POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1]

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MessageSujet: Re: Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1] Sam 27 Oct - 19:20

Le membre 'Christopher Runhart' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'COURS élève connaiss' :

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Nicci-Rose Benett


MessageSujet: Re: Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1] Sam 27 Oct - 22:30

    Nicci était déjà contente d'avoir réussit son sort, mais le compliment du gryffondor lui fit assez plaisir pour se sentir un peu gênée. Les compliments, elle n'avait pas l'habitude. Mieux, elle n'y croyait pas. Peut-être voulait-il simplement la mettre à l'aise? c'était même extrêmement probable. Même si ce qu'il disait était vrai, qui aurait félicité une fille de sang-de-bourbe? Fallait pas vouloir être remarquer en bien, ça... Aussi, quand le gryffondor lança son sortilège, le sourire de Nicci ne s'était toujours pas effacée, ni la certaine gène -pas désagréable- et bien que son camarade est complétement raté son sortilège, on aurait pu croire qu'il avait réussit. Le gryffondor se révélait être quelqu'un de très sympathique, si on exceptait les moments où il se montrait insolent envers ses professeurs, entre le moment où il n'avait relevé son cafouillage et son compliment. Nicci-Rose n'avait jamais douté que les deux perturbateurs pouvaient être des gens bien et elle fut satisfaite de voir qu'elle avait eu raison.

    Nicci fut étonné de voir qu'il resta cependant sur un échec. C'est vrai, elle avait été surprise la réplique qu'il avait sortit au professeur Light -dont l'irrespect le plus totale- mais elle ne comprenait toujours pas son attitude. Le professeur Light faisait son job, ni plus ni moins. c'était son rôle d'enseigner. Était-elle censé deviner qu'un élève lui jetterait à la figure qu'il ne voulait pas faire de magie. D'ailleurs, cela lui semblait assez étrange. S'il n'aimait pas la magie, que faisait-il ici, à Poudlard, dans une des plus célèbre école de sorcellerie du monde? Le fait qu'il vante presque le mode de vie moldu l'avait carrément interloquée, c'était comme... une gifle, une insulte à la face du régime, contraire à tout ce qu'on leur enseignait. Le gryffondor avait-il du sang moldu dans les veines? Etait-il attaché à un moldu au point de perdre la raison et de risquer sa vie pour un simple caprice? Pardon? Un caprice? Et bien oui, tout ça pour ne pas exécuter des sortilèges, et empêcher les cours de se faire... Avait-il conscience que pour le moment, il vivait dans un monde de sorcier et qu'avec ce type de discours, il finirait rapidement devant un tribunal avant d'être livré aux détraqueurs?

    Mais aussi étrange que fut son attitude, Nicci-Rose appréciait cela. Elle ne comprenait pas le fait qu'il abandonne sur un échec mais ses positions ne lui étaient pas antipathique. D'ailleurs personne ne lui était antipathique, certes, mais quand même. Non, mais le gryffondor vivait dans un monde de sorcier, ne comprenait-il pas qu'il valait mieux qu'il s'y accommode et vive avec la Magie, en pratiquant la Magie avant de vivre "mieux" dans le monde moldu? D'ailleurs, elle avait de sacré doute quant à cela. Aujourd'hui, Nicci-Rose ne voyait pas sa vie sans magie. Imaginez! Sans quidditch, sans sortilèges ou créatures magiques! Pas de chouette, de journaux magiques, pas de balai ou de portoloin... ni même de poudre de cheminettes! Nicci-Rose avait beau avoir une mère moldue, elle savait bien que la Magie présentait un nombre d'avantages non-négligeable! Bref, si Nicci-Rose n'était pas révolté par les propos du rouge & or, elle n'en était pas moins étonné de son attitude.

    Étonnée? Oui. Parce qu'il avait dit clairement qu'il se fichait de sa maison. Déjà, c'était quelque chose de difficile à concevoir. Mais soit, Nicci-Rose pouvait l'admettre, mais n'avait-il donc pas pensé qu'il y avait d'autres élèves à Gryffondor? Des élèves qui, eux, étaient peut-être attaché à leur maison? Qu'il s'en fiche, soit, mais ce n'était certainement pas une raison pour empêcher les autres gryffondors de remporter la coupe, ou en tout cas d'essayer. Car si eux, une défaite ne les touchait pas, leur attitude pénalisait tous leurs camarades. N'y avaient-ils pas pensé ou étaient-ils sciemment égoïste? Non, la poufsouffle ne pouvait pas envisager cette dernière solution. Trop obsédé, certainement, par son opposition à la magie, il faisait ce qu'il pouvait pour déranger tout le monde pour protester, mais sans penser, bien sûr, aux dégâts collatéraux qu'il pouvait faire. Comme pour les cours, par exemple! Le fait qu'il n'aimait pas les cours devait-il forcément condamné tout le reste de la classe a resté ignorante, voire, dans le pire des cas, redoublé leur année parce que deux plaisantins jugeaient les cours inintéressants? Encore une fois, Nicci ne les condamnait pas, elle s'étonnait simplement du manque d'altruisme dont ils faisaient preuve.

