POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term]

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Date de naissance du joueur : 11/03/1994
Âge du joueur : 24
Arrivé sur Poudnoir : 11/01/2012
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Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Alexandre de Launay


MessageSujet: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Dim 1 Avr - 20:44

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© LipsLikeAmorphine
ALEXANDRE DE LAUNAY (ft. Gaspard Ulliel)

    » SURNOM(S) : Mes ennemis m'ont surnommés "Le Mousquetaire" à cause de ma façon de combattre en duel. J'ai gardé ce surnom pour mes alliés. Mes amis les plus intimes n'hésitent pas à m'appeler "Alex", ce qui n'est pas original, je vous l'accorde.
    » NÉ(E) LE : Je suis né dans la nuit du 22 mars 1974, dans la demeure familiale qui se situe à Rose-des-Beaux-Champs (Normandie, France).
    » ÂGE : En cette année 2004, je suis âgé de 30 ans.
    » DEGRÉ D'ÉTUDE : A étudié au Château de la Fontaine durant les huit années. A obtenu avec brio ses diplômes en sixième et huitième année. Devenu assistant dans le corps professoral puis professeur d'Enchantements.
    » ORIGINE(S) & NATIONALITÉ : D'origine et de nationalité Française.
    » SANG CERTIFIÉ COMME : Sang-Pur.
    » BAGUETTE : Bois de Noisetier, crin de Licorne. Mesure trente-trois centimètres.
    » PATRONUS : Un Pégase.
    » MÉTIER : Je travaille pour la Liberté. Je me bats pour la Paix et la Prospérité. Je suis un hors-la-loi.



INFORMATIONS GÉNÉRALES




» ÉTAT CIVIL : Je suis en couple avec Rose Moreau.
» FAMILLE :

Son père, Hermès de Launay, est né le 20 août 1934 à Rose-des-Beaux-Champs tout comme lui. Après avoir étudié au Château de la Fontaine et avoir fait des études en politique, Hermès s’est approché du roi Balthazar III avant de devenir l’un de ses conseillers. Il a également connu Balthazar IV. Le père familial est décédé en 1994 à l’âge de soixante ans.

Lucrèce Delacroix puis de Launay est née un matin du 4 avril 1937 quelque part en Provence. Contrairement à sa famille, la vieille femme a fait ses études à Beauxbâtons où elle a développé une passion pour la lecture, mais aussi pour l’écriture. Restée longtemps femme au foyer, elle a trouvé occupation dans la littérature. Elle est devenue écrivaine et écrit encore aujourd’hui à l’âge de soixante-sept ans. Alexandre a hérité de ses yeux bleus et de son Patronus : le Pégase. Lucrèce vit avec son fils qui se bat contre le gouvernement et participe parfois indirectement aux actions d’Alexandre.

Enfin, il y a Tristan de Launay, son frère aîné, né le 5 mai 1969 à Rose-des-Beaux-Champs. Comme son père, le jeune homme était proche du pouvoir. Après avoir fait ses études au Château de la Fontaine, le sorcier s’est engagé dans la Garde Royale afin d’y être formé. Tristan ressemble beaucoup à Alexandre. Il en est de même pour leurs baguettes respectives. Seul le bois n’est pas le même. Si Alexandre possède le Pégase comme Patronus, celui de Tristan était une Licorne. Les deux frères étaient très proches l’un de l’autre au point de ne former qu’un parfois. Malheureusement, Tristan s’est fait assassiner peu de temps avant Balthazar IV alors qu’il était capitaine de la Garde. Sa mort a beaucoup affecté Alexandre qui a eu du mal à s’en remettre. Il l’a longtemps caché, mais cette tragédie l’a motivé à entrer en résistance.

» AMITIÉ / RIVALITÉ : Longtemps resté à l’écart des autres élèves, Isidore Rey a beaucoup intrigué le professeur qu’était Alexandre de Launay. Parfois, l’homme s’est reconnu en cet élève talentueux qui avait peu confiance en lui à l’époque. Mais en faisant connaissance pendant les cinq premières années de résistance qu’ils ont vécues ensemble, Alexandre a appris beaucoup de choses sur son ancien élève et inversement. Aujourd’hui, une forte amitié existe entre les deux sorciers.
Parmi ses élèves, une autre l’a profondément marqué. Une petite alsacienne qui répond au nom de Clémence Proulx. Un jour, elle a avoué au principal intéressé qu’Alexandre était le seul professeur qu’elle avait véritablement respecté durant sa scolarité. D’autres personnages qui se battent à ses côtés sont également apprécié de l’homme. Il les voit avant tout comme des amis. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde, à commencer par Reynald Delisle qui est toujours en vie et qui continu de faire régner la terreur en France. Ces personnages-là ne sont pas dignes d’avoir un brin d'attention.



