POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End]

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Sam 23 Fév - 10:26

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Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté
Tryan de Saint-Clair & Eris L. Valverde

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Le jour n'était pas encore levé sur le grand et ancien domaine d'Orgon's house.
Un léger vent froid soufflait sur les arbres. Du givre s'était déposé durant la nuit sur les brindilles d'herbes. Aucun nuage n'était à l'horizon, laissant alors la possibilité à un grand ciel bleu de s'installer peu à peu sur l'Angleterre.
Le manoir ne semblait pas accueillir une seule trace de vie pourtant l'on savait très bien qu'une personne y vivait tous les jours. D'une certaine manière, où savait que toutes les demeures qui avaient appartenues à cette famille vivaient par elle-même. Elles étaient le coeur de la magie, où la nature reprend toujours un jour ou l'autre ses droits sur l'Homme.
Ainsi, elle semblait s'adresser aux visiteurs. Le vent qui ne cessait jamais de souffler s'engouffrait entre les muscles, entrait dans les veines, prenait part de l'individu. La maison vivait, tels des murmures prononcés par une voix invisible. Une longue plainte, ou un long chuchotement.

Aux sous-sols, Valverde était à genoux par terre. Comme à chaque fois qu'il se livrait à des expériences quant au pouvoir runique, il ne prenait pas soin de savoir à quelle heure il devait se coucher, manger ou de la façon avec laquelle il était installé.
La magie runique avait se pouvoir de montrer aux hommes qu'ils possédaient en eux un fluide vital. Tout était dans la perception, la concentration et le contrôle de ce fluide magique. Un fluide qui permettait le contrôle de la magie.
Elle découlait des Druides, des Sorciers qui tout simplement, à un temps donné, n'avaient pas eu de quoi créer des baguettes magiques ou n'avait tout simplement pas imaginé qu'existait cette alternative entre la magie et le monde. Ainsi, ils avaient, depuis les origines de leur peuple, à contrôler cette magie en eux, en l'exerçant sans baguettes magiques.
Au fil des siècles, cet art s'était peu à peu perdu, se réduisant à l'utilisation chez quelques tribus de druides, dont presque personne ne savait l'existence et donc encore moins le lieu de vie.
Ainsi, rares avaient été ceux qui avaient compris que la magie runique n'était pas qu'un simple alphabet à maîtriser et à comprendre afin de déchiffrer de difficiles traités de magie ancienne. Les runes étaient bien plus que cela, et Valverde avait dédié toute sa vie, après le Purisme, à revenir aux sources de cette origine de la magie afin de savoir comment la maîtriser.
Ainsi, son corps se régénérait tout seul. La magie qui coulait en lui lui permettait de rester éveillé à n'importe quel moment. Avec, évidemment, une certaine limite comme en toute chose.
De fait, il venait de passer toute la nuit à examiner une nouvelle "ligne runique", ou plutôt, un nouveau sortilège runique. Il le savait, la bataille finale s'approchait à grand pas et les forces de Voldemort auraient besoin d'une magie telle que celles des Runes. Pour la simple et bonne raison que peu la maîtrisaient. Ainsi, les Bourbistes ne pourraient pas la contrer facilement, ou du moins, cela les ralentirait sérieusement.

Il marmonna des formules, à plusieurs reprises. En fait, il avait passé la nuit à marmonner une seule et même formule, sans succès apparent.
Le Temps ne comptait guère pour la Sorcellerie. Elle n'avait pas la même vision que les hommes. Toujours dirigés vers ce point final qu'est la mort, il n'en était pas de même pour la Sorcellerie. Surement une des bases incomprise des Bourbistes. La Sorcellerie ne devait pas disparaître. Bien-sûr, elle le pouvait, comme toute chose. Mais si elle disparaissait, le reste suivrait très rapidement. Finalement, en sauvant la Sorcellerie, on sauvait aussi l'Humanité toute entière.
Mais d'autres choses ont comme fin certaine la disparition. Ainsi Valverde et tout autre homme savait qu'un jour il pourrirait dans une tombe, oublié de toutes et tous. Mais cette vision ne lui faisait pas peur car sa propre âme était un immense tombeau. Il fallait ainsi oublier les limites du temps, un jour pouvait être une minute tout comme une seconde pouvait l'impact d'une siècle entier.

Le soleil se leva en même temps qu'un immense cercle blanc qui entoura le domaine. D'abord en fibres magiques, elles se rejoignirent pour ne former qu'un bol placé au dessus du manoir de Valverde.
La ligne runique avait été réussie et elle serait bien utile pour Sligo, et pour d'autres camps qui peu à peu s'installeraient avant la chute finale.
Orgon's house représentait un lieu sûr pour le régime. Tout comme les demeures des grands noms du Purisme. Mais cette-ci avait quelque chose en particulier: peu connaissaient son existence. Pour la plupart, et surtout les Hors-la-loi, le Directeur de l'Ordre Nouveau vivait encore au Manoir Valverde de Gaydon au sud-ouest de l'Angleterre.
Orgon's house avait donc ce premier avantage. Mais par dessus tout, la demeure était protégée par un nombre incalculable de sortilèges. Surement tout autant que Poudlard et même plus. Car Valverde testait toujours ses invocations runiques sur sa propre demeure. Ainsi, nombre de cercles protecteurs avaient vu le jour à Orgon's house. Si un jour les choses se passaient mal, le manoir du Nord de l'Angleterre pourrait devenir l'un des QG des Mangemorts.

Les pas du vieil homme résonnèrent dans l'Atrium du Ministère de la Magie. Celui-ci était presque vide. Il n'était pas encore tout à fait sept heures du matin.
Eris Valverde était vêtu d'une longue robe noire, aux broderies d'or et rouge-sang qui partaient du col pour descendre en ligne jusqu'en bas au centre. Par dessus cette robe, un manteau sans manches rouge sang, aux mêmes broderies, qui épousait la forme de la robe, tout aussi léger et fluide. Les pans flottaient au rythme des pas du vieil homme. Ses cheveux blancs-gris descendant jusqu'aux épaules, un regard froid et calme, une mine éveillée et concentrée, il arrivait dans l'antre de Mulciber. Cet antre qui avait terrifié tant de Bourbistes et qui commençait à faire peur à de nombreux Puristes.

On ne pouvait reprocher à Avery et Crow de ne pas faire leur travail. Une multitude d'agents de sécurité, Exécuteurs des Nuisibles à des zones plus importantes et autres gardes étaient placés dans l'Atrium. Deux devant chaque cheminée. Des régiments apparaissaient quelques fois. Des trios arpentaient l'immense salle. Et une vingtaine se tenait aux alentours de l'entrée du Ministère de la Magie. Autrement dit, le lieu était sous haute-surveillance, sans parler des Langues-de-Plombs qu'on ne voyait pas.

Non sans rapidité, il atteignit le Niveau 10, siège du Département de l'Ordre Nouveau auprès de l'Intendance. Seul territoire officiel appartenant directement à l'Intendance. Lieu immaculé des stratégies du Ministère de la Magie. Département indépendant.
Valverde entra dans son bureau afin d'y travailler sur un dossier qui, dans l'ombre, se préparait.
Une heure plus tard, Neeson arriva, lui donnant ainsi son courrier, les journaux de l'Intendance, les dossiers des Commissions du Sang de l'Intendance et de la Commission de Sécurité. Puis il lui annonça qui souhaitait rencontrer le politicien puriste.

    « Monsieur de Saint-Clair a fait envoyer une note afin de demander un entretiens.

    Bien. Disons quinze heures. J'ai une réunion à l'Intendance juste avant. Si jamais je suis obligé de m'éterniser, vous le ferez attendre dans mon bureau.

    — D'accord Monsieur le Directeur. »


La matinée du vieil homme fut consacrée à la lecture de son courrier, des différents dossiers et journaux et aux deux réunions quotidiennes -celle avec Althea et Silverleaf, et celle avec les dirigeants de la Gazette du Sorcier. Partant déjeuner à Orgon's house, il tranplana directement à treize heure à Urquhart afin d'assister à une autre réunion, cette fois-si avec l'Intendant et quelques autres personnes.
Comme prévu il fut de retour à quinze heure, et avec l'étrange surprise de tranplaner dans l'Atrium pile au même moment où Tryan transplanait aussi.
Ainsi, ils se retrouvèrent rapidement côté à côte. Le fils et la père. En plein coeur du Royaume de Mulciber. Ils étaient ceux dont on pouvait dire que le Ministre devait se méfier.

    « Toutes les routes mènent à Rome n'est-ce pas? glissa Valverde d'un ton sec et calme. »


Ensemble, ils se rendirent jusqu'à l'Ordre Nouveau. Sans dire un mot. Leur allure froide et posée n'avait pas besoin de donner l'air qu'ils étaient occupés à quelque chose.
Valverde proposa à Tryan de s'installer devant la cheminée, sur les deux fauteuils qui étaient placés légèrement orientés vers la cheminée, séparés de peu par un guéridon de bois marron foncé/gris, avec quelques ouvrages posés dessus.

    « Tu as meilleure mine. A croire que l'éloignement avec ce lieu ne peut qu'être bénéfique. Je t'écoute. »


Il déposa dans les yeux du jeune homme se si célèbre regard qui mélangeait patience, détermination, froideur et calme. Un regard à l'image de la complexité de l'homme qu'il était.
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Sam 23 Fév - 18:41

Il y avait deux façons d'être détesté, pour ce qu'on faisait, ou pour ce qu'on était. Tryan avait la chance, ou la malchance, à vous de juger, d'être détesté pour ce qu'il était, ses actes conduisant ou non à l'éviction du pouvoir.
Mulciber avait voulu jouer aux grands en tentant d'empêcher le français de rester au ministère, c'était mal connaître le stratège De SaintClair. Vrai que tout bon bourrin qu'il était, le ministre ne brillait pas par son esprit, mais plus parcequ'il avait dans le pantalon, vous vous en doutez, on ne risquait pas de trouver un cerveau là dessous.
Enfin c'était son problème, et à vrai dire, si Mulciber cherchait la merde, Tryan était prêt à y répondre, ce n'était pas un rang qui faisait un homme, la preuve avec Menroth, et avec Mulciber, cadavre alcoolisé sur patte qui se trimbalait en vociférant des ordres incompréhensibles, tout ça, il connaissait.
En voulant jouer au plus fin, le ministre se tirait une balle dans le pied, disait on qu'avec l'alcool on le sentait moins … il avait peut être raison de rester toujours imbibé, ça lui permettait d'oublier et de supporter plus facilement son piètre quotidien.

C'était aussi pour ça que l'ancien directeur du Rccm était aussi très vigilant quant à ses agissements, il sortait peu, la plupart du temps en France, ou en Écosse, là où les larbins du Ministre n'avaient aucun pouvoir, et lorsqu'il devait se rendre en Angleterre, il évitait les zones trop fréquentées, et passait la plupart du temps par des recoins où il pouvait disparaître pour semer les fouinards, l'allée des embrumes était parfaite pour cela à vrai dire.
Et bizarrement, disons bien Bizarrement, il avait prévu sa visite à l'Ordre Nouveau, pile poil à l'heure où il n'y aurait pas de Mulciber pour chapeauter le ministère. Quel dommage n'est ce pas ? Mais comment avait il su ?
Il vous aurait répondu avec un sourire narquois, qu'avoir des connaissances à Sainte-Mangouste aidait.
C'était un peu le cynisme façon De SaintClair, et s'il était insaisissable à visage découvert comme cela, imaginez en tant que résistant ou hors la loi, mais là n'était pas la question.

Dans son uniforme militaire noir de l'armée française, le jeune homme saillit une longue et belle cape noire qui flottait au vent derrière lui, donnant une impression de grandeur accrue.
Baguette au fourreau, et une autre comme toujours à l'arrière de son vêtement, il sortit du hall de la Demeure Glaciaire pour rejoindre le couloir de la sortie.
Là, il croisa Dwyn, et avant de partir il ajouta à ce dernier :

« Dwyn, quand Charlyse sera levée, dis lui d'éviter de sortir … une tempête de neige importante se prépare. »

Le petit elfe le questionna du regard avant de s'incliner, on lui demandait simplement d'obéir et pas de comprendre ce qu'il faisait, c'était là le boulot de larbin et de serviteur.
Souhaitant bonne journée à son elfe, le français ouvrit la porte et d'un pas calme, il sortit en marchant dans l'allée de sa propriété, une fine neige tombant sur la place, déposant un fin voile blanc sur ses cheveux bruns et sur le décor de l'endroit.
Quand il arriva à la cascade de la sortie de sa demeure, transplanant de cette dernière, ne laissa aucune trace de lui, les empreintes de ses pas étaient déjà recouverte, et un vent puissant se fit sentir au moment même où il disparaissait dans une fumée blanche.