    Aussi, Nicci-Rose, dans sa candide perplexité, demanda :

    "Mais... tu veux pas retenter? Tu sais, faut jamais rester sur des échecs, ça mine l'assurance."

    Entendons-nous bien, Nicci ne s'attendait certainement à ce qu'il retente sa chance parce qu'elle le lui proposait, quoi qu'elle en serait ravie -magiquement ou non- elle cherchait simplement à comprendre pourquoi il ne souhaitait pas retenter. Mais son camarade semblait avoir des questions de plus haute importance à lui poser. Surprise qu'il s'intéresse à elle, ce n'était pas souvent voire même jamais que ça arrivait, Nicci mit quelques instant à chercher la réponse dans sa tête symbolisé par un magnifique "Euh..." et ponctué d'un geste pour remettre une mèche de cheveux derrière ses oreilles.

    "Journaliste! Enfin ça ou être guérisseuse, mais c'est moins sûre que je puisse avoir une chance dans ce domaine-là un jour... Et toi? Dans une vie avec magie, tu te vois essayer de faire quoi de cet handicap?"

    Enfin, c'est ainsi que Nicci l'avait compris. A l'entendre, la magie causait plus de tort qu'autre chose. Donc c'était un poids. Un handicap, une gène, peu importe. La poufsouffle avait beaucoup de mal à voir la magie de cette œil-là, mais si c'était son point de vue, elle le respecterait. Sa deuxième question fut nettement plus embarrassante. Un instant, elle crut avoir mal compris :

    "Pardon?"

    Mais il semblait que ce ne fut pas une blague ni une fantaisie de son cerveau. Christopher Runhart venait réellement de lui demander si... elle avait un copain. Oui, c'est ça, un copain. Pas petit copain, hein, juste copain, n'est-ce pas? Il voulait simplement lui demander si elle avait des amis quoi... Mais au final, la réponse ne changeait guère.

    "Heu... non, je... Enfin, pourquoi tu me demandes ça?"

    Non, non, non, Nicci n'allait certainement pas lui renvoyer la balle en lui demandant si lui en avait une. La poufsouffle était trop... réservée, trop respectueuse, pleine de tact et de délicatesse, pas du genre de la Benett d'être indiscrète, pour faire une chose pareille. Déjà, le simple fait qu'elle ose lui répondre était en soi un miracle. C'était pas forcément très agréable, elle avait l'impression de parler de sa vie privée à un inconnu auquel elle ne savait pas trop à quoi s'en tenir. Peut-être était-ce un moyen de mieux se moquer d'elle, qui sait. Ca n'aurait pas été la première fois qu'on tente de se rapprocher d'elle pour mieux se moquer ensuite. Bien sûr, Nicci-Rose pardonnait, mais là n'était pas le problème : ça restait humiliant et désagréable. Nul doute qu'elle le méritait certainement pour être aussi idiote. Elle avait du blessé ou dérangé ces personnes-là, et elle en était réellement désolée. Mais même si leur attitude était légitime, ça ne l’empêchait de souhaiter éviter que ça se reproduise...
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Christopher Runhart


MessageSujet: Re: Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1] Dim 28 Oct - 1:16

L'assurance... qu'est-ce que cela pouvait bien signifier aux yeux du Gryffondor ? Pour la majorité des gens, c'était plus ou moins la confiance en soi, mais pour Christopher, qui était le dernier à douter de lui-même, qu'est-ce qu'assurance pouvait bien dire ? En réalité, c'était plus complexe que cela. Christopher n'était pas confiant en lui-même, il était simplement détaché de cette appartenance. Si il devait tenter un truc et qu'il voulait le réussir, alors il ne doutait pas d'y parvenir, et si il n'avait pas envie de le réaliser, alors il échouerait et il n'en aurait strictement rien à faire. Une manière radicale, brutale, ferme de voir les choses mais pour le garçon c'était probablement ce qu'il y avait de mieux. Déjà que Chris' était difficile à vivre au quotidien pour certains, alors si en plus il était indécis... Il y avait une seule chose qui, bien évidemment, était susceptible de le faire perdre pied, c'était ses parents. Parents qu'il n'avait jamais véritablement aimé, et surtout parents qui le l'aimèrent pas plus qu'une pomme dans la cuisine. Pas d'éducation réelle, pas de preuve d'amour, pas de preuve d'appartenance à une famille – il n'avait connu que l'un de ses oncles qui avait bien voulu faire le déplacement jusqu'à Édimbourg – et passons. En bref, Christopher n'avait pas de famille et c'était d'autant plus vrai qu'il vivait seul depuis maintenant quatre ans et des poussières, depuis que ses parents eurent disparus sans laisser de trace, dans l'optique de l'abandonner à n'en pas douter. Connards. Il ne les aimait évidemment pas, mais d'un autre côté, c'était plus fort que lui, rien que d'y penser, ça le mettait mal, alors il mettait ça de côté, n'y faisait jamais attention et se contentait de vivre son bout de vie sans se soucier du reste. Il vivait sa vie, point.

