POUDNOIR
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Entretien parfumé [Fred]

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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Jeu 9 Aoû - 22:58

    LeeRoy lui fit bien comprendre que ce qu'elle avait dit n'était pas des paroles en l'air et qu'elle avait l'intention de mettre à profit cette promesse. Evy s'en fichait, après tout, si elle devait jurer dévotion au Seigneur des Ténèbres, autant qu'elle commence avec une mangemort, ça lui ferait toujours une alliée. La jeune femme avait tendance à tenir parole, les promesses étaient sacrées, sont père le lui avait toujours dit, on ne dit pas ce qu'on est incapable de faire, on fait ce qu'on dit. Et donc elle était prête à s'atteler à cette tâche. Oui, pour la potionniste, les promesses n'étaient pas une affaire en l'air, c'était une chose sérieuse, aussi, elle faisait tout de même attention à ses dires. Elle avait dire qu'elle lui donnerait ce qu'elle voudrait... elle n'avait pas dit combien de temps. Tant que cela ne devenait pas trop gênant, elle ne s'arrêterait pas de la servir, si c'était pour une bricole... Maintenant, le jour où elle aurait décidé que s'en était trop, elle arrêterait et l'Inquisitrice ne pourra pas lui en vouloir : elle aura tenu sa promesse.

    Autre chose ? Elle lui demandait s'il y avait autre chose... et bien, si c'était demandé si gentiment... Evy n'était pas allé à Serpentard pour rien. Elle était avide d'ambition en tout genre et tant qu'elle y était... elle se disait que de superviser ceux qui étaient venu, qui s'était assis et avaient dormi dans le même endroit qu'elle quelques années plus tôt, n'était pas une si mauvaise chose . Sans compter que cela représentait deux avantages formidables : une merveilleuse occasion de passer plus de temps avec les élèves afin de les connaître et de récupérer les odeurs qu'elle désirait et une magnifique preuve des beaux services qu'elle pouvait accomplir, la faisant monter plus vite en grade, sans aucun doute...


    Et bien... J'ai entendu dire que vous cherchiez une nouvelle directrice de maison pour les élèves de Serpentard... Vous avez du lire dans mon dossier que je faisais moi-même partie de cette maison, tout comme vous il me semble...

    Il ne lui semblait pas, elle en était sûre ! Sa mère, le matin même l'en avait informé lorsque sa fille lui avait annoncé le nom de l'Inquisitrice. Elle lui affirma qu'elle avait lu dans la gazette et les annonces officielles qu'elle était professeur et directrice des Serpentard avant de devenir Inquisitrice et qu'elle avait fait ses études dans cette même maison.

    … Je voulais donc vous proposer mes services pour ce poste. Je vous ai déjà promis tout, il serait difficile de rajouter une offre... A moins que vous ayez des idées particulières, je serais ravie de voir ce que je pourrais faire pour vous...
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Ven 10 Aoû - 11:15


Alors qu’encore une fois on aurait pu penser que l’entretien était fini, Green reformula une demande, bien moins personnelle, parfaitement ambitieuse et professionnelle. Elle redoublait ainsi de courage face à la femme la plus puissante de Grande-Bretagne. Mais cela ne contraria pas cette dernière. Plus on lui faisait preuve d’audace et de courage, plus on pouvait avoir l’espoir d’avoir son estime. Les faibles et les indécis n’avaient pas d’intérêt à ses yeux.
Evy demandait à présent la place trop longtemps vacante de Directrice de Serpentard, la maison qu’elle avait elle-même dirigée avec force et détermination. Durant toute cette année à la tête de Poudlard, on aurait dit que les professeurs présents redoutaient d’être mis à ce poste. Passer après une place aussi prestigieuse et qui plus est était celle qu’elle avait elle-même occupé était plus qu’un défi. Il ne fallait pas faillir au risque d’en subir les foudres à la fois d’elle-même, mais aussi du Lord.


« En effet… Depuis mon ascension en tant qu’Inquisitrice, personne avant vous n’avez osé demander le poste de Directeur de Serpentard… Comme la crainte de passer après moi et de devoir donner autant voir plus que moi… Il est courageux de votre part de faire cette demande… En tant qu’ancienne vert et argent tout comme moi, vous connaissez le caractère et l’esprit de cette maison… Quels sont vos projets pour la prestigieuse maison du Seigneur des Ténèbres… ? »

LeeRoy sentait l’ambition qui émanait de cette femme. Elle ne s’en cachait pas. Il fallait dire que pour eux, ces qualités étaient des atouts enviables. Mais les autres maisons commençaient de plus en plus à affirmer leur attache au Seigneur des Ténèbres et certains étaient même de grandes surprises. Les temps changeaient, Poudlard aussi. Cette école commençait enfin à devenir ce qu’on attendait d’elle. C’était en tout cas ce qu’en pensait la jeune directrice.
Elle serra le poing et un léger picotement en son creux la dérangea. Elle en avait oublié sa stupide cicatrice qu’elle y avait faite lors de son pacte du sang qu’elle avait pu faire pour cette qui l’avait abandonné. Elle voulait effacer cette trace. Elle ne méritait pas de rester ainsi graver sur elle. Posant son regard sur la nouvelle maitresse des potions, elle se mit à penser que ses talents pouvaient faire ses preuves en réalisant une potion que nul autre n’était parvenu à lui faire…
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Ven 10 Aoû - 11:49