L'arrivée du français au gouvernement français ne laissa personne indifférent. C'était la première fois qu'il y retournait depuis que la demande de renforts avait été formulée par l'Intendance, et surtout depuis que l'autorité française avait apprise la nomination de Tryan De SaintClair comme membre de l'état major puriste, et responsable des troupes étrangères à l'Intendance.
Alors on le salua, on s'inclina, on essaya de lui graisser la patte sans succès, attitude purement française à ce qu'il paraissait. Enfin, cela n'avait pas que du mauvais, la délation pouvait être utile, suffisait de savoir la manier, et quand la politique puriste se durcirait, nul doute que les concitoyens français se feraient vite un plaisir de dénoncer tous les nés-moldus de la proche région. Cela faciliterait évidemment le travail d'épuration, comme souvent, les français étaient efficaces dans ce genre de travail, un peu trop d'ailleurs pour les anglais qui ne voyaient pas ça d'un très bon œil.
Mais là n'était pas la question.
Après un bref entretien avec le ministre du gouvernement en place, le jeune homme ne s'éternisa pas, il avait encore en travers de la gorge le coup bas qui s'était révélé être un coup de maître, le jour de son renvoi et de sa nomination au poste de directeur de la Cds. Il était loin le temps où on pouvait virer ce sorcier sans conséquences, très loin.

Une fois de retour dans les cheminées, il arriva par le conduit français à Sligo, où il put transplaner en direction du camp de son régiment, à savoir les quelques hommes du Rccm qui n'étaient pas retournés en Angleterre ou n'avaient pas abandonné leur poste suite à sa démission, et l'armée française en place.
Aussi, il y eut une bonne poignée main avec le capitaine Montgommery, et Jackson Gilbert, les deux responsables des camps. Là, Tryan appris qu'un certain nombre d'employés du Rccm avaient raccroché l'insigne. C'était le cas de Svenson et de Brejnev, le premier avait pris soin de ne pas rechercher d'emploi pour s'occuper de sa petite dernière, et le second s'était évaporé dans la nature, mais le français savait où le trouver au besoin.
Il accueillit pourtant la nouvelle avec un sourire, sauf lorsqu'on mentionna le départ d'Emily Matthews, fidèle, elle avait quitté son poste sans explication, retournant à Londres, là où elle pouvait vivre de son travail d'agent sans risquer sa vie, elle ne devait plus rien à faire en Irlande sans celui qui lui avait permis d'être une sorcière.
Haussant les épaules, il ajouta cependant que la politique était ce qu'elle était, et qu'on attrapait pas des mouches avec du vinaigre.

Pris par surprise, Roxane Mulciber vint se jeter sur lui pour une embrassade de franche camaraderie … avant de constater que son ancien patron n'était pas du genre à s'émouvoir pour ce genre de retrouvailles. Après quoi, elle lui donna son courrier de membre de l'état major, un récapitulatif des effectifs et également un petit point sur les avancées et projets de la suite, à savoir du Rccm en Irlande.
Bizarrement, rappelons le, bizarrement, le rccm dans sa direction n'était plus composé que de bric et de broc, rien de bien cohérent, mais bon, Tryan avait la main mise sur le Sud, et là n'était pas la question de savoir si on le suivrait ou non, car on serait obligé de le suivre.
Après un repas de soldat gradé en poste, et une organisation du qui, du quoi, du comment, et du quand est ce qu'on mange, il tranplana pour l'atrium du ministère.


Au moment où la brume blanche de son transplanage se matérialisa dans l'atrium, une autre plus foncée, qui d'ailleurs ne lui était pas inconnue, se matérialisa également. Ainsi, les présents purent assister à l'arrivée simultanée du père et du fils, les deux habités du saint-esprit puriste.
La sécurité s'affola dans le fond, ce qui fit esquisser un rapide sourire au français, avant de disparaître pour une attitude plus froide et proche de l'homme à ses cotés, tout était prévu pour qu'on ne les retienne pas.

« Toutes les routes mènent à Rome n'est-ce pas?»

Le français lui répondit aussi calmement en retour et avec un sourire en coin à la fin de sa phrase :

« Il semblerait … quoi qu'en ces lieux on peut penser que tous les chemins mènent au rhum. »

Sur cette remarque pleine de répartie, les deux puristes prirent le chemin du niveau dix dans un silence de mort. De cette mort émotionnelle qui les caractérisait tant.
Une fois dans le département de l'Ordre Nouveau, les deux hommes se posèrent devant la cheminée, devant ce brasier brûlant qu'était celui du purisme.
Après quoi, la conversation débuta naturellement.

« Tu as meilleure mine. A croire que l'éloignement avec ce lieu ne peut qu'être bénéfique. Je t'écoute. »

Haussant un sourcil, le jeune homme répondit calmement.

« Il faut croire. Cela ne pouvait de toute façon pas être autrement Eris. »

Posant son regard sur l'âtre, Tryan poursuivit.

« J'avais besoin de faire le point. Pour une fois, Mulciber a rendu service à quelqu'un. Une première. »

Puis reposant son regard sur Eris, il lui tendit une lettre portant le cachet de l'Intendance et l'écriture de Brom. De toute évidence, elle était déjà ouverte, et Brom savait pertinemment qu'en envoyant cette dernière au jeune homme, il la partagerait avec son mentor, car ce dernier était aussi indirectement concerné.

« Je pense que tu devrais jeté un œil à ceci. »

Laissant le vieux mangemort parcourir le document, une fois la lecture terminée, il ajouta sur un ton froid mais calme et plein de maîtrise rêveuse :

« Tout cela se précise comme tu peux le voir. »

Il parlait de la dernière évocation de Brom, à savoir l'Ordre de la Solution Finale du Purisme. On évoquait déjà le dernier barrage, le faire tomber d'un point de vue théorique. Ce n'était pas la première fois, car dès la réunion au sommet de l'état-major, cette option avait été avancée. Là, plus que jamais, on arrivait à un état de catharsis des plus intéressant pour les vrais puristes.
Cependant, l'héritier des De SaintClair était jeune, et ne pouvait pas réellement comprendre toutes les subtilités de ce que cette solution finale signifiait.
Oh bien sûr il comprenait le gros de ce message, et en voyait la finalité, mais cette entreprise lui paraissait titanesque, presque utopique, et il n'y avait que la sagesse d'un homme en qui il avait totalement confiance qui pouvait l'éclairer sur le domaine, en plus de l'informer.

« Ça me paraît si loin et à la fois si proche … je devais t'en avertir, mais je ne sais pas vraiment ce que Brom prévoit, mais il semblerait que je fasse partie de ses plans. Cependant m'imaginer à la tête de ce genre d'entreprise … je voulais ton avis sur la question. »

Soupirant, il ajouta alors.

« Nous allons tous avoir ce que nous attendions … tu y seras de toute évidence mêlé Eris. J'ai besoin d'avoir ta vision des choses. »

Ce n'était pas pour se rassurer, mais s'imaginer lui, si jeune, en première ligne de ce genre projet qui lui paraissait presque utopique, relevait du challenge. Cependant il ne pouvait rien prévoir, et pour cela, les conseils de son père spirituel n'étaient pas un plus, bien au contraire, car il en tirait une lumière qui venait éclaircir les plus obscurs ténèbres. Une source d'inspiration, un guide, un père protecteur. Le père protecteur du purisme …
Et le fils était en voie de prendre place au coté du père, était il prêt ? Peut être venait il chercher la réponse à cette question.
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MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Dim 24 Fév - 11:07

Les choses sont ce qu'elles sont. Mais elles s'établissent dans le temps. Rien de mieux que le Temps pour créer, modifier ou faire disparaître. Ainsi, il devient certain qu'il peut y avoir des choses, sur le moment, mais le résultat en est bien plus explicite après. Le temps fait son oeuvre et une action qui n'a peut-être aucun intérêt au moment où elle est faite, prise dans son individualité peut contribuer à une autre plus grave, bien plus importante. Le temps fait son oeuvre et c'est surement cela qu'il faut apprendre à faire dans une longue vie. On ne peut demander tout le temps des résultats directs. On ne peut se contenter de l'immédiat.
Ainsi, lorsque l'on voyait que Mulciber avait renvoyé De Saint-Clair, on ne pouvait pas obligatoirement s'inquiéter. D'ailleurs, personne ne s'en inquiétait car personne n'allait plus loin que le bout de son nez. Dans l'immédiat, ce renvoi n'avait rien eu de dramatique. Mulciber retrouverait un directeur de Département et Brom avait gardé le jeune français dans l'Etat Major dans la guerre contre l'Irlande. Mais à long terme, ce départ provoquerait bien des choses. Il entrait dans une vague de non contentement des Mangemorts qui n'approuvaient pas la politique de Mulciber. Car il y avait plusieurs clans dans les Mangemorts. Les sanguinaires, violents, tels Lestrange, Mulciber, McNair et toutes ces personnes qui usaient de violence. Il y en avait d'autres bien plus discrets, tels que Brom, Selwyn, Valverde ou encore Avery. Puis il y avait les moins connus, ceux qui essayaient d'entrer dans les rangs. On pouvait mettre Crow dans le premier groupe et LeeRoy dans le second. Et le second n'était pas très content de la politique de Mulciber. Du moins, la plupart de ses membres. Ils étaient des Mangemorts de la réflexion, du calme et de la patience. Des Mangemorts qui savaient qu'un jour ou l'autre, l'accumulation de choses allaient être fatales au Ministre de la Magie. Car ce dernier, bien que non idiot et compétent quand il prenait le temps de fermer sa bouteille et de se pencher sur des dossiers, était particulièrement égocentrique. Il avait surement le sentiment d'avoir fait une bonne action en renvoyant De Saint-Clair. Une cohérence dans sa politique ministérielle.
Mais le problème, c'était qu'il n'y avait aucune politique ministérielle et encore moins une cohérence.

Les deux hommes s'étaient de nombreuses fois retrouvés dans ce bureau. C'était dans ce lieu que Valverde avait pour la première fois rencontré De Saint-Clair, du moins, adulte. Car évidemment, il l'avait déjà vu, mais plus jeune. Des souvenirs que Tryan ne devait plus trop avoir en tête.
Le feu réchauffait les deux personnes. Toutefois, ils restaient les deux personnes les plus froides au monde. Les flammes se reflétaient sur leurs traits. Des traits concentrés sur ce qui avait lieu.
On ne savait pas qui avait construit l'autre. Nul doute que chacun avait contribué à l'évolution de l'autre. Valverde, grâce à De Saint-Clair était devenu quelque peu plus calme, posé. Bien qu'étant être de calme aux origines, il y avait eu des moments qui avaient manqué d'avoir raison de lui.
Mais le vieil homme avait aussi apporté au jeune français. Des connaissances, dans ce monde de la politique si cruel. De Saint-Clair était né dans une famille de Sang-Purs français. Valverde était né dans une famille de Sang-Purs politiciens. Comme on apprend à un enfant de marcher, on apprenait au jeune Eris les notions de base de politique. Il en était devenu l'être qu'il était désormais aujourd'hui. Et il ne pliait pas l'échine. Bien que la politique était devenu quelque chose de moins important dans les affaires internes, elle en restait présente. Car bien utile dans les affaires externes, les discours, les négociations, elle restait presque absente dans les affaires internes maintenant que tous étaient unis sous le Purisme.
Mais alors que les certitudes se posaient quant à une victoire en Irlande, les conflits internes revenaient au Ministère de la Magie et dans les autres structures politiques. Et Valverde était donc de retour. Un retour qu'il n'avait pas voulu voir un jour. Il aspirait à plus de tranquillité. Car tandis que l'on se bat dans les rangs, sur le front, les ennemis n'hésitent pas à attaquer dans le dos.