PERSONNALITÉ



» QUALITÉ(S) : Bon - Calme - Discret - Charismatique - Fidèle.
» DÉFAUT(S) : Jaloux - Méfiant - Secret - Têtu - Capricieux.
» RÉGIME DE TERREUR : Alexandre est défavorable à ce régime imposé par Vous-Savez-Qui. D'autant plus que cette violence dépasse les frontières de la Grande-Bretagne comme la peste. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom va à l'encontre de ses opinions.
» NÉ MOLDU : Ils ne sont pas là par hasard. Chacun mérite sa place tant qu'il n'est pas "étranger" au monde qui est le nôtre. Alexandre a pu voir - notamment lorsqu'il était professeur - que certains élèves nés-moldus étaient parfois plus motivé dans l'apprentissage que les enfants de sorciers au sang-pur.
» CARACTÈRE : Alexandre est un homme devenu populaire dans la communauté des sorciers grâce à ce qu’il est. Être soi-même et ne pas se faire passer pour quelqu’un d’autre, voilà ce qui est le plus important. Autrefois timide et renfermé au point d’être un peu agressif dans sa manière de répondre à ceux qui s’intéressaient à lui, le jeune homme a pu reprendre confiance et s’ouvrir aux autres. Chose qui était plus que nécessaire pour lui, puisqu’il voulait devenir professeur au Château de la Fontaine. Il est beau extérieurement et intérieurement. Bon, le sorcier est un ardent défenseur de la cause des Né-moldus et des sujets sociaux s’y rapprochant. Personne ne pourra le faire changer d’avis quant à ce qu’il pense. Alexandre est aussi un homme discret et secret qui parle peu de son passé. Sa compagne et ses amis ont été mis au courant du décès de son frère aîné par ceux qui l’ont assassiné alors qu’ils combattaient sur les champs de batailles.



HISTOIRE (15 lignes minimum)


Vous voilà dans une petite pièce, à peine éclairée par une petite bougie. Vous y découvrez une étagère là-bas à droite, remplie d’ouvrages et de manuscrits. Devant vous, se trouve un bureau. Vous avancez curieux, car un journal intime est ouvert. Une plume le recouvre en partie, posée en diagonale. Il y a quelques notes sur l’une des deux pages qui vous sont offertes sous les yeux. Avide d’en savoir un peu plus, vous écartez la plume afin de lire ce qui est écrit sur ce mystérieux journal, mais vous ne prêtez pas garde à l’encrier qui se trouve juste à côté. Vous l’avez renversé sur le sol et le reste d’encre qui s’y trouvait, dégouline sur le plancher et vous ne savez pas quoi faire pour réparer votre erreur. Tant pis, vous vous en occuperez plus tard. Pour l’instant, seul ce journal intime vous préoccupe. Vous y posez une main pour le tourner de votre côté et vous êtes surpris par ces pages qui se tournent toute seules. Sur les pages qui se présentent à vous, vous apercevez la même écriture droite et soignée. Vous vous penchez et plissez les yeux à cause de l’éclairage qui n’est pas assez lumineux.


Le vendredi 11 mars 1994 à 06h30.


Aujourd‘hui, j‘ai rendez-vous avec le directeur Léopold de Carquefou, le nouveau directeur de l’école. J’espère qu’il acceptera ma candidature au poste de professeur d’Enchantements, pour la rentrée prochaine…



Soudain, une main se pose sur votre épaule droite. Vous vous retournez brusquement, surpris. Sûrement que vous ne devriez pas être ici. Devant vous, un étrange personnage flotte dans les airs. Il a une allure fantomatique. C’est un vieil homme au crâne dégarni. Le reste de ses cheveux est semble à une couronne posée sur la tête. Il porte un simple costume par-dessus un t-shirt. Celui paraît trop petit pour lui, mais cet effet est dû à son ventre qui est rond. Dans un malheureux réflexe, vous lui demandez qui il est. Il vous répond qu’on l’appelle Petit Jacques et qu’il va vous accompagner tout au long de votre voyage. Du bout de son index, il vous montre un objet que vous n’avez pas remarqué en entrant. Une étrange coupe remplie d’un étrange liquide argenté. Guidé par Petit Jacques, vous vous dirigez vers cet objet. Il vous annonce alors qu’il s’agit d’une Pensine avant de disparaître dedans. Alors que vous venez d’approcher la tête de la grande coupe, quelqu’un vous tire par le col de votre chemise et vous entraînes au fond de la Pensine. Vous y retrouvez Petit Jacques qui vous sourit amicalement.