    Evy savait parfaitement dans quoi elle se lançait. Très peu avait eu la force de demander le poste et pour cause, la dernière personne à l'occuper avait été une mangemort et tous savait parfaitement que plus que les autres, cette maison était étroitement surveillée par Lord, en digne héritier de Salazard Serpentard qu'il était. Mais cela ne l'effrayait pas, bien au contraire. Elle savait qu'elle pourrait tenir ce poste et il lui permettrait peut-être plus vite de monter en grade, c'est tout ce qu'elle voulait. Il était bien révolu le temps de Dumbledore où l'on enseigné par amour du métier, insufflant de l'amour et de la joie dans chacune des paroles, croyant au don de la magie d'une force surprenante. Oui, l'aire de Dumbledore était bien finie, pour elle du moins. Car elle n'avait pas les mêmes idées. Oui, donner envie aux étudiants d'aimer les potions, développer son savoir-faire avec les meilleurs d'entre eux était alléchant. Mais il n'y avait pas que ça. Elle pensait aussi à sa carrière, son ascension auprès du Seigneur des Ténèbres.

    Ses projets pour la maison ? Bonne question. Des projets pour elle-même, elle en avait plein mais pour la maison... Elle savait quel rôle il fallait garder, elle savait quelle discipline il fallait garder après, elle savait aussi parfaitement par combien de mangemort étaient surveillée cette maison et à quelle point on désirait qu'elle se démarque. Ils étaient les premiers à rejoindre le Seigneur des Ténèbres et aujourd'hui, tout le monde s'y mettait, noyant la prestigieuse maison de Serpentard par leur fidélité obligée... Evy avait suivi le parcours de son ancienne maison depuis qu'elle l'avait quitté, même à l'étranger, sa mère lui donnait des nouvelles. Elle avait donc appris avec déception qu'il n'avaient pas remporté la coupe des quatre maisons l'année précédente ni celle de Quidditch. Bien que le jeu soit insignifiant pour la jeune potionniste qui ne pouvait voir, elle attachait tout de même un point d'honneur à ce que Serpentard gagne, après tout, c'était dans les traditions des Serpentard : on ne jouait que pour gagner.


    J'ai entendu avec déception que Serpentard n'avait rien raflé l'année précédente, ce qui est vraiment dommage. Vous avez du en être déçue aussi... Après tout, ce sont dans nos gènes, dans les traditions du noble Salazar Serpentard, quand nous jouons, c'est pour gagner. Je veux poursuivre ses traditions. Elles étaient belles et ont fait la gloire de Serpentard. Salazar a toujours demandé dans ses rangs des ambitieux, des prêts à tout pour gagner et des élèves qui se serrent les coudes à toute épreuve. Je veux que cela perdure. Cette année, je me fais le devoir de pousser les élèves au meilleur d'eux. Bien entendu, la discipline passe avant tout, aussi, je demeurerais impartiale : s'ils doivent perdre des points, ils les perdront, s'ils doivent être punis, ils le seront. Je ne désire pas gagner la coupe à travers mon favoritisme mais à travers la force de nos jeunes sorciers. Ils sauront que je ne le ferais aucun cadeau mais que je compterais extrêmement sur eux pour être les meilleurs. Il faudra donc qu'il ne me déçoivent pas, ni vous d'ailleurs. Je pense que c'est la meilleure solution : en les confrontant à la réalité et en les obligeant à se battre ils seront aussi meilleurs sorciers et donc meilleurs serviteur du Seigneur des Ténèbres...

    C'est alors qu'elle la senti. Si l'Inquisitrice n'avait pas serrer le poing ainsi, elle n'aurait peut-être rien sue mais là... Une fine odeur de chaire cicatrisée se mélangeant à l'odeur aigre de la sueur qui entourait habituellement ce genre de plaie flotta dans l'air jusqu'aux narines d'Evy. Elle s'était blessée... Mais l'odeur ne dégageait rien de naturel, c'était un maléfice qui avait du faire ça. La seule question qui demeurait était : avait-elle fait ceci volontairement ou était-ce due à un combat ?
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Ven 10 Aoû - 16:55


Alors que l’Inquisitrice serrait le poing pour oublier la douleur au creux de sa main, la nouvelle maitresse des potions répondait à sa question sur ses projets au sein de la maison à laquelle elle désirait la direction. Elle allait devoir faire bien plus que de belles paroles pour parvenir à remettre de l’ordre dans cette maison où l’esprit de cohésion n’existait plus depuis qu’elle l’avait quitté. Elle la mettrait ainsi à l’essai et elle espérait ne pas en être déçue sinon elle allait le regretter. Mais elle semblait savoir parfaitement dans quoi elle se lançait. Elle avait un grand mérite d’avoir ainsi le courage et la force dans ses ambitions.
Frédérique lui donna donc son accord, en la détaillant à nouveau du regard, désireuse dans un sens de remplacer ses yeux par ses mains. Elle redevenait elle, personne ne pourrait l’en blâmer. Au contraire, elle en était plus forte. L’être humain avait des désirs que l’on ne pouvait effacer. Elle sourit en coin et une autre envie de rire d’elle-même lui revint. Il valait mieux pour se jouer qu’elle continuait à se contrôler. Les pulsions ne seront que pour plus tard.