    « Il faut croire. Cela ne pouvait de toute façon pas être autrement Eris.

    Sans-doutes. Mais rien n'est jamais définitif. Mulciber se rendra bien vite compte de ses erreurs. Quel dommage qu'il ait pris comme Conseiller un individu aux étranges motivations et au passé quelque peu tumultueux. Mais qu'importe. »


Si Tryan était venu voir Eris, ce n'était en aucun cas pour parler du Ministre anglais et de ses relations avec son Conseiller.
Si le Seigneur des Ténèbres était satisfait du travail de Mulciber, alors Valverde n'avait rien à dire. D'ailleurs il n'en avait pas le temps. Les dossiers continuaient au Département de l'Ordre Nouveau et quand l'Irlande serait tombée, Valverde entrerait en jeu pour installer l'idéologie du Purisme. Du travail l'attendait et il ne pouvait donc pas se permettre de s'occuper des bêtises de Mulciber.

Tryan donna une lettre de Brom au vieil homme. Ce dernier reconnut immédiatement l'écriture de l'Intendant, recevant lui aussi de nombreuses lettres du célèbre mage noir.
Il lut la lettre avec une rapidité folle, signe de son habitude à la lecture de nombreuses choses. Pendant ce temps, Tryan lui avait donné les premiers éléments de son interprétation du courrier de Brom.
Valverde posa son regard dans celui du jeune français et écouta attentivement les explications que ce dernier lui donnait.

On frappa à la porte du bureau. Neeson entra, traversa la première pièce servant composée d'une table ronde aux différentes chaises afin de réaliser les différentes réunions, et entra dans la seconde pièce réservée au lieu de travail du vieil homme.

    « Bonjour Monsieur De Saint-Clair. Monsieur le Directeur, Althea a envoyé une note. Cinquante-huit Nés-moldus ont été arrêtés en Ecosse. La plupart avaient refusé de passer la Commission du Sang. Mais il fait savoir qu'il n'y a plus de places à Azkaban ni dans votre manoir à Gaydon.

    Bien. Exécutez-les tous. Coupez les têtes et placez-les dans différents villages sorciers d'Ecosse. Privilégiez les têtes des enfants. Et faites avertir que quiconque viendra en aide aux Nés-moldu connaîtra le même sort. Valverde se leva de son fauteuil et vint se placer derrière sa table de travail. Il prit quelques minutes pour écrire une note, qu'il tendit à Neeson. Envoyez ça au Ministre Ecossais. Faite-lui savoir que si le Département de l'Ordre Nouveau vient encore à se rendre compte d'un laxisme quant au travail du Ministère Écossais, ce sera sa tête qui sera ôtée de ses épaules. Il se réinstalla dans son fauteuil, près de la cheminée tandis que Neeson sortait du bureau. Excuse-moi. »


Valverde redonna la lettre de l'Intendant à De Saint-Clair.
Il prit un temps pour réfléchir, se remémorant de tous les mots de Brom et des premières suppositions de l'ancien Directeur de la Commission du Sang.
Il avait plongeait son regard glacial dans le brasier qu'était sa cheminée. Les flammes se reflétaient dans ses yeux, comme si elles ne pouvaient pas aller plus loin que l'armure de glace érigée par Valverde avec tant de souffrance.

    « Chaque individu de ce monde est particulièrement mystérieux Tryan. Savoir ce que prévoit Léon Brom se révèle être plus difficile que décoder un ouvrage rédigé par Merlin en personne. Valverde releva ses yeux en direction de Tryan. Les projets du Seigneur des Ténèbres sont clairs: dominer le monde Moldu. Ainsi, il ne serait pas étonnant que son Intendant face ici mention du secret magique, qui serait sur le point de se briser, provoquant sans nuls doutes un conflit avec les Moldus. Il s'interrompit un temps avant de reprendre avec cette même voix calme et froide. Mais quels sont ses projets quant à la politique? Nuls doutes que je serai évidemment mis au courant, seulement, rien ne dit que Brom compte passer par l'Ordre Nouveau pour réduire les Moldus à de simples créatures dominées. Le Seigneur des Ténèbres voudra surement la force, et l'Ordre Nouveau n'est pas une armée. C'est une institution politique. Corrige-moi si je me trompe, mais je ne m'imagine pas faire des discours devants des Moldus. Puis il plongea son regard dans celui de son fils spirituel. Un regard plein de détermination et de sérieux. Peut-être renoncera-t-il à l'Ordre Nouveau. Après tout, les Nés-moldus deviendront d'ici quelques mois qu'un triste souvenir. L'Angleterre n'en comporte qu'une vingtaine, le Pays-de-Galles les a tous éliminés et l'Ecosse s'apprête à en faire autant. Qui dit que nous aurons encore besoin de ce Département? »


Ainsi, Valverde ignorait tout des projets de Brom. Comme la plupart du temps d'ailleurs. Une bonne chose d'un sens, une mauvaise d'un autre.
Mais le vieil homme faisait confiance à l'Intendant du Royaume-Uni.

Peut-être de tels projets représentaient la fin de l'Ordre Nouveau. Valverde le saurait bien assez tôt.
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MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Mar 26 Fév - 15:00

À peine ses explications terminées, et avoir fait part de ses doutes à l'homme le plus sage du monde puriste, le français se retourna. Car on avait frappé à la porte du directeur, ce qui signifiait une affaire urgente puisque ce dernier n'aimait pas être dérangé lors d'un entretien.
C'était comme toujours Neeson, le larbin d'Eris, un homme pas forcément très intelligent, mais qui a défaut de cela, était fidèle et courageux, un bon pion tout simplement.
À son salut, le français répondit par un bref signe de tête. Pas besoin de plus, il ne le connaissait, ils ne se connaissaient pas, pas la peine d'en faire des tonnes.
La remarque concernant la place à Azkaban et les geôles complètes de Gaydon ôta un sourire en coin à Tryan.
Il était lui aussi passé par là, et à défaut de remplir Castle of Mey de nés-moldus, il avait pris le parti d'en fournir certains à qui les demandait, en s'assurant bien évidemment d'un destin funeste. C'était toujours le même problème, et s'il en avait encore quelques un en réserve, le jeune homme n'aurait pas craché sur un peau de viande froide pour ses expériences, ou encore comme cobayes d'entraînement pour Charlyse.
Mais le vieil homme, dans ses idées aussi radicales qu'extrêmes, avaient trouvé un autre moyen de contenter son sadisme dissimulé derrière ce masque froid.

L'esprit pouvait être d'une violence parfois, s'en était impressionnant. Loin de lui l'idée de critiquer l'art et la manière, il se savait tout aussi capable de ce genre de chose, seulement, Tryan le dissimulait, et plutôt bien, histoire de ne pas avoir assumer des broutilles sans importance comme il disait. De toute façon, la vie humaine n'avait aucune valeur pour lui, et il ne s'en cachait pas de tout évidence.
C'était dans l'impact qu'il avait que le message passait mieux, des têtes d'enfants étaient un message impactant, même si pour le français, il s'agissait plus d'une menace barbare que d'un habile stratagème à la pépère Valverde, l'important était l'impact, et comme il le savait si bien. Seul le résultat comptait. Il en avait toujours été ainsi.
Et comme s'il ne venait pas de commettre un odieux massacre, le vieil homme s'excusa, mais auprès de son fils pour ce dérangement d'ordre sanguinaire. Un rien me direz vous, et vous auriez bien raison.

« Chaque individu de ce monde est particulièrement mystérieux Tryan. Savoir ce que prévoit Léon Brom se révèle être plus difficile que décoder un ouvrage rédigé par Merlin en personne. Les projets du Seigneur des Ténèbres sont clairs: dominer le monde Moldu. Ainsi, il ne serait pas étonnant que son Intendant face ici mention du secret magique, qui serait sur le point de se briser, provoquant sans nuls doutes un conflit avec les Moldus. »

Tout ça, Tryan le savait déjà.
Brom était ce qu'on pouvait appeler un filou, un roublard, un fourbe. Il n'hésitait pas à envoyer les autres faire ses sales besognes, et le jeune homme s'était fait prendre une fois, pas deux. Ce vieil homme lui était désormais tributaire, une vie contre un service, et lorsque le français mentionnerait ce dernier, tel une dette de vie, l'Intendant se verrait forcé d'accomplir ce que l'on attendait de lui.
Voldemort voulait le monde, mais il ne l'aurait jamais, pour la simple et bonne raison qu'on ne pouvait contrôler tout le monde, à moins d'un imperium d'échelle planétaire, autant dire impossible.
Et le secret magique n'était plus qu'une barrière, on avait mentionné à la réunion de Brom la fin de ce dernier comme étant imminente, c'était probablement le cas.

 « Mais quels sont ses projets quant à la politique? Nuls doutes que je serai évidemment mis au courant, seulement, rien ne dit que Brom compte passer par l'Ordre Nouveau pour réduire les Moldus à de simples créatures dominées. Le Seigneur des Ténèbres voudra surement la force, et l'Ordre Nouveau n'est pas une armée. C'est une institution politique. Corrige-moi si je me trompe, mais je ne m'imagine pas faire des discours devants des Moldus. »

Mais c'était pourtant le plus évident, l'Ordre Nouveau était un modèle de réussite, on ne pouvait le tuer dans l'oeuf, pas tant qu'il y aurait des puristes en ce monde pour le défendre. Et dieu savait qu'il y en avait.
Un brin de plaisanterie derrière cette dernière phrase fit hausser un sourire à Tryan. Eris était bien la dernière personne à vouloir parler aux moldus. Ça c'était le boulot de Mulciber, et de son ministère de la honte et de la déchéance.

« Peut-être renoncera-t-il à l'Ordre Nouveau. Après tout, les Nés-moldus deviendront d'ici quelques mois qu'un triste souvenir. L'Angleterre n'en comporte qu'une vingtaine, le Pays-de-Galles les a tous éliminés et l'Ecosse s'apprête à en faire autant. Qui dit que nous aurons encore besoin de ce Département? »

Le jeune homme ne retint pas une désagréable expression sur son visage, détournant le regard de son père spirituel comme pour fuir cette idée qui le répugnait rien que par mention. Le purisme ne pouvait se passer d'Eris Valverde, l'Ordre Nouveau n'était pas nécessaire, Eris l'était.
Il aurait voulu dire à ce vieil homme qu'il était fou, mentionner la fin de l'Ordre Nouveau, c'était condamner un purisme naissant, c'était nier tout ce qu'il avait contribué à créer ces dernières années.
C'était s'effacer, et même la plus grande des élégances ne pourrait valoir cet homme qui avait été le plus efficace à son poste depuis l'instauration de cette idée.

Évincer le mangemort politicien … inimaginable, car sans lui jamais le régime n'aurait été si haut, si puissant, c'était tout bonnement le début de quelque chose de grand, de puissant, et grâce à lui. Pas que certes, mais il y avait grandement contribué. Et le jeune héritier De SaintClair ne se voyait pas perdurer dans la politique sans son mentor, pas maintenant, il avait encore tant à apprendre de ce monde de requins … non pas qu'il soit incapable de se débrouiller sans, là n'était pas la question, juste que sa simple présence était rassurante, à l'image d'un père protecteur.
Et comme il le savait, le jeune homme était dans une mauvaise passe, même s'il refusait de l'admettre, il feintait de s'en sortir plutôt bien, mais dans le vrai, il avait touché le fond. Ça Eris le savait, mais pas besoin de mot pour le comprendre.
Soupirant et hochant la tête après un maigre sourire en coin contrarié, le fils prodige prit la parole.

« L'Ordre Nouveau a un statut … il incarne la réussite puriste, le renouveau de ce monde vicié … l'Ordre Nouveau ne peut disparaître. Pas maintenant que les choses avancent. »

Il avait été froid et calme, mais on sentait comme une pointe d'amertume à ses mots.

« Tant qu'il y aura de la souillure, l'Ordre Nouveau aura du travail … et ... »

Il ne put retenir ces derniers mots qu'une fraction de seconde.