Le soleil était levé depuis quelques heures maintenant. La sonnerie de l’école retentie pour l’énième fois. Alexandre de Launay la connaissait bien pour avoir fait ses études dans cette école avant de devenir assistant de l’ancienne professeure de sortilèges, madame Acajou. Le jeune professeur consulta sa montre gousset en tapotant son bureau des doigts. Elle indiquait dix-heure et demie et aucun son ne lui parvenait du bout du couloir où se trouvait sa salle. Les élèves n’étaient pas encore arrivés. Il se leva alors, parcourant lentement la salle dans sa longueur entre deux rangées de tables individuelles. Alexandre parcourait la salle des yeux, redécouvrant une bibliothèque de grimoires dans le fond. Les couleurs de la pièce n’étaient pas très gaie et ne donnait pas envie de travailler. Les meubles étaient marron et le papier peint était gris. Quant aux fenêtres, elles étaient blanches et semblaient dater du XIIIème siècle. Pourquoi avait-il hérité de cette salle ? L’homme l’avait longtemps comparé à une salle de prison, tout comme ses camarades et madame Acajou ne les avait pas aidé à penser le contraire. Il se souvenait d’une vieille gargouille stricte et sévère.
Des bruits de pas le sorti de sa rêverie. Les élèves arrivaient petit à petit dans le couloir. Alexandre se tenait près de la porte en chêne de la salle. Il pointa alors sa baguette vers celle-ci afin d’y jeter un sortilège qui parti comme un souffle à travers la porte. Elle s’ouvrit doucement alors que de petits papillons lumineux passaient dans l’entrebâillure de la porte. Derrière le mur, le professeur imaginait la tête des premières années qui avaient connu leur première rentrée au Château de la Fontaine la veille, tout abasourdie. Il entendit leurs exclamations, mais aucun d’entres eux n’osaient pénétrer dans la salle. L’homme sorti alors sur le seuil de la porte avant de se décaler par rapport à l’entrée, pour désigner la pièce de son bras droit et lancer un :
- Si vous voulez apprendre ce genre de choses, c’est par là !
Les élèves entrèrent alors dans la salle, tandis que quelques-uns lui passaient le Bonjour, par politesse. Le professeur le leur rendit en un sourire ou en un hochement de tête. Une fois qu’ils furent tous dans la pièce, le professeur les rejoignit en fermant le pas à une jeune fille. Tous choisirent leur place alors que leur professeur de sortilèges avec qui ils avaient cours pour la première fois de leur vie, longea la rangée principale afin de se rendre devant son bureau. Il resta debout les mains dans le dos, sa baguette dans sa main gauche, devant la trentaine d’élèves.
- Bonjour à tous, je suis Alexandre de Launay et comme vous, j’ai étais élève ici avant de devenir professeur de sortilèges. Il marqua une pause alors que ses yeux bleus parcouraient la salle en long et en large. L’homme découvrait la tête de ces apprentis-sorciers. Ils semblaient tous intéressés. Je vous enseignerai toutes sortes d’enchantements qui vous faciliteront la vie lorsque vous les maitriserez parfaitement et lorsque vous aurez atteints votre majorité. Hé oui, nous sommes des êtres exceptionnels, alors nous avons le droit de nous simplifier la vie ! Quelques élèves souriaient alors, d’autres restaient de marbre en buvant les paroles de leur professeur. Je suis un professeur tolérant, mais je vous demanderais de l’attention durant les phases explicatives de mes cours et de la concentration pendant la pratique. C’est aussi important pour vous que pour moi, conclu le jeune professeur. A vingt-et-un an, alors qu’il débutait sa carrière de professeur qui, il l’espère, sera longue et riche, Alexandre voulait faire bonne impression. Surtout que le directeur était un peu réticent à l’idée de lui confier le poste.
- Ne trouvez-vous pas que cette salle a un aspect des plus triste ? Demanda-t-il alors aux élèves qui répondirent à l’affirmatif. Tout à fait d’accord avec eux, le jeune homme agita sa baguette magique. Les murs auparavant gris, étaient devenus rouge écarlate. Des portraits d’hommes et de femmes étaient représentés sur une large bande blanche qui fit le tour de la salle, comme sur une frise chronologique. Ces hommes et ces femmes étaient des sorciers majeurs de l’Histoire, des créateurs. Parmi eux, on pouvait retrouver Merlin l’Enchanteur. Les tables en bois avaient disparues, laissant place à de magnifiques tables blanches, plus moderne et plus solide. Quant à la bibliothèque, elle était totalement rénovée. La poussière avait disparue à l’intérieur et à l’extérieur, les carreaux étaient réparés et surtout, elle était désormais habillée d’une couleur or. La pièce avait totalement changée. Là encore, les élèves poussèrent des exclamations.
- Bien, nous allons pouvoir commencer le cours. Le professeur venait de perdre un quart d’heure, mais ça ne faisait rien puisqu’il s’agissait seulement de la rentrée. Vous travaillerez par deux, la plupart du temps. Je vais donc vous demander de joindre votre table à celle de votre voisin. Les élèves commençaient à s’emparer de leur table à l’aide de leur deux mains, pour les rapprocher entre elles afin de se retrouver deux par deux. Mais le professeur les stoppa immédiatement.
- Non, non, pas comme ça, dit-il avec un sourire. Laissez-moi finir, s’il vous plaît. Comme je vous l’ai dit plus tôt dans ce quart de cours, vous êtes là pour apprendre à vous simplifier la vie. Pour faire ce que je vous ai demandé, vous allez utiliser le sortilège des Lévitation.
Le jeune homme pointa sa baguette vers la table d’un élève qui se trouvait devant lui, avant d’effectuer une boucle dans les airs. La table se détacha alors du sol pour léviter dans la pièce, juste au-dessus des pieds du garçon. Les apprentis-sorciers pouvaient constater que, lorsque leur professeur déplaçait sa baguette d’un côté, la table allait de ce côté.
- Pour la poser, vous faites la même chose que lorsque vous voulez la déplacer, expliqua-t-il. Sinon, si vous la relâchez comme ceci, dit-il en accompagnant ses paroles du geste, vous risquerez de vous faire mal aux pieds. Ce sortilège sera très pratique pour vous mesdemoiselles, si vous revenez de la bibliothèque avec une pile de livres.
Après avoir donné ses explications, le professeur les regarda travailler. Certains élèves se débrouillaient mieux que d’autres. A ceux qui avaient déjà joins leur table avec celle de leur voisin, il donna un autre travail à effectuer. Pour les autres, il les réunissait autour de deux tables afin de réexpliquer ce qu’il attendait, effectuant pour une deuxième fois, le geste qu’il avait effectué dans la démonstration. Pour les élèves moins perspicace, il le refit à nouveau au ralenti.
Le reste de l’heure passa très vite et les élèves paraissaient conquis par leur professeur d’Enchantements. En changeant la décoration de la salle pour quelque chose de plus gai et en modifiant l’ambiance de travail de madame Acajou en demandant aux élèves de se mettre par deux, Alexandre avait instauré un esprit de bien-être qui donnerait plus d’envie aux élèves de venir dans cette salle afin d’apprendre toujours plus sur les sortilèges.


