POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Nous somme de la poussière d'étoile... [PV Fred]

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MessageSujet: Nous somme de la poussière d'étoile... [PV Fred] Dim 2 Déc - 19:33

Spoiler:
 

« Un accident ? On couche pas avec quelqu'un par accident, Cam' ! »
« Okay okay... écoute, j'avais trop bu et... »
« Lui non. »
« Je savais pas ce que je faisais... »
« Lui savait. »
« Et je regrette plus que tout ce qui s'est passé, alors s'il te plait... »
« Il a pas l'air de regretter. »
« Merde Erin ! J'ai besoin de ton aide pour m'en débarrasser ! »


Erin leva les yeux au ciel et soupira. Camille était une élève de Poufsouffle qui était restée comme elle à Poudlard durant les fêtes de Noël. Elle avait vite fraternisé. Peut-être même qu'on pourrait qualifier cette relation d'amitié naissante. Erin n'était pas sûre.
Hier soir, après le dîner de fête pour nouvel an, quelques élèves s'étaient regroupés -un peu illégalement- dans une salle du château pour terminer dignement les festivités.
Cam' les avait fini avec Jim. Un « accident ». Lui ne l'entendait pas de cette oreille et s'était découvert en moins d'une demi-heure une passion folle pour la jeune fille. Depuis ce matin, il la suivait partout, avait tenté quelques approches et avait fini par se résigner à rester constamment à deux mètres derrière son aimée, pour pouvoir la contempler et se laisser fondre de bonheur la journée durant
.

« Jim ! »

La tête du jeune homme apparue subitement, virant les livres qui se trouvaient là une paire de secondes plus tôt.
Cam' tira sur la manche d'Erin pour affirmer sa pressante envie de fuir aussi loin que possible de cet étrange individu.


« T'es flippant comme gars tu sais ! »

La bibliothécaire leur fit savoir de loin que tout ce bruit ne lui plaisait pas.

«Est-ce que tu pourrais... » chuchota-t-elle en agitant sa main pour lui faire comprendre qu'elle trouvait dérangeant de ne pouvoir s'entretenir qu'avec sa tête. Elle attendit qu'il ait fit le tour pour les rejoindre pour continuer.

« Donc... Jim.. est-ce que tu connais... Picasso ? C'était un artiste. »

Il secoua négativement la tête.
Cam' regarda Erin avec des yeux ronds. Elle lui avait demandé de parler à ce mec, pas de lui faire un court d'art. Elle lui donna un coup de coude et lui souffla qu'elle était sûrement la seule personne de tout Poudlard à connaître ce monsieur et qu'on s'en foutait complètement.


« Picasso pensait que la réalité était... conceptuelle. »
« Je vois pas en quoi ça me regarde... »
« Tais toi et écoute moi. »


Elle se gratta la tête, gênée. Il ne voyait pas où elle voulait en venir. Rien d'étonnant là dedans, mais elle était un peu déçue tout de même : elle s'attendait à plus d'intérêt pour ce côté énigmatique qu'elle avait essayé de mettre en scène.
Elle ne devait pas avoir la même conception du mystère que ses confrères élèves.


« En clair... Tu aimes Camille... Et tu crois qu'elle t'aime. » affirma-t-elle posément, toujours à mi-voix alors qu'il appuyait ses propos d'ardents hochements de tête. « Mais, ce n'est pas la vraie réalité. C'est ce que tu crois être la réalité. »

Il lui répondit par la plus grande preuve de talent oratoire qui soit : « Heinn ?! ». Erin sourit, peinée, et soupira. Donc en plus d'être moche, il était stupide. Très bien, elle allait devoir s'aligner au niveau de son interlocuteur.

« Camille t'apprécie autant qu'un crabe de feu, et elle aimerait bien que tu la lâches. On a déjà prévu un plan pour que tu te fasses bouffer par les araignées de la Forêt Interdite si tu continues. »

Il blanchit, regarda Camille, Erin, puis encore Camille, leur cria qu'elles étaient cinglées et prit ses jambes à son cou. Camille soupira de soulagement et remercia environ dix mille fois Erin. Celle-ci la coupa net et la regarda d'un air grave et interrogateur :

« Tu ne connais vraiment pas Picasso ? » demanda-t-elle complètement choquée.

