POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin}

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MessageSujet: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Dim 28 Oct - 12:57


La partie comestible d’une plante potagère et les aliments végétales sont, avant d’être consommés, des produits avec des particularités trop vite oubliées. Une peau douce, rugueuse, ondulée, lisse, à poil, dure, molle, inexistante. Une odeur sucrée, fruitée, forte, inexistante. Une peau claire, foncée, bicolore, uni, brillante. Un gout sucré, salé, acre, acide, amer, inexistante. Un aspect mou, croquant, giclant. En fait, il y avait tellement d’aspect, de senteur, de gout, d’odeur, de texture. Il y avait plus de richesses que l’on ne pourrait imaginer dans des fruits et des légumes. Des richesses exploitables pour tout apprentissage, même dans la magie. Il ne fallait pour cela, ne pas penser avec son esprit primaire, il ne fallait pas voir avec ses yeux.

Frédérique tenait entre ses mains une espèce de petite courge sans en être vraiment une de couleur jaune et verte. De sa main libre, elle en caressait le tour du bout des doigts, à la fois lisse mais avec des irrégularités dans sa forme non pas dans sa texture. Elle n’était pas lourde vu sa taille. La portant à son nez, elle ne perçut aucun parfum définissable, mais son parfum n’était pas inexistant pour autant. Parfaitement pleine, elle n’entendit aucun son quand elle le secoua à coté de son oreille. Elle l’aurait bien croqué, mais elle n’était pas sur que cela puisse se manger cru. Et puis, elle ne voulait pas s’empoisonner.

Mais elle n’était pas venue là pour faire du jardinage ou pas faire son petit marché pour le diner du soir. Elle avait été femme au foyer, mais ce temps là paraissait si loin que cette femme semblait n’avoir jamais existé. Elle était une femme d’action, de terrain, mais qui savait prendre les bonnes décisions et réfléchir aux meilleures directives à donner tout en peaufinant divers dossiers. Il était assez difficile d’imaginer celle qui appelait un Elfe de Maison pour lui faire un simple thé, en train de préparer un plat pour un repas.
Elle avait choisi de venir, en cette journée où le soleil semblait s’être caché sous quelques nuages d’automne, car elle voulait donner une nouvelle leçon à sa protégée. Celle-ci avait repris les cours depuis plusieurs semaines déjà. Elle espérait que cela lui avait donné la forme nécessaire pour continuer à suivre son enseignement. Elle avait eu un choc si important durant les vacances qu’elle avait choisi de la surveiller, continuellement, à sa manière, pour s’assurer que tout aille bien pour elle. Elle savait qu’elle en faisait peut-être un peu trop. Elle avait toujours eu quelques protégés depuis qu’elle était revenue enseignée à Poudlard, mais pas de disciple avant. Elle s’était jurée, depuis l’incendie, qu’elle ferait tout pour que rien ne lui arrivait.
Mais tout en la surveillant et la protégeant sans en être étouffante, elle ne devait pas oublier son but premier : la former pour qu’elle puisse devenir, un jour, une personnalité aussi importante qu’elle était elle. Le premier apprentissage que l’ancienne maitresse des Sortilèges avait eu était Poudlard. Mais cet établissement ne donnait pas le même genre de cours qu’actuellement, des leçons moins complètes, plus restrictives. Elle avait du se former seule. Brillante et désireuse d’aller toujours plus loin, elle avait su quoi faire et comment le faire. Enfin, Léon Brom l’avait forgé de sorte à combler les manques à cet enseignement. A présent, et jour après jour, elle en devenait, malgré son jeune âge, plus forte que tout sorcier de ce pays, après Voldemort et Brom bien évidemment.

Frédérique voyait un grand potentiel en Erin. Forte, déterminée, avide de savoir et d’apprentissage, elle ne pouvait qu’apporter de bons résultats, même si elle n’était pas l’étudiante brillante qu’elle avait été. Mais n’y avait-elle vu que son potentiel justement…
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MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Mar 30 Oct - 10:38

Erin était en avance, comme à chaque fois. En fait, il se pourrait bien que c'était LeeRoy qui était en retard. Cela dépendant sous quel angle on considérait la situation.
Elle était un peu à l'écart du potager, assise derrière une de ses énormes citrouilles qui serviraient pour la fête d'Halloween. C'était bientôt. Une année passée, un troll s'était frayé un passage dans la château. Rien de plus aisé vu le piètre niveau de protection de l'école à l'époque. La puissance de Dumbledor ne valait rien à côté de celle qui aujourd'hui était sa mentor.

Alors pourquoi Erin avait réussi à foutre le feu à l'école ?

Elle tira une cigarette de la boîte qui était dans sa poche et l'alluma d'un coup de baguette. LeeRoy lui avait interdit de fumer, mais l'adolescente savait pertinemment qu'il valait mieux demander pardon que permission. C'était le genre de vieil adage qu'on ne se lassait jamais de suivre.
Elle porta le bâtonnet empoisonné à sa bouche et réajusta le parchemin qui se trouvait sur ses genoux. Elle était dos aux légumes gens, les genoux repliés vers son torse, mais pas trop, sinon elle ne pouvait pas bien écrire. En fait, qu'importe la position qu'elle adoptait, elle n'était pas dans les conditions idéales pour écrire. Mais l'inspiration lui avait pris, comme ça, sans prévenir. Elle avait eu envie d'écrire à et endroit, alors pourquoi se priver puisqu'elle n'y dérangerait personne.