Le souvenir se disperse dans un nuage de fumée et vous ne comprenez pas ce qu’il se passe devant vos yeux. Vous avez tout simplement quitté la salle de classe. Petit Jacques est toujours à vos côtés et il vous sourit, comme pour vous faire comprendre de ne pas vous inquiéter. Soudain, le décor se reforme et vous voici dans une chambre. Celle de Rose Moreau, maîtresse des potions au Château de la Fontaine. Si vous êtes trop jeune pour voir cette scène, Petit Jacques réagira et vous cachera les yeux. Vous aurez l’impression d’avoir un voile noir sur les yeux…

Passage suivant interdis aux mineurs. Si toutefois, vous décidez de lire ce passage, vous en prenez toute responsabilité. Merci.

Spoiler:
 



La chambre de Rose Moreau disparaît sur cette dernière phrase. Une sorte de tourbillon vous donne le tournis et tout s’accélère comme si on avançait le temps. Des mots, écrits de la main d’Alexandre de Launay apparaissent alors.


Le jeudi 7 janvier 1999, à 12h10

Notre Roi, Balthazar IV ainsi que son épouse, sont morts assassinés. Ils n’ont aucune descendance. Le Roi n’a aucun frère pour le remplacer. Le Premier Ministre Reynald Delisle a logiquement prit la tête du pays en je cite, « attendant d’organiser des élections pour un nouveau dirigeant et un nouveau Gouvernement ». Personne ici, ne comprend ce qui a bien pu se passer. Doit-on craindre celui qui terrorise les anglais, de l’autre côté de la Manche ? … Des français ont en effet disparus ces derniers jours et non des moindres…


Le lundi 1er mars 1999, à 22h

Léopold de Carquefou a était remercié par le Premier Ministre qui a nommé Cyril de Lusignan à ce nouveau poste. Cela fait maintenant presque un mois qu’il est directeur de l’école et j’ai préféré me laisser le temps de me faire une opinion avant de dire ce que je pense de cette nomination. Même si Carquefou était un vieil homme dur et sévère, que ce soit avec les élèves ou les professeurs, il faisait correctement son travail et les résultats parlaient d’eux-mêmes. On ne peut pas en dire autant de Lusignan. Cet homme est le diable incarné. La délégué des dernières années est venue me voir récemment pour me parler d’un problème avec l’une de ses camarades. Un problème gravissime et si le doute persiste chez certains de mes collègues, j’ai foie en ces élèves qui ont toujours été exemplaire. Lusignan menace de renvoi tout professeur qui ne le satisfait pas… Plusieurs rumeurs circulent un peu partout concernant un complot dans lequel le Premier Ministre serait impliqué et je dois dire que je n’y reste pas indifférent. Ces rumeurs expliqueraient bien des choses.



Peu à peu, les lettres s’effacent comme si elles n’avaient jamais étaient reproduites sur ce journal qui se referme aussitôt après. Vous êtes tirés en arrière. En réalité, le tourbillon vous aspire et reprends le voyage dans le temps. Vous voici maintenant au milieu d’un couloir, éclairé par la lumière du jour qui passe à travers les vitraux. Inquiet, vous regardez autour de vous. Un grand homme brun aux cheveux longs avec une barbe de quelques jours passe à travers votre corps comme si vous n’étiez qu’un fantôme. Vous le reconnaissez en la personne d’Alexandre de Launay, le professeur d’Enchantements.


L’homme marchait d’un air songeur. La nomination de Cyril de Lusignan semblait faire plus de mal que de bien. Des professeurs étaient renvoyés semaine après semaine sur l’ordre du nouveau directeur qui les remplaçait par de jeunes enseignants aux méthodes carrées et sévères. Plusieurs élèves se sont plaints au professeur d’Enchantements, en passant par les délégués, d’avoir été torturés par quelques-uns de ces professeurs. Enfin, les courriers destinés aux parents sont lus avant d’être envoyés et les vacances scolaires ont été supprimées à cause d’un « certain retard sur le programme scolaire ». Les élèves sont contraints de rester au château et ainsi, ils ne peuvent pas raconter à leurs parents ce qu’ils subissent. L’une de ces nouveaux professeurs le retira de ses pensées. Alexandre venait de la bousculer involontairement. Il s’excusa rapidement avant de continuer sa route vers le bureau de Cyril de Lusignan, où il était convoqué. Le professeur d’Enchantements devait agir. Il gravit les escaliers qui menaient à une massive porte en bois, avant de toquer. On lui répondit. Il entra. A l’intérieur, un jeune homme gris se tenait derrière son bureau. Lusignan ne leva même pas la tête et se contenta de désigner un siège digne de la Table Ronde au professeur qui venait d’entrer. Launay contempla la pièce qui avait grandement changé depuis qu’il était venu ici la dernière fois. Cela remontait à son entretien pour entrer dans le corps professoral. A l’époque, Carquefou était encore directeur. La décoration ressemblait à l’homme qui se tenait assis derrière le bureau. Elle était froide. Des torches vide étaient accrochées sur les murs gris. On pouvait apercevoir deux ou trois photos magiques où le directeur apparaissait avec le Premier Ministre ou des officiels. Lorsque Alexandre était enfin assis, le directeur le considéra un instant avant de prendre la parole :
- Nous allons devoir faire vite. J’ai beaucoup de travail.
Le professeur d’Enchantements acquiesça du menton sans décrocher le moindre mot alors que ses yeux noirs fixaient et détaillaient minutieusement chaque partie du visage de ton interlocuteur. On ne pouvait pas dire le contraire, le nouveau directeur avait la tête du parfait coupable. D’un homme de main, d’un criminel. J’ai besoin de fraîcheur dans le corps professoral, lâcha-t-il d’un trait. Vous n’êtes pas sans savoir que certains professeurs ont été remplacés, poursuivit-il en reprenant l’écriture d’un courrier. Ils manquaient de fermeté. Il y eut un léger silence que le professeur se risqua de briser en déclarant que les méthodes employées par ses anciens collègues fonctionnaient pourtant très bien. Alexandre faisait en somme l’ignorant, car il n’avait pas dévoilé le fond de sa pensée. Cette décision étrange cachait quelque chose, pour lui. L’autre lui répondit que les méthodes devaient changer, car selon le Premier Ministre, le taux d’échec aux examens était plus conséquent quand Carquefou était directeur. A cet argument, Launay ne répondit rien. Cyril de Lusignan conclu cet entretien en assurant le garder comme professeur d’Enchantements grâce à sa jeunesse. Alexandre devait simplement changer de méthodes de travail. Il avait comprit le sous-entendu.
- Et à par moi, vous gardez quels professeurs ? Demanda alors Alexandre, un peu curieux. Le directeur lui répondit qu’il gardait également la professeur de potions et le professeur de vol. Tous les autres ont été ou seront purement et simplement remplacé par des jeunes.
Le jeune professeur quitta alors la pièce en saluant son supérieur hiérarchique. Il était doublement rassuré. En effet, Alexandre voulait garder son poste de professeur afin de pouvoir veiller sur les élèves même s’il savait qu’il ne durerait pas éternellement dans ces conditions. Enfin, savoir que Rose était conservée le soulagea.


