POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 07/10/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 08/10/2011
Parchemins postés : 1575



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA5 - Sorcier Dangereux
Ma résistance magique est de: 14PV
Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé] Ven 21 Sep - 21:20

- Tu vas t'occuper des Jugson, ils doivent souffrir comme tu as souffert, et mourir. Je veux que tu me rapporte Tom, pour qu'il crève de ma main. Si tu prends le moindre jour de repos, nous recommencerons tout ceci immédiatement.

Ainsi tombèrent les ordres. Lincoln scruta son Maître, longuement, et avec attention. Si selon Lord Voldemort, les Jugson devaient périr, alors ils périraient, et si Thomas devait être amené jusqu'à Little Hangleton, alors soit, il y serait amené. Crow n'avait généralement qu'une parole, et en jurant fidélité au Lord il y a de cela dix longues années, il s'était engagé à respecter les ordres au doigt, et à la l’œil. Certains auraient pu le traiter de «chien » ou d' « esclave », le mangemort voyait là une preuve d'honneur et de force. Savoir suivre ses idéaux, les assumer, et les appliquer, même dans l'atrocité, c'était ce qu'il y avait de plus fort chez un fanatique, et c'était probablement ce qui faisait le plus peur pour les conformistes : l'absence de morale. Crow baissa lentement la tête, il s'était mis à genou face à son maître, et d'une voix lente il confirma sa dévotion.

-Oui, maître.

Prends tes souvenirs en sortant, il me sera plus facile de te les enlever à nouveau si tu les as récupéré. Que cette soirée reste à jamais dans ta mémoire le siège de ta détermination nouvelle à servir proprement ton maître.

Tu peux t'en aller.


Lincoln prit appui sur un siège relativement abîmé par le temps. Il se dressa, lentement, d'un mouvement presque douloureux. Sa position était légèrement affaiblie, il exécuta une très légère révérence, on ne quittait le Lord sans le saluer dignement, ou du moins, avec respect. Il ouvrit la porte de la pièce de toutes les tourmentes, la referma derrière lui et resta là, planté, fixant le sol. Dans sa main droite, il portait les quelques fioles contenant les souvenirs arrachés pendant la soirée. Il tourna les yeux vers son bras gauche, il y a quelques instants inexistant, et y découvrit de nouveau un bras argenté, d'une beauté presque triste. C'était indéniablement un cadeau que faisait là le Lord, il aurait pu le laisser manchot, la punition aurait été difficile et forte, mais non, il lui avait accordé la rédemption, ou presque. Comme pour s'assurer que tout fonctionnait à merveille, il releva le bras, et fit bouger ses nouveaux doigts de métal. Son visage ne s'illumina ni de sourire, ni de haine, il restait totalement neutre, d'une banalité effroyable... cette offrande était peut-être un signe de la bonté du Lord, elle n'en restait pas moins une marque de son « échec » qu'il ne voyait même pas ainsi. Connerie.

Il leva les yeux, fixa les escaliers plongés dans la pénombre de la nuit noire, et s'avança, lentement. Son pas était lourd, comme accablé des sacrifices de cette soirée. Il glissa les petites fioles une à une dans la poche intérieure de sa veste en cuir, une poche soumise au sortilège d'extension. Sa nouvelle baguette, achetée depuis la saisie de son ancienne par l'Ordre, était délicatement rangée dans une autre poche intérieure prévue à cet effet, et si ce n'est la douleur visible sur son visage, son allure trahissant une souffrance certaine, Lincoln Crow était plus effrayant qu'auparavant. Rien ne semblait être capable de l'arrêter dans sa démarche haineuse et violente, il n'avait plsu code, plus de limites, plus de supérieur, il était devenu dépendant de sa haine, de sa colère, et il ne pourrait plus jamais s'en détacher... voilà l’œuvre du Seigneur des Ténèbres ce soir : créer l'être dénué de lui-même.

