POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Mentir pour la bonne cause...[Fred]

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MessageSujet: Mentir pour la bonne cause...[Fred] Mer 13 Fév - 18:56

Llewelyn n'avait jamais aimé mentir. D'aussi loin qu'il se souvenait, ça avait toujours été comme ça. Ce n'était pas sa tasse de thé, car il avait constaté qu'en disant la vérité, il avait généralement moins de problèmes. Au moins, ça pose un cadre, les gens savent à quoi s'en tenir. Llewelyn marchait plus ou moins à la confiance, enfin il essayait la plupart du temps. C'est pas réciproque. Les gens mentaient. Ils pensaient à court terme. Vrai que sur le moment, c'est plus simple d'embarquer les gens dans des bobards, mais quand ça vous retombe sur la gueule après, c'est moche. Parce que en général, les gens finissaient toujours par découvrir les mensonges, et ils aimaient rarement cela. D'une parce qu'il y avait la sensation de se sentir trahi, de l'autre parce qu'après il n'y avait plus de confiance, et ça durait, et ça durait, et ça avait d'autres conséquences à commencer par une atmosphère exécrable la plupart du temps.

Dire la vérité était donc devenu un principe chez Llewelyn, parce que ça apportait moins de problèmes. C'était un type assez responsable, et lorsqu'il faisait une connerie, il l'acceptait. Tu t'es foiré, tu t'es foiré, point. Il était capable de se remettre en question. Le Serpentard était capable de dire "j'ai fait une connerie". Oui, il en était capable, capable d'accepter ce genre de responsabilité, mais parfois ça le menait à culpabiliser. La mort de Ben, c'était quelque chose dans ce genre là. Objectivement, ce n'était qu'un gosse au moment ou Benjamin était parti se battre à l'est, et objectivement même si Llewelyn avait adoré son frère, le mangemort serait tout de même parti se battre, mais il n'arrivait pas à se persuader qu'il n'y était pour rien. Ca le rongeait parfois, et il se mettait à y repenser sans le vouloir.

Sors toi ça de la tête, putain. Arrête. Il aurait bien aimé le faire. Mais un coin du cerveau du vert et argent s'entendait encore dire à Ben qu'il voulait qu'il meure. Llewelyn soupira et posa son bouquin de politique internationale A force de penser à autre chose, son esprit avait dérivé, et il n'avait rien écrit depuis dix minutes, et s'il ne finissait pas ce putain de devoir avant demain, Aldureen allait le transformer en carpaccio. Il écrivit encore quelques lignes, puis se frotta les yeux. Il devait être dix huit heures. Pause. Stop, j'en peux plus.

Bonne idée, ça, une pause. C'est ce que se disait le Serpentard lorsqu'un brigadier, oui ça devait en être un, vint le voir.

"LeeRoy veut te voir. Maintenant.

- Quoi ? Pourquoi faire ?"

L'autre haussa les épaules, indifférent au sort du sixième année, et tourna les talons. Llewelyn soupira. Je le savais...ça devait être à cause de l'infirmière. Et du bobard qu'il avait sorti. Pas de regrets, non, pour une fois, vu ce que ça lui avait valu ensuite. Même si bon, ça ne valait pas un amour partagé, au moins Sara l'avait embrassé...et du coup, si on lui avait dit : "rediriez vous la même chose ?", Llew aurait répondu exactement de la même manière. Y a des choses qui valent la peine de mentir, oui. Ca, c'en était une. Et pour le coup, même s'il avait des problèmes après, du genre celui qui venait de lui tomber dessus, bah il l'assumait.

Avec un soupir, le sixième année ramassa ses affaires et quitta la bibliothèque. Il se dirigea ensuite vers la tour de l'Inquisitrice. En y réfléchissant bien, il n'avait jamais rencontré les directeurs de Poudlard, Rogue, Brom, ou LeeRoy, en tout pas comme ça, et pas dans ces circonstances. Vrai aussi que mentir, et en plus comme ça, pour une fille, ça m'est pas arrivé souvent...Du coup, il espérait aussi que ça n'allait pas causer de problème à Sara...elle va me trucider moi, sinon, ça va être charmant...Au bout d'un moment, Llewelyn en était à peu près venu à comprendre une chose sur la Gryffondor : qu'elle était purement et simplement imprévisible, et aussi bourrine. Une Gryffondor, quoi...Et même s'il avait fait ce qu'il avait pu pour l'aider, elle serait bien capable d'encore dire que c'était de sa faute. Cela dit, elle est mignonne quand elle est en colère...quand elle n'essaye pas de me frapper...

