POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Un jour à l'est d'Eden [Emelyne]

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John Mulciber


MessageSujet: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Sam 16 Fév - 16:11

Un jour, je mourrai.
Je serai mort.
J'aurai été vivant.

Le destin était banal. C'était la même chose pour tous les hommes, et John Mulciber n'espérait pas vraiment échapper à la règle. La pensée lui vint d'un coup, alors qu'il répondait aux questions des journalistes de la Gazette. Ce parcours là aussi était monotone. Les semaines se répétaient inlassablement. Toujours et encore les mêmes visages, les mêmes questions, la même conférence de presse. Tout ça est immuable. La seule chose un peu grande qu'ils feront de leur vie sera de mourir. Triste, mais sur.

"Il n'y a pas de volonté de se démarquer, monsieur Wallace. Il n'y a qu'une voie : le purisme établit par le Seigneur des Ténèbres qui assure la Grandeur et la Gloire de la Sorcellerie. Une autre vision du purisme ? Foutaises. On est puriste ou on ne l'est pas. Si on est puriste, on se rassemble, on sert la communauté, la sorcellerie, sinon on tombe dans l'individualisme, et le bourbisme. Alors je le redis et je le martèle, je le dirais jusqu'à ma mort ou que je ne sois plus Ministre : je sers le Purisme, le Seigneur des Ténèbres, et en conséquence, je sers l'Intendance du Royaume Uni. Y a-t-il quelque chose d'autre à ajouter ? Non. Toute autre forme de prétendu purisme, n'incluant pas le respect du Maitre et de ceux qui ont instauré le Purisme ici en Angleterre, ne serait qu'une folie. Ma volonté n'existe pas. Il n'y a que la volonté du Purisme, du Peuple, que dirige avec bienveillance le Maitre par ses représentants. Ce sera tout."

Personne n'avait jamais pu accuser John Mulciber de manque de loyauté. Il serait celui qui servirait le lord et le purisme jusqu'au bout, sans aucun jugement et critique. Servir et agir. Servir le peuple, servir le Purisme, servir le Maitre, et donc l'Intendant, puisqu'il le représentait. Loyauté. C'était une profession de foi, très certainement. Une réaffirmation de ce qui existait, de ce en quoi John Mulciber croyait. Il pensait faire le bien, et agissait du mieux qu'il pouvait pour le bien de la Sorcellerie. On disait qu'il ne tenait pas compte du sorcier moyen. Le Peuple ? Rien à foutre du Peuple. John Mulciber avait le visage d'un homme qui s'était battu pour le peuple toute sa vie. Et il n'en attendait pas de remerciement. Car le Peuple était idiot, le peuple avait supporté plus de mille ans le bourbisme. Le peuple, faut pas lui demander son avis. Ainsi, il se fichait de l'impact du départ de Tryan De SaintClair. Comme la majorité des gens d'ailleurs, car qui pouvait bien savoir qui était ce pauvre français, débarqué on ne savait comment au Ministère, propulsé à la tête d'un département dont tout le monde se foutait. Sa politique n'était pas en accord avec celle de John. Donc il l'avait viré. Logique, simple et efficace. Cohérent avec sa vision des choses.

Que l'Intendant le garde à son service, peu lui importait. Brom arrivait peut-être à mieux le gérer que lui, peut-être lui trouvait il une utilité. Il n'appartenait pas à Mulciber de juger. Mais lui ne voulait pas travailler avec. Donc il l'avait viré. L'affaire s'arrêtait là, à peu près, sauf si De SaintClair faisait une connerie, une connerie physique, tangible, et là Crow lui tomberait dessus. En attendant, le Ministre se concentrait sur trois affaires. Jugson, la défense du pays, et les enlèvements d'enfants. C'était tout, et c'était ça, les priorités. Il travaillait, impitoyablement et avec acharnement. Sans relache, jamais. On lui avait apporté une note de Crow demandant à ce que Emelyne Selwyn soit associée-et seulement associée-à l'enquête. John signa. Contrairement à ce qu'on pouvait croire, ce n'était pas qu'un connard fini. Je n'ai pas vocation à détruire des gens dans mon camp. Mais si on me cherche, fatalement...John n'avait pas pour vocation d'être écrasant ou tyrannique, mais s'opposer à lui n'était pas une bonne idée. Jamais.

Il finit sa journée assez tard, comme tous les jours, et s'en alla. Le dimanche était son jour de repos, le seul de la semaine. Nathaniel passait la journée en amoureux avec sa femme. John se retrouva seul avec son petit fils. Ne sachant pas trop quoi en faire, il décida d'emmener le gamin à la Crypte, sans vraiment penser que ce n'était pas un endroit vraiment indiqué pour un gamin de quatre ans. Mais il est temps. Après tout, William était un Mulciber. Il était temps qu'il voit.

Au fond de la Crypte, il y avait la tombe de Denis de Mull Cair Bren. Tout son corps reposait dans son cercueil de marbre, sauf le crâne, qui était posé dessus, semblant sourire-un affreux sourire, avec ses orbites vides. Julian Outlander avait décapité Denis, d'où l'emblème des Mulciber, l'aigle décapité, qui marquait le fronton de l'entrée de la Crypte. John observait sans crainte le crâne. C'est moi, un jour. Rien de plus banal. La normalité. Tout le monde meurt. Rien ne ressemble plus à un crâne qu'un crâne. Ce crâne souriant révélait une vérité terrible.

Nous étions ce que vous êtes, et ce que nous sommes, vous serez.