-P'têt bien, on verra bien.

Il avait un sourire tout à fait sympathique, accueillant, appelant plus à rire qu'à s'énerver, et pourtant, il avait toujours ce ton un peu insolent et – il fallait le préciser – très certainement agaçant à la longue. Il n'avait pas envie de bosser, surtout pas des choses qui ne l'intéressaient pas, alors... alors il ne faisait rien, car personne ne pouvait l'obliger à aller à l'encontre de ses envies. Pas même une nippone, pas même une Inquisitrice en carton, pas même un Serpent sur deux pattes.

-Tu n'es pas confiant si tu réussis. Tu es confiant si tu suis ce en quoi tu crois, et si tu es fidèle à toi-même. Si tu es fidèle à toi-même en lançant des sortilèges, alors fais le, sans somation, moi je ne me reconnais pas ici, alors je ne le fais pas.

Il perdait ce ton insolent pour retrouver plus celui de l'explication. Christopher n'était pas vraiment quelqu'un de doué pour expliquer, et rares étaient ceux qui avaient pu réellement comprendre comment fonctionnait le lion. Chris' ne savait pas si la poufsouffle arriverait à ouvrir son esprit suffisamment amplement pour tenter de comprendre quelque chose à la philosophie Runhart. Il le reconnaissait lui-même, il était trop bizarre comme type, mais encore une fois, et c'était un point important à saisir, Christopher savait pertinemment où était sa place et ce qu'il voulait faire de sa vie, et il savait pertinemment qu'il ferait tout pour y parvenir... et ça passait par une phase de rejet. Il devait rejeter son environnement, sa société, cette société, pour tenter un jour de vivre en marge du reste. Il voulait voyager, sans s'arrêter, marcher, parler, expliquer, comprendre, dessiner le monde, le filmer – pas mal d'appareils moldus le permettaient étonnant bien. Bref, rien, ici, n'était utile pour sa vie prochaine, car même dans les cas difficiles, il préférait savoir se débrouiller par lui-même plutôt qu'être assisté par sa baguette.

Il n'était pas con, cette vie future qu'il voulait mener ne plairait ni à l'Inquisitrice, ni au Ministère, ni à qui que ce soit en Grande Bretagne, et il s'en carrait sévère. Si il devait fuir et devenir Hors-la-loi pour se faire, alors ça se ferait, mais là-dedans, encore une fois, la magie n'intervenait pas, elle était que très secondaire, voire tertiaire. Priment alors les relations humaines et le savoir-faire naturel de l'Homme, si tant est que celui-ci n'est pas trop amoureux par sa baguette et ses formules magiques qui le réduisent plus à la qualité d'être sans caractère seulement capable de ressortir des formules suivant les situations. L'Homme Sorcier serait alors une simple machine à actionner. Faire partie de cette machination gigantesque ? Pas question.
-Pourquoi ne pourrais-tu pas réussir ? Regarde, tu peux me faire sourire et me rendre heureux, t'as tout d'une guérisseuse, ça s'voit.

Il croqua une nouvelle fois dans sa poche, en lui faisant un clin d’œil discret. Si il comprenait que l'on puisse vouloir faire quelque chose de stable de sa vie, il n'arrivait pas à s'imaginer lui, être stable. Il était tout à fait impossible que le Runhart soit stable, cette espèce violemment excitée ne pouvait être canalisée qu'avec un joint ou deux, et encore.

-Journaliste c'est cool. Tu écris bien donc ? Je trouve ça super important de savoir bien écrire, savoir retranscrire et partager quelque chose par la plume... ça, c'est ce que j'appelle de la magie.

Il termina sa poche en trois bouchées, sans avaler, si bien que lorsqu'il balança son trognon qui tomba dans la poubelle quelques mètres à côté, il avait des joues de hamster bien prononcées. Il mit une bonne poignée de secondes avant de reprendre son souffle et continuer en s'ébourrifant les cheveux.

-Un handicap ? La Magie ? Non. Non, c'est pas un handicap, c'est un élément de la nature, il faut le prendre en considération. J'ai juste pas envie de me contenter de ça. Les moldus ont exploité une voie que je trouve intéressante et moi guidée, alors, oui, je ne veux pas vivre avec la magie, j'en ai strictement rien à faire de lancer des sortilèges... mais je ne considère pas la magie comme un handicap.

Il fit une pause, avant de reprendre, regardant un peu autour de lui, l'air désintéressé de toute la fourmilière qu'était la classe des deuxièmes cycles.

