POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Ne reculons plus, marchons. || Solo || PASSE

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Ne reculons plus, marchons. || Solo || PASSE Dim 18 Nov - 21:07

Spoiler:
 


Tu es allongé dans un immense canapé drapé de noir et d'argent. Tes pieds sont nus. Tu es habillé extrêmement à la légère. Tu n'as jamais aimé te prendre la tête quant à la façon de t'habiller. Il fallait l'avouer, passant la plupart de ton temps dans le manoir ou dans la forêt, tu ne faisais pas véritablement attention de la façon avec laquelle tu étais habillé.
Je ne sais pas depuis combien de temps tu es là. C'est difficile de le dire. On pense faire un récit de sa vie et finalement, on se retrouve avec des bribes d'informations. J'ai eu la prétention de vouloir parler de toi mais je crois que tu t'es perdu depuis bien longtemps. Un récit se construit mais l'histoire en est toute autre. Le passé a fait son abominable oeuvre.
C'est horrible de devoir vivre dans ce corps et de voir combien cette vie t'échappe de jours en jours. On ne peut plus voir chez toi l'être que tu avais réussi à être aux commencements. Aux prémices de les derniers moments.

"L'image s'étendait, s'étendait. La main de David était immense, le soleil jouait sur la cuisse de Virginie. Et elle fermait toujours les yeux. David, lui, les yeux ouverts, comme fasciné.
On était au début du monde, avant la chute."


Tu n'as jamais compris à quel point cette disparition t'avait ouverte une blessure bien plus grande que tu ne le pensais. Jamais tu as pris conscience de l'ampleur des dégâts. Ta blessure a tout aspiré, même ta vie. La vie a quitté deux corps ce jour là. Elle n'a fait de cadeau à personne. Vous étiez des enfants. Des enfants qui avaient à l'esprit un monde où nuls soucis n'existent. Un monde où personne n'était assez fort ou assez grand pour détruire votre univers.
La vie a déserté deux corps tandis qu'un seul était blessé.

Je ne sais pas si tu te souviens de ce jour de Mars où, pensant qu'il n'allait pas faire beau, tu t'étais allongé sur le canapé des appartements de ta grand-mère, et prenant un livre au hasard, tu t'étais plongé dans la lecture d'un ouvrage qu'un adolescent de dix-huit ans n'aurait sans-doutes jamais compris. Tu étais fasciné par ce qu'on pouvait y trouver. Les anciennes civilisations avaient disparu et personne n'avait retenu leur enseignement. Des enseignements où le corps, l'esprit et la nature sont réunis, sans aucun autre artifice. Cette unique magie ancestrale qui prodiguait guérison, défense et attaque en elle-même. Une magie depuis trop longtemps oubliée.
Tu as eu très vite une fascination pour les Runes anciennes. Était-ce pour toi le moyen de te démarquer de la masse, être une autre personne? Quoiqu'il en soit, cette vieille magie est l'unique trace de l'être que tu fus durant l'enfance. Le reste, hormis cette intelligence remarquable et cette pertinence d'esprit, avait totalement disparu.

Un rayon de soleil avait alors percé quelques arbres, les fenêtres du manoir et s'était jeté sur toi. Un appel. Une demande.
La nature avait toujours représenté pour toi un endroit de recueillement et de découverte. Curieux, tu aimais te balader dans l'immense forêt présente tout autour du manoir Valverde. Ton esprit avait la sensation d'être libéré de tout poids matériel. Tu retrouvais ce qui te semblait essentiel et ton sourire d'enfant devenait alors magnifique. Ce sourire honnête, où on ne réfléchit pas à quelle allure on a. Un sourire d'une enfance autant heureuse que bénéfique.

Je n'ai plus envie. Je n'ai plus envie de raconter.
Laisse-moi, c'est terminé.