Triste à dire, mais John l'acceptait finalement bien. La mort était là, il n'y pouvait rien. Je ne veux pas apprendre à mourir. Il ne voulait pas du peut-être, de l'incertitude du monde. Il ne voulait pas attendre toute sa vie en attendant de mourir. Non. Il voulait un fait, et ce fait était simple. Je vais mourir et je retournerai d'où je viens, au néant. Si simple, si facile. Il allait vivre, et ensuite il mourrait. Normalement, surement, tranquillement. Tout serait bien. Vous croyez à la vie après la mort, lui avait-on demandé un jour. Je crois à la mort après la mort. Voilà ce que John pensait. Il avait admis cela. La mort existe. La vie existe. Les deux sont durs. C'est comme ça. Mais il avait admis aussi que mieux valait être dans le cercueil que le regarder passer. D'ailleurs, ce sont toujours les autres qui meurent...Et oui, car il était bien plus terrible pour le mangemort d'avoir perdu son père que d'envisager de mourir lui même. Ce n'est pas comme si j'étais différent des autres. Tu n'es pas différent des autres, c'est ça le choc. Et le jour où tu te fais à cette idée, tu meurs. Encore un choc.

Il regardait les orbites vides de Denis, qui avaient l'air de se moquer de lui. Tu ne me fais pas peur : je ne te crains pas. Non. Mais quelque part, il craignait sa propre folie. Celle de Denis. Il espèrait que la mort l'arrêterait. Il montra le crâne à son petit fils et tapota le coin de sa tête à lui, souriant :

"La tête est déjà vide, qui deviendra crâne. La folie, c'est le déjà là de la mort. Tu comprends, William ?
-Non, grand-père."

Évidemment, que non. Le gamin le regardait avec ses yeux noirs si typiques des Mulciber. John lui adressa un sourire et lui tapota affectueusement le sommet de la tête. L’espérance est un risque à courir. Mais il ne suffisait pas d'espérer que son petit-fils soit meilleur pour qu'il le soit réellement. Non, il suffisait d'être choisi.

Élu, peut-être ?

La voix de Marciana tira John de ses réflexions :

"John ! Emelyne est là, comme tu l'as demandé ! Sors de ce caveau !
- Dis lui de descendre, plutôt, tu veux ? Les morts sont une compagnie idéale pour parler. "

Ce que fit la jeune exécutrice un peu plus tard. John sourit à William :

"Vas donc dire bonjour à Emelyne, gamin, vas."


Puisque le temps nous est compté, autant parler de tout, être botté et prêt à partir...


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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Mar 19 Fév - 22:24

Il était un petit mangemort,
Il était un petit mangemort,
Qui n’avait ja-ja-jamais torturé,
Qui n’avait ja-ja-jamais torturé,
Ohé ohé !


Assise dans ma douche, les genoux remontés contre ma poitrine et enserrés par mes bras, je sentais l’eau qui coulait sur mon corps, une eau tiède, juste à bonne température pour me garder dans ma torpeur. Est-ce que je pleurais ? Je n’aurais pas pu le dire car comment faire la différence entre l’eau qui coulait et les larmes. Je n’avais pas la force de résister à la part de moi que je n’aimais pas. Comment pourrais-je y résister dans un tel moment …

Je restai ainsi encore une dizaine de minutes avant de me lever et de couper l’eau chaude pour laisser le froid me saisir et me faire reprendre conscience. J’arrivais encore à me maitriser assez pour intervenir quand c’était trop mais aurais-je toujours la force de le faire ?

Sortant de la douche, j’entrepris de me sécher tout en repensant à cette matinée que j’avais passé chez mes grands-parents paternels, enfin je devrais dire chez mon grand-père Stanislas puisque ma grand-mère venait de décéder … Soixante dix huit ans … On pourrait dire un bel âge pour mourir mais ce qui m’effrayait c’était qu’elle était folle … C’était un fait avéré et confirmé par les guérisseurs. C’était génétique et une telle … tare risquait de réapparaitre dans la famille. Stanislas en avait parlé aujourd’hui … il serait bon que chaque membre de la famille se plie à un examen de santé pour voir qu’il n’est pas atteint. Mais à qui cela servirait-il puisque ce n’était pas guérissable ?

Il n’y avait pas besoin qu’un guérisseur m’examine pour qu’il me dise ce que j’avais déjà remarqué. J’avais la maladie de ma grand-mère. Tôt ou tard, je pèterais complètement les plombs et on sera obligé de m’enfermer. Mais j’espérais que ça arriverait le plus tard possible. En attendant j’étais bien contente de vivre seule les trois quart du temps comme ça personne ne pouvais s’en rendre compte. L’elfe de maison ? Il était à mon service et jamais il ne dirait rien, sauf si ma santé était en danger mais il n’y avait pas de risque pour le moment.

En peignoir, je passai dans la chambre où ma tenue m’attendait sur mon lit. Fronçant les sourcils en voyant le pantalon noir, la chemise blanche et la veste de velours verte, j’appelai Fredrick pour qu’il m’explique. Sa réponse fut de me tendre une missive avant de disparaître aussi discrètement qu’il était venu. M’installant sur le coin du lit, je dépliai la lettre et la parcourut des yeux. John Mulciber désirait me voir …

Froissant la lettre, je la jetai à travers la pièce avant de me lever d’un bond et de commencer les cent pas. Comment devais-je interpréter cette demande ? La dernière fois qu’on s’était vu, je lui avais tellement manqué de respect que j’avais fini à Azkaban. Je lui en voulais de m’avoir envoyé là-bas surtout que ça avait permis à ma … folie de se montrer au grand jour.

