POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Un nouveau commencement [Mercurius]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage


    | STAFF DE POUDNOIR

| STAFF DE POUDNOIR
avatar
Date de naissance du joueur : 22/01/1990
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 09/07/2007
Parchemins postés : 5408



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Admin


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement [Mercurius] Lun 21 Mai - 21:40

Le membre 'Elia Holm' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Elève Connaisseur' :

Résultat :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.poudnoir.com



avatar
Date de naissance du joueur : 26/02/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 22/10/2011
Parchemins postés : 897



Pensine
Mon casier judiciaire est: sur le bureau de Crow
Mon niveau magique est: PA3 - Elève Supérieurement doué
Ma résistance magique est de: 7PV
Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement [Mercurius] Mer 23 Mai - 0:31

Elia avait une vision assez détachée de H, enfin c'est ce qu'il semblait ressentir.
Elle ne semblait pas le considérer comme une menace, enfin plus depuis qu'ils avaient passé cet échange de sorts, c'était comme s'il venait de trouver une alliée inattendue, elle lui était redevable, semblait agréable, contrairement à la plupart des pécores qu'ils trouvaient à Poudlard, et plus que ça encore, elle semblait assez franche, avec lui, il était rare de voir des gens dire ce qu'ils pensaient vraiment.

Mais là, il n'y avait pas de lange de bois, et le fait qu'il n'y avait pas été de main morte en était le signe, le genou était vraiment, vraiment mal en point, ce sort était tout simplement dévastateur, s'il le maîtrisait déjà formidablement bien, il n'osait pas imaginer ce que ce serait plus tard, après le genou quoi ? Tous les os du corps ? Ça se serait la classe, et plus efficace qu'un doloris, au moins, cela avait le mérite d'être permanent.

Les têtes d'os n'étaient pas visible sur la jambe, autant dire que l'impact avait été important, il aurait bien aimé toucher pour voir jusqu'où allait la cassure, mais à coup sûr, la miss gueulerait tellement fort qu'elle en aurait réveillé le château et la forêt interdite, donc il verrait plus tard, pourquoi pas sur un bizut tiens !
Elle parlait sans vraiment qu'il l'écoute, si elle devait le côtoyer, elle devrait en prendre l'habitude, H n'était pas le genre de mec à se soucier de ce que pensait ses associés, monsieur avait ses convictions, et allait rarement contre ses principes, une sorte de vertu sans en être une, foi et entêtement faisaient bon ménage pour donner une sorte de fanatisme un peu barbare, mais ça, c'était réservé pour les chaires et tendres.

En fait, il sympathisait presque avec Elia, enfin, à sa manière, il aimait bien le rapport tortionnaire/victime, c'était quelque chose de fort, inscrit dans le sang et l'esprit, je suis toi, tu es moi, et plongeons dans des abîmes de souffrances, toujours le même rituel, la même cérémonie.
Au fond, ça aurait pu être lassant le plaisir de tataner l'autre n'était pas différent à chaque fois, la communion destructrice avait du bon, toujours et puis, c'était rendre hommage à la suprématie divine de la nature humaine, et lui, il aimai ça.

Mais ça ne résolvait pas le problème du genou en miette, le travail était admirable, mais si H le faisait, c'était uniquement par jeu, en fait, de cet affrontement, il n'avait tiré qu'une envie passagère de jouer, et on pouvait dire qu'Elia Holm avait su satisfaire ce petit moment complètement gamin et déplacé, c'était bien connu : il en faut peu pour être heureux.
Pour H, ça ne se limitait qu'à un échange douloureux de sorts.

Si la Gryffondor semblait chercher un sort, H lui était dans la lune, plongé dans ses pensées sinueuses et pas toujours très ordonnées, il fallait le reconnaître, dans sa caboche, c'était un sacré bordel.
Il fut tiré de sa rêverie quand elle essaya un sort qu'il ne connaissait pas, chose faite, les plaies cicatrisèrent, une sorte de bandage de soutien vint s'insérer sur l'endroit démoli, pas vraiment efficace tout ça.
Haussant un sourcil, il rumina dans sa barbe.