-Et j'ai jamais réfléchi à vivre avec la magie. J's'rai probablement hors-la-loi je suppose, ou SDF, à voir... les deux sûrement.

C'était dit d'une telle banalité que cela aurait pu être une blague, mais en réalité, non. Il le pensait sincèrement. Si il se contentait de vivre dans la société magique avec la magie, alors il serait hors-la-loi, et ce, dans n'importe quel pays. Bourbiste ou Puriste, nul n'y tienne, il n'aime ni l'un ni l'autre, il ne supporte de toute façon pas l'autorité, ça lui donne de l'urticaire !

-Hé bien... pour savoir si tu as un copain ? A quoi sert cette question sinon ? Y'a pas de garçon qui t'intéresse un peu ? Ou de fille remarque, si tu es dans cette voie là, moi j'trouve ça amusant et sympa.

Christopher était assez dévergondé et n'avait aucune honte à parler de choses explicites n'importe où, n'importe quand. Principe de base de la non-gêne absolue... chose qu'il maniait assez bien fallait dire.
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Nicci-Rose Benett


MessageSujet: Re: Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1] Dim 28 Oct - 15:39

    Nicci-Rose était une élève assidue. Pas du style d'une Serdaigle avec un soif de connaissance. Mais dans le genre qu'elle souhaitait prouver sa valeur, faire ses preuves, et c'est pour ça qu'elle s'acharnait à obtenir des résultats corrects, à se faire l'image d'une bonne élève. Elle savait parfaitement qu'elle n'arrivait jamais à la cheville des brigadiers ou même des autres sorciers, sang-pur notamment, du château, mais elle souhaitait être considérée comme une bonne sorcière. Il était donc difficile à concevoir que certains s’arrangeaient pour se balader à contre-sens. Quant Nicci faisait tout son possible pour être "accepté", certains se démenaient pour ne pas l'être. La poufsouffle s'étonnait même qu'ils soient encore là. Le gryffondor ne tint pas vraiment compte de son conseil mais il prit la peine de s'expliquer, pour son plus grand plaisir, ce n'était pas souvent que les gens prennent la peine de se justifier d'autant plus à elle, ou quelqu'un comme elle. Elle fut très surprise de se reconnaitre dans ses mots. C'était comme pour les cours de Magie noire, faire du mal, ce n'était pas elle, ce qui expliquait qu'elle était incapable de jeter correctement les sortilèges voire même qu'elle refusait de les lancer.

    "Oui. Oui, je comprends ce que tu veux dire."

    Nicci-Rose ne pouvait alors décemment plus insister pour qu'il retente sa chance... de toute manière, il y avait des chances pour la professeur le fasse pour elle. Elle aurait aimé que cette dernière compréhensive, mais c'était peu probable, elle était prof, son job s'était d'enseigner, pas d'être psychologue. Les élèves devaient devenir des sorciers compétents pas des personnes sachant se débrouiller aisément dans le monde moldu. Mais Nicci se reconnaissait dans ce qu'il disait. Être confiante quand elle faisait ce en quoi elle croyait? Oui, elle savait faire. Jamais elle n'était aussi sûre d'elle quand elle aidait les autres, quand elle essayait de les comprendre et de les soutenir. Un peu moins quand elle réprimandait les pécheurs car elle avait du mal à imaginer qu'elle avait le droit de gronder quiconque.

    Il était déjà étonnant que le gryffondor lui pose des questions -même si c'était pour faire la conversation- mais cela l'étonna d'autant plus quand il prit la peine de commenter sa réponse. S'intéressait-il donc réellement à elle? Elle en tant que personne bien sûr, rien de sous-entendus s’entend, Nicci était trop ingénue pour cela. La poufsouffle comprenait d'autant moins que le garçon continuait à la... complimenter? Pouvait-on appeler ça un compliment qu'il lui dise qu'elle avait certainement les capacités pour être guérisseuse parce qu'elle avait réussit à le faire sourire? certainement puisqu'elle eut un peu chaud. Nicci n'avait non seulement pas l'habitude qu'on lui parle vraiment, encore moins les garçons, mais les compliments, les gentillesses, c'était rare.

    "Heu... merci mais..."

    Entendons-nous bien, Nicci-Rose ne croyait pas une seconde qu'il fut sincère en sous-entendant qu'elle pouvait être guérisseuse, il était simplement gentil, ce qui n'était pas moins appréciable. Disons qu'elle appréciait réellement le geste, l'intention, qui valait beaucoup à ses yeux.

    "... Enfin, j'ai pas vraiment le niveau. Rien qu'en potions, je n'ai pas le niveau pour être guérisseuse. J'ai peut-être les compétence morales, mais au niveau magique, j'ai des efforts à faire encore."