Finalement je m’arrêtai devant le lit et m’habilla avant de m’atteler à ma coiffure. Un rapide coup de brosse pour tenter de dompter ma chevelure mais sans résultat comme d’habitude. Renonçant à leur donner une quelconque forme correcte, je jetai la brosse sur mon lit et sortis de la pièce tout en rangeant ma baguette à la ceinture. Rejoignant le hall, je rencontrai Fredrick qui était occupé à … Je ne sais quoi, puisque je ne pris pas le temps de regarder, le sommant juste de m’apporter ma cape. L’attachant sur mes épaules, je transplanai vers la demeure des Mulciber.

C’était quand même étrange … Une heure avant j’étais en plein crise de folie et maintenant j’étais moi … Oui j’étais bien Emelyne Cecilia Selwyn, fille de Grayson Selwyn, mangemort et de Selena Dodderidge. La folie, bien qu’elle fasse partie de ma famille sous le nom d’Abigaël McLaren, avait comme … disparue ! Et je m’en réjouissais tout en espérant qu’elle resterait bien loin, du moins le temps de ma présence en ces lieux …

Annonçant ma présence, j’attendis qu’on m’accueille. Ce fut Marciana qui vint contrairement à ce que j’aurais pensé. Un sourire apparut sur mon visage. Ca faisait un moment que je n’avais pas vu ma cousine et bien qu’elle ne soit pas de ma génération nous nous étions toujours bien entendues. Echangeant quelques mots d’une conversation plutôt banale, elle finit par m’abandonner quelques minutes pour prévenir John de ma présence.

Il t’attend dans la crypte.

Hochant la tête, je remerciai ma cousine et me dirigea vers la porte menant au caveau familial des Mulciber. J’étais déjà descendue une fois dans ce lieu, alors que je devais avoir à peine dix ans. J’avais été impressionné par les lieux qui ne ressemblaient en rien aux caveaux des Selwyn. Chaque famille avait une façon bien particulière de respecter les morts et de les honorer mais je ne comprenais toujours pas ce besoin qu’avaient les gens de descendre régulièrement dans de tels endroits.

Prenant l’escalier, je rejoignis bientôt la salle où se trouvait le ministre. A peine avais-je poser le pied sur le sol que je fus obligée de me baisser pour rattraper le petit bonhomme qui fonçait vers moi. William Mulciber, petit fils de John n’était guère plus jeune que mon propre fils et bien que j’apprécie de voir un enfant, mon cœur se serra à la pensée de Clovis. Déposant un baiser sur le front du petit garçon, j’échangeai quelques mots avec lui avant de me redresser pour lancer un regard à l’homme qui s’avançait. Posant mes mains sur les épaules du petit garçon comme je l’aurais fait avec mon propre fils, j’adressai un timide sourire à John.

Bonjour John. Je dois dire que j’ai été surprise de ta lettre. Notre dernière … rencontre ne s’est pas spécialement bien passée …

C’était peu dire … Des images de ma détention passèrent dans ma tête et ce ne fut que la présence du petit garçon appuyé contre moi qui m’aida à garder les pieds sur terre. Non Aby ne prendrais pas le dessus … pas maintenant … Tiens … j’avais mis un nom sur ma folie … Aby, diminutif du prénom de ma grand-mère, après tout c’était bien approprié …
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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Sam 23 Fév - 15:16

Il n'y avait pas qu'un John Mulciber. Au fil des années, il y en avait eu plusieurs. Tout homme change, devient un autre homme, jusqu'à ce qu'il ne reconnaisse plus son reflet dans un miroir. Pourtant, le mangemort savait. J'ai été père, fils, amant, ami, ennemi, mangemort, soldat, commandant, guerrier, attaquant, défenseur. A chaque fois un autre homme se créait. A chaque fois, un autre monde apparaissait. Il y a tout un monde dans cet homme...non. Il y avait beaucoup plus d'un monde chez John Mulciber. Les démons dans ma tête me rattachent à tellement de choses. Tellement d'époques, tellement de gens, tellement de faits...Lui arrivait-il d'oublier qu'il était ? Sans doute. Mais au fond, il ne l'avait jamais vraiment su. Un jour, je mourrais, et tous ceux que je connaissais, les bons et les mauvais, seront là.

Les reconnaitrait-il ?
Le reconnaitront-ils ?
Trop tard, peut-être ?

Cette vie avait de quoi être désespérante, mais John savait qui il avait été. Je me souviens de mes idéaux, et je sais en quoi je crois. Je fais ça par loyauté. Par loyauté envers l'homme que j'étais, et qui n'existe plus, si tant est qu'il ait jamais existé. Il savait qu'il n'avait rien à espérer du monde. Il avait volontairement choisi le rôle du méchant. Il en fallait bien un dans l'histoire, non, après tout ? Et puis c'était tellement plus facile. Détester tout le monde et faire en sorte que tout le monde vous déteste fait que votre vie est claire et simple. Il n'y a personne à perdre, personne à écraser. Il y a vous et les autres. Oui, c'était ça, vraiment. Il y avait lui, John Mulciber, et les autres.

Et les démons dans ma tête. Seigneur. J'oubliais. Il y avait plusieurs types de démons. Ceux que John avait depuis toujours : lui même, et puis sa Conscience. Elle se foutait toujours de lui, elle, parce qu'elle le connaissait bien. John était dingue à lui tout seul, mais elle était pire. Et il y avait les Autres. Ceux que John avait créé lui même, qu'il avait fait surgir du néant. Le Millénaire. Il l'avait invoqué pour avoir la connaissance. Il l'avait eu, mais il l'avait maudit. Depuis il se disait que le Millénaire était là, avec lui, et qu'il guettait le moment ou faire son oeuvre. On dirait qu'il se confond avec la Consience. Ah, tu comprends enfin, Jacky. Mais tu n'es pas vraiment sur. En fait, il n'y a pas toi, et moi, ou toi, moi et lui. Il n'y a que toi. Et vous êtes quoi, alors ? Rien, Jacky. Des démons dans ta tête.

