POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Le créancier [Mission]

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MessageSujet: Le créancier [Mission] Lun 11 Mar - 13:45

-Alors ce n'était pas une plaisanterie, vous allez vraiment engager ces mercenaires?

Par moments, Nolan se demandait vraiment ce qui avait frappé sa famille pour décider d'acquérir ce génie. Cette créature venue de l'extrême orient passait le plus clair de son temps à remettre en cause les choix de son maître. Son ton sarcastique frôlait l'irrespect. Mais Nolan ne pouvait se passer de ses services, cet esprit magique était le mieux renseigné sur les anciennes affaires des Seth, il avait été une sorte de secrétaire pour les propriétaires de l'empire Seth. Et puis, au fond, Nolan appréciait cette rivalité avec le génie. Seul, il s'ennuierait.

-Des mercenaires! Comme si j'allais tuer quelqu'un, Solgea! Ce sont simplement des gens de bonne volonté qui ont décidé de me rendre service, contre une généreuse rémunération.
-Vous avez raison de dépenser vos dernières ressources dans ce genre de divertissement... On s'amusera bien quand on sera ruinés!
-Crois-moi, cet Hollandais va me rendre bien plus que ce que pourrait me coûter n'importe quel mercenaire. D'ailleurs, mes partenaires arrivent. Rentre dans ta lampe et fais-toi discret, je ne veux pas te voir.


Nolan reçut ses invités dans la grande salle du Chaudron Baveur. Pour l'occasion, il avait loué une chambre, car le manoir n'était toujours pas reconstruit et il n'avait de place où recevoir. Il fit monter Tryan de SaintClair et Charlyse Stuart dans sa chambre. Le nom du premier lui évoquait quelque chose, il avait eu une carrière plutôt importante. L'autre, en revanche, paraissait plus jeune. Nolan les accueillit avec la plus grande des politesses.

-Bonjour miss, mister. Soyez les bienvenus. Excusez-moi pour cet accueil particulier, je n'ai rien de mieux que cette chambre pour l'heure. Servez-vous à boire si vous le désirez.

Il se servit lui-même à boire et reprit.

-Bien. Nous n'allons pas trop nous étendre en formalités. Je vous ai recrutés parce que j'ai cru comprendre que vous étiez plutôt... disons, de nature persuasive. Et c'est exactement ce dont j'ai besoin. Il y a dans cette rue un sorcier qui me doit énormément d'argent. Il s'agit d'un Hollandais, Arjen Von Hebertoy. Du temps où ma famille était riche, Von Hebertoy est venu nous demander un prêt très important pour fonder sa fabrique de chaudrons. C'était il y a presque cinq ans. Et Von Hebertoy ne s'est jamais acquitté de sa dette. Je crois qu'il espérait que nous l'oublierions... Le problème, c'est que son affaire n'a pas tellement marché, et il est fort probable qu'il n'aura pas les moyens de me rembourser. A moins qu'il ne me cède sa fabrique. C'est pour cela que vous êtes ici.

Nolan but son verre d'un trait et poursuivit.

-Je veux régler cette affaire discrètement, parce que le Ministère ne jouerait pas vraiment en ma faveur en ce moment. D'un autre côté, Von Hebertoy n'osera jamais solliciter la protection du gouvernement, car il a eu beaucoup de démêlés avec la commission du sang. Vous êtes donc totalement couverts. Je vous offrirai 5000 gallions d'or chacun, si vous vous introduisez chez cet homme et le convainquez de me rendre ce qu'il me doit. Amenez-le à céder son usine. J'ai un acte de créance en bonne et due forme, faites-lui signer, et l'affaire sera close.

Il leur tendit l'acte officiel.

-Von Hebertoy est un trouillard, ce ne sera donc pas très compliqué de le convaincre. Mais je dois vous avertir qu'il s'entoure de quelques gardes du corps. Vous pourriez être amenés à affronter ses gorilles. A ce propos, je ne veux aucun mort. Ce sont plus des brutes que de bons sorciers, un simple sortilège d'enchaînement suffira à les neutraliser. Vous feriez mieux de vous couvrir le visage.

L'hôtel particulier de Von Hebertoy se situe sur le Chemin de Traverse. Il y a une entrée sur la rue principale, mais il dispose également d'un petit jardin derrière. On peut l'apercevoir depuis la fenêtre des toilettes du bar voisin. A vous de voir comment entrer. Pour ce qui est de l'heure, je pense que vous serez plus inspirés que moi. Je me dis qu'il vaut mieux agir de nuit, parce qu'on aura moins de chances de vous voir entrer. Mais d'un autre côté, en plein jour, le Chemin est si bruyant qu'il pourrait couvrir d'éventuels vacarmes.

Pensez à prévenir toute fuite de Von Hebertoy. Ce serait dommage de prendre des risques pour rien. Il a une cheminée dans son appartement privé. Par contre, il est impossible de transplaner depuis son immeuble, l'animal se protège bien! A moins que vous n'ayez des questions, vous pouvez y aller. Je vous attendrai ici.

Bon courage.


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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Lun 11 Mar - 22:34

Dans ce monde, t'avais beau avancer, le monde était ainsi fait, on ne pouvait pas le changer, s'attaquer à plus puissant que soi c'était se conduire à sa perte. Il y avait la face visible de l'iceberg, et le reste, ce qu'on voyait une fois les choses terminées, quand on approchait de la fin.
Et pour survivre, ou vivre pour les plus chanceux, tu devais te faire une place, par la force, ou par n'importe quel moyen, tant que tu étais suffisamment puissant, t'avais pas à t'en faire, ça avait toujours fonctionné comme ça, alors pourquoi se poser question mon vieux ? Peut être parce que justement il ne s'agissait pas que de toi sur ce coup là.
T'étais joueur, un peu trop, on te l'avait toujours dit, mais t'étais une tête de mule, tu t'en foutais de tout ça, tant que ça ne venait pas d'en haut, t'en avais rien à carrer, c'était ta loi, tes règles, c'était toi qui faisait le jeu, t'en avais toujours été persuadé, pourquoi ça aurait changé ?

Emily t'aurais dit que tu y allais un peu fort pour un début, mais après tout, tu t'étais forgé dans cet acier là, pas de raison que ça marche pas avec elle, avec cette gamine, Charlyse. Contre ton gré, et bien malgré toi, t'en avais fait ta protégée, une petite issue de rien, tu allais essayer de la mener vers une vraie vie, d'en faire une femme, d'en faire ce que tu aurais aimé qu'une autre soi, une autre dont tu ne pouvais pas prononcer le prénom tant cela créait une douleur infâme et ignoble dans ta poitrine. Oui, son nom te piquait les yeux, et inutile de prétendre à une poussière, c'était le cas à chaque fois.
C'était aussi pour ça que si tu avais eu un agenda, t'aurais probablement rayé toutes les personnes dedans après la lettre D, peut être même que t'aurais arraché les pages. Tu voulais pas admettre que t'étais colérique, mais dans le fond, tu savais que si tu pétais un câble, personne ne pourrait dire le contraire, toi compris.
Cette mission elle était pas que pour toi, et elle aurait pu l'être, mais non, il avait fallu que tu joues les bons samaritains, ou les inconscients, alors tu l'avais accepté, ce contrat. Il t'aurait fallu un truc simple, il fallait simplement qu'elle fasse ses armes, et toi ? Oui, pourquoi tu t'y étais enfoncé dans ce merdier ? Probablement pour passer tes nerfs, toi qui était si calme et froid de façade, et même intérieurement, il te fallait un petit quelque chose pour croire encore à la vie, alors l'adrénaline et la magie faisaient l'affaire, y'avait de toute façon que ça pour l'instant.
C'était pas les camps irlandais qui te permettaient d'être un vrai sorcier, d'être un mage, il fallait que tu pousses le vice, le jeu, jusqu'à risquer la vie de la petite, de toute façon, elle te devait bien ça.

Ce monde croupissant de bâtards et de rebuts allait être purgé d'ici la fin de la guerre, le vieux Brom avait décidé de te prendre, probablement par pitié, ou par soucis d'avoir quelqu'un de confiance avec lui pour ça, un jeunot qui avait du génie et une carrière bien menée, au fond, tout ce qu'il souhaitait, c'était t'avoir pour pouvoir mener à bien les plans du purisme. Coup de bol, ça t'allait bien de donner l'impression de faire le pion dans cette histoire. Inutile de poursuivre le débat, il était pas question de sang souillé pour ce coup, simplement d'une mission simple.
On t'avait refilé le tuyau par des on-dit, le genre de ragots que l'on colporte rarement à une oreille indigne de confiance, mais toi, en bon manipulateur que tu étais, tu les avais tous baiser sur ce coup là, comme toujours au fond …

L'affaire t'avait plu, rien de bien compliqué, ni pour elle, ni pour toi, et puis, en cas de pépin, elle pouvait compter sur toi et ta baguette, les dommages collatéraux tu connaissais. Ce contrat … c'était d'une simplicité affligeante. Et ce gars, qui croyait qu’aligner des gallions serait suffisant pour faire les règles, il ne te connaissait pas. Mais la petite avait besoin d'argent, elle avait presque plus rien, Serpens avait vidé ses comptes, et si sa mère n'avait pas mis un brin de coté, la petite aurait fini catin à dormir sous un pont et à se damner pour un sandwich à moitié terminé. Toi c'était pas un problème, l'argent tu en avais toujours eu, pas pour autant que tu t'en foutais, rapiat que tu étais, mais avec sept cent cinquante gallions, la petite pourrait se faire une vie quand elle déciderait de partir, tu garderais la moitié de ta part, histoire de lui prouver que tu avais conscience de l'argent et qu'au final, tu n'avais pas de pitié pour elle, t'en avais jamais eu pour personne, ça n'allait pas commencer maintenant.