Il descendit d'un pas tout à fait lent et traînant. Le grincement des marches sous son poids retentissait dans tout le manoir de Little Hangleton, et lorsqu'il débarqua au rez-de-chaussée, il abordait de nouveau son sourire d'une infinie cruauté. Il cherchait le plaisir. Le plaisir de faire peur, de faire souffrir. On l'avait détruit, parfait. Il allait se reconstruire à sa façon. Si on avait pu abuser de lui, c'était désormais terminé. Oublié le Crow presque trop gentil, place à la renaissance d'un monstre doté de baguette et de pouvoir magique. Il n'avait ni sang, ni affiliation, il vivait pour tuer, il vivait pour torturer, il vivait pour se retrouver.

Il ne bougeait plus, ses deux bras étaient le long de son corps, et ses deux points, l'un de métal, l'autre organique, et il cherchait des yeux quelque chose. Ça semblait important et pourtant il n'y mettait pas plus d'entrain que cela, seuls ses yeux bougeaient le reste était fixe, et c'était une posture d'autant plus étrange que seul la lumière de la Luna passant par la fenêtre de l'escalier venait éclairer son visage de marbre, un visage presque fou illuminé d'un sourire sadique mais discret. Un silence de marbre régnait quand soudainement, un léger craquement se fit entendre dans la pièce faisant face à la grande porte d'entrée. Les yeux de Crow se ruèrent sur la porte entre-ouverte... il se déplaça enfin, lentement, mais avec aisance. Il retrouvait peu à peu toutes ses forces, c'était sûrement cette traque qui le remettait d'aplomb. Il ouvrit la porte d'un seul coup et pénétra dans la pièce, une pièce aux proportions immenses, plongée dans le noir complet. Il ferma derrière lui si bien que lui-même, tout comme sa proie, étaient enfouis dans les ténèbres du Manoir. Lincoln savait bien que le Lord se trouvait juste quelques étages au dessus, mais qu'importe, il s'en fichait. Il traquait, et plus rien ne l'arrêtait désormais. Il s'avança, doucement, en essayant de décrypter chaque mouvement dans le noir. C'était un exercice difficile, et même si il n'y parvenait pas pour le moment, il gardait cet air affreusement satisfait. Il prit lentement sa baguette, sans pour autant lancer quelconque sort, et tout en parcourant l'immensité de la salle, il lâcha avec un ton agressif dans lequel on sentait une certaine satisfaction personnelle :

-Tu es fais comme un rat... ne tente pas de m'échapper, tu le sais bien...

Il accéléra d'un seul coup, couru, et d'un geste de son bras gauche prit par le col Queudver et le souleva jusqu'à quelques centimètres du sol, son nouveau bras lui donnant une bien meilleur force physique, c'était assez plaisant. De sa main droite il alluma sa baguette d'une lueur simulant celle des flammes, elles virent illuminer les deux visages qui se touchaient presque, l'un d'une monstruosité atypique, l'autre apeuré et stressé par un environnement effrayant.

-C'est impossible.

Il le propulsa légèrement en arrière, si bien que l'autre tomba à terre, violemment, et sans retenue. Crow fit un nouveau mouvement de baguette et les bougies de la salle s'allumèrent. La lumière n'était pas intense mais elle suffisait pour rendre un cadre tout à fait glauque. Les meubles étaient pour la plupart sous un draps blanc, des toiles d'araignées pleines de poussières ornaient les coins et les entre-meubles, et plus rien ne semblait pouvoir remettre ce lieu d'aplomb. Lincoln rangea sa baguette, fixa Queudver, d'une manière amusée. Il fondit sur lui, lui attrapa le col, cette fois des deux mains, et le souleva.

-Écoute moi bien sale rat : c'est l'unique, et dernière fois, que tu me touches. Le Lord te l'a ordonné, et tu l'as fait, soit, mais entends-moi bien, la prochaine fois que tu oses mettre tes vieilles pattes de nuisibles sur moi... je te tue, Seigneur des Ténèbres... ou pas.

