POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage



avatar
Arrivé sur Poudnoir : 24/06/2012
Parchemins postés : 389



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Erin Breckenridge


MessageSujet: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Mer 8 Aoû - 11:50

Spoiler:
 

Un elfe de maison était de nouveau venu apporter un message à notre jeune artiste. Cette fois, l'inquisitrice la priait de l'attendre dans le parc, cet après midi même.
Il ne s'était pas passé une semaine depuis leur dernier entretient. Erin avait déjà lu le livre qu'elle lui avait confié deux fois. C'était simple, elle n'y comprenait rien. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il est toujours plus rapide de lire quelque chose sans le comprendre. Oh, bien sûr, elle avait bien quelques passages qui l'avaient marquée. Mais les trois quarts de l'ouvrage lui restait obscure.

Quitte à perdre son samedi après midi, Erin était venue une bonne heure plus tôt avec sa nouvelle (et non neuve) guitare. Elle avait gratté dans le vide un petit moment avant qu'une vieille mélodie moldue lui revienne à l'esprit. Une réécriture de l’œuvre de Shakespeare qui l'avait fait fondre. Il n'y avait pas de guitare dans les instruments, elle se débrouilla donc pour que les quelques accords qu'elle connaissait ne sonnent pas trop dégueu, et trouva une rythmique... pas terrible, avouons le. Toute façon, il n'y avait personne pour la surveiller. Ce n'était pas de la musique chantée, mais de la musique parlée. Les moldus appelaient ça du slam. C'était différent du rap, mais assez proche. Bref, les sorciers y perdraient leur latin.

Elle jouait sa musique en arpège et tentait de placer les paroles sur cet accompagnement improvisé.


Roméo habite au rez-de-chaussée du bâtiment trois. Juliette dans l'immeuble d'en face au dernier étage. Ils ont 16 ans tous les deux et chaque jour quand ils se voient, grandit dans leur regard une envie de partage...

Une chanson réconfortante qui transmettait l'espoir... pour une légende qui ne connaissait que la tristesse, la haine et la mort.

Mais Juliette et Roméo changent l'histoire et se tirent. A croire qu'ils s'aiment plus à la vie qu'à la mort. Pas de fiole de cyanure, n'en déplaise à Shakespeare, car l'amour a ses horizons que les poisons ignorent.

Erin posa sa guitare à côté d'elle et se coucha dans l'herbe. Elle aussi rêvait d'une passion fulgurante qui lui donne des ailes. Un amour lointain, puissant, qui lui fasse faire des folies.
Elle le trouvait en partie dans l'art qu'elle pratiquait, mais il lui manquait quelque chose... d'humain.
Elle sourit en coin. Elle était comme tous les adolescents de son âge, les hormones la travaillaient.

Le soleil (ou plutôt l'ombre qui se trouvait à côté d'elle grâce à lui) lui indiqua qu'il était l'heure et que l'inquisitrice n'allait pas tardé. En fait, elle était même déjà là, puisque cette ombre était la sienne.
Erin se leva pour lui faire face et la salua d'un simple "professeur" accompagnée d'un mouvement de tête. Elle n'arrivait pas à l'appeler autrement. Une vieille habitude puisqu'elle l'avait eu durant longtemps en cours. Et on ne se défait pas des habitudes.

Mais Roméo argumente et résiste aux coups de pression
On s'en fout papa qu'elle soit mangemorte, regarde comme elle est belle...

Erin frissonna. Il était vrai que LeeRoy avait quelque chose de Juliette. Peut-être la prestance et la grâce. Avait-elle un Roméo ? On lui attribuait tant d'aventures qu'elle devait en avoir des dizaines.

Erin sourit gênée et eu pour réflexe de frotter son coude droit avec sa main gauche. Elle ria légèrement quand elle s'en rendit compte, elle réagissait comme ces gamines dans les mangas. Elle espérait que l'inquisitrice ne l'avait pas entendue chantonner, car loin d'être honteuse d'être prise en plein concert, elle était surtout gênée du contenu de la chanson. Environ une cinquantaine de termes moldus se succédaient les uns à la suite des autres. Après ce qu'elle avait vu en s'invitant dans son esprit, elle craignait que cette petite liberté mette légèrement en colère l'inquisitrice.


Euh... je... euh... Vous m'avez fait mander ?


Dernière édition par Erin Breckenridge le Mar 14 Aoû - 18:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Date de naissance du joueur : 06/11/1986
Âge du joueur : 31
Arrivé sur Poudnoir : 11/10/2009
Parchemins postés : 10112



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Mer 8 Aoû - 15:42


Frédérique était face à son miroir. Un grand miroir qui renvoyait son image de la tête au pied. Elle n’avait jamais été narcissique. Elle n’était pas prête de l’être. Il était rare qu’elle s’attardait devant cet objet. Souvent même, elle le fuyait. Peur de son image, peur de voir les ravages du temps. Elle avait toujours été des plus pessimistes sur sa personne. Elle ne s’aimait et ne semblait pas prête à s’aimer. Elle savait ses qualités, elle savait ses compétences, mais elle ne se trouvait jamais assez brillante, jamais assez performante.
Elle passa ses doigts fins tout le long des traits de son visage. Ses traits étaient tirés. Bien qu’elle passait de meilleures nuits ses derniers temps, grâce au silence qui régnait au château grâce aux vacances d’été, elle continuait à avoir des traces de fatigue autour de ses yeux chocolats, creusant ses joues pâles. Pourtant elle s’alimentait mieux depuis son retour, les elfes de maison étaient à ses petits soins. Elle semblait moins chétive, mais elle n’en restait pas moins d’aspect fragile.
Elle aimait la jeunesse, elle chérissait la jeunesse. Elle refusait la mort par vieillesse, elle rejetait la vieillesse. C’était peut-être pour cela qu’elle prenait un attrait particulier à prendre pour amant, pour amantes, de jeunes étudiants, majeurs, au sein de Poudlard. Leur jeunesse la revigorait. Leur fraicheur la rassurait. Elle était encore bien jeune dans le monde adulte. Mais elle craignait les années qui passaient, et qui défilaient bien trop vite. Qui défilaient tout simplement.