Elle pensait arrêter quand LeeRoy arriverait, mais elle ne l'avait pas entendue venir.

Elle inspira une bouffé de cigarette et reprit sa plume d'une main assurée.


"Abraxas, je suis Abraxas, dit-il. Le démon des mensonges. Veux-tu que je t'apprenne à user d'eux, à les reconnaître ?
Il y a des mensonges blancs, des mensonges noirs et une multitude de nuance de mensonges gris.
Il y a les mensonges gentils, que l'on dit pour préserver la dignité d'autrui. Des mensonges habituels. Puis il y a les mensonges malfaisants, ceux qui visent à détruire.
Il y a les mensonges qui n'en sont pas. Ils sont les pires, ils usent de la vérité pour manipuler et parvenir à leur fin."


Ce n'était pas elle qui parlait, mais cette Voix dans sa tête qui était apparue la nuit où elle avait foutu le feu à une salle de cours. Cette Voix utilisait sa voix pour parler.
Elle avait changé depuis cet évènement, elle le savait. Elle était double. Il y avait elle, enfant, innocente, et il y avait ce petit démon qui lui soufflait toutes les connaissances. Si lucide, si clairvoyant, et si effrayant.
Il entretenait sa haine envers ceux qui lui avaient fait du mal. Il lui était utile, elle ne le chassait pas.


"Et puis, il y a l'ultime mensonge, la plus abrutissante et pourtant la plus efficace des tromperies qui n'ait jamais été créée : il y a l'homme. Il y a toi."

Elle tira une nouvelle fois sur sa cigarette, attendit quelques secondes et souffla. Ses yeux se perdirent dans la fumée qui s'élevaient doucement vers le ciel.

Ce cours avec LeeRoy, c'était peut-être un mensonge ça aussi. C'était peut-être dans sa tête. Ou dans la tête de tout le monde. C'était peut-être réel mais faux tout de même. Pourquoi elle, elle qui n'avait aucun talent, alors que tant d'autres désiraient être à sa place...

Ou justement, pourquoi pas...
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MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Mar 30 Oct - 22:59


Le Mensonge.
On opposait très souvent le mensonge à la vérité. Mais ce dernier ayant une définition plutôt complexe, il était difficile d’en faire une pour la première sans qu’elle ne soit floue. Inspirée par des émotions, plus que par l’instinct, l’on pouvait penser que les mensonges étaient des actes irréfléchis, alors qu’il s’agissait en fait de l’inverse. Etant défini comme mauvais, on oubliait qu’il pouvait s’user pour offrir une politesse touchante, rassurante, obligatoire. Mais si l’on voulait tromper les autres, on ne pouvait pas tromper soi même. Pire quand cela retournait contre soi ou quand, tellement assuré dans son mensonge, que l’on finissait par s’en convaincre. Et là, on perdait toute confiance, même en soi.

Alors qu’elle était dans ses pensées, une odeur qui ne lui était pas tant familière mais qu’elle reconnut pourtant immédiatement l’interpella. Elle n’était pas seule dans ce potager et pourtant elle ne voyait personne autour d’elle. Posant la petite courge, elle se dirigea vers l’origine de l’odeur, présente dans une sorte de fumée, qui arrivait jusqu’à elle. Son instinct lui disait qu’elle ne serait pas étonnée de voir d’où ça provenait, de quoi, et pas qui surtout. Et quand elle entendit sa voix, prononcer des propos assez particuliers, proches malgré tout de l’ésotérisme qu’elle aimait à enseigner, dont le sens pouvait laisser à réfléchir, cela confirma ses doutes.
Ainsi, Frédérique trouva Erin assise derrière une des énormes citrouilles. Malgré sa mise en garde envers tout ce qui pouvait rapprocher de près ou de loin les Moldus, la jeune fille était bel et bien en train de fumer une cigarette. L’odeur répugnante. Mais ce qui était plus répugnant était le défi de la part de sa disciple qui avait eu l’audace de braver l’interdiction qu’elle lui en avait faite. Elle était courageuse, mais suicidaire.


« L’homme est un mensonge… hum… j’en suis bien d’accord… Il n’y a pas plus méprisable, plus détestable qu’un homme… Je n’en ai qu’un dégout, qu’une honte, autant que je peux en avoir des Moldus… Nous pouvons nous en passer… Car la femme est bien meilleure que cela… Il y a en elle, plus de secret, plus de mystère, plus de finesse qu’un homme ne pourra jamais maitriser un jour… »

A présent parfaitement face à elle, Frédérique ne lui donna pas l’occasion d’arrêter de fumer ni d’écraser son mégot. Elle se pencha vers elle, d’une grâce élégante et grisante et, délicatement, elle prit directement la cigarette des mains la jeune Serdaigle. La glissant entre ses doigts, elle la scruta comme si s’était la première fois qu’elle pouvait tenir une telle chose, de plus est, allumée. Se redressant doucement, la cigarette parfaitement tenue entre son index et son majeure, elle leva légèrement sa main, légèrement son visage et la porta à ses lèvres fines dans un mouvement si experte, étonnamment experte, que l’action en donnait froid dans le dos. La cigarette, glissée entre ses lèvres, lèvres qui en avaient embrassé tant d’autres, elle tira une légère bouffée, avec cette même grâce et ces gestes nobles et fiers. Fermant les yeux, non pas de dégout ni d’étonnement face à ce qu’elle faisait, elle expira doucement la fumée en entrouvrant légèrement les lèvres qui avaient déjà laissé s’éloigner la cigarette. Toujours les yeux clos, elle sourit en coin, mélange de malveillance et de malice.