Il le fixait toujours avec un sourire presque, incitons sur le presque, amical. Soudainement, son visage se durcit, il passa d'un facial amusé à une rage profonde, il était comme possédé, il frappa d'abord Queudver d'un coup de tête, et puis l'enchaîna de coups de genou dans le ventre. L'autre se tordait de douleur, crachait, mais n'hurlait pas, le souffle trop court pour pouvoir émettre un simple son.

-Tu

Nouvelle raffale

-Ne me

Une slave de plus vint ponctuer l'estomac du rat de gouttière.

-Touche pas

Il l'enchaîna une dernière fois et le laissa tomber à terre. Il pleurait, comme le pleutre qu'il était. Lincoln, sans sourire, avec ce visage de rage replaça ses vêtements, et se pencha vers le dernier des mangemorts.

-Je ne serai jamais comme toi

Et il lui envoya un dernier coup de pied dans le ventre avant de se détourner, avec cette allure toujours affaiblie par cette soirée éprouvante. Il ouvrit la porte, d'un geste éteignit les bougies, et referma la porte. Une traque n'en était pas réellement une si il n'y avait pas d'amusement. Tuer Queudver n'aurait servi qu'à le rendre plus honorable qu'il ne l'était. Non, l’avertir, et le tabasser un peu, en lui rendant la monnaie de sa pièce c'était bien plus amusant. A la différence du rat, les coups de Lincoln étaient réellement douloureux. Puissants, précis, presque imparables, Queudver avait dégusté lui aussi ce soir... et tant mieux. De toute façon, si Crow n'avait pas pu se défouler sur cette merde ambulante, l'honneur de recevoir un châtiment serait retombé sur quelqu'un d'autre, un inconnu peut-être, ou un sorcier peut-être... alors autant que cela tombe sur un être méprisé de tous, unanimement.

Lincoln ouvrit la porte du manoir, cette grande porte presque effrayante, se plaça face au ciel noir et à cette lune d'une intense lumière blanchâtre, et enfin, s'en alla, comme il était arrivé, en un coup de vent.

Castle Bay – Mardi 7 Août 2004 – 02h38 du matin

Le sentier menant au manoir était boueux et passablement mal formé, c'était évidemment dû à la pluie incessante de ces derniers jours sur le nord de l'Angleterre. Castle Bay était magnifiquement bien situé, dans une baie de toute beauté, elle offrait un panorama sublime et un cadre somptueux cependant, et comme beaucoup de sites remarquables du Royaume-Uni, cet endroit était bien souvent placé sous le signe de l'eau, et de la pluie et ce n'était pas pour plaire au propriétaire des lieux.

Lincoln marchait d'un pas assuré, bien que traduisant un mal de jambe dû à sa torture de la nuit, le long du sentier jusqu'à atteindre la cour intérieure du manoir. Il pénétra dans sa demeure alors que le silence le plus total y régnait. Comme à leur habitue, les elfes rangeaient, préparaient, aménageaient. Un seul vint voir le mangemort, un seul car c'était le « Chef de groupe » celui chargé de discipliner les autres et d’organiser les tâches. Cet elfe là était notamment le premier qu'avait eu Lincoln sous sa responsabilité et il était dors et déjà placé sur un piédestal comparé aux autres.

-Le Maître rentre tard. Le Maître voudrait-il un bain ?
-Non Wilky, je m'en passerai. Allume un feu dans le salon plutôt.