Cam' lui lança un regard exaspéré et sans rien dire de plus la traîna la grande salle pour le dîner. Erin n'y toucha presque pas et s'éclipsable assez vite malgré l'ambiance bon enfant qui y régnait.
Les événements de l'après midi lui avait fait oublier cette étrange sensation qui ne la quittait pas depuis ce matin.
Elle était majeure. Dix-sept longues années qu'elle traînait sa carapace sur cette terre et le résultat était peu probant. Elle n'avait pas envie de continuer sur cette lancée ad vitam æternam.
Elle monta quatre à quatre les escaliers qui menaient jusqu'à la Tour d'Astronomie. Là, elle s'assit par terre, en tailleurs, et se mit à contempler les étoiles.
Elle aurait pu rester là durant des heures, immobiles, les pieds sur terre mais la tête loin dans les cieux. Elle pouvait s'évader là où demeurer Hercule, Adonis, Aphrodite, Eros et tant d'autres pour l'éternité.

Elle entendit la porte claquer derrière elle, se retourna et apperçut LeeRoy. L'inquisitrice vient s'asseoir à côté d'elle. Erin ne dit pas un mot durant plusieurs longues minutes, puis d'un mouvement de tête elle désigna le ciel.


« Les étoiles... elles sont nos mères à tous... »

L'univers était une grande famille en quelque sorte. Il y avait eu cette chose à l'origine du monde, certain l'appelle Dieu, d'autre le Big Bang, puis les étoiles étaient apparues. Elles avaient donné naissance aux hommes.

« Nous sommes de la poussière d'étoile, nous sommes tous une petite part du cosmos... Mais surtout, nous sommes la chance pour le cosmos de se connaître lui même... »

Si Frederique aurait pu voir les yeux d'Erin en cet instant précis, elle y aurait perçu des choses qu'elle aurait su intouchables. Il ne fallait pas les atteindre.

« Nous devons juste nous souvenir... »

Ce souvenir de ce qu'ils étaient... avant d'être.
La Serdaigle passa une main dans ses cheveux et regarda LeeRoy.


« Euh... Je peux vous poser une question ?... Vous connaissez Picasso ? »
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MessageSujet: Re: Nous somme de la poussière d'étoile... [PV Fred] Ven 7 Déc - 21:47


Il était un jour, il était une nuit. Il était une époque, il était une vie. Durant une saison, durant un mois. Durant un temps, durant un état. Des êtres qui passaient, naissaient, disparaissaient. Des êtres qui vous souriaient, vous fuyaient, vous attendaient. L’univers était fait de mystère. L’univers était fait de désert. Il était un plein, il était un vide. Il y avait une vision, il y avait un frisson. Il y avait ceux qui croyaient que rien n’était jamais fini et que tout se poursuit, vous poursuit.

Un verre à la main, contenant une de ces boissons fortes qu’elle affectionnait depuis bientôt un an, elle avait un regard absent. Il y avait des étapes de la vie, incontournables, que l’on redoutait, mais dont était obligé de traverser. Elle s’était longtemps cherchée. Elle s’était souvent perdue. Mais elle savait à présent où elle allait et pourquoi elle y allait. Ses yeux chocolat fixaient l’horizon. A cette heure de la nuit, on ne voyait que le ciel d’un noir d’encre à cause de la luminosité que dégageait le château.
La solitude la pesait de plus en plus, tellement qu’elle se demandait si ce n’était pas un prix à payer pour les erreurs qu’elle avait faites dans le passée. Elle avait fait les bons choix, avait pris les bons chemins. Pourtant une chose lui manquait et elle ne parvenait toujours pas à combler ce vide. Elle ne savait pas comment le combler. En fait, elle ne le savait plus. Une absence, un vide. Un manque, une distance. Elle se perdait à nouveau, elle avait repris ses aventures. Mais après l’ivresse du moment, le vide revenait. Plus pesant, plus pressant, plus destructeur encore. On ne revenait pas en arrière, mais il fallait apprécier le présent, même si l’on en ressentait un gout amer. Elle se donnait à cette école, à ces élèves. Elle voulait leur bonheur avant le sien. Elle était juste, elle était aimante. Elle était une figure si différente des autres Mangemorts. Elle y avait fait allégeance, ils leur faisaient confiance. Mais n’était-ce pas son bonheur aussi que de les voir heureux ? L’inverse la déchirerait. Il ne fallait pas chercher à se combler soit même, il fallait se laisser combler. Alors elle avait décidé de laisser les choses arriver.