Le souffle se brise. Le corps se détache de l'âme. Ou est-ce l'âme qui s'en va?
J'hurle. Tu ne m'entends pas. Ecoute-moi, je suis là. Ouvre ton coeur, ouvre-toi. Ne les laisse plus te dévorer de cette horrible manière.
Ne tombe pas, je t'en supplie. Dis-moi encore une dernière fois de vivre pour toi. Je ne veux pas te quitter. Je ne veux pas que tu me quittes. Je ne veux pas que tu te quittes.
Sauve-nous.

Le bruit est frappant. On annonce, on ne recule plus. Les choses avancent. Elles sont là juste devant nous. Telle l’oraison funèbre d'un coeur qui a décidé d'arrêter de battre.

Connais-tu l'histoire du Sorcier au coeur velu? Oui? Veux-tu que je te la raconte une nouvelle fois? Elle ne peut que te faire réagir sur qui tu es. Je ne veux plus retourner au passé.
Je ne veux plus. Pense à qui tu es, pas à qui tu fus.


Tu te lèves, tu poses ce magnifique livre, tu observes une dernière fois le parc ensoleillé. Tes yeux sont doux, calmes, apaisants. Ton regard semble se perdre dans l'horizon. Un sentiment de sécurité et de confiance découle de tes yeux. Ils sont noirs, ce noir enivrant où n'importe qui a la sensation de plonger à l'intérieur d'un océan de paix. Ce noir mystérieux qui provoque à tous l'impression qu'il y a en toi tout un monde.

L'endroit est grand, tu te faufilles dans les couloirs discrets, tu passes devant quelques elfes. On entend des voix, des chuchottements, des pas rapides. Quoiqu'il en soit, la vie au manoir est totalement active et ta sortie passe inaperçue aux yeux de tous. Rapidement, tu es dans le parc et tu pénètres dans la forêt.

Je pense qu'il est inutile ici de placer ta vision de ce magnifique endroit. Toute ta vie tu t'y es promené. Tes yeux se sont toujours baladés sur les moindres parcelles de nature et chaque venue était pourtant une nouveauté. Tu as toujours eu la sensation de redécouvrir ce lieu empli de mystère et de charme. C'est ton lieu, ça l'a toujours été.

« Salut. Je suis Jeanne. T'es qui?... Réveille-toi un peu, on croirait un mort! »

Tous les matins du monde sont sans retour.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Ne reculons plus, marchons. || Solo || PASSE Sam 23 Mar - 17:29

https://www.youtube.com/watch?v=CFFiaTOAWIc

Les destins de ce monde se brisent avant même que soient nés ceux qui ont été choisis pour les porter. La lente valse des êtres qui sont voués à la mort. Cette mort inéxorable, qui plâne au dessus de tous. Le Temps lui-même était important pour quiconque mourrait.
Mais qu'était-on autre chose qu'une pauvre créature vouée à cette sentence finale?
A quoi bon vivre si quelques années plus tard, devant l'immensité de la vie et du Temps, on meurt?
Qui es-tu toi? Si ce n'est autre chose que cette même créature à qui l'on donne la nom d'humain. Qui es-tu si tu n'es voué à cette même mort.

Un Enfant.

Terrible constat de la mort face à la vie.
L'Enfance avait toujours été ce qu'il y a de plus beau au monde. Cet état où la vie apparaît comme Belle, source de plaisir, de découverte et d'aventure. Là où les responsabilités n'accablent plus. Où ce sentiment de culpabilité disparaît. Cette culpabilité d'être dans ce monde, ce monde brutal et inhumain.
Un monde inhumain d'humains. Quelle belle chose.


« Eris, viens-voir!

Oui, Jeanne, j'arrive. »

La petite blonde était accroupie, par terre.

