POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé]

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Erin Breckenridge


MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Dim 12 Aoû - 18:25

Elle n'était qu'Erin Breckenridge, il y a des choses que Frederique LeeRoy lui demanderait, qu'elle ne pourrait jamais éxécuter.
Briser ce lien qu'elle avait avec ses parents lui semblait impossible, irréaliste. Surtout qu'elle ne pensait pas que c'était s'affranchir des contraintes dont LeeRoy lui parlait. Par nature, l'être humain tenté toujours de combler une absence par une présence. Ainsi, à défaut d'avoir des parents qui lui conviennent, elle avait fait de Léon Brom son père. Un choix judicieux et non sans conséquence.

« Vous n'avez pas souffert quand on vous a appris la mort de l'intendant ? Ni colère, ni envie de vengeance ? »

Tout le monde avait eu vent de l'acharnement de la jeune femme à ressusciter celui qu'elle appelait père. Elle en avait même été récompensée, ainsi qu'un autre sorcier dont Erin ne se rappelait plus du nom, par le titre de Mage commandeur.

« Le professeur Brom est votre père, vous devez avoir de la tendresse pour lui. S'il vous demandait d'oublier ce lien, de le briser, vous le feriez ? »

Elle ne connaissait pas la réponse. Un cœur comme un autre aurait instinctivement répondu non. Le cœur d'Erin était fait comme celui de tout monde. De quoi celui de Frederique s'avisait-il de n'être fait comme celui de personne ?


« Bridée ? Je crois que les limites d'un homme ne sont autres que les frontières de son imagination... Même si mes pouvoirs sont et resteront inférieurs aux vôtres, tout ne se résume pas à ça... David a bien battu Goliath. Et on a vu des sang-mêlés faire de grandes choses. Terribles, certes, mais stupéfiantes.  »

Harry Potter avait résisté à plusieurs reprises au Seigneur des Ténèbres, des résistants avait fait des actes affreux, que le régime punissait, mais dont les capacités nécessaires pour les réaliser dépassaient de loin toutes les théories puristes.
David avait vaincu Goliath alors qu'il n'en avait pas la force physique. Potentiellement, personne ne pariait sur le berger chétif face au géant sanguinaire. Mais tout ne se limitait pas à la force, il y avait énormément d'autres facteurs qui rentraient en jeu. Un joueur averti aurait parié sur David. En Magie, c'était pareil. Il ne suffisait pas de savoir tenir sa baguette, il fallait aussi faire bon usage des sorts qu'elle nous permettait de lancer. Erin ne pensait pas qu'elle était limitée. Elle avait un potentiel qu'elle pouvait maximisé en matière de magie et c'était ce qu'elle tentait de faire en devenant la disciple d'une détentrice de l'ordre de Salazar, mais elle avait aussi sa grande imagination, sa capacité a priori sans limite à trouver de nouvelles idées, à faire du neuf avec du vieux. Elle se voulait une artiste, et c'était là sa plus grande force.

Elle l'appela par son prénom. Erin en trembla. Cette femme avait un pouvoir avec les mots que personne ne possédait. Elle savait les manier, les utiliser mieux que quiconque. D'un simple mot, elle vous plongez dans un trouble audacieux. D'une simple phrase, dans une détresse orageuse. Et d'un simple regard dans tout le reste.
Elle lui demanda si elle avait peur.


« Oui, j'ai peur. Un peu trop d'ailleurs. Et je crois, en toute confidence, que ce qui m'effraye le plus... c'est vous. »


