POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Torch song [solo-fini]

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Date de naissance du joueur : 24/08/1994
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Arrivé sur Poudnoir : 23/02/2012
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Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 15PV
John Mulciber


MessageSujet: Torch song [solo-fini] Dim 3 Mar - 15:18



Lire un peu de Kerouac, auteur maudit entre tous, et mauvais en plus, en regardant le ciel devenir orangé à la fin du jour. C'était l'occupation la plus saine que John Mulciber ait trouvé ces derniers temps. Il regardait passer les nuages. Je compte le temps qu'il me reste, je suppose. Tranquillement mais surement, il continuait à vivre. Plus jeune et plus fort qu'autrefois. Les médecins disaient qu'il s'agirait d'un miracle s'il vivait jusqu'à soixante ans. Ils n'y comprennent rien. Mais qui pourrait comprendre ? Il regarda d'un air paisible la carafe de whisky sur le guéridon. Etrange, cette fixation liquide...on dirait que même l'alcool me menace maintenant. Mais je brule. Quel mal y a-t-il à bruler un peu plus fort ? Briller un peu plus clairement...Il était une torche. Il brulait, brillamment, lumineusement, et un jour il s'éteindrait. Telle était la chanson de la torche.

Avec un sourire, il se remit à regarder par la fenêtre. On était dimanche, comme toujours, et il ne s'occupait pas, en principe, des affaires du Ministère.En principe seulement, car John Mulciber était incapable de rester inactif. Quoique ce qu'il s'apprêtait à faire était plutôt d'ordre personnel. Son oeil -le bon, celui qui n'était pas maudit- accrocha la lumière de la cheminée, et les deux épées appuyées contre la grille de protection. Suis-je maudit pour penser à ce que je vais faire ? Non, John Mulciber. Juste toi même.

La porte s'ouvrit sur un elfe de maison, puis se referma. John n'avait pas bougé, il tisonnait le feu. Des pas résonnèrent sur le sol, avant d'arriver à son niveau et de s'arrêter. John remonta le tisonnier au niveau de son regard. Au bout, chauffé à blanc, un fer en forme d'aigle décapité. Il leva alors les yeux. Sa voix sonna tranquillement :

"Roxane."

Elle le regarda d'un air effrayé. Tu ne sais pas ce que je veux ; tu trembles. Et tu as raison : je ne te veux pas de bien. Elle paraissait mal à l'aise. C'était passablement ridicule. L'air d'une putain qui ne sait pas sur quel pied danser. Déjà qu'elle était la honte de la famille, alors si en plus elle passait pour une idiote. Ma fille, tu es si abrutie...Le Ministre lui adressa un sourire qui n'avait rien de sympathique. Carnassier et froid. Il n'avait pas la moindre affection pour sa fille.

"Sais-tu ce qu'on fait aux menteurs dans la famille Mulciber ?"

Elle eut l'air soulagé. Grossière erreur. Et répondit :

"Tête, pique, créneaux, je connais la rengaine, père..."


John se leva. Il avait toujours son tisonnier à la main. Et toujours le même sourire, si froid, si terrible. Roxane recula. John siffla doucement :

"Ah oui ? J'ai cru que tu l'avais oublié...et il me semble que tu l'oublies encore..."


D'un coup, il attrapa sa fille par les cheveux, et la projeta contre le sol, où elle s'écrasa, face contre terre. Il sourit tranquillement, et avança à son niveau. Roxane releva la tête vers lui ; il lui adressa un sourire aimable, comme s'il ne remarquait pas son nez et sa bouche en sang. Il remarqua :

"Les traitres doivent être punis, Roxane...tu as préféré servir Tryan, à ta guise. Il faut en assumer les conséquences. "


Elle rampait, gémissante, pour lui échapper. Tranquillement, il lui écrasa la main posant le pied sur ses doigts, appuyant lentement mais surement. Le mangemort eut un léger sourire en entendant le craquement infâme, suivi de près par le hurlement de douleur. Elle gémit :

"Pi...tié. Père..."

John Mulciber n'était pas fait pour la pitié, même envers ses propres enfants. Un crime était un crime, il fallait qu'elle le paye. Et puis après tout, nous sommes fait pour faire souffrir...qu'y a-t-il de plus amusant que le sang et la destruction ? Oh, oui, John Mulciber aimait détruire, et il le faisait dés qu'il en avait l'occasion. La saisissant par le col, il lui flanqua un coup de poing qui lui entailla l'arcade sourcilière. Elle aurait un oeil au beurre noir et saignerait longtemps.

"Pitié ? Pitié de toi, ma fille ? Incapable de ne pas trahir ? Incapable d'être fidèle ? Incapable d'être digne de ton rang, de ton nom, de ta famille ? Non, Roxane, je n'aurais pas pitié."

Ils étaient revenus au niveau de la cheminée. Du bout de son tisonnier, John écarta la grille, et obligea sa fille à se pencher au dessus des flammes. Un peu plus et elle se transformerait en torche vivante. Ignorant la terreur de Roxane et ses gémissements, John parla à nouveau :

" Alors....rachète tes fautes, petite. Que sais-tu sur Tryan De SaintClair ?"


Elle tremblait, pleurait. Elle était terrifiée, et il y avait de quoi.

" Rien ! ... je vous jure que je ne sais rien !
- Ne jure pas !"

Il s'en fallait d'une mèche. Et la chevelure brune de Roxane Mulciber s'enflamma. John laissa faire, écoutant les hurlements de sa fille, jusqu'à ce qu'il en ait assez. Le feu avait dévoré les trois quarts des cheveux de Roxane lorsqu'il lança simplement un aguamenti qui arrêta la crémation. Puis il la projeta loin de lui, encore, sur le sol, et s'avança vers elle.

"Tu ne sais vraiment rien...petite idiote. Mais tu dois être punie tout de même..."


Elle ne comprit pas jusqu'au moment où le fer blanc toucha sa joue, y dessinant à vie l'aigle décapité, marque de sa souillure, dans un concert de hurlements de souffrances.

"Disparais. Je ne te connais plus."

Il entendit, pendant cinq minutes, environ, le bruit d'un corps fatigué et blessé qui rampe, puis plus rien. Et il éclata de rire. Nous sommes tous des torches vivantes...

Le lendemain, il alla pécher à la rivière, près de Oxburgh Hall. Le ministre avait fait une exception à sa règle de venir toujours en semaine. En plein milieu de l'après-midi, Hawthorne Travers, son beau-fils, vint le voir, accusateur :

"Vous l'avez frappé...vous auriez pu la tuer ! Quel genre de père êtes vous ?"

John lui sourit amicalement, et se mit à rire, remontant une truite :

"Frapper Roxane, moi ? Qui vous a mis ça en tête, Hawthorne ? Dans mon idée, à moi, c'était la main de Dieu."

Il leva sa propre main, et la rivière, entre ses doigts écartés, parut onduler, de l'un à l'autre, comme un ruban sombre.







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