POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo )

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Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo ) Lun 2 Avr - 0:51

Il faisait sombre, la brume se levait sur la forêt, comme souvent tard le soir, cette brume nacrée, blanche, comme une fumée candide dans ce monde impur, comme si sa venue était synonyme de paix. Les fougères bougeait au rythme de l'avancée de celle ci, contemplant le passage d'un être mystérieux.
H n'arrivait pas à distinguer son visage, un simple flou sans doute, il le regardait, sans daigner émettre le moindre son, camouflé par l'ombre et par une capuche noire rabattue sur son visage, on ne pouvait distinguer clairement quelque chose, de vague taches noires et blanches, mais la bête était humaine, à ne pas en douter.
Il se tournait vers Mercurius, lui faisant face, visage contre visage, pourquoi tant de flou … le blanc d'un de ses yeux interpella le le jeune homme, qui était cet homme ?

Il fit noir, et cette brume qui s'étendait, comme la fumée dévorante d'un brasier qu'on ne pouvait éteindre, il n'était pas seul, la forêt interdite était grande, très grande, et il la reconnaissait bien là, sa végétation, son ambiance à glacer le sang d'un vampire, oui, il y était.
Il aperçut une silhouette venant vers lui, la couleur étrange rappelait vaguement celle d'un patronus, encore que le verdâtre fisse douter le jeune Gryffondor, la forme était pourtant humaine, il ne comprenait pas.
De loin, il distingua des habits, une chemise de nuit trop grande et transparente, qu'était ce ? Il n'avait pas peur, diable de sorcellerie, d'où sortait cette chose ? Un fantôme …
Une jambe après l'autre, il avançait de manière tranquille et lente, franchissant les mottes de terre, non, il n'avait pas peur.

Et entre les alcôves, glissait il … progressant dans l'immense territoire qu'était ce site, comment se repérer en n'ayant pour indication qu'une végétation dense et redondante ( ou sporadique ), les feuilles et herbes pliant sous son passage, au rythme de ce pas.
Il était mort, il ne pouvait se piquer les pieds, peut être était ce pour ça qu'il n'avait pas de chaussure, sortait il de la tombe pour être si pauvrement vêtu, il n'y avait que ça pour juger de la nature de cet esprit, un vulgaire suaire devait lui servir de dernier habit funeste, le manteau de la mort était sans doute pas si riche que l'on pouvait le croire.
Et il tanguait à chaque pas.

L'ombre continuait d'avancer, encapuchonnée, et dans sa robe noire, s'enfonçant encore plus dans les ténèbres …

Qui étaient ils ? Ces deux là ! H devait être allongé, derrière eux, une lumière intense, on ne voyait que leur vague silhouette, vu les carrures, deux hommes, et ils avaient les cheveux longs ?! Qui était ce …
La fumée les enveloppant, le premier avança d'un coup.

Un feu brûlait …

Le fantôme ...

L'encapuchonné … visiblement blanc … ou noir …

Un serpent ?! Charmant … langue dehors, allait il mordre ?

Et le fantôme continuait d'avancer, ignorant le terrain accidenté, tanguant toujours autant, visiblement, les appuis n'étaient guère stable dans la mort, il était vrai qu'avoir un pied dans le tombe n'aidait pas.

A travers les branchages, il apercevait encore et toujours cette lumière, le soleil ? Non, il n'était pas si blanc, même à travers ce qui semblait être des ronces, il y avait une lueur, au loin, derrière cette végétation dense.
Le garçon essaya de se déplacer, sur le coté, et il arriva dans l'axe de la lumière.

Mais ce n'était pas sans compter sur cet homme, les cheveux longs et mal peignés, il se dressait entre la sortie et le chemin du russe, mais toujours dans l'ombre, H ne parvenait pas à discerner un visage net.
Puis un soubresaut de lumière, la fumée passa, illuminant au passage le visage de cet intrus sur le chemin de la lumière, il avait le visage dur, et strict, pas la moindre émotion, une expression de mépris et de dureté sur celui ci, il le fixait les yeux dans les yeux. Et Mercurius ne put se détacher de ce piège, constatant comme vague détail, le fait qu'il soit mal rasé, une moustache grasse, une barbe peu propre, il avait l'air d'un sauvage … ou d'un taulard.
Et il repartit dans l'ombre, ce bref passage d'identification aurait il suffit ?

On progressait alors dans la forêt glissant sur le lit de lichen, avec souplesse et légèreté, le mini-ruskov regardait à terre, ne voyant que les feuilles se dérober sur son chemin.

C'est ça ! Il suivait l'ombre encapuchonnée ! Et quand il se retournait, c'était pour parler ! Il comprit … à travers les fougères et autres verdures, on progressa, lentement, en marchant, le sol n'était vraiment pas praticable, mais alors, vraiment pas !

H cria … à moins que ce ne fut quelqu'un d'autre ? Contemplant de son œil amande et vide, la silhouette encapuchonnée, qui portait une torche devant elle, peut être pour éclairer le chemin, à moins que ce ne fut sa baguette, il ne voyait pas très bien de derrière.

Mais quand elle se retourna, il constata bel et bien que c'était une torche, et découvrit avec horreur, une partie du visage de son geôlier, à la fois noir et blanc, un être mort !

Un autre homme apparut, lançant un sortilège de feu saccadé, attaquait il le convoi ?
Plus rien …

La silhouette d'ombre continuait sa marche tranquille, sans s'inquiéter, et sans que H ne put comprendre grand chose, un détail lui sauta aux yeux, la main qui tenait la torche, était bien de chaire, qu'était cette abomination.

Les autres se manifestèrent devant, avec leurs tignasses brunes sales, le même que tout à l'heure, il parlait, enfin, ça ressemblait plus à de la vomissure auditive au vue de ces dents jaunes et crasseuses, son air mauvais, il devait réprimander le garçon, ou l'insulter, son collier de dent interpella celui qui devait se faire insulter alors qu'il regardait derrière l'épaule de l'homme aux allures de sauvage, ou de loup-garou, il y en avait un autre, presque comme lui, plus grand, plus rond et musclé aussi, habillé avec une chemise de lin verte, enfin c'est ce qu'il devinait de loin, il ne fut pas sûr qu'il en soit certain.