« Pouah … ça résout pas le problème ... »

Elle semblait optimiste et souriante, chose débile puisqu'au fond, le genou était toujours dans le même état.

C'est pas grand-chose mais au moins j'aurais moins de mal à me trainer jusqu'à l'infirmerie... Heureusement que j'avais se sort dans un coin de ma mémoire.

Se frottant le derrière de la tête les yeux au ciel, c'était une manière physique de dire ' Rien à foutre', du grand H quoi.
En fait elle n'arrivait pas à gérer la douleur, chose pourtant importante quand on est supposé fort, il fallait passer outre et faire avec, visiblement, elle avait encore un bon bout de chemin à faire.
Mercurius se leva, s'étira un coup, son dos craqua un coup, une articulation pas en place sans doute, ce fut ensuite la nuque, et quand enfin il reposa son regard sur Elia, d'un air candide et simple elle lui dit :

 Euh... Tu pourrais m'aider s'il te plaît?

De nouveau, il haussa le sourcil, d'un air peu conciliant, comme souvent, car quand monsieur ne voulait pas faire quelque chose, il ne le faisait pas.

Tu devrais remettre ça... Tu n'as plus rien sur la peau. Après ce qu'il vient de ce passer ce n'est pas prudent de s'exposer directement au froid.

Elle lui tendait sa robe, complètement trempée évidemment, pour ne pas arranger les choses, en fait, elle était vraiment à coté de la plaque, la douleur devait la faire délirer à souhait.
Sans dire merci, il prit le bout de robe et le mit sur son épaule, sachant qu'il voyait bien qu'elle fixait ses sutures, repliant celle ci, elle masquait désormais la partie brûlée par le sortilège qu'il avait subi, il n'aimait pas qu'on regarde ses stigmates comme ça, ça l'énervait, et lui rappelait de mauvais souvenir, de toute façon, on ne ressortait jamais de Sainte-Mangouste avec de bons souvenirs …

Fixant celle qui lui demandait un coup de main, et agacé légèrement, il lui répondit franco :

« Si je te dis vas te faire foutre ... »

Il avait été cassant en disant ça, d'un air de dire, tu t'es mise dans la merde, tu assumes jusqu'au bout.

« D'une t'as pas à me dire ce qui est bon ou pas pour moi, de deux je te dirais bien de te démerder toute seule ... »

S'il y avait une chose qu'il ne fallait pas faire avec H, c'était lui donner des ordres, après ça, il se braquait, et devenait la plupart du temps râleur et imbuvable, et un H qui ne coopérait pas, c'était tout bonnement un calvaire, sauf pour Crow, mais lui savait ménager sa monture, et tendre la carotte à l'âne.
Soupirant, l'attrapeur des lions reprit.

« Je porterais pas le fardeau d'un païen c'est mort ! »

Phrase énigmatique, sans doute ne devait elle pas le comprendre.
À son air largué il enchaîna.

« De mémoire, on fait pas équipe, et c'est ta blessure, c'est contraire à mes principes … je t'aiderais pas ! On ne transige pas avec les règles ! »

Les préceptes étaient ce qu'ils étaient, les respecter était une priorité pour H, plus que la vie des autres pécores qui l'entouraient, et comme Elia ne faisait pas équipe, il n'avait pas à collaborer avec elle.
Il la toisa, encore assise là, pitoyable, dire qu'il était contraint à aider une victime s'il ne voulait pas être dans la merde par la suite, ça le dépitait, mais allait il le faire ?

« Nan mais franchement tu crois vraiment … ah pis merde, tu fais chier Elia ! Nan mais vraiment quoi … tu veux pas non plus que je te porte jusqu'à l'infirmerie ! C'est ton problème, tu veux être forte bah bouges ton cul toute seule, moi je t'ai pas demandé de me porter ... »

Il y avait une certaine animosité et violence dans ses propos, comme souvent, mais là, avec la franchise et un peu de fatigue, c'était le H imbuvable qui ressortait.
Et elle restait là, devant son futur capitaine de quidditch, Mercurius Yakovsky, leader des lions, et pas franchement un mec au grand cœur, si en match et même en dehors du jeu, il avait tendance à protéger ses joueurs, quand c'était eux qui venaient le chercher, là, il ne fallait pas compter sur lui, la miss Holm venait sans doute de l'apprendre à ses dépends.

