POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

On efface pas les erreurs du passé ... [Mary]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage



avatar
Date de naissance du joueur : 29/10/1981
Âge du joueur : 36
Arrivé sur Poudnoir : 06/12/2012
Parchemins postés : 86



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Nastasya G. Grimmberg


MessageSujet: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Lun 21 Jan - 17:43

On apprend à vivre avec … Si ma mère avait fait une erreur, ça avait été celle de ne pas essayer de disparaître complètement. En gardant son prénom et on utilisant son nom régulièrement elle avait permis à ses parents de suivre ses déplacements et ainsi d’être constamment sous surveillance. C’était une erreur qu’elle avait faite et qui, à sa mort, avait été fatale pour Taliesen et moi. Nous aurions surement bien mieux vécu dans un orphelinat que chez nos grand-parents maternels, puriste complet qui nous toléraient juste ce qu’il fallait pour nous faire comprendre d’où était notre place. Nous devions donc vivre avec l'erreur de nos parents, mais seulement jusqu'à un certain point ...

Passant les portes du grand hall, je resserra ma cape sur mes épaules, essayant de chasser l’air qui cherchait à s’engouffrer dans mes vêtements. Un grand ciel bleu laissait présager une après-midi agréable. Descendant les marches, je traversa le parc en direction du saule cogneur. Mes pieds s’enfonçaient dans la neige blanche, laissant mes empreintes et ainsi voir la direction que je prenais. C’était un rendez-vous discret que j’avais prévu à proximité de l’arbre qui la plupart des élèves évitait. Mais je ne pensais pas que quelqu’un se pose des questions sur mon entrevue d’avec Mary. Nous étions souvent ensemble que ce soit dans la salle commune ou sur le terrain de Quidditch donc pour tout le monde, ce n’était qu’une simple rencontre entre amie, mais pour moi c’était plus. Beaucoup plus …

Le matin même j’avais quitté la table du déjeuner avant Mary pour rejoindre ma salle de cours mais juste avant ça, je lu avais glisser à l’oreille l’heure et le lieu du rendez-vous. Pour sûr qu’elle allait se poser des questions mais j’aurais bien le temps de lui répondre, surtout s’il s’avérait qu’elle pense la même chose que moi.

Arrivant à proximité du saule cogneur, je ne put m’empêcher de l’admirer. Il semblait si inoffensif comme ça alors que si nous approchions de trop près, il pouvait se déchainer comme pas possible. Je me reconnaissais un peu dans cet arbre, j’étais calme quand on me cherchait pas mais dès qu’une brindille s’enflammait dans mon champs de vision, je démarrais au quart de tour. C’est ce qui s’était passé à la commission du sang, c’était ce qui s’était passé face à H et c’était ce qui m’avait fait comprendre que je n’avais pas choisi la bonne option …

Quelle était-elle la bonne option ? Suivre les autres sans rien dire, fermer sa gueule et devoir souffrir en silence ou créer un groupe de rebelles et tenter de survivre au milieu de cette bande de loup tout en augmentant petit à petit notre nombre, jusqu’à devenir assez puissant pour se faire entendre ? Beaucoup choisissaient la première solution parce qu’elle était plus facile et surtout avec beaucoup moins de risque. Mais moi, Nastasya Gabrielle Grimmberg, j’étais une rebelle dans l’âme et dans le cœur et j’optais donc pour la deuxième solution. Maintenant il ne me restait plus qu’à trouver d’autres personnes qui oseraient faire comme moi.

Dès mon réveil à l’infirmerie, j’avais su que je pourrais compter sur mon frère Taliesen mais à deux nous ne pourrions pas aller bien loin, surtout que ce dernier aurait quitter Poudlard à la fin de l’année. Non il fallait que nous trouvions d’autres personnes au milieu de ce grand chaos. La lettre de Mary avait été une lueur d’espoir. Elle avait toujours été franche avec moi et sans jamais dire le contraire de ce qu’on nous demandait, j’avais bien compris à ses intonations qu’elle ne croyait pas vraiment à tout ça. Nous avions passés aussi assez de temps ensemble à la bibliothèque à chercher des textes parlant d’avant ce régime, pour essayer de nous faire notre propre jugement. On est Serdaigle ou on ne l’est pas …

Sortant ma baguette, je dégagea un endroit à distance respectable du saule cogneur et m’y installa en tailleur. Un sourire flottait sur mon visage alors que je voyais déjà Mary qui s’avançait au loin. J’aurais reconnue sa démarche entre mille. C’était fou comme je la connaissais bien et comme j’étais bien en sa compagnie. Parfois ça m’effrayait parce que … Mon frère m’avait parler de son ressenti quand il était avec sa petite-amie et … mes sentiments ressemblaient beaucoup à ça. C’était à la fois troublant et soulageant de pouvoir mettre un nom sur ce que je ressentais et j’espérais bien éclaircir ce point avec la jeune fille avant de m’attaquer au plus gros de cette rencontre.