La brume continuait de s'étendre, encore et toujours, elle devait recouvrir une bonne partie de la forêt désormais.
Et encore ce visage flou de la capuche humaine, alors qu'il revint à la réalité, ou presque, l'autre était encore là, avec son regard dur, mais il avait moins de cheveux d'un coup, encore une fois, l'estimation est made in Yakovsky, mais ce fut le vêtement qui étonna, on aurait dit une cote de mailles, comment cela se faisait il qu'il porte ça ?

Ce coup ci, il était sur le coté de l'ombre, il put entrevoir un visage, à sa grande surprise, humain, mais peint de blanc sur noir, comme des peintures tribales de tribus africaines, du vaudou, peut être, il ne savait pas, cette ombre avait l'air moins dur dans son expression, moins que les autres en tout cas, elle se retourna pour avancer et prendre la tête du cortège étrange et indéfini.

Le gryffondor était seul désormais, en tête à tête avec celui qui encore une fois, lui gueulait dessus pour il ne savait quelles raisons, il ne comprenait pas cette langue ou était ce l'absence de son ? Le cri, non, ah ! Il ne comprenait pas plus que vous !
Ses yeux, il faisait douter H, comme si la haine était visible dans l'absence de sens de ceux ci.
Et lorsque ce fut au tour de l'autre de crier sur H en privé, il le fit à sa manière, restant moins dur, plus sobre, sans haine apparente, même cheveux, même barbe et moustache, on aurait dit des mêmes loups enfantés par la même mère porteuse, et ces yeux toujours aussi cru, vraiment inquiétant.
Le reste ne fut qu'une alternance d'engueulade sans sens apparent.

Et on reprit le chemin, pourquoi était il toujours lui, derrière le même encapuchonné, loin d'être un privilège à n'en pas douter, à travers ses yeux amandes, c'est ce qu'il voyait.

Lui à terre, une nouvelle fois, et devant, ces deux hommes, qu'il voyait depuis le début, qui étaient ils, droits, dans les mêmes habits, on le toisait de haut, qu'avait il fait, avait il mal ?

La silhouette vint à lui, comme par magie, on aurait dit un sauveur, avec ces peintures blanches, représentant les os du crâne sur sa face, la délivrance ?

Et non, un autre cri, puis le sauveur, ou pas, s'avançant dans l'ombre, venant à lui, superposé par les ombres et la brume dansante.
Il ne comprenait pas pourquoi la vision de ces deux ordures debout devant lui revenait, encore une fois ? N'était ce peut être pas une réplique, mais bien une deuxième fois, un autre temps, il ne comprenait pas, pourquoi était il à terre, qu'avait il fait pour mériter pareil traitement.

Revint alors le fantôme, mais il n'était plus seul à tenter de franchir cette colline, ils étaient une multitude, deux femmes et hommes en plus, marchant on ne savait trop où, et un vieillard rejoint le groupe de non-vivant.
Cette vision fut troublée par l'ombre qui apparut avant les deux autres gueulards dans la brume, on l'amenait à eux puisqu'il se rapprochait sans faire le moindre effort.

Et la brume passa, se mit à disparaître, tout du moins à passer, était ce un sort lié à leurs progressions ?
Il eut des visions rapides, les deux, puis les quatre fantômes en détail, deux hommes âgés et deux femmes dont le visage était caché, un feu, son œil, encore les deux, soufflant leur haleine immonde dans un mouvement de brume, signe de froid, un attaque de feu.

Mais qui étaient ils ? Il suivait désormais celui qui avait attaqué le groupe avec une attaque pyrotechnique, et une autre vision, les tatouages des deux malfrats, deux serpents mordants un bouclier, quelle lettre était dessus ? Une seule … un H.

La lune ne semblait rien pouvoir faire, éclairant un ciel sombre et sans nuage, d'une onde blanche, rien ne pouvait troubler cette quiétude, si ce n'est une autre attaque de cette homme au feu.
Une gigantesque flamme vint à éclairer l'obscurité, une attaque surprise.

H se réveilla sonné, remarquant quatre personnes autour du feu, il ne put voir en détail qui s'y trouvait, si ce n'est deux hommes, il retomba inconscient.
Le serpent de son rêve, se transforma en l'ombre encapuchonnée, un animagus ?!

Devant lui, se dressait les quatre fantômes, venant à lui, transparents et parfaits dans leurs ectoplasmes verdâtre et translucide, disparaissant et se reformant sans aucune logique.
H se retourna, derrière lui, l'ombre une nouvelle fois, sa nature humaine n'était plus un doute, elle leva les yeux au ciel et hurla, ou incanta quelque chose, tout s'agita dans la tête de Mercurius, la vitesse des événements, jusqu'à ce qu'elle réapparaisse devant lui.

Visage devant visage, rien n'était plus permis à part l'absence de doute, son œil blanc, sa pupille violette, qui était ce ? Elle avait l'air si menaçante cette personne, et à la fois, elle lui semblait avenante et terrifiante, il ne sut pas si ce fut la peur qui le força à se retourner pour voir si les fantômes arrivaient ou non, ils descendaient la pente pour arriver à lui, aux cris de la personne peinte en noir et blanc, et elle cria à nouveau.

On poursuivit le chemin H toujours derrière elle … sans comprendre, il avait l'impression que le terrain se dérobait sous ses pieds, comme si ce qu'il touchait s'écroulait, se transformant en vase à marais, encore une vision …

Les fantômes n'étaient plus qu'à une dizaine de pas de lui, il ne pouvait pas bouger, fixant l'ombre qui se retourna, lâchant, comme un serpent lâche son venin, un dernier monologue de cris, fixant le gamin les yeux dans les yeux, tantôt alternant regard au russe, regard au ciel.

Le feu embrasa une seconde, les fantômes à portée, disparurent, la brume se retira, laissant la verdure reprendre son terrain, alors que le dernier râle vint à sonner le glas, de cette épisode.
Alternant vision des deux hommes, le visage de l'ombre s'adressant à H dans un langage inconnu, la torche brûlant encore et toujours.

Il leva les yeux au ciel, la lune clairait encore, puis tout s'éteignit.


Mercurius se réveilla en sueur, et en sursaut, panique, oui, c'était le cas, il regarda autour de lui, ses compagnons de dortoir dormait paisiblement, par la fenêtre, il faisait nuit.
Il souffla par le nez bien fort, retira son draps, enfila une tenue correcte, survêtement et t-shirt, puis il se dirigea en silence dans la salle commune.
Personne n'y était à cette heure, H alla donc se poser devant la cheminée, dans un fauteuil pour contempler l'âtre brûlant, repliant ses jambes contre son torse, ceinturant celles ci au niveau des genoux, il sourit en coin.

