POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Quelques années plus tard [Tryan]( terminé)

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MessageSujet: Re: Quelques années plus tard [Tryan]( terminé) Ven 27 Avr - 18:28

D'Urberville n'aimait pas les cachots. Il n'aimait pas spécialement non plus tout ce qui était souterrain, mais surtout, surtout, il ne supportait pas les loups-garous. Ou plutôt, il adorait les étudier, et en même temps ils le répugnaient. Le professeur ne comprenait pas ces créatures, qui ne vivaient que pour faire du mal, et tuer. Alexandre n'aimait pas l'injustice. Il n'aimait pas voir tuer pour rien. Mais il aimait étudier les créatures magiques, et le semblant de psychologie qu'elles avaient. Aussi se tut-il. Posa méthodiquement ses affaires. Sortit une plume et un parchemin, qui se mirent à flotter dans l'air sous l'impulsion de sa baguette. S'emparant d'un mètre, il commença tranquillement à dicter :

"Nous vérifions ici la loi de transfert et la loi de conservation des caractéristiques physiques de l'humain au lycan, et du donneur au receveur..."

Le donneur était celui qui mordait le spécimen. Les deux lois qu'Alec vérifiait étaient toujours restées de simples hypothèses, pour la simple raison qu'il fallait disposer de loup-garous transformés et de leur apparence humaine pour les valider, ce qui n'était pas souvent, voir jamais, le cas. Ces deux lois consistaient en deux principes : le premier, c'est qu'on retrouvait certains caractéristiques physiques de l'humain chez le loup. Le deuxième, c'est que tous les receveurs présentaient des caractéristiques communes avec le donneur... A l'aide de ces lois, les magico-zoologues espéraient pouvoir déterminer rapidement quels loup-garous ils affrontaient.

Alec s'approcha du premier d'entre eux, un homme grassouillet aux yeux larmoyants. Sans faire le moindre commentaire, il déroula son mètre, et commença à dicter :

"Sujet 1 : 1m79. Cheveux : gris. Yeux : marrons. Écartement des mâchoires..."

Sans ménagement aucun, il écarta la mâchoire de l'homme, et continua à noter. Puis il passa imperturbablement à l'autre cobaye, plus jeune, et en meilleur santé. Ces deux là avaient les yeux complétement vides, comme s'ils ne se rendaient absolument pas compte de ce qu'il se passait autour d'eux, même si un homme leur ouvrait la bouche de force. Ca devait être la lune qui faisait ça, jugea-t-il. Puis il demanda posément, s'adressant sans aménité, mais sans méchanceté non plus aux deux hommes enchainés :


"Qui vous a mordu ? Wallace ? "

Silence. Le premier le regarda avec un air ahuri, les yeux vitreux, ne semblant pas réaliser qui lui parlait ni pourquoi. Il fit un simple hochement de tête, et replongea dans son mutisme. Alec regarda sa montre. Il restait une minute trente. Se penchant sur sa sacoche, il en sortit ce qui semblait être un gant d'armure, vieux de plusieurs siècles, gravé de runes étranges. Ce gant était conçu pour résister à toutes sortes de créatures magiques, y compris aux loup-garous. D'Urberville l'avait payé une petite fortune, et il désespérait de ne jamais pouvoir l'utiliser. Mais déjà, la transformation commençait. D'abord la tête qui s'allongeait en museau, en gueule, qui s'étirait et se couvrait de poil. Puis le corps, qui semblait gonfler, devenir plus grand, plus fort...un loup sur deux pattes, et très dangereux.