« Belle enfant, me feriez-vous quelques mensonges… Je l’espère pour vous qu’ils n’étaient pas pour but d’une quelconque manipulation et d’un fond malfaisant envers ma personne… Je n’aime guère que l’on me mente ou que l’on m’est quelques secrets… Vous savez que ma colère n’en aurait aucune limite… »

Frédérique ouvrit les yeux et baissa son regard vers elle. D’un geste de sa baguette, qu’elle venait de sortir de sa poche, elle fit disparaitre la cigarette dont elle n’avait finalement tiré qu’une seule bouffée. Elle n’avait pas besoin de faire plus, de dire plus. Erin était assez grand pour comprendre que son geste n’avait rien d’un encouragement. Mais pour lui montrer au contraire, tout le vice qu’elle pouvait avoir et que le pire d’entre eux n’étaient pas ceux qu’elle montrait.
Se penchant doucement vers le parchemin que la Serdaigle tenait entre ses mains, sans véritablement le lire vu qu’elle en avait entendu à haut voix son contenu, elle fit mine d’y porter une quelconque attention. Grande érudit, elle dévorait les écrits quand elle était étudiante. Mais non pas les romans ou autres histoires chevaleresques, elle préférait les œuvres instructives qui pouvaient faire évoluer sa culture et son savoir.


« Un don à l’art, un don à l’écriture… Mais nous ne sommes pas ici pour cela n’est-ce pas… »

La jeune mentor se redressa et, d’un signe, elle pria son apprenti à en faire de même. D’un nouveau geste de sa baguette dans un sortilège informulé, elle fit revenir la semblant de petite courge jusqu’à elle qu’elle déposa dans sa main. Tendant le bras jusqu’à la jeune fille afin qu’elle prenne à son tour ce cucurbitacée, Frédérique voulait voir la première réaction qu’elle pourrait en avoir alors qu’Erin, bien évidemment, pensait recevoir ce jour là, une nouvelle leçon de magie ésotérique…
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MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Mer 31 Oct - 0:13

Figée. Effrayée jusqu'au bout des ongles. Comme par magie -ce qui n'avait rien d'étonnant- Frederique LeeRoy avait débarqué de nulle part, devant elle, comme un démon. Erin sentit des frissons lui parcourir le dos.
Elle avait encore la clope dans le bec et elle ne pensa même pas à l'en retirer, à la cacher ou à l'écraser débilement, en espérant que cela efface toutes ses fautes. De toute façon, LeeRoy était déjà là. Elle ne pouvait plus lui cacher grand chose.

Un nouveau frisson d'angoisse.

Personne n'était sans ignorer les préférences de LeeRoy : elle semblait ne pas en avoir. Toujours enfermer dans sa tour d'ivoire à travailler avec ardeur. On lui accordait bien quelques aventures, des bruits de couloir qui mettait tantôt l'un tantôt l'autre dans son lit, mais peu de gens prenaient la peine d'y croire. Qu'est-ce que ça changeait, au final ? Auparavant, rien. À présent que l'Inquisitrice tenait ces propos étranges devant elle, dénigrant d'une manière abrupte et ultime la gente masculine, elle se demandait s'il n'y avait pas un peu de vrai dans tout ça, si les paroles de l'inquisitrice ne cachaient pas des propos un peu plus larges et si elle n'était pas en mauvaise posture.

Dans un mouvement lent, Erin retira sa cigarette de sa bouche. Elle aurait aimé lui rappeler qu'il existait un accord tacite entre elles, lui dire qu'elle était trop jeune pour mourir et qu'elle ne recommencerait pas. Les seuls mots qu'elle lâcha était à trois mille lieu de leur ântre.


« Je parlai des humains... madame... je crois... »


Sa phrase était hachée. À chaque blanc, elle avalait difficilement sa salive.
LeeRoy lui prit la cigarette des mains et la porta à ses lèvres dans un geste qui était cruel de sensualité. Erin posa l'extrémité de ses doigts sur les siennes, comme douloureuses de savoir qu'elles s'étaient posé un peu plus tôt sur le même papier blanc.
Ce sourire qu'elle afficha en coin ne prévoyait rien de bon et Erin se préparait déjà à souffrir. Mais contre toute attente, LeeRoy n'agit pas, pas pour l'instant. Elle devait certainement faire traîner ce moment affreux où l'enfant prit en fraude attend sa sentence.

Elle la rappela à l'ordre, par des mots d'une finesse exemplaire, usant d'une ironie et d'un cynisme allant jusqu'à reprendre les mots qu'Erin elle-même avait utilisé plus tôt.
Un simple avertissement ? Deux à la suite ? Impensable que la mangemorte puisse faire preuve d'autant de complaisance.

Frederique ouvrit les yeux et son regard brun et profond fendit sur Erin. Celle-ci baissa la tête en signe de soumission, un peu honteuse, non pas de sa faute, mais de s'être fait prendre aussi facilement.

Elle soupira. Fallait toujours que ça lui tombe dessus.
Comme pour vérifier, elle glissa une main dans sa poche mais la trouva vide. LeeRoy faisait les choses entièrement et ne s'était pas contenté de faire disparaître l'arme du crime. Les munitions s'étaient volatilisé.

Et puis elle sembla passer outre l'accident pour en venir au cours d'aujourd'hui. Erin se leva et la suivit, sans dire mot. Elle posa ses affaires sur le légume qui lui avait servi de dossier puis dépoussiérera sa veste bleu ciel et son jeans vert. Pendant ce temps, LeeRoy avait fait voleter une petite courge jusqu'à elle. À présent, elle la tendait à Erin.
Celle-ci lui lança un regard pensif.