«  Mon Dieu … qu'est ce que j'ai vu ... »

Il avait eu peur, et il l'avouait, était ce un souvenir ? De son passé en Russie, un rêve inventé, et pourtant si réaliste, une vision de son Dieu ? Car oui, cet être peint, ce personnage à la fois humain et plus que ça, c'était l'image qu'il en avait.
Et ces fantômes, qui étaient ils, des membres de sa famille ? Ou pire … des gens qu'il avait tué.
Le visage du prisonnier maculé de sang ne fut rien à coté de ceci, une vulgaire blague, il n'avait pas peur de tuer, mais il avait peur d'autre chose, il ne savait pas encore ce que c'était mais il pouvait désormais y mettre un nom et un visage …

Le jugement divin.
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MessageSujet: Re: Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo ) Lun 2 Avr - 0:52

Une journée de plus, le premier avril, cette journée venait de se terminer, la première d'une longue série, derrière lui, plus de dix-sept années, et il espérait au moins le triple à venir.
Mais en ces temps, tout était … différent.

Ce matin tout avait commencé comme un jour ordinaire, un levé tardif, un déjeuner tranquille, un bizut bousculé avant d'aller en cours, un premier cours à dormir, un second que H avait suivi d'une oreille évasive, la pause du midi, la distribution habituelle du courrier, une lettre pour Mercurius, que certains commentèrent, ce qui leur vaudrait un mauvais quart d'heure dans les semaines à venir, puis la reprise, un cours à digérer le repas, un autre évasif, et puis la fin de la journée.
Enfin presque.

Comme à son habitude, le Gryffondor se baladait près du lac, dans le parc, histoire d'être un peu seul, et de décompresser, loin des autres, loin de tous les péons qui faisaient partie de son quotidien, ces mêmes péons qui ne savaient pas quel jour on était.
Là, il avait médité, comme souvent, essayant de comprendre ce qu'il faisait là, le pourquoi, le comment, et plein d'autres questions complètement inutiles qui ne prenaient d'intérêt que quand vous vous faisiez assez chier pour vous les poser.
Preuve en était, la monotonie de la vie, une redondance, et pourtant, il y avait toujours moyen de s'amuser, petit sacrifice par ci, petit bizut à tataner par là, ouais, l'école c'était un peu du vu et déjà vu que l'on revisitait à chaque fois, la sauce barbare étant la meilleure.

Le grand jeu de la vie, une éternelle revanche sur soi même, et vraisemblablement, la plus drôle, à la majorité, ce jeu prenait un autre goût, plus amer, moins supportable, le faux pas de trop, et c'était le billot, qui était le con qui avait dit que les adultes étaient de grands enfants ?
Dire qu'il n'était qu'en quatrième année, et que déjà, il était responsable de ces actes, quel retard il avait accumulé, et puis qui s'en souciait ? Personne, comme toujours.

Ce soir, il n'avait pas eu très faim, on s'en était étonné à la tablée, mais qui pour savoir … alors il ne s'était contenté que d'une ration simple, et il était reparti comme il était venu, seul et sans rien dire.
Monté, il avait pris de quoi lire et éventuellement bossé, sans pour autant sentir l'extrême motivation qui poussait ces puceaux et pucelles à essayer de comprendre un monde qui leur foutrait bien profond … certains auraient noyé ça dans l'alcool, d'autres ce seraient fait exploser le cerveau à coup de chichon ou autres drogues bien drôle tant qu'on ne réalise pas ce que c'est, mais lui, qui d'ordinaire était excessif en tout, devenait modéré, presque déprimé, mais sans vouloir l'admettre, question d'orgueil.
Alors durant l'heure de travail obligatoire, il avait continué de bouquiner «  Le péril du Loup-garou », et puis une fois cette heure terminée, il sortit, retournant dehors.
C'est alors qu'un faux-cul de l'élite lui avait demandé si tout allait bien, la réponse fut claire.

« Va te faire mettre par un centaure, morveux ! »

Après cette preuve d'un intellect supérieur, le jeune russe avait tourné dans le parc comme un rat mort, ne s'émerveillant pas devant le saule cogneur, n'insultant pas les gamines qui gloussaient comme toujours, et toujours autant de questions !

Alors une fois l'heure du couvre-feu proche, il était remonté à la salle commune, et contrairement à tous les bouseux que comportaient sa maison, il était resté là, seul, remontant au dortoir pour poser sa robe, en habit simple, dans un fauteuil ( qu'il considérait sien ), et devant le feu.
Mais ce soir, il n'y aurait pas d'Elena Sidney, il n'y aurait pas de troubles-fête, car aujourd'hui, premier avril, Mercurius était seul.

Il se décida à avoir le premier contact de sa journée, reprenant la lettre unique qu'il avait reçu le midi même, et il l'ouvrit, dans la plus simple des mesures.
Le russe y découvrit une lettre simple, de son père adoptif, James Ashford, au moins, un sur cette Terre y avait pensé, était ce mieux que rien ? Bof, pas spécialement, un de plus un de moins …
Il hésita même à la jeter au feu sans même la lire, têtu comme pas deux, on ne l'ôtait pas de ces idées, et surtout, on ne le faisait pas plier.
Après réflexion, foutu pour foutu, il déplia le papier, et parcourut la lettre très rapidement.


Spoiler:
 


Le gryffondor roula le papier en boule avant de jeter le tout à terre.
Un ramassis de conneries toutes plus stupides les unes que les autres, à vrai dire, ce n'était pas tant ça, il aurait eu envie de pleurer, d'exprimer toute sa haine et son désespoir sous forme de larmes, mais non, il en était incapable, il avait oublié comment faire.
Désormais, il n'était bon qu'à se battre, tabasser, faire souffrir, détruire, et aimer ce plaisir malsain, les seules larmes qui pouvaient apparaître, n'étaient synonyme que d'une douleur proche de l'extase … rien de plus.