L'information avait remonté toute la chaîne, le rendez-vous était fixé, mais Charlyse l'ignorait encore, mieux ne valait qu'elle le sache, ça l'aurait fait stressé au possible, sur le moment, elle allait devoir composer avec. Astucieux, mais salaud, il n'y avait que comme ça qu'elle progresserait, et elle devait progresser.
Le midi, tu étais rentré au manoir, le repas t'attendait, et elle aussi, avec son air candide et innocent, elle était encore gamine malgré ce qu'elle avait vécu, sa métamorphose ne faisait que commencer, mais elle avait encore du mal à te regarder dans les yeux, comment aurait elle pu ? Elle te connaissait bien maintenant, elle avait vu de quoi tu étais capable. Alors elle savait qu'un jour, toi, tu lui dirais qu'elle était quelqu'un, mais elle ne voudrait pas l'admettre, non, elle te devait trop, et tu n'avais pas même eu l'idée de lui demander une contribution à tout ça, c'était ce qu'aurait voulu Emi, comme toujours, tu ne pouvais guère lui dire non, et maintenant, tu ne pouvais même plus rien lui dire.
Alors pendant le repas, tu ne fus guère bavard, pour changer, mais là, un peu moins, tu instauras comme une distance dans la maigre conversation avec Lyse, comme si tu la préparais déjà à ce que vous alliez faire ce soir, mais sans trop lui en dire, juste laisser un doute, pour le plaisir.

Tu avais du mal à la regarder comme une adulte. En elle, tu ne voyais qu'une enfant peureuse et désespérée, tout ce que tu n'aimais en Emily, semblait se matérialiser ici, ce tout et ce rien, comme si elle habitée, mais ça, tu devais l'oublier Tryan, pour ne pas commettre d'impers avec elle, si fragile, encore plus que tes premiers glacius, c'était dire. Pour toi, elle n'était qu'une piètre sorcière, faible, mais au devenir grand. Elle n'était pas encore adulte, parcequ'elle semblait déjà avoir oublié qu'elle avait perdu un enfant, enfin, si on pouvait appeler ça comme ça. Elle ne réagissait pas à ça, tout juste avait elle pleuré deux ou trois jours, le strict minimum que tu te gardais bien d'exposé, ton avis ne comptait pas, tu étais une tombe à ce niveau là. Elle ne comprenait pas, ou alors elle avait pris conscience du fait que la chose n'était pas vivante, et que tôt ou tard, elle serait morte de par la main d'un membre de la famille. A moins qu'elle n'ait eu une illumination quant à son sang, qu'elle se mette à ressentir ce vide, ce froid, cette absence de contrainte émotionnelle, cependant tu en doutais pour l'avoir vu s'entraîner, elle était bien trop tributaire de ses humeurs pour ça.
Et toi, tu étais bien trop tributaire de ta raison froide, de ta logique glauque morbide, de cette vision qui ne prenait pas en compte le facteur humain ou le risque, forcément, tu te pensais au dessus, et tu n'avais peut être pas tord.

Alors au moment de terminer le repas, une fois ta maigre pitance engloutie, il fallut que tu t'adresses à Charlyse, pour lui exposer sans détails le programme de cet après-midi et de ce soir.
Tu allais le faire à ta manière, comme toujours, et dans ce jeu, c'était toi le plus puissant.
La forçant presque à te regarder avec cet air à la fois calme et intriguant, il fallut que tu te lances, de toute façon, elle n'avait pas d'autre choix que de t'écouter, mais elle devait être attentive, c'était important, ça l'avait toujours été depuis qu'elle s'était faite tuée, du moins, en théorie.

« Charlyse, il n'y aura pas d'entraînement cet après-midi. »

L'impeccable sentence laissa un vide alors qu'elle te fixait de cet air inquiet qu'elle affichait constamment quand on lui parlait. Cet air craintif, un brin de paranoïa en elle, comme si elle pensait qu'un jour, un inferius reviendrait se délecter de sa chair, ou alors au contraire, qu'il viendrait la tuer, alors qu'elle aurait la conscience de ses péchés.
Passant cette main hasardeuse sur ton visage, tu ajoutas tranquille, sans te presser et avec un calme froid qui aurait pu la mettre mal à l'aise :

« Profites en pour te reposer, on sort ce soir. »

Ce n'était pas dans vos habitudes, surtout pas tous les deux. Ça flairait à dix kilomètres le coup fourré, et comme cela ne faisait que très peu de temps que tu l'avais entraîné, elle ne devait penser à un test, pas maintenant, il lui semblait trop tôt, et toi aussi peut être qu'au fond tu en doutais, mais qu'importe, si elle merdait, tu rattraperais le tout, comme tu l'avais toujours fait avec elle.
Après l'avoir salué et lui souhaité un bon après midi, tu montas dans ta chambre, pour te reposer, l'Irlande pouvait attendre, le purisme aussi, il avait bien attendu Voldemort pour se développer.
Allongé sur ton lit froid, tu posas ta baguette sur la table, la regardant un moment, avant de fixer le plafond, tu te tournas finalement pour regarder la photo sur ta droite. Elle était là, à te regarder en souriant, immortelle.
Fermant les yeux, le sommeil prit son du, une pensée pour elle …


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Le hall était calme, on entendait à peine le bruit de la cascade dehors, signe du silence en ces lieux. Puis un bruit de pas dans l'escalier, et enfin la silhouette de Charlyse se dessina, encore celle d'une enfant aux formes naissantes. Les elfes lui avaient donné des vêtements chauds, à savoir un pantalon convenable, une robe doublée et une cape dans laquelle s'envelopper au besoin.
Toi, tu n'avais pas changé tes habitudes, cette tenue noire de rigueur que tu t'imposais, ensemble de duel mais confortable, de haute facture bien évidemment, les moyens ne manquaient pas par chez toi. Et puis ce long manteau que tu gardais ouvert, de ce cuir de dragon, ce cuir noir que tu affectionnais tant et qui faisait son effet. À la ceinture, un fourreau lambda, contenant la baguette d'Hélen Tyler, un du gagné auquel tu commençais à t'habituer.
À l'arrière, couvert par ton manteau, t'attendais ta véritable arme, ta propre baguette, celle avec laquelle tu t'en étais toujours sorti, elle était là, à t'attendre, selon les besoins.
Et puis il y avait l'habituel attirail que tu cachais dans ton manteau. Une potion de soin, un parchemin pour éventuellement créer des inferi selon le besoin, quelques récipients à cachetons contre la douleur, et le matos pour cette mission un peu spéciale.

Relevant la tête, lorsqu'elle arriva à tes cotés, tu regardas Charlyse et lui demanda toujours en français, langue avec laquelle tu avais pris l'habitude de communiquer avec elle :

« Tu as pris ta baguette ? »

Important, elle devait avoir une baguette sur elle, sienne ou pas, qu'importe, elle allait devoir s'en servir probablement, et prouver qu'elle était digne d'en porter une.

« Parfait, planque la mais toujours à portée. »

La porte se referma derrière vous alors que tu marchais à coté d'elle direction la sortie de la propriété que tu possédais. Sur le chemin, elle n'échappa pas aux recommandations d'usage.

« Les types que l'on verra sont peu fréquentables. Je te demanderais de ne pas prendre la parole dans un premier temps. Tu me laisses gérer. Si vraiment quelque chose t'intrigue, réfléchis bien à deux fois avant de poser une question. »

Alors par sa réaction instinctive, elle baissa les yeux, et pris une posture courbée, tu n'eus d'autre choix que de t'arrêter, et de corriger cela à ta manière. Attrapant son épaule, tu lui remis droite, l'obligeant à prendre une posture fière, puis tu attrapas calmement son menton avant qu'elle ne tourne la tête vers toi, te fixant de ce regard timide et plein d'incertitudes.

« Tu es une sang-pure, ne l'oublie pas. Ne baisse pas trop les yeux quand même. »

Un bref sourire en coin pour lui ôter à ton tour un sourire histoire de lui redonner confiance.
Enfin la cascade s'ouvrit, et vous laissa vous évaporer dans une fumée blanche de ton transplanage.


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La destination fut le chemin de traverse, tout de même peuplé pour sept heures du soir. Poussant la porte de l'endroit, tu ne laissas rien paraître à ton entrée dans le chaudron baveur, suivi par Charlyse, qui se faisait aussi discret que toi. Après un bref signe de la tête au patron, le chemin fut lorsque l'on indiqua la direction d'une chambre louée.
Un type bien habillé fit hôtesse d'accueil, sans doute le commanditaire. Il avait l'air d'avoir les moyens de payer, du moins, en théorie, mais ce n'était pas ce qui t'intéressait vraiment, non, tu étais pour l'expérience multiple.
Un bref coup d'oeil à Charlyse pour la rassurer, puis au moment de rentrer, tu lui plaças une main amicale sur l'épaule, signe de ta présence bienveillante, la pauvre devait angoisser, elle avait signé pour.