Finalement, il arriva à la porte de l'Inquisitrice. Il frappa. Invité à entrer, Llewelyn pénétra dans le bureau de la représentante du régime en ces lieux, et demanda poliment et respectueusement :


"Vous m'avez demandé, madame ?"
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MessageSujet: Re: Mentir pour la bonne cause...[Fred] Jeu 21 Fév - 18:19


Le Mensonge.
Il s’agissait de là de donner pour vrai ce qui était en fait faux. Le risque était que le vrai intervienne sur le faux. Et s’était le début des ennuis. Il n’y avait rien de plus désagréable que de savoir qu’une personne avait altéré la vérité. Il n’y avait rien de plus désagréable quand on l’apprenait. Quand on donnait cette affirmation contraire à la vérité, cela se retournait forcement un jour ou l’autre contre le menteur. Comme l’on pouvait dire, la vérité éclatera toujours. On pouvait tromper une personne, inventer une réalité fausse. Il y avait toujours un détail qui rappelait la réalité que l’on ne pouvait jamais totalement obstruer.
Aux yeux de l’Inquisitrice, qui prônait la franchise et la vérité, il n’y avait rien de pire que le mensonge. Surtout quand celui-ci pouvait nuire à l’un de ses élèves et qu’il arrivait jusqu’à ses oreilles. Franche, directe, juste, elle ne tolérait pas ce genre de tromperie. Et cela pouvait rapidement l’agacer. Le dernier à avoir oser l’en défier avait subi une séance de torture dont il se souvenait toujours.

Régulièrement, elle se rendait à l’infirmerie de Poudlard. Sa brulure à l’avant bras droit lui faisait régulièrement souffrir. Pour s’en soulager de ces démangeaisons, la plus charmante des guérisseuses y travaillant, comme en bonne dirigeante de cette école, elle pouvait réclamer qui elle souhaitait, lui administrait dans un agréable massage. Dans un numéro de charme dont elle avait le secret, elle s’informait ainsi de toutes les histoires secrètes de son établissement. La pauvre jeune femme n’y voyait jamais la supercherie.
Ainsi, elle avait convoqué le jeune homme. Elle voulait rapidement tirer cette affaire au clair. Si des élèves avaient invoqué une créature dans son château, à l’extérieur, ou même avait osé pénétrer sans autorisation la forêt interdire, elle les punirait comme il se devait. Quand celui ci toqua enfin à sa porte, quelques minutes à peine qu’elle eut demandé à ce qu’on aille le chercher, elle était en train de parcourir son dossier. Reposant celui-ci, retirant ses lunettes, elle le fit entrer tout en levant. Elle attendit qu’il eut fini de parler, ce qu’il aurait du éviter pour qu’elle ne commençait pas à être déjà agacée, pour prendre à son tour la parole. Sa voix calme et posée contredisait le ton ferme et froid qu’elle avait.


« En effet… Monsieur Mulciber…
J’ai été alerté par la blessure de Miss Engels … Vous l’avez accompagné à l’infirmerie où elle a du séjourner… J’aimerais savoir d’une part comment ça se faisait que vous étiez à ses cotés quand elle s’est blessée… et d’autres parts l’origine de ses blessures… Et si pour finir vous avez un lien entre les deux évènements, c'est-à-dire votre présence et ce qui semblerait être, une morsure… qui, vous en conviendrez, ne peut provenir de votre bouche… »