Frederique s'étira et se redressa et s'assit face à Erin. Elle ne savait pas si c'était le résultat des propos qu'elle venait de tenir mais elle se tenait tout de même sur ses gardes, elle lui avait déjà faire le coup une fois, elle ne voulait pas subir son Kourou une seconde fois. C'était un traumatisme qui resterait ancré dans sa mémoire durant un temps assez long, elle se demandait même s'il s'en retirait un jour. Il y a des cicatrices, non physiques, mais bien réelles et profondes, dont le temps estompe la douleur et les contours mais pas la présence.
Et là, la question la plus inattendue qui puisse exister tomba. Sans rapport avec le reste, sans intérêt pour la magie et sans aucun lien avec elles et cette relation de disciple-apprenti dont elle parlait si bien. Juste, une question troublante. Elle ne comprenait pas véritablement le sens de ce regard défiant qui la pénétrait. Elle referma sa main sur quelques brins d'herbe comme pour ce donner du courage, là où finalement il n'en fallait pas beaucoup. Elle avait affronté un chien à trois têtes, deux araignées géantes et maîtrisé une voiture volante et c'était face à une simple question qu'elle avait besoin de courage. Elle ne savait pas si c'était le ton employé, la personne qui lui posait, les circonstances ou quelque chose d'autres, mais c'était terriblement dérangeant.


« Euh... ben... je veux dire... j'suis obligée répondre à cette question ?! »

Ses joues s'empourprèrent. Elles ne voyaient pas en quoi ses réussites et ses déboires sentimentales pouvaient avoir un quelconque intérêt pour cette femme. Et puis, ce qu'il y avait à raconter n'était pas très glorieux et ne ferait que susciter un peu plus les foudres du purisme de Frederique LeeRoy. Son unique conquête était un petit moldu de huit ans qu'elle avait rencontré à l'église les dimanches quand elle en avait sept. Leur histoire enfantine n'avait duré que quelques semaines et depuis, le vide. Erin avait pourtant un bon nombre d'atouts pour elle. Mais elle ne s'intéressait pas au quelques garçons qui avait essayé de s'attirer ses grâces, et tous les autres la trouvaient trop bizarres. Il était de notoriété commune qu'Erin Breckenridge était de ces gens non fréquentables. Elle en souffrait silencieusement.
En ce qui concernait son interrogatrice, le doute ne subsistait pas. Elle était réputée pour ses conquêtes alors qu'elle n'était que rarement conquise.

Elle fit mine de s'intéresser à un oiseau dans un arbre non loin pour détourner son regard de celui de LeeRoy. Il n'y avait rien de plus troublant que le regard de cette femme.
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MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Dim 12 Aoû - 22:03


Breckenridge détournait son regard pour s’intéresser à un oiseau sur un arbre non loin de là semblant ainsi fuir son regard à elle qui se faisait troublant et transperçant. Elle trouvait chacune de ses attitudes amusantes, touchantes, emprunte d’innocence mais aussi forgée de maturité. Il y avait en elle une force endormie, un torrent d’énergie magique qui n’attendait qu’à sortir. Elle ferait de grandes choses. Elle en était capable. Mais il fallait qu’elle le désirait. Et cela, ne semblait pas aussi certain.
Elles parlaient d’état, de sentiment, de filiation, de famille. Il en était presque évident qu’à un moment la question ne vienne. En effet, la jeune fille volait savoir ce qu’elle avait ressenti à la mort de son père. Comme si elle cherchait, à travers sa question, à la faire réfléchir à ses propres sentiments et rapport avec son propre père. Mais cela n’avait rien à voir. Elle avait été adoptée par cet homme. Son choix avait été réfléchi, judicieux pour les deux parties et d’un avantage évident. Il n’y avait que du pour et aucun contre. Contrairement à une famille, que l’on ne choisissait jamais.


« La souffrance a été vive, forte, douloureuse… La mort de l’Intendant a été un choc… J’en ai ressenti une vive colère, un sentiment d’impuissance, une envie de vengeance… Il aurait refusé ma peine, il avait préparé son retour en me formant comme il se devait… L’Enfant Prodige… »

Elle sourit doucement comme elle avait pu répondre au sourire de Brom quand il avait posé son premier regard sur elle quand il reprit vie. Qu’importe ce que pouvait en dire ce De SaintClair, elle avait une profonde tendresse, un grand respect pour son père, au point de fournir ainsi tout l’acharnement qu’elle avait pu pour lui redonner ce si cher souffle de vie. Elle en était fière et sa nouvelle récompense montrait au combien la gratitude était grande.
L’Inquisitrice fronça les sourcils et lui lança un regard des plus noirs. Elle espérait pour elle qu’elle ne lui fasse pas cette nouvelle question, surtout ce qu’elle ferait si on lui demandait d’oublier son lien avec l’Intendant. La question ne se posait pas. Son cas n’avait rien à voir avec le sien. Elle n’appréciait vraiment pas un tel affront de sa part. La réponse était évidente, mais elle n’y répondrait pas et lui montrerait, sans sortir sa baguette, au combien elle n’appréciait pas.