Il y avait Golgoleth aussi. John se méfiait de la puissance du roi Vyre. Il le contrôlait sur le papier, mais qui disait que ça marcherait ? Il n'avait parlé à personne de la Gabala, ni du Thésaurus. Sauf à De SaintClair. Mais lui, c'est peut-être son destin. J'aurais du lui donner l'épée et voir ce qu'il en ferait. Oui, John Mulciber avait un coté qui tentait le diable. En attendant, personne ne saurait. Il avait gardé les trois exemplaires du livre. Il n'y en avait pas d'autre. Alors personne ne saura. Qui avait besoin de connaitre la fin d'un monde ?

Les pas dans la Crypte lui indiquèrent l'arrivée d'Emelyne. Il revint vers elle. Il ne la craignait pas, mais ne la détestait pas non plus. Que sommes nous face à l'amour d'une mère ? Des mots, du vent. Il fit signe à William de remonter. L'observant paisiblement, il remarqua :

"Maintenant tu as le même regard que moi. La folie n'est pas toujours mauvaise, Emelyne. C'est la seule chose qui t'appartient vraiment, puisqu'elle est toi. Elle ne te trahira jamais, si tu la fais tienne. Si ce n'est pas le cas, elle te détruira..."

Il lui passa devant, remontant à l'air libre, lui faisant signe de le suivre. Ils avaient à parler.

"Crow t'a passé sur l'enquête, pour ton fils. "


Implicitement, cela signifiait : parce que j'en ai décidé ainsi. Il se retourna vers elle :

"Que sais-tu de Tom Jugson ? Mis à part ce que tu as vu lorsque tu l'as affronté."

Tout bouclait. C'était ainsi, et ça le serait toujours.

Jusqu'à la fin des mondes...


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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Jeu 7 Mar - 9:51

Sur un signe de John, le petit garçon s’échappa de mes bras pour rejoindre les escaliers. Ecoutant le bruit de ses pas qui s’éloignaient, j’en profitai pour regarder l’homme qui me faisait face. Je n’avais pas peur de lui, oh non, je n’avais jamais eu peur de lui et même après mon séjour forcé à la prison, je ne le craignais toujours pas. Peut-être aurais-je du mais je ne savais pas vraiment ce qu’était la peur. La seule chose qui avait su m’apporter un peu ce sentiment, c’était les détraqueurs. Après tout homme avait ses failles et même le seigneur des ténèbres en avait. Il fallait juste savoir les trouver pour ensuite les exploiter. C’était ce que je désirais faire maintenant, trouver les failles de mes adversaires pour m’en servir.

Maintenant tu as le même regard que moi. La folie n'est pas toujours mauvaise, Emelyne. C'est la seule chose qui t'appartient vraiment, puisqu'elle est toi. Elle ne te trahira jamais, si tu la fais tienne. Si ce n'est pas le cas, elle te détruira...

Si je fus surprise par sa phrase, je ne le montrai pas. C’était la première personne à me parler ainsi de la folie. Je ne voulais pas être folle, je ne voulais pas que tout le monde le sache mais si John l’avait vu aussi clairement qu’en serait-il des autres. Il allait falloir que je travaille plus à le cacher, que je repousse un peu plus loin mes recherches pour emprisonner cette partie de moi que je me refusais.

Je ne suis pas folle John, détrompe-toi …

Comment aurais-je pu reconnaître un tel fait alors que je m’étais juré de le cacher à tous. Il pouvait croire ou penser ce qu’il voulait mais je me refusais à admettre ça. Les familles de sang-pur finissaient tous par avoir de tels soucis. C’était le résultat du mariage entre membre d’une même famille. A force, il y avait des problèmes, des dégénérescences, des tares … Ce n’était pas très bien vu mais il fallait faire avec disait-on mais les trois quart du temps, la personne concernée était mise à l’écart comme l’avait été ma grand-mère. Je ne voulais pas subir la même chose, raison pour laquelle je tentais de repousser cette folie à la limite de mon inconscience.

Crow t'a passé sur l'enquête, pour ton fils.

Suivant le ministre qui avait enfin décidé de quitter ce caveau lugubre, je souris doucement en entendant sa phrase. Il voulait me faire croire qu’il était tout puissant, que lui seul avait pu me donner l’occasion de travailler sur ce dossier. Mais il se trompait sur toute la ligne. Rien ni personne n’aurait pu m’empêcher de procéder à de telles recherches. Peu de gens savent de quoi je suis capable quand je suis déterminée, mais ces quelques personnes n’oseront jamais se mettre en travers de mon chemin pour ne pas en pâtir. Car oui, je pouvais être violente, très violente, au risque même d’y laisser ma peau mais qui suis-je si je ne peux pas m’occuper de mon propre fils … Ais-je vraiment le droit de vivre sans lui ? Non … pour moi la réponse est non et personne ne pourra m’enlever ça de la tête …

J’ai l’appui d’Eris Valverde … Et je ne fais pas ça uniquement pour mon fils. Ce n’est pas le seul qui manque à sa famille …

J’avais en tête la fille de Duncan, le fils de Frederique et encore d’autres dont j’avais eu l’occasion de voir les parents. Des gens brisés par la disparition de leur progéniture et qui ne souhaitaient qu’une seule chose. Pouvoir serrer leurs enfants dans leurs bras. Bref tout ça pour dire que même s’il pensait s’être racheté en donnant son accord, j’étais encore méfiante vis à vis de ses réactions. Il m’avait quand même envoyé à Azkaban pour pas grand chose, enfin … A mes yeux …

Que sais-tu de Tom Jugson ? Mis à part ce que tu as vu lorsque tu l'as affronté.