Le discours de Green, comme les précédents, était excellent, et dit avec une grande conviction. On ne pourrait douter de la volonté qu’elle pouvait avoir. Elle n’y sentit aucun mensonge, aucune préparation. Cela sonnait bien mieux. Et puis elle était juste. Un point que peu pouvait s’accorder d’avoir.


« Si vous parvenez à mener vos postes aussi bien que vous menez vos propos, je pense que vous pourrez être un élément majeur au sein de Poudlard… »

La voici donc Professeur de Potion à Poudlard et Directrice de Serpentard.

Leur précédente discussion lui revint. Evy lui avait promis tout, cela était vrai. Elle lui avait promis tout ce qu’elle voulait et elle avait des projets intéressants sur ce point. Mais elle avait ressenti que ces projets n’étaient pas partagés. Elle le ressentait actuellement. Rien ne disait qu’elle ne changerait pas d’avis quand elle aurait partagé certains moments avec elle. Aucune personne n’avait contesté ses actes. Aucune personne n’avait regretté de vivre ses actes. C’était comme l’on pourrait dire, son domaine et elle gagnait à chaque front. A elle d’exaucer sa demande au moment voulu. Elle le pouvait pas se permettre de le lui refuser.
Pourtant ce qu’elle comptait lui demander, n’avait rien à voir à cela. Elle voulait profiter de son don, de son talent, pour se débarrasser de cette plaie qui l’incommodait. Elle-même, maitresse des Sortilèges, aucun sort de soin n’avait fonctionné. Elle en avait conclu qu’au fond d’elle et elle ne pourrait jamais effacer cela, elle ne voulait pas tout faire disparaitre. Elle avait eu mal. Elle avait mal. Il fallait au moins effacer les signes visibles. Pour le reste, le temps aura raison d’elle.


« Avant de vous laisser partir, j’ai une chose à vous demander pour tester ainsi vos compétences là où d’autres ont échoué… Voyez cette cicatrice au creux de ma main… Qu’importe les sortilèges et potions déjà existant, la trace persiste… J’aimerais pouvoir l’en débarrasser de ma vue… »

Revenant vers Evy, elle lui tendit sa main fine et pâle pour lui montrer la marque en question…
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Ven 10 Aoû - 20:33

    « Si vous parvenez à mener vos postes aussi bien que vous menez vos propos, je pense que vous pourrez être un élément majeur au sein de Poudlard… »

    « Merci madame l'Inquisitrice. »

    Elle inclina la tête en signe de respect et un sourire discret vint se dessiner sur ses lèvres. Décidément c'était son jour de chance... Non pas, son jour de chance, son jour d'ambition plutôt car Evy faisait partie de ces gens persuadés que la chance n'existe pas, qu'on se la crée soi-même et que la seule chance existante s'appelle « l'opportunité ». Ici, il était évident qu'elle s'était faite sa chance toute seule, mis à part son don, elle avait travaillé avec acharnement pour en être arrivé où elle en était et si c'est convictions était aussi sincère, c'est qu'elle avait appris à toujours garder la tête sur les épaules. Ici, pas d'opportunité, elle était venue de son plein gré et avait arraché son bout de viande à la force de ses propres dents. Une demi-heure avait du passée depuis qu'elle était entré dans ce bureau et elle en ressortait directrice de Serpentard et surtout, maîtresse des potions.
    Enfin... « ressortait »... rien était encore moins sûr car visiblement, LeeRoy n'était pas décidé à la laisser sortir tout de suite.


    « Avant de vous laisser partir, j’ai une chose à vous demander pour tester ainsi vos compétences là où d’autres ont échoué… Voyez cette cicatrice au creux de ma main… Qu’importe les sortilèges et potions déjà existant, la trace persiste… J’aimerais pouvoir l’en débarrasser de ma vue… »

    En voilà un défi... Et qu'il était intéressant... Tous les autres avaient échoués. Le sourire d'Evy s'élargit. Enfin une demande qui était à sa taille. Elle savait qu'elle réussirait, tout lui avait toujours réussit de ce côté, ce n'était sûrement pas maintenant que son don et son talent allait l'abandonner. Avec grâce, elle attrapa le poignet que l'Inquisitrice lui tendait. Un poignet fin et doux, au toucher elle ne semblait pas être cette femme imposante qu'elle était. Après avoir demandé la permission et après qu'elle lui fut accordé, elle attira un peu plus la paume vers elle et la senti lentement. Elle pris d'abord l'ensemble du parfum, puis à chaque expiration, brève, elle relâchait dans la nature ce qu'elle avait déjà analyser. Rien d'étonnant à ce que personne n'avait réussit. Il fallait le nez d'Evy pour comprendre tout la complexité de cette plaie. La magie mise à l'intérieur était puissante et c'était comme si un ensemble de sort différent l'avait provoqué. Il fallait donc qu'elle revoit chacune des possibilité pour chacune des odeurs.