Durant les vacances scolaires de Poudlard, l’Inquisitrice ne prenait jamais ses repas à la Grande Salle avec les autres. Pourtant des professeurs y étaient toujours présent et des élèves, pour des raisons multiples, y restées tout autant. Pour elle, c’était le moment de ses différentes missions, de ses différents travaux avec le Ministère, de ses entretiens, de ses interventions. Quand un Elfe de maison vint lui apporter son souper dans ses quartiers, elle se rappelait d’une affaire importante. Quelle considérait surtout comme importante.
Reposant son verre, elle sortit de la salle sous les regards étonnés de la créature. Mais elle s’arrêta rapidement dans le petit couloir désert qui devançait son bureau. Elle prit le temps à la réflexion et la même idée lui vint. L’instinct ne se trompait pas. Ou plutôt il ne devait pas se tromper. Elle se dirigea d’un pas vif vers la Tour d’Astronomie et quand elle poussa la porte, elle la vit, assise les yeux vers les étoiles, pensive et lointaine. Elle n’était vraiment pas sa disciple pour rien. Des points en surface les différenciés. Mais au sein de leurs êtres, elles étaient les même.


« Nos mères, nos sœurs, nos protectrices, nos amantes… Elles peuvent être tout, elles peuvent être rien… La plupart sont déjà mortes mais elles nous renvoient pourtant encore leur lumière, comme des guides, fidèles complices de nos nuits… Tout dépend de leur chant, de leur portée, de leur lumière… S’en faire une chaleur est bien plus difficile que la nature… »

Assise à coté d’elle, sur le sol froid de cette tour, elle se disait à quel point l’aura d’une personne pouvait changer quand elle passait de l’enfance à l’adulte. Cela était flagrant chez les sorciers. On ne pouvait pas en dire de même chez les Moldus. Frédérique n’avait pas de don. Elle était maitresse des Sortilèges car elle avait su trouver les bons atouts et tirés profil de ses grandes connaissances théoriques pour en faire une force au profil de sa baguette.
Vêtue d’une simple jupe courte légèrement plissée et d’un haut au col tombant, elle eut un frisson. Le feu crépitant ardemment dans sa cheminée l’appelait, mais elle ne désirait pas répondre à cet appel. Levant enfin à son tour les yeux vers les étoiles, elle dut les plisser légèrement pour pouvoir observer plus distinctement ces astres. Elle avait de très bonnes connaissances en Astronomie, de par les cours qu’elle avait reçu à Poudlard, mais elle ne s’y était attardée, toujours, que dans leurs états ésotériques.


« Les étoiles sont notre passé, notre présent, notre avenir… Notre conscience, notre inconscience, nos désirs… Plus on comprend l’Univers, plus il nous apparait dépourvu de sens… »

Elle aurait voulu la dévisager, mais Erin ne semblait pas vouloir quitter ce manteau étoilé. Son regard posé sur elle, dans cette pénombre, elle ne voyait que ses longs cheveux et la forme de son visage de profil. Elle était loin l’enfant à qui elle avait donné ses premiers cours à son arrivée dans cette école pour enseigner. Elle était loin la petite ingénue, espiègle, imaginative et avide de connaissance. Elle avait à coté d’elle une jeune femme à l’aube du nouvel acte de sa vie.
Pourtant sa mentor, pourtant proche d’elle, elle ne s’en sentait pas comme une mère. Elle se disait la mère de tous ses jeunes, marquant sa protection auprès d’eux, son attention, son soutien. Mais pour certains, c’était bien différent, c’était compliqué. Elles n’étaient pas amies, la marque de maitre à élève était bien distincte. Elle sourit. Frédérique pouvait s’adonner à des jeux dangereux. Et plus le danger était tel, plus elle prenait plaisir à se bruler les ailes. Elle souriait, et tout l’ampleur du danger était déjà là.