A mon tour je m’arrête et plongea dans mes souvenirs. J’avais été face à face avec Jugson juste une fois mais cela m’avait suffit pour comprendre qu’il avait des faiblesses. Sa première faiblesse avait été de ne pas me tuer. Il avait eu le dessus et il aurait du en finir mais il avait préféré m’épargner. Que ferais-je si je me retrouvais de nouveau face à lui ? Je ne pouvais pas laisser passer le fait que son geste m’avait surprise. S’il était un ennemi du purisme, il aurait du être mon ennemi et donc finir le duel comme il se devait mais au contraire, il y avait mis un terme d’une façon plutôt surprenante.

Très peu de choses … On nous demande d’affronter un ennemi sans en connaître ses points forts et ses points faibles. Difficile de trouver des failles dans tout ça pour s’en sortir …

Relevant la tête, je plongeai mon regard dans celui de mon cousin. J’y vis une lueur que je connaissais bien pour l’avoir déjà vu chez ma grand-mère mais aussi chez moi. Détournant la tête, je pris quelques secondes pour me remettre de cette nouvelle. Finalement j’étais plus proche de John que je ne l’aurais cru. Etait-ce un bien ou un mal ? Seul l’avenir me le dirait. L’avenir et bien évidemment ce que je déciderais d’en faire …

Il est dangereux. Il a aussi une grande connaissance de la stratégie politique. Un point plus que faible pour nous puisqu’il est limite capable d’anticiper nos actions. Il faudrait le surprendre un jour … Mais pour ça, il faut arrêter de passer par les voies officielles et ne pas hésiter à changer du tout au tout.

Regardant à nouveau John, je lui adressai un sourire narquois. Faire des choses qui surprenaient les autres, c’était mon domaine. Utiliser des méthodes différentes de celles proposées par les puristes, c’était aussi une chose que je savais faire. Et très certainement la chose que je savais le mieux faire. Surement ce qui me permettait de m’en sortir même si parfois les réactions en face étaient quelque peu excessives ...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Dim 10 Mar - 16:21

La relation de John Mulciber avec le reste du monde tenait en une phrase. Nous nous sommes tout dit et nous avons tout à nous dire. Le monde était un éternel bouclage. On croyait tout savoir, tout connaitre. Mais au final, on ne savait rien, on ne connaissait rien, on était, véritablement, rien du tout. On pouvait supposer qu'on se connaissait soit même, mais là encore, c'était difficile. Il fallait du temps pour le faire, et la mort des illusions, la mort de tout. Pour croire à ce que vous êtes, il ne faut croire en rien. Croyez en moi, car je ne crois en rien. La vie de John était une ombre. Car il avait réussi à détruire tout ce qu'il y avait de lumineux et de beau en lui. Tout est une ombre. Une petite ombre qui me dépasse, au matin.

Emelyne ne comprenait pas ça. Elle ne se voyait pas folle. Elle ne se voyait pas mauvaise. Elle ne comprenait pas le monde, elle était trop jeune pour cela. D'un coup, elle lui rappela étrangement Jugson lui même. Jugson qui disait qu'il était prêt, alors qu'il ne l'était pas. Les hommes naissaient pour affirmer, selon Mulciber. Mais lorsque l'on affirmait sans savoir, on se plantait, c'était fatal. Pour affirmer et avoir toujours raison, il fallait admettre que l'homme était grand, et fort. Pas bon ou mauvais. Juste qu'il avait des possibilités. Et que la morale contraignait ses possibilités. La folie était une absence de morale. John n'avait pas d'honneur, pas d'ego, juste la folie. La folie première et eternelle, la folie rocheuse et acide qui sert de rempart à tout. La folie qui te rend lucide sur la mort. Qu'attends tu de la vie, John Mulciber ? Et la réponse était invariable : rien. Pas d'espoir. Personne ne sera sauvé, on finira tous en décomposition dans une boite et on deviendra de la terre. Qui que nous soyons, ça ne change rien. Que nous essayons d'être moraux ou pas, on deviendra ça. De la terre. Ce n'était pas poétique. Mais John Mulciber n'avait pas grand chose de poétique. C'était un homme pragmatique.

Il avait admis que la seule façon de réussir à servir une cause, n'importe quelle cause, publique ou privée, bonne ou mauvaise, morale ou non, il fallait avoir le pouvoir. Il fallait écraser les autres. Il ne fallait compter que sur soit même. Il fallait être obéi. En bref, il fallait être fou. Il fallait être un connard. Les connards dominaient le monde. Et peu importait ce que disait Eris Valverde, ou tous les autres. John Mulciber traçait sa route, impitoyable, servant un nom et une personne : Lord Voldemort. Et il ne recevait d'ordres de personne d'autre. Le reste du monde je m'en cogne. Sauf s'il a une utilité pour le Maitre. Emelyne Selwyn pouvait être utile. C'était le principe de gouvernance numéro 2 de Mulciber : on peut utiliser les buts privés à des fins publiques.

Il se permit un léger sourire :

"Crois en ce qui te permet de dormir la nuit, Emelyne. Ce n'est pas à moi de t'apprendre ce que la vie contient."

Je dois ce que je suis aux hommes qui ont su ce que la vie contient. Mais je ne pourrais pas lui apprendre. Elle est trop différente de moi pour ça. C'était la vie, pas une révolution. Il l'écouta encore. Décidement, on lui recasait Eris Valverde partout. Et on lui parlait de bons sentiments. Dieu, l'homme est égoiste. Et s'il se soucie des autres, il est bien con, car personne ne souciera de lui. Y a-t-il quelque chose sur lequel tu ne sois pas cynique, John Mulciber ? Montre moi quelque chose qui ne mérite pas de l'être, Millénaire. Le ministre ne se donna pas la peine de répondre. Et écouta la suite. Souriant, il leva l'index pour l'arrêter :

"Faux ! Il a des failles très apparentes si on se donne la peine de chercher !"