Le couloir menant au bureau du directeur de l’école disparaît pour laisser place à la salle de cours d’Alexandre de Launay. La décoration n’a pas changé. Une vingtaine d’élèves de huitième année est présente dans la classe.


Alexandre de Launay se tenait debout dans sa salle de cours, au lendemain de son entretien avec le nouveau directeur. Il faisait face aux élèves qui finissaient de prendre des notes ou qui bavardaient. Nul ne pouvait dire ce qu’était en train de penser le professeur d’Enchantements. Personne ne savait pourquoi il se tenait ainsi devant les jeunes sorciers. D’habitude lorsqu’il avait terminé son cours, il allait s’asseoir à son bureau pour poursuivre la correction de copies. Les élèves avaient maintenant la tête levée vers Alexandre, qui entamait les cent pas devant la première rangée.
- Les élèves que je vais nommer viendront me rejoindre ici ce soir, dit-il alors en brisant le silence. Le professeur donna un léger coup de baguette et la liste qu’il avait établie pendant ce cours lévita devant ses yeux. Il annonça alors les noms distinctement : Fleur Bellamy. Emile Charbonneau. Murielle Descoteaux. Edgar Lavigne. Clémence Proulx. Isidore Rey. Amaury Tremblay. Hercule Voclain.
Dans cette énumération de noms, il y avait de bons éléments et d’autres qui devaient se perfectionner. Alexandre appréciait ces élèves et il savait qu’il ne se trompait pas. Il n’ajouta rien de plus et autorisa les élèves à quitter la pièce. Comme les jeunes sorciers pouvaient s’en douter, le professeur d’Enchantements leur donnera un cours. Mais celui-là sera bien particulier…


Les huit élèves qu’il avait convoqué plus tôt dans la journée étaient tous présent. Deux professeurs qu’ils connaissaient bien étaient également là aussi, ce qui était bien étrange, car Alexandre les avait convoqué pour un cours particulier.
Isidore Rey était un garçon particulièrement grand qui dominait toute sa classe de par sa taille. S’il était élancé, Isidore était également mince. Ses yeux qui ressemblaient à des tout petits points noirs étaient visibles, car il avait attaché ses longs cheveux couleur charbon à l’aide d’un fin élastique. Le jeune homme était un élève en manque de confiance qui ne connaissait pas l’ampleur de ses qualités avant que le professeur de sortilège le prenne sous son aile. Aujourd’hui, le garçon a fait de sa timidité une force en devenant délégué des huitième années.
Clémence Proulx, déléguée des huitième années, était à quelques mètres du jeune homme. Ses cheveux frisés d’un roux étincelant ne passaient pas inaperçu au-dessus de ses yeux azur et son visage pâle. Alexandre devait reconnaître qu’elle était particulièrement jolie. Celui qui disait le contraire n’avait tout simplement pas de goût. Sage pendant les cours et devant les professeurs, cette petite alsacienne est pourtant bien loin d’être une sainte. La faute à une éducation laxiste des parents. Mais comme tous les élèves présents dans cette pièce, elle a de nombreuses qualités intéressantes.
Rose Moreau, compagne secrète d’Alexandre et professeur de potions, était présente en compagnie de Geoffrey Lafarge, professeur de vol et entraîneur de l’équipe de l’école. C’était un homme d’une quarantaine d’année à l’air détendu. Il portait toujours la tenue noire et blanche des Vikings, son ancienne équipe de Quidditch bien qu’il revêtit la tenue de l’équipe de l’école lorsque celle-ci joue. Les cheveux blancs de Geoffroy étaient coiffés en pointe et une boucle d’oreille était accrochée à son oreille droite. Ses grands yeux bleus bougeaient partout, comme s’il était sans cesse sur ses gardes. C’était un homme grand et fort qui a forcément joué batteur dans son équipe.
Alexandre de Launay qui se tenait au milieu d’un cercle composé de dix personnes, prenait la parole après s’être assuré que rien ne serait audible en-dehors de ce petit groupement.
- Il est grand temps de faire quelque chose pour sauver cette école et ses élèves, dit-il comme si cela était un dernier recours, la dernière chose à faire avant la fin du monde. Lusignan m’a convoqué et nous nous sommes entretenus tous les deux pendant un cours instant, hier soir. Le professeur de sortilèges se tourna vers Moreau et Lafarge : nos collègues ont été renvoyés de cette école parce qu’ils manquaient de fermeté. Le directeur m’a clairement fait comprendre que je devais changer mes méthodes de travail si je veux rester dans cette école et il en est de même pour vous.
- J’changerais en rien mes méthodes de travail, répliqua le professeur de vol, une cigarette à la bouche - oui il est fan de ces choses-là. Après, vous faites c’que vous voulez les gars, moi j’m’en bas le popotin…
Il y eut quelques éclats de rire parmi les élèves mais ils cessèrent sur un signe de main d’Alexandre qui demandait de l’attention dans ce qu’il allait dire.
- Je veux démissionner la tête haute, reprit-il sérieusement sous les yeux ébahis des élèves et de Rose Moreau. Cette dernière savait qu’être professeur ici était un rêve pour lui. Mais je ne vais pas laisser tomber mes élèves.
Une lueur d’espoir brillait dans leurs yeux. Désormais, chacun devenait maître de son destin. Si tout ce monde est venu là sur la demande du professeur de sortilèges, c’était pour organiser la Révolte et libérer l’école. Chacun était libre de faire ce qu’il veut.