Laissant entrer la gamine, tu t'assuras de ne pas avoir été suivi avant de refermer la porte de ta main droite, évidemment gantée d'un cuir noir.
Alors la gamine hésita avant de s'approcher et de se mettre à l'aise en ces lieux. Compréhensible, elle ne devait pas se sentir en sécurité, parcequ'elle n'avait pas le niveau d'un adulte, et même avec son cousin, ce genre d'affaires ne devaient guère la rassurer.
Enfin, le commanditaire fit son possible pour mettre son monde à l'aise, avait il seulement le choix.

-Bonjour miss, mister. Soyez les bienvenus. Excusez-moi pour cet accueil particulier, je n'ai rien de mieux que cette chambre pour l'heure. Servez-vous à boire si vous le désirez. 

Après un bref signe à Charlyse, tu la laissas s'asseoir avant de prendre un verre d'eau et d'en proposer un à ta binôme et cousine. Puis tu t'assis à coté d'elle comme pour la rassurer de ta présence, d'autant qu'elle ignorait encore tout de la mission.
Penché en avant, écoutant l'autre.
Dire qu'il pensait avoir du pouvoir avec de l'argent, il se foutait la baguette dans l'oeil, le pouvoir ne s'achetait pas, et on allait plus loin seul et compétent qu'avec de l'argent et entouré, mais ça, sa piètre condition ne pouvait le lui apprendre.

-Bien. Nous n'allons pas trop nous étendre en formalités. Je vous ai recrutés parce que j'ai cru comprendre que vous étiez plutôt... disons, de nature persuasive. Et c'est exactement ce dont j'ai besoin. Il y a dans cette rue un sorcier qui me doit énormément d'argent. Il s'agit d'un Hollandais, Arjen Von Hebertoy. Du temps où ma famille était riche, Von Hebertoy est venu nous demander un prêt très important pour fonder sa fabrique de chaudrons. C'était il y a presque cinq ans. Et Von Hebertoy ne s'est jamais acquitté de sa dette. Je crois qu'il espérait que nous l'oublierions... Le problème, c'est que son affaire n'a pas tellement marché, et il est fort probable qu'il n'aura pas les moyens de me rembourser. A moins qu'il ne me cède sa fabrique. C'est pour cela que vous êtes ici. Je veux régler cette affaire discrètement, parce que le Ministère ne jouerait pas vraiment en ma faveur en ce moment. D'un autre côté, Von Hebertoy n'osera jamais solliciter la protection du gouvernement, car il a eu beaucoup de démêlés avec la commission du sang. Vous êtes donc totalement couverts. Je vous offrirai 5000 gallions d'or chacun, si vous vous introduisez chez cet homme et le convainquez de me rendre ce qu'il me doit. Amenez-le à céder son usine. J'ai un acte de créance en bonne et due forme, faites-lui signer, et l'affaire sera close.

C'était plutôt simple pour un début. Un bref coup d'oeil à l'acte, tout semblait trop simple. Mais rien ne pouvait t'inquiéter, si ce n'était les éventuelles gaffes de Charlyse, mais elle était là pour apprendre de toute manière.

-Von Hebertoy est un trouillard, ce ne sera donc pas très compliqué de le convaincre. Mais je dois vous avertir qu'il s'entoure de quelques gardes du corps. Vous pourriez être amenés à affronter ses gorilles. A ce propos, je ne veux aucun mort. Ce sont plus des brutes que de bons sorciers, un simple sortilège d'enchaînement suffira à les neutraliser. Vous feriez mieux de vous couvrir le visage. 

Encore un humaniste. Tant mieux, de toute manière, tu n'avais pas prévu de tuer des innocents, pas de pauvres gars qui trimaient pour nourrir une famille. Et puis, ce n'était qu'une perte de temps pour être totalement honnête.
À cette dernière phrase, tu ajoutas calmement :

« On a ce qu'il faut. »

Le ton froid et calme incita l'autre à poursuivre son discours sur une nouvelle voie. De toute manière, il avait bien vu que tout ceci te connaissait, ce n'était pas ton premier coup, et comparé à l'évasion du ministère irlandais, cette sortie avait des airs de promenade au clair de lune en amoureux.

L'hôtel particulier de Von Hebertoy se situe sur le Chemin de Traverse. Il y a une entrée sur la rue principale, mais il dispose également d'un petit jardin derrière. On peut l'apercevoir depuis la fenêtre des toilettes du bar voisin. A vous de voir comment entrer. Pour ce qui est de l'heure, je pense que vous serez plus inspirés que moi. Je me dis qu'il vaut mieux agir de nuit, parce qu'on aura moins de chances de vous voir entrer. Mais d'un autre côté, en plein jour, le Chemin est si bruyant qu'il pourrait couvrir d'éventuels vacarmes.
Pensez à prévenir toute fuite de Von Hebertoy. Ce serait dommage de prendre des risques pour rien. Il a une cheminée dans son appartement privé. Par contre, il est impossible de transplaner depuis son immeuble, l'animal se protège bien! A moins que vous n'ayez des questions, vous pouvez y aller. Je vous attendrai ici.
Bon courage.


Il y avait bien une donnée qui avait échappé au commanditaire, le nombre de gorilles. De toute manière, ils ne pouvaient rien contre toi, mais si c'était pour affronter une horde, autant y réfléchir avant au lieu de chercher à faire au plus vite.

« Une seule. Combien de gardes à l'intérieur de l'hôtel ? »

Après quoi, un regard pour Charlyse, de ce fait, elle pouvait poser des questions au besoin, auquel cas, c'était parti pour le petit test.
La stratégie, tu lui expliquerais une fois sur les lieux, mais pour sûr, elle te ferait une remarque sur la mission une fois en dehors du chaudron, tu en étais presque persuadé.
Mais on y était pas encore.
Le jeu commencerait d'ici peu, et au fond, t'espérais bien qu'elle aussi elle y prendrait plaisir.
La vie s'apprenait ainsi …
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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Mar 12 Mar - 13:11

Myna ?

Dans un plop sonore, la petite elfe de maison apparut devant moi. Lui adressant un léger sourire alors que je terminais d’attacher mes cheveux, je finis par lui lancer d’une voix douce.

Tu aurais vu Tryan ce matin ?
Il est sorti, il rentrera pour le repas.

Hocha la tête, je la laissai repartir alors que je me levais de ma chaise, attrapant au passage ma baguette. Ce matin, j’avais prévu comme tous les matins de passer un moment dans la bibliothèque pour étudier mais habituellement j’allais d’abord prendre mon petit déjeuner en compagnie de mon cousin. Ce matin, il m’avait semblé l’entendre partir alors que je me levais juste, je n’avais donc pas besoin de perdre mon temps alors que je n’avais pas faim.

Sortant de ma chambre, je parcourus rapidement le couloir avant d’entrer dans la pièce que j’affectionnais particulièrement. Si au début j’y passais tout mon temps, c’était bien différent maintenant que mon cousin avait décidé de m’entrainer. Les après-midi étaient donc souvent réserver à un entrainement de plus en plus difficile. J’avais parfois du mal à me retenir d’envoyer paître le français, sachant pertinemment que je n’avais pas le niveau qu’il me demandait. Il était dur, très dur mais je me taisais, bien consciente qu’il m’avait déjà sauvé de la mort par deux fois. La première quand il m’avait recueilli chez lui alors que je fuyais Poudlard et le chef de mon clan, trop apeurée de ce qu’il pourrait me faire s’il découvrait ma grossesse. La deuxième étant ici même, à la demeure glaciaire, quand j’avais osé m’aventurer dans les catacombes et que les inferis m’avaient attaqué. Je serais morte si Tryan n’était pas intervenu … J’avais perdu mon bébé, ma petite fille … J’avais mal quand j’y pensais mais je le cachais, je ne voulais pas me montrer faible face à l’homme qui avait risqué sa vie pour une cousine dont il n’était même pas proche.

Me plongeant dans la lecture d’un livre sur certains sortilèges de magie blanche, je ne vis pas la matinée passer et ce fut Myna qui me tira de ma lecture pour m’indiquer que c’était l’heure de manger. Reposant le livre à regret, je passai par la salle de bain pour me rafraichir, puis par ma chambre pour me donner un coup de brosse dans les cheveux avant de descendre rejoindre la salle à manger. Comme d’habitude, j’arrivais avant mon cousin mais c’était aussi bien. Les rares fois où j’étais arrivée après, je me sentais limite coupable alors que je n’étais jamais en retard.

Les yeux baissés sur la table, comme tous les jours, je saluai le jeune homme très timidement avant de me … concentrer sur le repas. Souvent je lui posais des questions sur mes lectures de la matinée mais aujourd’hui, je n’avais rien à lui demander. Je tentai vainement d’ouvrir la conversation mais il semblait peu disposer à converser avec moi, aussi je gardai le silence, le reste du repas. A peine avais-je finis que je sentis le regard de Tryan qui pesait sur moi. Levant la tête, je rencontrai son regard et attendit qu’il me dise ce qu’il avait à m’annoncer.