    Il lui faudrait bien naturellement de l'essence de Murlap et de l'onguent verte de sa composition mais pas seulement... Elle inspira encore et encore... une touche de... oui, c'est ça de sang de Salamandre ! Et quelques brins de valérianes, et de l'alcool d’Absinthe pur. Voila, c'était pas plus compliqué que ça, il fallait juste ces quelques ingrédients communs. Le seul truc, c'est que personne encore ne les avait assemblés, que cette potion n'existait pas et que personne donc ne connaissait le dosage exact ni la température du chaudron et encore moins le temps que la potion devait mijoter. Elle lâcha alors la main de la jeune femme.


    Je vois quoi faire. Vous pouvez vous assoir si vous le désirez, ça risque de prendre un peu de temps...

    Elle avait prévu le cas où son interlocutrice lui demanderais plus que de jolis papiers. Elle avait donc déposé son nécessaire à potion chez Madame Rosmerta, juste au cas où. Elle n'avait pas désiré le prendre immédiatement, de peur de s'encombrer pour rien.

    Spero Patronum !

    Un Circaète Jean-le-Blanc apparu alors, les traits de son corps fins et soigneusement dessinés. Elle posa sa baguette contre sa gorge et dit d'une voix haute et intelligible :

    «  Pourriez-vous m'envoyer mon nécessaire je vous prie ? »

    Le Circaète passa la fenêtre avec grâce, les ailes déployées et quelques instants après, Evy récupérait ingrédient et matériel à la fenêtre.

    Je me permets de faire de la place sur votre bureau...

    Une fois tout mis en place, elle débuta sa mixture. Un parfum léger s'évaporait des bouteilles, ce qui lui permis de les découvrir rapidement. Elle les déboucha fébrilement et les plaça méthodiquement devant elle. Elle attrapa la spatule, la plongea dans l'onguent et en ressortit à vue de nez précis 20 grammes. Elle les lança dans le chaudron qu'elle mis en route. Elle versa à sa suite l'essence de Murlap, baissa le feu et laissa mijoter pendant 20 minutes tandis qu'elle découpait les brins de valérianes avec l'aisance remarquable des grands chefs cuisiniers. Elle les plaça dans le mortier, les écrasa et ajouta 3 gouttes de sang de Salamandre. Elle remua et senti. Elle pris le bras de l'Inquisitrice et senti. Non... Il en faudrait quatre. Une ultime goutte, un ultime mélange et avec grâce versa le tout dans le chaudron. Elle le laissa mijoter les 3 minutes réglementaires qu'elle avait décidé. Quiconque l'aurait vu à cet instant n'aurait plus eu de doute : c'était bel et bien son monde et elle y excellait. Elle était sûre d'elle, le geste était précis et rien n'aurait pu la déconcentrer. Elle récupéra ensuite un gros flacon de la taille d'un bécher, pointa sa baguette dessus et prononça :

    « Glacius ! »

    Du givre se posa alors chaque parties du flacon. Elle récupéra alors précautionneusement le chaudron par sa anse et versa la potion à l'intérieur du flacon. Celle se refroidit instantanément, reprenant la consistance pâteuse du baume. Elle versa alors l'alcool d'Absinthe lentement, jusqu'à avoir la bonne quantité puis remua le baume alcoolisé à l'aide d'une spatule. Elle récupéra ensuite un lin blanc assez poreux et y étala du baume consciencieusement. Elle s'approcha ensuite de la femme, lui repris le poignet, tourna sa paume vers le ciel et y appliqua le lin pour qu'il fasse le tour de la main.

    Il faut le laisser reposer environ 5 minutes... En attendant je m'occupe des premières recherche pour votre parfum.

    La plume gratta furieusement sur le parchemin tandis qu'Evy lui dictait rapidement des ingrédients. Certains seraient utilisé, d'autres pas. Bien sûr, elle savait déjà exactement la composition du parfum mais elle refusait de se faire doubler en donnant ouvertement sa formule. Au bout des 5 minutes, elle s'arrêta et se dirigea vers l'Inquisitrice. Elle lui retira délicatement le bandage et caressa à l'aide de son index la paume de la blessée, pour vérifier la réussite. Elle ne sentait rien de rugeux sous son doigt et son nez de détectait plus aucune odeur spécifique. Avec un sourire, elle dit alors :

    J'espère que vous êtes satisfaite de mes services, Madame. Je vous donnerais le parfum fini au plus vite, il me manque certains ingrédients que je dois récupérer...
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Dim 12 Aoû - 12:51


L’Inquisitrice venait d’apporter les premiers grands désirs de cette femme. Ainsi satisfaite, elle pourrait faire du bon travail. On ne donnait de soit même que lorscn qu’on était intéressé et motivé. On ne choisissait pas un emploi juste par plaisir. Dans leur univers, on le choisissait par ambition et intérêt. Evy l’avait bien fait ressentir et elle ne s’en cachait pas. Tous et toutes voulaient être au service au Lord et que celui-ci les honore pour leur dévotion. Mais rare étaient ceux qui avaient ce mérite.
Elle savait qu’elle aurait le respect de cette nouvelle enseignante. Elle était fait du même fond que le professeur d’Urberville. Il l’avait parfaitement satisfait tout au long de l’année précédente. Un très bon professeur qui pourrait être lui aussi directeur de maison, sans peine, à sa simple demande. Mais elle ne voulait pas aller au devant des ambitions des membres de Poudlard. Ils n’évoluaient que si ils ne voulaient pas évoluer. Et peu mériter d’évoluer car beaucoup trop d’entre eux étaient des opportunistes avec des compétences pitoyables.