Le décor de la classe d’Alexandre de Launay s’estompa pour laisser place à un sombre couloir éclairé par la pleine lune, à travers les fenêtres. Il s’agissait du dernier étage, endroit où logeait le directeur.


Le professeur de sortilèges marchait d’un pas décidé vers la grande porte du bureau de Cyril de Lusignan. Les cheveux de l’homme volaient au rythme de ses pas et son regard sombre trahissait toute la détermination qu’il avait. Alexandre savait ce qu’il avait à faire et pourquoi il le faisait, bien qu’il lui restait encore quelques petits détails à régler. Dans les étages inférieurs, huit élèves et deux professeurs s’occupaient d’une liste de professeurs clairement définie, en groupe de deux ou trois. L’homme arrivait à quelques mètres de son objectif. Vu sa démarche, on pouvait facilement s’attendre à ce qu’il démolisse la porte à l’aide d’un sortilège, mais ce ne fut pas le cas, car Alexandre voulait agir en silence. C’était le mot d’ordre. Le silence. Un léger cliquetis se fit entendre et le professeur de sortilèges n’avait plus qu’à ouvrir la porte avant de pénétrer dans le bureau, puis dans la chambre du directeur. Celui-ci dormait paisiblement dans son pyjama rouge à carreaux jaune. Il était près de trois heures du matin lorsque le professeur leva sa baguette sur Cyril de Lusignan pour le réveiller sans douceur. Le directeur avait été propulsé hors de son lit en se demandant ce qui lui arrivait, cherchant sa baguette. En vain.
- Toutes les bonnes choses ont une fin, lui répondit simplement Alexandre avant de lui jeter un deuxième sortilège. Des liens fins mais solides faisaient maintenant le tour de Lusignan qui avait maintenant les bras collés au corps et les pieds joins. Cyril de Lusignan tomba lamentablement dans une chute vertigineuse. Alexandre venait de l’expulser de son poste de directeur contre son gré et ce n’était pas fini.
Les actes de barbaries ne restent pas impunis, reprit le professeur de sortilèges en lançant un troisième sortilège pour glisser un bâillon dans la bouche de Cyril le Lamentable. Il faisait référence à la torture gratuite sur les élèves et aux meurtres qu’il avait commis.
Alexandre de Launay sorti avec le corps du directeur flottant à côté de lui. Il se dirigeait vers les étages inférieurs et précisément vers les cachots où il avait donné rendez-vous aux autres. D’autres corps attachés et bâillonnés devaient s’y trouver.



Un jeune homme de petite taille se tenait dans les cachots. Devant lui, il y avait les corps des différents professeurs qu’ils avaient attaqués. Ceux-ci étaient encore vivants, mais bien attachés et bâillonnés. Il s’agissait d’Emile Charbonneau. Un élève qui a connu les moqueries de la part des autres élèves à cause de sa petite taille et qui en est venu aux règlements de comptes, ce qui lui a valu quelques heures de retenues. Il est très agressif dans les duels et même si cela lui fait quelquefois défaut, Alexandre apprécie. Emile tenait une liste dans les mains qu’il lisait d’une voix assurée :
- Maximilien d’Aramitz, professeur de botanique. Césaire Page, professeur d’Histoire. Adelaïde Saint-Pierre, professeur de métamorphose. Maintenant on a Guy de Lusignan, le directeur, dit-il en voyant le professeur de sortilèges déposer le corps de l’homme. Il ne nous manque plus que Viktor Georgiev, professeur de Défense et de Tactique.