Surpendre Jugson ? Qu'est-ce qui pouvait surprendre un homme qui n'avait rien ? John sourit aimablement :

"Tom Jugson n'a rien à perdre, et rien à gagner. Il fait ce qu'il fait pour une rédemption personnelle, et pourtant il sait qu'il a perdu d'avance. Il nous connait Emelyne. Et il sait que nous le savons : autant dire que le surprendre est presque impossible. D'autre part, Jugson est bon, oui, mais il n'y a pas que ça. C'est un type brillant. Il a été le meilleur de tous les ministres nommés par le Maitre, moi compris. C'est un fédérateur, un charismatique. Alors que c'est un traitre, il a tout de même réussi à rallier presque tous le monde à lui. Il s'est allié avec les ravisseurs d'enfants probablement à contrecoeur, là j'entre dans le domaines de la supposition, mais je ne pense pas me tromper. Il a suffisamment perdu lui même pour ne pas être ravi d'enlever des innocents. Il a une conscience. On dira que c'est une faiblesse, ou que c'est un lache. Mais Tom Jugson est tout sauf lache. Quand il ne tue pas, c'est qu'il considère que la personne n'est pas un danger pour lui. Je te laisse deviner toute seule pourquoi il ne t'as pas tué...tu n'étais pas assez puissante. Pas dangereuse. C'est un des problèmes de combattre Jugson : quand tu es assez puissant pour le vaincre, tu as plus de chance de mourir. "

Second sourire, tout aussi aimable :

"Mais tu as aussi plus de chance de le vaincre. Et moi je peux t'apprendre."

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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Dim 17 Mar - 21:55

Crois en ce qui te permet de dormir la nuit, Emelyne. Ce n'est pas à moi de t'apprendre ce que la vie contient.

Non ce n’était pas à lui. Logiquement ça aurait du être mon père mais il n’avait guère été présent pendant mon enfance et quand il avait voulu usé de son « pouvoir » paternel, il s’était retrouver face à mon caractère fort et indépendant. Et peu de temps après il était mort, me laissant seule pour me débrouiller. Mon oncle Logan avait bien essayé de prendre la place de mon père mais j’étais déjà bien trop indépendante pour accepter ça et bien que je l’apprécie et que je le respecte, j’en faisais qu’à ma tête.

Faux ! Il a des failles très apparentes si on se donne la peine de chercher !

Haussant un sourcil, je croisai les bras sur ma poitrine, un peu curieuse de savoir quelles failles étaient apparentes. Peut-être que justement elles étaient trop visibles pour attirer l’œil, c’était une autre possibilité … Regardant John, j’attendais la suite de sa réponse parce qu’il ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin maintenant qu’il avait lancé ça …

Tom Jugson n'a rien à perdre, et rien à gagner. Il fait ce qu'il fait pour une rédemption personnelle, et pourtant il sait qu'il a perdu d'avance. Il nous connait Emelyne. Et il sait que nous le savons : autant dire que le surprendre est presque impossible. D'autre part, Jugson est bon, oui, mais il n'y a pas que ça. C'est un type brillant. Il a été le meilleur de tous les ministres nommés par le Maitre, moi compris. C'est un fédérateur, un charismatique. Alors que c'est un traitre, il a tout de même réussi à rallier presque tous le monde à lui. Il s'est allié avec les ravisseurs d'enfants probablement à contrecœur, là j'entre dans le domaine de la supposition, mais je ne pense pas me tromper. Il a suffisamment perdu lui même pour ne pas être ravi d'enlever des innocents. Il a une conscience. On dira que c'est une faiblesse, ou que c'est un lâche. Mais Tom Jugson est tout sauf lâche. Quand il ne tue pas, c'est qu'il considère que la personne n'est pas un danger pour lui. Je te laisse deviner toute seule pourquoi il ne t'as pas tué...tu n'étais pas assez puissante. Pas dangereuse. C'est un des problèmes de combattre Jugson : quand tu es assez puissant pour le vaincre, tu as plus de chance de mourir.

Le ministre avait sourit … Ca changeait de le voir ainsi alors que quelques temps avant il avait eu le courage de m’envoyer à Azkaban avec un regard des plus noirs. Moi j’avais toujours le sourire, que ce soit pour une bonne nouvelle ou une mauvaise. En faite, une mauvaise nouvelle ne l’était pas selon de quel point de vue on la prenait …

Je serrai les dents quand il parla de mon niveau magique. Je savais pertinemment que je n’avais pas le niveau de Jugson mais me laisser en vie, c’était un risque pour lui que je devienne plus forte et qu’ensuite je puisse lui mettre une raclée.

Mais tu as aussi plus de chance de le vaincre. Et moi je peux t'apprendre.

Je lui lançai un regard plus que soupçonneux. Que voulait-il dire par là ? Qu’il allait me donner des leçons particulières ? Lui qui m’avait envoyé à Azkaban parce que j’avais osé lui répondre en toute franchise ? Je n’étais pas sûre qu’une telle association fonctionne vu nos caractères. Mais le truc, c’est que je ne pouvais pas rejeter ça de suite alors que j’avais la possibilité de m’améliorer …

Toi ? M’apprendre ? Vu le résultat de notre dernier entretien, laisse-moi douter de tes paroles !

Un sourire narquois apparut sur mes lèvres alors que je ne le quittais pas des yeux. J’avais tellement envie de dire oui que j’avais du mal à me retenir. Je ne voulais pas qu’il croit qu’il pouvait avoir tout ce qu’il désirait tout de suite et d’un simple claquement de doigts, non j’avais envie de le faire attendre, de lui montrer que je n’étais pas à vendre et qu’il fallait … mériter de m’avoir de son côté.