L'autre s'exécuta tandis que son possesseur retirait sa veste et la plaçait sur un porte manteau. Il était torse nu, son tee-shit ayant été arraché par le Lord pour le Videntrailles. Il contempla sans grand étonnement la large cicatrice qui ornait désormais son ventre... et dire qu'il avait vu et touché avec son nez ses entrailles... quel immondice. Il avait perdu beaucoup de sang et c'était probablement ce qui le rendait si faible ce soir. Il prit sa baguette, la plaça dans une poche arrière de son pantalon et saisit les fioles de souvenir. Il avait une idée bien précise de ce qu'il voulait en faire, mais n'était pas encore décidé à l'exécuter. Certaines décisions vous paraissent plus lourde que tuer un être humain... et pour Crow tuer un être humain ce n'était franchement pas grand chose.

Il alla jusque dans l'immense salon et se posa sur le canapé en cuir face à la cheminée préalablement allumée par l'elfe. On lui apporta un nouveau vêtement qu'il enfila rapidement puis il congédia ses serviteurs, sauf Wilky qu'il connaissait maintenant depuis l'âge de huit ans, soit depuis plus de vingt-et-un ans. Un verre de whisky était posé sur la table base sur laquelle il posa une à une toutes les fioles, en ligne, comme pour les observer. Finalement, il prit le verre, s'installa le plus confortablement possible au fond de son canapé et analysa dans un silence total ses souvenirs. Cette espèce de fibre blanc, un semblant gluant, était impossible à décrypter à l’œil nu... seul un appareil magique comme la pensine pouvait permettre de le visionner... mais il restait aussi l'introduction psychique qui n'était en soi qui de complexe mais Crow hésitait. Il savait ces souvenirs dangereux pour lui. Il les savait importants. Il ne se souvenait plus de quoi il s'agissait, mais il savait pertinemment qu'ils l'étaient, et c'était précisément ce qui le faisait douter : l'absence de réponse quant à ses questionnements. Avoir les réponses à ses questions devant ses yeux sans pouvoir les comprendre c'était comme avoir de l'eau en plein désert sans pouvoir la boire. Plusieurs fois il fut pris de pulsion pour les saisir et les balancer en l'air, ou encore les prendre et les réintégrer dans sa mémoire. Ça se chevauchait. Tout ça ne valait pas grand chose et il ne savait toujours pas quoi faire.

-Es-tu heureux Wilky ?
-Grâce au Maître oui, Maître.
-Tant mieux. Moi aussi.
-Wilky est heureux que le Maître soit heureux
-Et même en étant heureux je ne sais pas si je le suis réellement.
-Wilky a lâché l'affaire Maître...
-Qu'est-ce qu'être heureux ? Sourire et prendre du plaisir ? Dans ce cas, je le suis.
-Le Maître a-t-il besoin d'un autre verre ?
-Si je suis heureux Wilky, ais-je besoin de mon passé pour avancer ?
-Un bain ?
-Effectivement non. Alors...


Il se leva, prit les fioles rapidement et s'en alla vers l'intérieur de l'immense bâtisse. Son elfe le suivait de près, complètement perdu et ne sachant plus où donner de l'attention. Ils passèrent dans un bureau, puis dans une bibliothèque assez vieille et visiblement peu utilisée. Crow se lança dans le labyrinthe jusqu'à être assez loin de l'entrée pour s'arrêter. Il prit un livre, l'ouvrit et de sa baguette creusa dans les pages une boîte dans laquelle il rangea toutes les fioles.

-Le Maître ne devrait-il pas prendre les fioles et les amener à la pensine ?
-Non Wilky.
-Le Maître ne veut-il plus retrouver son passé ?
-Non.
-Si Wilky peut se le permettre Maître, pourquoi ?


Lincoln referma le livre, resta planté là pendant un temps, le grimoire dans ses mains. Finalement, il le replaça lentement, et en se retournant vers son elfe serviteur, il lui fit avec un sourire discret et toujours aussi cruel, typique du personnage :

-Parce que sans ces souvenirs, qui pourrait m'atteindre ?

Merci pour ce RP juste sublime Léon !

____________________________________





Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Affronter ses idéaux. [Pv Voldy] [terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: Rp Importants
-