Il attendit, le regard dans le vide, ne pensant à rien, ne faisant rien, encore une fois, le néant.
Combien de temps cela dura ? Il ne le savait pas, et s'en foutait puisqu'il n'y pensait pas, dix vingt minutes, après quoi, il se leva, prit le papier froissé, le parcourut une deuxième fois, s'arrêta à chaque passage pour le commenter mentalement. Une fois terminé, il le serra fort de sa main droite, et réfléchit à tout ça …

Mercurius savait ce qu'il allait faire, rester chez les Ashfords, pendant les vacances, il se rendrait en Russie pour en savoir plus, mieux pour tout savoir depuis le début.
Poudlard, il y resterait jusqu'à ce qu'il décide de faire sa vie ailleurs, tant pis pour l'élite, rien à foutre, il aviserait.

Sur ces pensées, il jeta la lettre dans le feu, qui la consuma, sous un regard noir, personne n'avait pensé à son anniversaire à part les Ashford, que faisait il encore dans ce château … la suite semblait claire, James l'avait énoncé …

Objectif : Come back to Russia ...
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Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Re: Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo ) Mer 13 Juin - 2:59

Allongé sur son lit, les yeux fermés, le jeune homme méditait, son amulette reposant sur sa poitrine nue, son poitrail ne se soulevant pas, le silence régnant en ces lieux en était presque intriguant, l'atmosphère était propice à la méditation, au recueillement, et à la mort elle même.
Tout semblait si calme, si ordonné, comme si un miracle divin avait balayé toute existence sur la surface de cette maudite planète, comme si enfin, le chaos avait repris ses droits.
L'atmosphère était étonnamment lourde ici, presque mystique tant elle n'avait de magique que l'apparence, pas un moustique n'était là, il n'y avait que le corps de H, inactif, apaisé comme il était si rare de le voir.

Machinalement, son buste se releva alors qu'il tournait la tête dans un craquement de cervicales, il vérifia son état capillaire d'un bref coup de main avant de se redresser comme il fallait, de descendre de son lit, et d'enfiler un t-shirt presque trop petit pour lui.
Fouillant dans la poche de son pantalon, il trouva la liste des noms et des prénoms, heureusement qu'il avait eu la bonne idée de demander à Elena si elle se souvenait du nom de ceux qu'il devait traquer, un très belle compagne cette miss Sidney, comme quoi, Malaria pourrait être jalouse de le voir traîner avec une si délicieuse créature.
Elle lui en devait une bonne tiens, elle avait un avenir assuré, une maison où crécher pour fuir ses vieux, et un binôme caractériel mais ô combien efficace. D'ailleurs, ces derniers temps elle était très préoccupée et donc ne faisait que de rares apparitions, peut être était elle perdue dans toute cette histoire, enfin, affaire à suivre comme on disait, et du coup, l'Elite avait plus ou moins décidé de lui attribuer un binôme, ou une tête plutôt, quelqu'un de suffisamment intelligent pour ne rien tenter de suicidaire, et d'assez borné et compétent pour supporter H, autrement dit, une pointure.
Mais il ne l'avait pas encore rencontré, ou peut être qu'il l'avait déjà vu sans le savoir, connaissant le bonhomme …

Mercurius enfila donc sa robe noire, son habituel habit de Poudlard, et l'immondice qu'il fallait toujours porter avec les insignes de maison et tout le blabla, il chopa un bouquin au passage, bouquin que lui avait conseillé Elena, très utile pour les sorts de magie noire, et comme elle était en avance de deux ans sur lui, il l'avait écouté.
Bref, prenant son bouquin sous le bras, la baguette dans une poche, la liste dans l'autre, il se décida à aller se poser en salle de travail.
Passant le portrait de la grosse dame, il enchaîna rapidement les couloirs, jusqu'à arriver à la salle vide, comment souvent.
S'installant au fond de celle ci, il salua d'un mouvement de tête Nick, le fantôme de Gryffondor, qui lui n'en avait quasiment plus, après quoi, le fantôme s’éclipsa et l'attrapeur des lions se retrouva seul.

Feuilletant le bouquin, il découvrit un passage sur la pyromancie liée à la magie noire, et il commença à lire les pages suivantes quand une illustration lui sauta aux yeux, le titre portait un nom tout à fait sympathique : Feudeymon.
Intrigué, il commença à lire à demi voix.

« Le Feudeymon est une puissance magique issue de la magie noire, feu diaboliquement puissant, il est issu des arcanes les plus complexes de la pyromancie. Ce feu magique est particulièrement difficile à contrôler puisqu'il a la faculté d'être intelligent. Le Feudeymon prend différents aspects selon le sorcier qui le lance, les aspects les plus communs sont des chimères ou des dragons … ce type d'incendie ne peut être arrêté avec un simple Aguamenti, une fois lancée, il ne s'arrêtera que si le lanceur du sort lui ordonne, et s'il en a le contrôle.
Il faut énormément de volonté pour contrôler ce genre de magie noire, et prendre conscience des risques blablabla … la formule pour le lancer si toutefois vous consentiriez à le faire et réussirez à lui créer des limites blablabla … il a été formulé par Léon Brom il y a quelques années afin de le rendre moins virulent et plus facilement réalisable ... »


Il se gratta l'arrière du crâne d'un air songeur.

« Je savais pas que le pépère Brom avait réussi ça … comme quoi il ne nous a pas tout dit le vieux ! »

Puis il reprit sa lecture, toujours sur le même principe.

« Ce feu sans limite doit être contrôlé par la volonté du sorcier … pour limiter ou éteindre le feudeymon il faut … oh putain on s'en fout de comment l'éteindre ! Bon alors c'est quoi la formule ! Ah voilà ! La formule qu'on peut lui associer est Sceleratus Aestus … »

Regardant avec un sourire sadique le livre, laissant celui ci ouvert, il prit un morceau de sa feuille avec les noms, déchirant un bout inutile de celle ci, il la rangea et sortit sa baguette, posant le bout sur la table, il tapota dessus, s'éclaircit et la gorge, se concentra, ou pas, et prononça :

« Scelera...

_ Je ferais pas ça si j'étais toi ! »

La voix était venue de derrière lui, une voix féminine et avec un accent presque étouffé, vexé par cette remarque le Gryffondor se retourna, gardant sa baguette bien en main, ça allait chauffé au sens propre du terme, il se sentait d'humeur flamboyante aujourd'hui.
Il découvrit une demoiselle aux longs cheveux châtains clairs, à la limite du brun, elle avait elle aussi sa baguette en main, son visage creux et ses yeux verts semblaient presque menaçants, du moins, H le prit ainsi, elle avait le teint bronzé, sa robe noire lui donnait un air strict assez dérangeant pour un anarchiste comme l'était le capitaine des lions.
Elle devait être plus vieille que lui, d'un an ou deux, et par le plus grand des hasards, c'était l'emblème de Gryffondor qui trônait sur sa robe.

