POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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"La fin d'un mythe" [solo]

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Arrivé sur Poudnoir : 25/07/2012
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Pensine
Mon casier judiciaire est: rempli
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Christopher Runhart


MessageSujet: "La fin d'un mythe" [solo] Sam 15 Déc - 18:40

La fin d'un mythe. Qu'est-ce ça pouvait être barbant comme concept. Le Mythe ? Qu'est-ce qu'un mythe au fond ? Quelque chose de bon ? De Mal ? De connu ? D'inconnu ? Au fond, aurions-nous raison de dire que quelque chose est un « mythe » ? Ne serait-ce pas là rabaisser la chose, ou le sujet, au rang d'entité dépassée ? Car que qualifie-t-on de « mythe » si ce n'est une chose dors et déjà terminée et vraisemblablement « exemplaire »? Alors s'obstiner à référencer les choses comme des « mythes » des « légendes », revient à rendre ces choses moins qu'elles ne sont, car certaines ne sont pas terminées, certaines ne demandent qu'à continuer, certaines même, n'en sont qu'au début de leur gloire. Alors, oui, il y a ici la volonté de refuser le mythe, de refuser cette catégorisation des entités, et de refuser la hiérarchie de ces mêmes entités. Nous préférons l'idée que rien n'est achevé. Rien ne s'achèvera. Rien n'a été achevé. Idée aussi abstraite qu'inconcevable, tout le monde pourrait en convenir, mais pourquoi la refuser ? Pourquoi refuser ce qui peut être véritable ? Qu'est-ce que la vie si ce n'est une chose interminable ? Oui, là est le sens le plus strict de cette pensée : si la vie est interminable, ce qui est en soi une utopie, alors qu'est-ce qui peut être considéré comme déterminée dans le temps ? Plus grand chose au fond, si ce n'est les choses superficielles et inutiles. A l'image des humains, l'Homme en général, l'individu, n'a pas plus d'intérêt qu'un autre être vivant, sauf selon son point de vue, évidemment, où il est supérieur au reste. L'Homme est superficiel, tout comme le lièvre l'est aussi, comme l'arbre, l'eau. Tout est superficiel, sauf le concept qui les lie : la vie. Alors, si on ne considère plus les choses comme elles sont, peut-on penser que le « mythe » est quelque chose de justifié ? De censé ? De logique ? Et bien non, le mythe n'est au final qu'une invention humaine afin de le laisser croire qu'il y a meilleur que lui, meilleur que la vie, meilleur que « tout ». L’entendement ne serait alors plus rien face à la vague légendaire que se façonne l'Homme au fur et à mesure que le temps avance. Est-ce légitime comme comportement ? Probablement que oui, puisque tous le font. Et si l'on se place du point de vue de l'individu, l'action de l'humanité, est l'action adéquate à la situation. Alors, juger quelque chose comme étant un « mythe » devient un fait réfléchi et raisonnable, et ce n'est alors plus un dénigrement, mais une façon d'honorer les choses, car l'Homme honore ce qu'il voit comme supérieur, et au fond, le « mythe » est une entité spécialement dédiée à ceux ayant été supérieurs.

Et Christopher Runhart n'est pas un mythe.

Le garçon âgé d'une quinzaine d'année, les cheveux ébouriffés, les yeux vifs, le visage joyeux, était péniblement installé dans son lit, au dortoir des Gryffondors. Il ne se reposait pas vraiment, il était plus en train d'attendre que le temps passe, d'autant plus qu'il était habillé, visiblement prêt à se rendre quelque part. Clope au bec, comme à sa mauvaise habitude, il commença à fumer. Il laissa la fumée s'échapper de sa bouche pour se dissiper dans l'air. Il semblait à la fois s'ennuyer et s'éclater comme pas permis, un garçon trop occupé à penser à autre chose qu'à ce qu'il aurait normalement dû, voilà ce qu'était Christopher et à vrai dire, ça lui allait bien. On ne pouvait pas vraiment l'imaginer sans ça, c'était un élément inhérent au personnage, et si il commençait à se prendre au sérieux, s'en était fini de tout ça. Fini de ce qu'il représentait : le type inutile, camé, et incroyablement gentil. Christopher avait tout du gentil camarade, il était sociable, il était sympa, il essayait d'aider les autres, sans trop en faire, et pourtant il gardait, auprès du corps enseignant une sale réputation qu'il ne laverait probablement jamais, et que, de toute façon, il ne souhaitait pas laver. Alors qu'il s'amusait à créer des ronds avec sa propre cigarette, un autre garçon débarqua dans le dortoir, la dégaine assurée, néanmoins nonchalante. Les deux se ressemblaient vaguement, il y avait une sorte de familiarité dans les deux. Chris' ne se releva pas, il l'observa juste, et tantis que l'autre vint à sa rencontre, il leva la main, en guise de présentation, l'autre la frappa doucement, comme tous les jeunes le faisaient, ou presque afin de saluer les connaissances.

-Bon vieux, t'es sûr ?
-Ouais ouais.
-Bon, un p'tit spliff garçon ?
-Allez d'accord!

On ne refusait pas un pilon, surtout lorsque c'était Jules qui le roulait à la perfection. C'était bien dosé, c'était bien foutu, ça laissait planer sévère et c'était le but recherché. Jules s'installa à côté, Chris' ne bougeait pas, il restait les yeux fixés au plafond et attendait qu'on lui passe de quoi fumer. Il termina sa clope en deux taffes, et laissa le dialogue s'installer entre les deux petit à petit.