Me levant pour accueillir la bleue et bronze, je lui adressa un grand sourire, très heureuse qu’elle ait pu venir. J’avais bien évidemment vérifier son emploi du temps avant de lui donner rendez-vous mais elle aurait pu avoir autre chose à faire de plus important qu’une sortie avec moi, surtout sans savoir le pourquoi …

Merci d’être venue Mary. Je … je suis bien contente de te voir …

C’était fou comme j’arrivais parfois à ne plus trouver mes mots face à elle alors que j’étais capable de tenir tête à des gars beaucoup plus imposants. Grimaçant un sourire, je finis par me reposer sur le coin d’herbe que j’avais dégager quelques minutes plus tôt, invitant la jeune fille à faire de même.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 12/11/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 31/12/2012
Parchemins postés : 72



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 6PV
Mary Eccleston


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Jeu 24 Jan - 12:45

Un accord trouvé pour les partis puristes !

Une réunion avait lieu aujourd'hui au siège du Parti Puriste Anglais, sous la direction du chef du PPA, Mike Witcher. Il s'agit d'un succès pour le purisme et la sorcellerie. Mike Witcher a déclaré à la sortie de la réunion :

"Aujourd'hui est un jour historique pour le purisme ! Pour la première fois depuis longtemps, le PPA, le PPE et le PPG tiennent une ligne de pensée et d'action commune. Aujourd'hui, il n'y a plus de désaccord. Aujourd'hui, il n'y a plus qu'une volonté de servir la Sorcellerie, l'ensemble de cette société, au nom du Seigneur des ténèbres et du Purisme ! Croyez moi, mes amis, cet accord est historique, et restera longtemps dans les mémoires. Saluons ceux qui l'ont conclu avec moi : messieurs Carrington, Mornhill, et Valverde. Ensemble, nous avons réussi un prodige. Nous avons réussi l'union !"

Nul doute que nous vivons une époque de Gloire pour la Sorcellerie, et que nous vaincrons le bourbisme bientôt !

La Magie est Puissance !

Watson Witcher.


Mary referma la Gazette du Sorcier en soupirant (et pas seulement parce que, toute occupée par la dégustation de son petit déjeuner, elle avait cru lire "nous avons réussi un porridge" au lieu de "nous avons réussi un prodige"). La seule chose plus déprimante que lire ce genre de nouvelles dans le journal était de le faire dans la Grande Salle de Poudlard, entourée de suppôts juvéniles du purisme auprès desquels elle ne pouvait même pas commenter l'article avec le sarcasme requis. "Watson Witcher"... Sans doute le frère du chef du PPA, son cousin au deuxième degré ou que savait-elle encore... Preuve, si besoin en était, des liens incestueux qu'entretenaient le pouvoir politique et cette pâle imitation de journal.

La jeune fille finit son verre de jus de citrouille, les sourcils froncés. Depuis le fiasco qu'avait été son passage devant la Commission du Sang, elle souffrait de moins en moins les manifestations idéologiques puristes, et elles étaient légion à Poudlard. Elle aurait probablement dû résilier son abonnement à la Gazette, mais elle avait peur que cela paraisse suspect. En outre, une curiosité masochiste la poussait à dévorer les moindres articles relatifs aux accomplissements politiques ministériels, alors qu'elle aurait parfaitement pu s'en tenir aux pages Sport ou Culture (bien que, ce jour-là, l'interview de Célestina Moldubec à propos de la réédition deluxe de l'album Un chaudron plein de passion n'ait guère été en mesure de la passionner).

Mary déplia son emploi du temps et y jeta un œil torve. Cours de Magie Noire en première heure, c'était bien ce qu'elle pensait... Encore une journée qui s'annonçait bien. Avec un peu de chance, le vieux psychopathe amateur d'orgue trouverait quelque chose d'encore plus glauque que l'avadakedavrisation de blatte pour aujourd'hui.
Le cours tranquille de ces pensées fut cependant interrompu par l'irruption de Nastasya à côté d'elle. Tout à sa rébellion juvénile intérieure, Mary ne l'avait pas entendue venir. Elle eut comme un frisson (le froid, sans doute, ou la surprise ?) lorsque la jeune Serdaigle se pencha vers elle et lui murmura à l'oreille. Son souffle était chaud contre sa joue.


- Okay... glissa-t-elle en retour, alors que sa camarade s'éloignait déjà (vers un cours sans blatte, espérait Mary).

Que diable Nastasya voulait-elle lui montrer près du Saule Cogneur ? Elles avaient plutôt coutume de discuter dans la salle commune, d'ordinaire, ou attablées dans la bibliothèque, de lourds grimoires éparpillés devant elles. Se pouvait-il que...

"Tais-toi" se morigéna mentalement Mary. "Tout le monde n'est pas... comme toi, alors tais-toi. Ca n'a rien à voir". Nastasya voulait probablement lui montrer un article de farce et attrapes interdit dans l'enceinte de l'école ou quelque chose dans le genre, et elle était aussi stupide de se faire des idées que coupable d'en avoir. Le visage de Cathy traversa un instant son esprit, et Mary se sentit sur le point d'être malade, comme si le jus de citrouille qu'elle avait bu trop vite avait remonté le long de sa gorge. Comment osait-elle penser à ça alors que Cathy traversait ce qu'elle traversait ? Elle était coupable, coupable, dégoûtante à tous points de vue.
Elle se leva brusquement et se dirigea d'un pas vif vers la classe de Magie Noire, essayant de se concentrer sur la perspective heureuse de l'orgue jouant pour elle, avant que le calvaire pédagogique ne commence.