La jeune LeeRoy avait demandé à tester immédiatement ses compétences. Il valait mieux en profiter. On ne savait pas ce qu’était fait demain. Dans cet univers, on pouvait mourir d’un simple duel face à ces détestables Hors la Loi. Elle ne souhaitait pas cela à la jeune femme. Personne ne voulait perdre un bon élément. Et les bons éléments se faisaient de plus en plus rare. Elle, en plus de cela, pouvait lui être utile. Elle pourrait, peut-être, l’aider. Elle le devait.

Alors qu’elle avait bien remarqué le large sourire d’Evy quand elle la mit au défi. Elle attrapa avec grâce le poignet de Frédérique qui fut surprise par la chaleur, et à la fois la force et la douceur de cette poigne. Elle eut un frisson quand après avoir attiré un peu plus la paume vers elle, elle l’eut senti. Quel droit de sensation que de se faire ainsi, sentir. Elle n’était pas œnologue, elle n’avait pas un don comme elle pour les odeurs, mais elle marchait aux odeurs comme au toucher. Si une personne sentie le moisi, la morue ou la transpiration, elle ne risquerait pas d’aller le charmer. Il y avait une profonde attraction dans le parfum que dégageait une personne. Et elle, elle ne le prenait pas pour réaliser des potions, mais pour se laisser charmer. Pareil pour le toucher. De nature tactile si elle laissait faire ses gestes, elle prendrait plus de plaisir pour une peau douce que pour une peau rugueuse.
Elle voulait ardemment se débarrasser du souvenir de cette cicatrice. Elle ne pouvait plus user avec autant de plaisir à son sens du toucher car elle avait l’impression de ne ressentir que la forme de cette cicatrice. Elle voulait se débarrasser du souvenir du jour où elle avait faite cette entaille. Alors que miss Green préparait la potion précisant qu’elle en prendrait de prendre un peu de temps, LeeRoy était retournée s’assoir à l’un de ses fauteuils, faisant mine de réfléchir à un dossier, son dossier. Elle ferma un instant les yeux et comme un film, tout sembla défiler dans son esprit, comme si le souvenir était encore frais, comme si cela se déroulait encore sous ses yeux...


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
Frédérique attrapa la main de la jeune femme tout en tenant toujours sa baguette de son autre main, baguette qu’elle avait dégainé pour se protéger un peu plus tôt de la manifestation. D’un sort, et à la surprise de la jeune femme dont elle espérait avoir l’entière confiance, elle fit une entaille dans le creux de la main de Mandy. Le but n’était pas de lui faire mal et, la douceur qu’elle lui accordait en tenant sa main dans la sienne, elle espérait la mettre en confiance malgré l’étrangeté de son geste. Il fallait dire qu’elle ne lui avait donné aucune explication. Elle avait agi assez impulsivement, assez différemment qu’on la connaissait d’ordinaire. La manifestation n’y était pour rien, s’assurait-elle intérieurement.
Dès que le sang de sa bien-aimée vint à couler, elle porta ses lèvres sur le délicieux liquide rougeâtre et en recueillit quelques gouttes du bout de sa langue. Jusque là, quand elle donnait la mort, la vue du sang la mettait dans tous ses états. Elle appréciait le voir autant qu’elle s’en délectait de le faire couler. C’était la première fois qu’elle en goutait et son gout lui était agréable. Se redressant tout en se léchant malicieusement les lèvres, elle se fit la même entaille au creux de sa propre main non sans exprimer une légère grimace. C’était tout de même douloureux et espérait ne pas avoir fait trop mal à sa belle. Elle fit glisser sa main le long de la sienne déjà bien ensanglantée et entremêla leurs doigts.


« Vous êtes mienne… comme je suis votre à présent... Vous ne serez plus jamais seule… »

Son geste était plus un symbole qu’un réel lien. Elle voulait lui montrer, elle qui méprisait pourtant tant les impurs à leur sang, qu’elle l’aimait comme elle était.
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


... La lueur d’un patronus la fit ouvrir les yeux. Non pas brusquement mais délicatement. Elle regardait l’apparition d’un air distrait avant de baisser les yeux vers le dossier qu’elle tenait toujours, sans l’avoir ouvert. Elle craignait de l’ouvrir. Elle craignait de ne revoir son visage et s’effondrer. Effacer, effacer enfin ses traces. Oublier ? Oui. Non. Peut-être. Il le fallait.
Elle se sentait seule. Elle n’avait plus de vie. Garder auprès de soi des personnes comme Evy, lors des entretiens, lui changeait ne serait-ce qu’un peu de son quotidien. Elle allait devenir peu à peu comme Léon Brom. Elle l’admirait, mais elle ne le voulait pas. Elle voulait rester elle, celle qu’elle était autrefois et qui avait fait sa réputation.

La maitresse des potions demanda à faire de la place sur son bureau. Elle lui en donna l’autorisation et d’un coup de baguette elle rangea ses dossiers dans les tiroirs appropriés avant qu’elle n’y déposait ses flacons. Elle ne suivait toujours pas son travail, trop rêveuse pour ça, l’esprit trop lointain. Elle ne parlait pas un peu sous le choc de ce qui allait, enfin, se passer.
Elle vint à sentir à nouveau sa main. Elle ne bougea pas, regardant le feu qui crépitant un peu plus loin. Le dossier. Le feu. Etrange sentiment.