LeeRoy ignorait le point de vu de ses élèves sur sa personne. On n’était pas perçue de la même manière quand on était Professeur, Directrice de Maison puis Inquisitrice. Surtout qu’il appartenait à son ancienne maison. Elle ignorait ainsi le sentiment que pouvait avoir ce jeune homme à se retrouver ce jour là face à elle. Ses bras croisés sous sa poitrine, elle ne l’avait pas invité à s’avancer jusqu’à son bureau, le lançant patienter encore un peu en contre bas dans l’avant salle.
Contrairement à ses collègues, elle se permettait de ne jamais revêtir sa robe de sorcière, trop lourde et trop encombrante à son gout, pour opter ce jour là pour un habituel pantalon de tailleur gris foncé et une chemise beige dont les manches recouvraient à la fois sa Marque des Ténèbres et sa brulure. Ainsi de sa petite hauteur, équivalente à quatre marches, d’un air hautain et autoritaire, elle dévisageait le jeune homme qui avait tout intérêt à ne pas la faire perdre patience…
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MessageSujet: Re: Mentir pour la bonne cause...[Fred] Dim 24 Fév - 15:11

Mentir n'était vraiment pas la tasse de thé de Llewelyn. Surtout à l'Inquisitrice de Poudlard. Sous ses airs de nonchalance tranquille, Llew était un type droit et assez honnête. Il avait du respect pour Frédérique LeeRoy. Tout d'abord parce que c'était une mangemorte, qu'elle faisait partie des fidèles du Maitre, et que rien que pour cela, elle méritait le respect. Llewelyn avait fait des mangemorts ses modèles, ses maitres à penser. C'est ça qu'il faut que je devienne. Pour dépasser Ben, il fallait faire mieux que lui, donc au moins pareil que lui, donc devenir mangemort. Donc se calquer sur les mangemorts actuels. Voilà d'une part pourquoi Llewelyn admirait Frédérique LeeRoy. D'autre part, elle avait été sa professeure, et sa directrice de maison. Respectueux de l'autorité, il aimait bien cette figure là, qui lui donnait l'impression de tout savoir sans être intrusive. Et puis il y avait le personnage en lui-même ! Cette impression pesante d'être jaugé, évalué, sondé, par l'Inquisitrice mettait mal à l'aise le Serpentard. Elle sait. Et elle sait que je sais qu'elle sait. Un peu tordu, mais réaliste. Contrairement à ses airs doux et charmants, Frédérique LeeRoy pouvait en fait être une véritable vipère.

Autant dire que Llewelyn était loin d'être à l'aise. En principe, être de la famille du Ministre lui assurait une sécurité relative. Mais ça, vu qui il avait en face, ça risquait de ne pas trop compter, et de toute façon, il n'avait pas trop envie de s'en servir. On va pas trop jouer au malin. Fais profil bas. Tout ira bien. Ou pas, d'ailleurs. Elle ne l'avait même pas invité à s'assoir. Ca craignait un max. Oh, misère, Sara, je te hais, là, sur le moment...tu m'en fais faire, des conneries, tu sais ?

Et voilà qu'elle commençait à parler. Evidemment, elle savait, il l'avait déjà remarqué. Comment pourrait-il en être autrement ? Llewelyn se prit à songer que ça n'allait pas être facile, ni même crédible, même s'il disait la vérité, parce que l'histoire était con. Cela dit, c'est suffisamment con pour être réel...Qu'est-ce qu'il fallait qu'il dise ? Evidemment qu'il avait menti. Même si Sara se foutait de lui, même si elle ne l'aimait pas particulièrement, ce n'était pas son cas, et s'il avait du le refaire, il l'aurait refait sans aucune hésitation. Mais expliquer le pourquoi du comment, c'était autre chose, et pour le coup, Llew se demandait ce qu'il allait se passer.

Mentir encore ? Il y a une limite à pas franchir pour pas devenir suicidaire. Pas envie de crever. Mais la vérité protégeait encore plus ou moins Sara. Sauf qu'il n'avait aucune envie de la raconter dans son entier. Je suis déjà passé pour un con une fois, c'est bon, là...