« Quand le terme nouveau ne sera plus d'actualité, l'Ordre évoluera. Le purisme est encore jeune dans son apogée, prendre le risque de tout voir s'écrouler si près du but me paraît … indécent. Et les sorciers auront besoin encore qu'on leur rappelle qui les a sauver de la déchéance. Ils auront besoin d'être convaincus … encore et encore ... »

Tournant la tête pour regarder Eris, le jeune homme lui glissa alors ses mots :

« Dis moi que tu ne partiras pas si Brom s'affranchit de l'Ordre Nouveau ... »

Car sans Eris, il était peut être moins que rien.


Dernière édition par Tryan De SaintClair le Jeu 28 Fév - 23:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Mar 26 Fév - 20:47

Non Valverde ne laisserait pas tomber l'Ordre Nouveau et d'ailleurs, l'Ordre Nouveau ne semblait pas vouloir le laisser tomber. C'était une certitude, l'Ordre Nouveau était en harmonie avec son Directeur, comme l'avaient été les Mystères, la Régulation des Créatures Magiques et l'actuelle Justice Magique. Retirer Eris Valverde de l'Ordre Nouveau aurait été quelque chose d'incohérent, incompréhensible et contre productif.
Seulement, le vieil homme n'avait pas la prétention d'être indispensable. Il ne pensait pas que les choses seraient pires sans lui. En effet, il arrivait à considérer qu'il était utile au régime, qu'il avait la possibilité de rendre les choses meilleures. Mais s'il ne l'avait pas fait, d'autres l'auraient fait. Peut-être à d'autres moments, autrement, avec plus ou moins de temps. Les choses qui fonctionnaient bien étaient la preuve que tout était arrivé au bon moment. L'Ordre Nouveau avait besoin de Valverde et Valverde avait besoin de l'Ordre Nouveau. L'union s'était faite naturellement en 2003, et peut-être n'aurait-elle pas été possible en 2002 ou en 2007. On ne pouvait savoir, les choses s'étaient faites. Ce qui pouvait fonctionner fonctionnait et ce qui ne fonctionnait pas, ne fonctionnait pas, tout simplement.
Valverde avait toujours travaillé de cette façon. Peut-être était-ce là grâce à un certain confort et une grande richesse des Valverde qui auraient pu lui permettre de passer sa vie dans les livres, les recherches, sans le besoin de travailler. Mais une chose était certaine: Valverde travaillait en fonction des missions qu'on lui demandait. Et quand une mission était terminée, il n'avait pas la prétention de croire qu'il était nécessaire qu'on le reprenne pour une nouvelle mission.

Il en avait été ainsi en Août 2004, quand la mission principale de l'Ordre Nouveau, qui avait été les Commissions du Sang, avait atteint les meilleurs chiffres. Désormais, la Commission du Sang avait une mission de maintien, pas de réforme.
Les choses étaient ainsi. Elles devenaient réforme et quand elles fonctionnaient, elles devenaient mission de maintien.
Désormais, la Commission de Sécurité avait aussi de très bons chiffres, chacun savait qu'il était surveillé par l'Ordre Nouveau et la moindre trahison serait visible au moment même où elle serait pensée.
Ce que Tryan avançait là, c'était une nouvelle politique de l'Intendance. Une politique liée au Sang. Et le Sang était lié à l'Ordre Nouveau. Néanmoins, l'Ordre Nouveau n'avait été mis au courant de rien. C'était pour cette raison que le vieil homme se pensait en droit d'avancer, ou du moins supposer le fait que l'Orre Nouveau ne serait peut-être pas mêlé à cette nouvelle idée.

    « L'Ordre Nouveau a un statut … il incarne la réussite puriste, le renouveau de ce monde vicié … l'Ordre Nouveau ne peut disparaître. Pas maintenant que les choses avancent. Tant qu'il y aura de la souillure, l'Ordre Nouveau aura du travail … et ... Quand le terme nouveau ne sera plus d'actualité, l'Ordre évoluera. Le purisme est encore jeune dans son apogée, prendre le risque de tout voir s'écrouler si près du but me paraît … indécent. Et les sorciers auront besoin encore qu'on leur rappelle qui les a sauver de la déchéance. Ils auront besoin d'être convaincus … encore et encore ... Dis moi que tu ne partiras pas si Brom s'affranchit de l'Ordre Nouveau ...

    Oh... Valverde posa son regard sur le jeune-homme. Un calme profond. Un peu moins de froideur, malgré une armure glaciale naturellement présente. Il est peut-être trop extrême de dire que Brom ou le Seigneur des Ténèbres mettra fin à l'Ordre Nouveau. Ce que je veux dire là, c'est qu'une nouvelle mission commence et dans toute nouveauté, surtout quand nous avons une fonction, il ne faut ni espérer un départ, ni un retour. C'est surement là la différence entre métier et fonction. Mon métier est juge. Mais ma fonction est actuellement celle de Directeur du Département de l'Ordre Nouveau. Je n'ai pas la prétention de dire que le Seigneur des Ténèbres me reconduira, je l'ai toujours pensé. Néanmoins, je te l'accorde, ce serait incohérent. D'autant plus que l'Ordre Nouveau aura du travail une fois l'Irlande tombée. Il tourna son regard vers les flammes. Elles reflétèrent un visage ridé par les ans. Une telle luminosité lui donnait dix ans de plus. Je n'ai plus l'énergie de ma jeunesse et je pense qu'ailleurs qu'ici, je ralentirai peut-être trop l'avancée du Purisme. Disons que je serai présent pour le Purisme et le Seigneur des Ténèbres. »


Mais beaucoup moins.

Valverde, contrairement à ce que l'on pouvait penser, était un homme de l'ombre. Jamais il n'avait été remarqué et c'était peut-être ça qui avait permis à l'Ordre Nouveau de prendre autant d'ampleur. Le vieil homme était l'image de son Département et du Purisme. Dans l'ombre, discret, mais travailleur et rigoureux. Récompensé pour cela, mais toujours dans le travail et l'évolution.

Si Brom prenait la décision de se séparer de Valverde, alors Valverde redeviendrait cet homme de l'ombre, chercheur en Runes, utile quand Voldemort en avait besoin. Car il savait ses missions. Voldemort lui avait déjà demandé des conseils en Politique tandis qu'il n'était qu'un simple juge. On le savait issu d'une famille puriste et politicienne, mais famille discrète.
Si Brom se séparait de Valverde, alors il ne se montrerait plus. Et Tryan devait très bien le savoir. Valverde n'avait pas toujours été à l'Ordre Nouveau.

    « Cependant, la patience n'a jamais fait de mal. Et si Brom n'a pas encore établit de ligne claire quant à ce qu'il a abordé dans cette lettre, cela veut tout simplement dire qu'il n'est pas encore temps. Mais sache que je ne serai pas absent auprès de toi si il fait appel à toi. Mais il est évident que si cela concerne le sang Moldu, l'Ordre Nouveau aura sa part de travail à faire. »


Et De Saint-Clair et Valverde seraient un très bon duo, particulièrement productif en la matière. Ils avaient une façon de travailler surement différente, mais complémentaire. Leur façade serait surement la même, une façade de marbre incassable, beau et imposant.

Ensembles, ils feraient un très bon travail.

    « A l'Ordre Nouveau, nous considérons que le peuple a accepté le Purisme, tout comme il avait été obligé d'accepter le Bourbisme. C'est une certitude, il ne se lève plus en pensant que le Purisme est une option. Cependant, il ne faut jamais oublier qu'un Homme peut facilement dériver. Il l'a déjà prouvé. Aussi, vient un temps où il faudra montrer stabilité, mais sévérité. Et il est temps de rétablir l'Ordre de la Nature. »


La Nature a crée la Sorcellerie, le Sorcier et le Moldu. Dans cet ordre et pas autrement. On ne pouvait pas prétendre être supérieur à plus grand que soit.
Les Sorciers devaient protéger les Moldus. Et pour le moment, les protéger d'eux-mêmes.
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MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Jeu 28 Fév - 23:34

Le monde tournait sur lui même, et dans cette société, si tout devait tourner autour du moi, on pratiquait le culte de la personne supérieure avec une débilité affligeante.
C'était ça le plus malheureux dans la société puriste, on se focalisait sur les ténèbres, ignorant jusqu'alors le terme purisme et la notion de candeur à l'intérieur, Tryan connaissait le mal par le mal, mais cela ne semblait pour lui, qu'une solution à court terme.
Le ministère était corrompu, comme les trois quarts de ceux qui le dirigeaient, et ça, il fallait se trouver à l'intérieur de la sphère pour le voir, pour le comprendre, et surtout pour le concevoir.
Même à l'intérieur des structures comme l'Ordre Nouveau ou anciennement le Rccm, il y avait des fruits pourris, la vie était ainsi faite, la perfection n'existait pas. Elle n'avait jamais existé.

En ce moment, tout croulait, et certaines choses s'effondraient, la dur loi de l'individualisme se faisait bénisseur du pouvoir, et celui qui était le plus haut placé était le mieux loti, mais la magie avait voulu des choses, que l'humain ne pouvait pas comprendre.
Tryan en avait fait les frais, et la perte de son emploi, conséquence ou non de son état, lui était bénéfique, sans elle, il n'aurait peut être pas autant chuté, mais là, se rendait il compte qu'il n'avait pas fini de dévaler la pente ? Probablement pas, il se croyait au plus bas, mais il lui restait encore du chemin avant de toucher le fond, à tord vraisemblablement, il se surestimait.
Il n'était pas irremplaçable, mais il ne le savait pas, il sous-estimait le monde qui l'entourait, un peu trop, et cela avait déjà commencé à lui coûter cher.

Eris devint moins froid à ce signe d'humanité de son fils spirituel, qui pour une fois, admettait clairement sa limite, et il semblait que le vieux politicien n'y était pas insensible, c'était peut être la condition sine qua non pour un fonctionnement parfait, ne rien se cacher, ne pas dissimuler le doute quand il était là, toujours compter sur l'autre sans jamais rien n'attendre en retour. Pas même un merci.

Il est peut-être trop extrême de dire que Brom ou le Seigneur des Ténèbres mettra fin à l'Ordre Nouveau. Ce que je veux dire là, c'est qu'une nouvelle mission commence et dans toute nouveauté, surtout quand nous avons une fonction, il ne faut ni espérer un départ, ni un retour. C'est surement là la différence entre métier et fonction. Mon métier est juge. Mais ma fonction est actuellement celle de Directeur du Département de l'Ordre Nouveau. Je n'ai pas la prétention de dire que le Seigneur des Ténèbres me reconduira, je l'ai toujours pensé. Néanmoins, je te l'accorde, ce serait incohérent. D'autant plus que l'Ordre Nouveau aura du travail une fois l'Irlande tombée. Je n'ai plus l'énergie de ma jeunesse et je pense qu'ailleurs qu'ici, je ralentirai peut-être trop l'avancée du Purisme. Disons que je serai présent pour le Purisme et le Seigneur des Ténèbres.

Ne plus rien attendre de personne, c'était le seul moyen d'avancer seul. N'avoir confiance qu'en soi, et ses compétences. Tryan avait toujours fonctionné ainsi, mais avec l'avalanche de ces derniers temps, il pouvait commencer à douter, non pas de lui, mais de ses principes. Tout cela avait il un but ? Une réelle utilité ? Il ne savait plus trop où il en était, et seul la magie le maintenait debout, sans quoi, il avait tout perdu et serait probablement tombé bas, au point de ne faire qu'un avec ce qu'il portait depuis toujours en lui, la mort.

Eris ne pouvait tomber, abandonner, cela ne pouvait pas arriver pour Tryan, car ce père qu'il idolâtrait presque, lui paraissait sans failles, pas même pour ce qui était de l'âge. C'était là où il perdait toute son objectivité, car il avait toujours vu cet homme sans la moindre faiblesse, choquant, mais pas impossible, tellement déshumanisé qu'il en devenait inébranlable, et politiquement parlant, il l'était. Des types comme Brom, lui paraissaient plus humains, plus requins certes, mais on voyait la peur, on voyait la mort en eux, à travers Eris, on ne voyait rien de plus qu'un pilier qu'aucune masse ne pourrait abattre, en ça, il était un modèle d'exception.
Se séparer de ce politicien de génie, c'était enterrer une possible renaissance de la sorcellerie, œuvre de Voldemort ou pas.