Le ciel était presque estival lorsqu'elle sortit du château cet après-midi-là. Bleu, limpide. Elle contourna les serres et prit la direction escomptée, son souffle embué s'échappant entre ses lèvres, brouillant sa vision par intermittences. Elle s'amusa à suivre les traces que les pieds de Nastasya avaient laissées dans la neige, les seules en ce lieu et à cette heure. Elle marchait dans ses pas avec application, comme une gamine qui joue. Lorsque, enfin, l'arbre belliqueux fut en vue, elle plissa les yeux et aperçut Nastasya, assise au sol. Elle pressa le pas.


- Merci d’être venue Mary. Je … je suis bien contente de te voir …

- Hey, sourit Mary en s'asseyant à ses côtés. Alors, les bastons contre H ne te suffisent plus, maintenant, tu passes directement aux duels contre le Saule Cogneur ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 29/10/1981
Âge du joueur : 36
Arrivé sur Poudnoir : 06/12/2012
Parchemins postés : 86



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Nastasya G. Grimmberg


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Dim 27 Jan - 14:44

Hey. Alors, les bastons contre H ne te suffisent plus, maintenant, tu passes directement aux duels contre le Saule Cogneur ?

Mon regard ne pouvait se détacher de la jeune fille et je resta ainsi plusieurs minutes avant que ses paroles ne viennent enfin s’imprimer dans mon esprit. Rougissant légèrement je détourna mes yeux de la Serdaigle pour regarder le saule cogneur avant de me mettre à rire.

Oh non je ne suis pas suicidaire quand même !

Mon rire se stoppa net alors que mes pensées se tournaient vers mon idée de rébellion. Ce n’était peut-être pas si idiot que ça mais c’était un gros risque à courir, un risque que j’hésitais à prendre. Pas pour moi mais plutôt pour les personnes que j’emmènerais avec moi …

Tu sais je ne savais pas à qui j’avais à faire quand j’ai provoqué H en duel … Après je sais pas si ça aurait changé grand chose. En faite … non ça n’aurait rien changé mais bon …

Les yeux fixés sur le saule cogneur, je le regardais qui se balançait doucement, suivant le souffle du vent ou au gré de son plaisir, je ne savais pas trop. Il paraissait calme et agréable mais ce n’était que des apparences. Approchez-vous trop près et il se déchainera contre l’intrus qui vient troubler sa solitude. J’étais un peu comme lui, calme en apparence et un volcan en ébullition à l’intérieur.

Un léger sourire passa sur mon visage alors que je me revoyais provoquer H avec mon coup de genou bien placé. J’aurais pu m’enfuir ensuite, comme n’importe qui l’aurait fait mais je n’étais pas n’importe qui. J’étais une tête brulée, une fille qui détestait se faire marcher sur les pieds et même le fait que je ne sois qu’une sang-mêlée n’y changeait rien. En faite, je crois même que c’est ça qui m’avait aider à devenir ce que j’étais maintenant.

Regardant la jeune fille qui venait de se poser à côté de moi, j’essayais de chercher les mots les plus adaptés pour lui dire ma reconnaissance sur son soutien pendant mon passage à l’infirmerie mais je n’arrivais pas à trouver que dire. Finalement, je décida de me laisser aller et d’être franche avec elle. Après tout, après mon frère, elle devait être la personne à laquelle je tenais le plus alors que nous n’étions que des amies … Enfin il me semblait …

Je n’avais pas encore eu le temps mais … Merci pour ta lettre. Elle m’a fait beaucoup plaisir.

Posant ma main sur la sienne, je la lui serra légèrement pour la remercier. Mais alors que j’aurais du relâcher sa main, je la garda dans la mienne, comme obligée par un sentiment plus fort et dont je ne connaissais pas la source. Levant la tête, je plongea mon regard dans celui de la jeune fille avant d’ajouter.

Dis-moi Mary … Tu as déjà penser à la différence ? Etre différente dans notre façon d’agir, dans notre façon d’être. Etre nous et non des copies …

Que pouvait vouloir dire ces mots ? Est-ce que je parlais de ce que je ressentais pour elle ou de mon envie de me rebeller ? Je pensais aux deux et j’avais tellement de mal à y voir clair des deux côtés que ça se ressentait sur mes mots, sur ce que je voulais dire à la Serdaigle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 12/11/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 31/12/2012
Parchemins postés : 72



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 6PV
Mary Eccleston


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Jeu 31 Jan - 15:47

Elle avait la curieuse impression d'être dans une bulle, pensa Mary alors qu'elle regardait un sourire s'épanouir sur les lèvres d'une Nastasya évoquant son duel contre Yakovsky. Sans rien autour d'elles que la brise hivernale - froide, mais calme, presque douce - la blancheur de la neige et, au loin, le dessin noir des serres.
Il y avait longtemps qu'elle ne s'était plus sentie protégée ainsi, à l'abri de tout. C'était une illusion, elle le savait bien : le château n'était pas loin, le monde n'attendait rien d'autre que de l'avaler à nouveau. Mais là, à cet instant au moins, elle avait le sentiment d'être comme... ailleurs. C'était plus qu'elle avait pu en dire depuis longtemps.
Et Nastasya souriait toujours, graine de guerrière qu'elle était.