Agacé par cette intervention, il hocha la tête avant de lui jeter des paroles crues et provocatrices, d'une arrogance qu'on connaissait bien.

« Ah ouais sinon quoi ? »

Elle ne broncha pas, le fixant avec insistance.

« Sinon je devrais utiliser la magie contre toi ... »

L'autre eut un rire sadique et assez bruyant.

« AHAHAH ! Et bah vas y pouffiasse ! Incendio ! »

D'un mouvement de baguette, elle annihila le trait incendiaire, preuve qu'elle avait une grande dextérité, on reconnaissait là une pointure de septième année, et non sans amusement, le jeune homme le prit à la rigolade.

« Ah pas mal ! Je crois que je vais finalement le tester sur toi le Feudeymon ! »

Sa phrase à peine terminée, une corde sortit de la baguette de son adversaire, sans qu'elle n'eut dit un mot ni bronché, elle s'enroula autour du poignet de H, le serrant fort, mais pas suffisamment pour le faire lâcher la prise qu'il avait sur sa baguette d'ébène.
Regardant son poignet pris, il répondit au mutisme de son adversaire.

« Ah tu veux jouer à ça pétasse ? Lashlabask ! »

Des étincelles rouge vif partirent agresser le visage de la demoiselle, les yeux devaient avoir été touchés, aussi, la corde se désagrégea immédiatement alors que l'autre jubilait devant sa proie aveuglée.

« Bah alors c'est tout ce que t'as en réserve ? Il est temps de t'achever grognasse ! Sceleratus ... »

Il se stoppa net, le signe sur le coup de la donzelle, un lion noir ! Aussi s'indigna t'il à haute voix.

« Quoi ?! Toi t'es de l'Elite ?! Vas y ça me saoule je me casse ! »

Laissant là le livre, rangeant sa baguette, d'un pas décidé il prit la sortie, et déboucha dans le couloir presque vide.
Nan mais elle se prenait pour qui cette pétasse, à vouloir lui chercher des noises alors qu'il venait de lui refaire le portrait, il allait de ce pas en toucher deux mots à Lestrange, il était pas normal qu'on le dérange comme ça, et surtout pas baguette en main, nan mais où allait le monde sérieusement.
Elle, elle aurait des problèmes, et en plus il la finirait un de ces jours, ça allait chier des bulles carrées pour elle.

H commença à vouloir filer vers les cachots, quand il entendit courir derrière lui, sans trop y faire gaffe, une main franche le prit à l'épaule, le retourna pour qu'il fasse face à l'agresseur, en la présence de la demoiselle qu'il avait attaqué plus tôt, la main le plaqua sur le mur par l'épaule, le Gryffondor eut le réflexe de sortir son arme magique et de la pointer sur l'endroit où était le cœur de son adversaire, la regardant dans les yeux.
Le bras gauche de la demoiselle tenait la baguette, celle ci dirigée vers l'entre-jambe du russe, là, elle ne plaisantait plus.

« Alors maintenant tête de con tu vas m'écouter ... »

Il hocha la tête après un froncement de sourcil.

« Déjà je t'ai évité de crever dans un incendie alors tu devrais me remercier … de deux, je suis ton équipière, j'ai pas choisi de remplacer Sidney ! Si je fais équipe avec toi, c'est uniquement parce que je peux pas te battre ... »

La phrase avait de quoi interloquer, elle aussi était une adepte de la baston et des crises d'hystéries destructives ? Elle le fixait avec un regard dur, et elle rengaina sa baguette machinalement, son deuxième bras se retira de l'épaule de H, elle comprit que lui n'arrêterait pas de pointer son arme sur elle, aussi, d'un geste lent et méthodique, elle lui attrapa la baguette, forçant le bras à capituler, Mercurius rangea son arme à son tour après un soupire.

« Bon assez perdu de temps comme ça … H … on fait équipe, ça me fait pas plaisir mais je fais avec alors bon … »

Il leva un sourcil sans rien dire, signe qu'il en demandait plus.

« Sinon moi c'est Katleen Lupino ... »

Tournant la tête, le capitaine des lions fit craquer son cou, comme s'il en avait rien à foutre de ce qu'elle disait, de toute façon, elle ferait comme lui le dirait, et pas autrement, négocier ? Elle pouvait essayer, mais ça ne serait pas une partie de plaisir car H ne transigeait pas sur les principes.
Quand enfin il se décida à prendre la parole, il se détendit complètement, perdant cette envie soudaine de jouer et de lui flanquer une bonne raclée.

« Bah ! Ok Kat' … »

Les deux se mirent en marche, sans doute pour retourner chercher le bouquin laissé en salle, et sur le chemin, le Gryffondor sortit un papier de sa poche.

« Sinon Kat' … ça te dit quelque chose ... »
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MessageSujet: Re: Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo ) Dim 14 Juil - 0:39

Tous les examens se préparent. C'était bien connu, Poudlard croulait sous l'effet du stress, et on allait débuter les deux semaines les plus horribles de toute la scolarité des élèves de l'école, les Buses et les Aspics.
Alors chacun révisait … à sa manière.
Nous étions donc la veille au soir des examens, dans la salle commune des Gryffondors.

H avait entrepris de travailler son coup de langue, ne sachant pas qu'il n'y avait pas d'épreuve de roulage de galoche aux Buses, personne n'ayant essayer de le lui dire d'une quelconque manière que ce soit.
Ramassant les gallions sur la table suite au pari qu'il venait de gagner, il repoussa la jeune femme avant de retrouver Elena Sidney. La demoiselle passait ses derniers examens ici, et d'ici peu, elle serait sur le marché du travail, étant plus douée en pratique qu'en théorie … et elle semblait particulièrement inquiète de ne pas réussir.
H eut une discussion mouvementée avec elle, lui gueulant limite dessus pour qu'elle ne se laisse pas faire, ce qui lui valut d'être la cible des regards, ce à quoi il répondit d'un doigt d'honneur des plus communs.
Et après … il discuta rapidement avec une élève, dont il ne savait pas trop la provenance, qui lui demanda s'il avait révisé pour les Buses.