Frédérique quitta ses quartiers, avec un air mélancolique dans le regard. C’était sans doute pour cela qu’elle avait convoqué aussi vite la jeune Serdaigle qu’elle était fermement décidée à prendre sous son aile. Sa jeunesse, sa fraicheur la rassurait. Elle avait l’impression de retrouver une part d’elle, qu’elle avait trop tôt perdu. Une fraicheur délectable, mais aussi effrayante. Des jeunes gens, il y en avait par poignée dans cette école, mais peu valait la peine que l’on s’attardait sur eux. Peu qui avait un potentiel à faire jaillir, à faire élever.
Vêtue d’un pantalon noir et d’un bustier grisâtre, elle arrivait dans le parc, là où elle avait donné rendez-vous à Erin. Il était rare que des élèves choisissent de rester au château en juillet et en aout. Elle ignorait les raisons pour lesquelles la jeune fille avait désiré rester, mais cela allait à l’avantage de la jeune femme qui pouvait ainsi profiter de l’enseignement qu’elle souhaitait lui offrir. Car entre chaque dossier qu’elle devait préparer, elle avait pensé à ce prochain entretien, à ce qu’elle pourrait voir avec elle. Elle comprenait un peu mieux son mentor. Il y avait quelque chose de plaisant que de transmettre un savoir personnel, au-delà un enseignant classique et banal.
Alors qu’elle s’approchait d’Erin, une musique vint à ses oreilles. La mélodie était plaisante, mais les paroles ne lui parvenaient pas. Quand elle arriva à sa hauteur, elle avait déjà terminé sa chanson, si il s’en agissait bien d’une. Elle regarda la guitare posée près d’elle et n’émit aucun sourire en réponse à celui qu’elle venait de lui faire. Elle fit un léger mouvement de la tête pour répondre ainsi à son salut avant de lui adresser à son tour la parole.


« Miss Breckenridge… Je suis ravie de votre ponctualité cette fois ci… Vous jouez de la musique… ? Je n’ai jamais été très bonne spectatrice de ce domaine… Thomas Lee m’a fait suivre le piano au conservatoire… Comme pour tout, j’ai excellé dans ce domaine, mais on y ressentait mon manque de plaisir… Mes musiques étaient sombres, à la limite de l’effroi… »

Frédérique s’assit en tailleur parfaitement face à elle. L’image pouvait en être troublante. La femme la plus puissante de Grande-Bretagne, l’Inquisitrice de l’établissement le plus important du pays, venait de se positionner au même niveau qu’une élève simple et ordinaire. Elle n’avait ainsi plus une attitude à craindre, mais plus un comportement cordial invitant à la détente. C’était presque ce qu’elle voulait lui apprendre ce jour là. Mais elle aura l’occasion de mieux l’expliquer.

« Installez-vous de la même manière que moi… Avez-vous pu lire l’œuvre que je vous ai remise… ? »

Le temps qu’elle ne s’exécutait, Frédérique se mit à caresser la tendre et verte pelouse sur laquelle elle était installée. Il y avait déjà trop longtemps qu’elle n’avait pas pris la peine de s’attarder en ces lieux qui lui était si chers quand elle était étudiante. L’herbe était ici si verte. Leur parfum n’était plus parvenu à ses narines, à un point où cela la dérangea quelque peu. Elle coupa de ses doigts un trèfle, simple à trois feuilles, et le fit rouler entre ses doigts fins. Le vert, couleur de la stabilité et de la concentration…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Arrivé sur Poudnoir : 24/06/2012
Parchemins postés : 389



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Erin Breckenridge


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Mer 8 Aoû - 23:34

Erin se plaça en face de l'inquisitrice dans la position qui lui était demandée. Aller savoir pourquoi comme ça et pas autrement, LeeRoy avait peut être ses raisons. Peut-être pas. Des fois, il ne fallait pas chercher à comprendre. Les gens ne cherchaient pas à la comprendre eux non plus quand elle y réfléchissait bien.
Elle posa sa main sur l'herbe et la caressa doucement. L'herbe était douce, l'herbe était fraîche, mais l'herbe était vraiment pas pratique.


« On peut éprouver du plaisir à jouer les musiques les plus sombres... »


Elle fouilla dans une de ses poches et en sorti un paquet de cigarettes. Elle ne fumait pas souvent mais cela lui arrivait de temps en temps, lors des crises de stresses. Si son père apprenait ça, il la tuerait, sans condition. Elle lança un regard à l'inquisitrice pour voir si cela la dérangeait. Simple formalité puisque quelques secondes après elle avait déjà la clope allumée coincée entre ses lèvres. Elle aspira une grande bouffée et attendit un peu avant d'expirer.
Il paraissait que ce truc vous ruinait les poumons et la santé en général. Erin rejoignait la sublime cause défaitiste du : mourir de ça ou mourir d'autre chose...


« C'est qui... Thomas Lee ? »


La question était totalement déplacée. Hors propos et sans aucun doute mal venue de la part d'une gamine de seize ans. Mais après tout, c'était LeeRoy qui avait commencé à lui raconter sa vie.
Elle tira une nouvelle fois sur la cigarette puis regarda autour d'elle. Des arbres, de l'herbe, du soleil, personne. Elle ne le voyait pas, mais elle savait que derrière elle se trouvait le lac, couvert de glace, comme mort. Erin se posa une question un peu idiote. Elle regarda par dessus son épaule pour l’apercevoir.


« Vous croyez qu'y a un Kelpy dans ce lac ? »


Le Kelpy. Un démon des eaux hors norme, semblable à un cheval. Erin croyait fermement que le monstre du Loch Ness des moldus, couramment appelé Nessy, était en fait un Kelpy dans la forme était mal interprétée. Son idée était certes un peu originale, mais pas plus que de faire tirer les carrosses qui mènent les élèves au château par des Zombrals. Les gamins qui les voyaient se croyaient toujours tarés. Ils avaient juste vu la mort. C'était pas tellement éloigné.

La jeune artiste fixa à nouveau son attention sur Frederique.
Une nouvelle bouffée de cigarette.


