POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé]

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Lincoln Crow


MessageSujet: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Lun 6 Aoû - 16:47

-Monsieur ? Vous m'avez demandé ?
-Effectivement... annulez tous mes rendez-vous pour aujourd'hui... et demain.
-Très bien monsieur.
-Vous êtes particulièrement efficace miss Roberts, c'est un atout.
-Merci Monsieur, vous m'honorez.
-Oui... sûrement.


La secrétaire, à peine plus âgée que la vingtaine, se tenait droite, étincelante, un sourire radieux et franc sur le visage. Elle tenait entre ses bras un dossier épais comme un dictionnaire et attendait qu'on la laisse retourner à ses fichages, dont elle ne raffolait pas le moins du monde, mais qu'elle devait impérativement faire avant la fin de la semaine. Lincoln était plongé dans sa lecture du dossier terroriste, il ne le quittait pas des yeux, tournait lentement les pages, et ne regardait pas sa secrétaire pourtant si sûre d'elle. Le sourire de celle-ci s'estompa peu à peu. Elle était intelligente la petite, même très. Études à Serdaigle, formation d'un an en magie supérieure, pour se retrouver secrétaire en formation d'Exécutrice, elle avait toutes ses chances d'intégrer les rangs, surtout avec Crow en directeur. Il l'appréciait réellement, et c'était assez rare. Elle était intelligente et elle comprit rapidement qu'un détail clochait. Depuis sa nomation, voilà quelques mois déjà, il n'avait jamais annulé ses rendez-vous. Pourquoi aujourd'hui ? Et pourquoi demain ? Elle voulait poser la question, mais elle appréhendait sa réaction.

-Aeron est revenu ?
-Toujours pas Monsieur.
-Hum...
-Monsieur ?
-Oui ?
-Pourquoi... pourquoi annuler vos rendez-vous?


Enfin, il releva la tête, la regarda fixement. Ses yeux étaient d'un bleu foncé profond. Un regard bouffé par la haine, la colère, et la volonté de survivre. Il était en pleine survie. Il ne vivait plus depuis son enlèvement. Il ouvrit finalement la bouche. Son ton était toujours aussi froid, mais on le sentait moins impassible que d'habitude. Moins certain. Il appréhendait lui aussi, mais quoi ?

-Je dois faire mon rapport au Seigneur des Ténèbres dans la journée. Et je doute qu'il soit enclin à me laisser repartir avant demain.

Il rebaissa les yeux, continua sa lecture tandis que le visage de Roberts vira de la sympathie et de l'admiration – elle éprouvait réellement une admiration presque sans faille à son directeur – à un visage d'effroi et de terreur. Elle se rendit alors compte de la cruauté de l'Ordre Mangemort. Ne devient pas mangemort qui veut disait-on... oui, mais ne reste pas mangemort qui veut non plus. C'était un engagement à vie qui ne pouvait se rompre que par la mort racontait-on au coin du feu. Elle ravala sa salive, et regarda, peut-être pour la dernière fois celui qui l'avait formé à son futur métier qu'elle ne doutait pas atteindre un jour. Finalement, il releva la tête, et d'un signe lui fit comprendre de partir. Ce type là, Crow, n'était pas tendre. Il ne l'était jamais. Il éduquait dans la rudesse et la sévérité, il n'avait jamais une once de sympathie, ne faisait d'extrêmement rarement des compliments, et pourquoi, sa méthode marchait à merveille. Ses hommes étaient de véritables enquêteurs, duellistes, sans peur, ni pitié. Des hommes dignes du Seigneur des Ténèbres... Il continua de lire pendant un bon quart d'heure, avant de se retourner face à sa baie vitrée, et de prendre une cigarette. Il ne fumait que très occasionnellement. Simplement quand il allait au delà des ennuis et de la mort.

-Je crois en ses idées... il peut me punir pour mon incompétence après tout.

Il tira une dernière fois dessus, relâcha la fumée lentement et avec dégustation, avant de se lever, et de se préparer pour ce que l'on appellerait habituellement « la mise à mort » ou du moins « le jugement dernier ». Il n'était pas certain de mourir. On ne pouvait rien prévoir avec le Lord, mais il était certain d'une chose : d'en baver. Certes, Crow était habitué à être torturé et savait à quoi s'en tenir, mais une torture du Lord c'était... différent. Différent et bien plus intense. Loin d'être agréable, c'était ce que l'on pourrait appeler le paroxysme de la douleur. On sentait ses muscles vibrer, on sentait ses nerfs lâcher tant la pression était forte. Sa puissance était incomparable. Et il n'était pas vain de penser mourir à chaque fois, c'était même une réaction tout à fait normale et adéquate. Lincoln rangea d'un geste de baguette son bureau, classa ses dossiers, dont les plus importants rejoignirent la réserve personnelle du directeur des Exécuteurs. Il prit sa baguette – baguette qu'il avait dû acheter de nouveau suite à la saisie de la sienne au repaire de l'Ordre – et quitta le bureau. Il passa devant trois Exécuteurs affairés à établir un plan d'intervention. Il sourit, ils étaient effectivement très bien formés.

Il passa par le Département de la Coopération Internationale, et se permit de rendre visite à Emma, une amie de longue date qui avait toujours su lui rendre service avec efficacité et précision. Ils étaient devenus amis, et même si elle n'aurait jamais sa confiance la plus totale, elle pouvait prétendre le connaître mieux que la très très grande majorité du monde magique.

-Oh tiens, Lincoln. Qu'est-ce que tu fais là ?
-J'ai besoin que tu me rendes un service.
-Bien, George ? Stanley ? Laissez-nous et fermez la porte je vous prie.
Les deux s’exécutèrent sans question, et une fois seuls, la jeune femme âgée d'une trentaine d'année reprit Alors ?
-Je vais voir le Seigneur des Ténèbres, il faut que tu ailles au Manoir. Tu trouveras dans l'aile Est de la bibliothèque un ouvrage du nom de « Timore », descends le dans la cave, et ouvre le. Tu y trouveras une lettre, amène là à mon Grand-Père, il comprendra.
-Heu.. oui, oui, ok d'accord, je fais ça. Et ça va servir à quoi ?
-Une simple assurance.
-En cas de ?
-Mort.


Lincoln se détourna, et sortit du bureau dans lequel Emma restait bouche-bée. Il venait de prononcer le mot qu'il ne fallait pas. Si il mourrait alors leur magnifique machine n'assurait pas. Yakovsky était le client idéal, ils étaient à deux doigts d'y arriver, et voilà que l'entretien avec le Lord s'interposait. Merde, ça fichait tout en l'air ça.

Crow ne fit pas d'autres haltes. Il sortit jusqu'à l'Atrium, passa par une cheminée et se retrouva au pied du Manoir de Little Hangleton. Le fameux, et terrifiant reprère de Lord Voldemort dont personne ne connaissait l'endroit exact, sauf ceux étant déjà venus, et encore, sans le nom, nous n'allions pas très loin. Lincoln remonta le cimetière. Il semblait serein. Son pas était tout à fait assuré, son regard toujours aussi froid, et il avait retrouvait son impassibilité. C'était une bonne chose. Il arriva devant la porte, frappa deux fois, avant que le niais Queudver ne lui ouvre. Crow entra sans faire attention au rat, et entreprit de monter les marches lorsque l'autre l'arrêta.

-Bientôt, tu seras comme moi !
-Comme toi ?
-Oui, méprisé !
-Mais Queudver, ça, je le suis déjà.


Le serviteur du Lord le plus bas de l'échelle sociale lâcha le Directeur des Exécuteurs, et le laissa monter jusqu'à la pièce maîtresse de toutes les attentions. Là où les plus grandes décisions du Pays se faisaient, là où les mangemorts rencontraient leur Maître. Crow s'arrêta devant la porte, attendant que le Lord daigne le laisser entrer. Lorsque enfin, la porte s'ouvrit, il vit de nouveau la silhouette terrifiante du Seigneur des Ténèbres prise dans une robe noire. Il s'inclina avec respect, comme tous les faisaient, et se releva, droit, et fidèle, car si ce soir il devait mourir, ou si ce soir il subissait la torture, son dévouement envers la cause puriste ne faiblirait jamais.

-Bonsoir Maître.

Jamais

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Dernière édition par Lincoln Crow le Ven 21 Sep - 21:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Lun 6 Aoû - 18:30

Hrp : Attention, ce post contient des éléments très violents et choquants, âmes sensibles s'abstenir. La suite ne faiblira sans doute pas, ce message apparraitra à chaque post choquant.
Vivement déconseillé aux mineurs




Bonsoir Maître
.

Le silence le plus lourd pesa après ces simples mots, alors que parmi l'ombre du soir ne permettait que d'entrevoir la silouhette proche du Seigneur des Ténèbres. Il se tenait, dos à son Mangemort, dans partie antérieure de la pièce. La Baguette de Sureau émettait déjà une vive lueure de sa volonté morne et cruelle ainsi placées dans les mains de Lord Voldemort.

AVADA KEDAVRA !

Le trait vert parti vers le fond de la pièces, l'éclairant soudain, les chandelles sur le passages du trait magiques semblères s'activer un instant avant de sombrer à jouveau dans l'intuilité. Quatre cadavres étaient déjà entassés sur le coin gauche, nus, lésés, brûlés, l'un d'eux portait les marque de l'écartèlement. Ses membres arrachées par la force des sortilèges de Lord Voldemort.

Il ne regarda pas son serviteur, il s'approcha de sa dernière victime. Une fillette de 6 ans environ, la dernière moldue, soumirs au silencio avait deux ans de plus que le jeune cadavre flétri. Il s'en approcha et la voix suave et doucereuse de Tom Elvis Jedusor retentit.


Tu vois, il faut m'obéir. Et faire ce qu'on te demande ne suffit pas petite sotte, tu dois me rendre fier de tes actes.

Nous allons donc reprendre gentiment avant que ton papa n'arrive. Tu va manger ta soeur. Au moins le bras. Sinon je vais être forcé de te faire du mal. Tu le feras de toute façon, alors inutile de résister.


La gamine pleurait, visiblement tous les cadavres précédents furent soumis à ce dilemme, souffrance ou cannibalisme, et chaque moldu, nu comme des vers, allaient par deux. La gamine avait été ruinée mentalement, elle ne pouvait plus lutter très longtemps. La baguette de Sureau se leva, et la moldue se tordit de douleur sous la délectation de Lord Voldemort. Et pleurait, elle ne voulait pas mourrir, Le Seigneur des Ténèbres lança son esprit vers la gamine, l'obligeant à débuter la sanglante entrée de son repas.

Il cessa la pression, et l'enfant, affamée depuis deux longues semaines et de toute façon coupable termina le biceps de sa jeune soeur avec un certain appétit. Jedusor regardait pleinement le spectacle, il n'y voyait rien d'autre que des animaux en mangeant d'autres. Mais l'aspect psychologique était là. Par sa domination, Lord Voldemort faisait ce qu'il voulait de ses victimes
.

Tu vois Lincoln, la Mort nourrit les Vivants...


Queudver amène le père !


Le Seigneur des ténèbres paraissait calme, pourtant en lui bouillait l'onde de la haine et de la colère. Il fit face pour la première fois à son invité. Dans son regard pouvait s'écrire l'éloge de sa folie meurtrière. Son visage témoignait de sa psychologie, il était plus inhumain que jamais.

On entendit les bruits des congnements de Queudver transportant le moldu, il l'amena près de sa fille, Pettigrew se barra vite fait de la pièce alors qu'on l'entendait vomir dans les escalier. Le père était nu également, mais encore doté de la parole, il tenta de consoler sa fille, mais ne tenta pas de fuir ou d'agresser son bourreau.

D'un ton presque détaché Voldemort déclara :


J'ai plus d'idée pour le faire souffrir que pour toi Lincoln. C'est étrange la vie n'est ce pas. Je pourrais guider ses mains pour qu'il tue sa fille, je pourrais lui faire partager son repas, le mutilé pour donner des desserts à son enfant. Mais pour toi, qui a déjà tant vécu ces dernières semaines, j'ai du mal à être original.

Incapable de battre deux autres incapables, privé de baguette, trop stupide pour s'évader, indéniablement trop impuissant que pour protéger ses souvenirs par l'Occlumancie... Tu as même perdu la marque de ton allégence. De quoi pourrais-je donc te priver pour te faire souffir...


Le Seigneur des Ténèbres fit une légère moue dubitative avant de reourner à ses moldus. Il fixa le père avant d'avoir une lueure vive et cruelle dans le regard, il crut bon d'ajouter avant d'annoncer sa sentence :

Mon ingéniosité me surprend encore après toutes ces années... Toi, père indigne, je veux que tu viole ton enfant. Je te laisse exactement quatre minutes pour commencer, sinon, je t'y forcerai. Et si tu tente de la tuer, tu passera une nuit inoubliable avec ces cadavres d'enfants, d'hommes et de femme. À toi de choisir entre ta fille vivante, ou tous les morts de cette pièce, ta gamine inclue.