"Eh bien en fait...comment expliquer ça en étant clair...En fait, ce qu'il s'est passé, c'est que j'ai voulu parler à Sara. Manifestement, ce n'était pas le bon moment. Le ton est monté, c'est là qu'elle a tenté de me frapper, et que sa blessure s'est rouverte. Donc je l'ai accompagnée à l'infirmerie et j'ai dit que c'était moi le responsable...je voulais pas qu'elle ait d'ennuis, vous comprenez ?...mais je ne sais pas d'où vient la blessure à l'origine, avant ça, je ne lui avais jamais parlé."

Sauf des formules de politesses aux repas de familles. Et encore. Il espérait que ça suffirait, pourtant.
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MessageSujet: Re: Mentir pour la bonne cause...[Fred] Mer 20 Mar - 11:40


De son air hautain et autoritaire, elle dévisageait le jeune homme. Les bras croisés sous sa mince poitrine, elle ne lâchait pas son regard sombre et contrarié. Ce qu’il venait de lui dire ne la convainquait qu’à moitié. Véritable vipère que son ancienne maison n’avait fait qu’accentuer, elle pouvait se faufiler en douce tout autour de vous pour mieux vous enserrer et planter son venin là où il le fallait. Une vipère, certes, mais aussi féline tel que le démontrait son patronus dans les rares fois où elle avait du l’utiliser. Un double jeu, animal, qui faisait que l’on se méfiait à tout moment d’elle quand on se retrouvait face à elle.
Ainsi, Frédérique ne savait pas du tout ce qui se passait dans la tête de Llewelyn ni ce dont il pouvait penser à ce moment là. Penser de cette situation, pensée d’elle, pensée à ce qu’il pouvait dire ou faire par la suite. La jeune femme savait déjà ce qu’elle comptait lui faire selon telle ou telle situation, telle ou telle parole. Elle en souriait justement en coin en imaginant la délectation qu’elle pouvait en avoir. Il y avait deux choses en ce monde qu’elle affectionnait particulièrement. La violence corporelle et les actes charnels. Et en cet instant, elle ne pensait pas au dernier de ces deux points.


« Vous me dites que Miss Engels avait déjà cette blessure et qu’elle se serait ouverte de nouveau en tentant de vous frapper… Il faudrait un coup bien violant ou bien une blessure encore fraiche pour qu’elle ne s’ouvre ainsi… Quelles ennuies craigniez vous qu’il puisse lui arriver si vous ne vous désigniez pas comme responsable de cette blessure… ? Pourquoi vous croirais-je à présent alors que vous m’affirmiez mentir un peu plus tôt… ? »

L’Inquisitrice avait descendue les quelques marches qui marquaient sa hauteur, de son allure des plus gracieux tout en maintenir un air fière et hautain. Elle ne le lâchait toujours pas du regard, comme pour marquer cette forme d’autorité que ni son physique ni son âge ne pouvait imposer. Elle savait que son autorité venait d’ailleurs. Elle savait qu’il n’y avait pas besoin d’élever la voix ou de se montrer colérique pour s’imposer. Elle avait des méthodes bien plus directes pour cela. Des méthodes qu’elle n’utilisait pas au premier abord, mais qui semblait montrer son efficacité quand son autorité ne semblait plus fonctionner.

« Il y a deux races qui m’horripilent… les sangs-de-bourbe et les moldus… Il y a deux catégories de sorciers qui m’horripilent… les traitres et les menteurs… Je ne tolère pas la trahison et je ne prône que la vérité…
N’abusez pas de ma patience… L’origine de la blessure de Miss Engels est grave… Dites-moi ce qui lui est arrivé… ! »


Tout en disant ses quelques mots, LeeRoy s’était approchée de lui tout en déposant sa main gauche sur sa baguette qui était placée dans sa poche de pantalon dont l’étui y était parfaitement visible. Oui, elle avait des méthodes radicales pour obtenir les informations, pour montrer bien plus directement ce dont elle était capable quand elle avait l’impression que l’on se jouait d’elle. Il n’y avait à ses yeux qu’une seule solution pour s’assurer de la bonne foi de ce jeune homme. Et elle n’hésiterait pas à l’utiliser si elle continuait à avoir l’impression qu’il y avait supercherie…