Pokerface.
H se rendit compte du retard accumulé. Et oui, c'était ça de s'envoyer en l'air plutôt que d'étudier, alors forcément, ça n'allait pas le faire.
Remontant, sans répondre à la demoiselle, dans son dortoir, il se jeta sur le bouquin d'histoire de la magie. C'était chiant, mais c'était comme ça.
Demandant à son voisin de l'interroger, le Gryffondor eut comment dire … un retour de flamme relativement moche, l'autre prétendant que les correspondances n'étaient pas bonnes. Impossible, H était incollable pour ce qui relevait du Quidditch ! Évidemment, l'autre soutient jusqu'au bout que ce n'était pas ce qui était attendu, et la nervosité fit le reste.
Ainsi, il écopa d'une droite qui lui ouvrit l'arcade, le laissant raid au sol.
Et la soirée se poursuivit, sans que le Gryffondor n'eusse donné une bonne réponse selon la bobo de prof d'histoire.
Ces Buses s'annonçaient très prometteuses.


************************************


Ce matin, un lapin …
Guilleret, le lion se rendit au petit déjeuner. Se posant à son habituelle place, il ne put réciter le petit discours que pépère Valverde cherchait à leur faire rentrer dans le crâne à coup de massacre. Sa voisine te table, remarquant la scène, se dit au fond d'elle qu'il était tout bonnement impossible que le lion obtienne ses Buses s'il n'était pas foutu de retenir ça.
Dans le fond, elle n'avait pas tord, et avait eu l'intelligence de ne pas le dire tout haut, mais il était vrai que le lion ne partait pas du tout favori pour la majoration sur ses buses. Ni même pour l'obtention de celle ci d'ailleurs.
Une fois un déjeuner consistant dans son estomac, l'attrapeur croisa ses bras et posa sa tête dans ceux ci, attendant la fin du repas pour décoller avec ses camarades.
Ses paupières furent lourdes, très lourdes, et ses yeux se fermèrent.


************************************


Un bruit.
Qu'est ce que cela pouvait bien être ?
Relevant la tête, le lion remarqua que les assiettes volaient autour de lui. Qu'est ce que c'était que ce bordel …
Il tourna la tête vers la porte de la Grande Salle, pas d'élèves. Pas d'élèves ?!
Se relevant, il s'exclama en attrapant son sac :

« Triple Buse ! MeeEEEEeeeeerde ! »

Enjambant la table d'un bond agile, avec son admirable tour de hanches de joueur de Quidditch, il se précipita vers la sortie. Salle de classe ? Vite il fallait trouver quelqu'un pour l'aiguiller. Il grimpa les marches, se propulsant à coup de bras sur la rambarde, fendant les airs aussi vite que sur une vieille comète miteuse de seconde main.
Après quoi, il repéra une tête familière dans les escaliers, enfin sauvé ! Du moins, c'était ce qu'il pensait.
Bousculant la piétaille sur son passage, le lion arriva à hauteur de la miss. Là, il lui demanda si elle savait en quelle salle il était. La réponse fut négative. Il insista, elle maintint sa version. Échec critique. Alors venait le moment pour H de jouer à un jeu qu'il n'appréciait pas, mais qui se voulait nécessaire.

« Dis un chiffre entre un et sept, mais surtout pas cinq ... »

Pourquoi surtout pas cinq ? Son instinct, et puis, il était particulièrement laid ce chiffre là alors pourquoi le choisir. Non vraiment, il y avait des choses qu'on expliquait pas. Une réponse ? C'est magique c'est comme ça !
La réponse fut deux.
Et H se précipita à nouveau dans les escaliers, continuant son ascension jusqu'à la salle qui n'était pas encore fermée.
Passant la tête par l'embrasure de la porte, il remarqua la présence de Groslolo. Elle était là ! La chance avait joué alors que l'examinateur lui demandait son nom et lui désignait une place à l'arrière de la salle, à droite, soit contre le mur.

S'installant, le lion écouta les reccommandations, à savoir pas d'encre autocorrectrice, pas de plumes magiques, pas de rapeltouts, etc.

Alors les copies arrivèrent. L'aiguille passa le chiffre douze, on distribua les sujets, les épreuves tant attendues commençaient.
L'avenir de celui qui n'en avait pas se jouait maintenant !


Hrp:
 
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MessageSujet: Re: Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo ) Dim 14 Juil - 0:39

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MessageSujet: Re: Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo ) Lun 15 Juil - 1:18

Si dé 1 réussi :
dé 2 => Concentre toi = A
Presque = EE
Réussi = O

Si dé 1 Concentre toi :
dé 2 => Concentre toi = T
Presque = D
Réussi = P

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MessageSujet: Re: Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo ) Lun 15 Juil - 1:18

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MessageSujet: Re: Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo ) Mer 17 Juil - 0:30

Les épreuves commençaient toujours par la matière la plus daubée. C'était comme ça, une tradition dirons nous, chez les moldus comme chez les sorciers, alors quand H entrouvrit le sujet de politique internationale, il ne put s'empêcher de regarder ses voisins qui firent de même.
Entre mine déconfite et air paniqué, visiblement ça ne plaisait pas. Les dix premières minutes de l'examen, le lion les passa à scruter les visages de ses congénères, tous suaient pour sortir des lignes à peine bonnes. Oui, durant dix minute le candidat Mercurius Yakovsky ne traita pas le sujet, par simple flemme, ou manque d'envie, mais il fallait tout de même le faire.
Il fallut un soupir ou un ennui prononcé pour qu'il daigne enfin relever sa plume de l'encrier, et attaquer la lecture.
En fait, il reposa instantanément l'objet d'écriture. C'était quoi ce sujet ? Purisme et blablabla.
L'échec s'annonçait bel et bien réel. Pas un truc sur le Quidditch ?! Mais c'était quoi cette connerie ! Les couillons qui avaient pondu ça étaient timbrés ! Elle était belle la propagande, allez jusqu'à obliger les élèves à pondre un pavay (César, ceux qui ne vont rien rédiger te saluent) purement politique et glorifiant sur le régime juste pour avoir son examen … faux-cul à souhait.
Sympa le moyen d'éliminer ceux qui ne suivaient pas la tendance politique du régime. S'ils étaient honnêtes, et bien ils n'auraient pas l'exam, seraient fichés par il ne savait trop quel organisme, et pour les plus honnêtes, liquidés sur place.