Le Seigneur des Ténèbres lança un sortilège sur l'horloge de la pièce qui se mit en compte à rebour. Le balancier alourdissait l'ambiance déjà à un paroxysme inaténiable et il se retourna vers son serviteur déchu de marque, le seul des quatre à lui être revenu.

Soit soulagé Lincoln Crow, je ne te tuerai pas aujourd'hui. Trop de morts ont été dénombrés. Mais je vais rendre ton retour parmi nous inoubliable...

Tu va choisir les divers supplices qui seront les tourments de ta nuit. Si tu me mens et que l'acte ne te fait pas assez souffrir à mon goût, je serai forcé de me servir de légilimancie pour trouver de la matière. Tu auras sept supplices. Le dernier sera naturellement le doloris. Tu peux le rayer de ta liste, on y viendra à la fin de cette entrevue.

J'attends tes deux premiers choix de Souffrances. Ne déçois pas ton amître et soit fort.

Deux minutes moldu !





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MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Jeu 9 Aoû - 23:16

Le silence. Une étrange manière de signaler la colère d'un Maître trop furieux pour émettre le moindre son. Le silence. Un moyen simple et efficace pour faire comprendre à son serviteur qu'il avait merdé. Violemment merdé. Mais ça, il le savait déjà n'est-ce pas ? Oui, Lincoln savait déjà que son erreur n'était pas excusable, il ne se pardonnait déjà pas à lui-même, mais il l'assumait. Ainsi que tout ce qu'il avait entreprit auparavant, il l'assumait. Pourquoi regretter et nier un acte délibérément pris de son plein gré ? C'était lâche. Crow était un ex-serpentard, aussi, stigmatisait-on souvent de leur lâcheté, mais le mangemort avait toujours refusé d'être lâche. Rusé, oui, malin, certainement, puissant, peut-être, mais certainement pas lâche. C'était pour lui être un nuisible que de fuir la vérité. Après tout, n'était-ce pas là la volonté d'un nuisible ? Fuir ce qui lui est supérieur, au lieu de l'affronter ? Sheppard, Weasley, Granger, Leonheart, tous fuyez face à la suprématie puriste... seul Potter avait su rester digne et affronter sa mort avec un semblant d'honneur. C'était... disons respectable, même si Lincoln n'éprouvait qu'un profond dégoût pour ces traîtres à leur sang. Très peu de gens connaissaient la véritable nature sanguine du mangemort. En réalité, seuls cinq personnes dans le monde la connaissaient. Son grand-père, sa mère, Elizabeth, sa cousine, Scofield, son mentor, et bien évidemment le Seigneur des Ténèbres. Ceux-ci savaient également que Crow avait renié du plus profond de son être la branche impure qui lui avait donné vie. Il avait exercé le fameux rituel de purification que l'on ne trouve que dans les livres les plus anciens et les plus noirs, souvent datant du Moyen-Âge. Il s'agit d'un rituel appelant à la disparition de familles moldues, le nombre étant variable suivant la force de caractère du prétendant à la purification, avant de tuer de sa propre baguette sa branche impure. Lincoln avait suivi à la lettre ce rituel, avec la plus grande perfection, et ce considérait ainsi comme pur magiquement parlant. Le reste, il s'en fichait, pour lui il était le plus pur possible, et c'était ce qui comptait à ses yeux. En réalité, le rituel étant si mal vu, que seuls Scofield et le Lord en personne connaissaient son utilisation par le fidèle... c'était disons, un trait important de sa personnalité qui l'avait rendu plus dur, moins indulgent, moins sensible, sans pitié, et avait développé chez lui une façon de réfléchir et de prévoir particulièrement aiguisée, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Il avait, ainsi, tellement vu de mort, il avait tellement tué, tellement torturé, tellement connu pire que la mort, que l'éclair vert jaillissant de la baguette du Lord ne lui fit ni chaud, ni froid. Pour tout dire, il se fichait éperdument du sortilège de mort ce soir. Ce soir, il était face au Lord pour répondre de ses actes, alors que la mort vienne, ou non, ça lui importait bien peu. Alors, son Seigneur et Maître parla, d'une voix si pesante et terrifiante que l'inconnu au fond de la rue se serait pissé dessus. Lincoln connaissait cette voix, il la connaissait avec exactitude, et savait ce qu'elle cachait : une fureur plus noire que les ténèbres eux-mêmes. Il ne tremblait pas, restait impassible, sans l'ombre d'un vacillement, mais intérieurement, il ne voulait que courir, partir, s'échapper. Il était fidèle depuis une dizaine d'années déjà, et pourtant, à chaque fois que la colère du Lord retombait sur lui, c'était ce sentiment qui revenait, inévitablement... il fallait aussi préciser que le pouvoir n'est rien sans que la peur ne soit. Crow avait peur du Lord, comme tous les autres. Qui n'appréhendait pas un entretien avec le Seigneur des Ténèbres ? Le plus sombre idiot, ou simplement le plus gros menteur.

Il se taisait. Répondre, c'était éveiller la fureur du Lord. Fureur qui n'était pas loin de sortir, pas loin d'exploser, de jaillir et de se déverser comme un sceau de lave, sur Lincoln. Il restait pour autant droit, le regard noir, comme à son habitude, en somme, il n'était pas différent de d'habitude, en apparence. Il aurait voulu sortir, tout plaquer, et se casser, loin, mais c'était impossible. Il était trop attaché à la cause, trop fier d'y avoir œuvré et trop conscient que le bourbisme devait être éradiqué pour le faire. Il assumerait sa torture, un point c'est tout. Si lui, Lincoln Crow, le mangemort à la réputation de tortionnaire de génie, ne pouvait pas rester fier dans la torture, alors il n'y avait plus de légende, pour sûr. En attendant, il observait les moldus. Cette vermine répugnante connaissait un véritable carnage. Le Lord s'était décidé à s'amuser, à se détendre, à rendre les choses plus morbides et glauques... ça marchait, mais l'effet était nul sur Crow. Voir des abominations pareilles, ça ne lui faisait ni chaud, ni froid. Il trouvait cela justifié, voire même amusant, mais il se retint bien un sourire. Non, il était là, la mine fermée, et prête à répondre de ses actes, car si le Lord l'insultait à sa guise, cela n'empêchait pas le mangemort de rester fidèle jusqu'au bout, chose qu'il portait avec honneur. Tandis que la petite, âgée d'approximativement six ans mangeait avec dégoût et soulagement sa sœur – soulagement pour combler sa faim évidemment – le Lord lui fit une remarque pour le moins déroutante. C'était clairement une menace. Une menace implicite qu'il savait reconnaître comme nulle autre, et il se gardait bien d'y répondre, cela ne ferait que lancer la machine, un peu trop tôt.

Alors, il quémanda le père. Un père moldu, tout comme Crow en avait eu un... père nuisible, fils puriste... voyez le problème ? Si ce con n'était pas parti à peine Crow était-il en conception, peut-être que Lincoln ne serait jamais devenu mangemort ? Peut-être ne serait-il jamais allé vers la magie noire ? Peut-être ne serait-il pas dans cette pièce, attendant sa sentence ? Fichtre, tout était de sa faute... tout, absolument tout. Il le haïssait, même mort, il le haïssait. Il l'aurait tué cent fois si il l'avait pu, mille fois peut-être bien. Ce plaisir intense que cela lui eut procuré n'était comparable à nul autre moment dans sa vie. C'était si... jouissif d'accomplir le rite que cela lui avait arraché un rire froid, sans émotion, mais cruel et sincère. Il était libre à l'époque, et c'était la mort de son père, longtemps préméditée, qui symbolisait cette liberté nouvelle et agréable, douce comme une brise en été.

Il aurait volontiers répondu « La vie Maître » à sa première question, mais finalement, il se ravisa. Si il perdait la vie maintenant, c'était un peu con. Il préférait voir ce que lui réservait le plus grand mage noir de tous les temps. Non, Crow n'était pas masochiste, il voulait devenir un grand mage noir, à l'image de Brom... et il n'y a qu'en subissant que l'on apprend les ficelles de l'art noir. Seul le Lord pouvait lui apporter toujours plus d'ingéniosité en matière de noirceur et de tortures sadiques et viles. Il n'y avait que lui qui possédait le pouvoir de faire trembler par un simple regard, un simple mouvement. Le Seigneur des Ténèbres était plus que le Maître pour Lincoln, c'était l'exemple à suivre, le modèle à adhérer, la suite à reprendre. Il ne trépasserait jamais, certes, mais être son second, être le plus puissant mage noir après Lord Voldemort, ça, c'était l'objectif à atteindre. Y parviendrait-il ? Certainement que non, et alors ? La volonté c'était tout ce qui lui restait.

Le père moldu, cette infâme vermine, était chargé par le plus grand des sorciers, de violer sa fille. Sa propre progéniture, souillée et nuisible... au fond, ce n'était rien d'autres que des animaux, des bêtes, des insectes à exterminer... où était le mal à les voir s'accoupler entre eux ? Famille était un mot qu'il ne connaissait que dans sa stricte prononciation, ils n'avaient aucune idée de ce qu'une famille pure pouvait représenter aux yeux des sorciers, et ainsi, on pouvait les obliger à des expériences, c'était d'ailleurs leur seule autorité, en plus de pouvoir les voir mourir rapidement, et en silence. Alors, le Lord se retourna et s'adressa directement à Lincoln. L'autre baissait légèrement les yeux pour incliner son respect envers son Maître dévoué, et non pas par soumission bête et méchante. Non, Crow n'était pas dans sa nature un homme docile, assouvi et esclave. C'était contre ses idées et ses principes. Il était fier de lui, et de sa personnalité, cependant, il savait ce que représentait le Lord, et était obligé, de lui-même, à marquer le respect qui était dû audit Seigneur des Ténèbres.

Il se taisait jusqu'à ce qu'on lui permette de parler, et il savait pertinemment qu'actuellement, ce n'était pas le cas. Si le Lord ne lui donnait pas la parole, pourquoi la prendre ? Où était l'intérêt de l'énerver d'autant plus qu'il ne l'était déjà bien assez. Le Seigneur des Ténèbres n'était de toute façon jamais calme, mais il se trouvait être, ce soir, dans une telle rage que Crow ne lui connaissait pas. On pouvait reprocher à Lincoln son erreur, il est vrai, on pouvait aussi le mépriser après cet enlèvement, tout ça, c'était presque mérité... mais d'aucun ne pourra le dire lâche. Lui, avait assumé son camp face à Weasley et Sheppard. Lui avait assumé son retour face à Mulciber et Eris. Lui allait assumer son erreur face au Lord pour subir la pire soirée de toute sa vie. Ce soir il allait se détruire, se décomposer, se retrouver nu face à un être qu'il était sensé adorer, et demain il ressortirait différent. Demain serait un nouveau jour s'était-il dit, et demain verrait naître un nouveau Lincoln, plus fort, plus indifférent, plus cruel, plus sadique, plus puriste, plus montre que jamais. Demain, une nouvelle machine de terreur se lèverai, et elle serait la pure construction de Lord Voldemort.

-Si telle est votre décision Maître, alors soit. Laissez moi torturer, et exécuter, le sang de mon sang, mon grand-père. Vous le savez être la seule personne importante à mes yeux, laissez moi le tuer, que l'affront à mon sang soit complet.

Il évoquait ici la branche pure de sa famille. Le Lord savait que le rituel de purification avait été opéré par le jeune homme de l'époque, même pas mangemort encore, et aujourd'hui, il se proposait de détruire sa branche pure... certes cela semblait dérisoire, mais pour Crow, qui ne voyait pas plus grande fierté que son sang sorcier maintenant qu'il n'avait plus sa marque, c'était le pire des affronts que l'on pouvait lui faire... d'autant plus si c'était lui qui exécutait la sentence. Son grand-père devait déjà avoir reçu la lettre des mains d'Emma. Lettre stipulant qu'il ne devait pas bouger de la maison cette nuit... ainsi, il savait pertinemment où il était, et il suffisait qu'on aille le cueillir pour qu'il puisse saccager sa branche pure. Enfin, et d'un ton presque calme, froid, tout à fait à son image, il continua :

-Et pour ce deuxième supplice... daignez détruire mes seuls souvenirs de bonheur, mes beaux souvenirs. Ils sont tout ce qu'il me reste des bons côtés de mon passé, retirez les moins, pour ne laisser que les pires moments.