Au sol, sur cette terre sèche mais quelques fois humide, se tenait un escargot. Il avançait lentement, comme si le monde pouvait s'écrouler autour de lui sans que cela ne le touche, lui.
Il était là. Et n'entendant rien, ne voyant rien, il continuait sa lente chemination vers un objectif qu'il avait déjà surement oublié.
Tandis que Jeanne riait face à cette lenteur, tu restais là, à observer cet étrange petit animal. Il n'avait pas capté votre présence à vous deux. Aussi, sa situation était d'un ridicule risible particulièrement impressionnant. Ce que, d'ailleurs, Jeanne ne remettait pas en cause vu l'état dans lequel l'imbécilité flagrante de cet animal la mettait.
Elle riait, et toi tu souriais.
Tu souriais face à tant de bonheur dans les yeux de ton amie. Une si grande émotion te traversa le corps que tu te mis à rire aussi. A rire non pas du malheur de ce pauvre escargot, mais à rire de joie, la joie d'avoir trouvé quelqu'un avec qui rire.

L'Enfant ne cherche pas à comprendre les choses. Souvent, il est bien plus proche de ses amis que de celle ou celui qu'il nommera "mon amoureuse" ou "mon amoureux".
Il ne comprend pas les nécessité d'un couple. Il ne comprend même pas la notion d'aimer. Il ne se connait pas encore, il ne sait pas qui il est. Il peut aimer, mais il ne le comprend pas. Il ne comprend même pas qui il aime.
C'est ainsi, c'est tout.
Et souvent cette incapacité à comprendre l'amour chez lui reste quand il est adulte. Une des rares traces de l'enfance encore présente. Et surement une des plus fortes.
L'adulte s'attend à aimer comme il aimait autrefois. Mais l'adulte n'est plus enfant. Il comprend. Il comprend qui il est, du moins, le pense-t-il. Et un élan de rationnalisation le tire toujours, plus au moins grand chez chacun. Et il essaie de retrouver les passions de la jeunesse. Cet amour insouciant, que l'on oublie quand on est avec une personne.
L'adulte cherchait quelque chose.
Mais l'amour ne se cherche pas, il se trouve. Il vient à nous comme cela, sans que l'on pense spécialement à le chercher.
On ne cherche pas à devenir enfant, à sortir de l'union d'un père et d'une mère. Et pourtant, l'amour maternel et paternel vient, il s'accroche. Il en est de même pour les rencontres que l'enfant fait. Il ne cherche pas à aimer. Il ne cherche rien d'autre que de la compagnie, du rire et des pleurs.
L'adulte n'arrive pas à se laisser aller dans cette nonchalance des sentiments.
Il refuse de s'aimer lui-même afin d'accueillir l'amour d'un ou d'une autre.

Jeanne se leva et tandis que tu riais encore, elle courra dans la forêt.
On ne pouvait pas dire que cette gamine était molle. Au contraire, elle débordait d'une énergie que tu pouvais avoir certaines fois.
Tu continuas à observer l'escargot. Une larme tomba juste à côté de lui. Une larme de rire. Évanouie, l'instant d'un souffle.

Cet être ne pouvait t'apporter que du mal Eris. Tu ne l'as pas compris, mais le Sang-Moldu, depuis toujours, avait été une menace.
Elle n'y pouvait rien, elle. Elle ne comprenait pas. Elle n'avait pas choisie de devenir une moldue, pas plus que toi un Sorcier. Cependant, il en était ainsi de l'ordre des choses de la nature. Et sa condition même, sa race impure, sale, détestable, ne pouvait pas t'apporter du bon.
Car la race moldue avait toujours été antinomique de la puissante Sorcellerie.

Tu vas échouer, souffrir. Ton destin est désormais tracé.
Tu as pris le chemin de la souffrance.
Tu deviendras un monstre. Car sans l'amour, la folie monstrueuse et meurtrière s'éprend de l'âme de tout être humain.
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MessageSujet: Re: Ne reculons plus, marchons. || Solo || PASSE Lun 8 Juil - 22:24

Spoiler:
 


« Ah... c'est toi Eris. Entre... Un temps. Jeanne... Un temps. Deux temps. Jeanne n'est pas là.