Charlyse, il n'y aura pas d'entraînement cet après-midi.

Pas d’entrainement ? Je restai légèrement surprise. Depuis qu’il avait commencé à me donner des leçons, il n’avait pas manqué un après-midi. Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais, et j’avais limite peur de la suite de ses mots. En faite, il me surprenait presque tous les jours, ce qui faisait que j’appréhendais tous les jours le simple fait qu’il m’adresse la parole.

Profites en pour te reposer, on sort ce soir.

Sortir ? Avec lui ? C’était une blague ! Qu’est-ce qu’on pourrait faire ensemble ? A part partager des repas et des entrainements, je n’avais jamais passé de temps avec le français. Hochant la tête en silence alors que mon esprit cherchait de multiples raisons à ce changement d’habitude. Là c’était mon esprit logique d’ex-serdaigle qui l’emportait, listant toutes les raisons de cette proposition, non cette obligation, pour trouver celle qui serait la plus raisonnable.

Je ne remarquai même pas de suite le départ du jeune homme, tellement j’étais plongée dans mes pensées. Me mordant les lèvres, je finis par me lever et monter les escaliers en direction de la salle d’entrainement comme je faisais chaque après-midi. M’arrêtant devant la porte, je la regardai quelques secondes fixement avant de tourner les talons pour revenir dans ma chambre. A grand pas, je m’avançai vers le bureau et empoigna la baguette d’Anthime. Je commençais à l’utiliser parfois aux entrainements mais j’étais loin d’être à l’aise avec. Je me souvenais bien de ce jour où j’avais réussi à désarmer le jeune homme avant de partir, emportant la baguette avec moi. Je n’avais pas prévue ça mais finalement c’était plutôt utile …

Quittant la chambre avec la baguette en main, je retournai vers la salle que j’avais hésité à rejoindre quelques minutes auparavant. Si Tryan ne m’entrainait pas, ça ne voulait pas dire que je n’avais pas le droit de travailler. Fermant la porte derrière moi, je me concentrai sur mes leçons précédentes, les effectuant tour à tour avec la baguette d’Anthime. Avec elle, je n’éprouvais pas ce sentiment sombre, ce frisson que j’avais avec ma propre baguette, en faite, je me sentais même mieux avec cette dernière.

Deux heures plus tard, je m’arrêtais complètement vidée. J’avais bien bossé et j’allais pouvoir me reposer jusqu’au soir. Un frisson me parcourut le dos en repensant à la sortie que je devais faire avec mon cousin. Je n’étais pas habituée et j’avais peur de ne pas apprécier la surprise qu’il allait me faire.

D’un pas rapide, je choisis de rejoindre la salle de bain pour me rafraichir. Fermant la porte à clé, je me fis couler un bain, sachant parfaitement que c’était la seule chose qui allait me permettre de détendre mes muscles et ainsi être à peu près potable pour ce soir.


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Le temps était passé vite … entre ma détente dans mon bain et ma séance habillage, je n’avais guère eu le temps de voir les heures passées. Myna m’avait donnée une tenue adaptée à ma sortie. Du moins d’après ces dires …Enfilant le pantalon et la robe, j’attachai soigneusement la cape sur mes épaules avant de me regarder dans la glace. J’avais pris le temps de coiffer mes cheveux en un chignon très serré, coiffure très pratique et qui m’allait pas trop mal. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec cette sortie mais je présentais que je n’allais pas aimer. Rangeant ma baguette à ma ceinture, je m’avançai vers la sortie avant de m’arrêter et de finalement revenir chercher ma deuxième baguette et de la ranger dans la doublure de ma cape.

Sortant de ma chambre, je traversai le couloir d’un pas vif, à la limite pressée de savoir enfin de quoi retournait cette sortie imprévue. Ma cape noire flottait derrière moi alors que je descendais les escaliers pour rejoindre le français.

Tu as pris ta baguette ?

Question idiote ! Une sorcière sans baguette n’était pas une sorcière et ne sachant pas ce qui m’attendait, j’en avais même deux ! Hochant la tête pour répondre à sa question, je le laissai continuer, attendant avec impatience qu’il m’explique cette sortie.

Parfait, planque la mais toujours à portée.

Le français était la langue de rigueur depuis mon arrivée chez lui et je ne le regrettais pas vu les progrès que j’avais fais dans la langue de ma mère. Elle serait heureuse de m’entendre … Enfin elle le sera si un jour je peux de nouveau la voir en face et pour ça il fallait que je devienne une bonne sorcière.

Les types que l'on verra sont peu fréquentables. Je te demanderais de ne pas prendre la parole dans un premier temps. Tu me laisses gérer. Si vraiment quelque chose t'intrigue, réfléchis bien à deux fois avant de poser une question.

Ca y est, j’ai peur ! Rien qu’avec ces quelques mots, le jeune homme avait su me flanquer la frousse. Dans quel pétrin allait-il m’embarquer ? Je n’étais qu’une piètre sorcière, au début de ma formation et je ne me sentais pas capable de me retrouver à des adultes ayant plus d’expérience que moi. Sans m’en rendre compte, je baissai la tête et les épaules comme essayant de me faire toute petite, voir même de disparaître dans un trou de souris.

Tu es une sang-pure, ne l'oublie pas. Ne baisse pas trop les yeux quand même.

Je voulais me faire discrète … Mais c’était sans compter la présence de Tryan … Ce dernier m’obligea à me redresser avant de me faire un léger sourire. Les sourires étaient rares chez lui et je profitai de celui-ci avec plaisir, y répondit même avant de hocher la tête.

J’étais une sang pure … On me l’avait souvent répété mais pour des raisons que je ne comprenais pas à l’époque et surtout pour de mauvaises raisons. Je savais qu’avec Tryan, la raison était tout autre et j’avais entièrement confiance en lui.


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Un transplanage plus loin, je laissai mon regard parcourir les lieux. Je reconnus facilement le chemin de traverse pour y avoir passé assez de temps l’été d’avant en compagnie d’un jeune homme. Le souvenir était toujours présent dans ma mémoire mais je le chassai rapidement de mes pensées pour me concentrer sur la raison de ma présence ici. Quoique je ne savais toujours pas pourquoi j’étais là …

A peine avions-nous passés la porte du Chaudron Baveur, qu’un homme se présenta à nous et je marquai une légère hésitation en voyant qu’il nous attendait. Lançant un regard à mon cousin, j’emboitai le pas à l’homme et entra dans la pièce, pas rassurée pour un sou. Mais où m’amenait-il donc ? M’installant sur la chaise qu’on m’indiqua, je pris le verre d’eau que me tendit Tryan, appréciant le geste et surtout en profitant pour cacher mon appréhension. Portant le verre à mes lèvres, j’en bus une gorgée avant d’écouter avec attention les dires de l’homme.

Recrutés ? Il nous avait recrutés ? Je faillis lancer un regard vers le français mais ça aurait été faire comprendre à l’autre que je n’étais pas au courant de l’affaire. Serrant un peu plus mes mains autour de mon verre, je me mis à respirer doucement pour calmer les battements désordonnés de mon cœur. J’allais devoir utiliser ma baguette, j’allais peut-être devoir me battre pour me défendre … Mon petit doigt me disait que Tryan avait accepté cette mission rien que pour me tester. En principe j’étais silencieuse, mais là il allait avoir le droit à une remarque ! Je n’aimais pas du tout qu’on décide de certaines choses à ma place, surtout quand ça concernait un truc aussi important que risquer ma propre vie !

L’homme continuait son monologue, expliquant la mission avec détail. Enfin pour moi il me semblait qu’on avait assez de détails mais qui étais-je pour juger de ça ? Une ex-serdaigle qui n’avait même pas été capable de continuer sa scolarité jusqu’à ses ASPIC ? Une fille qui s’était faite engrosser parce qu’elle avait été naïve ? Depuis mon arrivée chez Tryan, je m’étais promis de ne plus être aussi naïve mais apparemment je m’étais encore fait avoir ! Je n’aurais jamais du faire confiance à mon cousin …

Une seule. Combien de gardes à l'intérieur de l'hôtel ?

Ah bah oui ! Il ne manquerait plus qu’il y en ai une petite cinquantaine ! Ca permettrait d’en finir plus vite ! Il était suicidaire ou pas ? Parce que je serais bien incapable de l’aider et même si je savais son talent magique, j’avais quand même avoir des doutes selon ce qu’allait répondre l’homme …

Je l’avais mauvaise mais je me taisais … Quand Tryan tourna sa tête vers moi, je compris qu’il attendait de voir si j’avais quelque chose à ajouter. J’avais mon mot à dire cette fois ? Il aurait peut-être du y penser avant de m’embarquer là-dedans ! Serrant les dents et lui lançant un regard noir, je tournai la tête vers l‘homme et lança d’une voix haute et claire.

On vous recontactera une fois le travail effectué.