« Vous êtes effrayante parfois, vous savez... »

Elle seule pouvait savoir si elle faisait référence à l'épisode de la cigarette ou à ce cucurbitacée solitaire.
Sans trop rien dire de plus, elle le saisit puisqu'on lui tendait, et de sa main libre, sa gratta la tête.


« J'attire les Joncheruine... »


Elle fronça le nez et les sourcils, ce qui eut pour effet, presque indécelable, de faire frémir ses oreilles.

« J'ai bien une idée de ce que je pourrai en faire, mais pas sûre que ça vous plaise... Sauf si vous la destiniez à terminer en décoration de la grande salle le soir d'Halloween. »

Erin ne cachait pas dans sa voix qu'elle était un peu frustrée de ce qui c'était passé un peu plus tôt.
Elle fit passer la courge entre ses mains. LeeRoy allait éclairer sa lanterne, ou elle devait demander à Jack ?
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MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Jeu 1 Nov - 15:48


Il n’y avait pas forcement besoin d’user de force et de sorts pour imposer son autorité et angoisser quiconque l’on approchait. Frédérique ne fumait pas, elle n’avait même jamais essayé jusqu’à ce jour. S’était à se demander pourquoi elle avait donc fait cet acte qu’elle trouvait si écœurant. Tout ce qui se rapprochait de près ou de loin des Moldus la dégoutait. Elle avait testé ce qui semblait affectionner sa disciple. Mais ce gout dans sa bouche ne lui plaisait vraiment pas. Elle aurait accepté un bon verre de Whisky pur feu pour retrouver un parfum agréable.

« Effrayante dites-vous…? N’est-ce pas ce qui fait mon charme… »

Elle sourit en coin à nouveau, avec un regard des plus charmeurs et diaboliques. Plus elle déstabilisait les gens, plus elle voulait les déstabiliser. Il n’y avait pas besoin ni de muscle ni d’une beauté éblouissante pour se montrer cruel de sensualité. Un instant en la regardant, qu’elle chassa aussi vite que cette pensée lui était venue, elle trouve cette enfant, bien plus proche de la maturité adulte qu’à l’innocence enfantin, agréable. Aussi vil qu’elle puisse être, elle ne toucherait pas un cheveux d’un enfant, d’un mineur. Mais elle n’avait jamais repoussé l’idée de convoiter certains de ses élèves, quand ils atteignaient l’âge de la majorité. Elle avait des principes, et aussi rare étaient elles, elle les respectait.

« Ne soyez pas insolente… Ne voyez-vous que par vos yeux Miss Breckenridge… ? »

L’Inquisitrice souleva un sourcil à ses propos sur les Joncheruines alors que la jeune fille venait de prendre en main la sorte de petite courge. Elle ignorait en fait ce que cela pouvait être. Erin faisait de l’humour sur ce qu’elle pourrait en faire et qui pourrait en même temps déplaire sa mentor qui n’avait assurément pas le même humour qu’elle. Elle n’avait jamais aimé Halloween. Elle le célébrait car il s’agissait de la seule fête qui soit directement partie du monde des sorciers.

« Comme vos yeux brouillent votre esprit, je vais faire en sorte que cela ne perturbe pas notre séance d’aujourd’hui… Vous avez besoin de retrouver les fonctions premières de vos sens… Chacun de vos sens… Et d’en faire un atout à l’art des Sortilèges… Esotériquement, vous réaliserez qu’un sens obstrué, permets l’élévation des autres sens… Nous ne tiendrons compte que des cinq sens primaires : ouïe, toucher, odorat, gout, vue… A savoir que je viens de brider ce dernier… Comment vous sentez vous, que ressentez-vous… ? Oubliez que vous tenez un légume entre vos mains… dites moi juste ce que vous sentez, ressentez… »

En disant ses mots, elle sortit de dessous son polo sombre un ruban assez épais et noir. Testant sa solidité et son opacité, toujours en parlant, elle passa derrière la Miss Breckenridge et toujours avec ses explications, elle glissa son ruban devant ses yeux. Ayant appartenu à Frédérique, le ruban en lui même répondait au premier critère, l’odorat. De plus, son contact répondait tout autant au second, le toucher. Il bloquait le troisième, la vue. Il n’y avait plus que le gout et l’ouïe a exploité par un autre moyen.

« Quand on attaque un ennemi, il faut le connaitre… Il n’est pas donné de tous les connaitre personnellement… Mais chacun d’eux dégage une aura, une odeur, une spécificité… Si on prend le temps de réfléchir avant d’agir, le temps de ses blablatages comme quoi on pourrait réussir à vous tuer ou juste à vous mettre à genou, prenez ce temps pour analyser… »

Erin tenait toujours la sorte de petite courge sans doute plus gauchement qu’un peu plus tôt. Elle se serait bien plongée dans son esprit pour en lire chacune de ses pensées depuis le début de ces instants. Frédérique était repassée devant elle, faisant mouvoir son parfum, mélange de la préparation que lui avait faite Evy et du tabac qu’elle avait gouté. Elle voulait avoir ses ressentis, ses impressions avant de poursuivre. Car la suite, comme à leur première leçon, serait plus compliquée et sans doute, plus déstabilisante…
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MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Jeu 1 Nov - 17:39

Elle ne répondit à presque rien de ce que disais LeeRoy. Elle n'était pas d'humeur à faire ce cours. Elle n'avait pas envie de se lever ce matin. Mais elle n'avait pas vraiment le choix, on ne pausait pas de lapin aux gens de haute situation. Pourtant, c'était mignon un lapin. Surtout les lapins nains, de véritables peluches, qui ne demandaient qu'un peu de nourriture, de paille et d'affection.
À croire que l'inquisitrice n'était pas fan des animaux domestiques.

