulagea. Elle lui avoua ce qu’elle se demandait depuis tout ce temps. Mais elle n’apporta aucune réponse à cette question. Et elle avait besoin de savoir pourquoi. Enchainant sur sa présence ici, elle décida de ne pas insister pour l’heure et de lui répondre simplement.
« J’avais besoin de prendre l’air… Je ne sors plus de mon bureau que pour aller dormir et si je ne me penche pas sur mes dossiers je dois me rendre au Ministère… Je ne suis pas qu’Inquisistrice… Je reste Frédérique, tout simplement Frédérique… Tant de souvenirs emplissent ses lieux… Avant d’instruire ces élèves, nous en étions nous aussi… Et toi, qu’es-tu venue faire ici… ? »
Elle avança encore un peu vers elle et tendit la main. Glissant ses doigts dans sa magnifique chevelure ébène, elle fit passer les mèches par-dessus son épaule, dégageant ainsi son cou tendre. Elle avait envie d’y glisser son nez pour s’imprégner de son parfum qui l’avait tant manqué, elle avait envie de déposer ses lèvres pour gouter à nouveau à sa peau. Mais elle ne fit rien de tout cela se contenta de la faire pivoter doucement pour qu’elle lui fasse face. Voyant enfin son visage si proche d’elle, Frédérique lui sourit tendrement. Il était incroyable comme elle pouvait l’aimer.
« On t’a déjà dis que tu avais des yeux merveilleux… »
Mais elle fronça subitement les sourcils. Une pensée la traversa. Ou plutôt une image. Ou peut être les deux à la fois. Ses propos lui semblaient familiers. Pensive, passant une main dans ses cheveux toujours soigneusement noués, une étrange impression lui parvint. Mais elle était incapable de mettre un mot dessus. Incapable, pour l’instant. Mais suffisamment pour la plonger dans ses pensées et questionnements. Puis à force de vouloir comprendre, elle se souvint d’avoir vu quelques minutes plus tôt, cette bague au doigt de Mandy, luisant dans la lueur de la lune rougissante, qui veillait sur elles ou le contraire. Elle était persuadée qu’il s’agissait d’exactement la même bague qu’elle, portée au même doigt. Cette bague qu’elle croyait unique. Cette bague qu’elle croyait appartenir à sa famille et qu’elle leur avait dérobé à leur mort. Elle prit sa main dans la sienne et les leva pour les regarder toutes deux. La bague n’était pas une fantaisie. Elle ressemblait véritablement en tout point à la sienne. Cela la préoccupa. Et une impression de déjà vu la parcourut.
« Serait-il possible en effet qu’il y ait de véritables secrets que nous porterions sans les connaitre… ? »
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|  | | | | Les Pas Perdus... {PV Mandy Evans} | |
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