Alec savait cela. Mais il s'en fichait. Tendant la main, celle qui était gantée au premier loup, il s'approcha assez près pour le voir. Quasi instantanément, les dents de la bête se refermèrent sur le gant avec un bruit métallique, y infligeant une belle marque...Alec nota quelques caractéristiques. Ca s'annonçait bien. Les résultats se confirmaient : même couleur d'yeux, de poils...il renouvela l'opération avec le deuxième spécimens. Puis il recula, notant :


" Loi 1 : positif. Loi 2 : négatif...je crois que j'en ai fini, monsieur de SaintClair."
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Quelques années plus tard [Tryan]( terminé) Sam 28 Avr - 1:48

Tryan et les nuisibles … une belle et grand histoire.
Lui, n'avait jamais excellé en la matière, peut être parce que du temps de Beauxbatons, son professeur l'avait trouvé un peu trop … virulent, extrême dans ses méthodes et théories, là où il était, ce vieillard devait se retourner de savoir que son élève avait réussi à capturer trois lycanthropes, ils étaient loin les bulletins nuancés sur l'avenir de l'élève en cette matière …

---------------------------------------------------


« Rappelez moi quel intérêt présente la capture d'un spécimen comme le Vert-Gallois ?

_ Aucun ! »

La classe rit.

« Quand monsieur Anderson aura cessé ses pitreries nous pourrons tout de même avancer … tenez vous qui semblez amusé, monsieur De SaintClair nous vous écoutons. »

Le jeune homme ne sembla pas surpris d'être interrogé, il pencha la tête sur le coté, et répondit en fixant le professeur.

« Le Vert-Gallois dites vous, si tant est que nous puissions le capturer, je dirais qu'il aide à comprendre le fonctionnement de l'animal, ses réactions, ainsi, il est préférable d'avoir tout ces comportements en tête au cas où nous en recroiserions un. Il est plus aisé de vaincre et de détruire une menace quand on la connaît, cela va de soi. »

La classe ne pipa pas, sa voisine, une blondinette, sourit à l'entente de cette phrase, mais le professeur intervint.

« Votre réponse est légitime, mais ne pensez vous pas qu'il y ait un intérêt scientifique ? Dans le cadre de la préservation de l'espèce, ou même purement par acquisition d'un savoir. »

L'autre ne sembla pas décontenancé, et ne cacha pas son ressenti.

« Je ne pense pas professeur non … ce savoir n'a d'intérêt que s'il est justifiable dans l'application d'un procédé. Somme toute, apprendre pour apprendre est on ne peut plus stupide, ce qui est légitime, c'est d'apprendre pour appliquer, ou tout du moins garder à l'esprit ou prendre conscience dans le cadre d'une situation présente. Je ne crois pas que la préservation d'une espèce nuisible soit nécessaire, laisseriez vous une menace roder près de votre famille, même une menace potentielle ? Si oui, cela impliquerait un comportement très puéril et ô combien insouciant …

_ De SaintClair je vous prierais de nuancer votre propos et d'arrêter vos allusions désobligeantes ! »

--------------------------------------------------


Au fond, il n'avait pas tant changé que ça, Tryan De SaintClair, l'arrogant qui avait une pensée juste, celui qui raisonnait et exprimait sa pensée sans rond de jambe, le sorcier qui ne pliait pas devant plus faible intellectuellement.

Même dans ce cachot sordide, il avait cette même attitude, méprisante, sans même s'en rendre compte, dans son invitation à d'Uberville, il y avait quand même une certaine touche de cynisme, j'ai réussi à faire ce que vous expert, n'avez pas fait, c'était signé.
Il regarda ce que le dit expert faisait, prenant des mesures, notant diverses observations, du travail méticuleux, mais était ce vraiment utile ? Peut être, peut être pas, en attendant ça l'occupait, et l'intéressait à n'en pas douter, Tryan lui était moins friand de ce genre de choses, lui préférait le faire à sa manière, mais il n'allait pas blâmer le pauvre homme pour si peu, à chacun ses méthodes.
L'heure approchait, la transformation allait se faire, et le magicozoologue traînait un peu.
Il sortit des affaires, une sorte de gant étrange, une affaire de spécialiste à n'en pas douter, le jeune homme n'y prêta guère attention, il ne restait vraiment rien en tant.
La bête de la deuxième cage commençait à s'agiter, enfin la bête, le prisonnier, dans l'esprit du français, c'était du pareil au même.