La toisant, il sortit sa baguette et joua avec un instant, ce qui ne devait pas rassurer la potentielle victime, après tout, il restait un deuxième genou à exploser, et il ne fallait pas le proposer deux fois à un type comme l'apprenti de Crow, cet appel à la pitié, ce n'était pas le genre de truc à essayer avec H.

« Le labeur des païens reste ce qu'il est, un péché ! Donc tu traînes ta carcasse toute seule ... »

Il pointa sa baguette sur elle, et n'hésita pas un seul instant.

« Ostéoblaste ! »

Le craquement sonore arracha un sursaut à la victime, qui fut vraiment surprise, désormais, elle pouvait sentir à nouveau son genou, un miracle que H réussisse un sort de soin, comme quoi, rien n'était perdu pour le bonhomme.

« C'est malin, maintenant je vais devoir prier encore plus … je saurais quoi faire pendant la demi-heure de travail ce soir au moins … allez debout ! »

Comme pour ordonner à un balais, il avait été direct et incisif, méprisant à souhait, comme toujours, quand elle put constater que tout était rentré en ordre, ils prirent le chemin du château, en profitant pour discuter un peu.
Marchant côte à côte, c'était un peu surfait comme relation, mais bon, l'adversité et le long chemin ne se faisait jamais seul, et si l'envie prenait H de tabasser quelqu'un, il saurait à qui s'en prendre.

« Sinon, tu t'es jamais prise de branlée dans le château ? »

Histoire de faire la conversation, tout en finesse, Mercurius quoi.
Il avait tabassé tellement de monde, qu'au fond, il l'avait peut être cogné sans le savoir, faire la disctute, il savait faire, en tout cas, le chemin de l'infirmerie n'était plus à prendre.


Dernière édition par Mercurius H. Yakovsky le Mer 23 Mai - 1:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE POUDNOIR

| STAFF DE POUDNOIR
avatar
Date de naissance du joueur : 22/01/1990
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 09/07/2007
Parchemins postés : 5408



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Admin


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement [Mercurius] Mer 23 Mai - 0:31

Le membre 'Mercurius H. Yakovsky' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Elève Connaisseur' :

Résultat :

____________________________________
Administrateur.
Poudnoir 2014 Action !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.poudnoir.com



avatar
Date de naissance du joueur : 11/11/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 21/03/2012
Parchemins postés : 75



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Elia Holm


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement [Mercurius] Sam 26 Mai - 15:16

Elia et Mercurius étaient différent de par leurs pensées, cela se voyait... Depuis l'échange de sort la jeune femme n'en avait plus peur. Elle avait une dette et voulait l'honorer. Le rouge et doré pouvait voir en elle une allier. Il pourrait lui demander presque tout et elle le ferait avec plaisir. La loyauté envers ceux qui l'aidait et lui faisait voir qui elle était vraiment et une chose qui caractérisait Elia.
Elle ne savait pas pourquoi elle avait demandé de l'aide au type même qui lui avait fracassé le genou. Mais elle l'avait fait et en récoltait les frais :

« Si je te dis vas te faire foutre ... »

C'était d'un ton particulièrement cassant qu'il lui avait répondu. Et le fait qu'elle lui avait proposé de reprendre sa robe ne plut pas non plus au jeune homme. D'ailleurs il s'empressa de lui faire comprendre :

« D'une t'as pas à me dire ce qui est bon ou pas pour moi, de deux je te dirais bien de te démerder toute seule ... Je porterais pas le fardeau d'un païen c'est mort ! »