Ca va être dur … Ne crois pas que je vais accepter tout et n’importe quoi de ta part. Je ne suis plus une gamine …

Dans ma tête, j’avais déjà dis oui, mais je ne voulais pas lui dire franchement, je ne voulais pas avouer que j’allais avoir plaisir à être face à lui, face à un Mulciber, un homme qui avait déjà combattu bien plus que moi qui n’était qu’au début de mon existence.

Ok ça marche. Apprend moi ce que tu sais. Après tout, ça sera toujours ça de gagner …

J’avais dit ça sur un ton désinvolte, comme pour lui faire croire que je m’en fichais un peu, que ce n’était qu’une broutille pour moi. Mais je réalisais qu’en faite, c’était à moi que j’essayais de prouver quelque chose, à moi et à l’autre … Celle qui était en moi et que je ne voulais pas. John avait dit que je devais l’accepter mais était-ce raisonnable ? Comment allais-je devenir si j’acceptais cette part de moi ? Cette part de folie qui me faisait parfois agir d’une façon que je ne reconnaissais pas.
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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Lun 18 Mar - 15:33

La pitié n'entrait pas dans les qualités de John Mulciber. L'honneur non plus. Il considérait ces deux valeurs comme inutiles. Et handicapantes qui plus est. John Mulciber n'était pas un homme glorieux, il n'était pas un homme honorable, il n'avait rien d'un héros. Il n'avait d'ailleurs jamais cherché à le devenir. Une fois, ça devait être quand il était parti à l'étranger, un journaliste espagnol lui avait demandé, le coupant en plein milieu d'une phrase, s'il pensait être un héros. John racontait à ce moment là son passage à Azkaban, dans un espagnol assez correct, mais il avait immédiatement reprit le mec. Who told you about an hero ? I told you about a man !

Il n'était pas grand chose de plus. Il ne pouvait pas être grand chose de plus. Mieux que ça, il ne le voulait pas. Je laisse la grandeur et la gloire à d'autres. Des hommes comme Mulciber, il y en avait partout dans l'histoire. C'étaient eux qui la faisait, pas les héros. Qu'aurait été Julian Outlander sans son armée ? Qu'aurait été même, Denis de Mull Cair Bren sans ceux qui le suivait ? Rien. Et pourtant ils étaient devenus des légendes. Grâce à qui ? A ceux qui avaient bâti leur mythe. Des héros ? Pouah. J'en ai connu, des héros, et ce sont d'autres qui meurent pour construire leur légende. John avait construit ce qu'il était lui-même. Il n'était pas un héros, et ne voulait pas plus. Le héros était le chef, c'était le Seigneur des Ténèbres. Il ne lui appartenait pas, à lui, qui lui devait tout, de prendre sa place.

C'est ce qu'a fait Jugson, pourtant, non ? C'est différent, Millénaire, Tom Jugson ne lui devait rien. Il a passé sa vie à le servir, et il n'a obtenu que de la destruction en retour. Moi je suis ce que je suis à cause du Maitre, voilà pourquoi je ne trahirais pas.

Oui, Lord Voldemort était un héros, place que ne revendiquait pas John, mais les héros avaient plus que tout autre besoin de serviteurs fidèles et courageux. De serviteurs prêts à tout pour eux. Voilà pourquoi John Mulciber n'avait pas d'honneur, pas de notion de bien ou de mal. Il faisait ce qu'il fallait faire, et si c'était mal, ou lâche, ou déshonorant, tant pis. Il agissait parce qu'il le fallait. La fin justifiait les moyens, telle était sa pensée, et c'était tout ce qui comptait. John n'avait pas de remords. Il était fait pour ça. Je suis né pour me battre, né pour être le salaud. C'était à son sens la relation la plus honnête qu'on pouvait avoir avec le reste du monde. Les amis meurent, ou nous trompent. Il n'y a pas plus sur et honnête qu'un ennemi. John Mulciber n'aimait personne. Comme il n'aimait personne, il ne jugeait pas les gens. Il ne savait rien d'eux. Chacun était un étranger, et la seule vérité qu'il retenait était simple. Chacun peut me détruire, un jour, tôt ou tard, alors autant m'y préparer. En attendant, comme il n'aimait personne, il était sympathique avec tout le monde. Ce n'est pas parce qu'ils sont nos ennemis qu'on est obligé de les haïr. L'ennemi chez l'homme n'était pour John que potentiel. Il n'était qu'idéologique si la personne était opposé à ses idées, et prévisionnel si la personne était avec lui. Les hommes pensent à eux, et pour penser à eux, ils écrasent le reste du monde. Quoi de plus normal ?

Emelyne, comme le reste du monde, comme John Mulciber lui même, était de ceux là. On n'a pas d'ennemi naturellement : on se les créé. Il lui donnait peut-être des armes pour le tuer un jour. Mais il pouvait aussi utiliser son intérêt personnel pour servir l'idée générale du purisme. C'était ça, la société, une somme d'intérêts personnels, ni plus ni moins.

Il fallait qu'elle soit prête, elle aussi, car un jour elle devrait se battre. C'était la vie. Vivre faisait mal, on souffrait quotidiennement, mais c'était le lot de ce monde, il fallait se battre pour vivre. Car tout le monde foutait des coups par derrière. Et John Mulciber le premier. Le sforza, informulé, cueillit Emelyne par surprise, sans douceur, et l'envoya valdinguer sur le sol, plus loin. John était toujours en position de combat, prêt à la riposte.