« Monsieur De SaintClair, il est l'heure, puis je ouvrir ? »

Après un bref regard à la première cellule, voyant que d'Uberville était prêt, un geste de main du sang-pur ordonna l'ouverture de la petite plage de bois au dessus de la cage numéro un, et le petit homme commença à se tortiller dans tous les sens, d'abord avec mollesse, puis un peu plus, les chaînes le retenant solidement.
Le prof à Poudlard se tint devant la bête, alors Tryan ordonna l'ouverture de la trappe numéro deux, et là, le plus 'agressif' des deux se transforma à son tour.

Il se tint d'abord la tête entre ses mains, se tortillant, criant à la mort, la mâchoire se prononça un peu plus alors que ses doigts commençaient à se recourber, les poils de ses mains se faisant plus prononcés.
Puis il hocha la tête frénétiquement dans un craquement d'os, l'homme grandissait alors que son visage se faisait plus bestial, l'allongement significatif, les yeux qui se repliaient en ellipse, les oreilles qui devenaient plus pointues, tout cela annonçait la couleur.
Les cheveux et un collier de poils se rejoignirent, les dents prenant de l'ampleur, et les habits du pauvre malheureux cédèrent sous la musculature naissante, les cotes devinrent plus prononcées, les pieds plus grands, les ongles grandissaient en griffes, le dos se courbait également, tant de changements …
Les muscles saillants, les griffes aiguisées, les mâchoires solides, le regard féroce et bestial, voilà ce qu'étaient ces choses, des bêtes à tuer.

Aussitôt ou presque, il se jeta sur le coté de la cage, près d'où se trouvait le français qui le regardait comme la première fois qu'il l'avait vu, l'animal grognait et martelait la cage à coup de pattes.
Ce qui ôta un rire à De SaintClair, un rire sadique et cynique, où était le fier animal libre de ses mouvements ? Où était la bête de destruction ? Là, il n'y avait qu'un cabot en cage, une chose que l'on montre en trophée, un spécimen à étudier, et rien de plus.
L'autre semblait plus calme, la potion tue-loup ayant sans doute calmé ses ardeurs, quand Tryan en eut marre du vacarme, il pointa le cabot enragé de sa baguette et formula distinctement :

« Impero ! »

Aussitôt la bête se figea, après s'être légèrement tortillée, la bête recula avec maladresse, et on permit au professeur d'Uberville de finaliser ses mesures, après quoi la conclusion se fit naturelle.

" Loi 1 : positif. Loi 2 : négatif...je crois que j'en ai fini, monsieur de SaintClair."

Alors le jeune entra dans la cage deux, qu'il laissa ouverte, l'homme de main semblait avoir certaines angoisses, pas De SaintClair visiblement, s'approcha de la bête, et celle ci ouvrit la mâchoire, sans doute sous un ordre tacite de l'imperium.
Là, le français s'adressa au professeur d'Uberville :

« J'ai une question monsieur d'Uberville, la lycanthropie s'échange par morsure, mais comment cela se passe t'il ? Sont ce les canines qui, à la morsure, libèrent une enzyme qui propage la maladie à la victime par le sang ? Où est ce autre chose ? »

Il attendit la réponse avant de questionner à nouveau.

« Autre question si vous permettez, en cas de morsure à la pleine lune, la transformation est elle immédiate ? Nous avons de quoi faire l'expérience de toute manière … »

Claquant des doigts, le grand maigre au visage sévère réapparut, mais il n'était pas seul, à l'extérieur de la cage, se tenait avec lui un enfant, il ne devait pas avoir plus de six ans, quoi que, sa maigreur le rajeunissait vraiment.
Il était contrôlé via une corde provenant d'un Incarcerem qui l'étranglait presque totalement, une méthode de raffleur.
On devinait aisément que le petit était un sang-de-bourbe, ou tout du moins qu'il était considéré comme tel, il ne devenait qu'un cobaye, du bétail comme l'appelait certains suceurs de sang.