    Tout ça avec une voix un peu... étrange. Intimidée, la poufsouffle? Un chouia. Non pas qu'il était une personne importante, mais pour une jeune fille un peu timide et mise à l'écart, avoir l'attention d'un jeune garçon bien aimable, ça flattait.

    "Non, je n'écris pas réellement. J'ai appris avec mon père, et j'adore ça mais... Enfin, je n'ai plus trop la pratique. j'aimerais bien faire partit des rédacteurs du journal de Poudlard mais... enfin, je sais pas trop..."

    Nicci-Rose se demanda sérieusement pourquoi elle venait de lui dire qu'elle souhaitait écrire pour Poudlard. Quel intérêt, cela avait-il pour lui? Elle passait pour une minable de ne plus trop écrire, sans doute qu'elle le décevait, sans compter qu'elle n'avait même pas le courage d'entreprendre des démarches pour écrire pour le journal de Poudlard... C'était vraiment minable. Mais après tout, elle ne valait pas grand chose, donc au pire... Cependant, il semblait qu'elle s'était trompé dans son interprétation des termes employés par son camarade qui ne considérait donc pas la magie comme un handicap. Il le considérait comme... une option? Nicci n'était pas sûre de comprendre réellement ce qu'il voulait dire... Il vivait dans un monde qu'il jugeait... inutile? Dans le genre où on étudie l'astronomie quand on veut devenir dresseur de dragons, une sorte d'option. C'est inutile mais on le fait parce qu'on est obligé? Nicci hésita un instant :

    "Heu... Tu veux dire que... enfin... La magie est une option commode pour se rendre la vie agréable? Enfin non, ça apporte plus de problème, tu as dit je crois... Alors un atout dans la manche quand on se retrouve au pied du mur?"

    La désinvolture avec laquelle il envisageait son avenir dans le monde de la magie l'intriguait, la surprenait, la stupéfiait. Nicci ne comprenait pas comment il pouvait envisager d'être délinquant, un homme coupé de la société avec tant de... légèreté. Cela ne lui faisait donc ni chaud ni froid d'être réduit à mendier ou voler pour vivre? Survivre plutôt. Ou pire, rejoindre les hors-la-loi, ces sorciers qui préféraient tuer des gens et d'imposer par la force leurs idées plutôt que de s'expliquer clairement.

    "Mais... Tu... Enfin, ça n'as pas l'air de t'émouvoir plus que ça... Ça te... dérange pas de risquer la mort? Enfin les Hors-la-Loi, c'est quand même être un mort en sursis, non?"

    Nicci était quelque peu désemparée. Elle était pas sûre de comprendre comment il fonctionnait sur ce coup-là. Etait-il de ces gens qui voulaient rejoindre les Hors-la-loi réellement? Au vu de ses capacités à arrondir les angles et à jouer les perturbateurs, il aurait pu... en être capable. Nicci rougit jusqu'aux oreilles en entendant le gryffondor insister sur le sujet des petits amis. Pour dissiper sa gène, elle jeta un coup d’œil autour d'elle pour voir où se trouvait la prof, histoire d'éviter de se faire gronder parce qu'ils ne travaillaient pas. Se retournant vers Christopher, la jeune fille coinça une mèche derrière oreilles, le regard fixés sur ses mains qui tiraient sur les manches de son uniforme :

    "Heu... Je sais pas..."

    Elle releva les yeux, un peu fuyant de temps à autre, Nicci poursuivit :

    "Enfin... Je ne m'y intéresse pas trop..."

    Comment justifier ça? Elle bossait suffisamment pour s'y intéresser? Elle n'y pensait pas? Ou bien elle n'avait pas la moindre chance d'attirer l'attention amoureuse de qui que ce soit.
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Christopher Runhart


MessageSujet: Re: Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1] Mar 13 Nov - 19:38

Le niveau ? C'était quoi un niveau ? Une note absurde sur un carnet de notes ? Allons bon, une appréciation sur le bulletin scolaire au grand maximum ? Bien. Intérêt ? Aucun. Je vous remercie. Peu de choses surprenaient réellement Christopher, vraiment peu, mais alors l'importance donné aux notes et à l'avis des gens sur soi-même, ça, il n'arrivait pas à le comprendre, et il était persuadé de ne jamais réussir à le saisir, d'où son étonnant à chaque fois qu'il était confronté à une situation similaire. Nicci était dans ce genre là... ça avait quelque chose de triste, avouons le, cette dépendance à ses performances, et bizarrement, sur ce point, Chris' se sentait supérieur. Il savait que lui n'avait aucune limite quant aux notes et tout ce ramassis de conneries. Non, lui il allait quitter Poudlard, et il quitterait le pays et puis basta quoi. Pas besoin de se prendre la tête, c'était inutile non ? Vivre et puis mourir, on avait que ça à faire de toute façon.