C'était, au fond, ce que Mary admirait le plus chez elle, sans doute ce qui la lui avait rendu sympathique en premier lieu. Elles étaient tellement différentes... Elle aurait voulu avoir la force de sa camarade, sa détermination absolue face aux choses, son extrême résolution. Elle avait laissé un mec complètement fou la démolir juste comme ça, parce qu'elle avait décidé qu'elle ne céderait pas. Mary, elle, toute confise d'insubordination intérieure qu'elle soit, était incapable de manifester la moindre rébellion : elle lançait les sorts horribles qu'elle était supposée lancer en cours, elle encaissait tout et plus encore de la part de ses parents sans jamais répliquer... Elle aurait voulu pouvoir se dresser et dire "non".
Juste "non".

Alors que Nastasya la remerciait pour la lettre qu'elle lui avait envoyée à l'infirmerie, Mary eut un vif mouvement de dénégation, comme pour dire "ce n'est rien".


- J'étais tellement inquiète pour toi, tu sais... Tu sais bien que je ne veux pas te juger, mais c'était tellement inconscient, ce que tu as fait. Et tellement... courageux...

Ce dernier mot resta comme étranglé dans sa gorge alors que la petite main de Nastasya se posait sur la sienne. Du bout des doigts refroidis par la neige semblait irradier une grande chaleur, comme un tourbillon, qui remontait le long de son bras jusqu'à son visage... partout en elle.
"Ressaisis-toi". Mary ferma les yeux un instant, transie par un émoi qu'elle ne pouvait tolérer. "Ressais-toi, tu es ridicule".


- Dis-moi Mary … Tu as déjà penser à la différence ? Etre différente dans notre façon d’agir, dans notre façon d’être. Etre nous et non des copies …

A ces mots, la jeune fille laissa échapper un rire froid, automatique, désabusé. Si elle avait déjà pensé à la différence ? Elle n'avait jamais pensé qu'à ça.

- Je...

Elle sourit à Nastasya et, comme pour l'assurer que son rire ne lui était pas destiné, referma à son tour ses doigts légers sur sa main. Le tourbillon sembla prendre de l'ampleur, brûlant parmi la neige. Inconsciemment, elle trembla.

- Je me suis toujours sentie différente. A... à bien des égards.

A quel point pouvait-elle faire confiance à Nastasya ?
En précisant sa pensée, en sortant du vague et de la généralité, elle risquait gros sur tous les tableaux. La punition, le renvoi – ou pire – si on apprenait ses divergences idéologiques. Les moqueries incessantes et la mise au ban si on apprenait le reste... Mary voulait se taire (tel était en tout cas l'instinct qui lui avait toujours été chevillé aux lèvres) mais, en même temps, elle ne pouvait s'empêcher de faire confiance à Nastasya.
Elle se demanda à quoi tenait cette confiance, quelle était la part de calcul avisé et d'élan subjectif, inconscient, dans ce sentiment. Que devait-elle faire ou dire ? Pourrait-elle tenir sa vie durant le silence d'auto-préservation dans lequel elle s'était enfermée ?
Mary se mordit les lèvres, indécise. Une partie d'elle voulait se lever et s'enfuir. L'autre voulait rester et tout avouer, enfin, comme on sautait dans le vide.
Un vide qui ne lui avait jamais paru si tentant, pensa-t-elle en détaillant le menton fier de Nastasya.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 29/10/1981
Âge du joueur : 36
Arrivé sur Poudnoir : 06/12/2012
Parchemins postés : 86



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Nastasya G. Grimmberg


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Lun 4 Fév - 14:14

J'étais tellement inquiète pour toi, tu sais... Tu sais bien que je ne veux pas te juger, mais c'était tellement inconscient, ce que tu as fait. Et tellement... courageux...

Fronçant les sourcils, je finis par secouer la tête en négation avec les dires de ma camarade. Oh que non ce n’était pas inconscient, loin de là. J’avais une ligne de conduite et je la gardais quoi qu’il arrive. Même si je savais que c’était un gros risque, je me disais que je n’avais rien à perdre et tout à gagner.

Ce n’est pas de l’inconscience Mary. C’est une façon d’être. Je suis moi-même et je le montre. Après si ça ne plait pas aux autres tant pis, si je risque ma vie tant pis mais je ne changerais pour rien au monde !

Fixant mon regard sur le visage de ma compagne, je remarquai le trouble qui s’empara d’elle quand je lui pris la main. Avais-je raison sur ce que je ressentais pour elle ? C’était si … bizarre que je n’aurais su dire si je devais lui en parler ou pas. Pour une fois j’avais peur. Peur de son regard si jamais je me trompais …

Je... Je me suis toujours sentie différente. A... à bien des égards.

Je me reconnaissais dans ses mots … J’avais l’impression qu’elle ne parlait pas d’elle mais de moi. Nous devions beaucoup plus nous ressembler que nous ne le pensions … La jeune fille avait resserré ses doigts sur ma main et je sentais maintenant une certaine chaleur qui irradiait dans tout mon être. Baissant les yeux sur nos mains ainsi liées, je souris doucement avant de lancer.