« A Pré-au-Lard, les bêtes se sont lâchées, et n'ont fait qu'une bouchée de nos appâts, je pensais qu'ils se contenteraient de les transformer, mais non, ils semblaient affamés, s'il n'y a que morsure, peut être que la transformation suivra. »

Alors il quitta la cage, le raffleur jetant ou presque, le gamin en pâture à la bête encore sous imperium. Il sanglotait, pauvre petite erreur de la nature, effrayé par un si gros monstre, c'était pitoyable, et à la fois si amusant, ce genre d'expérience galvanisait Tryan De SaintClair, il aimait ça, essayer, tester voir ce qu'il se passerait si … comme un gamin qui torturait des animaux pour apprendre, c'était ça, le sadisme pur, il n'était pas gratuit non, il était dissimulé sous excuse, là, on ne prenait pas conscience du mal que l'on faisait, et ce qui le rendait d'autant plus frappant.

La porte se referma dans un fracas métallique, et le français eut le verbe sarcastique.

« Voyons plutôt ... »

La bête grogna.
Fin de l'Imperium ou non ? Difficile de savoir, en attendant, le monstre s'avança vers la proie, avec une démarche de bipède assez maladroite, l'enfant, trop effrayé pour reculé, ferma les yeux, tremblant, il pleurait toutes les larmes de son corps. Dans ses haillons, il avait ramené ses bras son torse, ce qui lui donnait un aspect encore plus misérable.

Dans un mouvement lent, la patte griffue se leva, et vint donner un coup sur le flanc droit du corps d'enfant qui fut projeté et la bête planta ses griffes sur l'autre pour mieux se saisir du petit, la mâchoire vint se loger au niveau d'un trapèze, et la morsure laissa une grande trace, pas besoin de gant lorsqu'on possédait un bout de viande humain sous la main.
Lâchant la proie, la bête se recula, et on put voir le spectacle, la transformation devint effective après à peine une minute d'attente.

Tryan soupira, et fit non de la tête, il se marmonna à lui même quelque chose de presque inaudible pour son entourage.

« Et dire que c'est ça qu'elle avait épousé ... »

Comme agacé et après avoir expiré d'un coup sec par le nez, il jeta un sortilège d'homomorphus, et la transformation non complète, se stoppa et entama un processus de récession, perpétuel ou non, il ne le savait pas, et ce n'était pas son problème.
Il se tourna de la cage, et regarda d'Uberville, les yeux dans les yeux, et lui dit d'une voix calme et toujours assez froide.

« Si vous avez terminé monsieur d'Uberville, laissez moi vous raccompagner. »

Avant de partir il hocha la tête.

« Ah j'oubliais … rupture … »

Alors on entendit un grognement rauque, puis un bruit de griffes sur le sol.

« Nous pouvons y aller. »

Puis ils transplanèrent après avoir entendu un cri de l'enfant, cobaye ou pas, une bête restait une bête.
Les deux français arrivèrent sur la place de Pré-au-Lard.

« Voilà qui fut enrichissant, vous avez le temps de prendre un verre ou vous êtes attendu ? »

Une invitation à la détente, libre à lui d'accepter ou non, Tryan comprenait bien qu'en tant que chez de famille, son invité avait sans doute d'autres occupations.
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MessageSujet: Re: Quelques années plus tard [Tryan]( terminé) Lun 7 Mai - 17:29