[ Désolée du temps de réponse :/ Surtout pour te donner un poste aussi merdique... ]
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MessageSujet: Re: Mentir pour la bonne cause...[Fred] Lun 25 Mar - 14:02

Llewelyn était loin d'être idiot. Il y avait des situations inquiétantes, des situations pourries, des situations dont on ne pouvait pas se sortir sans dommages collatéraux. Et la situation présente, ce cauchemar calamiteux qu'il avait prédit au moment même où il racontait à l'infirmière cette connerie pure était un cas qui cumulait tous ces défauts. C'est mal barré. Très mal barré. D'autant que Llewelyn avait l'impression que quoi qu'il puisse dire, l'inquisitrice ne le croirait pas. Il détestait franchement ça. Est-ce que j'ai jamais foutu la merde ? Est-ce que j'ai jamais été un élève chiant ? Non, même pas. Sans être un premier de la classe, Llewelyn n'avait jamais fait rien de grave, rien qui puisse établir un précédent qui faisait que Frederique LeeRoy le traitait comme...comme...comme un vulgaire chien, un vulgaire traitre ayant commis un crime impardonnable, du genre dire tout haut qu'il fallait liquider les mangemorts. Non, il n'avait pas fait ça, et il était presque en colère qu'on le traite comme tel.

Elle est foncièrement conne, ou très paranoïaque, pour croire ce genre de truc et me sortir ce genre de discours. Llewelyn en était presque en colère. Et il y avait de quoi. Pourquoi ne pas réussir à voir, tout simplement, avec un peu de tact et de psychologie, qu'au passage elle aurait du avoir si elle prêtait un peu attention à ses élèves, pourquoi il mentait ? Ce n'était pas si compliqué, pourtant. Pourquoi est-ce qu'il mentait ? Pour protéger Sara. Pourquoi voulait-il la protéger ? Pour la même raison qui fait que chaque mec protège une fille, parce qu'il l'aime. L'évidence même. Ce n'était pas compliqué à voir, pourtant non, Frédérique ne le voyait pas.

Ce n'était pas que Llewelyn eut aimé qu'elle le voit. Il considérait que ça ne la regardait pas. C'était sa vie, ses affaires, pas celle de l'inquisition. Alors qu'elle aille se faire foutre, merde ! Moi j'ai dis ce que j'avais à dire. Oui, on pouvait dire que le Serpentard était en colère, qu'il en voulait à son ancienne directrice de maison, mais il se taisait. Il essayait de paraitre calme, de ne pas se mettre en colère. Il y avait une part de lui qui refusait de céder, une part de lui qui se rappelait encore qui était Fredérique LeeRoy et qu'il lui devait le respect. Un instant, Llewelyn se demanda si John, son cousin, aurait apprécié ce genre de chose. Oui mais voilà, moi j'ai beau être son cousin, je suis pas Ministre.

Il devait fermer sa gueule, et c'était dur. Personne n'avait appris à Llewelyn à se taire en cas d'injustice, au contraire, on lui avait appris à dire ce qu'il pensait. Ne te tais jamais, parle, impose toi. Fais régner ton nom, et bien plus, ton prénom. Il avait beau avoir un atout en tant que sang pur venant d'une famille connue et reconnue, Llewelyn savait parfaitement que dans le monde, on s'imposait soi même, par ses propres règles. Et se faire accuser injustement, ça méritait un coup de gueule. Ca aurait du en mérité un.

Qu'est-ce qu'il avait voulu évité à Sara ? De se retrouver à sa place, sans doute.

"Je ne..." voulais pas que vous l'interrogiez ? Oui, il y avait de ça, même si au fond, Llew se demandait si Sara n'aurait pas affronté ça en s'en foutant. "Je ne voulais pas qu'elle se retrouve à la place où je suis en ce moment. Quant à pourquoi me croire...je n'ai pas d'intérêt à mentir, madame. Tôt ou tard, si je le faisais, vous découvririez la vérité, alors autant parler maintenant. "

Au moment où Llewelyn articulait ces mots, il remarqua que LeeRoy s'était rapprochée, et il pouvait deviner la baguette, là, prête à l'attaquer. Merde. J'aurais pas du dire ça. Mais qu'aurait-il pu dire d'autre ? C'était vrai. Tout ce qui se passait n'avait rien de juste, absolument rien de cohérent.