« Je l'ai lue. »


Une pause.


« Deux fois. »


Une nouvelle pause.


« Je ne vais pas vous cacher que je n'ai pas réellement compris les trois quarts de ce que j'ai lu. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Date de naissance du joueur : 06/11/1986
Âge du joueur : 31
Arrivé sur Poudnoir : 11/10/2009
Parchemins postés : 10112



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Jeu 9 Aoû - 23:17


La Nature.
On ignorait ce qu’était réellement la nature. On ne pouvait pas lui attribuer une définition fixe. Il pouvait s’agir de beaucoup de choses à la fois. Les éléments qui nous entouraient. La faune qui évoluait. La flore qui se développait. La nature était à le commencement de tout. De l’origine et du devenir d’une chose. De la composition et de la matière d’une chose. De l’ensemble des systèmes et des phénomènes naturels et humains qui la composaient. Il y avait plusieurs manières de voir la nature. Avec crainte. Avec mépris. Avec respect.
Frédérique respectait la nature. Elle la respectait bien plus que les humains. Elle pouvait passer de longues heures, ainsi assise, voir allonger au milieu d’elle et se laisser emporter par sa mélodie. Car la nature avait sa propre manière de communiquer. Le chant du vent, seul ou au milieu des végétaux. Le bruit d’un animal. Le grandement des éléments. Pour elle, cela était plus agréable qu’une musique sortie d’un instrument bien qu’elle ne trouvait pas cela déplaisant non plus.

Erin venait de se placer face à elle, dans la même position, en tailleur. Elle se mit à caresser l’herbe comme elle mais elle ne devait pas en avoir la même approche de ce geste que l’ancienne enseignante. Cette dernière ne faisait pas que caresser des brindilles qui dépassaient du sol et étaient irrégulière. Elle épousait un instant leur douceur et leur irrégularité, leur fragilité et leur chaleur. Comme si elle leur remerciait de son geste d’accepter le siège qu’elle avait pu faire d’elle. Elle considérait cela comme une union que comme une agression. Faire qu’un, pour un instant.


« Je ne prenais de plaisir ni en la musique ni au Quidditch… Ils n’ont été qu’une occupation apaisant un instant mon esprit… L’un me faisant oublier ma misérable appartenance sociale… L’autre me faisant oublier les idioties de l’ancien régime alors que j’étais étudiante à Poudlard avec un désolant directeur… »

La jeune LeeRoy ne répondit à aucune des deux questions qui suivirent.
Elle ne précisa rien à la première car elle ne parvenait plus à considérer Thomas Lee comme son père et encore moins Catherine Roy comme sa mère. Ils l’avaient conçu et cela s’arrêtait à là. Son père était Léon Brom. Elle ne parvenait plus à considérer les Lee et les Roy comme faisant parti de sa famille. Il fallait dire que fille unique, d’enfant unique, de famille tous décédés, elle n’avait pas réellement de souci à ce sujet. Le seul problème était le dégout d’avoir le même sang que ces traites au Seigneur des Ténèbres.
Elle ne répondit rien à la seconde question, car elle sonnait plus à une question intérieure dite à haute voix, où à une affirmation formulée pour combler une pensée. Pour elle, il existait de multiples espèces dans ces eaux troubles. Mais en plus d’en être troubles, elles étaient des plus mystérieuses. On ignorait ce qu’il pouvait y regorger et peu désiraient vraiment s’y aventurer pour en avoir la réponse. Comme la foret interdite qui en restant à la fois attirante mais effrayante.


« Je vais vous enseigner ce que je considère comme primordiale en magie… On ne peut espérer évoluer et être un maitre dans l’un des domaines qui nous sont propres si on ne prend pas la peine au moins un instant de sa vie de se poser… de s’assoir comme nous le sommes… et de communiquer avec chaque élément… La magie fait partie de nous… de notre baguette et sa composition… mais aussi de ce qui nous entoure… »

L’Inquisitrice fronça les sourcils. Déjà que la vu de ce paquet de ce qu’on appelait de cigarettes l’a dérangé, voir la Serdaigle en sortir une, un vulgaire tube blanc avec une bande brune où l’on posait ses lèvres, fit froncer ses jolies sourcils bruns. La fumée la dérangeait. La vision d’un tel objet la dérangeait. Elle maudissait ces êtres répugnants et leurs inventions infectes. Car il n’y avait rien de plus infectes que l’odeur d’une cigarette. Elle toussa alors que la fumée vint à caresser les narines de son nez délicat.

« Pouvez-vous éteindre cette abomination moldue… Cela m’incommode et nuit à l’enseignement que j’aimerais vous apporter… Il faut vous détacher de tout cela Miss Breckenridge… »

Sa voix était restée douce et posée. Son attitude était légère et paisible. Il valait ainsi mieux que la jeune fille s’exécutait au plus tôt à moins de ne vouloir subir la colère de la jeune femme peu enclin à être conciliante sur le sujet et ainsi avorter une leçon qui pourrait s’avérer importante pour elle. Importante, pas uniquement au point de vue d’expérience et de compétence en la magie. Importante, dans un tout autre domaine que la magie…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Arrivé sur Poudnoir : 24/06/2012
Parchemins postés : 389



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Erin Breckenridge


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Ven 10 Aoû - 12:03

Erin l'écouta. L'inquisitrice semblait différente. Elle était calme, posée, parlait d'une voix douce et claire. Un équilibre instable, qui aurait pu être perturber à la première vague, détruit au premier remous.
Elle s'amusa de la voir froncer les sourcils et retrousser le nez à l'odeur de sa cigarette et ne s'étonna pas quand elle lui ordonna de se débarrasser de cette abomination moldue -pour la citer. La femme qui lui faisait face ne détestait pas seulement les moldus, mais aussi tout ce qui se rapprochait d'eux. Au final, c'était étonnant qu'elle ne détestait pas Erin, car elle était tout de même, et véritablement, à moitié moldue. Elle avait été élevée dans leurs coutumes et leurs croyances. Elle était l'exemple même d'un métissage interdit et, le pire résidait sûrement dans ce manque de haine contre les coupables de son existence. D'un autre côté, Erin faisait parti de ces personnes incapables de véritablement haïr quelqu'un. Elle était née et avait évolué dans une bulle, loin des péripéties politiques et sociales du monde moldu ou sorcier. Elle n'avait rien connu sauf l'art et peut-être la peur de n'avoir plus rien à dire, plus rien à penser.