Le jeune homme ne semblait pas apprécier qu'on lui dise ce qu'il avait à faire. Et la jeune fille venait exactement de le faire. Au moins cela avait le don d'être claire et compréhensible. Mais ce que Elia ne comprit pas ce fut cette phrase pour le moins énigmatique et trop pleine de sens pour au moins en comprendre une partie. Mercurius dut voir l'air pensif et ne larguer qu'elle avait puisqu'il continua ses explications :

« De mémoire, on fait pas équipe, et c'est ta blessure, c'est contraire à mes principes … je t'aiderais pas ! On ne transige pas avec les règles ! Nan mais franchement tu crois vraiment … ah pis merde, tu fais chier Elia ! Nan mais vraiment quoi … tu veux pas non plus que je te porte jusqu'à l'infirmerie ! C'est ton problème, tu veux être forte bah bouges ton cul toute seule, moi je t'ai pas demandé de me porter ... »

Les principes... Le Gryffondor semblait y tenir et les suivre à la lettre. C'était une sorte de code d'honneur d'après Elia. Lorsqu'elle eut le courage de le regarder en face elle s'aperçut qu'il était encore en train de la toiser. En même temps elle était tellement pitoyable que s'en était comique. Visiblement il ne l'aiderait pas... Elle devrait se débrouiller seule. Les propos du rouge et d'or étaient cassants et sans appel. De plus le jeune homme semblait quelque peu fatiguer... Bref ce n'était pas son affaire, elle devait encore essayer de se lever.
Il resta quelques minutes encore à la toiser, immobile. Puis il sortit rapidement sa baguette, arrachant un sursaut à la demoiselle. Il pouvait toujours recommencer à lui faire du mal.

« Le labeur des païens reste ce qu'il est, un péché ! Donc tu traînes ta carcasse toute seule ... »

D'un seul coup les craintes d'Elia se firent plus fortes. Surtout lorsque le capitaine de l'équipe de Quidditch pointa sa baguette en direction de son genou...

« Ostéoblaste ! »

Un craquement d'os se fit entendre, son genoux venait d'être remis en place. Cela lui avait fait mal mais rien comparé à ce qu'elle avait vécut quelques instants auparavant.

« C'est malin, maintenant je vais devoir prier encore plus … je saurais quoi faire pendant la demi-heure de travail ce soir au moins … allez debout ! »

Elia ne fit pas attention au délire dont H était victime. Mais lorsque celui-ci lui dit autoritairement de se relever la jeune fille s'exécuta sans broncher. Il lui avait parler comme à un elfe de maison. Elle mit quelques minutes à se rendre compte que tout était réellement redevenu normal. Elle lui fit un sourire de remerciement puis ils prirent le chemin du château.
Cela fit un peu bizarre à Elia de marcher côte à côte avec le jeune homme. Mais ce fut encore plus spécial lorsqu'il lui posa des questions :

« Sinon, tu t'es jamais prise de branlée dans le château ? »

Elle eut un petit arrêt de surprise, la question était assez inattendue et spéciale. D'un seul coup la surprise laissa la place à un fou rire qu'elle eut du mal à arrêter :

- non. J'ai toujours été discrète et j'ai toujours réussi à éviter les bagarres, enfin jusqu'à aujourd'hui.

Elle mit encore quelques secondes à s'arrêter de rire. Puis lorsqu'elle eut fini elle se tourna vers le lion. Elle avait beaucoup de questions à lui poser mais ne savait pas trop lesquelles elle pouvait se permettre de poser. Elle joua avec ses doigts cela la rendait nerveuse. Finalement elle attendit suite. Peut-être que lui avait plus d'idées qu'elle en matière de discussion.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 26/02/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 22/10/2011
Parchemins postés : 897



Pensine
Mon casier judiciaire est: sur le bureau de Crow
Mon niveau magique est: PA3 - Elève Supérieurement doué
Ma résistance magique est de: 7PV
Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement [Mercurius] Mer 30 Mai - 17:39

Bring me to life, even if I'm dam'.
It's a place of a nowhere, where the nowhere is.