J’aime cultiver la différence en étant une rebelle. Que ce soit dans ma façon de penser ou dans ma façon d’agir.

Relevant la tête, je plongeai mon regard dans celui de la bleu et bronze et resta ainsi plusieurs minutes en silence, mon cœur battant la chamade alors que je me posais des questions sur le goût de ses lèvres, question qui m’aurait parut impensable quelques temps plus tôt.

Mary, je … je tiens à toi. Je veux dire, on commence à bien se connaître depuis le temps et j’éprouve … des sentiments à ton égard ... Ne me demande pas de les nommer, j’en serais bien incapable !

Me mordant les lèvres pour me retenir de faire un geste inconsidéré, je fermai les yeux quelques secondes avant de me dire qu’il fallait aussi que je lui avoue le reste. Ce n’était pas forcément évident surtout quand on avait vu ma façon d’agir à toujours vouloir être aussi bonne que les sang-purs.

Mais avant que tu ne répondes quoique ce soit, laisse-moi t’avouer une chose pas évidente à dire.

Je risquais gros en lui disais ça mais j’avais confiance en Mary, une telle confiance que je savais que je pouvais lui annoncer ça sans peur. Et puis de toute façon à quoi ça servait d’avoir peur si on voulait avancer dans la direction qu’on jugeait la plus juste.

Je suis contre le purisme.

Détournant les yeux par peur d’y voir du dégoût ou autre chose, je me dépêchai d’ajouter sur un ton franc et sûr, le ton que j’avais eu face à H lors de notre duel.

Ce n’est qu’une façade que je montre aux autres, pour rester bien à l’abri et ainsi avoir le temps de monter une rébellion. Je sais que je ne suis pas seule à être contre le fait que les sang-pur gardent tout le pouvoir pour eux, je sais que d’autres veulent l’égalité entre tous les sorciers et j’ai décidé d’être celle qui ferait bouger cette idée à Poudlard.

Je regardais le saule cogneur tout en me demandant si j’avais eu raison de me livrer ainsi. Taliesen était contre le fait de nous dévoiler mais pourtant il le fallait bien si on voulait recruter et agrandir notre petit groupe pour devenir assez important et pouvoir enfin agir un minimum sur Poudlard.

Poussant un soupir, je finis par me retourner vers la jeune fille. Je n’avais pas lâché sa main pendant tout le discours et j’espérais bien qu’elle n’allait pas me repousser après tout ces dires sinon ça voudrait dire que je m’étais trompé et je devrais user de ma baguette, chose qui me répugnait rien que d’y penser …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 12/11/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 31/12/2012
Parchemins postés : 72



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 6PV
Mary Eccleston


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Mar 5 Fév - 16:44

La main de Mary se mit à trembler sous celle de Nastasya.
Des "sentiments"... Si elle refusait de les nommer précisément, leur nature était transparente... Le cœur de la jeune fille manqua un battement à cette pensée. Qu'avait-elle fait, pour qu'une personne si belle et si hardie lui dise éprouver pour elle des "sentiments" ? Nastasya était flamboyante, c'était une insoumise et une rebelle qui, elle l'avait dit, cultivait sa différence. Mary, elle, était si terne... Quel intérêt pouvait-elle avoir à ses yeux ?
Sa main tremblait toujours sous la sienne.

Mary ouvrit la bouche pour répondre, mais aussitôt Nastasya l'enjoignit de la laisser poursuivre. Elle s’exécuta.


Je suis contre le purisme.

Un grand blanc prit la place du cerveau de la jeune fille.

Ce n’est qu’une façade que je montre aux autres, pour rester bien à l’abri et ainsi avoir le temps de monter une rébellion. Je sais que je ne suis pas seule à être contre le fait que les sang-pur gardent tout le pouvoir pour eux, je sais que d’autres veulent l’égalité entre tous les sorciers et j’ai décidé d’être celle qui ferait bouger cette idée à Poudlard.

Ferait bouger cette idée à Poud... Mary ferma les yeux. Non.
Non, c'était trop gros.

Alors, sans préavis, elle dégaina sa baguette et plaqua Nastasya au sol.


- Qui ? hurla-t-elle.

Un instant, le contact de son corps chaud contre le sien la troubla, mais elle repoussa immédiatement cette pensée. Ils s'étaient crus malins, à lui envoyer une jeune fille aussi jolie et gentille. Évidemment. Ils avaient exploité cet aspect comme une faiblesse (et c'en était une, s'avoua Mary) mais elle n'allait pas se laisser faire, certainement pas. Pour qui la prenaient-ils ? Une fille qui lui disait avoir des sentiments pour elle et qui, en plus, s'avérait être anti-purisme ? Ils pensaient réellement qu'elle allait s'y laisser prendre, qu'elle prendrait ça pour un heureux hasard... Ils la prenaient vraiment pour une sombre idiote.
Raffermissant sa prise sur Nastasya, rageuse comme elle ne l'avait même jamais été en frappant un cognard, elle plissa les yeux et cracha :


- Qui est au courant pour Catherine ? Qui sait que je suis merliniste ?