Christopher reconnaissait cependant que chez les moldus c'était pire encore. Devenir guérisseur chez eux était d'une complexité sans égal, alors effectivement, parfois le système Magique était bien fichu et plus avantageux... m'enfin, ces situations à l'avantage du monde magique se comptaient sur les dix doigts de la main (peut-être avec les doigts de pied à la limite)

-Le niveau, le niveau... tu sais, un type qu'a plus de jambe, il va pas s'embêter à savoir si tu as eu tes BUSE et tes ASPIC. Lui, tant que tu peux le rafistoler, il sera heureux... alors que la technique soit bancale ou parfaitement professionnelle, qu'est-ce que ça change, si le résultat est le même ?

Il adressa un sourire amusé à sa collègue de Poufsouffle. Dans l'absolu pouvait-on lui donner tort ? Pas vraiment non. Disons que sa réponse était naïve, ça, c'était certain. C'était utopique, voire idéaliste, mais c'était sa façon de penser, et on ne pouvait voir là qu'une façon purement logique de raisonner. Chaque problème trouve sa solution, et pour Chris' c'était chaque situation trouve son explication. Il adorait l'inconnu, il adorait ne pas poser de question, et avancer, tout droit, sans s'arrêter, sans jamais se dire « où est-ce que je vais ». L’aventure à l'état pur c'était son trip voyez ? Alors, quand on lui demandait « et si il t'arrive ça, tu fais quoi ? » il n'avait même pas envie de répondre. Il lâchait un simple « J'verrai bien. » remplit de joyeuseté car ce qui plaisait avant tout à Christopher c'était découvrir. Un vrai cancre oui, mais un glandeur, non. Il n'aimait pas Poudlard, alors pourquoi travailler ? Lui il vivait dans un autre monde, celui de la musique et de l'aventure... c'était pour le moins surprenant, mais c'était comme ça.

-Plus tu écris, plus tu t'améliores. Quand j'ai commencé c'était de la daube complet, maintenant je commence à trouver mon style, j'm'y plais bien, mais ça prend du temps !

L'écriture... ah ça, il adorait. Son art à lui en quelque sorte, et rien à dire sur sa façon d'écrire, c'était loin d'être bancal. Il passait ses journées à écrire quand il ne dormait pas ou n'était pas avec Jules à faire des conneries à droite, à gauche. Même Lola le voyait écrire la majeure partie du temps. Ce qu'il écrivait ? Des paroles de musique notamment. La narration pure n'était pas vraiment son domaine, il préférait la mélodie pour raconter et ça marchait bien. Il abordait différents thèmes, parfois complexes pour lui, parfois simplistes, ça dépendait de beaucoup de choses : son état du moment, ses souvenirs, son envie, ce qu'il voulait retranscrire... bref. Poudlard jouait là encore un énorme obstacle, car ici, pas d'instrument de musique, pas d'endroit pour chanter pépère. Oh bien sûr, il chantait quand il voulait sans se soucier des autres. Notamment dans le parc prêt du lac, son lieu d'inspiration préféré, ou en se baladant, un petit air par-ci, par-là.

-Bof, le journal n'est constitué que de pecnos. 'Sont des bouffons qui étouffent les autres avec leurs articles à deux sous. Non, tu vaux plus que ça, j'sais pas, écris tes propres articles ! Poste les un peu partout dans Poudlard, éclate toi, tape ton trip!

Elle semblait avoir du mal à saisir l'idée que se faisait Chris' de la magie. Après tout, rien d'étonnant. Si le gryffondor avait été franc avec elle, il aurait dû lui dire de penser autrement, mais était-ce vraiment la chose à faire avec Nicci ? Non, il ne pensait pas. Elle semblait avoir ses principes, ses convictions, et penser autrement lui semblait impossible à tous les coups, alors laissons la comme ça, inutile de changer les gens : « On ne me changera pas moi, alors je n'ai pas à changer les autres » , raisonnement typique du garçon qui voyait chez chaque individu un « exceptionnalisme » à préserver.

-La magie est pour moi, ce qu'un vélo est pour un joueur de Quidditch : inutile. Je ne dis pas qu'elle l'est pour tous, au contraire, pour toi, pour d'autres, elle sert.

Il fit une pause, le temps de retrousser ses manches.

-Mais moi, la magie, ça ne me parle pas.

Vraiment pas. La magie ne représentait pour lui qu'un ramassis de règles et de concepts qu'il associait au départ de ses enfoirés de parents. Après tout, si il n'était pas venu à Poudlard, seraient-ils partis ? Pas sûr hein. Et c'était là que son dégoût pour Poudlard prenait forme. Lors de sa première année, année où il pensait ses parents encore chez lui, il avait été proche de Poudlard, proche de la magie, c'était simple, il avait passé la meilleure année de toute sa vie. Mais comment retrouver la joie de venir au château, et d'y vivre lorsque ses parents se sont casser au moment où il partais pour l'école de sorcellerie ? Comment aimer sa condition après ça ? Comment accepter la magie ? Que n'aurait-il pas donné pour vivre autrement actuellement... mais tout ça allait finir, il le savait, il avait son plan, et ça n'allait pas foirer. Il attendait juste... quelque chose. Un signe.