« Ne pas oublier… Mais avancer avec… Même si pour cela quand on tremble, ce n’est pas de froid… »

Surtout avec, et non pas sans. Car l’on devait tous avancer avec la force qui nous avait mené jusque là. La fuite n’était pas utile. Le courage n’avait pas lieu d’être. Il fallait juste prendre un certain audace se nourrir de tout. Il avait toujours une direction, comme une étoile qui nous montrait le chemin et nous guider. Certains l’appelaient l’étoile du berger. D’autres la destinée. La jolie brune n’était pas sur d’affectionner l’un ou l’autre.
Elle se retourna à nouveau vers Erin quand celle-ci lui posa une question qui, l’on pouvait dire, tomber comme un cheveux sur la soupe. Elle ne comprit pas. Elle se demandait si elle parlait d’une personnalité, d’un astre, d’un élève. Elle comprit finalement qu’il en était tout autre. Elle sera toujours aussi étonnée de voir avec quelle facilité cette jeune fille pouvait passer d’une conversation à une autre, d’une activité à une autre, d’un état à un autre.


« Picasso dites vous… J’ignore de qui il s’agit… Pas un Moldu je l’espère… »

Mais la jeune LeeRoy ne s’en attarda pas plus. Elle ne le pouvait pas, elle ne voyait pas de quoi elle lui parlait ni pourquoi elle lui en parlait. Passant ses deux mains devant son visage qui commençait à souffrir du froid, elle ne devait pas oublier pourquoi elle l’avait cherché et qu’elle voulait la voir à ce moment là. Se tournant de trois quart vers elle, avec un léger sourire sympathique, elle changea à son tour de sujet de conversation.

« Je ne pensais pas vous trouver ici… De plus est seule… C’est un jour spécial pourtant… Quel meilleur moment que sous les étoiles pour vous le souhaiter… »
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MessageSujet: Re: Nous somme de la poussière d'étoile... [PV Fred] Dim 23 Déc - 22:28

Erin haussa les épaules. Ses lèvres arboraient un sourire énigmatique.

"Merci", dit-elle en se balançant d'avant en arrière, assise en tailleur et tenant ses chevilles avec ses mains.

LeeRoy ne comprenait rien. Ce n'était pas un grand jour. Au contraire, c'était un jour dramatique. Bien-sûr Erin gagnait en liberté de mouvement, d'action, de décision. Mais qui avait-elle pour fêter sa majorité ? Quelques tableaux et croquis, un peu de jus de citrouille et son chat. Autant dire que sa vie commençait mal. Elle allait finir vieille et solitaire avec ses soixante-douze chats, et peut-être un couple de perruches qu'elle nommerait Gilberte et Michel.
Elle n'avait ni ami, ni famille. Elle commençait tout juste à se faire un nom à Poudlard, et pas des meilleurs. Soit on la craignait, non pas pour sa force, mais par peur qu'elle balance tout à LeeRoy. Soit on la prenait pour une folle parce qu'elle utilisait des termes, aussi bien magiques que moldus, qui étaient inconnus pour l'intégralité des élèves de Poudlard, exception faite de deux ou trois. Quatre, en comptant le chat.

Elle soupira, mais personne n'aurait pu dire si c'était de lassitude, d'inquiétude, ou de bien-être. Elle était consciente de sa condition, mais elle ne s'en inquiétait pas, ce qui était, pour le moins, inquiétant. Carrément inquiétant.

Elle se leva et jeta un regard en coin à LeeRoy. Elle était frigorifiée. Erin enleva son sweet sans manche à la couleur de sa maison et lui tendit, sans rien dire.
Elle le portait souvent quand elle faisait du quidditch. Et allez savoir pourquoi, il lui arrivait de le mettre de plus en plus fréquemment. Il était chaud, pratique, tout à fait dans son style, et surtout, c'était la première chose qu'elle s'était acheté par elle-même. Elle s'était trouvé un petit boulot mal payé durant les grandes vacances, ce n'était pas le Pérou, mais elle n'en demandait pas autant.


"Vous n'y voyez qu'un moldu, moi j'y vois l'artiste..."

Un acte populaire consiste à ne retenir lors du jugement d'un individu que les faits qui nous arrangent : LeeRoy voulait le blâmait, elle se contentait de son sang comme critère ; Erin y voyait un grand homme, elle ne pensait qu'à ses tableaux.