« Vous n'avez pas répondu à ma question... »


Elle sourit. Ce n'était pas un reproche, juste un constat.
Une relation, telle quelle soit, devait être basée sur la confiance. Même entre ennemis, il y a cette certitude inéluctable que l'autre viendra vous barrer la route. Entre amis, c'est tout l'inverse. Mais entre apprentis et maîtres, la relation était tout autre. Il y avait le soutien, les questions, les réponses, tout un système de transfert du savoir, par la violence ou par la douceur. Et plus que tout, il y avait la nécessité de suivre les ordres, les indications que donner le maître.


« Ce n'est rien qu'une cigarette... »

Elle aspira une dernière fois cette fumée réconfortante et tout en la recrachant écrasa la sèche contre la semelle de sa chaussure. Elle n'était presque pas usée et vu combien ça coûtait, Erin n'allait pas la jeter. Elle l'arrangea un petit peu et la glissa dans le paquet avec les autres. Le paquet termina dans sa poche, à sa place habituelle.

« Me détacher de tout ça quoi, professeur ? »


La question était franche. Il fallait bien se figurer qu'au vue de son passé, ce que beaucoup pouvait considérer comme des actes moldus, elle ne les voyait que comme des actions habituelles. Si elle s'était lancé dans leur logique, elle aurait sûrement conclu qu'il était interdit de faire un bon nombre de choses pour ne pas ressembler à un moldu. Les moldus respiraient, mangeaient, dormaient, mourraient, vivaient. Ils tombaient amoureux, se levaient le matin et se couchaient le soir, parfois l'inverse. Petits, ils apprenaient à marcher, à lire et à écrire. À jouer et à s'amuser avec les autres, ils prenaient goût à se faire des amis. L'adolescence, c'était la découverte des talents et des passions, spirituels ou temporels. Certains partaient dans l'adulescence, d'autres devenaient juste adultes. Et alors, ils donnaient la vie.
S'abstenir de réfléchir semblait être l'unique solution pour éviter se genre de dérive... définitivement.
D'un autre côté, les moldus avaient besoin de détruire leur monde pour survivre. Ils détruisent les ressources naturelles parce qu'ils ont la flegme et prennent la voiture pour traverser la rue. Ils vont bousiller un décor à l'autre bout du monde, sous prétexte de s'émerveiller d'une nature qui se trouve également à dix kilomètres de chez eux. Ils laissent les leur crever de faim et mourir de soif, leur excuse est qu'ils peuvent rien y faire. Mais ils ne leurrent personne, même pas eux, les nécessiteux en sont pas chez eux donc rien à faire. Sans compter l'exploitation. Des enfants qu'ont pas dix ans qui travaillent douze heures par jour pour créer des pulls, des pantalons, des chaussures et des jouets qu'ils ne pourront jamais utiliser.
Là encore il valait mieux s'abstenir de réfléchir pour éviter de se rendre compte de la réalité.
En créant, Erin oubliait tout ça. Elle ne demandait rien d'autre. Elle ne cherchait pas à se comporter ni en moldue ni en sorcière. Juste à oublier. Oublier que le monde souffrait et que tout le monde s'en foutait.


« Alors la magie, c'est un peu comme l'art... Sauf qu'en art, le plus important est de communier avec soit même...  »

L'art servait à exprimer les sentiments et à en créer en suscitant des réactions. Mais pour exprimer ses sentiments, il fallait les connaître à la perfection. Un rendu non réaliste pouvait briser toute une magie artistique.
En magie, le problème était un peu le même. On cherchait à agir sur le monde qui nous entourait, à le modifier à sa guise ou à l'utiliser pour accomplir ou s'accomplir. Pour agir sur le monde, il fallait le connaître à la perfection. Avoir rencontré tous ces éléments.


« Et on fait comment, pour communiquer ? »

Elle fronça les sourcils en regardant celle qui détenait le savoir. Oui parce qu'en soit, s'il suffisait de fermer les yeux en étant assis dans l'herbe, Erin l'avait déjà fait au moins cinquante trois fois depuis le début de l'été. Elle en avait juste gagné quelques piqûres et morsures d'insecte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Date de naissance du joueur : 06/11/1986
Âge du joueur : 31
Arrivé sur Poudnoir : 11/10/2009
Parchemins postés : 10112



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Ven 10 Aoû - 15:18


Les barrières s’effaçaient et il ne semblait pas être le moment de gâcher ce qui se mettait en place. L’Inquisitrice s’effaçait. La Serdaigle s’effaçait. Il ne restait juste que deux filles qui étaient à égal l’une en face de l’autre, même position, même désir de transmission. L’une de son savoir, l’autre de son innocence. Sang-pur et Sang-mêlé, un instant, n’avaient pas de différence. La nature faisait en forte de les relier à travers cette même terre où elles se trouvaient. Mais la première ne perdait pas de vu ce qu’elle apportait, pourquoi et comment, et ce qu’elle ne voulait pas garder. La seconde devait apprendre à effacer ce qu’elle pensait acquis. Elle devait lui faire confiance et surtout, suivre les valeurs qui étaient propres à son ainée. On ne pouvait pas prendre une personne pour exemple et lui ressembler, si s’était pour faire le contraire des préceptes qui la représentaient. Mais il n’était pas si évident d’effacer une éducation, un savoir, des habitudes.