Les « bons moments » pour Lincoln se comptaient sur les doigts de la main. C'était sûrement pour cela qu'il y tenait, il n'y en avait pas beaucoup. Seuls les moments passés avec Rebecca lui rappelait son humanité, certes enfouie, mais existante. C'étaient les seuls moments qu'il appréciait à leur juste valeur de sa vie. Une vie triste, noire, et violente. Une histoire violente, un personnage violent, un passé violent, un présent violent, et un futur toujours plus violent. C'était ainsi que Crow se voyait, mais les moments passés avec la seule qu'il n'eut jamais aimé, venaient illuminer ce tracé sombre. Si le Lord lui retirait ceci, que resterait-il ? Un être sans pitié, sans humanité, sans compassion, dénué de sentiment. La pire des souffrances pour un homme. Il savait pertinemment que retirer des souvenirs était extrêmement douloureux, c'était presque à en devenir fou, mais qu'importe, il devait supporter ceci pour prouver sa foi et sa confiance en la cause puriste. Il était mangemort, il était fidèle, il était digne, il pouvait mourir pour ce régime, alors qu'il affronte enfin la souffrance en face, car c'était ce qu'il y avait de plus apeurant pour un Homme.

La souffrance était bien pis que la mort.

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MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Mar 14 Aoû - 17:09

Hrp : Attention, ce post contient des éléments très violents et choquants, âmes sensibles s'abstenir. La suite ne faiblira sans doute pas, ce message apparraitra à chaque post choquant.
Vivement déconseillé aux mineurs


Détruire un homme n'est pas un exercice aussi difficile qu'il ne puisse y paraître. Il suffit de savoir trois choses : ce qui l'a construit, ce qu'il aime et ce qui le fait souffrir. Au delà du pure et simple aspect physique de l'acte de la destruction par la torture, il y avait l'aspect psychologique, qui était bien plus délectable, bien plus violent, et bien plus durable.

Tom Jedusor aimait la pratique de la torture, c'était pour lui la meilleure façon de se sentir fort, indéniablement supérieur. La victime ne souhaite que survivre, et le seul prix de la survie est la souffrance. Comme dans tout acte de marchandage, la torture se base sur l'équilibre fragile entre celui qui offre et celui qui reçoit. La précarité de cet équilibre donne les possibilités temporelles de la torture, et donc la définition de la capacité à accepter la souffrance de la victime. Si on va trop loin, l'individu meurt précocement et l'acte est rompu. Si on n'en met pas assez, c'est purement l'inverse, la souffrance ne permet pas la délectation et la torture, aussi longue soit-elle, est vaine.

Le juste dosage est une question de force, de précision et d'intelligence. Le degré de souffrance est le juste reflet de la puissance de celui qui pratique, de son envie et de sa propre psychologie.

L'horloge sonna trois coups, juste après que Crow eut parlé, il se montra digne de son Maître dans sa réponse. Bien, il avait au moins le cran de faire ce qui était nécessaire. Une bonne chose, sans le moindre doute.

Lord Voldemort ne répondit pas à son serviteur, aussi courageux soit-il, il était pour l'heure méprisable. Ni plus, ni moins. Le Seigneur des ténèbres regarda le moldu face à sa fille. Et il n'avait toujours pas choisit. L'homme tressailli, il se leva, entièrement nu et déclara avec courage :


Je ne ferai rien du tout !

Il s'avança, inconscient du danger, Lord Voldemort rit aux éclat alors que la Baguette de Sureau sifflait à nouveau dans l'air. Il ne formula pas l'Impardonnable, il était assez fort pour s'en passer, l'homme fut percuté par le flux magique en criant sa douleur, il vola jusqu'à atteindre le mur près de sa fille.

La Bâton de la Mort se leva à nouveau, dégageant l'imperium, et l'homme sentit en lui l'impuissance, il plia devant la volonté et la puissance du Seigneur des Ténèbres. Mais le sort fut fait pour que la conscience du moldu reste sans qu'il ne puisse diriger son corp et son être, ainsi il luttait, mais il savait que l'inévitable était en train de se produire. Il se senti s'introduire dans le crop frêle de son enfant, il ne pouvait lutter. Il criait sa rage, sa négation, son refus. Il ne cessait de lutter malgré qu'il sentait que le va et vient était inexorablement mit en route.

Voldemort leva le silencio de la fillette, pour que ses gémissement atteignent l'âme de son père. Le Maître du monde daigna enfin à parler, ne quittant pas l'acte morbide en cours des yeux, comme si par plaisir il ne le pouvait pas.


Tu es plus fort que je ne l'imaginais. Je t'aurais cru plus lent à comprendre que l'inévitable se dressait devant toi avec mon visage.

Queudver, va me chercher le cher grand-père de Lincoln !


Le silence retomba, perturbé par les gémissements de la petite fille qui se faisait littéralement ravagée par son père. Lord Voldemort faisait durer le plaisir, il variait les méthodes de viol sur l'enfant, et les orifices visés également. L'enfant saignait des endroits déjà visités, et ne se taisait que quand elle avait la bouche pleine.

Lord Voldemort regarda le père, et une fois qu'il eut laisser échappé sa semence dans la chair de sa chair, il leva l'impérium, le laissant tomber, en pleurant, en s'excusant, sa fille était ruinée ou presque. Elle se plia en boule dans le coin de la pièce, refusant de regarder à nouveau son père. Tom Jedusor s'approcha de l'homme et lui chuchota avec cruauté :


Tu as senti moldu ? Tu as senti ce plaisir lorsque que laissa échapper ta semence dans ta fille, tu as senti cette agréable sensation que son petit corps frêle t'as procuré. Remercie moi pour ce cadeau, incomparable. Ma générosité n'a pas d'égal, tu vois ?

Si vous êtes généreux... laissez lui une chance de vivre... par pitié... tuez moi à sa place, je ferai ce que vous voudrez, même avec les cadavres... mais ne la tuez pas...

Lord Voldemort fit une mine fausse de questionnement intérieur, et il répondit :

D'accord, je vais lui laisser une chance. Si elle arrive à sortir de cette pièce avant d'être rattrapée par Nagini, elle vivra. En échange tu feras tout ce que je te demanderai. je saurai te faire tenir ta promesse. Si ça ne te conviens pas, je la tue tout de suite.

L'homme ignorait ce qu'était Nagini, mais il savait pertinemment qu'il n'obtiendrait pas mieux de son bourreau. Quoi que ce fut, celà ne pouvait être pire que ce que sa fille avait déjà vécu.

Marché conclu...

Procédons. Lève toi gamine, si tu passe la porte derrière ce cher Lincoln, tu vivras, sinon tu mourras. Je te laisse deux mètre d'avance.

Lord Voldemort siffla entre ses dents un instant, parlant le fourchelang, il donnait ses ordres à Nagini, alors que la fille peinait à rester debout, ses jambes étaient couvertes du sang sortant des lieux des sévices, elle clopinait plus qu'elle ne marchait, et une fois les deux mètres donnés, Jedusor siffla à nouveau, lâchant sa créature sur la gamine innocente. Elle parcourut quelques mètres, elle pleurait et criait alors que le père était ruiné mentalement, il n'avait plus la force de lutter, et Voldemort en profita pour l'obliger à regarder sa fille précéder la serpent, qui inévitablement, finirait pas la choper. Ce qui arriva environ un mètre devant Crow. La moldue cria une seule fois avant que sa tête ne roule sur le sol, achevant le mental de son père. Voldemort lui sussura un "dommage" à l'oreille avant de se mettre face à Crow.

Ils patientèrent encore une bonne dizaine de minute le temps que l'inefficacité de Queudver à agresser un vieillard passe et qu'il y parvienne.

Alors que Peter amenait enfin le vieil homme, Jedusor annonça :


Tu commence la torture. Si je ne suis pas satisfait, je serai forcé de prendre le relais, et ton noble ancêtre connaîtra ton sort prochain. Je suis sur que tu va t'appliquer, ce serait le plus grand acte de charité dont tu pourrais faire preuve.


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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Jeu 16 Aoû - 19:20

L’horloge sonna trois coups au moment même où Lincoln eut terminé ses propositions. L'horloge, et le temps semblaient si futiles au sein du Manoir dans lequel régnait une atmosphère plus qu’oppressante, que Crow ne l'entendit même pas. Le premier « Ding » lui sembla être un cri de douleur du moldu, partagé entre la mort de sa fille bien aimée, et le saccage de sa plus stricte féminité : sa sexualité, encore inexistante. Quel dilemme pour le bonhomme... détruite la chair de sa chair, ou l'envoyer au trépas. Si futiles étaient les sentiments amoureux... consternant. Lincoln appréciait plus que tout la douleur psychologique. Il y trouvait une telle source de satisfaction qu'il se serait cru accroc. La scène n'aurait pas été supportable par les trois quarts de la population sorcière, et même moldue. Il y avait une très terreur, une telle violence dans les gestes et les paroles de Lord Voldemort qu'il aurait été difficile de songer y être indifférent pour beaucoup. Seulement voilà, beaucoup éprouvait des sentiments. Trop de sentiments. Des sentiments pour la plupart faibles, ou laissant des failles psychologiques trop importantes... ici, c'était le cas. Ce père nuisible n'était pas assez fort pour oublier ses sentiments, les mettre de côté... quel piètre insecte il faisait... Si Crow n'aurait rien eu à se reprocher, ou plutôt si le Lord lui aurait permis, il l'aurait achevé, ici et maintenant. Il adorait torturer, il jubilait rien qu'à voir les yeux mouillés par les supplices, la rage, la peur, la soumission, la supplication... mais voir un tel comportement l'exaspéré au plus haut point. Cette pseudo-combativité au nom de l'amour... pathétique. Oui, Crow était le genre à regarder ailleurs pendant qu'on lui passait un savon implicite. Il était indéniable que la torture de ce moldu sous ses yeux par le Lord était une façon implicite de lui faire comprendre à lui, mangemort, qu'il avait merdé, et qu'il allait en répondre par le sang, la douleur, la souffrance... mais visiblement pas la mort. Voldemort était assez sadique pour n'user du sortilège impardonnable numéro un, qu'en cas d'extrême gentillesse.

Alors, le moldu se dressa devant le grand, et l'unique, Lord Voldemort. Osait-il réellement ? Lincoln réprima un rire d'exaspération et de surprise. Celui-là avait du cran, indéniablement. Il n'eut qu'un sourire discret, violemment malsain, et méprisant. Ainsi, quelqu'un osait dire « non » au sorcier le plus puissant du monde ? Quelle stupidité. Il resta le plus possible impassible, mains dans le dos, droit, pendant que son Maître riait aux éclats avant de faire siffler sa baguette et d'obliger par le biais d'un autre sortilège tout aussi impardonnable que les deux autres. Lincoln ne détourna pas le regard, il voulait voir la façon avec laquelle le moldu allait commettre le pire des affronts à son sang. Et il ne fut pas déçu de la visite. C'était si... si dégueulasse que ça méritait presque qu'on lui crache au visage. Queudver reçu l'ordre imminent d'aller chercher le vieux Crow. Alors, ainsi débutait les sept supplices. Lincoln n'appréhendait même pas. Il savait pertinemment ce qu'il aurait à faire, et il s'y était un peu attendu. Ainsi, pendant que l'autre rat se dépêchait d'aller piocher le vieillard à la maison ancestrale des Crow, le supplice du moldu continuait. Le Maître semblait jubiler devant tant d'atrocités... après tout, n'avait-il pas raison d'apprécier sa sentence ? Le mangemort avait appris à aimer ses idées tortionnaires, à aimer les exécuter, à aimer les voir en œuvre. Visiblement, c'était pareil pour le Seigneur des Ténèbres qui appréciait son chef-d’œuvre de cruauté.

Quand le nuisible se termina, au sens le plus cru possible, à l'intérieur même de sa douce et visiblement aimée, descendance féminine. Le spectacle retraçait toute la déchéance du bonhomme... il était vide, à la limite de pleurer tout son saoul, et visiblement détruit. Le Lord réussissait alors parfaitement son travail en rendant un déchet, une loque, une coquille vide au reste du monde. Il implora, avec une telle vivacité que cela aurait pu être touchant, la vie de sa fille, la laisser partir... Si la décision n'aurait été que de Lincoln, il aurait exigé que son père la tue de ses propres mains... mais le Grand n'était pas du même avis. Il lui accorda une chance... étrangement, et pour Crow qui commençait à connaître le Lord et ses habitudes, ça sonnait extrêmement faux. Une chance n'était jamais utilisée au sens propre du terme par Voldemort... c'était plus une façon de faire durer le plaisir avant que la mort ne survienne. Crow devait s'incliner, comme toujours, face à son maître, qui le surpassait sur tous les points connus, et même inconnus. Impossible de rivaliser avec lui sur une quelconque discipline visiblement... remarquez, ne serait-il plus craint si une quelconque personne pouvait le dépasser ? C'était là sa force et la source de sa puissance, et Crow était assez fanatique pour s'empêcher lui-même de tenter de dépasser le Lord.