Elle pressa sa baguette contre la gorge de la jeune fille, comme si elle s'apprêtait à la lui trancher.

- Parle.

Sa voix était froide, tranchante. Pleine d'une colère froide dont elle ne se serait pas crue capable.

- Parle ou je te jure que ton duel avec H n'aura été qu'un heureux prélude.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 29/10/1981
Âge du joueur : 36
Arrivé sur Poudnoir : 06/12/2012
Parchemins postés : 86



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Nastasya G. Grimmberg


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Lun 11 Fév - 1:17

Qui ?

Si je m’attendais à une réaction de la part de Mary, ce ne fut pas du tout celle-ci ! Je me retrouvai d’un seul coup plaquée au sol, la Serdaigle, me retenant pour m’empêcher de bouger. A vrai dire, j’étais tellement surprise de sa réaction que ça ne me traversa même pas l’esprit, essayant juste de comprendre ce qu’il se passait.

Qui est au courant pour Catherine ? Qui sait que je suis merliniste ?

Catherine ? Merliniste ? Ses paroles arrivaient enfin jusqu’à mon cerveau et je commençais à comprendre sa réaction. Elle avait eu peur de se faire découvrir et de devoir subir le courroux des autres pour penser autrement.

Parle. Parle ou je te jure que ton duel avec H n'aura été qu'un heureux prélude.

La baguette de la jeune fille venait se poser contre ma gorge et je plongeai mon regard dans le sien. J’y voyais de la peur côtoyait un sentiment de fureur que je ne lui avais jamais vu jusqu’à présent. J’aurais du avoir peur mais la peur … je ne connaissais pas ça, ou plutôt je l’avais chassée depuis longtemps.

Cherchant les mots pour faire changer d’avis la bleue et bronze, je finis par sourire avant de la repousser vivement et de rouler avec elle sur le sol pour cette fois me retrouver en position de force. Bloquant ses deux mains de chaque côté de sa tête, je l’obligeai à lâcher sa baguette avant de la regarder dans les yeux.

Si j’avais été contre toi je n’aurais pas choisi un endroit autant à l’écart. Trop difficile pour avoir du renfort. N’as-tu pas remarqué que les seules traces de pas étaient les miennes ?

Mes yeux posés dans ceux de la demoiselle, je sentais de nouveau cette sensation bizarre m’envahir et mon regard se détourna pour s’arrêter sur les lèvres de ma camarade. Repoussant dans un coin de ma tête, l’envie qui venait de me traverser l’esprit, je préférai lancer d’une voix sûre.

Je ne connais pas de Catherine et je ne savais pas que tu étais merliniste. Ca me rassure parce qu’au moins tu ne me dénonceras pas. Quand à mes premiers mots que tu as choisi d’ignorer … Je les pensais vraiment, comme tout ce que j’ai dit.

La tentation était trop forte et je me penchai pour capturer les lèvres de la Serdaigle dans un doux baiser. Mon cœur rata un battement alors qu’une vague déferla sur mes sens, me troublant beaucoup plus que je ne l’aurais pensé.

M’écartant vivement, je lâchai Mary et me posa à genoux à côté d’elle, la libérant et lui laissant ainsi tout loisir de récupérer sa baguette et de faire ce qu’elle voulait. En peu de temps je venais d’être fixée sur mes deux questions. De un, Mary pensait comme moi et de deux, j’étais amoureuse d’elle …

Mary ce n’est pas un piège. Depuis le temps que tu me connais, tu devrais savoir quand je joue un jeu et quand je ne joue pas. Et là, je ne joue pas du tout …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 12/11/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 31/12/2012
Parchemins postés : 72



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 6PV
Mary Eccleston


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Mer 20 Fév - 11:40

Le cerveau de Mary lui semblait s'être vidé de toute pensée, de toute émotion. La rage, aveuglante, hystérique, avait laissé place à la stupeur. Elle se laissa rouler sous Nastasya sans opposer la moindre résistance.
Ses membres tremblaient légèrement, mais la neige n'avait que peu à voir avec ça ; elle se sentait impuissante, ballotée d'une émotion forte à une autre sans aucune possibilité de contrôle de la situation. Et Mary aimait le contrôle, elle en avait besoin, il la faisait se sentir en sécurité. Jamais, lui semblait-il, elle ne s'était sentie plus vulnérable que maintenant. Elle ne savait que croire, que faire. Les arguments de Nastasya se ne frayaient un chemin à travers sa conscience qu'avec difficulté : ce n'était pas le lieu idéal pour un guet-apens, c'était vrai, et il était vrai aussi qu'elle n'avait pas vu d'autres traces de pas, même si, certainement, ce genre de traces pouvaient être effacées par un sort...