« Cependant, la patience n'a jamais fait de mal. Et si Brom n'a pas encore établit de ligne claire quant à ce qu'il a abordé dans cette lettre, cela veut tout simplement dire qu'il n'est pas encore temps. Mais sache que je ne serai pas absent auprès de toi si il fait appel à toi. Mais il est évident que si cela concerne le sang Moldu, l'Ordre Nouveau aura sa part de travail à faire. »

C'était rassurant de voir une figure paternelle prendre ce genre d'engagement, et le français n'avait jamais douté de son mentor. Plus jamais il ne douterait, car après les explications qui avaient suivi son retour, les choses avaient été … plus claires mais à la fois plus sombres, les deux hommes avaient pris conscience de bien des choses sans doute. Et alors que la vie éprouvait encore Tryan De SaintClair, le forçant à admettre le commun, bien que cela se fasse dans la douleur, le jeune homme croyait encore en son père. Il n'avait plus de certitudes et pourtant, il ne doutait pas d'Eris, sinon il n'aurait pas été le trouver en Royaume-Désuni.

Qu'il se retrouve seul à gérer l'entreprise de purification absolue lui paraissait impossible, il n'avait pas la connaissance des moldus requise pour ça, et il n'avait pas le niveau pour, du moins, il ne pensait pas l'avoir en toute honnêteté.
Si un revirement de situation semblait bien loin, désormais, le temps ne ferait plus son œuvre, il fallait laisser la magie parler, plus que la logique, chose que le français avait du mal à faire de par son expérience personnelle.

« A l'Ordre Nouveau, nous considérons que le peuple a accepté le Purisme, tout comme il avait été obligé d'accepter le Bourbisme. C'est une certitude, il ne se lève plus en pensant que le Purisme est une option. Cependant, il ne faut jamais oublier qu'un Homme peut facilement dériver. Il l'a déjà prouvé. Aussi, vient un temps où il faudra montrer stabilité, mais sévérité. Et il est temps de rétablir l'Ordre de la Nature.» 

Le jeune homme eut un sourire en coin quand Eris parla du peuple. Ce même peuple que Mulciber croyait soumis, quel crétin, il n'avait pas vu comment un homme pouvait retourner le cerveau de milliers, et c'était justement pour ça que le ministre était un con, parce qu'il pensait avoir gagné une guerre, alors que seul les deux premières batailles avaient été jouées. Un mauvais stratège, un mauvais politique, un mauvais père, il n'était pas bon à rien le père Mulciber, il était juste mauvais en tout.
Le français passa une main sur son visage mince avant de fixer encore et toujours ces flammes dansantes, un sourire en coin figé sur son visage, sourire qui ne voulait de toute évidence rien dire.

« Tu sembles bien le seul en ce bâtiment à te soucier du peuple désormais ... »

Il faisait directement référence à son renvoi par Mulciber.

« Je ne sais pas si le peuple a accepter le purisme, il ne se lève pas contre, mais de là à dire accepter je ne sais pas. Espérons le … de toute façon le temps fera son œuvre, même si je me demande si nous l'avons. Le piège de la facilité sans doute. »

Oui, car avec le temps, Tryan grimperait encore, pour un jour peut être prendre la place d'Eris, ce serait sûrement le cas d'ailleurs, il se révélait plutôt bon parti politique pour son âge, nul doute qu'avec le temps, la sagesse viendrait. Mais encore fallait il que le purisme tienne.
Et que le français tienne au purisme.
Il y avait bien des intérêts en ce monde, la politique pouvait vite s'effacer de ce jeu de cartes, la magie était plus attirante, et bien que les deux ne soient pas incompatibles, seul l'avenir dirait sur quels plans jouerait le français, il était promis à un grand destin, mais lequel.

Vint le temps de poursuivre cette discussion mais le jeune homme hésita, avant de faire rapidement un choix, le temps lui donnait peut être raison, mais pas en ces lieux.
D'un air presque plus humain, il dit à son père :

« Je te remercie d'être là Eris … sans toi, je ne sais pas où je serais ... »

Probablement bien plus bas sur l'échelle et social, et magique. Il lui devait sa carrière, et ce destin si prestigieux, tout ça grâce à cette main tendue, main qu'il ne pourrait jamais assez remplir de bénédiction.
Dire qu'il aurait pu passer à coté de cet avenir qui le vouait à quelque chose de grand. Mais à quel prix.

Il se sentait responsable de la mort d'Emily, et ne pouvait l'admettre, car cela le détruirait encore plus. Il aurait voulu en parler avec Eris, mais il n'avait pas la force, prononcer le nom de celle qu'il aimait lui aurait été impossible, trop frais ou trop douloureux probablement, mais le vieil homme qui semblait toujours tout savoir, avoir les bons mots, les bons conseils … mais il ne pouvait pas.
Mentalement et physiquement, cela le tuait de se voir couler, bien qu'il pensait que ce n'était que passager, au fond, il savait que cela pouvait être pire.
Cependant il avait déjà trop demandé à Eris, et même s'il était dans le besoin, il ne voulait pas importuner pareil sage avec des gamineries de ce genre.

Le froid en lui était devenu plus sec, plus brûlant, incisif au possible, les feux de givre brûlaient en lui, consumant tout ce qui s'y trouvait, pour alimenter une haine grandissante, l'enfoncer dans le dénis.
Mais pas de colère, non, il n'était pas colérique, mais haineux, probablement déjà plus. En ces temps, il comprenait les mages noirs. Oui il les comprenait, car ces hommes avaient tous souffert et voulait modifier le cours naturel des choses pour bien des raisons, lui, cela aurait été pour ramener sa chère et tendre.
La magie noire avait au fond raison d'exister, elle était la création du désespoir des hommes, la dernière solution pour ne pas sombrer, pour ne pas se laisser mourir, et il avait tant critiquer ces hommes … sans jamais chercher à les comprendre. Certes, cela n'atténuait pas cette haine, mais il les comprenait, ces hommes tombés dans la facilité, ce piège qui lui tendait les bras et qu'il repoussait pour ne pas perdre la tête, pour avoir un semblant d'honneur, un semblant d'existence.
Pour essayer de se reconstruire.

Les prières n'y faisaient rien, les confessions n'y feraient rien, alors la magie était son dernier recours, l'ultime solution. Mais en parler à Eris, ah ce n'était que folie, il n'en avait rien à faire, ou alors il s'exprimerait en de termes obscurs que le jeune homme ne comprendrait de toute évidence pas car ils relevaient d'une complexité qu'il ne pouvait cerner.
Le changement était peut être effrayant, mais il était bien plus surprenant.

« Pourquoi Brom m'aurait choisi pour la solution finale … ça n'a pas de sens Eris … je ne connais rien au monde des moldus, rien. »

Il passa une main sur son visage d'un air plus ou moins stressé voir agacé. Son père lui avait conseillé de ne pas chercher à comprendre l'Intendant, mais il le devait, en bon stratège qu'il était. Tout préparer, pour faire face en toute circonstance. Il avait assez souffert du hasard, de la chance, et des fameux concours de circonstances.

« Soit, briser le secret magique, éliminer les moldus … mais en quoi lui serais je plus utile qu'un autre. Je ne vois vraiment pas … »

Et nul doute qu'il n'était pas habituer à voir un code ou un comportement lui résister. Lui le grand analyste, lui le stratège, le voilà dépourvu d'idées, d'inspiration. Il n'avait pas la moindre idée de quelle pièce il pouvait être sur cet échiquier dangereux sur lequel il avait déjà joué de force. Mais il se l'était promis, ne plus rien laisser au hasard. Tout contrôler, manipuler, dominer, et ne plus souffrir, quitte à ne plus vivre.
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MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Ven 1 Mar - 19:07

"Un beau jour, ou peut-être une nuit. Près d'un lac, je m'étais endormie. Quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un aigle noir."

Le peuple avait accepté le Purisme comme il avait accepté le bourbisme. Valverde le savait et y avait même largement contribué. Il en avait été forcé. Forcé à manipuler le peuple. Le peuple était depuis trop longtemps imprégné de cette philosophie merliniste destructrice. Il ne pouvait pas désceller le bon du mauvais, englué dans une façon d'être qui mettait en danger la Sorcellerie.
Ils étaient la génération de la transition. Celle qui suivrait reviendrait dans le bon chemin, celui du Purisme et de la Sorcellerie. Ainsi, la génération qui avait connu devait connaitre le Purisme et même vivre avec. Cela passait avec violence dans un premier temps, car on ne pouvait pas du jour au lendemain changer. L'on raconte toujours qu'un alcoolique arrête de boire une fois qu'il est tombé de son balais en plein vol. Il en est de même avec la philosophie Purisme. Il fallait faire tomber le Sorcier de son balais pour qu'il se rendre compte ce qu'il risquait. Car quiconque répéterait à tout va qu'il allait tomber de son bureau deviendrait un ennemi, et il chercherait à le faire taire.
Il en était de même avec le Purisme et ceux qui avaient contribué à son installation. Plus particulièrement le Seigneur des Ténèbres et quelques autres. Certains l'avaient installé et d'autres avaient pour mission de le maintenir. Mulciber, Avery, Crow, Witcher avaient cette mission de maintien, une mission de sécurité. Valverde, Brom, Voldemort ou d'autres avaient fait en sorte que le peuple accepte le Purisme.

Mais si le peuple avait abandonné le Bourbisme, il pouvait très bien abandonner le Purisme. De nouveau. Et il ne pourrait peut-être pas se rendre compte de cela. Ceux qui avaient la destinée de servir le peuple devaient les protéger contre eux mêmes.
Peut-être Valverde était-il le seul, mais était-ce là une bonne chose? Valverde était mort, un oublié du vivant. Il ne vivait plus que pour les autres et le Purisme. Un corps à la défense d'une cause. L'âme, elle avait disparu depuis longtemps. Depuis que l'Amour avait déserté son existence. Alors la mort s'était installée en lui. Son âme était morte et avait laissé place à un immense tombeau, aux mille souvenirs et à la force intellectuelle, pour se battre contre un bourbisme. Mais au final, c'était simplement la preuve que le vieil homme n'avait pas la force et le courage de se battre contre lui-même.

"Sur un long voilier noir, la mort pour équipage. Demain c'est l'au-revoir, je quitte votre rivage."

Un combat qu'il avait abandonné quand la plus grande source de magie avait déserté son être. Une froideur s'était installée en lui. Ceux qui l'aimaient y voyaient une grande arme et une grande qualité. Ceux qui ne l'appréciaient pas y voyaient une dangereuse arme qu'il valait mieux éviter, et peut-être même l'attaquer de plein front.
Mais c'était peine perdue de s'attaquer à la froideur de Valverde. C'était comme s'attaquer à l'ambition de Voldemort, à la destruction interne de Mulciber. Cela ne mènerait à rien. Valverde était perdu. Mais perdu pour lui-même, pas pour le Purisme.

    « Je ne sais pas si le peuple a accepter le purisme, il ne se lève pas contre, mais de là à dire accepter je ne sais pas. Espérons le … de toute façon le temps fera son œuvre, même si je me demande si nous l'avons. Le piège de la facilité sans doute.

    Oh.. disons plutôt qu'il s'y est habitué et a compris qu'il était bon pour lui. Mais Merlin sait que l'Homme a tendance à s'en prendre à ce qu'il y a de meilleur pour lui-même. C'est pour cela que je parle de sévérité. Une sévérité dont, de toute évidence, Brom veut faire preuve et qu'il semble mentionner dans cette lettre. »


C'était la seule solution pour faire perdurer cette philosophie. Même certains moldus l'avaient compris. Il fallait que le peuple accepte le purisme, se batte avec et pour le Purisme. Lui faire aussi accepter qu'une difficulté fuite n'était pas palliée, qu'un jour ou l'autre elle revenait plus forte, plus destructrice et meurtrière.

L'Homme ne devait pas perdre de vue cette question de facilité enivrante et écrasante. Un pacte avec le Diable qu'a déjà fait Faust, perdu dans les sphères de l'Humanité trop étouffante. Mais un Faust qui avait du donner son âme en échange et qui avait disparu de la sphère terrestre dans d'horribles souffrances.
Le Temps n'est pas humain. Aussi peut-être sévir en quelques secondes comme cinquante années plus tard. Tout cela avec la même fin: fuir un problème est certes facile, mais ne résolve rien.