-Risquer la mort ? Ça vaut mieux que risquer l'endiguement et « l'abrutisation ». Le Ministère se sert de l'école pour nous faire ingurgiter des idées stupides et indigestes. Ça se recrache tout ça. Mais faut pas s'y méprendre, les résistants et leur Ordre du Phénix font pareil. Les deux sont similaires, les deux ne vont pas vers la liberté, mais vers le conditionnement. Alors si je dois mourir pour éviter ça, ça me va. Tu ne vis pas avec ce régime en carton, tu suis le mouvement, c'est tout.

Chris' un activiste ? Ouais, en quelque sorte. Il comptait pas s'engager dans la résistance : perte de temps et conditionnement assuré. Non, il voulait se casser de cette ambiance pourrie, et vivre ce qu'il avait à vivre tout seul comme il l'avait toujours souhaité, point, pas de prise de tête inutile, pas de concept à la con, il était là pour voyager, écrire, chanter, jouer, et c'était tout, pourquoi se faire chier à combattre un mal imbattable, puis-qu’au fond, battre le Seigneur des Ténèbres reviendraient à dissiper dans l'immédiat les tendances puristes, mais rien n'est dit qu'un autre mal n'arrive pas par derrière.

-Tu t'intéresses pas au mec ? Oh bah merde ! C'est la meilleure!

Il rit un coup, un rire sympa, pas agressif comme l'aurait fait un serpentard à la con. Non, il comprenait, c'était pas toujours facile d'assumer ses convictions, surtout en matière d'amour.

-Tu ne t'y intéresses pas, ou tu préfères ne pas y penser ? C'est différent ! Dans un cas tu te mens à toi-même, dans l'autre tu te voiles la face, avoue que c'est pas pareil. M'enfin, si tu veux pas aborder le sujet, pas de problème, suffit de le dire.

Il lui lâcha un nouveau sourire amical avant de balancer une boulette de papier sur un autre gryffondor. Il se faisait sacrément chier dans ce cours en fait... heureusement que Nicci était là, sinon ça aurait été la mort.
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Nicci-Rose Benett


MessageSujet: Re: Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1] Mer 14 Nov - 17:59

    Christopher se fichait complétement des notes, de l'autorité, ça, Nicci-Rose l'avait intégré. Le jeune homme ne voyait pas son avenir ici, encore moins dans le monde de la magie. Il était ici mais il aurait voulu être ailleurs. Quel intérêt avait-il à être ici, ça restait encore à définir. Peut-être avait-il un minimum de prudence et avait estimé qu'il était plus sage de passer quelques années à Poudlard pour ne pas se prendre toute l'unité de recherche policière magique sur le dos? Même si c'était une hypothèse, Nicci n'y croyait pas du tout, ça ne collait pas avec la mentalité et la personnalité qu'elle avait entrevue du gryffondor. Cela dit sa réponse l'étonna tout en ayant l'impression qu'elle savait déjà ce qu'il dirait. Disons que ce n'était pas étonnant de sa part mais c'était très étrange d'entendre quelqu'un le penser réellement. C'est sûr que lui, les notes à Poudlard, il s'en fichait. Après ses études, il ferait quoi? Autre chose! La magie ne l'intéressait pas, pas plus qu'un avenir dans ce monde, avoir ou non de bonnes appréciations ou notes lui étaient égal. Mais elle? Nicci-Rose partait déjà avec le handicap d'avoir du sang-moldu dans les veines, ces compétences magiques n'étaient vraiment pas génial, alors avoir le soutien de ses professeurs lui étaient essentiel si elle voulait un jour être reconnu comme une sorcière à part entière. Pour une fois, Nicci-Rose comprenait Chris même si elle n'était pas d'accord avec lui. Elle comprenait ses positions, mais ne pouvait s'y attacher sous peine d'être encore plus rejeté et de finir sa vie d'une manière qu'elle ne souhaitait pas imaginer et dont elle ne voulait pas. Un peu gênée d'être certaine de dire un truc intelligente et d'avoir raison, Nicci-Rose lui répondit :

    "Je sais, mais si toi tu t'intéresses pas aux notes, aux diplômes et tout ça, les autres si. C'est pas le patient qui va m'engager, mais la personne qui va me payer et la première chose qu'elle regarda, en dehors de mon statut de sang, c'est les notes et les appréciations que j'ai reçus pendant ma scolarité. J'essaye pas d'avoir des bonnes notes seulement pour faire plaisir aux professeurs ou à mon père, je le fais parce que c'est ce qui permettra, peut-être, d'avoir un boulot et de vivre dignement."