Peu à peu, la jeune fille retrouvait prise avec la raison, et ses neurones se remirent à fonctionner à toute vitesse. Il était peut-être difficile à croire qu'une fille qui ne lui était pas indifférente puisse être amoureuse d'elle et anti-régime mais, après tout, considérer qu'elle était une espionne à la solde d'un mystérieux ennemi était encore plus improbable. Quel ennemi, d'abord ? Ses parents ? Ils n'avaient aucune idée de ce qu'elle pensait réellement, si elle était bien sûre de quelque chose dans la vie, c'était de cela. Il ne l'avait jamais regardée qu'à travers leur propre filtre de pensée, incapables ne serait-ce que de considérer qu'elle pouvait être différente d'eux. La direction de l'école ? Elle aurait été convoqué par l'Inquisitrice, qui lui aurait fait un sermon ou donné du Veritasérum pour la faire avouer, quelque chose dans ce goût-ci. La Brigade ? C'était encore le plus probable, mais Mary les imaginait mal recourir à un stratagème aussi élaboré. Ils l'auraient plutôt coincée dans un couloir désert pour la menacer, ou se seraient contenté de cafter à Leeroy. Les Mangemorts ? Comme s'ils allaient s'intéresser à ce que pensait une gamine de quinze ans...
Plus son cerveau fonctionnait, plus Mary réalisait à quel point ses soupçons de complot international destiné à la prendre en défaut était fantaisistes. Et, plus elle sentait le corps de Nastasya pressé contre elle, plus elle réalisait que...
Quand Nastasya, justement, parla des "premiers mots qu'elle avait choisi d'ignorer", un mouvement de protestation la saisit :


- Je ne les ai pas ignorés, je... Je n'arrivais pas à les croire, c'est tout.

Le baiser de Nastasya la prit par surprise. Une fois encore, elle se mit à trembler et, une fois encore, ça n'avait rien à voir avec la neige. Ses entrailles faisaient des loopings, se crispaient, se dissolvaient. Ses lèvres tremblaient sous celles de la jeune fille. Elle se laissait faire, inerte, interdite.


Mary ce n’est pas un piège. Depuis le temps que tu me connais, tu devrais savoir quand je joue un jeu et quand je ne joue pas. Et là, je ne joue pas du tout …

Mary s'entendit répondre :

- Je sais.

Et, sans aucune trace d'inertie cette fois-ci, elle saisit Nastasya par les épaules et lui rendit son baiser.
Ca n'avait plus rien à voir avec une douce embrassade, cette fois, c'était un baiser d'urgence, presque vorace, qui traduisait toute sa violence intérieure. Combien elle avait voulu l'embrasser... Elle s'en rendait compte, à présent. Elle avait tenté de l'enfouir sous la bienveillance de l'âge et l'amitié pendant tout ce temps, mais rien de tout cela ne tenait plus, désormais... Ses mains serraient les épaules de Nastasya avec force. Elle sentait l'odeur de sa peau, le parfum de ses cheveux... Lorsque, finalement, le baiser cessa, ce fut avec un regret mâtiné de honte. Elle perdait tout contrôle d'elle-même, ces temps-ci, décidément...


- Qu'est-ce qu'on va faire ?

Mary avait timidement levé les yeux vers sa camarade. La question était à prendre dans tous les sens du terme.

- Personne n'a jamais su pour moi... Pour rien. Jamais. A part Catherine, évidemment...

Mais rien de tout cela n'était évident pour Nastasya, comme cela frappa Mary la seconde suivante. A être secrète en permanence, à ne rien confier de sa vie ni de ses opinions, elle se retrouvait à devoir remplir beaucoup de blancs maintenant que les masques tombaient.


- Catherine vivait près de chez mes parents. Elle était... on était ensemble. Elle était aussi née moldue. Elle s'est enfuie à l'ascension du Seigneur des Ténèbres. Je ne sais pas où elle est aujourd'hui, ni même si elle...

Sa voix mourut avant la fin - prévisible - de sa phrase.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 29/10/1981
Âge du joueur : 36
Arrivé sur Poudnoir : 06/12/2012
Parchemins postés : 86



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Nastasya G. Grimmberg


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary] Lun 25 Fév - 18:24

Je ne les ai pas ignorés, je... Je n'arrivais pas à les croire, c'est tout.

Ses mots parvinrent difficilement à mon cerveau qui était trop occupé à essayer de comprendre ce qu’il m’arrivait. Même si j’avais eu des doutes, je n’aurais jamais cru éprouver ça pour … une autre fille. Non je n’avais pas de préjugés mais ça surprenait quand même. Du moins de mon côté parce que Mary, elle, ne semblait guère étonnée …

Je sais.

Mary me connaissait bien … Même si je ne lui avais jamais parlé de mes sentiments ou de mon envie de me rebeller elle savait tout le reste sur moi. Ma franchise, ma façon d’agir avec les autres n’avaient aucun secret pour la Serdaigle.

Je m’apprêtais à ajouter quelque chose quand la bleue et bronze se redressa et s’avança rapidement vers moi pour m’embrasser. J’eue l’impression de recevoir une véritable décharge électrique et répondit au baiser avec un plaisir que je n’aurais jamais cru avoir. Quand la jeune fille mit un terme en s’écartant, je réprimai un grognement de déception. Ca ne me ressemblait pas de réagir ainsi et j’étais à la limite énervée de ne pas pouvoir contrôler mes sentiments.

Qu'est-ce qu'on va faire ?

Croisant le regard de ma camarade, je compris qu’elle me posait la question pour les deux sujets qui nous intéressaient. J’avais du mal à me remettre les idées en place et pourtant il allait bien falloir que je réponde quelque chose.