Eris Valverde avait toujours eu confiance en les pouvoirs du Temps. Sinon, il se serait tout simplement suicidé, ou laissé mourir. Une mort lente.
Il avait connu la première Guerre, Azkaban foyer de l'horreur, la Bataille meurtrière de Poudlard, celle de Sligo et il était toujours là. Il avait dépensé de l'énergie à l'Ordre Nouveau comme jamais, voyager à travers le monde en faisant de nombreux discours enflammés et enflammant. Et pourtant, il était encore là. Certes depuis 2003 il avait changé. Passé d'un visage vieilli à cause d'Azkaban, mais pourtant vif et dur, il avait en deux ans perdu de cette vigueur physique. Mais il restait cependant le même homme. Les cheveux plus blancs, plus longs, le visage plus maigre et quelque peu plus vieilli. Mais toujours présent. Il était lui aussi un homme et le corps portait les stigmates de nombreuses batailles, dont les plus grandes en politique. Valverde était une citadelle mentale, imprenable. Mais il en était autre chose de son corps.

    « Je te remercie d'être là Eris … sans toi, je ne sais pas où je serais ... »


Valverde décrocha un simple sourire discret.

Il n'aimait pas les mercis, même venant de son propre fils spirituel. Il ne pouvait croire qu'il puisse exister dans le monde une personne suffisamment honnête pour éprouver le merci. Et d'ailleurs, il n'aimait pas l'idée qu'on puisse être à la merci d'une personne. Non, même si Tryan éprouvait une grande satisfaction, un profond respect pour le vieil homme, il avait déjà dit merci à d'autres personnes moins importantes. Et Valverde avait déjà reçu des remerciements de gens moins importants que Tryan. Ainsi, il les acceptait, mais le silence pouvait exprimer mille mercis.

Tryan aurait trouvé le moyen de se hisser Il était fait pour le Purisme.
Il ne fallait pas qu'il aille trop vite non plus. Pour atteindre qui il était, Eris avait attendu soixante années. Une éducation et une enfance dans les livres, les valeurs inconscientes puristes -puisqu'à l'époque, il pensait ne pas les entendre et la politique. Les Valverde, grande famille de politciens. Puis était arrivée la mort de Jeanne. Cette mort avait détruit l'ultime rempart contre le Purisme. Et le purisme s'était servi de cette intelligence aiguisée par les livres. Poudlard lui avait donné un bon niveau en Sorcellerie et de belles notions en Histoire et Runes. Puis ses années de Droits lui avait donné la possibilité d'entrer dans le monde de la politique concrètement. Des années de clandestinité de la pensée, la prison, puis les recherches et enfin, l'exercice pur et fin de la politique. Des étapes qui étaient nécessaires. Et Valverde était maintenant plus proche de la mort que de la naissance.

    « Pourquoi Brom m'aurait choisi pour la solution finale … ça n'a pas de sens Eris … je ne connais rien au monde des moldus, rien. Soit, briser le secret magique, éliminer les moldus … mais en quoi lui serais je plus utile qu'un autre. Je ne vois vraiment pas …

    Tryan, dit le vieil homme d'une voix sèche mais parfaitement audible. Ne pense pas au problème, mais à la solution. On ne sait pas ce qu'a prévu Brom et évitons de nous précipiter. Si tu es personnellement concerné par ce projet, l'Intendant saura t'en parler en temps et en heure. Mais une chose est certaine, Brom estime que tu peut être très utile à la cause Puriste. Hélas, les aléas des moeurs de Mulciber t'ont fait partir du Ministère. Nous verrons ce qu'il te réserve. Concentre-toi sur l'Irlande, pour le moment. »


Car la guerre était peut-être certes gagnée d'avance, l'Irlande n'était pas encore tombée. Et d'autres missions attendaient Tryan avant celle que prévoyait Brom.
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MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Sam 9 Mar - 19:23

Plus stratège et militaire que politique. C'était une certitude, mais cela changerait avec l'âge. Tryan avait la fougue de la vingtaine, et bien qu'il soit très réfléchi et très précautionneux, il était fonceur et avait de l'énergie à revendre, ainsi la confusion entre vitesse et précipitation, ici anticipation, le rendait un brin trop actif. En voulant faire bien, il commettait une erreur, que lui soulignait Eris. Inexpérience ? Pas spécialement, plutôt discernement hésitant, trop précautionneux de toute évidence.
Frais et disponible, il faisait là un excellent homme de terrain, habile, réfléchi, il était l'homme et de l'instant, et de l'esprit, mais la politique était un talon d’Achille, à vouloir entrer dans le monde des grands, il s'était risqué à des jeux hasardeux dont il ne connaissait que peu de choses, et beaucoup avant lui s'étaient cassés les dents dessus sans y parvenir.
Mais lui avait survécu, et s'il ne s'était pas encore imposé sur cette scène, ce n'était que reculer pour mieux sauter, observer, et même si on l'écartait, d'autres le rappelleraient. On avait toujours besoin de plus malin que soi.

Il fallait prendre son temps, surtout en politique, ne pas être pressé, savoir gérer son temps et son patrimoine. Peut être était ce un mélange de stratégie et de manipulation, Tryan ne savait pas trop, il était plus ou moins contraint d'entré dans ce monde, sans vraiment pouvoir s'en retirer, les choses étaient faites, et on ne pouvait revenir en arrière pour les changer, graver dans la roche et dans les esprits, on ne pouvait oublier.
Ce monde était rancunier, à l'extrême et à l'image d'une statue de sel, ne pouvait être détruit que par morceau, subissant son propre existence, voué à s'autodétruire, là était la faiblesse de cet univers, celle des hommes et de l'orgueil.

« Tryan. Ne pense pas au problème, mais à la solution. On ne sait pas ce qu'a prévu Brom et évitons de nous précipiter. Si tu es personnellement concerné par ce projet, l'Intendant saura t'en parler en temps et en heure. Mais une chose est certaine, Brom estime que tu peut être très utile à la cause Puriste. Hélas, les aléas des moeurs de Mulciber t'ont fait partir du Ministère. Nous verrons ce qu'il te réserve. Concentre-toi sur l'Irlande, pour le moment. »

La voix avait été sèche et ferme, mais non sans calme et maîtrise. C'était à la fois un rappel et un avertissement tacite, doublé d'un conseil de la plus haute importance.
Justifié, Tryan voulait jouer sur tous les fronts, et il n'était probablement pas prêt pour ça, revenu tout juste d'un deuil qu'il ne voulait pas faire, son esprit était ailleurs, et à vouloir combler ce vide émotionnel par du travail ne menait à rien. Eris devait l'avoir compris, son fils spirituel n'était pas dans une bonne passe, et cette dernière pouvait durer deux mois comme deux ans, quand on connaissait Tryan, on le savait très peu enclin à l'introspection.

C'était si … simple, et à la fois si efficace. L'avertissement de son père venait de réveiller le français, qui ne sursauta pas cependant. C'était une claque mentale, sans pour autant être violente, elle était justifiée, en ça elle était au delà de toutes ses espérances, là, il venait de reprendre pieds dans la réalité, réalité qu'il avait perdu et tentait d'ignorer. Ce vieux démon de vivre dans le passé le rongeait, et Eris venait de le chasser à l'instant en une phrase, mais comme toujours, il reviendrait.

L’Irlande ne se gérerait pas toute seule de toute évidence, et qui mènerait les troupes internationales à la charge si ce n'était Tryan ? Il était l'incarnation de la réussite puriste de l'étranger, de ce fait, son statut de non-britannique le légitimait presque à ce poste, en plus de donner de l'espoir aux autres pays d'un jour arriver à ce stade, à ce degré de purisme.
Il n'avait aucun intérêt à favoriser les anglais plus que les autres, il était simplement puriste, juste puriste, en ça, il était du coté du purisme et non des ténèbres, il était celui qui se battait pour l'idée et non pour le peuple. Un militaire politisé, mais un militaire quand même.

Passant une main sur son menton, le jeune homme opina du chef. Il était bien d'accord avec Eris, mais il n'arrivait pas à ôter cette partie de son esprit, les projets de Brom, plus tordus les uns que les autres, seraient probablement déchiffrables plus tard, mais peut être trop. Il ne voulait pas se faire rouler comme il l'avait été, plus jamais, et ce n'était pas un geste de compassion qui le sauverait, il le savait. Sa famille avait peut être raison de rester dans l'ombre …
Ou tout du moins de ne sortir que lorsque nécessaire, ce n'était pas encore le cas en ces temps, et qui savait ce qu'il se tramait en affaire interne.

« Tu as raison, l'Irlande est notre priorité. »

Replongeant son regard dans celui du mangemort, il se passa une main furtive sur le cou avant de reprendre sur un ton plus froid mais sans animosité.

« Seulement les troupes se posent énormément de questions. Mon départ du Rccm a poussé quelques de mes plus proches collaborateurs à se retirer, d'autres ont préféré rentrer chez eux. »

Là était la faute de Mulciber, saboter une partie du plan de Brom, ou tout du moins de la montée puriste, de toute façon, que savait il faire à part boire et frapper plus faible que lui ? Peut être se battre oui, et à après ? Ce n'était pas un bon ministre, son gouvernement branlant mettait des bâtons dans les roues du purisme, mais de toute évidence, il tomberait, comme d'autres avant lui, ce n'était qu'une affaire de mois, peut être d'années qui savait. On ne survit pas longtemps à un échec au poste de ministre. Les Malefoys le diraient, Jugson en témoignerait.

« Mes hommes ont besoin de moi, tout comme j'ai besoin d'eux. On ne peut dévoiler la politique de Mulciber. Et ce que je n'aime pas par dessus tout, c'est recoller les pots cassés … Payer mes erreurs je le veux bien, mais celles des autres ... »

Soupirant, le jeune homme replongea son regard dans le feu, ses yeux d'un gris vert reflétant les flammes dansantes. Le miroir d'une âme froide où la lumière n'arrivait plus, ou plus aucune chaleur ne pourrait faire fondre cette glace éternelle qui l'habitait.

« La guerre est ce qu'elle est, mais les puristes sont trop désordonnés pour en faire quoi que ce soit. Nous feintons l'unité, mais tout le monde sait qu'elle n'est pas là. Les irlandais peinent à y croire, et nous considèrent comme des envahisseurs plus que comme des sauveurs. Cela ne nous facilite pas la tâche. »

Le français repensait à ses plans d'avant la mort d'Emily, plans qui se voulaient militaires avant d'être politique.

« J'ai déjà pensé à une attaque massive, nous pouvons tout raser. Mais ce n'est pas dans l'intérêt de la politique, cependant libérer un peuple qui ne veut pas l'être sans la force, c'est complexe. »

Appuyant sa tête contre sa main, soutenue par son bras accoudé, Tryan soupira une deuxième fois.

« Je me demande si l'Irlande vaut vraiment le coup qu'on se batte pour elle ... »

Il ne remettait pas en cause la politique puriste, non, il voulait juste une méthode plus expéditive, moins clémente, et sans doute moins sage. Mener une guerre violente, une guerre de sang et du sang. Là était la vocation de tout militaire, tuer et détruire, les faibles épargnaient.
Le purisme perdait du temps à essayer d'être sympathique, mieux valait le suggérer, ou l'imposer. Là, le cul entre deux chaises, le jeune dirigeant de l'armée Sud avait pieds et poings liés, les ordres ne venaient pas, alors il fallait gérer sans pouvoir créer de polémique, un casse-tête horrible.
Et Tryan n'avait pas fini de se questionner sur ce sujet.
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MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Sam 23 Mar - 15:14

http://www.youtube.com/watch?v=36b-_xPTq8Q

La politique.
Triste jeu dont on ne comprend pas toujours les règles. Elle attire bien plus d'ennemis que d'amis, et la plupart des amis que l'on possède ne sont que des spectres qui savent à l'avance qu'ils deviendront par la suite des ennemis. C'était un jeu constant, ambigu, où l'on savait tout dans un monde de faux-semblants, un monde où il fallait tout cacher. Et le silence n'était que révélateur de tout ce qui se cachait derrière les non-dits, les politesses, les marques de respect.
Valverde avait baigné dedans dès l'enfance. Les salons du manoir étaient remplis de juges, magistrats, avocats, politiciens en tout genre. Et dans ce faste du sang-pur, ces soirées politiques, où peu de femmes étaient présentes, le jeune Eris évoluait. Il passait à côté de vieillards qui mimaient la sénélité pour se voir confier les plus grands secrets, des jeunes-hommes qui se pensaient déjà arrivés à l'expérience du plus grand politicien tandis qu'ils n'étaient qu'une triste fourmi ouvrière incapable de tout sans ses soeurs.