« Ne posez pas tant de questions… Nous ne sommes pas là pour parler de moi… Ni de vous… Ressentez juste… Ressentez… »

Elle parlait, beaucoup. Elle réfléchissait, trop. Elle n’était pas concentrée et s’était à se demander si elle ne faisait pas exprès. Peut-être qu’elle avait peur des préceptes qu’elle allait découvrir. La jeune femme l’ignorait. Elle ne prenait pas la peine de se rendre compte de que venait de commencer à faire celle, qui après cette leçon, la prendrait totalement ou pas, comme disciple. Elle voulait voir la volonté, la véritable détermination qu’elle mettrait. Sans cette énergie, elle ne pourrait rien lui enseigner. Sans désir, on ne trouvait pas de satisfaction. Et si la satisfaction venait à manquer, rien ne pourrait être transmis.
Frédérique, tout en restant en tailleur, se mit le dos le plus droit possible, poussant sa maigre poitrine en avant. Elle posa ses mains à plat sur l’herbe de part et d’autres d’elle et respira profondément tout en regardant la jeune fille face à elle avec une attitude toujours posée et calme. Elle avait réellement peur qu’elle ne soit pas réceptive à l’enseignement spirituellement ésotérique qu’elle voulait lui transmettre et qu’elle trouvait indispensable avant d’entamer la suite. Une suite plus riche, plus furieuse, plus dangereuse.


« Il y a, en la nature, l’essence même de la magie… Laissez vous envahir par sa force… Si vous frissonnez, ne l’empêchez pas cela… Si vous sentez le besoin de fermer les yeux, ne vous bloquez pas… Vous verrez qu’ainsi il est plaisant de ne plus réfléchir et de se laisser simplement envahir par des états que l’on aurait tendance à brider… »

A nouveau, elle ne répondit pas à l’insistance de Erin sur ce à quoi elle devait se détacher. La question était déplacée, la réponse si évidente. Elle devait réellement oublier le monde Moldu et ses préceptes. Elle devait se débarrasser de toute affaire Moldu, comme ce paquet de cigarettes dont la forme dépassait de sa poche. Ce n’était que des parasites pour celle qui se disait désirante lui ressembler. On ne ressemblait pas à Frédérique LeeRoy avec un tel comportement, avec de telles attaches.
Dans tous les cas, elle avait dis une chose vraie et pertinente. La magie pouvait se rapprocher de l’art. La magie était une forme d’art. L’important, la richesse de celles-ci était de savoir communier avec soit même. Quand celle-ci lui posa une dernière question, comme la manière d’agir pour communiquer, avec soit même, avec la nature, avec la magie, cela la fit réagit. Elle était encore plus égarée qu’elle ne le pensait. Elle ignorait plus de choses qu’elle ne le montrait. Elle ignorait l’essence même de la magie et elle ne pouvait ainsi pas l’utiliser correctement.
La jolie brune se leva et vint se mettre à genou derrière l’adolescente.


« Ne bougez pas… »

Elle déposa ses mains dans son dos comme pour la redresser. Elle n’appuya pas pour ne pas lui faire perdre l’équilibre ou la rendre encore plus rigide. Faisant juste une légère pressant de ses pouces et laissant ses autres doigts souples, elle se contenta de glisser dans toute sa longueur comme pour prendre connaissance de la ligne de sa colonne. Elle remonta la ligne de son dos alors que ses mains avaient été à deux doigts de s’égarer dans ses reins. Elle acheva sa route sur ses épaules.

« Vous êtes tendue… »

Depuis ses épaules, elle glissa le long de ses bras entrant ainsi en contact avec sa peau. Elle arriva jusqu’à ses mains alors que son buste venait d’épouser la force de son dos pour y parvenir. Erin pouvait ressentir les impulsions de ses poumons, impulsions lentes et profondes. Le creux de ses mains contre le dos de celle-ci, elle fit une légère pression, presque infime, pour qu’elle ressentait réellement l’herbe sous ces doigts en même temps qu’en option que la chaleur de son contact.

« Prenez ainsi vos mains… Laissez vous faire… »

Elle referma ses mains sur les siennes. Elle ne devait pas avoir de résistance. Comme un mannequin tel que l’art du Bunraku basé sur la confiance et sur l’abandon à l’autre pour se léger diriger, pour se laisser transporter et ainsi vivre. Elle souleva donc en douceur sa main, avant de laisser ses bras se détendre. Et quand elle sentit la jeune fille parfaitement détendue, ce qui manquait d’évidence, elle reposa ses mains, dos contre ses genoux, paume tournée vers le ciel. C’est ainsi qu’elle lâcha ses mains pour que les siennes aillent jusqu’à ses cuisses où elle marqua un arrêt alors que sa bouche était à présent à hauteur de son oreille.

« Oui ainsi… Faites que le son de ma voix ne soit comme le souffle du vent… »

Sa voix était devenue plus douce, proche du murmure. Son souffle était chaud, plus chaud que la brise qui caressait l’herbe et les feuilles des arbres non loin de là. Alors que son parfum commençait à la troubler, elle ferma ses yeux. Frédérique avait besoin de se recentrer elle aussi. Elle inspira et expira doucement jusqu’à que Erin alliaient sa respiration avec elle. Souffle commun, impulsion commune. Il fallait une parfaite union pour s’assurer que par la suite, elle parvienne à une même impulsion magique.

« Faites que mes mains ne soit comme l’herbe que vous avez caressé… »

Elle retira doucement ses mains et se recula tout en maintenant la position agenouillé. Elle inspira et expira doucement. L’exercice avant rougi ses joues, mais elle ressemblait à la fois trouble et profonde quiétude. Elle ignorait si elle devait prendre cela comme une bonne ou une mauvaise chose. Elle ne voulait pas y réfléchir. Elle avait peur d’y réfléchir. Elle donnait une leçon, une leçon étrange et différente, mais elle voulait lui enseigner ce qui lui avait permis de gagner pas mal de combat, combat de magie mais combat intérieur aussi.

« Voyez je ne suis pas différente de ses éléments… Le ressentez vous… ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Arrivé sur Poudnoir : 24/06/2012
Parchemins postés : 389



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Erin Breckenridge


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Ven 10 Aoû - 17:45

« Wow wow... wow... »

La respiration d'Erin s'accéléra quand LeeRoy vient se positionner à genoux derrière elle. Elle eut un mouvement de recul mais les mains de Frederique sur son dos l'immobilisèrent de surprise.