Soudain, elle lui reprit le poignet et lui appliqué un lin blanc assez poreux où la préparation avait été étalée. Elle lui entoura le poignet, et lui demanda de laisser reposer cinq minutes. Elle acquiesça d’un signe de la tête. Elle l’avait demandé de se charger de cette cicatrice, elle n’en disait rien. Puis elle revint vers elle après les cinq minutes en question lui retirer le bandage. Elle sentit sa main, caressa le creux de son index. Elle eut une sensation étrange. Elle ne la ressentait plus. Plus cette sensation, elle sentait juste son index, glisser le long de sa peau redevenue lisse et douce. Elle frissonna, à la fois de joie et de peur. Pourtant les traits de son visage ne changèrent pas. Evy n’avait pas retiré sa main de la sienne après que son index ait caressé sa paume. La jeune Inquisitrice serra sa main avec la sienne, avec délicatesse. Signe de profonde reconnaissance.

Elle disait préparer aussi son parfum. Si elle le souhaitait.
Pour Frédérique, s’était une toute autre préparation qui se passait en elle…
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Dim 12 Aoû - 17:27

    Quand l'Inquisitrice referma sa main dans celle d'Evy, la jeune femme se sentit désarçonnée. Il fallait dire que notre « nez » national n'était pas habitué à ce genre d'effusion et encore moins venant d'une femme. Oui, elle avait fait partie de ces gamines à l'enfance heureuse, qui avait reçu de l'affection sa mère l'avoir souvent prise dans ses bras mais c'était réellement la seule femme à l'avoir fait. Son père, en véritable militaire froid, se refusait de prendre sa fille dans ses bras, le bisou du soir et du matin était sans doute le geste d'affection le plus marquant de la petite Evy.

    Aujourd'hui adulte, il fallait dire que ses expériences n'étaient pas plus riches. Elle n'avait jamais réellement eu d'amis, beaucoup trop plongée dans son monde des odeurs qui la coupait du monde. Elle s'était bien souvent retrouvée seule et pour la louve solitaire, cette solitude était une bénédiction. Elle s'était toujours sentie à part et aucune personne n'était venu l'en dissuader en essayant de créer une relation amicale. Elle n'avait donc pas connu ces embrassades amicales qui réchauffent le cœur, ces moments de rire et de bonheur et elle s'en contre-fichait. Oui, elle avait eu sa première fois avec un garçon, plus par curiosité de la chose et, il faut bien l'admettre, au risque de la rendre inhumaine, elle voulait surtout ressentir l'odeur d'un garçon en pleine action.

    Autant dire que ce petit geste de reconnaissance, tout bête en apparence, de LeeRoy était des plus... choquant. Quoi faire ? Retirer sa main au plus vite ? La laisser ? Aller plus loin en posant sa deuxième main sous celle de son interlocutrice. Elle n'en savait fichtrement rien et ce sentait bien ignorante du sujet... Elle avait l'impression d'être passé dans une autre dimension des relations humaines. Elle était passé de l'entretien académique et réglementait à une espèce de conversation sentimentale... A quel moment les deux femmes avaient-elles basculé dans ce deuxième univers, si peu connu d'Evy ? Quand elle était en pleine composition de sa potion ? Evy en était certaine, sans doute à tort, car c'était le seul moment où elle n'avait pas été vigilante au monde qui l'entourait.


    Je...

    « Je » quoi ? Oui, que pouvait-elle bien dire maintenant ? Que pouvait-elle bien faire ? Elle sentait l'odeur de l'Inquisitrice s'accroître étrangement et elle ne savait pas réellement pourquoi. Les deux femmes étaient tellement différente en cet instant. Oui, bien que le professeur LeeRoy avait de très bonne bases en potions, jamais elle atteindrait Evy qui excellait comme personne dans ce domaine. En revanche, le domaine des sentiments semblait être celui de prédilection de l'Inquisitrice, domaine dans lequel Evy restait bien pauvre et bien perdue. Face aux sentiments, son nez ne lui était d'aucun secours, elle sentait la peur, l'amour, l'envie, le plaisir, la haine, la gêne et savait les analyser, mais que faire avec ? Que faire avec la reconnaissance de son interlocutrice ?

    Je … hum... désirez-vous autre chose ? … Madame ?