Reposant le verre sur la table, je me levai et pivota sur mes talons pour sortir. Sans regarder si Tryan me suivait. J’étais littéralement furieuse contre lui et j’allais le lui dire dès que nous serons sortis de ce bâtiment. C’était hors de question que je participe à une telle mission ! Ok l’homme avait parlé d’une forte somme d’argent, ok je n’avais plus rien depuis que Maleficus avait vidé mon compte et que mon père n’avait renié de la famille. Je n’étais une Stuart que parce que je portais encore ce nom mais sinon je n’étais … personne. Une telle somme pourrait m’aider, c’était indéniable mais j’aurais voulu être concerté avant …

Descendant les escaliers, je traversai la salle du Chaudron Baveur d’un pas rapide. Fini la jeune fille discrète d’à mon arrivée, là j’étais tellement hors de moi, que ma dignité était revenue. M’éloignant de quelques pas en direction d’une ruelle plus discrète, je finis par me retourner vers le français qui m’avait suivit.

Pourquoi ? Pourquoi me mettre devant le fait accompli et ne pas m’en avoir parlé avant ? Tu avais peur que je refuse ? C’est vrai que je l’aurais probablement fait parce qu’il est sûr que je suis incapable de mener à bien une telle mission ! Tu es complètement fou Tryan … Et tu va devoir te débrouiller seul, moi je rentre.

Lui lançant un nouveau regard noir, je pivotai sur les talons pour m’enfoncer dans la ruelle. Je connaissais bien les lieux et je savais qu’en passant par deux ou trois petites allées, je pourrais revenir dans la rue principale et peut-être ainsi, perdre le français. Mais à peine avais-je fais deux pas que je m’arrêtai. J’avais répondu à l’homme qu’on allait s’en occuper et si Tryan revenait seul, il n’accepterait peut-être pas de le payer … Je savais que mon cousin ne manquait pas d’argent donc … ce n’était pas la raison principale de son acceptation … Revenant vers lui, je le regardai droit dans les yeux tout en croisant les bras.

C’est un test c’est ça ? Tu veux voir ce dont je suis capable ? Alors n’oublie pas de me dire au revoir parce que je m’en sortirais pas et je refuse que tu risque ta vie une nouvelle fois pour moi.

J'allais faire ce qu'il désirais, parce que même si je ne voulais pas me l'avouer, j'étais curieuse de voir ce que je valais. Pour une fois, je ne baissai pas les yeux face à lui, pour une fois je soutins même son regard avec une audace que je ne me connaissais pas. Par moment la Charlyse effacée et discrète laissait place à une Charlyse beaucoup plus sûre d’elle. J’aimais cette personnalité mais je savais que j’étais encore loin de pouvoir m’affirmer ainsi tout le temps …
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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Mar 12 Mar - 17:25

C'était quand même une bande un peu originale que Nolan avait eu l'idée d'engager. Le type affectait des airs de gros dur impassible un rien irritant. Mais il avait l'air taillé pour l'affaire. Ce qui intriguait davantage l'homme d'affaires, c'était cette jeune femme qui l'accompagnait, une gamine! Elle ne semblait pas dans son assiette, et Nolan avait l'impression qu'elle n'était pas tellement là par sa propre volonté. Elle ne lâcha pas un mot durant la rencontre, et elle évitait soigneusement le regard de qui que ce soit. L'autre paraissait s'en soucier assez peu. Tout ce qui l'inquiéta dans cette histoire, c'était le nombre de gardes qui assuraient la sécurité de Von Hebertoy.
Nolan avait pris plusieurs jours pour surveiller l'environnement du Hollandais. Ce qu'il n'avait pu apprendre par lui-même, il l'avait acquis par le biais d'informateurs non bénévoles.

-Ils ne sont pas plus d'une demi-douzaine, répondit-il simplement. Sans compter les domestiques.

Nolan ne pouvait s'empêcher de jeter un oeil à la dénommée Stuart. Visiblement, c'était l'autre qui commandait les opérations, mais Seth payait aussi bien l'un que l'autre, et s'adressa directement à elle.

-Etes-vous sûre de vouloir agir, miss? Vous ne ne semblez pas en forme...

C'est à peine s'ils lui répondirent. Nolan laissa courir. Lui, du moment qu'on lui rendait sa dette... Ils se saluèrent très brièvement et se quittèrent ici, avec la promesse de se revoir dès que l'opération serait achevée. Le génie attendit le départ des deux mercenaires pour réapparaître.

-Un léthargique et une gosse... Vraiment, c'est un très bon choix! Pourquoi ne pas engager aussi une chèvre et une grenouille pour gérer vos comptes, puisque nous faisons dans le cirque à présent?
-Tu me fatigues, Solgea. Je ferais les choses moi-même si j'étais capable d'utiliser la magie. Mais ma mémoire me fait toujours défaut.
-Vous étiez pourtant pas mauvais, autrefois.
-Cela t'amuse de me le rappeler?
pesta Nolan, les yeux rivés à la fenêtre. Retournons à nos affaires.


______


A toute heure de la journée, le Chemin de Traverse restait assez dynamique. Mais ça se calmait quand même à l'approche de la nuit. Les commerces fermaient et les cris des marchands laissaient place aux éclats de voix et de rire des consommateurs des divers bouges de la rue. L'hôtel particulier de Von Hebertoy était situé assez loin du Chaudron Baveur, au delà de la banque des Gobelins et de l'Allée des Embrumes. Coincé entre un tout petit bar à sa gauche, et un couturier à sa droite, l'hôtel passait presque inaperçu. Le bâtiment faisait pourtant quatre étages, mais les nombreux établissements du Chemin de Traverse étaient d'une taille conséquente. La propriété de Von Hebertoy était d'un style architectural assez sobre, tout en pierre avec quelques rares aménagements en bois. Le dernier étage était pourvu d'un très grand balcon en bois de chêne, couvert de fleurs, qui surplombait le chemin. De la fumée sortait de la cheminée, et la plupart des étages étaient éclairés. Cette zone là de l'avenue était plutôt calme. Un petit restaurant lui faisait face, et accueillait quelques clients sur la terrasse, mais l'endroit n'était pas comble.

Une grosse double porte en bois massif faisait office d'entrée principale. A côté, il y avait une grande fenêtre protégée par de solides barreaux en fer. A ses pieds, un homme était assis. Grand, costaud, il avait l'allure d'un gorille. Les bras croisés, il flirtait avec une jeune vendeuse de fleurs qui l'avait accosté.






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HRP: Je ne vois pas d'autres détails à ajouter. Si vous en voulez tout de même, j'étofferai ma réponse. Je vous laisse passer à l'acte pour l'introduction dans l'hôtel. Vous verrez bien ce qui vous attend dans la première pièce Smile

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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Jeu 14 Mar - 23:10

Ce Nolan n'avait pas l'air d'être un type spécialement méchant ou véreux. C'était le plus étonnant dans l'histoire, il semblait presque être le plus propre sur lui parmi les présents. Particulièrement déplacé quand on voyait les deux personnes qu'il allait payer pour faire le boulot, un ancien du ministère, et une gamine. Vraiment, il devait avoir confiance en celui qui lui avait cédé le nom de Tryan De SaintClair. Ton nom.
Il avait du écumer l'affaire en long en large et en travers pour venir à toi, tout faire pour essayer de te foutre dans ce merdier dans lequel tu avais gentiment choisi de mettre les deux pieds. C'était vrai, la vie facile ça t'ennuyait toujours, mais là, t'avais particulièrement poussé le vice.
On ne t'aurait rien reproché si tu n'avais pas emmené la gamine avec toi. Tu faisais ce que tu voulais de ta vie, mais que tu touches à la sienne, fatalement ça pouvait choquer.
Mais ces gars là ne te connaissait pas, et c'était principalement là dessus que tu jouais dans ce genre de rencontre, alors au fond, la petite Charlyse avait la plus grande des chances de pouvoir se retrouver dans la merde à tes cotés, t'étais le plus apte à l'en sortir au besoin. Tu l'avais déjà fait.

L'autre te fixait, peinant à dissimuler cette pointe d'amertume à ta vue. Le pauvre richard ne devait rien percevoir dans ton regard. Le même effet qu'un miroir brisé, ça dérangeait toujours ceux qui rentraient dans le moule, et malgré la méthode, il semblait ne pas différer des autres péons qui peuplaient ce monde. De ceux que tu manipulais à tour de bras, celui là t'indifférais, tant qu'il alignait le pognon à la fin, et que la mission permettait à Charlyse de faire ses armes, tu n'en demandais pas plus, sur ce coup là, t'étais pas très difficile. C'était drôle, ça te changeait.