Où est-elle? Un temps.

— Elle... elle n'est plus là. Et... Un temps. Elle ne sera plus jamais véritablement là. »

"Le Prologue — Voilà. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'Antigone. Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l'heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde [...]. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout... "

Le vent souffle fort dans les arbres. Ils plient, semblent pouvoir se briser à chaque instant, mais ne se déracinent pas.
Ils sont forts.
Ils ont appris depuis longtemps à faire face aux tempêtes. Ils ont appris à combattre les vents. Fruits de la nature, ils sont paradoxalement face à eux-mêmes dans cette lutte acharnée. Une survie qui n'en est pas totalement une.
Ils sont là et ne bougent pas.
Racines du monde, ne bougeaient pas, c'est bien trop tôt. Ne nous abandonnez pas face à cette terrible existence qu'est la nôtre. Il est trop tôt.

"Antigone, secoue la tête — Je ne veux pas comprendre. C'est bon pour vous. Moi je là pour autre chose que pour comprendre. Je suis là pour vous dire non et pour mourir."

Nous n'avons pas assez appris.
Nous ne sommes pas assez forts.
L'herbe ondule sous les rafales. Elle n'a pas peur et c'est beau à voir. Elle n'a pas besoin de se plier, ni même risquer de se rompre. Elle est là, étincelante mais discrète, fière mais petite. Elle ne se brisera pas, pas même face à une tempête de vent. Elle n'a pas choisi d'être qui elle est, mais elle a su se mettre au rythme du monde. Au rythme de sa mère Nature.

Tu marches là, seul.
Seul parce que le monde veut que tu sois seul. Il a depuis longtemps écrit ton destin et l'a confié à la providence. La roue tourne mais n'oublie jamais les coups qu'elle a reçus. Elle ne peut pas les oublier car ils sont là, ancrés en elle. Elle est forte, mais elle est blessée.
Tu es fort, mais tu es blessé.

La solitude est ton domaine. Pourtant, c'est terrible de voir à quel point elle transpire sur ton corps. A quel point elle devient une substance collante, désagréable, réchauffante. Elle ne veut pas t'abandonner. Elle est là et colle à toi.
Elle est en toi, sur toi.
Et peu à peu, tu t'habitueras à elle. Tu deviendras comme elle. Transpirant de solide, collant de froideur, réchauffant d'amertume.


L'air s'engouffrait entre les pierres du manoir familial.
Le tout était frais, profondément frais et reposant. Les choses n'avaient pas changé.
Rien ne change après la mort.

Il est temps de terminer tout cela.
Les choses sont ce qu'elles sont. Elles ne peuvent être modifiées. Amorphes. Éteintes.
Passées.


Les délicats pieds se brisaient sur les marches de pierre.
Rien n'entrait par où les choses sortaient.

Je n'ai plus envie de raconter cela.
Eloigne-toi de moi ou embrasse-moi, mais ne fais plus les deux mêmes choses à la fois.


Les murs n'avaient pas bougé.

Il est temps.
Marguerite est morte.
Wagner n'a jamais préféré que lui.
Votre enfant est mort.

Suis-moi. Je t'aime. Et je protégerai.

La route est longue.

Mais tu réussiras.


"Le Chœur — Et voilà. Sans la petite Antigone, c'est vrai, ils auraient tous été bien tranquilles. Mais maintenant, c'est fini. Ils sont tout de même tranquilles. Tous ceux qui avaient à mourir sont morts. Ceux qui croyaient une chose, et puis ceux qui croyaient le contraire [...]. Morts pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris. [...] C'est fini. Antigone est calmée maintenant [...]. Son devoir est remis. Un grand apaisement triste tombe sur Thèbes et sur le palais vide où Créon va commencer à attendre la mort..."

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