LeeRoy lui banda les yeux. Le tissu utilisé avait l'odeur de sa mentor, une odeur dont elle s'était imprégné lorsqu'elle avait pleuré dans ses bras, la nuit de l'accident. Ça avait quelque chose de rassurant. Sa vue était bloqué, donc elle se reposait sur ses autres sens.
Elle sentait le contact du tissus sur sa peau. Elle entendait la nature s'agitait autour d'elle et LeeRoy qui se mouvait. Elle avait toujours le légume entre ses mains et elle ne savait plus vraiment quoi en faire. Cette situation ne lui était pas inconnue.
Souvent, sa mère lui faisait faire un exercice semblable. Elle lui demandait de ferme les yeux et de dire tout ce qu'elle entendait autour d'elle. Bien que restant dans le silence, Erin se mit à énumérer tout ce qui parvenait à ses oreilles.
Le chant morbide des corbeaux, le vent secouant les arbres et les feuilles, quelques bruits provenant de la forêt... On sentait que l'hiver approchait, la nature se murait petit à petit dans le silence.

Elle eut le droit à un petit discours sur l'importance des sens lors d'un combat. Erin voulait bien y croire sans trop de problème, elle pensait que l'inquisitrice parlait avec son expérience. Mais est-ce qu'elle aurait vraiment le temps de faire appel à ce qu'elle allait apprendre aujourd'hui si elle se retrouvait dans une situation délicate ? Peut-être que cela venait naturellement... ou peut-être que cela ne viendrait pas et que tout ça ne lui servirait à rien.

Elle lui demanda comment elle se sentait... Erin serra la mâchoire. Elle n'avait pas envie de répondre à cette question, mais devant le silence de LeeRoy, elle capitula. Elle n'avait pas envie que la jeune femme s'immisce à nouveau dans son esprit.
Sa tête n'était pas le club med.


« Je me sens... Je suis... frustrée... oui c'est ça... »

Elle resserra son emprise sur la courge qu'elle tenait entre ses mains. Elle la sentit se déformer légèrement sous la pression.

« C'est comme si j'avais péter un plomb... »

Elle avait l'impression que tout ce qu'elle faisait n'était pas en adéquation avec la réalité. Elle était toujours dans une situation dangereuse et elle savait qu'il ne s'agissait pas juste de choisir entre le bien et le mal. C'était tellement superficiel ce genre de notion.

« Il n'y a plus aucune harmonie dans le tableau... les couleurs se mélangent et donnent un mélange fade et brunâtre... Et je n'arrive pas à rattraper la toile... Chaque coup de pinceau, chaque sortilège ne fait qu'accentuer cette cacophonie des sens... »

Elle laissa tomber le cucurbitacée et ses bras glissèrent le long de son corps.

« Et ne pas voir coupe le dernier lien que j'avais avec la réalité... »

Elle était frustrée oui, contre LeeRoy. Car elle lui avait retiré son plaisir de fumer.
Elle avait vraiment l'impression de péter un plomb, mais ça, c'était depuis qu'elle avait lu cette foutue lettre.
Le tableau qui perdait son harmonie, c'était toute sa vie...
En fait, tout à coup, tous les sentiments qu'elle tentait de brider émergeaient et étaient incontrôlables.
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MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Ven 2 Nov - 23:04


Il fallait être aveugle pour ne pas voir, ou percevoir le manque de volonté et l’humeur des plus sombres de la jeune Breckenridge. Celle semblait être toujours emprise par l’accident qu’elle avait provoqué l’été dernier. Elle n’était pas réceptive à l’exercice. Elle était trop absente dans sa concentration pour comprendre l’explication qu’elle lui avait donnée. Elle aura pu simplement discuter, ou fait un duel que son comportement n’aurait pas changé. Elle la dérangeait et l’avait dérangé et le lui montrait. Cela ne plaisait pas à l’Inquisitrice, dont le ton se montrait plus dur que d’ordinaire, plus froid et plus directif. Elle était la mentor, cette élève devait se rappeler de ces deux statuts.

« Arrêtez de penser, ressentez juste… Laissez remonter l’inconscient et non le conscient qui sont des actes bien trop réfléchis… Les Sortilèges par exemple sont bien plus efficaces quand ils sont envoyés par instinct et non par réfléxion… »

L’ancienne maitresse des Sortilèges savait que l’on n’avait pas le temps de réfléchir lors d’un combat, d’un duel. Si l’instinct, l’inconscient avaient reçu les bases, ils n’avaient aucune peine à les retrouver. Si elle était parvenue à un niveau aussi haut, si elle était devenue Mage Commandeur et la femme la plus puissante d’Angleterre, s’était grâce à sa patience, à ces enseignements qu’elle avait su affectionner. La magie venait de soit, il fallait que la Serdaigle le comprenne si elle ne voulait pas que sa mentor perde patience et finisse, par ne plus perdre de temps avec elle.