« Le Professeur est la seconde personne la plus éminente de Grande-Bretagne… Vous êtes effrontée de poser une telle question… Il n’est ni Moldu, ni Hors la Loi… Il est celui qui m’a relevé et a vu le potentiel en moi là où d’autres ne voyaient qu’une simple femme fragile et trop ambitieuse… Je oubliais le lien dont je vous demandez vous-même d’oublier… Lee et Roy sont là où ils devraient être… Bien que leur mort ait été vengé de ma main, je ne leur pardonnerais jamais d’avoir voulu me brider, d’avoir voulu défier celui qui fait tant de bien à notre pays… je vous prie de ne plus m’importuner avec ce genre d’interrogations… »

Sa respiration s’était faite plus forte de fait de sa contrariété. Mais l’intonation de sa voix s’était faite plus vive, plus forte, plus élevée. Elle en avait perdu sa grâce et ses allures de déesse grecques. Sa froideur avait repris le dessus. Il ne valait mieux pas pour elle qu’elle insistait sur le sujet. L’Inquisitrice conseillait, ordonnait, commandait, mais elle ne tolérait pas quand l’inverse se produisait. Surtout de la part de sa future apprentie. La suite n’était pas mieux.

« David et Goliath… J’ignore qui ils sont mais je connais bien les limites des hommes… Et les Sang-Mêlés se brident eux-même par leur bourbisme… Mais votre sang et vos attaches vous brident déjà… Quand l’un ne vous affectera plus, l’autre, avec les exercices que je vous donnerais, pourrait être révolu… »

Elle fit un mouvement de la tête indiquant que le sujet était clos. Si il en était trop pour la jeune fille, elle devait partir dès à présent ou se taire pour toujours. Elle ne tolèrerait pas d’-être la mentor d’une personne qui ne comprenait pas au combien les Moldus étaient des êtres à part, cruels et déplacés, qu’il fallait condamner au lieu de s’y allier. Si l’on trouvait Voldemort cruel, il n’était rien à coté de ce que eux avaient et continuaient à être capable. Mais cela, beaucoup trop de sorciers fermés les yeux là-dessus.

Sujet ainsi clos, elles parlèrent de thèmes plus légers.

Elle lui demanda si elle avait peur. Elle se doutait que la réponse était affirmative. Mais elle fut surprise de voir que sa plus grande peur s’était elle en personne. Beaucoup craignait la mort, d’autres l’inconnu, certains la pauvreté, peu la solitude ou autre état. Mais jusque là, aucune personne ne lui avait dit ouvertement qu’elle la craignait. Elle eut un petit sourire en coin tout en quittant son assise en amazone sur l’herbe pour se retrouver s’agenouillée face à elle avec le regard rempli de défis et un sourire en coin énigmatique.


« Ainsi, je serais ce qui vous effraie le plus… »

La maitresse des Sortilèges sortit brusquement sa baguette et sans s’approcher, elle tendit son bras et la pointa sur la Serdaigle, sur sa jeune poitrine, jeune et pas moins tendre, qu’elle effleura du bout de son instrument comme si, tel un escrimeur, elle lui transpercerait ainsi le cœur. A la fois dans son geste et son regard, on pouvait se demander ce qu’elle serait capable de lui faire à cet instant. Entrer dans son esprit. La transpercer d’un sort. La torturer par un sort impardonnable. Tout laisser à supposer.

« Ce qui vous effraie en réalité… c’est la puissance de ma magie… »

Frédérique se faufila jusqu’à Erin, agile et gracieuse, fluide et vive tel un serpent de la digne maison qu’elle avait longtemps représenté aussi bien qu’en tant que maillon vivant que à sa direction. Elle retira sa menaçante baguette pour ne plus la pointer dangereusement sur elle. Elle la rangea aussi vite qu’elle l’avait sorti et se retrouva à coté d’elle, sa joue caressant la sienne, ses lèvres si proche de son oreille que le son de son souffle en était parfaitement perceptible.