« Je sais ce que vous vous dites Yaxley. Vous êtes en train de vous dire qu'un jour, vous me détruirez. N'oubliez seulement jamais que d'autres personnes bien plus subtiles et intelligentes que vous se sont jurées la même chose. Trouvez-moi en encore une seule d'entre elles qui a une once d'influence politique dans ce monde. »

Valverde se souvenait de ses mots, le jour de sa nomination, quand une fois de plus le premier Directeur du Département de la Justice Magique Puriste était venu le voir. Yaxley, ce bougre d'âne, pas plus bête que ses pieds. Il avait encore une ambition dévorante, et avait pensé qu'en allant voir Valverde, le vieil homme se serait laissé manipuler. Mais Eris avait bien compris qu'après avoir été un juge de l'ombre, parmi tant d'autres, il serait un Directeur de Département, nommé par Voldemort. Et qu'une nouvelle vie commençait.
Une vie de manipulations, fautes et réussites, coups bas et magnifiques envolées destructrices. Il aurait devant lui la tâche de donner une notoriété à un Département qui n'en méritait pas plus qu'un autre. Il devait partir d'une égalité pour rendre son Département supérieur, actif, travailleur. Car la politique ne pouvait être égale. Toujours il y avait eu en ce monde des flux contraires. L'homme avait eu cette tendance à se contredire lui-même. Il y avait toujours eu une limite et ceux qui étaient en dessous et ceux qui étaient au dessus.
Et le vieil homme, en arrivant à l'Ordre Nouveau avait décidé qu'au péril de sa vie, ce Département serait au dessus. Au dessus de la banalité d'une triste institution politique et bureaucratique. Non pas pour sa propre ambition. Les Valverde n'avaient jamais voulu être connus. Ils n'avaient jamais cherché l'or, leurs comptes en banque en Angleterre et autre suffisaient largement à les maintenir dans une certaine richesse jusqu'à très tard dans le temps.
L'ego de Valverde se serait montré plus tôt si sa vie n'avait été qu'ambition. Aux prémices d'une vieillesse, après des années d'études, de recherches, d'ombre, de prison, de justice, pourquoi voudrait-il soudain devenir aussi imposant que Voldemort en personne?
Non, il avait fait le choix de devenir l'image du Purisme. Voldemort en était le chef, Valverde en deviendrait l'image. A travers l'Ordre Nouveau, ce serait l'image de toute une idéologie. Une idéologie puissante et forte, à l'image de la Sorcellerie.

Car en tous lieux, en tous temps, la Magie est Puissance.

« Mes hommes ont besoin de moi, tout comme j'ai besoin d'eux. On ne peut dévoiler la politique de Mulciber. Et ce que je n'aime pas par dessus tout, c'est recoller les pots cassés … Payer mes erreurs je le veux bien, mais celles des autres ... »

Valverde posa son regard sur celui du jeune homme.
Il avait effectivement encore beaucoup à apprendre. Tous les jours, ou presque, le vieil homme avait des surprises quant à ce pouvait offrir comme cadeaux empoisonnés la politique. Et ce, après deux ans à la tête d'un département où il avait fallu user de toutes les manoeuvres politiques, une enfance dans la politique, et presque tout une vie dans les couloirs du Ministère. Il lui arrivait encore d'avoir de mauvaises surprises. Si Tryan décidait de se ranger dans les rangs de la politique, il n'avait pas connu la moitié d'un dixième de ce qui l'attendait.

« On ne peut pas tout refuser des choses qui surviennent en poltique, surtout quand cela vient de l'extérieur. Le tout est savoir comment gérer ce qui nous arrive. Car rien n'est anodin et ce qui compte n'est pas ce que l'on reçoit, mais ce que l'on en fait. Penses-tu que nous nous attendions à une guerre d'une si grande ampleur avec l'Irlande? Et pourtant, nous l'avons. Et nous ne pourrons pas sauver la Sorcellerie en disant que nous ne voulons pas d'une guerre, puis en nous refermant sur nous-mêmes. Seul, tu n'es rien. Encore plus en politique. Ne l'oublie jamais. Les autres tournent autour de toi, car la définition même de politique est de s'occuper de la vie des autres. Attends-toi à de magnifiques échecs et de désastreuses réussites. »

Valverde avait assez donné pour comprendre.
L'égoïsme ne fonctionnait pas dans une société. Et quand tout une société devenait égoïste, alors la société tombait.
Être totalement seul ne pouvait apporter rien d'autre que de l'inhumanité. Mais cette inhumanité n'était pas belle. Pas celle que de grands poètes ont un jour imaginé, glorifié. Pas celle qui nous différencie des autres car notre adolescence n'est pas dépassée et que l'on veut à tout prix être autre chose que ce que sont les autres. C'était une inhumanité bestiale, primaire, sale. La sorte d'inhumanité qui fait genre au monde humain.
Être seul ne rimait à rien.
Encore moins en politique.

« Je me demande si l'Irlande vaut vraiment le coup qu'on se batte pour elle ...

La Magie vaut qu'on se batte pour elle. Et là où la Magie ne règne pas, nous devons nous battre, répondit le vieil homme de sa célèbre voix calme, sèche et froide. Qu'importe les sacrifices donnés. Tu as choisi de te battre pour une cause. Il faut y aller jusqu'au bout. »

Malgré cet attachement profond pour le jeune-français, Valverde regrettait d'avance cette nouvelle génération qui avait la volonté d'être à vingt ans ce qu'étaient des vieillards de soixante ans. Tryan ne pouvait pas bousculer le temps, il ne pouvait pas récolter les fruits d'un arbre planté le matin-même. Et les jeunes qui arrivaient pour se battre ne comprenaient pas cela. Ils voulaient la gloire de la Sorcellerie et parfois même la leur en quelques jours.

« Fais attention à qui tu deviens Tryan. Tu as peut-être des malheurs qui t'accablent, toi, uniquement. Mais tu n'es pas le seul à te battre pour la Sorcellerie. Et ne croit pas l'être. Car d'autres l'ont cru. Les Malfoy, Jugson, Menroth. Tous ont trahi. Ils ont été dévorés par cette ambition personnelle. Quoique tu dises, tu es encore jeune. Et il n'est jamais, hélas, trop tard pour prendre le mauvais chemin. N'oublie pas que l'homme tient la main à l'autre homme pour la Cause. Si la Cause divise ceux qui se défendent pour elle, c'est que quelque part, quelqu'un ne tient pas entièrement la main de l'autre. »

Neeson toqua, puis entra.
Il avait une mine assez fatiguée, presque énervée. Assez étonnant d'une personne qui devait sans-doutes prendre le plu d'énergie pour essayer de canaliser cette même énergie.
Paradoxale. Mais utile.

« Monsieur le Directeur, désolé de vous déranger de nouveau. Mais Sligo vous fait savoir qu'ils ont arrêté des nés-moldus qui avaient pour projet d'enlever des enfants Irlandais.

Transmettez le message à Crow. Et annoncez au camp que je vais arriver. Le vieil homme tourna les yeux vers Tryan tandis que Neeson sortait. Je vais devoir te laisser. Passe une bonne journée. »

Il garda un temps son regard sur Tryan, puis quitta son bureau à son tour, laissant seul le jeune français. Seul dans le lieu où son père spirituel travaillait depuis maintenant deux ans.
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MessageSujet: Re: Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End] Dim 24 Mar - 1:55

Il étaient parents depuis de longues générations, jusqu'aux fondements même de ces deux lignées, et pourtant, ils étaient si proches, si semblables, on aurait cru voir le père et le fils. Alors qu'ils n'étaient que cousins. Comme Eris l'avait, tous les chemins mènent à Rome, il semblait que se fusse le cas pour eux, le sang en eux les amenait à ce coté là de la politique, au purisme, à la sorcellerie, tout simplement.
Ils avaient les mêmes ennemis, les mêmes alliés ou presque, l'un débutait sa carrière, l'autre était à son apogée, et pourtant, il y avait une continuité dans ce lien, une sorte d'échange perpétuel, pas toujours à sens unique, ils s'apportaient beaucoup. Peut être que Tryan recevait plus, oui, c'était fort probable, mais il serait toujours là pour Eris, même s'il fallait défier Voldemort lui même pour garder en vie celui à qui il devait tout, c'était tout simplement une loyauté à ce lien fort. Pas de dette, juste une proximité froide, mais complice, non pas de l'instant, mais de toujours.
Dire que le français avait douté fut un temps que son mentor ne le renie … désormais, cela lui paraissait d'une stupidité affligeante.

Dans la machine politique, lui n'était qu'une broutille, le genre pièce qui rouille un engrenage, force à ce qu'on le remplace, puis s'immisce un peu plus, grandissant, parfois se retirant. La chose était pensée et différente, Eris était un pilier, il était monté d'un coup parmi les grands. Tryan lui faisait son chemin dans l'ombre, oscillant entre lumière et ténèbres, là, pas là ? Personne ne savait où l'attendre, il allait et venait à sa guise, libre de penser, d'agir.
Et ça, les mangemorts n'appréciaient pas, pas du tout.

Il était le parasite de cette gangrène, il s'en nourrissait pour progresser, maintenant sans amour, il n'avait plus rien à perdre ou presque, il était l'homme du froid absolu. Bientôt, il craquerait la couche de glace autour de son génie, et le laisserait exploser sur le champ de bataille, il terrasserait ses ennemis, et s'illustrerait pour un prodige, le fils prodige du mangemort politicien.
Déjà fort de son statut de stratège, il allait d'ici peu mener une armée à la guerre, à moins d'une trentaine d'années, il était celui en qui on plaçait une partie de l'avenir du purisme. Il n'avait pas d'expérience, on comptait sur une chose, son intelligence. Et cela avait déjà payer.

Mais pourtant on l'avait chassé du ministère ! Ce diable de Mulciber l'avait répudié, comme on renvoie une catin de sous son toit. Cet homme qui lui devait la vie, l'avait tout simple viré de ce qu'il avait contribué à faire renaître et qui ne tenait debout que parce qu'il était là pour tout chapeauter. Le Rccm se périmerait, et deviendrait obsolète. La faute à l'idiotie d'un homme. Même ministre, on ne pouvait pas tout pardonner. Et Tryan De SaintClair, fusse t'il bon chrétien, ne pardonnait pas.

« On ne peut pas tout refuser des choses qui surviennent en poltique, surtout quand cela vient de l'extérieur. Le tout est savoir comment gérer ce qui nous arrive. Car rien n'est anodin et ce qui compte n'est pas ce que l'on reçoit, mais ce que l'on en fait. Penses-tu que nous nous attendions à une guerre d'une si grande ampleur avec l'Irlande? Et pourtant, nous l'avons. Et nous ne pourrons pas sauver la Sorcellerie en disant que nous ne voulons pas d'une guerre, puis en nous refermant sur nous-mêmes. Seul, tu n'es rien. Encore plus en politique. Ne l'oublie jamais. Les autres tournent autour de toi, car la définition même de politique est de s'occuper de la vie des autres. Attends-toi à de magnifiques échecs et de désastreuses réussites. » 

Il avait été là pour la déclaration de guerre. Il avait vu Brom blessé, il avait vu les autres ne pas lui faire de cadeau. Ces lâches avaient osé les prendre en traître, mais ils étaient si faibles, si pitoyables … cela ne valait pas le coup d'éduquer un peuple ingrat. Non, il le savait d'expérience. Car les français avaient souffert de ce genre de choses, trop généreux. Durant la période coloniale, ils avaient éduqué des sauvages, des arabes, des nègres, pour leur permettre de se civiliser, tout ça pour quoi ? Des lynchages, des meurtres, et une dette à jamais impayée ! Des sorciers français avaient péri durant ses épisodes de rébellion que des gouvernements trop mous n'avaient su gérer. Mais les temps changent, et avec le nouvel ordre qui arrivait, qui s'installait déjà dans les cœurs et dans les mœurs, cela n'arriverait plus.