« Qu'est-ce que vous ... »


Elle sentit les mains de la jeune femme parcourir son dos, descendre puis remonter, s'arrêter sur ses épaules. Oui, elle était tendue, et il y avait de quoi lorsqu'on avait une mangemorte qui d'un coup, sans prévenir, se glissait derrière vous et décidait de briser toutes les barrières de la bienséance physique. Jamais personne ne s'était retrouvé aussi proche d'elle. Elle était si proche qu'elle pouvait entendre sans difficulté le son de sa respiration. Même sa voix semblait trop proche pour être réelle.
Erin avait le bouche ouverte pour parler, pourtant, elle n'osait plus rien dire. Les mains de l'inquisitrice glissèrent sur ses bras et leurs deux peaux se confondirent. Elle trembla légèrement. Sa respiration s'accéléra. C'était peut-être idiot, mais elle croyait bien avoir peur.
Ses mains se posèrent sur les siennes et elle sentit la pression du corps de Frederique sur le sien. En plus d'être un son, ses respirations étaient à présent un mouvement.
Elle força Erin à poser ses mains sur l'herbe, puis lui ferma les mains et les souleva. Elles restèrent un certain temps comme ça et Erin ne se calmait toujours pas. Elle avala sa salive et tenta de respirer plus calmement. Elle avait peur de cette femme, néanmoins, le son de sa voix et sa respiration avait quelque chose de rassurant. Elle ferma les yeux et tenta d'oublier le reste. Après un assez long moment elle fut parfaitement détendue, ou presque, et LeeRoy dût s'en rendre compte car elle reprit son mouvement et vint poser délicatement les mains d'Erin sur ses genoux. Les siennes glissèrent sur ses cuisses et s'y arrêtèrent. Erin sentit une chaleur nouvelle s'emparer d'elle, quelque chose qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Elle rouvrit les yeux, les referma finalement, mais fut obligée de respirer par la bouche car sa respiration se faisait difficile.
Tout s'éclaira. D'un seul coup, tout ce qui faisait l'existence de l'inquisitrice, chacune de ses respirations, chacun de ses mouvements sonnaient comme une évidence. Puis la clairvoyance s'aggrandit. Les arbres, l'herbe, la terre, l'air, de l'oiseau au plus minuscule insecte, c'était comme si Erin avait conscience et faisait partie de la conscience de toutes ces choses. LeeRoy coupa tout contact physique mais resta derrière Erin, comme une présence envahissante qui se fondait avec le reste. Elle croyait savoir où se trouvait chaque élément à chaque instant, au point de s'oublier et de ne se croire qu'un élément parmi les autres. Tout était énergie, magie. Il n'existait plus qu'un seul être, un tout.

Soudainement, ce fut comme si tout l'air qu'elle n'avait pas réussi à respirer durant ces dernières minutes s'engouffrait violemment dans ses poumons. Une détonation, une décharge électrique, elle ne savait pas. Quelque chose du genre.


« Je... »

Elle inspira un grand coup et se leva pour s'éloigner de la jeune femme. Sa présence était à la fois comme une souffrance et une satisfaction.

« Besoin de souffler cinq minutes... »

Elle ne se retourna pas, n'osant pas regarder celle avec qui durant quelques secondes elle avait eu l'impression de ne faire qu'un. Ses jambes tremblaient légèrement, elle dût s'agenouiller. LeeRoy était là, un ou deux mètres derrière elle, elle sentait toujours sa présence et y trouvait à présent quelque chose de dérangeant. Cette chaleur étrange, bien-être terrifiant, qu'elle avait ressenti à son contact ne s'estompait toujours pas. Son corps en redemandait alors que sa raison ne voulait plus jamais connaître cela.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Date de naissance du joueur : 06/11/1986
Âge du joueur : 31
Arrivé sur Poudnoir : 11/10/2009
Parchemins postés : 10112



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Ven 10 Aoû - 23:11


La jeune femme qui avait plus de facilité du fait de son expérience pour entrer en union avec tous les éléments et préceptes qu’elle avait énoncé, avait ressenti les différentes étapes de la Serdaigle. Elle avait ressenti son doute, son trouble, son effroi et enfin la communion qu’elle voulait tant lui transmettre, sans savoir le pourquoi elle avait ressenti tous ses états. Elle ne s’y attendait pas à une réussite aussi rapide et aussi forte. Elle avait pensé, pour cette Sang-mêlé qui ne comprenait pas l’intérêt de se débarrasser de choses moldues trop encombrantes et déplacées pour l’univers où elle voulait la faire plonger, qu’elle se serait entêtée avec ses questions et qu’elle se serait braquée à la première difficulté. Mais au contraire, et elle ignorait pourquoi, elle y était parvenue. Elle comprit à cet instant que la jeune fille serait capable d’aller loin, d’aller haut, d’arriver à franchir les étapes qu’elle allait lui mettre en place. Elle comprit qu’elle était véritablement celle pour qui elle devait s’attarder, pour qui elle devait prendre le temps d’arrêter sa course entre son travail et ses missions et enseigner son savoir. Non pas pour en faire une autre femme de pouvoir, forte et crainte comme elle l’était. Mais pour la forger vers un destin qui l’attendait en secret.

« Ce qui compte ce n’est pas la durée de l’exercice, c’est son résultat… Et je ressens bien que vous êtes parvenue à cette communion… Vous pourrez ainsi recommencer quand vous vous sentirez prête, avec ou sans moi… Mais il n’y a pas d’urgence… Souffler, nous nous en tiendra à là… Vous avez réalisé déjà plus que je ne m’y attendais… »

A présent que Erin était parvenue à ressentir ce phénomène, elle ne viendrait pas réclamer sa présence ou son aide. Elle ne lui en voudrait pas. Il y avait toujours une part d’exercice où sa présence serait primordiale, indispensable. Et une autre part où elle pouvait décider de persévérer ou de laisser de coté, où elle pouvait décider d’être seule si elle le désirait. C’était ce que l’on appelait les choix. Elle, elle n’avait eu personne pour lui apprendre à se laisser transporter par les éléments, par l’énergie, par la magie, par la nature. Seule, elle avait toujours avancé seule.
La jolie brune se leva enfin et avança d’un pas lent. Elle n’allait pas la laisser dans cet état. Elle sortit sa baguette et d’un sort informulé, elle fit apparaitre un verre, rempli d’eau. Elle arriva devant la jeune file qui semblait plus troublée qu’elle ne le pensait. Il était toujours troublant de découvrir ce qu’on ignorait. Ce que nos yeux ne pouvaient voir. Ce que notre esprit ne pouvait concevoir. Elle ne s’en voulait pas, s’était l’un des risques de ce genre d’exercice, mais elle aurait voulu la rassurer. Une envie de la prendre dans ses bras. Mais elle ne le fit pas.