Elle s'approcha de la rembarre et s'y appuya. À chaque seconde, les étoiles semblaient briller un peu plus. Dans ces instants où elle se retrouvait seul face à l'univers, elle se rappelait qu'elle était à moitié moldue et se disait qu'ils n'étaient pas tous mauvais... qu'ils étaient juste humains...


"Parfois j'ai l'impression de n'appartenir à aucun de ces deux mondes..."

Ni sorcière, ni moldue, ni de la terre, ni du ciel, ni des hommes, ni des étoiles...
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MessageSujet: Re: Nous somme de la poussière d'étoile... [PV Fred] Lun 24 Déc - 18:37


Elle était menue, frêle et physiquement fragile. Le froid comme le chaud avait raison d’elle. Alors qu’un frisson parcourait à nouveau son corps, elle ne voulait pas faire attention du fait qu’elle était frigorifiée. Mais Erin s’était bien rendue compte que ses joues réagissaient à la température plutôt basse. Ce fut pour cela qu’elle vint à la passer son sweet. Avant même que la maitresse des Sortilèges réagisse pour le lui rendre et ne pas accepter ce vêtement, la jeune Serdaigle s’était éloignée pour s’approcher de la rembarre. Elle enfila le haut et sentit, pour la première fois, son parfum. Elle fut surprise. Elle apprécia. Elle appréciait.
La sensation quitta ses pensées alors que Erin reprit la parole pour lui répondre. Frédérique ne voulait pas lui répondre agressivement mais posément. Il était difficile d’expliquer ce qu’elle ressentait et pourquoi elle le ressentait, ses valeurs et ses idées. Elle ne voulait pas la brusquer, elle ne voulait pas la frustrer. Elle voulait la faire comprendre que les choses étaient ainsi et qu’il ne devait pas en être autrement. Il y avait des choses que l’on n’expliquait pas, que l’on ressentait. Et il semblait qu’elle ressentait les choses différemment qu’elle.


« Je ne vois que l’un de ces êtres qui détruisent la Terre, la Nature, l’Univers… qui ne voient que leur priorités, que leur confort personnel sans voir la souffrance qu’ils font aux forêts, aux lacs, au ciel… Le monde hurle sa douleur, mais ils s’en montrent sourds… Je vois une de ces créatures qui se confortent dans des religions, des dieux… Je vois ceux qui nous ont brûlés autrefois… qui se brulent entre eux… Les humains agonisent, mais ils s’en montrent aveugles…
Qu’ils restent à leur place, dans leur monde… Tant qu’ils ne m’atteignent pas, je ne les atteindrais pas… Nos deux mondes n’ont pas à se mélanger… Telle une panthère n’irait pas rejoindre une acromantule… »


La jeune LeeRoy aimait la Nature. Elle n’hésitait pas à prendre un instant pour la contempler, lui parler, s’y fondre. Elle respectait la Nature. Elle prenait le temps de l’écouter. Cela allait des étoiles aux herbes du parc de Poudlard. Elle avait plus d’affection pour la Nature que pour les êtres vivants. Elle se renforçait grâce à elle et lui montrait sa reconnaissance. Elle n’hésitait pas à tuer, mais elle n’abimerait jamais la Nature.
Elle eut un autre frisson mais ce n’était pas à cause du froid. Elle trouvait juste leurs combats qu’ils menaient contre les Bourbistes. Mais à la fois elle n’aimait pas cette guerre. Elle ne voulait juste pas que ses jeunes y soient envoyés. Les adultes pouvaient faire ce qu’ils voulaient comme ils le voulaient. Mais elle trouvait intolérable que l’on puisse toucher à un cheveu d’un enfant. Elle, elle combattrait, mais elle n’enverrait pas Erin. Jamais.


« Je ne connais rien à l’art, aux artistes… Je vois juste que vous en êtes une, que vous pouvez en être des plus incroyables dans le monde magique… Votre talent va au-delà que ce Picasso ou un autre aurait pu voir, comprendre, imaginer… »

Frédérique voyait le sourire énigmatique de la jeune Breckenridge, et elle ressentit sa tristesse à travers son soupire. Enfin, c’était ce qu’elle eut l’impression de comprendre. Elle se leva et s’approcha doucement de sa protégée. Elle posa sa main fine et délicate sur son épaule qu’elle serra avec tendresse. Passant étrangement de la tendresse à la colère, de la joie à la peine, on ne pouvait pas toujours comprendre le pourquoi de chacun de ses états. Là tendre, sans s’en rendre compte, elle aurait pu la prendre dans ses bras dans un geste si naturel qu’elle en serait méconnaissable. Elle était, imprévisible, et cela était dangereux.