On ne pouvait pas vraiment dire qu'Alec était un méchant homme. A vrai dire, il adhérait aux idées puristes plus ou moins en dilettante, parce que c'était sa famille qui voulait ça, pas spécialement lui. Lui, il était un magico-zoologue qui avait été reconnu sang mêlé : et à quoi bon s'acharner sur des gens qui finalement, pouvaient être lui ? Alec se fichait du régime, des sang-de-bourbe et de ce qu'ils devenaient. Il s'en fichait tant qu'on ne lui mettait pas sous le nez la cruauté du monde. Lui voulait vivre sa vie, en bon égoiste qu'il était, se soucier de ses problèmes et c'était tout. Alexandre d'Urberville n'était pas un héros, n'avait rien d'un justicier, et n'aspirait pas à en devenir un. Il était un petit professeur débarqué un peu par hasard en Angleterre, qui tentait de mener une vie paisible dans un monde qui ne l'était pas du tout. Il respectait l'autorité, et De SaintClair était l'autorité. Aussi répondit-il aimablement :

" A vrai dire, l'hypothèse de base, et je parle de scientifiques d'il y a deux siècles, veut que les canines des loup-garous ne soient pas en os, mais en une autre matière, inconnue, qui en contact avec le sang transformerait le patrimoine génétique de l'individu. Désormais, on penche plus pour la théorie de l'enzyme, en effet. "

Tryan de SaintClair cessa d'être sympathique aux yeux du professeur Alexandre d'Urberville dans les quatres minutes qui suivirent. Ou il se trompait fortement, ou ce type avait un sérieux problème, et il n'avait du tout envie de rester pour en débattre. Alec n'avait plus qu'une envie : fuir, rentrer chez lui, loin de ce fou. Parce qu'un type qui donnait en pature à un loup-garou des enfants de six ans, même sang-de-bourbe, même à des fins pseudo-scientifiques, était un dingue qui méritait d'aller à l'asile. Alec n'était pas un justicier ; mais ce n'était pas non plus un homme à ignorer l'injustice quand on l'exposait sans honte devant lui. Un gosse était un gosse : pour Alec, le fait que ce soit un impur ne changeait pas grand chose. Ca aurait pu être son fils. Il faillit dire quelque chose. Mais il préféra se taire, et regarder en silence. Il avait vaguement envie de vomir, et vaguement envie de partir en courant. Mais il savait parfaitement que s'il faisait ça, lui aussi aurait des ennuis. Et il n'avait pas envie du tout de se retrouver à la place de cet enfant. Un militaire se taisait face à l'horreur. Voilà ce qu'il savait, et il savait aussi faire bonne figure. Alec se tut donc, et laissa de SaintClair le raccompagner à Pré-Au-lard. Mais dès qu'il vit l'occasion de se débarasser de lui, il sauta dessus, esquivant poliment l'offre de son compatriote :

" Il faudra m'excuser pour cette fois, monsieur de SaintClair. Ma femme doit m'attendre, et je dois préparer mes cours pour demain...bonne nuit à vous. Et merci pour cette visite."

Alec lui serra la main, puis repartit chez lui. Il n'y aurait pas d'autre fois, du moins l'espérait-il.
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MessageSujet: Re: Quelques années plus tard [Tryan]( terminé) Mar 8 Mai - 16:34

Tryan De SaintClair, il y a longtemps, avait servi dans les brigades, peut être pas aux cotés de son invité, mais il avait eu ce passage dans l'armée, et cela restait … une expérience marquante dans sa personnalité comme dans sa chaire.
Son enfance n'avait rien de bien différente de celle d'autres, produit de deux êtres mariés peut être de force, il n'avait jamais manqué de rien, si ce n'est de challenge intellectuel, il n'avait pas suffisamment de stimulation, à tel point qu'on sous évalua son potentiel, même son scolairement parlant, les signes ne trompaient pas, il était bien supérieur à la moyenne, mais on se refusait de le voir.
Tryan n'était pas le produit de cet ancien système pourri et gangrené par le bourbisme, il valait mieux que ça, mais il avait été obligé de se forger lui même son être, car on le défiait, on le laissait sur le coté de manière évidente, ce qu'il voulait, prouver que c'était lui le futur, et pas tout ces lèches-cul.