Ce dernier obligea la gamine à se lever. Celle-ci peina. Le sang ruisselait entre ses cuises et descendait jusque sur le sol par le biais de ses jambes frêles. Un tableau de la plus belle monstruosité. Elle tenta de marcher, voire même de courir, mais même si l'intention y était, le résultat n'était pas probant. Alors que le Lord appelait son plus fidèle compagnon, Nagini, le serpent le plus vicieux et le plus humain que Lincoln n'ait jamais rencontré. Alors que le Seigneur des Ténèbres lui susurrait en fourchelang les ordres, la fillette passait les deux mètres, et ce ne fut pas une preuve de gentillesse qu'émit Lord Voldemort en sifflant une nouvelle fois avant que le serpent ne se jette en avant, ondulant de tout ses anneaux jusqu'à bondir et attraper la petite moldue au cou. Sa tête se retrouva au pied de Lincoln qui l'observa... il se baissa légèrement, attrapa les cheveux, et l'envoya d'un seul mouvement devant son père qui, achevé par la mort de sa fille, ne put que contempler avec effroi le travail du serpent. Il leva les yeux, ruisselants de larmes, fou de rage, mais trop faible pour oser se prononcer, vers Lincoln qui le fixa le temps d'une seconde, avec un regard noir, et un sourire violemment sadique ne pouvait signifier qu'une seule chose, mais qu'un moldu ne saissirait pas... les pensées puristes étant trop complexes pour eux, inutile d'essayer de lui faire comprendre le geste du mangemort. Lincoln retrouva immédiatement sa mine impassible, sans sourire, et fit face au Lord, baissant légèrement les yeux car il le savait extrêmement réceptif à ce genre de détail de comportement.

Le rat de Little Hangleton entra alors avec le grand-père de Lincoln qu'il menait du bout de baguette. Si le Lord n'avait pas été là, Crow aurait dégainé sa baguette et aurait tué sur le champ Queudver pour l'affront qu'il faisait à un sang-pur de la trempe de John Crow. Voldemort dégagea son plus méprisable serviteur de fortune, et ordonna à Lincoln de commencer.

Le vieillard s'inclina face au Lord, car même si il semblait appréhender sa mort, et peut-être pire, il n'en restait pas moins un grand puriste, et un grand puriste se devait de montrer son respect pour le Lord et ses idées. Il se tourna vers Crow, qui sortir sa baguette d'un mouvement.

-Donne moi ta baguette.
-L'autre qui l'a. Qu'est-ce que t'as fait … ?
-Expulso!


L'homme fut projeté contre le mur à une vitesse folle. Si le sortilège n'était en soit pas puissant, il suffisait qu'il soit exécuté par un sorcier talentueux et les dégâts pouvaient être tout à fait différents. L'homme tomba à terre, dans un râle de douleur, essaya de se soulever, mais inutile, Lincoln était déjà sur lui, le releva d'un seul geste – on ne pouvait nier sa force physique – Et l'enchaîna d'une dizaine de coups dans le ventre et dans le visage. Cette fois, il tomba à terre, n'essaya pas de se relever, et crachait du sang à en vomir. Les coups que portait Lincoln n'était jamais tendre, et il adorait allier torture physique magique, torture physique pure, et enfin, torture psychologique, où il excellait.

-Qu...Qu'est-ce que tu... as fait Lin...Lincoln ?
-Tais toi.


Un autre coup dans les côtes arracha un cri de douleur. Visiblement, il avait une côte cassé... ou peut-être était-ce simplement ses os trop vieux pour supporter le choc ? Lincoln le tira et le mena un peu plus au centre de la pièce, où la torture continuerait.

-Endoloris!

Les cris de douleur que lançait le vieux en aurait surpris plus d'un. Crow était loin d'avoir la puissance du Lord dans son Doloris, mais on sentait une telle puissance que ça restait plus que la moyenne... bien plus. Peut-être des années de pratique, ou simplement une rage intérieure si grande qu'il la laissait sortir, même sur son sang. Lincoln sentait monter en lui un sentiment étrange. Ni de l'amour, ni de la compassion... une telle haine qu'il n'en avait jamais connu de similaire auparavant. Lui, un garçon soumis à une violence hors normes de nature depuis tout petit, se voyait, à presque trente ans, soumis à une nouvelle forme de colère... quelque chose de si différent qu'il n'arrivait pas à saisir l'étendue de celle-ci. Jusqu'où irait-il ? Il pouvait user de tant de sortilèges, tous plus horribles les uns que les autres... jusqu'où montrerait-il sa fidélité au Lord ?

-Jusqu'au bout...

Il l'avait lâché entre ses dents, serrées, peut-être le Lord l'avait-il entendu, peut-être pas, en fait, Lincoln en doutait. C'était une remarque personnelle, mais prononcée comme pour se convaincre lui-même qu'il n'avait plus à espérer maintenant. C'était soit son grand-père et ses sentiments, soit sa fidélité et lui-même. Le choix était vite fait pour un fanatique de la trempe de Lincoln. Il l'obligea à se relever. Le vieux fut immobilisé dans les airs, à quelques centimètres du sol. Son petit fils tourna autour de lui, le fixant. Ses yeux étaient rouges de colère, il sentait monter en lui des larmes de rage qu'il n'arrivait pas à réprimer. Soudainement il frappa. Un coup. Du sang gicla de la bouche du vieillard. Un deuxième coup. L'autre ne put se courber, mais l'intention y était. Un troisième coup, un cri de douleur aigu s'échappa. Lincoln libéra le vieux qui s'affala sur le sol. Alors, il le plaça sur une chaise de fortune...

-Ré...Réponds moi... sale n...nuisible... qu'as...qu'as-tu fait?
-Ce qu'il fallait.
-Sang-mêlé... de mes.. deux. T'es pas... un Crow... t'as rien... d'un sang-pur.


Lincoln le fixa encore une fois... et cette fois, une larme coula sur sa joue. Non, pas de tristesse, mais bien de colère. Cette torture était plus insoutenable que ce qu'il avait prévu. C'était de loin la pire qu'il ait eu à donner. Il était en colère. En colère contre lui-même, contre Leonheart, contre tout le monde. Il avait cette haine incontrôlable qui grandissait en lui, et même le défouloir que représentait à présent son vieux ne l'aidait pas. Il ne se contrôlait plus, ou presque. Il reprit sa baguette en main, la fit tourner une fois entre ses mains, une autre larme coula... cette fois il passait à la catégorie au-dessus.

- Timore Immortalis!

Un silence total se pointa alors. Même le Lord, tout puissant qu'il était, ressentait la puissance du sortilège tant l'ambiance venait de changer. Lincoln ne détournait ni les yeux de sa victime, ni sa baguette de sa tête. Une seconde, ou deux plus tard, on entendit un hurlement, mais lointain, comme venant d'une autre pièce. Un hurlement strident et désagréable à l'oreille, reflétant parfaitement la peur que le sortilège inspirait. Le cri se rapprocha, et alors, la porte s'ouvrit à la volée, on entendit pleinement ce que l'on aurait pu apparenté à un viol, voire pire, d'une femme. Elle hurlait à en mourir, et soudainement, ce fut comme si le vieux accueilli le cri. Le silence revint. Lincoln fit tourner sa baguette d'un geste complexe, et lança quelques formules que tout mage noir connaissait un minimum la magie noire de la peur se devait de connaître. Alors qu'il achevait sa treizième incantations, le visage de son grand-père pâli. Lincoln le démobilisa, et alors il mit ses mains sur sa tête, il se tordait dans tous les sens, mais n'hurlait pas. Ses yeux semblaient presque sortir de leurs orbites, et il bavait, à en remplir des sceaux. Lincoln savait pertinemment ce qu'il ressentait, et c'était justement parce qu'il l'appliquait à son grand-père qu'il refusait de penser à ce qui lui faisait subir. En temps normal, il se délectait de savoir que sa victime voyait, et vivait les pires souffrances et les pires peurs d'une personne. Cela pouvait paraître léger sur le papier, mais c'était de loin, l'un des sortilèges les plus agressifs, et l'un des plus complexes qu'il maniait avec une précision dépassant beaucoup d'autres. Lincoln était en phase de devenir un réel mage Noir de la peur.. quelques rites lui étaient encore inconnu, ou du moins, n'était pas encore réalisable, mais d'ici quelques mois, il pourrait se considérer comme tel, et ainsi, savait déjà manier l'ensemble des sortilèges s'apparentant à la magie qu'il avait choisi. Si il réservait encore quelques supplices à son grand-père, il commençait déjà fort.

Il lança une dernière incantation, d'un ton monotone, mais dans lequel on sentait l'amertume et la souffrance psychologique pour la prononcer, et alors, le vieux hurla à s'en arracher les cordes vocales. On entendait ses hurlements partout dans le manoir, comme un râle fantomatique terrifiant. Le mangemort ne savait pas si le Lord appréciait la torture, peut-être pas, il n'était jamais satisfait, mais il ne voulait pas se retourner, il voulait terminer son œuvre avant... car même une œuvre affreuse à réaliser ne devait pas être arrêtée en court de réalisation. Il allait rendre l'existence de son vieux vide. Il allait le rendre vide...

Il mit fin au supplice. L'autre haleta, longuement, crachant par terre, une salive mêlée à du sang.

-P...pourquoi ?
-Parce que le Seigneur des Ténèbres le veut. Et que, moi aussi.


Il lança un nouveau doloris qui élança les tripes de John Crow une nouvelle fois. Lincoln détourna alors le regard un instant, en fixant le moldu précédent torturé par le Lord. Celui-ci, tout aussi détruit qu'auparavant, semblait effaré devant le spectacle. Il avait compris qui était le vieillard, et qui était le plus jeune. Il avait compris que ce que faisait le serviteur du monstre à la tête de serpent, était purement par fanatisme et dévotion, et qu'il préférait massacrer sa propre famille, plutôt que perdre la presque confiance de son maître. Confiance, qu'il avait dors et déjà perdu assurément, mais ça, le moldu ne connaissait pas assez bien le Lord pour le soupçonner. Lincoln le fixa alors, durant quelques secondes, avec un regard si noir et haineux que l'autre s'obligea à détourner les yeux. Crow reporta son attention sur le vieux, qui commençait à tourner de l’œil. Sa torture était intense, complète, et il n'en ressortirait pas indemne. Comme Lincoln en fait.

Alors que le Doloris prenait fin, Crow essuya ses yeux d'un geste. Il allait l'achever... dans tous les cas, son grand-père serait fou à lier au prochain sort. C'était l'un des effets secondaires du Timore Immortalis, il obligeait le système nerveux à dysfonctionner et ainsi provoquait des failles psychologiques importantes, qu'un autre sortilège de magie noire de la peur pouvait utiliser afin de faire flancher la victime. De quelle nature serait la folie ? Paranoïa aiguë, hallucinations constantes, troubles de la personnalité, impossible de contrôler son corps et son esprit... il allait en faire une loque.

-Terribilis furor!

On y était, c'était la fin pour l'esprit de John Crow. Il allait périr intérieurement en ce jour, et rien, ni personne, ne pourrait y changer quelque chose. Alors que le sortilège faisait effet petit à petit, Lincoln abaissait sa baguette, lentement. Le vieux vira rapidement de l'oeil, sa souffrance était terrible, et particulièrement dégueulasse. Le sortilège était fait pour créer un nombre incalculable de peurs dans l'esprit de la victime et de les faire vivre pleinement, par le biais d'hallucinations auditives, corporelles, ou odorantes. La torture psychologique durait approximativement entre deux à trois minutes, et rendait la victime complètement détraquée, et particulièrement atteinte de paranoïa. Cette maladie, qui d'apparence ne semblait pas si terrible, pouvait s'avérer mortelle suite à un Terribilis furor puisqu'elle empêchait la victime de vivre autre chose que ses propres peurs, et l'obligeait ainsi à vivre avec ses hallucinations constantes, sans que jamais, elle ne puisse s'y habituer. Lincoln venait là de poser l'ultime sort à son grand-père... et la seule chose qui pourrait aider ce vieillard puriste depuis plus de soixante-dix ans, c'était la mort.

Une mort que Lincoln ne lui accorderait pas... pas tant que le Lord ne l'aurait pas ordonné.

Peut-être était-il lâche en fin de compte ? Lui qui se croyait si digne et fier, n'était-il pas lâche d'abandonner sa famille ?

Non, il n'était pas lâche. Il était bien pire que cela. Et il devait oublier, il devait tout faire pour oublier.

-Sectusempra !

C'était le clos du spectacle, et le sang en était les applaudissements.