Donc on laissait tomber. H passa à la suite, qui semblait, selon lui, et dieu savait que son jugement n'était pas le meilleur, plus abordable.
Faire correspondre des dates à des éléments historiques précis. Facile ! Rien de plus facile pour lui. Alors il attaqua cette partie, reprenant sa plume, ne manquant pas de faire une belle tache sur le parchemin neuf, le lion se lança à l'assaut de ce qui semblait être une montagne de fiel.

Treizième siècle … facile ! Apparition du poste de gardien au Quidditch. Création des équipes des harpies de Holyhead, de l'Orgueil de Portree, des Crécelles de Kenmare, première apparition d'un vivet dorée dans un match, premier tournois des trois sorciers, et première attaque reconnue d'une manticore.

Ok next !

Quatorzième siècle … Interdiction du vivet doré dans les matchs de Quidditch et remplacement de ce dernier par le vif d'or. Création de l'équipe les Frelons de Wimbourne. Mort d'un arbitre de Quidditch suite à un sortilège. Lois sur l'éloignement des stades de Quidditch par rapport aux villes. Première description détaillée et complète du Quidditch par Zacharias Loreyon

1612 : Révolte gobeline.

Et la suite ne fut pas différente de ce que vous venez de lire. Entre références aux créatures magiques et Quidditch. Ce qui était, pour H, une parfaite réussite. En effet, il avait trouvé au moins un élément de ces deux domaines pour chaque date ou période proposée, un exploit qui n'allait certainement pas laisser le correcteur indifférent, du moins, c'était ce qu'il pensait, sachant que ces dates correspondaient effectivement aux événements indiqués sur la copie.
Puis vint le moment de passer à la dissertation. Nouveau soupire de la part du lion, mais il attaqua cette dernière, ne manquant pas de traiter un tout autre sujet que celui proposé, la problématique de la copie ressemblant de près ou de loin à l'impact du Quidditch sur la politique, ou l'inverse, c'était à voir.
Puis l'épreuve passa, et d'autres avec elle.


************************************


Et puis les épreuves passèrent, de la simple formalité pour ce qui concernait les nuisibles, à l'indomptable épreuve de divination.
H domina ses deux matières favorites, réussissant un carton plein pour ce qui était de la magie noire et de l'étude des nuisibles, dont il servit trois rouleaux de parchemins pour une dissertation sur le thème des dangers de classe trois et quatre.
Le plus étonnant ne fut de voir H réussir dans ces matières, non.
Quand vint les épreuves pratiques, de potion et de sortilèges, le lion se révéla véritablement incollable. En effet, il ne rata pas un sortilège et arriva à recréer la potion demandée par l'examinateur, sous les yeux médusés des autres élèves, qui savaient pertinemment que le lion avait été viré de cours de potion par le professeur Green.
Une fois encore, il donnait tord à cette gouinasse lèche-botte de LeeRoy.

Métamorphose, sortilèges, jusqu'à l'épreuve de défense absolue, H s'en sortit à chaque fois, réussissant sortilèges sur sortilèges, parvenant à se défaire de tous les pièges des examinateurs, sans qu'aucun d'entre eux ne puissent le coincer sur une question, c'était ahurissant.
Même le sortilège du patronus … ce vieux gars à l'oeil alerte, lui demanda de réaliser un patronus corporel, chose réputée extrêmement difficile pour un élève, et le lion releva le défi.
Oubliant son environnement, il se souvint de divers moments jouissifs de sa vie, en fit un rapide condensé intense, proche de l'extase, il formula l'habituel 'Spero Patronum', et une lumière vive jaillit dans la salle, laissant flotter dans les airs un mustélidé carnivore à l'apparence peu engageante.

Enfin, vinrent les matières qui, selon le Gryffondor, n'avaient pas raison d'exister autrement qu'en option, à savoir botanique et divination.
À la divination, on parlait peu de H en cours de divination, pas assez peut être, mais le bonhomme était collector, digne d'un des plus grands devins, c'était pourquoi il avait souvent d'excellents résultats dans cette matière délaissée de tous.
En effet, il lui arrivait de prédire avec exactitude ses futurs notes.

Prenons un exemple, le lendemain de l'interrogation de la prof bobo de politique internationale, le jeune homme avait annoncé qu'il aurait un P à son devoir, et qu'il allait y avoir une interro en métamorphose, qu'il allait réussir et obtenir un EE. La classe avait ri, et en effet, le lendemain, cycle lunaire d'on ne savait trop quoi, le professeur Sean Formaldéhyde, mal luné, leur posa une interrogation sur les manipulations du dernier cours, qui datant d'au moins, d'il y avait deux semaines. Le résultat de H fit des surpris, un quinze, récoltant la mention EE.
Ce n'était qu'un fait parmi tant d'autres, bien que le lion soit un vrai cancre, il aimait savoir à quoi correspondaient ces rêves, le sens de ceux ci, aussi, il avait quelques fois lu le bouquin conseillé par la prof, et avait contre toutes attentes, retenu pas mal de trucs.
Justement, il se trouva que l'épreuve portait sur l'interprétation des rêves et blablabla.
Le résultat n'allait pas tarder à tomber, il aurait une bonne note, et pas besoin d'avoir un don pour le savoir. Quoi que …

Et pour finir en beauté, comme si cette fin d'année n'avait pas été laide, l'épreuve de botanique. On frôlait le n'importe quoi en voyant le sujet, c'était juste de la merde en boîte. Qu'est ce que le lion en avait à foutre de l'herbiviscus ? Sérieusement, ce sort ne servait que pour la ménagère ménopausée de quarante piges, alors qu'est ce que lui, pouvait bien répondre à ça ?
Le QCM se déroula simplement, l'art et la manière de cocher au piffe en priant le dieu du chaos que cela soit correct, ou pas d'ailleurs, H se foutait bien que la réponse soit bonne ou non. Quant à la dissertation, et bien il improvisa … cela valait ce que cela valait, et le professeur Woods, ou ce qu'il en restait, aurait été très content du résultat d'un élève qui n'écoutait pas.


************************************


« MERCURIUS ! TES RESULTATS SONT ARRIVES !