-Tu sais... enfin t'es pas obligé quoi.
-Je t'ai dit Bro', j'suis obligé. Si je le fais pas, je pète un câble.
-Mais non... t'es pas assez relax c'est tout.
-Tu rigoles ? Regarde l'autre tâche de prof' de métamorphose, c'est une tanche ce mec, je vais lui sauter à la gorge si il continue. Je parle même pas de l'autre vieille de Politique machin là, une vraie gourdasse... bref, Poudlard c'est d'la merde Jules, alors oublie, j'me casse.


Silence. C'était un discours qui était pensé, réfléchi à la manière de Chris' et pire, c'était dit avec le cœur. Le Gryffondor ne supportait plus cette vie d’assisté qu'il considérait comme abrutissante. Pour lui les connaissances n'étaient pas ici, ça ne s'apprenait pas théoriquement, mais bien en pratiquant. Ça s'apprenait en vivant tout simplement. Pourquoi créer un cours de ci, et puis un cours de ça … inutile. Il avait sa conception du monde, et il ne la lâcherait pas.

-Bon, allez, j'y vais.

Il se leva d'un coup, pris un sac où il fourra quelques affaires, et sortit du dortoir, suivit par son acolyte. Ils descendirent jusqu'au hall, et Chris' chercha du regard quelqu'un d'autre.

-Elle est où ?
-Elle pleure dans sa salle commune, qu'est-ce tu crois ?
-Ah ouais mais là... elle fait chier aussi.


Jules lui flanqua une rouste qu'il ne vit pas venir. Il releva les yeux, et se lança sur son ami, il détestait qu'on le frappe, il n'aimait pas l'autorité et toutes ses formes dérivés, notamment le fait de violenter quelqu'un. Jules le recala d'un seul geste, le foutant à terre, et l'engueula comme rarement on l'avait fait, attirant le regard des autres élèves.

-T'es qu'un con mon gars ! Un gros connard ! Tu te casses, tu la plantes, et quand elle pleure, tu l'envoies chier ! T'as aucun respect pauv' tâche, alors tu sais quoi ? Casse-toi, vis ton machin, et laisse nous tranquille.

Jules se cassa, Chris' resta à terre un moment, abasourdi. Jamais son ami ne lui avait parlé comme ça, jamais quelqu'un n'avait osé lui parler comme ça... diantre que c'était étrange de se faire rabaisser. Le Gryffondor se releva, observa autour de lui, abasourdi. Les autres semblaient tout aussi surpris que lui, certains riaient, d'autres ne comprenaient rien à rien, d'autres s'en foutaient. Il reprit son sac, observa Jules monter les marches, et lorsqu'il quitta son champs de vision, il se retourna, et passa la porte d'entrée du hall.

-Vas chier.

Il traversa rapidement le parc de Poudlard, évitant le plus possible de croiser des connaissances pour ne pas perdre du temps. Il s'aventura jusqu'au portail, et montra un mot à l'un des hommes de sécurité qu'avait placé en son temps le mangemort Crow.

Citation :
[justify]Rygger Yaxley,
Commission du Sang, département de l'Ordre Nouveau
Niveau 10,
Ministère de la Magie,
Londres.


Christopher Runhart,
Ecole Poudlard,
Ecosse.

Mr Runhart,

Vous êtes prié de vous rendre au plus vite et toute affaire cessante au Ministère de la magie pour récuperer votre dossier du sang.

Rygger Yaxley.

L'autre le laissa passer, et Chris' quitta le domaine. Là, un homme s'approcha, un autre chien de garde. Il lui présenta son bras, c'était le seul moyen pour un élève de rejoindre Londres : le transplanage. Le Gryffondor l'empoigna, et disparu dans un élan de fumée pour se retrouver en quelques secondes dans l'atrium du Ministère de la Magie. L'homme le laissa là, et revint à son poste à Poudlard.

-C'te fourmilière...

Le garçon observa autour de lui, furtivement, guettant la présence d'hommes chargés de le suivre afin qu'il ne s'enfuit pas... On le heurta, plus d'une fois, et il carra les épaules, histoire de s'imposer. Un homme, robe de sorcier dégueulasse, le dévisagea pendant un moment alors qu'il venait de lui exploser l'épaule.

-Un problème ?
-Pourriez faire attention jeune homme.
-Surveille tes escarpins plutôt vieillard.


Toujours dans la finesse le bonhomme. Et il se retourna. Il n'était venu qu'à très peu de reprises au Ministère de la Magie Anglais, et ça craignait un max comme truc. Il savait pas où aller, ni même comment faire... finalement, instinctivement, il s'approcha d'une cheminée et se jeta dedans. Nouveau transplanage nouvelle destination. Bordel, qu'est-ce qu'il trouvait ça chiant. Ça retournait l'estomac, quelque chose de bien... surtout après un joint. Bref, il réapparut dans un lieu qui lui était parfaitement inconnu, c'était, semble-t-il un hôtel, ou quelque chose du genre... tout le monde le regardait bizarrement.

-M'sieurs, dames.

Il sortit de la cheminée, laissa tomber les cendres sur la moquette, et sortit du hall d'entrée bourgeois. Christopher se retrouva dehors, devant une immense avenue, visiblement dans le monde moldu... merde, où avait-il mis les pieds encore ? Il descendit l'avenue sur plus d'une centaine de mètres, et un panneau indicateur lui donna sa situation quelque chose comme :

-Champs Élysées ? Oh merde, Paris?

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