La loyauté … qu'est ce ?
L'amitié n'a pour seul reflet que la solitude dans le regard de la brebis égarée.
Personne le voyait pour ce qu'il était, une âme à sauver, un être devenu un rien.
À travers la haine et la violence, ce qu'il voyait de ce monde, n'était que le chaos qu'il avait vu, ce rien, ce néant qui l'effrayait, ce vide qu'il avait vécu auparavant. Se réveiller de ce rêve qu'était la vie, il fallait.
Mais ça, les autres ne le voyaient pas, ce n'était pas eux qu'il fallait sauver, c'était ce gamin en perdition. Perdu dans les limbes de sa solitude, morfond dans l'obscurité, il n'y trouvait qu'un réconfort, comme s'il n'y avait que là que son existence avait un sens, une sorte de moyen de se sentir vivant.

Avant qu'il s'en aille, il avait des choses à faire, tant au nom de ce en quoi il croyait, que pour lui même.
Se rendormir pour un nouvel éveil, devenir une fois de plus autre chose qu'un rien, ce rien qu'il était malgré lui devenu.
H n'avait pas de sens à exister, une quête utopique, une cause qui n'était pas la sienne, et il évoluait seul, ne comprenant pas là où il se fourvoyait.
Comme si le piano qui jouait la partition de sa vie n'entamait jamais le refrain, répétant incessamment le premier couplet, souffrance, haine, alegro …

Ce gamin, rien ne le prédestinait à tout ça.
Pourquoi lui ? Il n'avait rien, pas de nom, pas d'identité, rien. Né de rien, devenu fils de rien, partit de zéro, il se faisait sa place au milieu de ces fils à papa, lui, avait tout gagné et n'était pas arrivé avec le bon bagage.
Il était seul sur le chemin de la vie, poussant la même canette vide dans cette ruelle froide, alors que l'hiver autour de lui se faisait rude, la tempête tournoyant, il continuait à avancer, envoyant valser cette foutue canette métallique, il avait toujours fait comme ça, avant …
Et une fois, comme une autre, il avait heurté un type, ce type qui l'avait mis à terre, ce gars là, lui avait tendu la main, la première fois qu'on faisait ce geste pour lui, cet homme, c'était Lincoln Crow.

Mais même après avoir trouvé un mentor, il se sentait seul. Perdu du regard, il repensait à tout ça …


---------------------------------------------------------------------------


«  C'est ici, c'est ta chambre. Je te laisse prendre tes marques Mercurius. »

Le grand homme à la barbe et à la queue de cheval repartit en arrière, refermant la porte derrière lui.
Seul dans cette pièce, le gamin d'environ huit ans, avait l'air perdu, sans pour autant déstabilisé.
Son regard vide et presque sans émotion ne bougea pas.
Cette chambre, du bois foncé, un tapis rouge en guise de sol, un lit bien dressé, il n'y avait rien sur les murs, juste le bois apparent, le plafond en bois encore, n'était pas uniforme uniquement à cause du lustre servant d'éclairage en cas d'ombre.
La seule et unique fenêtre, fermée, laissait filtrer la lumière du jour, inondant la pièce de toute cette luminosité.

Seul et immobile, le gamin ne bougeait pas, comme si tout ceci était vide de sens.
Léthargie, mode zombi, mutisme, pas de réaction, comme endormi, il cligna à peine des yeux.
Rien, tout ceci n'était rien, et lui ? Il n'était rien aussi.
N'avaient il pas fait assez pour lui ? Il ne le savait pas.
Une chose était sûre, il se sentait seul.

Bougeant la tête pour regarder autour de lui, il y avait ci et là, sur quelques tables, des jouets, et pas mal de bordel, inclinant la tête en clignant des yeux, et sans dire un mot, il se décida à avancer pour voir.
Arrivant vers l'une d'elle, un étrange objet l'attira, d'une main frêle il le prit.
Une petite boîte en bois, il y avait quelque chose d'écrit dessus, du russe, il put le lire … et enfin, il ouvrit la chose.
Un son sortit de cette boîte à musique, douce, calme, cette musique le rendait presque triste, il baissa la tête, clignant des yeux, lâchant du regard l'objet dans ces mains, cette mélodie lui rappelait sa triste condition, il était seul.
Toujours sans dire un mot, la boîte tomba de ces mains, écrasée sur le sol par son poids, elle continuait de jouer cette musique, mais d'une manière différente.