Fleur t'avait dit que tu aurais fait un bon tueur à gages, c'était là que tu constatais avec un brin d'ironie qu'elle n'avait pas tord. Elle te connaissait bien, et tu savais que ce genre de sale boulot ne te poserait aucun problème, pour la simple et bonne raison que la méthode importait peu. Là, tu avais un but clair et net, pas forcément celui du contrat, mais tu le suivais. Ton plan s'étirait sur toute une gamme de stratagèmes, pour faire plier le reste, et t'élever. Tu l'avais prouvé, t'étais futé, plutôt démerde, et tu savais te battre intelligemment, ce job était taillé pour toi, à ceci près que tu aimais bosser seul. Là, il n'était pas question que de toi, et fatalement, tu l'avais pris en compte en tes calculs foireux que tu étais le seul à véritablement prendre le temps de faire, ça n'intéressait que toi, et peut être la miss d'Huntingdon, mais elle était à des années lumières de penser que tu exécutais ce genre de boulot ingrat. Bizarrement, tu savais que tu allais y prendre du plaisir, et de toute façon, tu en prendrais, te connaissant, un vrai joueur ne pouvait pas laisser passer une occasion pareil pour en tirer un certain plaisir en plus du profit. C'était le principe d'un travail gratifiant, si on oubliait le fait qu'il fallait nourrir son homme en oseille.

Ce qui comptait pour toi, c'était d'évaluer les risques. Et forcément, cela passait par une évaluation du nombre de pigeons en face.

-Ils ne sont pas plus d'une demi-douzaine. Sans compter les domestiques.

Du gâteau pour toi. Tu le savais, maximum six clampins, et même à deux contre un, tu avais tes chances, tu l'avais prouvé face à un ex mangemort et sa copine. Tu les avais allongé sans problème, Jugson et Sweet devaient s'en souvenir, alors là, c'était plus simple, les types ne devaient pas avoir leur niveau.
Si t'avais été seul, t'aurais probablement un peu moins cogité, comme toujours, tu aurais appliqué ton plan, ça marchait, tu alignais les autres en face, tu avançais dans l'ombre, t'en prenais un en traître, le dernier tu le fumais, basta. Le faire trois fois n'était pas un problème, et puis tu vas faire cracher au bassinet le bonhomme. Simple comme bonjour, à ceci près que Lyse ne pouvait pas tenir se rythme.

Si sur le papier elle avait l'air d'être une baguette de plus, donc une force de frappe supplémentaire, en pratique elle était plus un boulet pour toi qu'autre chose. Plus lente, moins habile, moins agile, moins discrète, moins efficace, et moins … moins toi au fond.
Tes méthodes marchaient bien quand tu étais seul, pour peu qu'il y avait quelqu'un d'autre, tu étais obligé de revoir tout le plan, les autres ne faisaient que te gêner, mais là, t'étais ici pour elle, donc tu n'avais pas à te plaindre à ce sujet, tu t'étais toi même foutu dans la merde, fallait assumer.

L'autre la fixait. Ça devait la rendre nerveuse. Cette gamine avait le don de savoir quand on la regardait. Des années de soumissions … dix sept pour être exact, c'était formateur, mais elle, elle avait un petit truc en plus. Ce petit truc qui faisait que tu te donnais la peine d'en faire quelque chose. Voir qu'il ne la lâchait pas du regard t'agaçait un brin intérieurement, et si tu ne laissais rien paraître, à la moindre parole tendancieuse, au moindre geste suspect, tu dégainais la baguette de Tyler et le type tombait raide, immobilisé. Ce porc n'avait pas intérêt à la toucher, son regard un brin pervers devant l'enfant qu'elle était … ça aurait pu te rendre malade si tu avais encore foi en l'humain.
Seulement tu devais la protéger cette gamine, et là, seul contre toi, l'autre n'avait aucune chance de s'en tirer, alors la vigilance était de mise. Et si elle n'avait pas la compétence pour s'en occuper, et elle le savait, toi, tu pouvais le faire, et c'était précisément pour ça que tu étais là, pour veiller sur elle, pas pour autre chose.

-Etes-vous sûre de vouloir agir, miss? Vous ne ne semblez pas en forme...

La petite Charlyse ne se débina pas pour autant.

On vous recontactera une fois le travail effectué.

Ça, ça te plaisait. Elle venait de le refroidir d'une phrase sèche, et si tu avais été expressif, t'aurais probablement souri. Un bref sourire en coin alors qu'elle quittait l'endroit. Elle voulait s'affirmer, elle aurait l'occasion de le faire tout à l'heure, car tu ne ferais pas tout le boulot, évidemment non.
Alors qu'elle descendait déjà les escaliers pour sortir de là, tu hochas la tête en guise de salut pour le créancier, il avait intérêt à respecter la part de son contrat, sinon ce qu'il avait commandé pour son copain, il le recevrait à son tour.

Tu pris ton temps pour te rendre dans la ruelle dans laquelle elle t'attendait. Elle ne se sauverait pas, trop furieuse contre toi et ce monde qu'elle ne comprenait pas. Inutile de se presser, elle allait essayer de te sermonner, et tu savais déjà ce qu'elle dirait, pour la simple et bonne raison que tu l'avais prévu depuis le début, que c'était ça que tu voulais voir, et pas autre chose. Il fallait qu'elle devienne une femme, ça passait par ce genre d'attitude rebelle, et pour ça, elle devait devenir adulte, être responsabilisée. Pour sûr qu'elle allait l'être, elle jouerait sa vie, ou presque, à ceci près que tu lui sauverais la mise en cas d'échec critique, mais ça n'arriverait, non … t'étais trop malin et prévoyant pour ça.
Elle allait faire comme avant, mais là, c'était la fois de trop. Elle réagirait violemment, son sang de Stuart l'obligerait à le faire, à tout plaquer, à se rebeller en détestant être manipulée, puis elle comprendrait son erreur. Elle verrait la part de manipulation pour arriver à un but simple et là, elle te ferait la morale sur son incompétence. Classique, tu allais simplement la rassurer, lui expliquer vite fait, puis mettre ton plan à exécution. Ça se passerait comme ça et pas autrement, tes prévisions l'indiquaient.

Fermant la porte du chaudron, le tintement de la sonnette fit sans doute se retourner Charlyse qui peinait à contenir sa rage, son moteur, ce qui allait faire d'elle une femme. Tout ça devait exploser, mais canaliser après, pour en devenir une force, elle apprendrait à le faire ce soir, ou alors, elle prendrait cher.
Elle se tenait droite, te fixait, sans broncher, sourcils froncés, les muscles tendus, sa gorge se soulevait au fur et à mesure que tu t'approchais d'elle. Tu voyais la tension en elle, et tu prenais un plaisir malsain en sachant qu'elle ne pouvait rien faire contre toi pour la simple et bonne raison que ta logique était tout simplement infaillible. T'étais un con mon pauvre Tryan, tu le savais, mais t'en avais rien à foutre, tu te croyais le meilleur, t'avais peut être raison, mais avec elle, tu te conduisais comme un salaud, et le pire dans tout ça, c'est que t'aimais ça, tu prenais ton pied à la manipuler. Ouais tu te sentais vivant, puissant, au fond, c'était un peu comme si l'ancien toi d'avant la mort d'Emily revenait, un vieux démon aux allures de déjà vu, à la fois réconfortant et bâtard.

Pourquoi ? Pourquoi me mettre devant le fait accompli et ne pas m’en avoir parlé avant ? Tu avais peur que je refuse ? C’est vrai que je l’aurais probablement fait parce qu’il est sûr que je suis incapable de mener à bien une telle mission ! Tu es complètement fou Tryan … Et tu va devoir te débrouiller seul, moi je rentre.

Mais bien sûr … vas y … tu reviendras la queue entre les jambes, tiraillée par la curiosité et le remord. T'avais besoin de savoir pourquoi, et surtout t'avais envie d'essayer, de braver tes obligations morales, de déjouer les règles, c'était dans ton sang Charlyse, tu devais le faire.
Et elle partit quelques secondes pour faire son bon de chemin de seul, mais peu de temps.
Deux pas. À peine plus. C'était la maigre distance qu'elle avait réussi à faire seule, rien que deux pas de fourmis, rien de rien. Ma pauvre Charlyse, tu ne comprenais vraiment rien, il n'y en avait qu'un pour tirer les ficelles, et à ce jeu là, tu avais plus fort que toi en face, c'était pas faute de te l'avoir déjà prouvé nan ?

Dès le début, tu l'avais piégé, sans qu'elle ne puisse rien dire, prisonnière de ses propres démons. On aurait pu te traiter de salaud, mais tu n'en aurais rien eu à faire, là, il s'agissait de son avenir, et si elle ne se pliait pas à ta volonté, elle n'en aurait pas. Si elle ne le comprenait pas maintenant, cela viendrait plus tard. D'un autre coté, tu aurais pu lui exposer les choses calmement, et la convaincre, mais ça aurait suffi pour que le contrat vous passe sous le nez, là, tu avais toutes les cartes en main pour jouer.
C'était sans doute pour ça qu'elle revenait d'ailleurs, oh c'était même sûr, elle voulait progresser, et savait que te faire confiance était sa seule vraie option.

Les bras croisés, elle croyait pouvoir s'affirmer en face de toi, soutenant ton regard, mais elle ne pouvait pas pousser le vice, tiraillée par cette faiblesse qui la faisait humaine, alors que toi … l'avais tu un jour été ? Tu n'en étais même plus sûr, et tu ne le serais probablement plus jamais.
Mais tu ne souhaitais pas y penser, une perte de temps, la mission attendait, et tu voyais devant toi une gamine qui attendait gentiment qu'on lui colle une baffe pour seules explications, du moins, c'est ce que ton padre aurait fait, toi tu étais un autre homme. Plus fin, plus réfléchi, son contraire à peu de choses près, tu ne supportais de toute manière pas la comparaison avec lui.
Cependant, elle n'allait tout de même pas se laisser faire, non, sinon cela aurait été trop simple pour toi, il fallait qu'elle se fasse une place, elle essayait par les mots, elle essayerait par les actes.