____________________________________





Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

Spoiler:
 


Dernière édition par Lincoln Crow le Ven 21 Sep - 21:21, édité 1 fois
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Lord Voldemort


MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Jeu 16 Aoû - 22:33

Hrp : Attention, ce post contient des éléments très violents et choquants, âmes sensibles s'abstenir. La suite ne faiblira sans doute pas, ce message apparraitra à chaque post choquant.
Vivement déconseillé aux mineurs


La tête de gamine sembla suspendre son vol un instant avant de tomber aux pieds de son père qui sembla voir là plus horrible encore qu'il n'eut osé l'imaginé, on ne pouvait pas dire avec véracité qu'il était encore sain d'esprit, ce serait un gros mensonge, tout comme prétendre que le geste de son fidèle n'amusa pas Voldemort. Il retrouvait un Crow déçant devant l'adversité, même si il sembla plus pâle à l'arrivée de son grand père.

Lord Voldemort fit trois pas en arrière, et se dirigea vers son fauteuil favori dans lequel il s'assit en toute tranquillité, comme un père de famille aurait pu le faire le temps que son fil récite la leçon d'histoire à mémoriser. Ce n'était pas si différent. Il vit Crow commencer l'acte façon moldue, le Maître n'aimait pas, mais soit, si tel était son désir de souffrance.

Ensuite le mangemort déchu et manchot alternait le rouage de coup avec des sortilèges. Des sortilèges tantôt basique, tantôt complexes, ayant tous des impacts plus ou moins variés sur le vieillard. Le Grand-Père se montrait malgré tout tenace, faute d'être fort. Après tout, aussi pur soit son sang, il avait été défait par Queudver... Donc baguette en main, c'était une merde, rien de plus.

Voldemort se servit un verre de vin, qu'il sirota seul dans son coin en admirant la torture faite et l'effet qu'il avait eut sur son moldu. Voir un être brisé est toujours amusant quand on est celui qui est responsable de cette misère évidente. Tripotant le bras de son fauteuil, comme pour calmé ses pulsions, Voldemort regardait l'enchaînement d'un Crow sur un autre, le jeune fidèle en pleurait, il souffrait, d'une certaine façon, il commettait l'acte le plus horrible de sa vie, dont lui même ne sortirait pas indemne, malgré ce qu'il avait déjà pu faire dans sa courte vie.

Il eut un regard pour le moldu, comme si il se sentait inspiré, il redoubla de véhémence, torturant le vieux avec plus d'acharnement, mais sans plaisir, au moins cela ne serait pas inutile, ce fut un bon prémisse à la suite des réjouissance. Severus avait appri le Sectum Sempra à Lincoln, voilà qui était une bonne idée, Lord Voldemort regarda la scène un moment sans rien dire, sans le moindre commentaire. il bailla légèrement, d'ennui. Il se leva quand il fut sur que le Mangemort avait bien finit et il dit :


Tu manque de finesse. Oui il souffre, mais trop vite, il n'a pas le temps de réfléchir sur son supplice, il n'a pas l'occasion de voir ses peurs se réaliser lentement une à une...

D'un geste Voldemort leva le dernier sortilège, certes puissant, de Crow. La Baguette de Sureau dans les mains aussi expertes de Jedusor permettait de lever n'importe quel maléfice sans difficulté apparente. Puis Voldemort regarda le vieil homme qui reprenait ses esprits et lui dit avec son regard rougeâtre :

C'est mon tour maintenant.

Les pupilles se contractèrent puis se dilatèrent, l'homme allait devenir fou sous peu, et le Maître commença à faire léviter le vieil homme, puis il mettait fin à la lévitation, le laissant s'écraser comme une merde sur le plancher.

Tu vois, là, il sait que je vais recommencer, il sait aussi que je vais aller un peu plus haut... et encore, et encore, et encore. Il a le temps d'y réfléchir, souffre à l'avance, souffre pendant, et souffre à nouveau après.

Lord Voldemort joignit le geste à la parole, jouant à une sorte de yoyo morbide avec le grand père de son Mangemort. Puis, une fois qu'il s'écrasa depuis le plafond à bout touchant, Voldemort parla à nouveau :

Maintenant il sait que l'acte a atteint sa limite. qu'il ne souffrira pas plus, il peut prendre espoir et rendre les choses supportables. Comme quand tu ne prends pas de pauses. Elles sont importantes.

Nous allons donc faire preuve de créativité. Il ne craint plus grand chose à présent, il a déjà été pas mal asticoté, nous allons donc souiller son esprit le temps que le corps soit à nouveau apte à souffrir dignement.


Le vieil homme vit les yeux du seigneur des ténèbres passer de lui au moldu, et il comprit instantanément, il supplia, gémissant dans son sang, incapable de bouger à cause de ses meurtrissures, et Voldemort sourit en disant au père dans une sorte d'élan de bonne humeur :

Tu vas passé de ta petite fille au vieillard, quelle belle soirée !

La baguette se leva, l'Imperium retentit, l'homme se caressa les parties un instant, pour qu'elles retrouvent la rigidité nécessaire, contre sa volonté. Le vieux essayait déjà le ramping pour échapper à sa punition anale. Voldemort, manipulant le moldu, arracha le pantalon du vieux, et lui fit entamer à nouveau le va et viend infernal du viol.

Le vieux pleurait, lui le Puriste, sodomisé par moldu sous les yeux de sa progéniture impure. Lincoln devant assister à cela, il devait voir ce qui faisait fierté être souillée par l'impureté.

L'acte fut long, car récent après le premier viol fait par le moldu. Une fois l'orifice de John Crow glorifié de la jouissance du moldu, Voldemort fit remettre son pantin dans son coin, et laissa son esprit libre de pleurnicher à nouveau. Jedusor regarda le grand-père, il lut un instant dans son esprit et il dit :


Tu vois Lincoln, là il est presque détruit. Mais l'exquise goutte d'agonie ne viendra que dans un instant.

Voldemort pénétra l'esprit de sa vicitime avec violence, il força des souvenirs à s'échapper, on voyait le vieux gesticuler, les fesses en sang, en se tenant la tête entre les mains. Il criait, pleurait sa mère comme un enfant. Il s'arrachait des lambeaux de chaire au visage avec ses ongles, comme pour se soulager de la présence d'un autre dans son esprit. Puis Voldemort retourna en lui même, arquant légèrement un sourcil, il montra le sorcier, déclassé, d'un coup de tête :

Là, même moi, je ne peux plus rien en tirer. Il ne fait que revivre sa déchéance, la souffrance physique n'est plus rien pour lui, il trouve même de l'apaisement dans la mutilation. Et si la torture lui est douce...

Avada Kedavra !

Elle n'est plus intéressante.


Le Sorcier mourut sans prévenir, un éclat émeraude et à plus. Voldemort fit dégager le corps par le moldu, et il se tourna vers Crow.

Tu feras mieux la prochaine fois, ce n'est pas grave.

Le premier supplice est fini... c'est l'heure de la suite !


Sans crier gare, l'esprit de Voldemort heurta de plein fouet celui de Crow, il l'obligea d'abord à revivre tous les moments tristes et violents de sa vie, la coupe du bras comprise, il appuyait sur les notions d'échecs, de déceptions de trahisons,... Bref d'abord toutes les souffrances puis il prit le premier des cinq souvenirs chéris de Crow, et il l'arracha, lentement, avec minutie, pour qu'il le sente être extirper de son esprit avec une sadique lenteur. Un homme normale se tape la tête au mur si on lui applique ça une seule fois.

Voldemort se retira de l'esprit de Crow et mit le premier souvenir dans un flacon, laissant Crow se reposer environ une minute. Il lui dit :


Tu vois, les pauses sont importantes, sinon tu serais fou en deux souvenirs, ce qui est dommage quand on en a cinq à retirer.

Deuxième salve, et avec une cruauté avide incomparable, Voldemort lui fit revivre tous les muavais souvenir à nouveau, y compris l'arrachage du premiers souvenir avant de commencer à arracher le suivant. Il procéda avec plus violence, comme pour arracher une bande de cire un coup très sec qui a en réponse la plus vive des douleurs mentales, brève mais intense. Crow supporterait-il, Voldemort s'en souciait-il vraiment ? En fait non. Si il mourrait, c'est qu'il était trop faible que pour recevoir la punition qu'il méritait.

Deuxième fiole... puis troisième et quatrième, en alternance de vitesse et de lenteur, en prenant toujours soin de faire revivre le pire avant d'enlever le meilleur restant. Toujours.

Voldemort entama la dernière action, il ne ménagea plus sa victime, au lieux de toute lui faire revivre souvenir par souvenir, il lui fit tout revivre en une seule fois, puis une seconde de répit, et l'arrachage de souvenir le plus âpre, mêlant la violence et la lenteur, il se voulait le pire acte de privation de souvenir jamais fait depuis des millénaires, et il l'était sans doute.

Voldemort se retira pour la dernière fois et rangea dans le dernier flacon le souvenir, les cinq fioles flottaient dans l'air alors que Crow était par terre, il s'était déroulé au sol dans sa souffrance. Voldemort les fit voltiger jusqu'à la table basse à côté de son fauteuil, mis en évidence sous les yeux de Crow, pour qu'il puisse voir ce qu'il avait perdu pour payer la deuxième partie sur sept de sa punition.

Assez rêvassé maintenant. Donne moi les deux supplices suivants. Sauf si tu veux que je revienne dans ton esprit les chercher naturellement...

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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Mar 28 Aoû - 15:35

Lincoln était un être dénué de sentiment, ou plutôt, était un être visiblement sans sentiment. Depuis tout petit, il n'avait qu'appris à montrer sa violence naturelle. Une violence soudaine, instinctive, et catégoriquement incontrôlable. Depuis petit il ne montrait ni signe de pitié, ni signe d'amour. Il ne montrait que la plus stricte colère. Rien ne semblait attendre le garçon qui déjà se destinait pour une vie magique mouvementée, tant par ses capacités – quoiqu'on en dise, il restait un sorcier doué, du moins, doué pour le duel et la maîtrise – que par ses actes. Depuis petit, il savait qu'un jour arriverait où il s'obligerait à commettre le pire. Une seule personne avait su éveiller son amitié, Cédric, aujourd'hui Serviteur des Ténèbres sans grand intérêt, et pas plus gradé qu'un corbeau dans l’essaim. Une seule personne avait su éveiller sa compassion familiale, son grand-père, aujourd'hui torturé par ce même garçon qu'il avait élevé et rendu « pur » psychologiquement. Une seule personne avait su éveiller son amour, Rebecca. Aujourd'hui, il ne savait même pas où est-ce qu'elle se trouvait. Morte, enlevée, expatriée, bourbiste, membre du Ministère, de Saint-Mangouste... il n'aurait su dire. C'était peut-être l'unique personne au monde à avoir vu Lincoln sous un autre jour, l'avoir vu souriant, joyeux, même heureux. Elle avait connu un garçon sachant vivre avec passion, elle l'avait connu, et elle l'avait détruit, comme aujourd'hui Voldemort, son maître absolu, le détruisait. Crow commençait à tirer une sale conclusion de cette vie, pourtant courte, une conclusion qu'il répugnait à admettre. Une conclusion qu'il aurait voulu voir disparaître. C'était à croire que Lincoln était un être atteint de fanatisme excessif. On ne pouvait certes pas appeler ça une maladie, mais c'était de toute façon une caractéristique de sa personne, et ce n'était pas une caractéristique intéressante. Péjorative, mauvaise, voire destructrice... elle le détruisait petit à petit.
Lincoln se rendait alors compte qu'il n'était strictement... rien.

Le mangemort fixait son patriarche avec une telle rage que ses yeux en étaient rouge vif. Une rage contre qui ? Lui-même très certainement. Il venait d'opérer la pire des atrocités pour un sang-pur, il avait renié par la magie son sang. Il avait renié son sang moldu par la magie également... qu'était-il alors ? Un « sans-sang » ? Était-il digne de tenir une baguette ? De la serrer avec ferveur et passion ? De gueuler les formules, d'ouvrir des grimoires, de se rendre au Ministère... de se présenter devant le Seigneur des Ténèbres ? Alors que le sang s'écoulait un peu partout autour du corps du vieillard, que Lincoln laissait couler une ultime larme pourtant sans émotion faciale particulière, le Lord se démarqua. Il remettait à sa place Lincoln en une seule réplique. Il argumenta légèrement, alors que Lincoln se retirait légèrement, laissant son maître démontrer toute son horreur et sa puissance. Il approuva d'un signe de tête, s'inclina légèrement, rien n'était plus parfait que les dires de Lord Voldemort selon le mangemort. Aurait-il dû se rebeller à ce moment précis ? Certains l'auraient fait. D'autres non. Et ces autres se divisaient en deux catégories : les lâches, et les fanatiques. Lincoln se trouvait bel et bien dans la seconde, car si il avait été envoyé à Serpentard, ce n'était certainement pas pour sa lâcheté inexistante. Un fanatique qui ne jurait que par ses idéaux... ses idéaux si extrêmes et cruels, et près à tout pour atteindre son but, celui d'exister suivant certaines règles.