« N’avez-vous jamais touché la toile d’un tableau pour en ressentir du bout de vos doigts toutes les nuances du pinceau… ? Il y a dans même dans une œuvre dite ratée, un peu de magie… Cette magie n’est dans le premier coup de pinceau… Aucune œuvre n’est réellement ratée… »

Il y avait eu confusion entre ce qu’elle avait voulu exprimer et ce que Erin avait compris. Mais cette dernière lui répondit, sans détour, sur comment elle se sentait. Elle allait mal, véritablement mal. Frédérique avait choisi la distance depuis le soir où elle était venue la réconforter après l’accident. Cela était mieux pour sa protégée. C’était son élève, sa jeune élève. Elle se voulait protectrice et maternelle, mais ce n’était pas ce que son inconscient voulait exprimer et cela était mauvais, nuisible.

« Il y a des mystères dans les éléments que la réalité n’est pas mise réellement en valeur que par vos yeux… Le lien avec la réalité n’est jamais coupé, même pas par la mort… Il n’y a ainsi pas que la vue qui vous rattache à la réalité… Ecoutez… Sentez… Ressentez... Laissez vos autres sens emplir votre être et parlez à votre esprit et donc à votre magie… »

La jeune femme posa ses mains sur celle de Erin qui tenait toujours le fruit avant de glisser ses doigts jusqu’à la sorte de courge et le lui reprendre. Elle allait devoir faire autrement pour lui faire travailler ses sens. Elle ne pouvait pas lui demander de faire un duel les yeux bandés, ce dont elle aurait pu commencer à être capable de faire si elle avait suivi son enseignement consciencieusement. Mais trop de choses grouillées dans son esprit et cela lui faisait mal à son être, à son cœur. La magie venant de chacune de ses parties, il fallait les apaiser avant de poursuivre. Sans arrière pensée, Frédérique posa ses mains sur les joues de la jeune fille, délicatement, sans y faire de pression, et rapprocha son visage du sien.

« Oubliez vos démons avant qu’il ne vous ronge… Vous êtes faites de grandes choses… Vous pouvez faire de grandes choses… Avancez, sans regarder en arrière… Car devant vous, des tableaux prestigieux vous attendent… »

Après ses mots, elle approcha son visage de celui d’Erin et plaqua son front contre son front. Elle avait parlé en image, comme le faisait Erin. Car elle savait qu’elle pourrait ainsi en comprendre tous les sens cachés. Elle devait la rassurer, l’apaiser, la mettre en parfaite confiance pour que son esprit embrumé retrouve la quiétude. Mais au fond d’elle, la jolie brune le savait. Elle se le répétait depuis la mort de ses parents, depuis la mort de son époux, depuis la disparition de son fils, depuis la disparition de son amante. Rien ne s’efface, tout s’écrit…
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MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Sam 3 Nov - 15:52

Erin soupira.
Elle savait parfaitement que l'inquisitrice n'allait pas supporter longtemps ce genre de comportement, mais elle n'y pouvait rien, c'était simplement plus fort qu'elle. Pourtant il fallait qu'elle se calme. Il le fallait.

LeeRoy lui parla dans son langage : une suite de métaphores artistiques. Elle lui demanda si elle n'avait jamais effleure une de ses peintures pour en connaître tous les éléments. Il était évident que si.
Erin, en artiste consciencieuse, ne pouvait pas se permettre d'ignorer ce genre de pratiques, il fallait le dire, assez courantes dans le monde artiste. Une œuvre d'art ce n'était pas juste un regard, mais aussi une texture, une odeur, une sensation. Voir ne suffisait pas pour comprendre véritablement une œuvre, l'analyse était superficielle. Mais la vue se suffisait a elle même pour en tirer des conclusions, alors que les autres sens avaient nécessairement besoin d'elle.


"Quand je parcours un tableau avec les doigts plutôt qu'avec les yeux, je n'apprends rien sur lui... C'est plutôt lui qui m'apprend des choses sur son créateur. Chaque humeur et chaque sentiment mis a profit donnent un certain coup de pinceau, chaque coup de pinceau une certaine texture a la peinture... Mais rien n'empêche une dissonance entre l’œuvre et les sentiments de l'artiste...
Je n'arrive pas a faire le rapprochement entre ça et ce que vous me demandez..."


Quand on touchait une courge, elle ne nous transmettait pas a titre informatif la manière et dans quelles conditions le jardinier l'avait plantée. Elle s'en fichait de savoir s'il venait de découvrir sa femme au lit avec un cracmol ou si son poisson rouge Maurice était mort.
Lors d'un duel, ne l'informait que brièvement sur l’état dans lequel il se trouvait mais est ce que cela lui permettait vraiment de pouvoir anticiper ses actes et ses mouvements ? Est ce que définir son angoisse permettait de savoir si le sort allait arriver par la droite ou par la gauche ? Elle avait beau retourner dans tous les sens le problème, la solution ne venait pas et tout restait d'un flou terrible dans son esprit.
Pourtant l'enseignement que LeeRoy tentait de lui apportait n'avait rien de bien sorcier sur le principe. Elle ne lui demandait que de se servir de ses sens et de son instinct plutôt que de sa raison. Mais la jeune Breckenridge n'était pas a Serdaigle pour rien, et la situation n'en était que plus délicate qu'elle avait l'esprit brouille par la haine et le chagrin.

LeeRoy savait tout cela et voulait agir en conséquence pour permettre enfin a cette enfant, qui venait de grandir trop vite, d'exprimer tout son potentiel magique.

Bien que toujours aveugle, Erin sentit les mains de LeeRoy se poser sur ses joues. Puis elle sentit son parfum plus intensément et le contact de leurs fronts lui précisa qu'elle se trouvait juste la, a quelques centimètres d'elle.