« Comment vous sentez-vous… ? Ne vous en faites pas… Ce contre-coup ne sera plus qu’un lointain souvenir… Prenez ceci, ce n’est qu’un peu d’eau… »

Frédérique déposa le verre devant elle et se redressa. Elle fit quelques pas avant de s’assoir dans une grâce exquise et s’allonger sur le dos. Son corps, ses courbes, épousaient avec perfection l’herbe tendre et verte. Même sans communier avec la nature, la jeune femme semblait être faite pour elle, par elle. Comme une amante secrète qui n’attendait que son retour et qui l’accueillait avec douceur. Ses cheveux bruns, parfaitement dénoués, s’y entremêlaient déjà. Le vert n’était pas sa couleur pour rien. Elle était faite pour elle.

« J’aime me retrouver ici… J’avais oublié à quel point cela me régénérait… Le temps me manque… Je ne prends plus le temps à rien… Ne vous laissez jamais piéger par cela… »

La jeune Inquisitrice s’oubliait trop souvent au profil de la cause qu’elle considérait comme juste. Mais justement elle n’en défendait plus sa cause et elle le regrettait. Elle avait couru après un espoir qui s’était avéré faux. Elle courait toujours après quelque chose, mais personne ne courait après elle. Elle n’était plus présente pour Poudlard, pour personne, ni pour elle-même. Elle s’était oubliée et son état l’en démontrait. Elle se sentait affaiblie. Elle se sentait disparaitre. Pas physiquement, mais à l’intérieur. Elle en avait perdu ses forces, sa vigueur, sa volonté. Petit à petit, elle se retrouvait. Etait-ce ce nouveau but qu’elle s’était fixée qui l’avait faite redevenir ce qu’elle était, qui l’avait faite se relever…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Arrivé sur Poudnoir : 24/06/2012
Parchemins postés : 389



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Erin Breckenridge


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Sam 11 Aoû - 22:04

Erin saisit le verre d'eau que lui tendait LeeRoy, elle en but la moitié et puisque cela ne la calmait pas vida le reste dans son cou. L'eau coula le long de sa colonne vertébrale. Le froid la fit frissonner mais la température de son corps plongea subitement, regagnant une température normale.

LeeRoy s'était allongé sur l'herbe à quelques pas d'elle. Elle la regarda quelques instants sans rien dire, la première arme véritable de cette femme ne pouvait être que sa beauté. Elle aurait désarmé tous les soldats. Des moldus s'entre-tueraient pour pouvoir la contempler ne serait-ce que quelques instants. Mais elle préférait abréger leur souffrance d'un coup de baguette. C'était gentille de sa part.
Erin se contenta de s'asseoir en tailleur à la place même où elle se trouvait.

LeeRoy se plaignit de manquer de temps libre et conseilla Erin de ne jamais s'oublier. Aucun risque. La jeune fille n'était pas de ces acharnés du travail qui était prêt à sacrifier chaque seconde. Elle essayait de trouver un juste milieu et n'y arrivait pas tant cela, puisqu'elle avait conscience de tendre dès que l'occasion se présenter vers l'oisiveté.


« Vous êtes Frederique LeeRoy, vous pouvez obtenir tout ce que vous voulez... Si vous n'avez pas le temps, prenez le. »

Erin sourit. Il y avait plein de moyen de défier un peu le temps, pour quelques heures seulement. Elle ne parlait pas de remonte-temps, elle ne savait même pas ce que c'était. Mais un tableau, une sculpture, une création quelconque était un piège pour le temps. Il immortalisait le sujet et emprisonnait l'instant.
Elle glissa une main sur l'herbe, s'arrêta sur un brin plus grand que les autres, l'arracha, le roula et le mit dans sa bouche. Elle n'arrivait pas à se rendre compte de ce qu'elle venait de vivre quelques secondes plus tôt.


« On faisait souvent ça avec mes parents... être dehors et attendre... j'aimais ça... je crois. »

Allez savoir pourquoi elle disait ça. Elle-même n'en avait pas la moindre idée. LeeRoy ne semblait pourtant pas être la personne la plus amène à lui prêter une oreille attentive. Au contraire. Elle ne se présentait pas comme une amie, mais bien comme une enseignante qui voulait entraîner de grands changements dans la vie et le comportement d'Erin. Certes c'était Erin qui lui avait demandé, mais la jeune fille n'était pas dupe et savait qu'elle ne pourrait jamais véritablement ressembler à cette femme. Elle était trop futile, trop innocente et trop perdue. Alors bien sûr, on ne savait pas ce que demain pouvait réserver, mais dans l'état actuel des choses, c'était un rêve impossible.


« Vous détesteriez ma mère... Elle n'est pas si différente de vous pourtant... Fière, droite, entêtée -dans le bon sens du terme, fidèle, sang-pure... Elle a juste oublié la valeur de sa propre existence... »


Peronne n'avait jamais compris pourquoi Rozala avait épousé Kynan, même pas Erin. Elle disait que c'était l'Amour, avec un grand A. Erin ne savait pas vraiment. Elle se demandait comment elle pouvait aimer un homme qui ne la connaissait même pas. Cela ressemblait à un amour adolescent, un amour de printemps, qui se satisfait uniquement d'un sentiment mais pas de réciprocité... Car l'amour a ses saisons que la raison ignore.