- Georgiev vient de s’enfuir, s’écria Isidore Rey qui accourait dans les cachots accompagnés d’Amaury Tremblay, un grand jeune homme aux longs cheveux blonds.
Il y eut des cris de stupéfaction dans toute la pièce. Tous n’étaient pas très rassurés de cette nouvelle - même si la plupart s’y était attendu. Le directeur n’avait pas nommé ce professeur au poste de professeur de Défense et de Tactique par hasard…
- Où est Lafarge ? Demanda Alexandre qui s’étonnait de l’absence du solide professeur de vol. Il était censé être avec vous ! L’élève qui accompagnait Rey lui répondit qu’il s’était blessé à l’œil à cause de Georgiev alors qu’ils se battaient hors des enceintes de l’école. Geoffroy Lafarge apparut alors dans les cachots, haletant et en sueur. Launay en fut surpris.
- Ah l’salaud ! Fit-il alors qu’il tentait de reprendre son souffle. L’œil gauche de Lafarge était crevé. J’ai rien pu faire…
Le professeur de sortilèges savait que le temps leur était compté. Ils n’avaient plus une seconde à perdre s’ils voulaient survivre. La fuite du professeur de Défense et de Tactique pourrait leur coûter la vie car s’il s’était échappé, c’était pour revenir avec du renfort. Il s’adressa alors à Rose Moreau et à Geoffroy Lafarge, à qui il demanda de prendre un balais afin de défendre le parc depuis les airs. Les élèves, pour ceux qui le préféraient, étaient priés de rejoindre leur dortoir. Sur les huit élèves qui ont participés à la mission, quatre restaient : les deux délégués, Isidore et Clémence, ainsi qu’Emile et Amaury. Le professeur de sortilèges demanda aux deux premiers d’accompagner ceux qui ne voulaient pas se battre dans les dortoir pour les y enfermer. Ce n’était pas une punition, mais une question de sécurité. Georgiev n’avait pas vu leur visage pour certains d’entre eux. S’ils ne voulaient pas être inquiété par la suite, mieux valait pour eux qu’ils soient enfermés dans les chambres. Amaury et Emile prenaient la direction du premier étage alors qu’Alexandre leur avait formellement interdit de venir dans le Hall d’Entrée. Il avait quelque chose à faire avant de quitter l’école… et cela contribuerait à la défense du Château.



« Furiæ Imperavi Vorai Devore… Furiæ Imperavi Vorai Devore… Furiæ Imperavi Vorai Devore… Furiæ Imperavi Vorai Devore… Furiæ Imperavi Vorai Devore… » Telle était la formule que prononçait Alexandre de Launay devant des dessins gravés sur le mur en marbre du Hall de l’école en faisant des gestes dans le vide à l’aide de sa baguette. Trois grandes silhouettes sortirent alors du mur, comme si elles y avaient été enfermées. Le professeur de sortilèges se recula avant de poser son genou droit au sol en signe de révérence. Trois Divinités se tenaient devant lui. Sans être des géantes, ces créatures aussi fascinantes soient-elles dominaient largement l’être humain par la taille. Alexandre avait invoqué les Bienveillantes, des Déesses chargées de la justice. Elles étaient d’une rare beauté. L’une des créatures s’avança alors vers Alexandre. Les cheveux roux de la Déesse étaient tressés et coiffés comme une couronne et comme les autres, elle était vêtue d’une longue robe blanche. On pouvait apercevoir de grandes ailes noires dans leur dos.
- Célestin ? Interrogea alors Tisiphone, qui se tenait maintenant à quelques petits centimètres de l’homme.
Ce-dernier relevait les yeux vers la créature et répondit en contenant son émotion:
- Il n’est plus de ce monde.
Tisiphone se confondit en excuse et releva la ressemblance trompeuse qu’avaient les deux hommes. Céleste de Launay était leur créateur en quelque sorte. Il a fait de la légende une réalité afin de protéger l’école, lors de la Première Guerre notamment. Si le rêve d’Alexandre était d’enseigner dans cette école, c’est grâce à son grand-père. Il a toujours voulu suivre ses traces. Célestin était son idole.
Le professeur de sortilèges expliqua rapidement la situation aux trois Furies. Il leur expliqua l’origine du conflit qui allait éclater en France et qui a déjà éclaté en Grande-Bretagne. Il les mit au courant sur ce qu’il se passait dans cette école et ce qui allait arriver le soir même. Alecto, leader naturel du groupe fit savoir que l’affaire était entendue. Elles combattraient toutes les trois à ses côtés après avoir repris des forces.