    Étonnement, le jeune homme semblait peu déçu qu'elle n'écrive quasiment plus. En réalité, Nicci-Rose était plus porté sur le dessin à la base mais elle aimait beaucoup écrire. Pas forcément écrire pour dire quelque chose mais juste pour la beauté des lettres inscrites sur le parchemin. Et ça, elle le devait à son père. Loin d'être... cynique, sarcastique, ou blasé, le jeune homme l'encourageait! Nicci-Rose s'appuya sur la table, s'y adossant pour ne pas tomber. Truc de dingue n'empêche! Mais peut-être y avait-il anguille sous roche? Il faisait semblant d'être gentil pour la blesser encore plus après? C'était possible mais Nicci-Rose n'aimait ps ce genre de mentalité. Elle préférait accorder sa confiance et se tromper plutôt que de gâcher une quelconque relation par excès de méfiance. Elle marmonna un vague "merci" absolument minable, de tel sorte qu'elle se maudit intérieurement d'être aussi stupide.

    La réflexion de Chris sur les gens du journal la surprit beaucoup. Elle qui s'abstenait de juger les gens elle voyait le gryffondor jugé l'équipe d'un journal dont il ne connaissait peut-être même pas les membres! Cependant l'idée qu'il lui proposa avait de quoi être séduisante. Pourquoi ne pas tenter ce genre d'affiches un peu partout dans le château? Ça pourrait être amusant... Peut-être que si ça avait son effet, elle irait voir la direction pour que ce soit plus... officielle... Enthousiasme par cette idée, un sourire s'épanouit naturellement sur ses lèvres. C'est vrai qu'il n'était écrit nul part qu'elle n'avait pas le droit de faire d'affiche et du moment qu'elle était correct, ça passerait, non?

    "C'est vrai que c'est une bonne idée..."

    Aussi utile qu'un vélo pour un joueur de quidditch... Voilà une image qui parlait à la jeune Poufsouffle. Il semblait tellement désinvolte qu'elle y croyait. Si sûr de lui qu'elle ne doutait pas une seconde qu'il réussisse à faire ce qu'il voulait de sa vie, qu'il s'en sortirait. Tout simplement époustouflée.

    "Je crois pas que j'arriverais à voir la magie comme ça un jour... Mais du moment que ça te convient à toi."

    Le bonheur des autres, le bien-être de l'humanité... Du moment que les gens n'étaient pas malheureux, du moment qu'ils aimaient vivre, qu'ils aimaient ce qu'ils faisaient, qu'ils étaient heureux, Nicci-Rose était content pour eux. Que pourrait-elle leur apporter d'autres que ce qu'ils n'avaient déjà? Rien. Les gens heureux, ça ne courrait pas les rues mais la poufsouffle était toujours contente d'en rencontrer. mais de là à mourir... Bien sûr, Nicci-Rose ne comprenait pas. Comment pouvait-on faire fi de la vie et de la mort? Comment pouvait-on ignorer les conséquences d'actes aussi "graves" que ce qu'il comptait faire. Il y avait certainement déjà pensé et Nicci se trouvait idiote de poser la question mais elle ne pouvait s'en empêcher, elle avait l'impression d'avoir loupé quelque chose d'important pour que tout ceci tienne debout. Mais elles ne s'attendaient pas aux paroles qu'il prononça. Inquiète, Nicci-Rose regarda autour d'elle mais leurs camarades ne semblaient pas les écouter et la prof était encore trop loin pour les entendre. Comment pouvait-il critiquer si ouvertement le ministère et sa politique? C'était vraiment incroyable! L'homme préférait mourir que de vivre sous cette politique, mais pas elle! Hors si ça remontait dans la hiérarchie, elle était morte! Qu'il critique les Hors-la-loi, certes, mais s'en prendre au gouvernement n'était pas vraiment une idée géniale. Parlant plus bas, se rapprochant, Nicci-Rose lui demanda :

    "Mais pourquoi tu dis ça? En quoi ce sont des idées stupides?"

    Oui, Nicci était inquiète d'être prise en flagrant délit de critiquer le ministère, mais elle était également curieuse et si elle n'était pas suicidaire, l'opinion du gryffondor l'intéressait grandement autant que ça l'effrayait.

    Un petit ami... Ça existait ça? Non sérieusement, pour Nicci, c'était un rêve, une illusion, une utopie. Comme si elle avait les moyens -non pas financiers- d'avoir un amoureux! Qui pourrait-elle réellement intéressé? Qu'avait-elle d'attirant? Soyons franc : rien. Perdu dans les explications de Chris entre se mentir et se voiler la face, elle ne trouva pourtant rien de mieux que répondre, les joues rouges, hésitante :

    "Euh... bah je sais pas..."

    Trop polie pour lui répondre que non, elle ne souhaitait pas en parler. Trop intimidée et trop gênée aussi.
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MessageSujet: Re: Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1]

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Sorts quotidiens [Cycle 2, Cours 1]

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