« Vous êtes une sorcière ma douce enfant… Vos dons sont si précieux, uniques… Vous êtes unique… Vous êtes peut-être de sang-mêlé, vous sentez peut-être une certaine affinité pour ces Moldus… Mais vous êtes une sorcière brillante et réfléchie…
N’aimez-vous pas vous sentir en ma compagnie… ? N’aimez-vous pas l’enseignement au-delà de la magie, au-delà des Moldus que je vous donne… ?
Vous êtes à un âge où l’on s’interroge… Vous êtes à un âge où tout est à faire, tout est à apprendre… Vous êtes une femme aujourd’hui, vous êtes une sorcière… Ne bridez rien, laissez vous grandir, laissez vous naitre…
Mon monde est votre monde… »


La belle Inquisitrice lui avait promis d’être là pour elle, toujours. De s’occuper d’elle, de son destin, de sa vie. Mais elle ne sentait pas comme mère pour elle, ni comme une sœur, ni encore moins comme une marraine. Elle ne savait pas comment se positionner pour elle. Elle savait juste qu’elle voulait être à ses cotés. Qu’elle devait être à ses cotés. Son instinct l’avait poussé à réfléchir avant de prendre une disciple. Son instinct s’était arrêté sur elle. Elle savait qu’elle ne s’était pas trompée.
Cette jeune fille semblait autant perdue qu’elle à cet âge là. Elle la comprenait, elle devait l’aider. Mais elle ignorait si elle accepterait son aide. Si son aide pouvait l’aider. Elle s’était trouvée que depuis peu, à cause des choses de la vie. Parfois on n’y parvenait jamais, on y parvenait plus tard, on y parvenait plus tôt. Mais elle sentait que sa protégée pouvait se perdre et elle ne le voulait pas. Elle voulait le meilleur pour elle. Mais malgré elle, elle voulait que cela soit sur la même voie qu’elle.


« Je suis là, pour vous… pour ce jour spécial… et pour tout autre jour… »
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MessageSujet: Re: Nous somme de la poussière d'étoile... [PV Fred] Dim 6 Jan - 13:40

Erin sentit la main de Fred se poser sur son épaule. Elle se voulait réconfortante, mais elle était assez avertie pour savoir que rien ne peut réconforter une âme déchirée.
Erin était comme un aigle malade qui ne pouvait plus voler. De sa vue perçante elle voyait en Fred les blessures, les brulures, la mère blessée et la femme abandonnée, trompée. Elle avait conscience de chacune de ses douleurs car la vie de l'inquisitrice n'était un secret pour personne. Pourtant, Frédérique LeeRoy était plus heureuse qu'elle à cet instant.
Le monde de l'inquisitrice était peut être son monde, mais celui de son père l'avait été également. Et quoi qu'on en dise, une vie de moldu avait son charme. Si au début on s'émerveillait de voir la vaisselle qui se faisait toute seule, un pull qui se tricotait de lui-même, petit a petit celui qui était ne dans l'autre monde comprenait qu'il lui manquerait à présent un sentiment existentiel : la satisfaction du travail accompli.
Elle n'osa pas regarder LeeRoy. Elle savait qu'en cet instant, l'inquisitrice était plus que frustrée qu'elle puisse avoir de telle pensée. Mais elle n'avait pas a craindre qu'Erin rejoigne les résistants. Elle savait que les sorciers n'avaient pas leur place parmi les moldus, et inversement. Elle le savait car elle avait trop souffert de sa condition batarde dans les deux camps.
Elle laissa échapper un petit rictus cynique. .