Les autres avaient toujours gravité autour de lui sans jamais réellement atteindre sa sphère privée, à part peut être Eris, Fleur et Emily … et là que l'un des trois n'était plus, la sphère se réduisait, pour ne contenir qu'un maigre noyau. Seul, il l'était sauf en politique justement, il avait l'appui d'Eris et de Brom, deux hommes puissants, sans eux il n'était rien, il le savait.
C'était très complexe la politique, et il se souvenait d'une remarque qu'il avait fait en cours d'histoire de la magie, un imperium simplifiait bien vite la politique, il n'avait pas tord, mais il ne savait pas à quel point il était difficile d'ôter une carte de la pile sans faire bouger les autres.
S'il réussissait avec Menroth, c'était qu'il était capable de beaucoup, et il l'était justement, mais les autres se méfiaient de lui comme de la peste.
Elle frappe là où les rats passent, le ministère en était empli.

Alors il hocha la tête en guise de réponse. Des conseils, il fallait toujours les prendre, même s'ils viennent d'une personne ennemie, pour la simple et bonne raison que dans l'écoute, il y a plus d'indices dans une voix que dans un geste, des intentions, des avis, des faiblesses. Tout ce qu'il vous faut pour couler un homme. Mais là, c'était de l'argent gratuit. Plus que ça, c'était de l'or pur.
Et vint l'interrogation sur le peuple irlandais, vicié et corrompu.

«  La Magie vaut qu'on se batte pour elle. Et là où la Magie ne règne pas, nous devons nous battre. Qu'importe les sacrifices donnés. Tu as choisi de te battre pour une cause. Il faut y aller jusqu'au bout. » 

Ce n'était pas son genre d'abandonner, mais là, force était de constater que l'Irlande ne valait rien. Eris était un homme du peuple, lui, n'en était pas un. Il était militaire, stratège, et individualiste avant tout, et malgré qu'il soit un puriste convaincu, les causes perdues ne l'intéressaient pas. Tout comme sa famille, c'était une politique familiale que de ne pas interférer dans ceux qui voulaient mourir la fleur au bout de la baguette, chez les De SaintClair, on faisait fonctionner son intellect avant ses convictions, du moins, dans la majeure partie de cette dernière.

« Fais attention à qui tu deviens Tryan. Tu as peut-être des malheurs qui t'accablent, toi, uniquement. Mais tu n'es pas le seul à te battre pour la Sorcellerie. Et ne croit pas l'être. Car d'autres l'ont cru. Les Malfoy, Jugson, Menroth. Tous ont trahi. Ils ont été dévorés par cette ambition personnelle. Quoique tu dises, tu es encore jeune. Et il n'est jamais, hélas, trop tard pour prendre le mauvais chemin. N'oublie pas que l'homme tient la main à l'autre homme pour la Cause. Si la Cause divise ceux qui se défendent pour elle, c'est que quelque part, quelqu'un ne tient pas entièrement la main de l'autre. » 

Il savait bien qu'il n'était pas seul à ce niveau. Il l'avait vu au Rccm, beaucoup étaient prêts à le suivre. Et il ne trahirait pas l'idée, il ne trahirait pas la cause. Jugson se battait pour le purisme sans mangemorts, alors que Tryan se battait pour le purisme sans bourbisme. L'un dans l'autre, la quête avait pour finalité la même, à savoir une société sans mangemorts ni bourbiste.
La différence, c'était que Tryan pensait que les bourbistes devaient être éliminés avant, et Jugson pensait qu'il fallait éliminer les mangemorts avant. Une tactique différente pour la même cause.
Mais la Vague le savait, tôt ou tard, elle devrait revenir à ses racines, là où tout avait commencé.
Lors de leur affrontement Tryan De SaintClair et Lyna Sweet avaient échangé, et ils se savaient ennemis fantoches, chacun jouant son rôle avant de se retrouver tôt ou tard sous la même bannière, tôt ou tard … si et seulement si les deux survivaient.

Ce qu'Eris voyait comme une trahison de Jugson n'était ni plus ni moins qu'un changement de direction. Dans un sens, il n'avait pas trahi, et Menroth non plus d'ailleurs. Le premier avait choisi un autre purisme, et le second s'était pris pour Voldemort, mais ils demeuraient puristes dans leurs erreurs. Et les Malefoy dans tout ça ? Oh ils devaient l'être au fond, mais à trop fricoter avec l'ennemi, ne serait ce que de loin, on perd vite les pédales. La peur vous change un homme, jusqu'à ébranler ce en quoi il croit le plus, et ça, le jeune homme n'en doutait pas.
On peut réparer l'âme … mais pas l'esprit.

« Monsieur le Directeur, désolé de vous déranger de nouveau. Mais Sligo vous fait savoir qu'ils ont arrêté des nés-moldus qui avaient pour projet d'enlever des enfants Irlandais. »

Se retournant, Tryan n'avait même pas entendu Neeson entrer, ce brave larbin qui avait du mal à survivre aux abords d'Eris, il fallait dire que l'exigence de ce dernier avait de quoi épuiser un duelliste de renommée internationale. Mais il fallait bien ça pour faire tourner la machine de l'Ordre Nouveau. Oui, il ne fallait pas compter ses heures et sa santé, sans quoi on ne pouvait faire avancer l'histoire, et a fortiori, on ne pouvait que rater l'avenir.

 « Transmettez le message à Crow. Et annoncez au camp que je vais arriver. Je vais devoir te laisser. Passe une bonne journée. » 

Le purisme qui appelait à lui son plus fidèle serviteur.
Clignant des yeux, le français répondit à son père d'une voix calme.

« Bonne journée à toi Eris. »

Un dernier regard, et le vieil homme sortit de l'endroit, laissant son héritier seul dans cet endroit qu'il trouvait apaisant.
Il y avait encore tant à faire … et le temps qui passait si vite.
Accoudé, le jeune homme poursuivit sa réflexion, puis il se leva, éteignant le feu d'un coup de baguette qui rafraîchit la salle. Il ferma la porte avant de sortir de l'Ordre Nouveau.


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L'atrium lui semblait plus calme, il était noyé dans la masse.
La sécurité ne pouvait l'avoir repéré, et que pouvait elle bien faire de toute évidence ? Mulciber n'était pas là. Il ne l'était plus tout du moins, on ne savait pas trop pourquoi d'ailleurs. Probablement qu'il s'agissait de quelque chose d'important pour lui.
Tant pis, ce n'était pas les affaires de Tryan de toute manière.
Il n'avait pas de capuchon avec son uniforme, et qu'importe de toute manière, il n'avait pas besoin de se cacher.
Alors qu'il commençait à transplaner, une main de femme se posa sur son épaule, et avant que le français ne se retourne, ils avaient déjà disparu.


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De ce fait, le français modifia au dernier moment sa destination. Aussi, les deux apparurent dans une ruelle sombre et désuète de Paris. Loin de l'Angleterre, là où ses ennemis n'étaient pas en droit de le toucher.
Se retournant, passant une main au fourreau, le français en tira la baguette d'aubépine. L'arme vint se placer en face de la personne vêtue d'une longue robe noire et d'un capuchon.
Rapidement, Tryan plaça sa main gauche sur l'épaule de l'autre et la saisit avant de pousser la dite personne contre un mur proche, la baguette pointée fermement et résolument vers l'être qui l'avait suivi.
Alors l'autre ne retint pas une légère complainte. Cette voix lui était familière …

« Tryan je t'en prie … aide moi ... »

La voix se faisait pleurnicharde. Et le capuchon tomba.
C'était là le nouveau visage de Roxane Mulciber. Elle n'avait plus rien à voir avec la sublime prédatrice sexuelle qu'elle était, maintenant, elle n'avait plus ses longs cheveux noirs, non, une simple coupe au carré clairement improvisée. On voyait les séquelles d'une violence, l'arcade avait été recousue à l'arrache, la lèvre était fendue, l’œil affichait sombre, et le pire de tout … sur sa joue, semblait gravé dans la chair un emblème des plus païens.
John Mulciber était un porc.

Elle pleurait, à chaudes larmes, elle avait prié pour le revoir, elle le saisissait enfin, là, son dernier espoir, celui qui l'avait tiré de l'anonymat. Tryan De SaintClair, la seule personne en qui elle avait confiance, son sauveur, celui à qui elle devait tout.

« Roxane ?! »

Elle ne pouvait parler. Ses pleurs de honte, de peur, de souffrance, lui interdisaient la parole.
Elle n'était plus rien, anéantie par son propre père, celui qui lui avait donné la vie. Celui qui l'avait négligé … cet homme qui avait viré De SaintClair alors qu'il lui devait la vie.

« Que t'est il arrivé ... »

Mais rien, elle ne pouvait rien dire.
Alors il la prit dans ses bras, comme pour la réconforter, ce n'était pas habituel chez lui, c'était même contre nature, mais en apprenant la manipulation, il avait conçu l'impact de ce genre de choses pour le commun. Devait il s'occuper d'elle ? Elle n'était plus utile, elle ne savait rien … et pourtant. Oui, il allait la tirer de ce merdier. Car plus tard … oui il avait bel et bien un plan …

« On va régler ça, lui chuchota t'il à l'oreille. Ne t'inquiète pas ... »

Et ils disparurent dans une brume blanche.


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Arrivés dans cette maison délabrée, il lui indiqua d'un geste de la main de prendre place sur le sofa. Paris regorgeait de ce genre d'appartements laissés à l'abandon, anciennes planques de la police magique, ils étaient désormais vacants et vides d'utilités en théorie. Jusqu'à ce qu'un sorcier les achète …
Le français rapporta un verre d'eau, à la demoiselle, avant de saisir son visage de l'observer. C'était fait d'une manière physique, peu légitime, il l'avait martyrisé physiquement, et non par magie. Quel cracmol … pire, quel moldu … c'était indigne d'un sorcier d'user de ces méthodes.
Il lui rapporta des mouchoirs pour qu'elle sèche ses larmes.

Puis il lui tendit la main pour qu'elle se lève. Elle leva la tête, les yeux rougis par les larmes, une lueur d'espoir dans le regard alors que dans celui du français, il n'y avait rien. Un maigre sourire en coin manipulateur sur son visage.
Elle se leva, puis elle le suivit dans une autre pièce. Là, il lui désigna la grande dalle en pierre au centre de la salle. Elle s'allongea dessus conformément aux ordres sympathiques de son sauveur.
Puis il s'approcha, baguette en main.
Là, il passa la pointe de l'instrument magique sur les stigmates de la violence physique, gommant les imperfections, lui permettant de retrouver une partie de son visage initial.
Seulement la marque gravée dans la chair ne partit pas pour autant.

« Je vais t'enlever ça … »

Elle ne répondit pas.
Alors la baguette vint caresser la joue de la demoiselle, et alors qu'elle sentit un froid vivace et intense, sa peau se gela instantanément. Elle hurla sous la douleur, sa peau s'étant transformée en cristal sous l'action du sortilège de De SaintClair. Là, il tapota un coup sur la glace qui se fendit en plusieurs morceaux, et cassa nette, laissant la chaire vive à l'air. La douleur devait être immense, mais la marque de l'aigle décapité n'était plus là.
Roxane saignait abondamment, alors le jeune homme lui lança un sort de régénération et quatre minutes après, elle avait retrouvé son ancien visage, mais ce ne fut pas sans douleurs. Il aurait pu lui lancer un sortilège d'allégresse pour que la douleur soit plus supportable, mais non. Elle devait souffrir, c'était dans la douleur, la souffrance, la solitude et la haine que s’acquérait la fidélité, là, c'était plus que ça …

Après un instant, elle se releva, puis il la guida dans ce qui était la salle de bain. Là, elle examina son visage dans le miroir. Son beau visage, son vrai visage … celui qu'il lui avait rendu.
Alors il se tint derrière elle, regardant dans la glace par dessus son épaule, un sourire en coin sur son visage.
Tout n'était qu'une question de manipulation … maintenant, elle était sienne …

Même dans la nouveauté de sa condition, il se retrouvait ...
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Apprendre à s'y retrouver dans une nouveauté ||Pv Tryan[End]

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