John Crow se faisait malmener dans les airs. Il lévitait, sous la pression d'une baguette aussi puissante que dominatrice – laquelle avait réussi grâce à la maîtrise du possesseur, à défaire des sortilèges puissants d'un geste, signe incontestable de l'hyper puissance de Lord Voldemort – puis retombait lourdement sur le sol. Là, le sorcier le plus craint au monde donna quelques leçons à son fidèle. Leçon d'agonie, leçon noire et malsaine. Le Lord ne faisait jamais dans la dentelle, il torturait pour la beauté de l'action, pour la beauté de l'horreur et de ses signes caractéristiques, il n'essayait pas de cacher les choses par de simples formulations. Il était cru et franc... peut-être cela aurait-il été prit pour de la monstruosité, en réalité ça l'était, mais rien de tout ceci ne venait heurter la sensibilité presque nulle, de Lincoln qui ne voyait là qu'un moyen de se parfaire dans son domaine. On le disait tortionnaire de génie. On le disait capable de faire supplier un détraqueur, mais même les plus grands ont à apprendre des Dieux, en l’occurrence, du Dieu.

Crow croisa un instant le regard de son grand-père. Un regard de dégoût, de mépris, de souffrance évidemment, mais par dessous tout, de pitié. Lincoln ne supportait pas la pitié. Il ne la voulait ni pour lui, ni pour les autres. Il haïssait cette façon hypocrite, lâche, et faible, de penser pouvoir prétendre soulager une personne de son poids. Non, il n'acceptait pas qu'on ait « pitié » de lui... il n'acceptait pas, et en temps normal il frappait pour ne pas la voir, mais à cet instant précis, dans la micro-seconde qui fit croiser les deux regards, il ne put que la garder avec lui. Cette pitié si pesante d'un homme à la limite de mourir, souffrant un martyre sans précédent. Lincoln aurait voulu le tuer sur le coup, préférant tuer son sang que recevoir la pitié de celui-ci...

Cette pitié n'était synonyme que d'une seule chose : son grand-père, depuis bien des années, puriste, venait de se rendre compte d'une chose de la plus haute importance à l'heure du régime de Lord Voldemort. Il venait de se rendre compte que ledit Lord n'était en réalité rien d'autre qu'un sorcier frustré et excessivement égoïste. Il venait de se rendre compte qu'il ne représentait en rien le purisme et la puissante vertu de la Magie. Pas un imposteur, mais un manipulateur. Le Seigneur des Ténèbres n'avait rien de l'idéal puriste comme tous, loin de Little Hangleton se persuadaient. Non. John Crow comprenait alors qu'il mourrait en découvrant la plus belle des réalités, il mourrait en ayant les yeux ouverts et la vision claire, et non troublée par des subterfuges et une manipulation abusive. Finie la soumission psychologique, le Lord n'était pas digne du régime qu'il avait bâti. Et cette pitié portée sur Lincoln venait renforcer l'idée que son petit-fils, lui, n'avait pas encore saisi, vivait encore dans l'absolu inconnu, et était aussi bûté que stupide. Il montrait sa pitié envers un homme soumis à ce qu'il pensait juste, soumis à une manipulation morbide. Il montrait sa pitié à un homme vivant pour un autre... était-ce cela la fierté puriste ? Vivre pour un autre ? Œuvrer pour un autre ? Mourir pour un autre ? Certainement pas aux yeux de John Crow, plus maintenant.

Cette soirée là, Lord Voldemort avait une étrange façon de procéder. Il semblait... attiré par l'horreur et le viol. Il semblait adorer la torture par le sexe. Une façon de prouver aux autres, à tout le monde, et surtout à Lincoln, qu'il dominait chaque être jusque dans leur plus stricte intimité, jusqu'à leurs relations sexuelles. Crow ne cilla pas quand le moldu se releva, se toucha avec véhémence les parties génitales, jusqu'à ce que son outil devienne d'une rigidité satisfaisante pour commettre un acte de toute impureté. Lincoln le regarda passer devant lui, un regard horriblement froid et haineux. Il les tuerait tous. Tous. Alors, la sodomie commença. Le va et vient aurait été insupportable pour un homme normalement constitué, ce qui n'était pas réellement le cas de Lincoln, ni celui du Seigneur des Ténèbres. On entendait le frottement lourd et dégueulasse entre les fesses du vieillard et la verge du moldu pénétrant l'orifice. Un frottement certes peu audible, mais qui se distinguait dans l'absolue silence. Silence tantôt brisé par les hurlements secs de John. Lincoln regardait la scène avec une froideur incompréhensible. Lui-même se surprenait à ne pas agir, à ne pas sauter sur cette vermine moldue, à lui arracher son engin, et à lui faire bouffer. Il ne laisser rien paraître, restait de marbre, les mains derrière le dos, les jambes légèrement écartées, position militaire, mais intérieurement il tuait cent fois et une fois de plus le nuisible qui souillait son grand-père devant lui... à sa demande. Lincoln était allé jusqu'à vendre son sang pour rester fidèle. Il assumait pleinement son acte, mais doutait que le Lord, lui, accepte la rédemption. Il n'était pas clément, et il l'avait déjà été avec Crow le jour de son envoi en Irlande et de la mort de Brom. Léon Brom... lui aussi été tombé, et lui avait eu le mérite et l'honneur de mourir dans la passion puriste... chance que n'avait pas reçue le mangemort trentenaire.

Quand le supplice charnel s'acheva, le vieillard baignait dans son sang, ne pouvait plus bouger, avait des fesses en sang elles aussi, impossibilité de plier la moindre jambe, même allongé, et était à quelque chose près, mort. Lincoln aurait d'abord pensé que le Lord allait l'achever, jusqu'à son fameux « presque ». Ce simple mot laissait sous-entendre que John pouvait encore subir quelques atrocités. Le lord était un Légimens unique, son fidèle ne l'était pas. Alors, tandis que le maître jurait par la pénétration psychologique, le mangemort aurait plutôt agi avec quelques sortilèges de magie noire bien placés. C'était une question de goûts en fin de compte, et d'habitude très certainement. Et c'est alors, après quelques dires, que...
-Avada Kedavra!

Le vieillard trouva le repos. Lincoln était presque soulagé qu'enfin ce soit terminé pour lui. Au moins, l'affront qu'il avait commis aujourd'hui était passé, et se retrouvait derrière lui. Crow souffla un coup, un souffle discret et silencieux dans lequel, symboliquement, il laissait s'enfuir le souvenir de son grand-père et les remords qu'il pourrait avoir de l'avoir mené à l'abattoir de cette façon.

Sans prendre plus de temps, le Lord passa à la suite des événements, et enfin, pour la première fois depuis son arrivée ici, Lincoln fut mis à terre en un clin d’œil. La férocité avec laquelle le Lord entrait en lui l'obligeait à tomber. Ne tenant plus sur ses jambes tant le choc était immense. D'abord, il se rappela tous les pires moments de sa vie. On aurait pu en citer beaucoup, mais les plus marquants et les plus douloureux se résumaient à la fois où il avait été humilié par un moldu, cette même fois où il l'avait simplement démonté sur place à coups de poing et de pied, jusqu'à défigurer complètement le gamin qui passa plusieurs mois à l’hôpital. Il revit la fois où avec Scofield, à Poudlard, il apprenait que son sang était souillé par un père moldu. De même, suivait la scène où il apprenait de la bouche de sa mère pourquoi son vieux était parti... tant de choses qu'il en aurait chialer à l'époque. Puis plus loin, sa détention à Azkaban qui fut tout sauf une partie de plaisir, et bien entendu sa détention à Big Ben durant laquelle il avait été tout simplement humilié et massacré. Et enfin... la souffrance la plus amère qu'il eut connue arriva. Il hurla à n'en plus pouvoir, il se débattait en tout sens, roulait par terre, se tenait la tête entre deux cris stridents et violents. Les cris étaient plus apeurant pour le moldu présent que plaisants.

-Linc' ?
-Ta gueule Cédric, ils sont là...
-Où ? On va les fumer ces enculés !
-Du côté de l'escalier...
-Je les vois... quand tu veux mon pote.
-A trois... un, deux, trois ! Expulso !
-Expelliarmus!


Les deux serpentards, très certainement en sixième année vu leur âge, réussirent alors à désarmer et à sonner deux Gryffondors du même âge. Alors que le dénommé Cédric s'approcha rapidement, prit les deux baguettes ennemies entre ses mains, et s'éloigna pour se remettre à côté de son compère, ledit Linc', ou Lincoln. Ce dernier se pencha sur un type aux cheveux blonds, courts, dans un état un peu comateux. Il lui chopa les cheveux et lui asservi quatre poings en pleine figure. L'autre pissait le sang, par la lèvre et le nez, mais ne broncha pas.

-La prochaine fois que tu oseras t'approcher des cachots en dehors des cours de Potion, je te jure que je te tue sale sang-de-bourbe.

Il lui cracha au visage avec violence, se releva et fit demi-tour emmenant son complice avec lui, les mains dans les poches, tandis que Cédric lançait les baguettes en arrière, sans se soucier de leur destination.

-T'aurais... jamais dû faire ça sale lâche. Stupefix!

Le trait de lumière rouge se lança à travers les airs en direction de Lincoln, qui fut immédiatement poussé par Cédric qui se prit de plein fouet le sortilège. Celui-ci tomba violemment à terre, sans pouvoir broncher. Lincoln s'appuya sur le mur, contempla l’œuvre de son ennemi griffon, et se rua sur lui avec une telle colère que l'autre en lâcha sa baguette. Il le plaqua à terre, et le rua de coups. Dans les côtes, dans le visage, dans le ventre, et même entre les jambes pour terminer. Il lui prit le col et avec une haine incomparable dans le ton employé et dans le regard utilisé il lui cracha :
-Tu ne sais pas à qui tu t'adresses mon gars, tu ne sais pas qui je suis, et tu ne sais pas de quoi je suis capable, alors ferme la compris ? FERME LA!

Un coup de boule pour laisser retomber le corps du gamin gryffondor par terre complètement sonné par les coups de Lincoln. Celui-ci lui envoya un dernier coup de pied dans les côtes, avant de se retourner et de sortir Cédric de son coma artificiel. L'autre se massa la tête quelques secondes, tandis que son compère le relevait rapidement et l'aidait à marcher. Les deux quittèrent la scène de lynchage sans précipitation, d'une démarche tranquille.

-Putain quel con ce mec.
-Je t'ai vengé t'en fais pas
-Merci vieux, c'était cool.
-T'as rien vu du con.
-Ouais, mais je le sais, ça se sent, j'ai ressenti chaque coup tu vois ?
-Grâce à quoi ?
-A l'amitié putain!


Tout devint flou, comme si tout partait en fumée. Que se passait-il ? Où partait Cédric ? Pourquoi n'arrivait-il plus à se souvenir avec exactitude de tout ceci ? Pourquoi les morceaux se mélangeaient et s'entremêlaient pour former un ensemble complètement incompréhensible ? Que...

Lincoln hurla. Encore et encore. Jusqu'à la fin du supplice. On venait de lui retirer un souvenir d'une telle importance qu'une nouvelle larme lui coulait le long de la joue, en souvenir à ce moment si grandiose de son passé. Le seul moment où le mot « amitié » avait eu un sens chez lui. Alors que le Lord parlait, Crow n'écoutait même pas, déchiré par cette perte dont il ne souvenait même plus la nature. Qu'avait-il perdu exactement ? Un souvenir oui, mais de quoi ? Tout s'envolait... S'ensuivit la perte d'un nouveau souvenir, celui d'un moment de complicité avec Elizabeth, sa cousine, moment unique... puis un souvenir de son grand-père lui enseignant quelques rudiments puristes, la naissance même de son fanatisme actuel, puis un moment sacré, un moment qu'il aurait protégé à tout prix si ce n'était pas le Lord lui-même qui lui prenait... le jour noir où il reçu l'ultime récompense : sa marque. Pour certains, ce souvenir n'aurait rien eu de « beau » ou « d'heureux » mais pour Lincoln, c'était la représentation même de sa vie, l’œuvre qu'il avait bâti, et le début d'une nouvelle existence... un moment « parfait ». Finalement, alors que le deuxième supplice touchait à sa fin, le Lord attaquait le cinquième souvenir chéri de Lincoln...