    Avec douceur, sa deuxième main rejoignit le poignet de la jeune femme qui continuait son étreinte. Elle posa ses doigts dessus, d'une manière quelque peu malhabile mais gracieuse mais ne put se résoudre à retirer la main de la femme de la sienne. Elle n'en avait pas envie. Elle n'avait pas envie de rejeter la femme aussi violemment, ne serait-ce que parce qu'elle était sa patronne et qu'elle était complément perdu face à cet élan d'affection.
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Lun 13 Aoû - 11:56


A la fois loin et bien présent, l’Inquisitrice avait attrapé la main de celle qui avait réussi là où les autres avaient échoué. Un travail bien plus en profondeur. Des recherches plus poussées. Elle n’était pas restée sur ses acquis. Elle n’avait pas choisi la facilité de sorts ou de potions déjà existantes. Elle avait crée, elle avait préparé, elle avait donné. Le résultat était probant et son mérite était grand. Elle ne pouvait pas nier ses compétences et en avait de larges preuves à présent.
Serrant sa main dans la sienne, avec délicatesse, elle lui marquait donc ainsi sa profonde reconnaissance. Mais elle était à la fois soulagée et triste. A la fois heureuse et contrariée. On pouvait effacer les traces visibles, mais il y avait certaines marques que l’on n’effaçait jamais. Le temps pensait les blessures mais ne les dissolvait pas. Mais ce dont elle pouvait être certaine, c’était qu’elle prenait un bon départ. Qu’elle avait réellement décidé de tourner la page. Elle ignorait où sa route irait, mais il était certain que le chemin se prolongeait et n’était pas prêt de s’arrêter.

Evy avait de sa seconde main rejoins le poignet de la jolie brune qui la tenait toujours avec douceur mais sans force. Elle semblait troublée, plus proche du choc que de l’offense, Ni l’une ni l’autre n’avait véritablement d’ami. On avait en ce monde plus d’ennemi que d’ami, bien trop rare pour accepter d’une telle attache, pour certain, sans valeur véritable. Il en était pire au sujet des sentiments amoureux. Trop d’ambition pour n’accepter de s’y laisser abandonner. Trop de froideur, trop de glace dans laquelle elle s’y était elle-même faite emprisonnée.
De nature tactile, à briser les barrières de la bienséance, cassant les frontière du raisonnable, Frédérique ne voyait rien de déplacé dans son geste. Ce n’était rien à coté de ce qu’elle pouvait faire. A coté de là où elle pouvait aller véritable. Ce geste était simple à ses yeux. Dans son enfance, ses parents biologiques n’avaient pas été avares des gestes d’affection. C’était elle qui ne supportait pas le contact qu’ils leur faisaient. Ce ne fut que plus tard qu’elle chercha à tout prix ce contact. Mais il en avait une toute autre saveur.

La jeune LeeRoy lui haussa un sourire léger quand elle sentit les doigts de la jeune maitresse des potions se poser sur sa main. Un sourire pour lui montrer qu’elle avait perçu qu’elle avait reçu sa reconnaissance. Reçu, mais qu’elle sentait bien que dans une manière plutôt malhabile, moins délicate que la jeune femme plutôt habituée à jouer avec le toucher, qu’il était temps de la lâcher. Elle fit glisser sa main au milieu des deux siennes, dans une caresse encore plus troublante, pas pour elle, mais pour ce que cela exprimait.


« Non rien d’autre professeur… »

Frédérique se releva et se dirigea vers l’une des fenêtres en leva sa main ainsi soignée. Soignée en quelque sorte. Elle regarda avec attention le creux de sa main, comme si elle la redécouvrait. Elle regardait en détail chaque ligne de cette main. La ligne de vie, la ligne de santé, la ligne de cœur. Elle ferma son poing, rapprocha sa main de ses yeux chocolats brillants à cet instant et ouvrit sa main. Les lignes étaient toujours là, non obstruées. Elle tourna sa main pour en admirer son revers et la retourna à nouveau pour contempler sa paume. Un véritable miracle.
Elle ferma un instant ses yeux pour les ouvrir doucement après une profonde inspiration. La sensation était étrange. Elle ne savait pas pourquoi. Elle ne savait pas comment. Elle se demandait si cela s’évanouirait à son prochain réveil. Elle se demandait si dans ses rêves cela reviendrait. Elle ne voulait pas y penser. Car elle savait que maintenant, cela avait été effacé…
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Lun 13 Aoû - 17:57

    Après une caresse des plus troublante en retirant sa main, la jeune femme lui annonça qu'elle n'avait plus besoin d'elle. Evy l'entendit se diriger vers la fenêtre. Elle ne pouvait qu'imaginer ce qui se passait, voulait-elle voir sa main de plus près, regardait-elle au dehors ? Elle l'ignorait et l'odeur de la jeune femme n'en disait pas plus. Lentement, Evy revint alors vers l'atelier de potion qu'elle s'était improvisé quelques minutes auparavant et commença à ranger en silence tout son attirail. Elle allair rejoindre sa mère, tout lui raconter, passer une soirée à fêter comme elle le désirerait et le lendemain, elle prendrais possession de son nouveau chez elle.

    Elle préférait dormir à Poudlard. Cela lui rappelait certes le bon vieux temps, mais Evy n'était pas une sentimentaliste. Elle préférait plutôt être au plus près de l'action, au cœur de Poudlard, elle aimait rôder dans les couloirs notamment la nuit. Et... il fallait bien avouer qu'elle préférait largement dormir auprès des odeurs qu'elle devrait bientôt découvrir. Sans compter qu'elle était Directrice de Serpentard et donc qu'elle se mettait un point d'honneur à être disponible pour ses futurs élèves. Enfin, elle avait fait une promesse à sa patronne, être là pour elle en cas de besoin. Elle ne se voyait donc pas revenir en trombe près de Poudlard en pleine nuit.