C’est un test c’est ça ? Tu veux voir ce dont je suis capable ? Alors n’oublie pas de me dire au revoir parce que je m’en sortirais pas et je refuse que tu risque ta vie une nouvelle fois pour moi.

Et elle te fixait, un brin agacée, mais ô combien curieuse, piégée, tout simplement, elle n'avait pas le choix, elle devait se laisser faire, difficile alors que tu lui apprenais à s'émanciper, mais là, avec toi, c'était différent. Il y aurait toujours cette évidente supériorité, son statut par rapport au tiens, ça ne pouvait pas en être autrement, mais elle ne savait pas ce que tu pensais d'elle. D'ailleurs toi, le savais tu vraiment … ce que tu pensais d'elle ? Tu perdais la boule mon vieux, et le pire, c'est que tu le savais, et que tu n'avais rien envie de faire pour que ça change. Parce que vivre dans le passé ça t'arrangeait, te reposer sur tes lauriers acquis par la prétention et le talent naturel dénué de travail, ça tu connaissais, ça tu aimais, mais c'était fini ce temps là Tryan … maintenant il fallait travailler, faire des efforts pour des bouseux qui n'en valaient même pas la peine. Vulgairement ça te trouait le cul, mais t'avais pas le choix.
C'était valable pour elle, comme pour la politique, mais pour cette dernière, tu avais Eris pour te sauver la mise, même si tu refusais de l'admettre, sans lui, tu ne serais pas devenu grand chose.
Et elle, elle avait besoin de toi.

Tu fis un pas, pas plus, tout était mesuré dans tes gestes, rien de brusque, rien de volontairement déplacé, tout était calculé pour que cela se passe ainsi et pas autrement, qu'elle se laisse faire, envahir par le venin que tu allais lui injecter directement dans le crâne pour qu'elle s'en persuade et que tout se passe comme prévu. C'était presque affligeant de voir qu'en une gamine en qui tu avais 'confiance', tu te sentais obligé de la manipuler, pire, tu aimais ça mon salaud …
Ta main gantée gauche vint se poser sur son épaule en face, puis ta main droite vint caresser du revers sa joue gauche, calmement, alors qu'elle soutenait ton regard mais devait se sentir un brin gênée, confuse, tout ce dont tu avais besoin pour lui retourner le cerveau de la manière la plus simple, et accessoirement la plus dégueulasse.
Et forcément, en français, calmement, avec une teinte de fond froide, mais pas dénué d'un sentiment ambiguë, tu lui expliquas la chose, omettant ce qui dérangeait comme tu l'avais toujours fait.

« Lyse … crois tu que s'il y avait un risque pour qu'on y passe je t’amènerais ici ? Franchement ? »

La jolie question de rhétorique qui la forçait à prendre conscience que ta vision était différente, et naturellement meilleure et plus juste. Naturellement, tu exécutais une prouesse machiavélique, ni vu ni connu, comme un hibou livrait une lettre, d'une facilité.
Et tu la fixais, pour ne pas qu'elle décroche, comme si tu lui lançais un Imperium de par ce regard dont elle ne pouvait se défaire. Toutes les armes étaient de ton coté …

« Tu ne courras aucun risque tant que je serais là … et c'est précisément pour ça que je t'accompagne. »

Tu lui caressais une dernière fois la joue, et tu détournais le regard, ôtant la main de son épaule pour qu'elle se croit libre de réfléchir et qu'elle se fasse un avis. Enfin, ton avis, à savoir qu'elle croit qu'elle était en sécurité, qu'elle pouvait être sereine, tout ça pour pas qu'elle te fasse chier avec ses jérémiades.
Lui indiquant d'un signe de main la direction à prendre, elle marchait à coté de toi sur le chemin blindé de monde. C'était l'occasion pour toi de lui expliquer un peu le fonctionnement de la mission, et le pourquoi de tout ça, pimenté d'un peu de mensonges pour faire passer la pilule plus facilement.

« C'est l'occasion de mettre en pratique ce que tu as acquis à l'entraînement. Si ça te paraît bien peu comparé à ce que six ou sept années d'études t'ont apportées, tu verras que les choses sont différentes une fois sur le terrain. »

Un gars qui marchait en face de toi te bouscula, mais ce fut lui qui bougea à l'impact. Pauvrette, c'était épidermique chez toi ce genre de réaction, alors tu tournais la tête pour voir le gars qui te fuyait du regard, l'irrépressible envie de le défier en duel, et de l'humilier, mais ça, c'était un détail, et t'avais vite fait d'oublier ce qui n'était pas important pour te concentrer sur l'objet de tes souhaits, à savoir ici la mission.
Direction l'allée des embrumes.

« Aucun risques, j'ai tout prévu, et je t'expliquerais ça une fois qu'on sera installés ... »

La porte du bar grinça un coup. Ce vieux bar un peu miteux et mal fréquenté, mais une place de choix s'offrait à vous là bas.
Alors que le patron vous saluait, tu désignas à la demoiselle une place à prendre près de la table vers la fenêtre, tu te rendis au comptoir pour indiquer au patron que vous alliez commander un truc à boire et que vous aimeriez être tranquille. Moyen assez simple de lui suggérer d'éviter les emmerdes, parce que tu savais que ce genre d'établissement était propice à l'embrouille.
Une fois retourné vers Charlyse qui devait s'impatienter, comme toute bonne apprentie, tu lui désignas discrètement le bâtiment visible par la fenêtre.
Quatre étage, une façade en pierre, quelques balcons. De là, une vision impeccable sur cette façade, et a posteriori, sur le chemin qui menait aux recoins sombres derrières le bâtiment.
Et tu lui adressas un simple regard avec un sourire en coin pour lui faire comprendre que c'était la cible.

Le larbin vint prendre les commandes, type crasseux au regard lubrique qui aurait pu draguer la petite si elle avait osé un décolleté, mais à ta simple présence, il avait été refroidi, probablement par ton attitude passive face à sa présence.
Après la commande, il t'apporta ta bièraubeurre que tu commenças de siroter. Une fois tranquilles, venait le moment de lui expliquer ton plan, mais à voix basse et surtout en français.

« La tâche n'a rien de complexe … je pourrais même la mener à bien seul, mais tu dois te faire la main, et c'est mieux que je sois là. Donc comme c'est une première, je vais te montrer ma méthode. »

Un nouvelle gorgée de cette mixture pas forcément goûteuse mais qui se buvait, et on y retournait.

« Et avant que tu me demandes ce qu'on fait là, je te réponds, on attend. Et on observe. Le temps de boire une bière tranquillement, et de voir si on a des mouvements à l'intérieur.

Pis on ira se prendre un petit en-cas dans le resto en face. Pour avoir une vue de devant. Après quoi … je verrais pour un plan. »


L'idée était là, observer, jauger, et faire en sorte que tu puisses te faire une idée plutôt correcte, et pondre une stratégie qui vaille le coup.
Elle n'avait pas encore ton expérience dans le domaine, la petite devait se dire que tu perdais ton temps, si elle savait vraiment ce que tu avais en tête à ce moment là, elle se serait probablement barrée en courant.
Mais la chose n'était pas très compliquée au fond, il suffisait juste d'être opportuniste, et tu savais mieux que quiconque le faire.
Alors la chose était simple, une fois la bière terminée et payée, t'irais mangé un bout en face et après … la mission commencerait réellement.


---------------------------------------------------------------------


Terminant le gueuleton, le regard loin devant, une légère brise dans le dos, tu ne pouvais pas t'empêcher à ce que serait la suite.
Dans cette pose, tu ignorais presque totalement Charlyse, qui n'avait eu pour l'instant que le temps de se faire une idée de l'hôtel. Mais toi, tu avais déjà ton plan de prêt, tout était prêt pour le grand feu d'artifice, du moins, ça y ressemblerait. Tu avais toujours eu horreur des métaphores, mais là, ça ne pouvait pas être autrement, tu n'avais pas vraiment trouvé d'autre préparation qui pouvait convenir, alors fatalement, tu faisais avec les moyens du bord.

Suivant du regard une vendeuse de fleur qui faisait du charme à un garde l'hôtel, à l'instant, à peine arrivée. Tu te tournas vers Charlyse, du moins que le buste, et tu ajoutas avec désinvolture :

« On bouge. »

C'était la discrétion rêvée, l'opportunité à ne pas rater. Tu avais déjà payé la notre, maintenant il fallait bouger. Avec calme et sans te presser, tu laissas passer Charlyse, lui posant une main sur l'épaule pour orienter sa marche en direction du flot de badauds du chemin.
Une fois dans la foule, tu lui chuchotas à l'oreille en français :

« Prochaine ruelle à droite. »

Elle ne devait pas comprendre ton stratagème, tant pis pour elle. Quand vint le moment de sortir de la masse, la gamine eut envie de se retourner pour voir si elle n'avait pas été suivi, mais faux pas, tu lui rentras littéralement dedans, ta masse bien supérieure à la sienne la stoppant dans cette entreprise. Et vous vous enfonciez alors dans l'endroit sombre, là, tu lui fis signe de se rabattre sur le coté, contre le mur.
Vint alors le moment des explications rapides. À coté d'elle, toi aussi dos au mur, tu parlas plutôt vite, mais son cerveau aurait le temps d'enregistrer, suffisait qu'elle écoute attentivement.
Si elle n'y parvenait pas, alors elle ne parviendrait jamais à rien.