Se reculant, il alla s'asseoir par terre contre le mur vers la porte, repliant ses genoux contre son torse, posant sa tête sur ceux ci.
Oui, il était bel et bien seul.


---------------------------------------------------------------------------


non. J'ai toujours été discrète et j'ai toujours réussi à éviter les bagarres, enfin jusqu'à aujourd'hui.

Il était passé par là lui aussi.
C'était il y a longtemps, jusqu'à ce qu'il comprenne vraiment ce que tout ceci signifiait, pas avant.
De ce rêve, il n'avait rien tiré avant l'éveil, rien, il n'était rien, il fallait le comprendre pour être, admettre que tout ceci aurait pu être l’œuvre d'un autre.
Le sauver, de ce rien qu'il était, peine perdue.

Des années en arrière, il se voyait à travers Elia, elle était sur la bonne voie, même si elle resterait toujours incapable de faire ce qu'elle devait sans l'illumination.
Elle rêvait, comme tous les autres.
Impossible de les réveiller, elle devait trouver elle même le moyen d'être, c'était personnel, et pour sortir de ceci, on était seul.

Même si elle était avec lui, rien ne pouvait combler cette solitude.
C'était pour ça qu'il voulait ressentir la douleur à travers les autres, pour ne plus être seul, pouvoir enfin exister avec eux, les tirer de tout ça, avant qu'ils ne deviennent que des rêveurs hasardeux.
Même quand il l'avait aidé, il était seul, même quand il lui parlait, il était seul, rien à faire, on ne pouvait changer ce fait, né de rien, devenu rien, condamné à n'être qu'un vide.

Personne ne voyait qu'il souffrait de ne rien avoir, pas de nom, pas d'identité, juste une bague, une amulette, et une baguette pour se définir, c'était insuffisant.
Rien de rien, même le simple fait qu'on ne le désigne plus que par une lettre, c'était pour ça aussi, les gens ne savaient pas comment l'appeler, et lui non plus.
En tout, il ne se reconnaissait pas, ou peu, ce n'était pas suffisant, pour exister, il avait besoin des autres, d'un numéro deux, d'un partenaire.

Elle riait, profitait de la vie, de l'instant, de la boutade, c'était ça l'insouciance.
H ne riait que peu, par folie, mais jamais pour exprimer le minimum de satisfaction qu'il y avait à ça. Une âme égarée par delà les consignes, les préceptes, rien de plus, il n'y avait que ça pour le définir, ce en quoi il croyait, et ce même fait, était incompréhensible pour les autres, voilà pourquoi, il n'existait pas.

Ils continuèrent la route, l'autre semblait tendue, c'était son problème, étonnamment muette, comme si elle appréhendait de le connaître, mais au fond, il n'y avait rien, rien qu'elle puisse comprendre.
Le gryffondor soupira, la vue du château, tout ceci l'ennuyait vraiment.

« Vivement que je me tire de là ... »

Il avait dit ça plus pour lui même que pour Elia, il attendait vraiment le moment où il quitterait l'endroit.
Passant une main dans ses cheveux, il pensa à l'après, et il ne voyait rien.
L'envie de cramer ce château maudit, de le voir prendre feu, il n'y avait que ça qui pouvait le réjouir en perspective à long terme, détruire ce qui l'avait détruit.
Le russe s'adressa donc à la miss Holm.

« Putain qu'est ce que j'aimerais qu'il crame ce foutu château ... »

Faisant non de la tête, il la questionna, histoire de faire la discussion, une muette était rapidement ennuyeuse, même si H était assez connu pour être un moulin à paroles ( pas forcément très sympathiques ).

« Et toi … qu'est ce que tu f'ras une fois sortie de ce merdier ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Un nouveau commencement [Mercurius]

Revenir en haut Aller en bas

Un nouveau commencement [Mercurius]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Poudlard
-