« Première leçon : toujours sur ses gardes. »

Il se déplaça lentement, tournant en cercle. Ce n'était que le début, et il partait bien. John reprit, toujours en mouvement :

« Bouge, Emelyne, allez. Etre statique dans un combat, c'est la mort. Tu te bas pour tuer, ton adversaire aussi. Personne n'aura de pitié. Ils pensent, ils sont comme toi. L'essentiel est de penser plus vite. Réfléchis. Calcule. Tu me retrouveras toujours sur ton chemin. Car moi aussi, je réfléchis et je calcule. »

Plus vite ou moins vite que toi ? Dans un combat réel, la réponse à cette question décidait de votre vie ou de votre mort.


Dernière édition par John Mulciber le Sam 23 Mar - 15:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Lun 18 Mar - 15:33

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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Mer 27 Mar - 14:31

Savoir se battre, savoir se défendre. Dans la société d’aujourd’hui, il était essentiel, voir même obligatoire, de savoir ça sous peine de mourir au premier obstacle. Même si j’étais jeune et inexpérimentée sur certaines choses, je n’avais pas peur de l’affrontement. Un jour je devrais mourir … bien évidemment comme tout le monde, j’espérais que ça serait le plus tard possible mais je ne me faisais guère d’illusion, vu ma capacité à me mettre en travers du chemin de mes ennemis, je ne ferais pas de long os.

Tout enseignement était bon à prendre, d’où qu’il vienne même de la personne qui vous avez fait enfermé … Je savais que j’avais été beaucoup trop franche, et surtout que je n’avais pas su trouver les bons mots. C’était John que je visais à ce moment-là et non le maitre. J’avais beaucoup trop de respect avec lui pour oser dire quelque chose qui irait à son encontre. J’avais mal joué et j’avais perdu, tant pis pour moi, ça me permettait de me remettre les idées en place.

L’enfermement avait été bénéfique pour une chose. Maintenant je faisais attention à mes mots, je réfléchissais un peu plus avant de sortir ce qu’il me passait par la tête. Peut-être aussi à cause d’Aby … Elle était tellement présente en moi que j’avais peur qu’elle prenne le dessus rien qu’avec quelques mots qui m’échappaient. John avait beau dire qu’il fallait que je la laisse prendre sa place, je ne voulais pas devenir une autre, j’étais bien comme ça et je me refusais de changer.

Le sort de mon cousin m’envoya valser plusieurs mètres plus loin avec une violence qui me coupa le souffle. Serrant les dents devant mon manque d’attention, je me redressai tout en lançant un regard noir à l’homme qui me faisait face.

Première leçon : toujours sur ses gardes.

Oui, oui … Je la connaissais pourtant cette leçon … Mon père me l’avait assez fait subir avant son décès mais c’était il y a quatre ans … Depuis j’avais changé et il était rare que je me fasse surprendre vu qu’en principe, j’attaquais la première.

Bouge, Emelyne, allez. Etre statique dans un combat, c'est la mort. Tu te bas pour tuer, ton adversaire aussi. Personne n'aura de pitié. Ils pensent, ils sont comme toi. L'essentiel est de penser plus vite. Réfléchis. Calcule. Tu me retrouveras toujours sur ton chemin. Car moi aussi, je réfléchis et je calcule.

Me remettant sur mes pieds, je choppai ma baguette et me mis en garde. Je m’étais faite avoir une fois et il ne fallait pas que ça recommence … Il fallait que je lui montre de quoi j’étais capable, que je n’étais pas qu’une écervelée mais que j’étais aussi une combattante, quelqu’un sur qui on pouvait compter lord des affrontements, une duelliste d’un niveau au moins correct …

Tu m’as peut-être surprise une fois mais tu n’y arriveras pas deux fois …

Le regard fixé sur John, un sourire posé sur mes lèvres, je me mis aussi à tourner. Il ne fallait pas que je faiblisse, il fallait que je résiste, il fallait que … Ahhhhh ! Aby était là … Elle cherchait à prendre le dessus, m’empêchant de réfléchir correctement, m’empêchant d’être moi-même. Il ne fallait pas que je montre à John, le combat intérieur qui me donnait mal à la tête, qui me faisait limite trembler, mais surtout qui me faisait perdre le contrôle …

John … Tu te crois supérieur parce que tu es un mangemort mais je n’ai pas peur de toi … Je n’ai peur de rien !

Un rire sadique passa entre mes lèvres alors qu’une lueur apparaissait dans mon regard. J’avais été faible … Trop faible et Aby en avait profité pour prendre le dessus. C’était elle qui était présente, elle qui gérait la situation, elle qui était face à John et elle était bien moins sympathique que moi …

Fulmifero !

Le bras tendu en direction du ministre de la magie, le sort fila à la vitesse de l’éclair avant de le frapper en pleine poitrine. Il devait souffrir … Ces coups de battes invisibles étaient plutôt douloureux, j’en savais quelque chose puisque mon père s’en était déjà servit contre moi.

Mon sourire s’élargit alors que je continuais à me déplacer, en garde prête à me protéger. C’était fou comme j’aimais faire mal … Cette expression était particulière bien utilisée vu que la folie avait pris la place de ma véritable personnalité.

Ca fait mal ? Hum … Comme je suis désolée … ou pas !

J’éclatai de rire avant de le regarder à nouveau tout en passant la langue sur ma lèvre supérieure. Oh oui j’aimais ça et j’en voulais encore. Nous commencions juste le duel, et ça promettait d’être très … intéressant …


Dernière édition par Emelyne Selwyn le Mer 27 Mar - 14:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un jour à l'est d'Eden [Emelyne] Mer 27 Mar - 14:31

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Un jour à l'est d'Eden [Emelyne]

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