    Elle rangea ses dernières fioles dans leurs trousses respectives, plongea tout avec grande précaution dans le sac et le mis sur l'épaule droite. Elle remis de sa main gauche une mèche rebelle derrière son oreille et attendit. Face au silence permanent, elle récupéra enfin sa canne, recula de quelques pas et dit, avec douceur et grand respect :


    Je vous remercie de m'avoir reçu Madame l'Inquisitrice. Je prendrais possession de mes appartements demain dans la matinée. Je suis à votre disposition si vous avez besoin de moi. Quant à votre parfum... j'y travaille dès ce soir. Bonne journée madame.

    Et en un instant, elle avait disparu, tel un courant d'air glacial. Elle avait refermé la porte avec une infinie douceur, seule le bruit de sa canne d'ébène la trahissait. Elle avait fait ce qu'elle avait à faire, la tête haute, le sourire conquérant, elle sortie de Poudlard, une légère brise lui caressant le visage, et embrassait de ses bras, le destin glorieux qui l'attendait.


HRP : Je te remercie du RP =) Ce fut très amusant, j'attends le suivant avec impatience pour la sous-direction. Je t'avouerais que je préfererais qu'il soit fin Août plutôt que début Septembre si ça ne te dérange pas, je pense que je vais être un peu chamboulée avec la rentrée Wink
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MessageSujet: Re: Entretien parfumé [Fred] Mar 14 Aoû - 16:58


Evy Green venait de partir. Drôle de femme. Intelligente, charmante, brillante, mais étrange dans son genre. Si cette histoire ne l’avait pas préoccupé, elle aurait sans doute poussé son jeu de séduction plus loin. Elle correspondait au genre d’amante qu’elle aimait s’entourer. Elle était donc partie après avoir rangé son matériel. Elle avait montré poliment son départ ainsi que ses remerciements pour l’entretien et les postes qu’elle avait obtenu. Il était certain qu’elle allait faire du bon travail et que celui-ci sera récompensé.

La jeune responsable de Poudlard n’avait pas fait attention ni à ses propos, ni au fait que son bureau avait été vidé de son matériel pour préparer les potions. Toujours aussi pensive, toujours aussi préoccupée, elle avait du mal à imaginer que tout était fini. La cicatrice n’était plus là. Son souvenir en était pourtant si frais. Et pourtant, elle n’était réellement plus là. Elle ne savait plus vraiment si elle n’aurait pas préféré en garder cette douloureuse trace. Non. Il en valait mieux ainsi. Il fallait que cela cesse. Elle avait besoin d’avancer. Elle l’avait lâchement laissé, sans trace ni nouvelle. Elle devait l’oublier.

Alors qu’elle caressait toujours le creux de sa main, comme l’on caressait l’un de ses doigts dans l’espoir d’y retrouver la trace d’une bague que l’on avait retiré, elle retint un soupire en se retournant doucement. Elle ignorait depuis combien de temps elle était restée ainsi à contempler sa main et à y réfléchir à sa cause et ses conséquences. Elle ne fut pas surprise de trouver son bureau vide. Sa solitude n’était plus un étonnement pour elle. On ne pouvait pas devenir ami avec sa personne. Encore moins sans intérêt.
Soudaine, son regard se posa sur le dossier qu’elle avait posé sur ses genoux un peu plus tôt, quand elle était retournée s’assoir sur l’un des fauteuils alors que la nouvelle enseignante préparait cette potion miracle. Des parchemins avaient légèrement glissé du dossier cartonné qui les recouvrait. Elle s’y approcha, les prit, les rassembla avant de reposer son regard sur le devant de la couverture jaunâtre. Professeur Mandy Evans. Elle soupira et ferma un instant les yeux.

Il était toujours délicat d’oublier une personne qui avait énormément compté dans sa vie. Cela était même difficile. On disait que le temps avait raison au temps. Le temps ne changerait pas les sentiments qu’elle avait pu avoir pour elle. C’était la plus grande faiblesse de LeeRoy. Elle aimait. Que cela était maternellement, amoureusement, amicalement. Elle aimait. Et elle ne parvenait pas brider ce sentiment quand il se présentait à elle. Elle pouvait aimer aussi fort qu’elle haïssait ses ennemis. S’était tout, ou s’était rien quand on parlait de ses sentiments.
Caressant les lettres qui composaient son nom, elle venait d’ouvrir les yeux. Elle devait effacer cela aussi. Avançant d’un pas lent vers sa cheminée dont le feu crépité encore, elle tendit le dossier au dessus des flammes. Elle lâcha le tout et les flammes léchèrent déjà les parchemins. Elle regardait le papier se recroqueviller, noircir, disparaitre en cendre. Elle avait mal au cœur. Mais elle savait qu’il était important de le faire.

Elle recula d’un pas, afin de ne pas ressentir les méfais de la chaleur des flammes, et tomba à genou. Elle plongea sa tête entre ses mains et éclata en sanglot. Elle devait laisser tout sortir pour ne plus ressentir tout cela. Ensuite, il en serait fini de cette histoire.
Frédérique LeeRoy n’appartenait plus à Mandy Evans…

[ HRP : Je te remercie aussi pour ce RP =) J'attends aussi avec impatience un autre RP, voir jusqu'où je peux pousser ton personnage Razz Mais fin Aout cela va être délicat pour moi... ]
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Entretien parfumé [Fred]

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