« C’est l’envoutement de ma voix… »

Sans se reculer d’elle, la laissant apprécier sa chaleur et son parfum, sa joue collant toujours la sienne, jouant avec les mouvements et les sons de la respiration qu’elle avait d’elle, la jolie brune glissa sans peine sa main droite sur la joue gauche et libre de la jeune fille qu’elle effleura du bout des doigts. Elle fit glisser une de ses mèches de cheveux derrière son oreille d’un mouvement délicat et ordonné avant d’éloigner sa main de son visage.

« C’est la fluidité de mes mouvements… »

Brusquement, elle se mit à califourchon sur ses jambes et la bascula en arrière, sans être non plus violente. Au contraire, elle accompagna son mouvement tout en rejoignant sa chute en arrière pour se retrouver ainsi au dessus d’elle, ses mains posées de part et d’autre de ses épaules, retenant ainsi sa propre éventuelle chute pour ne pas retomber totalement sur elle. Mais son visage était parfaitement au dessus du sien. Ses lèvres à quelques centimètres, entremêlant leur souffle. Leur regard se joignant, incapable de regarder autre chose, que la profondeur des yeux l’une de l’autre.

« Ou la force de conviction qui font de mon attitude un être à la fois à craindre mais aussi à désirer… »

Après un instant de silence ainsi sans bouger, laissant la nature reprendre son droit sur les sons, elle se redressa délicatement, sans précipitation et Frédérique se releva en riant doucement. Elle lui tendit la main pour l’aider à se redresser à son tour, marquant ainsi qu’elle n’avait pas à craindre d’elle. Tout du moins, pas pour l’instant. Ce n’était qu’un jeu. Cela n’avait été qu’un jeu. Enfin, dans ce qu’elle laissa ainsi voir. Car elle n’en était pas certaine elle-même jusqu’où elle serait allée, si la jeune fille avait ne serait-ce qu’un an de plus. Ou plutôt, elle ne savait que trop bien où elle serait allée mais ignorait si elle l’aurait accompagné.

« Vous m’amusez douce enfant… Vous n’êtes pas obligée d’y répondre… Je pense le deviner par moi même… »
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MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Lun 13 Aoû - 11:27

Elle venait de découvrir qu'il y avait parfois pire qu'un sortilège : un regard. Jamais personne ne lui avait lancé un regard aussi sombre et aussi rempli de colère. Elle ne broncha pas pendant que l'inquisitrice lui montrait toute l'étendue de son erreur. Elle baissa la tête comme une jeune enfant prise en fraude et qui savait que cela ne servait à rien d'essayer d'accuser le chien du voisin. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait tenté de lui expliquer son point de vue, puisqu'il était évident que LeeRoy avait le bon. Elle était celle qui possédait le savoir et qui avait la grandeur d'âme de bien vouloir lui en faire part, elle n'avait pas à remettre en cause sa parole.
Elle avait envie de disparaître pour ne plus sentir le poids de son regard sur elle. Elle se gratta la tête et fit une moue un peu triste. Elle s'en voulait que quelques une de ses paroles puissent la jeter dans cette colère noire.


« Oui, madame... »

Erin ne compris pas ce qui se passait. Elle sentit la baguette de LeeRoy sur sa poitrine, à l'endroit même où se situait son cœur. Celui si s'accéléra. Elle était à sa merci, désespérément, à chaque instant LeeRoy pouvait décider de mettre fin à ses jours. D'un coup, elle sentit la joue de Frederique contre la sienne. Cette chaleur étrange l'envahit à nouveau. LeeRoy replaça une des mèches de cheveux d'Erin et la fit tomber en arrière. Elle croyait bien rêver quand elle comprit que l'inquisitrice était au dessus d'elle, dans une position plus ou moins tendancieuse. Mais leur souffle qui s'entremêlaient avait l'air bien réel. Les joues d'Erin s'empourprèrent à nouveau alors que LeeRoy se redressait en riant.
La main d'Erin s'était refermé sur l'herbe, qui aidait par le flux d'émotions incontrôlables de la jeune fille, avait poussé jusqu'à atteindre plusieurs centimètres.
Il ne sait jamais passé des choses étranges lorsque tu étais en colère, ou que tu avais peur ?