Personne n'a jamais su pour moi... Pour rien. Jamais. A part Catherine, évidemment...

Personne … Et maintenant moi je savais … Et mon frère allait aussi le savoir. Enfin au moins pour la partie qui le concernait lui. Pour le reste il allait déjà falloir que je m’y fasse moi et ensuite, je verrais si j’osais le lui dire.

Catherine vivait près de chez mes parents. Elle était... on était ensemble. Elle était aussi née moldue. Elle s'est enfuie à l'ascension du Seigneur des Ténèbres. Je ne sais pas où elle est aujourd'hui, ni même si elle...

Mon cœur se serra en comprenant ce qu’avait vécu ma condisciple. Il n’y avait guère de chance que son amie ait survécue et si avant j’aurais sourit à cette pensée, ce n’était plus le cas.

Machinalement je posa ma main sur la sienne et la serra doucement avant de plonger mon regard dans le sien pour essayer de lui faire comprendre que je savais ce qu’elle voulais dire et que j’étais là si besoin. Jamais je n’avais été du genre à aider les autres mais les derniers évènements avaient eu raison de l’ancienne Nastasya pour en créer une nouvelle que je commençais à apprécier.

On va continuer à avancer, continuer à être discrètes mais tout en tentant de nous faire entendre un minimum.

Lançant un regard aux alentours comme si j’avais peur que quelqu’un soit là à nous écouter, mes yeux se posèrent sur le saule cogneur. Ce dernier était calme et discret mais derrière ça il cachait une force que personne ne pouvait soupçonner. Il nous fallait prendre modèle sur lui et peut-être que nous nous en sortirons …

Je ne vais pas te dire que ça va être facile mais … Il faut qu’on en trouve d’autres … des qui pensent comme nous. Je suis sûre et certaine que nous ne sommes pas seules à penser que ce régime est néfaste.

Mon regard se reposa sur Mary. Ce dernier avait pris une lueur sombre et déterminée. Je savais ce que je voulais et j’étais quasi sûre que mes nouveaux sentiments pour la demoiselle m’aidaient à me sentir encore plus forte.

On va monter une rébellion ! On va faire des actions pour montrer que le purisme n’est pas la solution. Ca ne sera pas évident parce que si on se fait repérer …

Je ne terminai pas ma phrase, je pense qu’il n’était pas nécessaire que je le fasse. La Serdaigle était loin d’être idiote et elle savait pertinemment les risques même que j’avais pris pour lui en parler.

Je dois quand même t’avouer que c’est lors de ma commission du sang que j’ai vraiment compris ce qu’il en était du régime actuel. J’ai … subit un doloris. Le commissaire du sang avait décidé de me faire ravaler ma fierté mais tout ce qu’il a réussi c’est me donner la preuve que tout cela n’était pas ce que je désirais pour mon avenir.

Un sourire passa sur mon visage et y resta. J’avais toujours été fière de mes actions et celle-ci était même encore mieux que tout ce que j’avais vu jusqu’à présent.

J’en suis qu’au début de mon projet mais … J’ai déjà rencontré une hors-la-loi et j’espère qu’elle a réussi à transmettre mon message aux autres comme quoi un groupe allait voir le jour à Poudlard. C’est un risque que j’ai pris mais je suis sûre qu’il sera utile à un moment ou un autre. En attendant, il faut qu’on recrute et je pense que tu pourrais m’aider.

Je savais que j’allais en demander beaucoup à Mary mais vu le secret qu’elle avait gardé et tenue toute seule depuis le temps, elle saurait déterminer si une personne était digne de confiance ou pas.

Poudlard est grand et je n’y arriverais pas toute seule. Taliesen, va faire de même de son côté et … à nous trois, j’espère bien qu’on puisse avoir un groupe conséquent d’ici peu.

Mon frère prenait limite plus de risque que moi avec sa place de représentant de Poudlard au magenmagot mais il savait parfaitement gérer ça. Enfin disons surtout que je lui faisais confiance et que … quoiqu’il arrive il ne nous dénoncerait pas.

Quittant le regarde de ma compagne, je baissai la tête en pensant à l’autre sujet de notre discussion. Je ne savais guère où j’en étais. J’avais réagis par impulsion mais je savais que si j’avais fait ça, c’était que j’avais une bonne raison. De ce côté-ci, Mary devait être mieux placée que moi puisqu’elle avait un an de plus et apparemment avait déjà eu une … relation de ce genre.

Sinon je … je ne sais que dire pour notre … baiser …

Je sentis une certaine rougeur envahir mes joues. C’était nouveau pour moi. Ne pas pouvoir contrôler ça me dépassait complètement. Relevant la tête, je me mordis les lèvres avant de tenter d’ajouter quelques mots.

Je suis perdue … Je tiens à toi mais … c’est la première fois et je ne sais quoi faire.

La jeune fille qui se tenait en face de moi me plaisait, c’était indéniable, j’avais même envie de l’embrasser à nouveau mais je me retenais, ne sachant pas si c’était la bonne chose à faire ou pas …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: On efface pas les erreurs du passé ... [Mary]

Revenir en haut Aller en bas

On efface pas les erreurs du passé ... [Mary]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Poudlard
-