Il allait se faire défoncer pour avoir dit la vérité. Et ça, ça le foutait dans une colère noire. Ca lui faisait totalement oublier qu'il allait peut-être se faire punir, ou quoi que ce soit. Non, là, le Serpentard s'en contrefichait. Ca annihilait totalement sa peur. Et le fait de se faire comparer à un sang de bourbe, moldu, encore plus.

"Je vous l'ai dit, madame. Je ne sais rien."

Qu'aurait-il pu dire d'autre ?
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MessageSujet: Re: Mentir pour la bonne cause...[Fred] Lun 22 Avr - 21:40


A ses dernières paroles, l’Inquisitrice avait posé sa main sur sa baguette qui se trouvait encore dans sa poche de pantalon dont l’étui y était parfaitement visible. Quand elle sortit sa main de sa poche de pantalon, sa baguette prolongeait ses longs doigts fins. Elle semblait tenir l’instrument du bout des doigts mais son maintien de celui-ci était impeccable. Comme dans les films aux effets ralentis, au fur et à mesure qu’elle dévoilait sa baguette en bois d’ébène, on pouvoir déjà voir autour de celui-ci des éclairs l’entouraient. Elle était élémentaliste de l’air et maitrisait ainsi parfaitement les charges électriques. Ceux-ci se manifestaient malgré elle quand elle se mettait en colère ou quand elle exprimait un sentiment des plus forts, des plus puissants, des plus virulents.

Maintenant toujours son regard sur lui, même si le jeune homme était déjà légèrement plus grand qu’elle, et ne manquerait pas à continuer sa croissance comme tout jeune homme de son âge, elle arborait un air si fière et si hautain que cette différence de taille ne l’intimidait pas. Elle n’y fit même et ni ferait sans doute jamais attention. Une seule chose la préoccupait et c’était cette blessure qu’avait pu se faire cette élève et qui semblait mettre du temps à se soigner. Et cela l’inquiétait. La sécurité de ses élèves était l’une de ses priorités et les mensonges et cachoteries pouvaient ainsi vite la mettre hors d’elle. Elle ignorait bien sur qu’il n’y avait pas mensonge de la part du jeune Mulciber, mais pour le savoir, elle pourrait être capable d’entrer dans son esprit.


« Un Serpentard qui se soucie d’une autre camarade… Gryffondor qui plus est… Comme c’est touchant… »

LeeRoy leva brusquement sa baguette vers lui et les éclairs qui l’entouraient se firent plus intense. A cet instant, elle n’avait rien de la douce et délicate ancienne directrice de Serpentard, maternelle avec ses élèves, attentive, et paisible. Elle n’hurlait pas, elle modérait l’intensité sonore de sa voix, mais son ton était pourtant autoritaire. De par son physique, elle n’imposait pas la peur. Mais sa puissance et son pouvoir prouvaient qu’il ne fallait pas se fier à l’apparence.

« Etes-vous bien certain de ne rien savoir… ?! Comme vous l’avez dis si bien… tot ou tard je découvrirais la vérité… Je vous conseille donc de parler… ou bien je ferais parler votre esprit… »

D’ordinaire, elle n’aurait pas puni à cause de la vérité qu’on lui dirait, et tout dépendait de la vérité dite. Mais là elle ignorait qu’il s’agissait de la vérité. Mais qu’est ce que la vérité au fond ? Elle n’aimait pas la situation. Une de ses élèves aurait pu être en danger, elle l’avait sans doute été au vu de la blessure qui s’était ouverte de nouveau. Il y avait eu supercherie à l’infirmerie et on ne pouvait pas ainsi être assuré que la suite soit mensonge ou vérité. Dans ce monde de mensonge et de supercherie, qui croire ? Et pourquoi croire.