Quels yeux. D'une pureté absolue, d'un vert éclatant. Comment était-ce possible qu'un être humain ait une telle dose de charme en deux pupilles ? Devait-il répondre à cette question ? Sûrement, mais étrangement, aujourd'hui, il n'y arrivait pas, et ne voulait pas s'y aventurer. Il contemplait avec bonheur ce sourire, ses yeux, ce visage radieux... l'instant semblait si magique que le temps s'était véritablement arrêté. Un mouvementé prenait une éternité à s'exécuter, et tout était fait pour admirer. Il n'osait pas toucher, c'était trop « pur » pour être souillé...

Alors, tout simplement, elle lui attrapa la main, la serra un peu plus fort, et lui, sans la lâcher du regard, se pencha délicatement. C'était, semblait-il, lent, mais d'une extrême rapidité d'esprit. Il n'avait pas réfléchi... quel bonheur. Ne pas réfléchir, se foutre de tout, et agir. Misère qu'il était heureux... jamais, Ô grand jamais, il n'avait eu la chance d'être aussi épanoui, et là, elle, lui ouvrait les portes d'un paradis artificiel.

Soudainement, il l'embrassa, Rebecca.


Hurlement à nouveau. Tout s'envolait. Une énième larme, il espérait la dernière, coula... et finalement, dans un murmure de rage intense mêlée à une tristesse infinie il lâcha pour lui même :
-Non.. pas elle... pas... pas... non!

Il frappa le sol de son poing... c'était l'instant le plus humain qu'il avait vécu, le seul le raccrochant un minimum à l'humanité et lui faisait encore penser qu'il n'était pas définitivement un monstre. Finalement, le Lord exigea que la torture s'enchaîne. Il ne perdait pas de temps... typiquement terrifiant. Crow se releva, titubant. Il fit face au Lord, comme toujours, avec dignité, car si il subissait la plus horrible des tortures et des privations, il devait montrer à son Maître qu'il gardait toujours sa loyauté. Jamais il ne faiblirait, jamais sa passion pour le Lord ne s'affaiblirait... jamais.

-Je répondrai de mes actes mon Seigneur. Vous ordonnez, et j'exécute.

Il fit une pause, le temps de souffler un coup, c'était beaucoup déjà. Il croyait devenir fou intérieurement. De la sueur coulait le long de son front.

-Anéantissez tout présence de cette femme de mon esprit. Faîtes que je ne m'en souvienne plus... et... et, refaite moi revivre, autant de fois qu'il vous semblera intéressant, mon passage à Azkaban.

Autrement dit, laissez le revivre la pire période de sa vie. La période de peur, de noirceur, d'horreur. Lincoln avait été prit de paranoïa, et d'un soupçon de schizophrénie, et de bipolarité à Azkaban. L'ambiance morbide et délicieusement affreuse avait eu raison de son esprit durant les cinq années d'enfermement. Si le Lord voulait le faire souffrir, peut-être était-ce là l'un des moyens les plus précieux pour s'exécuter.

Qu'allait-il devenir ? Lincoln commençait à appréhender « l'après ». Finirait-il fou ?

Au pire, il ne serait jamais plus monstrueux que maintenant.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Mar 4 Sep - 11:13

-Je répondrai de mes actes mon Seigneur. Vous ordonnez, et j'exécute. Anéantissez toute présence de cette femme de mon esprit. Faîtes que je ne m'en souvienne plus... et... et, refaite moi revivre, autant de fois qu'il vous semblera intéressant, mon passage à Azkaban.

Le Seigneur des Ténèbres avait regarder son fidèle se relever avec lenteur, instable, il le fixait à présent droit dans les yeux, avec une impassibilité, une froideur, et une froide violence dans ce regard rouge que certains disaient inhumain et d'autres inexpressif. Lord Voldemort marcha lentement, pied nus, autour du mangemort, il jaugeait ce qu'était cette demande, un réel choix de souffrance ? Une façade d'humanité ?

Tom Jedusor ne pouvait pas vraiment comprendre que le souvenir d'une femme soit important. Il n'avais jamais aimé personne. Il méprisait les autres même si il s'en servait. La supériorité qu'était la sienne, la grandeur de ses actes le rendait impropre à s'attacher à la bassesse de sonpropre monde. Il fit trois ou quatre tours autour de Lincoln Crow, c'était un moment de répi pour le Mangemort, mais certainement pas pour le Lord qui se questionnait...

Crow avait été franc jusque là dans les actes qui le ferait souffrire, alors Jedusor, quelque peu plus joyeux depuis qu'il avait entamer sa sanglante besogne, se décida à laisser couler ce double choix de torture et à être ferme sur les trois derniers. Il savait déjà quoi faire pour humilier d'avantage son fidèle, il avait deux idées qui marqueraient psychologiquement et physiquement le Mangemort à jamais.

Il savait quoi faire si Crow ne se montrait plus inventif après les salves 3 et 4 de cette séance de torture nocturne.

Entendu, nous allons faire ça...

L'Esprit de Voldemort foudroya à nouveau celui de Crow, il le bouscula avec rigueur, ne le ménageant pas ni dans le fond, ni dans la forme. Il commença ses recherches sur la jeune femme, il avait déjà à peut près compris l'époque des faits, et il s'y attarda avec déllectation. Dès que la femme apparaissait, il la supprimait du souvenir, prenant grand soin de la recréer magiquement et de la placer dans un immense flacon. Il enchaînait, le dernier instant, leur premier, leurs retrouvailles, leurs lettres, leurs sourirs complices, Lord Voldemort éclatait tout sur son passage, on aurait dit un missile à tête chercheuse version legilimens. Il prit un soin tout particulier à vérifier son oeuvre, il repassait dans ces souvenirs vide d'elle et donc pour Crow, vide de sens. Le pauvre homme était à nouveau par terre alors que les souvenirs argentés sortaient de sa tête au niveau de ses tempes et de ses larmes, voltigeaient un instant et entraient dans la fiole qui fut gravée au non de Rebecca. Voldemort, dans son exquise crueauté, insufla un souvenir artificiel qui associait ce nom à une terrible perte, pour que Crow, pendant cette folle nuit de torture, souffre à chaque fois qu'il lirait le nom sur la fiole.

Jedusor, une fois satisfait, se retira de l'esprit de Crow et alla déposer la fiole près des autres, pour que Crow voit toute ses pertes en se relevant.


Voldemort craqua sa nuque légèrement, par un petit basculement de son crâne dans de courte flexion lattérales. Il n'avais plus autant pratiquer la légilimancie aggressive depuis un moment, ça lui faisait du bien ! Toujours relativement joyeux, il fit face à son mangemort qui avait de nouveau prit la peine de se relever. Jedusor le railla :

Je ne t'aurais pas tenu rigueur de rester par terre. C'est pas comme si tu allais réussir à tenir debout fort longtemps...

Et bam, retour de Voldemort dans la conscience de son fidèle, intrusion de type gros coup de boule qui donnait l'impression de basculer en arrière. Jedusor ne chercha pas longtemps le séjour à Azkaban dans la tête de son Mangemort, le souvenir était à vif, il avait une grosse conotation de souffrance, et il prit un malin plaisir à appuyer sur ce ressenti avant de commencer. Il fit tout le tour possible et imaginable, cherchant la brutalité ente les détenus, les humiliations publiques, les rencontre avec les Détraqueurs. L'entrée effrayant du jeune fidèle dans les murs semblait l'avoir traumatisé, Voldemort y revint par sept fois. Il poursuivait, inlassablement, dans sa recherche dans les cinq années, il fit revivre beaucoup de perte de copains détenus, baisé par les gardien, leurs carcasses jetées dans la fosse commune qu'était le centre de la prison des sorciers. Il fit revivre prire encore, sa descente aux enfers, ses envies de suivide, le profond désespoir que l'endroit sucita dans son esprit peu équilibré pour en faire un esprit parfaitement déséquilibré. Il appuya les appels et les refus de libération, les regards haineux des gens, les quolibets à l'encontre de ses actes et de sa faiblesse.

L'opération dura une heure entière, pendant lesquelles Voldemort était debout, immobile, dans une transe mentale férocement efficace. Crow était plus bête qu'homme, affalé sur le tapis et il émit un soupir de soulagement quand le Maître quitta son esprit
.

Lève toi et donne à ton Maître les deux derniers supplices. Si tu n'en a pas, je sais déjà quoi faire. Il ne tient qu'à toi de décider des souffrance prochaines jusqu'au Doloris.

J'écoute.

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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Ven 14 Sep - 21:08

On ne pouvait faire plus angoissant que Lord Voldemort tournant, lentement, autour de sa proie. Il analysait avec une minutie toute particulière, tellement spéciale que ça en restait... choquant. Le terme était justement choisi, Lord Voldemort était choquant. Un être d'intensité, un être surprenant dans son atrocité. Lincoln se savait craint par beaucoup de sorciers, ou du moins, se savait assez monstrueux pour être craint, mais il ne pouvait qu'être abasourdi face à son Maître, et néanmoins tortionnaire. Une puissance propre se dégageait du bonhomme à face de reptile, une aura si étrange que même Crow n'arrivait pas à comprendre d'où provenait sa peur. Oui, Lincoln avait peur. L'aurait-il avoué ? Probablement pas, la fierté ne se discute pas, mais quoiqu'il en soit, il était ampli de peur et d'appréhension. Une sensation qui le bouffait de l'intérieur et qu'il n'arrivait pas à faire fuir. Il se concentra sur l'instant présent, il n'avait pas le droit à l'erreur c'était soit il gérait son esprit et ses émotions, soit il se ratatinait face au Lord, et il pouvait crever en silence dans une fosse commune.

La première slave arriva. C'était brusque, rapide, efficace, douloureux, atrocement dérangeant, et horriblement affolant. Il se croyait être malmené de chaque côté, il fermait les yeux, se forçait à oublier, simplement « oublier », mais impossible, l'impression était trop forte. C'était un carnage intérieur, le Lord décimait tout sur son passage, tout ce qui touchait à Rebecca, et c'était une sensation dégueulasse que de savoir l'unique personne aimée partir en fumée pour de simples broutilles. Lincoln considérait tout ceci comme des broutilles. Il s'en rendait compte au fur et à mesure que sa torture continuait, il subissait des atrocités pour de simples formalités. Oui, il avait perdu face à Leonheart, et alors ? Une défaite est une défaite, pourquoi la honte d'avoir échoué ne suffisait-elle pas ? Crow n'était pas fier de cette défaite, il ne se vantait pas, ni ne s'en vanterait jamais. Il assumait d'avoir perdu, pour tout dire, il considérait même cette échec comme un échec productif, mais il ne voyait pas le fondement de la colère du Lord, il ne comprenait pas, et ne comprendrait probablement jamais. C'était un fait, on ne saisissait pas le Lord, on le servait. Dans l'absolu, c'était un détail, mais pour un mangemort, cela avait une signification bien différente puisque rien n'était plus important que l'absence de question, l'absence de contestation. Lincoln était devenu au fil des années aussi intransigeant que son maître en matière d'exécution. Il ne supportait pas qu'on conteste, ou qu'on veuille rectifier ses dires, il se pensait suffisamment intelligent pour décider seul, et c'était probablement ce qui l'avait immédiatement induis en erreur.

Il souffrait, oui, il souffrait à en perdre la raison, mais il s'efforcer de résister. Qu'aurait dit John Crow si il savait son petit-fils incapable d’honorer son sang-pur ? A y repenser, pouvait-il encore se considérer comme « honorable » ? Non pas vraiment. Il avait débranché sa branche pure, qu'y avait-il d'honorable là-dedans ? Rien du tout assurément. Cependant, il se devait d'être fier, fier dans la douleur et dans l'absence de solution. Fier dans son erreur, dans son échec, dans sa peur, car même si il n'était pas en position de duper le Maître, il restait encore seul maître de lui-même, de son âme et de ses envies, et crever maintenant n'était pas dans ses projets, ou du moins... non, ce n'était pas dans ses projets, point. Il essaya, tant bien, que mal, de faire abstraction de la douleur psychologique, mais c'était horriblement difficile tant la férocité de Tom Jedusor était importante. Rien ne semblait arrêter cette vague d'horreur intérieure, c'était un ras de marée qui frappait sans somation, et le plus douloureux n'était pas l'instant présent, ni le passé, c'était « l'après ». Est-ce que ce serait pire encore ? Très certainement. En réalité, Crow perdait espoir, l'espoir d'être un jour lui-même.