« Je crois que je préfère encore quand vous rentrez dans ma tête... »

Elle arracha la touffe d'herbe et la lança vers l'inquisitrice.

« Pour l'amour de Dieu ne faites plus jamais ça !... S'il vous plaît... professeur... »

Elle avait d'abord élevé la voix puis se rappelant à qui elle avait à faire, elle était devenue presque imperceptible sur les derniers mots.
Elle saisit la main de LeeRoy et se redressa. Ce n'était peut-être qu'un jeu, mais Erin n'appréciait pas particulièrement d'être son jouet. Elle ne comprenait pas en quoi ce jeu était amusant et encore moins en quoi c'était un jeu.


« Je crains surtout quand vous pointez votre baguette sur moi et désire ardemment que vous ne le faites pas... Le reste m'intrigue plus qu'il ne m'effraie. »

Elle sortit sa baguette à son tour et se mit à l'agiter au dessus des brins d'herbes. Ils s'agitèrent pour prendre des formes plus aléatoires les unes que les autres.
Rester là à discuter avec LeeRoy était agréable, cela créait des liens qui n'existaient pas entre élève et professeur. Erin n'aurait jamais cru que LeeRoy savait rire. C'était une femme froide et intransigeante en cours. Encore pire à la direction de l'établissement. Cette preuve de son humanité avait quelque chose de réconfortant.

Même si la jeune femme ne l'y obligeait pas, elle répondit en quelque sorte à sa question.


« Charmer quelqu'un, ce n'est toujours que l’envoûter, lancer un sort qui peut rater sa cible. Moi je cherche à susciter de réelles émotions, des réflexions profondes. À faire affluer dans les cœurs un sang nouveau gorgé de sentiments inconnus jusqu'à l'or. La magie nous permet de créer des œuvres d'art exceptionnelles, à condition de savoir leur donner cette exception. »

Ce qu'Erin aimait, c'était voir le regard émerveillé des gamins un tableau qui s'anime. C'était l'étonnement des adultes face à une sculpture inattendue. C'était sa liberté d'expression, de création. Séduire pour séduire ne lui apporter rien de cela et elle ne voulait s'attacher à personne.

« Tout le monde disait que vous prendriez Serpens sous votre aile après ses aspics...»

Elle avait balancé ça sur le tapis, sans raison. Une petite pointe de jalousie vient lui percer l'estomac. Elle avait besoin de savoir si c'était vrai, et dans ce cas, pourquoi elle ne l'avait pas fait.
Il y avait une relation d'exclusivité entre Léon et Fred. Sans concurrence et sans secret. C'était ainsi entre tous les maîtres et apprentis, et un sentiment un peu idiot en Erin lui faisait comprendre qu'elle n'avait pas envie de partager...
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MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé] Mar 14 Aoû - 17:32


La jeune fille venait de comprendre qu’il ne fallait plus contrarier ni contredire son ainée. Le regard froid, sombre et rempli de colère qu’elle venait de lui lancer en disait plus long que les actes qu’elle pouvait avoir. Elle se pliait, et elle avait eu raison. Qui sait où la colère l’aurait conduit. Elle pouvait se montrer douce, mais elle pouvait se montrer cruelle à la fois.
Elle eut envie de rire à nouveau quand Erin lui lança des brins d’herbe comme si cela avait pour but de lui faire. Tant d’innocence, de pureté même, qu’il en était grisant de titiller ses instincts comme elle l’avait fait par deux fois ce jour là. Jeune, mais pourtant si incroyablement attirante. Et il n’y avait pas besoin d’un physique pour que cela fonctionne. Mais jeune justement et l’Inquisitrice avait des valeurs qu’elle ne braverait pas.