« Mon père lui c'est... autre chose. Un peu comme moi. Pourquoi vous ne me détestez pas, professeur ? »

Elle n'était pas seulement une demi-sang, elle était aussi une demi-culture. Depuis un peu plus de cinq ans elle apprenait avec les sorciers, mais durant onze ans elle avait appris des moldus. Elle était l'exemple même d'un métissage interdit, le fruit d'un amour dans un orage réactionnaire et insultant... mais pas un amour franc.


« En fait non... Oubliez. Peut-être bien que vous me détestez et que vous le dites pas. »

Elle inspira l'air chaud de l'été et pointa son regard vers les nuages. Après tout, ce n'était pas parce que LeeRoy lui apprenait quelque chose qu'elle ne méprisait pas son état et sa personne. Son état, c'était quasi une certitude. Sa personne, de la spéculation pure et simple. Pourtant, cette pensée lui faisait mal.
Passer du coq à l'âne. Brouiller les pistes.


« Thomas Lee... LeeRoy... Il y a un lien ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Date de naissance du joueur : 06/11/1986
Âge du joueur : 31
Arrivé sur Poudnoir : 11/10/2009
Parchemins postés : 10112



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Dim 12 Aoû - 13:47


Allongée toujours sur le tapis d’herbe d’un vert tendre, son corps l’épousant avec perfection, elle écoutait les questions et propos de la jeune fille. Elle lui avait donné des conseils. Elle ne savait pas si elle l’avait pris en compte, si elle l’avait véritablement écouté. Ce qu’elle lui avait dit, elle n’en avait pas été formatée. Il s’agissait de ses véritables convictions, ses véritables valeurs. Elle disait vouloir lui ressembler. Mais que ferait-elle si elle décidait, là, maintenant, se jeter sur elle ?

« Je suis Frédérique LeeRoy… Mais il y a des choses que même si je le veux, je ne parviendrais jamais à l’obtenir… »

Une personne qu’elle ne désirait plus avoir. Un époux qu’on ne pouvait pas faire revenir à la vie. Un fils qu’on ne pouvait plus revoir. Une famille dont elle portrait le nom et qu’on ne pouvait effacer leur trahison. Une personne pour qui le désir grandissait, qu’on le bridait, car justement il y avait des valeurs qu’elle ne voulait bafouer. Il y avait de nombreuses choses qu’elle voulait. Mais elle ne l’obtiendrait pas. Enfin pas pour tout. Car certaines choses arrivaient à qui savait l’attendre.
La jeune Serdaigle semblait très proche de ses parents et elle ne pouvait lui donner toute l’attention qu’elle ne le voulait pour tout ce qu’elle lui en dirait. Trop proche au gout de Frédérique qui s’en était détachée depuis longtemps de ce genre de sentiments qui l’avait plus détruite qu’autre chose. Ses parents étaient des traites. Ils avaient voulu faire d’elle ce qu’elle n’était pas. Elle ne les aimait pas. Pourtant, elle avait vengé leur mort. Elle n’était qu’un véritable dilemme. Tout en elle était en conflit permanent.


« Nous ne faisons rien avec ce qu’on devrait appeler communément, mes parents… Thomas Lee, j’ai le malheur de porter son nom… Cette appellation attribuée à lui me donne la nausée…
Je connais votre mère, je ne l’ai croisé qu’une fois, rapidement… Elle ne doit pas ignorer qui je suis… Il est nécessaire d’oublier les votre, votre attache pour eux, votre tendresse… Il n’y rien de pire que les liens du sang… Je n’ai jamais eu plus de soutien que depuis que je suis devenue la digne héritière de l’Intendant de Grande-Bretagne… Je suis fière d’être ainsi sa fille, son prodige comme il aime à me nommer… Il en a toujours été ainsi… Toujours par deux nous allons, ni plus, ni moins… Le Maitre et son Apprenti… La famille n’y a pas sa place… On a peur pour elle, on en souffre… On en ressent de la colère, on est prête à la vengeance... Puis la haine perdure et on ne parvient à plus aucune union… Avez-vous peur Erin… ? »


C’était la seconde fois qu’elle l’appelait par son prénom. Dans sa bouche, chaque syllabe avait eu un son mélodieux, doux, troublant. Tout ce qui pouvait sortir d’elle était troublant. Alors que la jeune fille avait quelque chose de frais, de sucré, tout en était aussi doux voir délicat. Elles étaient très mal assorties. Leur désir, leur savoir, leur attitude, rien ne les liait. La jolie LeeRoy ne se comprenait pas elle-même de l’avoir choisi elle. Elle n’en avait aucune explication.

« Brom, moi… Vous, moi… Il devrait en devenir ainsi… Mais votre sang n’a rien à voir avec le notre… Cela est dommage… Vous allez être bridée à un moment ou un autre… Je n’ai que du mépris pour votre père… Je ne parviens pas à vous détester… Vous n’y êtes pour rien… Et vous avez un magnifique potentiel… Il ne faudrait juste pas que cela tombe entre de mauvaises mains… »

A moins d’être liée à elle, son sang pourrait en avoir toute une autre valeur, tout en restant Sang-Mêlé. Comme elle, où sa grand-mère avait été déclaré Sang-Pur alors que le doute avait subsisté. Son lien avec Léon Brom avait fait que l’on ne doutait pas de ce qu’on affirmerait à son propos. Il en était de même pour Voldemort. Personne n’oserait dire qu’il avait un sang à moitié impur. Tous le savaient, aucun ne l’affirmerait. Le Lord était parfait, qui en douterait ?

L’herbe provoquait une extrême tendresse à la jeune femme. Elle eut une subite envie de tendresse. Etendant ses bras au dessus d’elle, elle s’étira avec grâce, ce qui fit ressortir encore plus ses formes. Elle se redressa pour s’assoir à nouveau et ses cheveux retombèrent en cascade sur ses épaules. Les jambes en amazone, les mains posées derrière elle bombant ainsi le torse, positionnée ainsi de coté par rapport à Breckenridge, Frédérique pencha doucement la tête sur le coté, pour plonger un regard plein de défi vers elle.


« Dites-moi… Avez-vous déjà aimé… charmé… conquis… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé]

Revenir en haut Aller en bas

Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Poudlard
-