Laisser son inconscient s'exprimer... Ne pas réfléchir...

Sous le voile sombre qui obstruait sa vue, Erin ferma les yeux.
Elle eut comme une absence. Elle se sentit a peine glisser en avant, encore moins le contact de ses lèvres avec celles de sa mentor. Le monde flottait autour d'elle, le temps coulait plus lentement qu'a l'ordinaire. Ce goût interdit et cette senteur d’Éden lui resteraient a jamais.

Ses sens se réveillèrent, son esprit, de nouveau alerte, paniqua devant son acte. D'un mouvement vif, elle s’écarta, puis s’éloigna, vite et loin, aussi loin qu'elle put dans son monde sans lumière. Elle fut stoppée par ce qu'elle savait être les citrouilles géantes qui lui avaient servi d'abri un peu plus tôt. Le sentiment de honte qui l'avait gagnée lui fit baisser la tête. Elle allait être en colère. LeeRoy n'allait pas apprécier ce qui s'était passe, ce qu'elle avait ose faire. C'était contraire aux règles.


"Je... Je... Suis désolée... J'ai pas fait exprès..."

Difficile a croire et pourtant, c'était la vérité. Erin n'avait compris qu'après coup ce qu'il se passait. Ce n'était pas elle qui avait agit, c'était son inconscient... Son instinct.

Mais a présent que son esprit avait retrouve sa raison, elle s'effrayait de ce qu'elle avait fait, mais aussi et surtout, des conséquences que cela pouvait avoir.
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MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Sam 3 Nov - 23:22


Frédérique avait tout provoqué. Chaque pensée, chaque mouvement, chaque action. Un instant, elle le regrettait. Mais cela ne dura qu’un instant. Elle appréciait chaque contact avec la jeune fille, jusque là tendre et sans arrière pensé, presque maternelle mais déjà charnel. Elles avaient brisé la limite de l’espace vital. Elles ne s’en étaient juste pas encore rendues compte. Elle appréciait chaque brusquerie, chaque provocation, chaque limite qu’elle poussait sans cesse à bout. Inconsciemment et elle s’en rendait à présent compte, elle désirait ce baiser. Fruit défendu, interdit, mais terriblement grisant. Elle savait jusqu’où une personne désireuse pouvait aller. Elle savait jusqu’où la passion poussait. Mais pour ressentir du désir, pour faire naitre la passion, il fallait être inaccessible. Il y avait plus de force dans la distance que dans la proximité. Complices mais refusées. Maitre et apprenti.
La jolie brune ne put réprimer un sourire en coin des plus sombres. Elle ne pouvait pas la voir. Son ruban, dont son parfum subsistait, n’avait pas quitté ses yeux. Si elle le voulait, elle l’aurait provoqué encore. Elle aurait pu fuir comme elle aurait pu la rejoindre et en profiter. Mais il y avait des limites et des valeurs qu’elle savait maintenir. Elle avait eu un baiser, elle allait devoir en faire plus si elle en voulait un autre. L’interdit n’était plaisant que lorsqu’il n’était pas répétitif. La Serdaigle allait devoir mériter à présent de ne serait-ce l’effleurer. Et l’idée lui donna un frisson d’enthousiasme.


« Etes-vous réellement désolée… N’avez-vous réellement pas fait exprès… Pour ma part, je ne m’excuserais en rien… »

Frédérique passa sa langue le long de ses lèvres, comme un félin qui se délectait du reste de sang de sa victime. Elle se mordit la lèvre dans une légère et rapide intonation de satisfaction alors qu’un sourire tout aussi satisfait se formait. Son regard continuait à être aussi sombre, d’une noirceur diabolique. Il était bien dommage que son élève ne puisse pas la voir. Car elle aurait bien pu décider de la fuir et de briser le pacte Erin avait le délicieux gout de pomme. Une pomme agréablement sucré, touche acidulé, comme la fougue de son instinct, piquant et doux à la fois. Le même gout qu’elle avait eu elle-même sur ses propres lèvres la première fois qu’elle s’était emparée de sa première amante. Un enivrant et inquiétant parfum qui était le seul à ne plus la quitter. Cette adolescente lui ressemblait bien plus que quiconque n’aurait pu l’imaginer. Des domaines les différenciaient mais s’était ce qui donnait de la force à leur binôme. L’odeur d’Erin était un mélange sucré et de tabac. Ce dernier ne donnait pas la nausée sur elle. Il donnait même envie de se plonger dans son cou, tel un vampire désireux de la déguster.

« Vous ferais-je peur… ? Il n’y a pas plus naturel qu’un baiser… Vous devriez justement être fière d’être l’une des rares que je n’ai pas liquéfié vivante d’avoir osé s’en approprier…
Qu’avez-vous senti, ressenti… ?
Aller, levez vous… Sortez votre baguette… Ne chassez pas vos impressions… Vous avez à présent en vous tous les atouts pour me combattre… Ne reste-t-il pas un peu de moi sur vos lèvres… ? dans votre bouche… ? par vos narines… ? Ne m’entendez-vous pas suffisamment pour prévoir mes mouvements… ?
Ne vous en faites pas, ce n’est pas dans mon intérêt d’abimer un si beau potentiel… »