« J’avoue qu’il a été plaisant d’entrer dans votre esprit… Vous avez dans votre tête une grande richesse… mais que je ne saurais peut-être pas exploiter autant que vous… Le monde Moldu n’est pas le mien… Mais si vous y faites attention, il pourrait vous amener loin dans la magie… »

Il y avait une grande richesse en Erin, une richesse que la jeune femme ne connaissait pas. C’était un atout pour les Sang-Mêlés. Ayant connu les deux univers, les deux mondes, ils pouvaient prendre le meilleur, comme le pire, des deux points pour en faire leur force. Bon nombre d’entre eux avait su exploiter cela. Ils l’avaient bien connu. Elle savait qu’elle ne connaitrait pas cela. Etait-ce pour ça qu’elle avait finalement choisi une Sang-Mêlée pour disciple. Pour forger son savoir, tout en forgeant à la fois le sien.

« La curiosité est une bonne chose… Si vous en êtes intriguée, nous pourrons le travailler… Tout est matière pour progresser… Qu’importe les domaines… Jusqu’à que vous trouviez celui qui vous est propre… »

Breckenridge la craignait réellement. Pour l’instant, elle ne changerait pas cet état. Il valait mieux être craint qu’être moquée. Plus elle en avait le respect et la parfaite soumission, plus elle pouvait la diriger comme elle le voulait. Jusqu’au moment où, le maitre pouvait dépasser l’élève. Elle ferait tout, pour que cela n’arrivait pas. Car ce jour là, cela sera la fin pour elle. Ce qui était sur, si elles continuaient sur cette voie, LeeRoy ne viendrait plus à lui faire du mal. Elle n’avait pas trouvé cela si plaisant, pas sur elle. Etrange venant d’une femme qui aimait torturer, qui aimait les cris de douleur, qui aimait le sang, qui aimait donner la mort.

« Voyez, vous semblez déjà savoir comment vous voulez exploiter vos dons… Vous êtes proche des leçons que je vous ai donné aujourd’hui… Nous n’avons pas perdu notre temps… »

Elle sourit à Erin quand celle-ci choisit d’attraper sa main pour s’aider à se relever avant de s’amuser avec des brins d’herbes qu’elle agitait avec sa baguette. Frédérique ne cesserait de penser, que son potentiel était une grande richesse et qu’il ne devait surtout pas être mise entre de mauvaises mains. Elle la voyait aller loin. Elle la voyait aller haut. Mais elle ne la voyait jamais détachée d’elle. Elle ignorait si cela était un bon ou un mauvais présage. En tout cas, elle était bien décidée sur ce qu’elle voulait faire d’elle.

« Serpens… Cela aurait été possible… Mais il est trop proche de ce que je suis… Pourtant, il lui manque cette volonté qui vous est propre… Ce qui vous rend unique, est ce que je veux exploiter… De moi, Serpens n’aurait pas appris ce qu’il aurait désiré apprendre… »

Frédérique choisit de couper ainsi la leçon. Elles en avaient déjà fait beaucoup, et il serait déplacé de poursuivre. Surtout que plus les minutes passées ensemble s’écoulait, plus le jeu en devenait dangereux. Il fallait savoir dire stop quand il en était encore temps. Elle était dangereuse, mais il y avait des dangers bien plus à craindre qu’elle et la proximité de ses dangers étaient troublantes. Qu’Erin ne s’inquiète pas à ce sujet, une relation d’exclusivité s’était déjà installée entre elle.

« Restons en là pour aujourd’hui… ma chère apprentie… »

La jolie brune la salua d’un signe de tête et passa une main dans ses cheveux tout en se retournant pour retourner au château. Elle était fière du travail accomplie. Elle était satisfaite d’avoir enfin réussir à percer les demandes de son instinct. Fière oui. Mais elle ignorait encore pourquoi, mais une chose troublée ses entreprises. Comme une ombre à sa toile, pourtant si riche et accompli. A moins qu’elle voulait au contraire, ne pas le savoir…
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MessageSujet: Re: Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé]

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Savoir écouter est un art [PV Fred-Terminé]

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