La bataille avait commencé depuis une vingtaine de minutes dans le jardin de l’école. Plusieurs éclairs étaient échangés entre les assaillants et les défenseurs dispersés dans le parc. Il était plus de trois heures du matin lorsque Alexandre stupéfixa un sorcier masqué. Le professeur de sortilèges jeta un rapide coup d’œil autour de lui afin de voir où en étaient les autres. Isidore Rey et Amaury Tremblay luttaient contre un gros sorcier encapuchonné et tout près d’eux, Rose se battaient contre une fine silhouette dans un duel cent pourcent féminin. De l’autre côté, Geoffroy Lafarge faisait de grands gestes du bras en direction d’Emile Charbonneau et Clémence Proulx qui venaient de se défaire d’un sorcier. Le professeur de vol combattait contre deux sorciers, mais il fut rejoint par les deux élèves. Tous se dirigeaient vers le portail. Alexandre décida de venir à la rescousse de sa bien-aimée qui était seule contre une sorcière et un sorcier qui venait de les rejoindre. Ce dernier n’avait pas encore vu le professeur de sortilèges qui se dirigeait dans sa direction. Il avait tout le loisir de le désarmer, ce qu’il fit sans plus attendre. L’adversaire d’Alexandre eut alors un sursaut d’exclamation en voyant sa baguette sauter de ses mains, mais il n’eu pas le temps de faire quoi que ce soit. Un autre maléfice le toucha en pleine tête. Il ne bougeait plus. Alexandre prit alors des nouvelles de la professeur de potions avant de repartir au combat. C’est là qu’il remarqua les Furies. Magnifiques avant le combat, elles étaient maintenant tout ce qu’il y avait de plus laids. Leurs doux et brillant cheveux ont été remplacés par des serpents et leurs pupilles étaient devenus noirs, rongés par la haine et la vengeance et du sang coulait de leurs yeux. Des armures avaient remplacé leur belle robe blanche et elles portaient chacune un bouclier et une arme différente. Tisiphone qui représentait la vengeance portait dans l’une de ses mains une longue épée à la lame tranchante. Alexandre pouvait constater que son bouclier agissait contre les maléfices qui lui étaient envoyés, tel un sorcier qui ripostait avec un sortilège de protection. Mégère «  la haine » elle, avait une fourche qu’elle plantait dans les entrailles de ses adversaires. Son bouclier avait le même effet que celui de la vengeance. Enfin Alecto « l’implacable » qui devait se faire respecter et obéir avait bien entendu un fouet qui claquait sans cesse sur le corps de ses ennemis ou qui venait s’enrouler autour de leur cou pour s’étrangler. A leur vue, certains partisans de Delisle s’enfuirent. Les élèves continuaient de se battre, mais ils n’étaient pas très rassurés, tout comme les professeurs. Si Alexandre ne les avait pas appelés lui-même, il aurait prit peur lui aussi. Le professeur de sortilèges rassura alors ses alliés en leur expliquant que ces créatures combattaient avec eux sur sa demande. Quelque chose percuta alors Alexandre qui tomba sur le sol à quelques mètres de l’endroit où il s’était trouvé auparavant. Sa baguette lui avait échappé des mains, mais il la reprit aussitôt.
- Lève-toi sur-le-champ ! Je veux voir ta tête pendant que je te tuerais, beugla alors une voix. Le professeur de sortilèges reconnut son ancien collègue. Viktor Georgiev. Alexandre savait que cet homme était capable du pire. Il se leva immédiatement, se mettant en position, prêt à combattre. Le maître des sortilèges était de profil, offrant ainsi moins de surface de contact à son adversaire. Sans perdre une minute, Georgiev attaqua, jetant des maléfices en rafale contre Alexandre qui était contraint de créer un bouclier magique pour se protéger. Il attendait l’épuisement de son adversaire avant de contre-attaquer à son tour, brisant ainsi le bouclier. Sa jambe gauche fléchie vers l’avant lui permettait d’avancer rapidement vers son adversaire qui était obligé de reculer en déviant les divers maléfice d’Alexandre tantôt à droite, tantôt à gauche. Le professeur de Défense et de Tactique ricana.
- C’est donc ça que tu enseignes à tes élèves ? Se moqua-t-il. Mais à un moment, un des nombreux sortilèges d’Alexandre vint le désarmer net et propre. Viktor tira une grimace d’incompréhension. Au même moment, une créature volante surgit et assena un coup d’épée à Georgiev qui lui tranchait la tête. Le corps sans tête tomba lourdement au sol. Tisiphone a fait ce qu’Alexandre aurait eu du mal à faire. La créature hideuse redevint magnifique. Elle adressa un sourire à la fois radieux et triste avant de tourner la tête vers un autre corps. Alexandre suivi son regard alors que les créatures s’envolaient maintenant vers le château où elles reposeraient jusqu’à ce que quelqu’un fasse de nouveau appel à elles. Sans en avoir commandé l’ordre, les jambes du professeur de sortilège le portait vers ce corps mystérieux. Il avait couru sans s’en rendre compte. Il se fraya un chemin parmi les sorciers déjà autour et aperçut le corps de Geoffroy Lafarge inerte et sans vie. Alexandre voyait Rose et Clémence verser des larmes alors que la dernière se mouchait bruyamment. Emile et Amaury essayaient de contenir leur émotion alors qu’Isidore se recueillait un peu à l’écart. Le professeur de sortilèges s’accroupit à hauteur de la tête de Geoffroy et vint fermer ses yeux.
- Repose en paix, mon ami, murmura-t-il alors que ses yeux s’humidifiaient. L’homme prit une main du défunt et, en s’attardant sur son visage, il remarqua un léger sourire. Lafarge était mort le sourire aux lèvres comme s’il était content de combattre pour une cause qu’il avait jugé juste.



« Il se battait contre Viktor Georgiev. »
Isidore Rey à Alexandre de Launay, en parlant de Geoffroy Lafarge.


La suite de l'Histoire lors de RP solo...


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    » AVIS / SUGGESTIONS ? : /
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..


Dernière édition par Alexandre de Launay le Mar 26 Juin - 21:26, édité 54 fois
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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Dim 1 Avr - 20:46

Bienvenue Wink

Bon courage pour la suite de ta fiche.

Si tu as des questions, n'hésite pas, ma boîte à MP, ainsi que celles du staff, te sont ouvertes Smile

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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Dim 1 Avr - 20:49

Bienviendue & amuse toi bien surtout Very Happy
Bonne chance pour la suite de ta fiche
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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Dim 1 Avr - 20:50

Bienvenue à toi Wink
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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Dim 1 Avr - 21:04

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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Dim 1 Avr - 21:49

Merci.

@Lyna : Il n'y a pas moyen de modifier mon pseudo en Alexandre de Launay ?
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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Dim 1 Avr - 22:10

Si, c'est possible, pour cela, envoie un message privé à John Sheppard Wink

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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Dim 1 Avr - 22:12

D'accord, merci.
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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Ven 13 Avr - 21:32

Bienvenue. Wink
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MessageSujet: Re: Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term] Lun 16 Avr - 12:37

Pas de nouvelles depuis le 1er avril.
Si il n'y a pas d'avancées d'ici jeudi, la fiche est considérée comme abandonnée.

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Le Mousquetaire -- Présentation d'Alexandre de Launay [term]

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