_ J'ARRIVE ! »

Inutile de crier, mais visiblement c'était le mode de communication entre une cracmole et un sorcier. Lâchant sa collection de carte de chocogrenouille, du temps où il était gamin, le Gryffondor enfila sa botte gauche de Quidditch avant de descendre en tenue, prêt à s'éclater un peu dans le parc. Son balais sous le bras, il le posa à coté de la grande commode avant de s'approcher de Sierra, sa mère adoptive, elle tenait deux enveloppes.
Elena sortit de l'autre pièce, également en tenue de Quidditch. Elle habitait chez les Ashfords depuis déjà un certain temps, H ayant eu l'idée de lui sauver la vie en lui proposant d'habiter ici, la complicité n'en avait été que meilleure depuis. La complicité et autre chose d'ailleurs … mais cela n'était pas le sujet.

Récupérant son enveloppe, la blonde scruta les résultats de ses ASPICS, l'air tendu et crispé alors que H reposait la lettre sur la table. Ses résultats, il s'en foutait, l'école, ça n'avait jamais été son truc, alors pour voir des bâches, non merci, il avait bien autre chose à faire que de zyeuter un vulgaire papelard qui lui annoncerait qu'il s'était planté, comme tout bon cancre qui se respecte.
Voyant que son fils se préparait à sortir sans regarder, la mère demanda alors d'un air étonné :

« Et bah tu n'ouvres pas ton courrier ?

_ Nan, rien à foutre.

_ C'est important tu sais. »

La silhouette massive de James Ashford était apparue dans l'embrasure de la porte qui menait au salon. S'avançant, il regarda par dessus l'épaule d'Elena, cette dernière étant toute chamboulée par ses résultats, et vraiment stressée, le maître des lieux la rassura alors.

« Plutôt corrects tes résultats, ça sera bon pour le RCCM. Toi fais voir ... »

Attrapant la lettre, il fut rejoint par Sierra qui examina la feuille également. Les deux demeurèrent un instant impassibles, avant de lever les yeux vers leur gamin.

« Tu devrais regarder. »

Soupirant, le lion attrapa le papier, Elena à ses cotés pour la lecture. Et la demoiselle ne put retenir un air plus que surpris ; du genre qu'on voit qu'une fois dans une vie, le truc qu'on ne pensait pas possible et qui ne pouvait se résumer qu'en une expression : What the fuck ?
Et le papier indiquait très clairement :

Résultat BUSE de H:
 

Haussant un sourcil suite à cette annonce qui semblait lui faire ni chaud ni froid, le lion répondit alors :

« Et ? »

Après les sourcils, se furent les épaules qu'il haussa. Ouvrant la porte et se préparant à sortir, il ajouta alors :

« T'façon, j'sais pas si je continue ou si je m'arrête là, donc ça on s'en fout. »

C'était jeté comme ça, avec mépris et arrogance, mais la réalité n'en était pas différente, malgré ses résultats, il se foutait bien de savoir ce qui l'attendait dehors, et Crow aurait forcément un truc pour lui s'il s'arrêtait là. Cela valait mieux, car qui lui assurait que Poudlard allait lui apporter quelque chose ? Personne. Et puis il y avait cette histoire entre Valverde et l'Elite, nan vraiment c'était presque débile de continuer.
Mais pour l'heure, il préférait jouer au Quidditch que de se préoccuper de son avenir, un éternel gamin.
Ce balais qu'il tenait, avait à ses yeux plus de valeur que n'importe laquelle de ses notes.
Alors il se retira dans la propriété des Ashford avant de transplaner pour aller se dégourdir les pattes à balais.


************************************


« Écoute, il faut vraiment que tu continues tes études. Avec des résultats comme ça, tu pourras vite avoir un poste important et bien payé.

_ Ouais mais toi tu penses qu'au fric ! Je m'en fous moi de tout ça. »

Le bureau de bois sombre du père Ashford accueillait la discussion d'homme à homme. La porte était fermée, et les deux se faisaient face, un regard similaire bien qu'il ne partageait pas le même sang, le signe d'une éducation et d'un lien, peut être celui d'avoir appartenu à la même maison.
H était assis à l'arrache sur sa chaise, prêt à se barrer dès que tout cela serait fini, on voyait clairement que cela ne l'intéressait pas. Comment pouvait il en être autrement ? L'insouciance était dans sa nature.
L'autre semblait plus posé, plus calme et mesuré, la sagesse des années sans aucun doute.

« C'est que deux ans tu sais. Et avec Valverde ça passera vite, il vous fera un truc tip-top, il est bon.

_ Mais j'en ai rien à foutre de ce con là … j'te dis que ça m'intéresse pas.

_ Mercurius, ya vraiment moyen que tu aies tes ASPICS, et de loin, avec ça, tu pourras choisir le boulot que tu veux.

_ Puisque je te dis que ça m'intéresse pas. »

Un dialogue de sourds.

« Très bien, tu vas faire quoi si t'arrêtes là ?

_ J'sais pas, je verrais avec Crow, il doit bien avoir un truc pour moi. »

L'autre parut amusé et ne le cacha pas.

« Ahah, tu crois vraiment que les exécuteurs prendraient un gamin qui n'a même pas un ASPIC ? Tu feras quoi quand ils t'auront envoyé chier ?

_ Bah au pire ya les raffleurs, paraît que ça …

_ Avec des résultats comme ça, il est hors de question que tu finisses comme ces pouyeux. Putain d'merde Mercurius tu vaux mieux que ça ! Alors tu vas terminer ta scolarité normalement, après on en reparlera. Et ce uniquement quand t'auras tes ASPICS. »

L'autre releva les yeux et le fixa avant de demander d'un air franchement agacé :

« C'est bon c'est fini ? »

James soupira, et le Gryffondor se leva avant de sortir du bureau. Sur le chemin l'autre lui dit :

« Et tu me feras le plaisir d'y réfléchir. »

H ouvrit la porte du bureau avant de se retourner et de lui dire avant de sortir :

« Compte là d'sus. »

Le claquement de la porte mit fin à la conversation.
Dans le couloir qui menait à sa chambre, le Gryffondor se demanda à quoi tout cela rimait. Personne ne le comprenait de toute évidence, ni James, ni Sierra, ni Elena, il n'y avait que Crow et Kim …
Son avenir, ce n'était pas de continuer à étudier, non, c'était de faire ce qu'on attendait de lui, porter le chaos et la désolation. C'était ça son destin, mais personne ne comprenait la mission sacrée de laquelle il était investi, personne.
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Méditations presque métaphysiques tard le soir ( solo )

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