Quand tout s'arrêta enfin, il ne prit la peine de se relever, il était affaibli, horriblement fatigué, et ne pouvait presque plus espérer un jour courir normalement (chose étrange, mais la sensation était belle et bien présente), mais il restait tout de même assez fier de lui-même pour oser faire face à l'horreur. Chose que d'autres n'auraient su faire. Là aussi, le regard allait changer. Il ne serait peut-être plus craint comme avant, beaucoup le mépriserait, mais qu'importe, il s'en fichait éperdument, et la plupart de ces bouffons de basses cours n'étaient de toute façon pas capables de résister ne serait-ce qu'à un centième de ce qu'il venait de subir. La torture était forte et violente, mais elle était extrêmement intéressante dans sa pratique et dans son fond. Jamais plus il n'échouerait, car il préférait mourir plutôt que de revivre tout ceci. Le Lord le railla, Crow ne broncha pas, ni sourire, ni gêne, il demeurait froid et impassible, son regard était d'un noir profond, on sentait sa haine, une haine qui se dressait peu à peu vers autre chose que lui-même, au final, le Lord arrivait à tordre la haine de Lincoln contre les autres plutôt que sur lui-même, ce qui était en soi, un bonus pour le mangemort qui n'aurait pas à se questionner sur son être et son existence. Une autre slave s'enclencha et il fut projeté à terre immédiatement.

La nature de Crow était passée d'Homme, à Monstre, à Animal en une soirée. Il était prit de spasmes convulsifs, il ne réagissait plus à rien d'autre qu'à ses douleurs intérieures, et il semblait même insensible au contact physique. Ses yeux étaient d'un blanc maculé qui faisait froid dans le dos, et ses gestes étaient brusques, soudains, puissants. Lincoln ne contrôlait plus rien, il se laissait porter par une vague, il s'était laissé coulé sous les flots et ne pouvait désormais qu'attendre le rivage et sa sécurité partielle. Jusqu'où irait le Lord ? Lincoln avait sa petite idée si il ne donnait pas de suite à ses souffrances par lui-même. Le sort de son grand-père était un prémisse, il ne fallait pas être un génie pour savoir que ce qui attendait Crow si il n'était pas assez inventif c'était la sodomie par un impur, autrement dit, l'acte le plus infâme qu'on puisse lui faire. Certes ce serait une torture, mais Lincoln ne serait même pas sensible à la douleur. Il ne serait pas sensible à la leçon présente derrière, le seul effet qu'aurait un tel acte serait de le retourner contre ses idéaux et le forcer à renier son être. En d'autres termes, le Lord perdrait un fidèle dans la mort à coup sûr, ce qui était en soi, absolument futile pour le Seigneur des Ténèbres qui en avait un paquet sous sa botte et qui n'avait que faire d'un imbécile incapable d'assumer ses actes.

Lorsqu'enfin le quatrième supplice s'acheva, une heure s'était écoulée. Pour Lincoln, il croyait avoir perdu la moitié de sa vie à souffrir sans comprendre le fondement même de cette souffrance, mais pour le Lord, c'était peut-être trop court, ou tout juste bon ? Bref, il devait se relever. Il prit appui sur le siège à côté de lui, et se rendit rapidement compte que ses habits étaient en partie déchirés, ce qui signifiait qu'il s'était battu avec lui-même durant la transe probablement. Bordel de merde, il était dans un sale état. Il fit face de nouveau au lord, et même si il gardait une froideur impressionnante dans ses yeux, et une haine constante, on ne pouvait plus vraiment parler d'impassibilité. Il était nettement affaibli, il haletait, il souffrait même après l'horreur, et c'était d'autant plus atroce qu'il se sentait faiblir de plus en plus.

-Il.. il y a un sortilège mon Seigneur qui permet, notamment... il toussa par deux fois notamment de faire ressentir une douleur continue. Une douleur que je garderai à vie, et de laquelle je ne pourrai me passer... une douleur synonyme d'échec. C'est un sortilège que je ne connais que de renommée, mais vous savez duquel je parle, assurément.

Crow lâcha prise de son appui avant de continuer.

-Mais avant Maître, il y a un maléfice que je trouve particulièrement... douloureux. Un maléfice que je n'ai jamais subi, il s'agit du Videntrailles...

Le Videntrailles, marque de fabrique d'Eris Valverde, Crow aurait une large cicatrice qu'il garderait à vie et une douleur comme jamais il n'en aurait connu dans sa vie. Si Lincoln savait gérer sa douleur physique, pour le coup, il était moins sûr de ne pas y être sensible. Sur ces mots, il fit face au Seigneur des Ténèbres, et patienta, attendant sa sentence avec une once de haine envers son tortionnaire.


HRP : Sauf si tu veux qu'on discute (LOOOOOL) je pense que je peux m'arrêter là ?


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MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Jeu 20 Sep - 21:36

Hrp : Attention, ce post contient des éléments très violents et choquants, âmes sensibles s'abstenir. La suite ne faiblira sans doute pas, ce message apparraitra à chaque post choquant.
Vivement déconseillé aux mineurs


Lincoln Crow ne chercha pas à sucrer du temps, du repos, de la compliance. Il fut digne, il enchaîna directement, faute d'être encore fort, il était fier, il gardait la tête haute alors que le seigneur des Ténèbres le regardait avec un air dédaigneux.

Le mépris s'effaçait peu à peu du regard du Maître, mais il n'en serait pas clément pour autant, son fidèle était en passe de redorer quelque peu son blason, même si il était encore bien terne. Tom Jedusor savait apprécié le cran, faute d'être haineux envers le courage bête et dirigé, il n'était pas friand de la couardise pour autant. On ne pouvait pas faire la moindre erreur, ni baisser les bras, mais se montrer téméraire était dangereux aussi. Et malgré la fragilité de sa condition, Crow faisait preuve d'un excellent discernement, aussi étonnant que ça puisse paraître.

Voldemort l'écouta, avec une attention nouvelle, et une fois qu'il eut terminé, le Maître recommença ses cents pas, réfléchissant sans se soucier de ce que pouvait ressentir le Crown quasiment agonisant sur son plancher. Et une fois que ses pensées se figèrent, il se remit face à son Mangemort, quasiment nonchalammant, et il dit avec une voix doucereuse :


Nous parlons de te torturer Lincoln, pas de t'handicaper. Je ne t'appliquerai le Maléfice de la Douleur Perpétuelle, ce serait contre-productif. Tu me servirais bien mal si je t'envoûtais de cette façon... Nous ferons donc autre chose... Je me montrerai cependant plus clément puisque tu as sut faire une demande supérieure à mes attentes...

Passons donc au Videntraille.


D'un geste de son bâton, Lord Voldemort arracha la robe de Crow, le laissant torse nu, il le regardait droit dans ses yeux, il releva sa baguette, relevant le mangemort, le laissant en lévitation face à son maître. Jedusor inclina sa tête, et il toucha de la pointe de sa baguette la peau de Licoln, juste sous son sternum, il lui dit tout en brûlant légèrement la peau à l'endroit où il inciserait :

Ce sortilège nécessite des connaissances de base en Anatomie. La cavité péritonéale, qui contient tes viscères a de nombreuses attaches internes, tels que le mésocolon par exemple. Le Maléfice doit être dirigé pour tout couper, sinon les organes internes ne tomberont pas, et c'est bien moins amusant.

Commençons.


Il informua le maléfice et appliqua l'incision, avec vitesse et précision, la peau les muscles furent coupés, arrachant des cris à sa victime, et il embraya sans marquer de pause, il ouvrit la cavité péritonéale, puis arracha toutes les attaches viscérales, prenant soin de ne pas abîmer les organes ou les vaisseaux sanguin. Quand la dernière attache se rompit, tout le contenu sortit assez brusquement alors que Voldemort appliquait des sortilèges à Crow pour qu'il reste conscient, pour qu'il ressente tout. Il empêchait que la douleur ne devienne routinière pour qu'il ne s'en accoutume pas.

Du sang s'écoulait, et Voldemort s'amusa à faire faire du yoyo avec les entrailles de Crow, lui donnant des sensations excécrable, il lui mit ses intestins sur son visage, il le railla un peu, compressa les organes magiquement.

Après une bonne vingtaine de minutes boyaux à l'air, le Seigneur des Ténèbres les fit rentrer, formulait tout de même un sort pour empêcher l'infection, il n'était pas borné au point de tuer son Mangemort par négligence. Il cicatrisa la peau et fit retomber le mangemort au sol. Sans délicatesse.


Passons à la suite. QUEUDVER !

Le bruit des pas du rat-sorcier retentirent rapidement à l'affut des prochains ordre, il ouvrit la porte en toute hâte, vit ce qu'il se passait, détourna vivement les yeux en s'affaissant sur lui même dans une position très défensive. Tom Jedusor le toisa un instant et il dit :

Torture-le. Peut importe la méthode, mais torture le. Je te surveille.

Voldemort alla s’asseoir dans son fauteuil pour profiter du spectacle. Il regarda le teint blafard de Queudver, il se délecta de le voir pleurnicher avant de se metrte au travail. Il donna quelques coups de pieds, puis entama une torture magique classiquement, qu'il exécuta malhabilement, même si il arrachait quelques cris à Crow. Ca ne dura pas très longtemps, une dizaine de minute tout au plus, Peter Pettigrew n'était pas à la hauteur de ce genre de tâche, à n'en pas douter, et Voldemort le savait très bien, il avait laisser une torture douce se faire avant de passer au dernier supplice...

Tom Jedusor se leva et Queudver se prit un trait rougeâtre en pleine poitrine, il hurla de douleur, se contorsionnant sous son effet. Il pleurait, se grattait le visage comme pour s'énucléer, et le Maître le fixa avec dégoût en mettant fin au premier de ses doloris. Il renifla avec les deux fentes qui lui servaient de nez et il dit :


Dégage minable, je t'ai assez vu. Et pose ta baguette avant de partir, un cracmol aurait fait mieux que toi.

Puis il regarda Crow, intensément avec son regard rouge et il ajouta :

7 est le nombre magique par excellence, c'est pourquoi ce dernier supplice sera exemplaire.

ENDOLORIS !


Il leva la baguette de Sureau en un mouvement effroyablement vif et efficace, il maintint le sort, la voix de Crow s'était brisée dès l'entame de l'acte ultime fait par le sorcier le plus puissant du monde avec la baguette la plus puissante du monde. Il laissa le maléfice durer une trentaine de secondes qui durent paraître des heures à Crow. Chaque nerf, chaque millimètre carré de sa peau était soumis au supplice de Jedusor. Puis il s'arrêta.

Je vais doubler le temps à présent, six fois, tu auras reçu sept doloris pour ton septième supplice.

Et il recommença, une minute durant, avec une froideur extrême, l'homme à ses pieds pleurait, était détruit physiquement, manchot, et mentalement fort pourtant. Puis son sort cessa. Voldemort laissait une minute de repos entre chaque doloris, il se reconcentrait durant cet intervalle, pour ne pas faiblir durant sa séance de torture.

Deux minutes de doloris passèrent, puis 4, 8, 16 et finalement, 32 minutes consécutives de doloris de façon ininterrompue, d'une grande violence, d'une intensité unique et parfaitement constante, Crow, ne pouvait pas tomber dans l'inconscience à cause des sortilèges placés par son maître. Il ressentit la même chose que les trentes première secondes, mais 64 fois plus longtemps, de quoi largement rendre fou un homme. Il finit pas laisser le sort se dissiper, Voldemort ne semblait pas fatigué par ce qu'il venait de faire, comme si c'était parfaitement routinier.

Il laissa une minute de repos et finit par prendre la parole :


Tu as passé tes 7 supplices Lincoln Crow, tu es en vie et de part ce fait encore à mon service. Pour ce faire, je vais t'accorder, en échange de cette soirée, mon pardon. Tends tes bras.

D'un premier geste de la baguette, il fit apparaître un filet argenté, qui peu à peut forma un bras argenté qui se positionna sur le moignon de façon douloureuse, mais bien moindre que ce que Lincoln avait pu subir durant cette soirée. Ensuite, le Maître s'approcha de son Mangemort, attrapa ferment la main droite de Crow, il positionna la pointe de sa baguette sur le bras de chair et il fit apparaître la Marque des Ténèbres. Il le relâcha, le regardant comme la loque qu'il était devenu cette soirée et il lui dit :

Tu vas t'occuper des Jugson, ils doivent souffrir comme tu as souffert, et mourir. Je veux que tu me rapporte Tom, pour qu'il crève de ma main. Si tu prends le moindre jour de repos, nous recommencerons tout ceci immédiatement.

Prends tes souvenirs en sortant, il me sera plus facile de te les enlever à nouveau si tu les as récupéré. Que cette soirée reste à jamais dans ta mémoire le siège de ta détermination nouvelle à servir proprement ton maître.

Tu peux t'en aller.


Oui Voldemort était suffisamment cruel que pour rendre ce qu'il avait pris, tout en promettant de recommencer toute cette séance pour les reprendre si il le fallait. Certains y verraient la clémence, lui y voyait l'acte de cruauté le plus abouti.




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MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé]

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Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé]

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