« Votre monde est mon monde... J'ai longtemps désire entendre ces paroles... Mais ce que je veux, n'est pas nécessairement ce dont j'ai besoin. »

Au moins aurait-elle su ce qu'elle voulait qu'elle aurait pu se rendre compte qu'il ne s'agissait effectivement pas de ce dont elle avait besoin. Mais elle n'avait maintenant connaissance ni de l'un, ni de l'autre.
Et personne n'était assez bien place pour savoir tout ca a sa place.
Définitivement, Erin était seule. Dramatiquement seule.
Elle leva les yeux vers l'étoile du nord, la plus brillante du ciel. Evangeline. Elle scintillait de mille feu et elle pensait avec mélancolie que toutes les âmes perdues, sorcières comme moldues, trouvaient un réconfort commun en la contemplant.


« Il paraît que si on prie assez fort Evangeline, tous nos rêves, même les plus fous, se réalisent. »

Erin ferma les yeux et pria aussi fort qu'elle le pouvait pour perdre la mémoire. Elle ne voulait pas changer son passe, car l'individu était le résultat de ce qu'il avait vécu. Mais elle voulait oublier tout ce qui lui faisait mal. Et elle avait beau croire que le passe s'effacer doucement si l'on en parlait pas, l'expérience lui avait appris que si les souvenirs devenaient flous, la douleur, elle, ne s'estompait pas.

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MessageSujet: Re: Nous somme de la poussière d'étoile... [PV Fred] Mar 29 Jan - 23:42


Quand l’on regardait les étoiles, cet infini que l’on ne peut atteindre. Quand l’on regardait au plus profond de ce manteau de nuit, cet obscurité qui nous éclairait pourtant. Quand on traçait les contours de la lune, l’on pouvait y voir le reflet de soi. Protectrice dans chacun de nos moments, observatrice, silencieuse et secrète, cet astre avait conduis nos ancêtres jusqu’à nous. Leur confiance en elle avait été bénéfique. Elle ne mentait pas, elle ne trahissait pas, elle ne trompait pas. Elle ne faisait qu’être là, à chacun de nos combats.
Frédérique regardait la jeune fille. Elle l’écoutait. Son ton prenait de plus en plus les mêmes intonations qu’elle. Posée, lente, réfléchie, elle chassait la jeune fille fraiche et dynamique qu’elle avait connue quand elle enseignait au début dans cette école. Elle l’avait choisi car son inconscient était le complémentaire du sien. Elle l’avait choisi car elle était la seule à pouvoir rendre de son enseignement une évolution inattendue mais fidèle en ses convictions. Erin ne lui ressemblerait jamais, mais elle était la seule à la comprendre. Depuis l’incident où sa vie y avait été jouée, elle avait besoin d’elle et elle ne l’abandonnerait jamais.


« Ce que l’on veut n’est jamais ce dont on a besoin… Ce qu’il faut se dire est si ce que l’on veut entrerait pour le bien de soi même, pour le bien de ceux que l’on aime, et surtout ceux qui nous aiment de ce même amour sans chercher à ne plus être soi… Soyez vous, et pas ce dont on veut que vous soyez… Et ne cherchez pas ce dont vous pourriez avoir besoin, car dans ce que vous voulez, il y a la volonté, et ainsi naitra le besoin et sa réalisation… »

Ses parents, Thomas Lee et Catherine Roy, souhaitaient lui faire poursuivre ses études du second degré dans cette école Moldu où elle avait été jusqu’à son entrée à Poudlard. Une école privée d’une de leur religion folle et aux pratiques et croyances qui la laissaient encore à la réflexion. Sa grand-mère paternelle qui était décédée l’année précédente et qui ne doutait pas de mes talents magiques, leur avait fait promettre que de faire suivre sa petite fille unique l’enseignement de Poudlard si elle recevait leur hibou. Ils n’avaient pas eu le choix de respecter sa volonté quand la fameuse lettre lui parvint. Elle se soulageait d’avoir eu beaucoup de chance que ses grands-parents, des deux cotés, furent été Puristes, contrairement à ses parents dont la culture Moldu avait empoisonné leurs esprits.
On lui avait fait croire toute son enfance que ce dont elle avait besoin était de se détacher le plus possible de ce monde magique. Mais il ne s’agissait pas de ce dont elle voulait. On avait voulu la brider, la transformer, la contrôler. Tout ce qu’elle voulait était de vivre et de vivre comme elle elle l’entendait. Sans avis, sans conseil, sans directive. Une vie qui lui ressemblerait. Une vie bien à elle. Une vie, tout simplement. Mais une fois dans cette vie, la solitude l’avait pesé. Pourquoi prônait une existence si celle-ci ne vous reflétez pas ?