Elle informula un ELECTRO, de faible intensité pour montrer à Llewelyn qu’elle ne plaisantait pas...
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MessageSujet: Re: Mentir pour la bonne cause...[Fred] Lun 22 Avr - 21:40

Le membre 'Pr Frédérique LeeRoy' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: Mentir pour la bonne cause...[Fred] Mar 23 Avr - 16:45

Il y avait deux choses que Llewelyn détestait dans la vie. Qu'on le méprise, et qu'on se foute de lui. Concrètement, ça revenait exactement à la même chose, mais peu importait. Il se serait tu, vraiment. Au fond, au départ, Llewelyn respectait Frédérique LeeRoy. Non. Ce n'est pas vrai. Je ne la respecte pas elle, c'est autre chose. Il fallait bien faire la distinction, et le Serpentard la faisait assez aisément. D'un coté, on trouvait les mangemorts, l'idéologie puriste, et la grande école de Poudlard. Enfin grande école...tout se perdait, à ce qu'il semblait, absolument tout. Oui, certainement, Llew vouait un profond respect aux mangemorts, tout simplement pour ce qu'ils représentaient, parce que c'était sa famille qui voulait ça, parce que son frère en avait été un et qu'il honorait sa mémoire, mémoire qu'il avait brisé lui même. L'idéologie puriste ? Il y croyait. Fermement, définitivement, sans complexe. Il faut imposer l'Ordre. Se débarrasser des moldus, de la pourriture. Il faut les détruire et leur faire la guerre. Ainsi, ils pourraient imposer la paix. Llewelyn croyait aussi en la grandeur de son école, qui devait former l'Elite. Mais comment on la formait, l'Elite, si on en faisait pas partie ? Si on avait pas un minimum de compréhension, de psychologie, d'intelligence ?

Frederique LeeRoy n'était pas ça. Quelqu'un peut-il me dire comment elle a eu son poste ? Dans une boite de dragée de Bertie Crochue ? Non, sérieusement, tout ça était kafkaien, et en plus, comme si ce n'était pas suffisamment pénible, ça risquait de durer des heures et des heures, ce que Llewelyn n'appréciait guère. On va tourner en rond très vite, toi et moi, songea-t-il en lui jetant un regard froid.

Ne tremble pas. Allez, lève la tête, bats-toi. Souris. Lorsqu'il vit les éclairs autour de la baguette, Llewelyn eut peur, oui, il ne cherchait pas à le nier. LeeRoy savait se battre, oui. Elle compte utiliser ça sur moi ? Bon, elle est folle, c'est décidé. Il eut peur, oui. Mais là où elle commit une autre erreur, ce fut de se foutre de lui. Parce que là, ce n'était plus de la peur. C'était juste de la colère. Une colère pure, haineuse, froide. Seul son instinct de survie commandait à Llewelyn de ne pas aller trop loin.

Elle se foutait de lui. Elle se foutait de Sara. Mais il était un Mulciber, et personne ne se foutait de lui sans qu'il ne réplique.

« Oh, je ne m'attendais pas exactement à ce que vous compreniez. Vous êtes incapable de voir lorsqu'on vous dit la vérité, alors comprendre un concept élaboré comme l'attachement à quelqu'un... »

Il eut un sourire presque aimable, à peine ironique, mais le ton, lui avait bien changé. Llewelyn n'avait jamais fait trop de vagues avec les professeurs, et même deux minutes avant, il était encore poli. Mais cela suffisait. Grandement. Très grandement. Et même lorsqu'elle le menaça de lire dans son esprit, Llewelyn ne cessa pas de sourire :

« Faites. Ce sera une perte de temps considérable, vu que ce que vous verrez je vous l'ai dit et répété un bon milliard de fois, mais comme vous voulez. »

Il allait avoir mal. Souffrir. L'electro qu'elle lui envoya, même de faible intensité, aurait suffi comme arme. Elle allait s'introduire dans son esprit, cette connasse. Mais il ne baisserait pas les yeux, et il ne lui pardonnerait pas.

C'est lui qui gagnerait. Pas dans les faits, mais dans l'idée.
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Mentir pour la bonne cause...[Fred]

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