Il l'avait toujours annoncé comme une évidence, le fort domine, le faible subit, point à la ligne.
Même à Beauxbatons, il n'avait cessé de critiquer les travers de certains de ses professeurs, ceux ci accordaient du crédit à la différence, ce qu'il ne tolérait pas.
Ces crétins voulaient de l'égalitaire ? Une égalité entre les sangs-de-bourbe et les sangs-pur ? Et bien qu'ils agissent en tant que tel, la même notation, pas de discrimination positive envers ceux ci, rien, égalité, et qu'on ne les favorise pas.

C'était ce constat qui l'avait en partie convaincu de son opinion puriste, il en avait vu, des professeurs portant attention à un sang-de-bourbe qui découvrait avec maladresse le monde magique, alors que lui, bien plus doué, meilleur et supérieur en tout point, était laissé de coté, il ne l'avait pas toléré et il ne le tolérait toujours pas.
Cette discrimination à son encontre, il l'avait vécu, mais n'en disait pas mot, ou le peu de fois qu'il parlait de ce fait, on lui demandait de se taire, on le contraignait au silence, il était la victime, mais les autres ne le voyaient pas.
Jusqu'à ce qu'il découvre les brigades, là encore, la supériorité n'avait pas de raison d'être, on se fiait à la hiérarchie, une connerie selon lui, obéir à plus con, jamais.
Alors il avait rapidement eu quelques ennuis, mais toujours, il s'en tirait à bon compte, ceci lui avait forgé un caractère plus marqué qu'avant, un esprit plus affiné, plus subtile, plus fin, comme une lame aiguisée prête à trouver le cœur de sa victime, il avait de loin progressé dans cette lutte aux fauves, se faisant discret, puis se faisant détester, puis s'affirmant comme quelqu'un avec qui on devrait composé, pour enfin sortir de ce cycle de bouseux.

La suite n'avait pas d'importance, contrairement à d'Uberville, il était sorti du système en tant que fort, vainqueur et non comme une loque vaincue.
Cet homme terré derrière ses lunettes, n'était que l'ombre de lui même, un reflet pitoyable de ce qu'il avait été autrefois, où était le sorcier qui n'avait peur que de lui même ? Arrêté un dragon n'est pas suffisant pour rester au top, la preuve, il était relégué au rang de simple professeur dans une école de magie.
Si jamais Tryan avait à l'affronter plus tard, il saurait comment s'en défaire, comment en venir à bout, l'idée lui était venue naturellement, Alexandre d'Uberville … il n'était pas certain de la loyauté de celui ci à la cause puriste.
Sang-mêlé à ce qu'il se disait, moche, très moche pour celui qui se prétendait de la famille de Rosier ou Avery, plus encore s'il venait à trahir.

Le français avait des doutes, mais ne disait rien, à Poudlard, il serait surveillé, Crow était suffisamment perspicace pour ça, trop humaniste à son goût, il sentait ces choses, lui qui les détestait, dommage pour lui, il y perdait, pauvre sorcier, contraint par la nature à perdre … et pourtant si brillant scientifique, il serait plus puissant sans ce bagage d'immondices sociales et morales.

L'autre préféra rentrer chez lui, avec une courbette trop polie pour être honnête.

" Il faudra m'excuser pour cette fois, monsieur de SaintClair. Ma femme doit m'attendre, et je dois préparer mes cours pour demain...bonne nuit à vous. Et merci pour cette visite."

De SaintClair fit un bref mouvement de main et haussa les épaules en hochant la tête.

« A votre guise, ce fut un plaisir de vous recevoir, nous nous reverrons assurément monsieur d'Uberville, et bonne nuit à vous ... »

Dès que l'autre fut loin, il prononça à voix basse.

« Espérons pour vous que nous ne serons pas face à face. »

Et il transplana dans une brume blanche.
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