« Regardez moi, regardez moi vraiment… Quand une personne se présente à vous pour vous aider, ne la rejetez pas… Si une personne, au moins une seule, est là pour vous, se montre là pour vous, qu’importe l’heure, qu’importe ses occupations, qu’importe ce que vous êtes, ne vous voilez pas l’esprit… La présence de cette personne montre que vous n’êtes pas seule… Ne repoussez pas cette personne… et bien que vous la repoussez, ne vous étonnez pas que malgré tout, elle revienne et reste là… Mais n’oubliez pas que quand vous aurez besoin de quelqu’un, il n’y aura que sur elle que vous pourrez compter… Si vous avez peur qu’à force des évènements elle puisse vous laisser, ne craignez rien, car cette personne reviendra toujours… Et c’est ainsi que vous verrez que cette personne tient réellement à vous… Alors ne laissez place ni au regret, ni au remord… Accueillez là tout simplement… »

La main sur son épaule, la jeune femme avait espéré lui apporter un peu de réconfort mais elle sentit bien que son âme était déchirée et que son soutien ne la panserait pas assez. Elle-même n’était plus que l’ombre d’elle et rien ne semblait la soulager de ses blessures. Rien, sauf quelques points, quelques détails, quelques souvenirs, quelques personnes qui lui revenaient en mémoire, tel un délicieux réconfort au milieu en son être meurtri. Elle savait que trop bien ce qu’elle ressentait. Elle, elle avait choisi d’oublier, et tout le reste était entré en conflit. Elle était perdue et ses questions, ses appels au secours restaient sans réponse.
Elle lui avait attrapé par les épaules pour l’obliger à lui faire face. Pour l’obliger à la regarder réellement. Elle ne pouvait lui forcer à ouvrir les yeux. Sa prière n’était peut être pas fini. Elle n’avait jamais été très disponible pour de telle fantaisie. Tenant toujours ses épaules, qu’elle ne maintenait pas par la force mais par la douceur continuer son apport de réconfort, elle reprit ses propos en y montrant toute la sincérité et la conviction qu’elle pouvait en avoir. Car ce qu’elle pouvait dire, elle le croyait réellement.


« J’avais un rêve autrefois… A présent réalisé, je me dis que ce n’était pas tant un rêve… J’en avais bien un autre… mais cela est plus un désir qu’un rêve je pense… Que rêverais-je d’avoir en ce jour… ? Je pense que comme pour tous, dans le fond, je l’ignore sincèrement… »

La jeune Inquisitrice ne se livrait que peu. Elle se livrait jamais. Le peu de confidence qu’elle avait pu en avoir avait été pour celle pour qui elle s’efforçait de penser. Elle parlait implicitement, elle parlait en image. Elle restait vague et distante dans ce qu’elle révélait. Elle ne voulait que prendre des exemples pour renforcer ses propos. Tout en disant ses précédents propos, elle s’était mise à y réfléchir en même temps. Mais elle ne voyait pas de réels rêves, pas de ceux qui nous faisaient fantasmer. Elle avait des désirs, des buts, des projets, mais pas de rêves comme le désignait sa disciple.

« Dans une vie, il est impossible qu’elle soit menée sans au moins une douleur… Mais une chose est certaine, c’est votre anniversaire aujourd'hui et je n’ai point de présent… Demandez et je réaliserais votre souhait… Tel sera mon présent, de moi à vous… »

L’ancienne maitresse des Sortilèges lâcha ses épaules dans une caresse et attrapa sa main froide entre ses deux mains encore plus froides. On aurait dit que ses lèvres avaient haussé un sourire tendre. Mais le froid tirant ses traits, il n’était pas toujours certain de ce que l’on pouvait voir. La main de Breckenridge dans l’une de celle de LeeRoy. L’autre main de LeeRoy, reposant sur le revers de la même main de Breckenridge. Elle la regarda dans les yeux pour lui accorder un regard tendre et chaleureux à la fois. Elle pouvait, en ce jour unique, lui accorder tout ce qu’elle lui demanderait tant que cela n’allait nuira à aucune des deux. Elle pouvait le lui accorder cela. En ce jour seulement…
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Nous somme de la poussière d'étoile... [PV Fred]

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