Elle avait toujours eu l’art et la manière de jouer sur les mots, les détourner, pour en dégager des sens et des intonations nouvelles et mystérieuses. Elle avait eu la preuve que son charme ne rendait pas son Erin indifférente, qu’importait l’âge qu’elle avait. Cela avait à la fois un coté désolant, mais agréable. Car il fallait se demander si elle plaisait à la femme qu’elle devenait ou à l’enfant qu’elle quittait. D’ici quelques mois, semaines si elle ne se trompait pas, elle devait célébrer comme il se devait l’entrée de celle-ci dans le monde adulte. Une entrée qu’elle se devrait remarquée et remarquable.
La jeune LeeRoy sortit sa baguette dissimulée sur le pli de sa longue robe noire et flottante de duelliste. Elle avait prévu de faire cet exercice avec à l’issu un combat avec son élève les yeux bandés, mais elle n’avait pas imaginé y arriver de cette manière. Bien sur, la jeune fille devrait répondre à ses questions, et sans tenter de réfléchir, alors qu’elle resterait sur l’instinct, elle pourrait ensuite lui lancer des sorts. Ce qui n’était pas plus mal au final, cela donnait plus de saveur à cet entrainement si ses yeux restés bandés. De saveur, elle ne croyait pas si bien dire…
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Erin Breckenridge


MessageSujet: Re: De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin} Mar 6 Nov - 12:42

Si je n'ai rien de toi
Si j'n'entends plus ta voix
Je redeviens l'enfant
Abandonnée, crevant
Dans sa chambre au bout du couloir...

Non, Erin n'avait pas peur. LeeRoy ne l'effrayait plus. Elle l'avait vu humaine, une nuit d'été où elle avait terriblement besoin d'humanité. Elle ne ferait pas de mal à Erin puisqu'elle lui avait promis qu'à présent, elle s'occuperait de son destin ; et l'enfant qui était encore en elle la croyait sans détour.
Et pourtant, elle se sentait trembler. Elle sentait que son corps lui faisait défaut, l'abandonnait. Si ce n'était pas la peur, quel sentiment, quelle forme de magie, pouvait-être à l'origine de tout ça ? Elle n'en savait rien. Elle avait beau chercher, remuer toutes ses connaissances mais aussi toutes celles qu'elle n'avait pas, elle n'arrivait à mettre ni mots, ni dessins, ni textures sur ce qu'elle ressentait à cet instant.
Elle ne savait qu'une chose, c'était que LeeRoy lui avait déjà sauvée la vie une fois.

Elle se releva, témoignant ainsi d'un équilibre instable. La vue était un sens bien plus essentiel qu'on ne le pensait, principalement lorsqu'on se reposait dessus depuis toujours. Erin plaignait la professeur de potion qui devait trouver son équilibre sans se reposer sur ses yeux. Elle se promit de lui demander, un jour, comment elle faisait pour se déplacer avec tant d'aisance.

Erin fut parcouru d'un frisson, d'effroi cette fois-ci. Un duel ? Contre LeeRoy ? Elle voulait des tulipes noires sur sa tombe, ainsi qu'un petit écriteau indiquant « je vous l'avez dit que j'allais pas bien » ou « La mie l'a mis là ».
Elle s'étonna elle-même de cette minute d'humour noire et posa sa main sur sa baguette. Le bâton blanc de frêne était assez souple et dépassait les trente cinq centimètres. Le blanc... la couleur du bien, mais aussi, dans certaine région du globe, celle du deuil.
Elle avait toujours pensé que la couleur de sa baguette, loin du brun traditionnel, était un présage de mort... Fin de l'art, fin de l'homme, fin des Dieux. Peut-être même l'annonce de sa propre fin, elle pourrait disparaître au combat. Elle s'octroyait un destin tragique digne des héros des tragédies grecques.

Bien décidée à ne pas courber l'échine face à celle qui était sa mentor, elle ferma les yeux pour puiser dans la nature calme et puissance. Appliquant ce qu'elle avait appris lors de son premier cours avec LeeRoy, elle commença à ressentir tout ce qu'il y avait autour d'elle, la terre, l'herbe, les oiseaux, les légumes et... l'inquisitrice. C'est ainsi qu'elle comprit ce qu'elle attendait d'elle.
Elle devait ressentir son adversaire pour pouvoir l'affronter, faire un avec lui et deviner ainsi chacun de ses coups, de ses sorts, de ses mouvements.

Un détail inutile (donc parfaitement indispensable) attira son attention sur sa droite. Une fourmi...
Elle sourit en coin... Existait-il la fable de la cigale et la fourmi, version sorcier ?


« Il y a une fourmilière à quatre mètres à ma droite... Peut-être les habitantes ont-elle déjà refusé le gîtes à une cigale, saltimbanque, qui, alors ne passera pas l'hiver... ou alors, peut-être que les choses changent et que leur reine trouve enfin goût à la douce musique estivale de l'insecte chanteur... »

Erin n'avait jamais aimé cette fable. Elle n'était qu'un leurre. Elle apprenait aux enfants les valeurs destructrices d'un capitalisme trop présent et leur faisait négligeait la beauté de l'art, du chant, de la musique et de la danse.
Elle se doutait que LeeRoy ne comprendrait pas la référence, mais le message résidait plus sur la véritable identité de la reine et de la cigale.
C'était ce qu'elle ressentait.

Elle pointa sa baguette vers LeeRoy, se concentrant à nouveau pour rentrer dans cette état de pseudo-méditation qui lui permettrait de voir son adversaire dans le noir.


« Glacius ! »

-------
Fred : 13
Erin : 7


Dernière édition par Erin Breckenridge le Mar 6 Nov - 12:43, édité 1 fois
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De tous les sens, l'âme est l'organe du bonheur... {PV Erin}

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