« Il va falloir lancer la diversion. Le garde ne nous a pas vu, c'est très simple, on va démarrer un bon feu dans le bas de l'immeuble. Une fois fait, on va retourner dans les badauds … là, l'incendie démarrera, on fera mine de rien, on continuera le chemin, puis on s'arrêtera pour regarder la scène. Si le travail est bien fait, ils vont faire évacuer le bâtiment. Là, il faudra agir vite, une fois le bâtiment vidé, on va poursuivre pour entrer dans la seconde ruelle qui borde l'hôtel, on contournera le jardin, tu enfileras ce masque pour éviter les vapeurs et cacher ton visage. Puis on grimpera jusqu'au troisième, il doit être là bas, c'est là qu'il y a le moins d'activité. On entre dans son bureau, je bloque les moyens de sortir magiquement, puis on attend patiemment qu'il revienne.

Une fois à l'intérieur de la pièce, on neutralise les éventuels présents avec lui. On récupère leur baguettes, puis tu lui fais signer le contrat. C'est toi et toi seul qui gère cette partie, communique le moins possible avec moi. Pas de français, qu'en anglais, et je ne te répondrais pas, sinon mon accent va me trahir. Compris ? Pas de sorts trop sonores, fais simple et efficace. »


Voilà le plan, tout ce que l'observation t'avait permis de voir, maintenant, il fallait y aller.

« Je m'occupe du feu recule toi. »

Une fois qu'elle avait quitté le coté du mur, tu visas une fenêtre. D'un sort simple, une entaille suffit, juste de quoi passer ta main. Regardant attentivement, tu ne voyais personne, tant mieux. Le choix du sort fut simple. Un bref Pâra Helios que tu guidas magiquement pour aller toucher les lumières présentes. Et le tout commença à prendre feu gentiment, sans fumée, rien.
Maintenant, vous aviez le temps de vous barrer.
T'adressant à Lyse, il y avait un détail que tu avais oublié, mais tu espérais qu'elle avait ce bagage là …

« C'est fait, on se désillusionne et on repart dans la foule. »

Disparaissant d'un coup de baguette, tu ne fis pas attention à Lyse sur le coup, et disparut presque facilement. Suite à quoi, tu t'engouffras dans le flot de badaud avant de réapparaître de l'autre coté de la rue. On commençait à voir la fumée, et une légère odeur de brûlé. Maintenant, il ne restait qu'à attendre la réaction des victimes de ton plan. Te tournant, tu trouvas Charlyse à tes cotés, tu n'avais pas vu comment elle s'était démerdée pour te suivre, mais elle était là, c'était le principal. D'un bref sourire satisfait, tu reportas ton regard sur le premier étage qui flambait, avant d'ajouter en français et à voix basse sur un ton railleur et non moins amusé :

« Maintenant admire le travail d'artiste ... »
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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Sam 23 Mar - 16:37

Son regard pesait sur moi … Mais pourquoi est-ce que j’attirais son regard ? Parce que j’étais jeune ? Parce que je ne semblais pas à ma place ? Même s’il avait raison, je ne le laisserais pas le remarquer. Il avait beau me fixer de longues minutes, il ne verrait rien, non rien de rien … J’avais l’habitude d’un tel regard …

Etes-vous sûre de vouloir agir, miss? Vous ne me semblez pas en forme...

Je ne répondis pas … Me contentant de lancer une phrase banale, je quittai la pièce d’un air furieux. J’en voulais à Tryan, je lui en voulais beaucoup. J’avais confiance en lui et voilà ce qu’il m’obligeait à faire ? Oh non que je n’allais pas être obligé. Il me suffisait juste de dire non et tout irait bien. Oui c’est ça ! J’étais en train d’essayer de me rassurer mais me rassurer contre quoi ? Contre le fait d’avoir été manipulée ? Contre le fait d’avoir peur de l’échec ? Ou contre le fait que j’avais envie de tenter l’expérience ?

La clochette de la porte d’entrée tinta et je me retournai furieusement tout en regardant Tryan qui s’avançait vers moi. On dirait qu’il prenait plaisir à me voir dans cet état. Il savait d’avance comment j’allais réagir, il commençait à me connaître aussi bien que moi je me connaissais et il en profitait …

Tout au long de mon discours, il resta silencieux. Il paraissait si sûr de lui que ça me fit augmenter ma colère. C’est cette colère qui m’obligea à lui dire de se débrouiller seul, c’est cette colère qui me fit tourner les talons pour m’éloigner mais c’est aussi cette colère qui me stoppa net en me laissant muette. Il fallait que je contrôle cette colère et c’était peut-être le moment idéal pour ça …

Revenant vers le français, je tentai de soutenir son regard. Ce n’était pas évident, j’avais du mal à comprendre ce regard … Si je savais quand on me regardait, dès que je levais la tête, j’oubliais littéralement le pourquoi je voulais regarder la personne. Je manquais de confiance en moi, c’était certain mais je n’étais pas sûre que Tryan soit le mieux placé pour m’aider …

Quand il s’avança, je faillis reculer à mon tour. Mais je n’allais pas lui montrer que j’appréhendais sa réponse, que je le craignais un peu après ce qu’il m’avait déjà fait subir lors des entrainements. Sa main sur mon épaule ne me dérangea pas du tout mais l’autre … Qu’il me caresse ainsi la joue me troubla. Je restai immobile, tentant de mettre de l’ordre dans mes idées alors qu’il me lançait quelques mots dans sa langue maternelle.

Lyse … crois tu que s'il y avait un risque pour qu'on y passe je t’amènerais ici ? Franchement ?

Ses mots avaient du mal à franchir la barrière de mon cerveau, je n’arrivais pas à penser avec le geste presque délicat de Tryan, geste auquel il ne m’avait pas habitué. Il parlait de risque … Les risques il y en avait partout … A cet instant même, c’était un risque de nous trouver dans cette ruelle et pourtant on y était !

Tu ne courras aucun risque tant que je serais là … et c'est précisément pour ça que je t'accompagne.

Il m’accompagnait … Oui … je commençais à comprendre mieux … C’était une épreuve, un nouvel entrainement que j’étais en train de subir … Mais au lieu d’être bien au chaud dans la demeure glaciaire, c’était en situation réelle … Quelque chose de bien plus intéressant, bien plus … excitant …

C'est l'occasion de mettre en pratique ce que tu as acquis à l'entraînement. Si ça te paraît bien peu comparé à ce que six ou sept années d'études t'ont apportées, tu verras que les choses sont différentes une fois sur le terrain.

L’entrainement … voilà peu de temps que j’avais commencer … J’étais même surprise qu’il veuille déjà tenter quelque chose d’aussi important. Enfin c’était comme ça que je le voyais. J’avais peur et en même temps je savais que je pouvais lui faire confiance. Jamais il ne m’avait laissé tomber, voir même c’était le seul qui ne m’avait pas abandonné.

Hochant la tête doucement, j’acceptai de le suivre, même si je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, après tout c’était pareil à chacun de mes entrainements, je devais m’adapter à la situation le plus rapidement possible et sans rien dire. J’y arrivais de mieux en mieux donc finalement peut-être que c’était pas mal de faire ça maintenant …

Aucun risque, j'ai tout prévu, et je t'expliquerais ça une fois qu'on sera installés ...

M’expliquer … C’était pas trop tôt ! Après m’avoir menti et avoir osé me mettre devant le fait accompli, il allait enfin s’expliquer ! Entrant dans le bar, je saluai le barman d’un signe de tête avant de m’installer à la table que m’avait désigné le français. Me posant sur une chaise, j’en profitai pour examiner rapidement les lieux. Si j’étais là c’était pour apprendre et je comptais bien montrer à mon cousin que finalement il avait eu raison de tenter cette approche.

Prenant le verre de jus de cerise que m’avait apporté le barman, je trempai mes lèvres dedans tout en écoutant le jeune homme. Un léger regard par la fenêtre pour regarder le bâtiment dans lequel nous devions entrer avant de me concentrer entièrement sur ses paroles.

La tâche n'a rien de complexe … je pourrais même la mener à bien seul, mais tu dois te faire la main, et c'est mieux que je sois là. Donc comme c'est une première, je vais te montrer ma méthode.

Une première ? Bon bah déjà ça c’était un renseignement, je n’allais pas être déçue de mon entrainement je crois et il allait surtout falloir que je m’attende à tout de la part de mon cousin.

Et avant que tu me demandes ce qu'on fait là, je te réponds, on attend. Et on observe. Le temps de boire une bière tranquillement, et de voir si on a des mouvements à l'intérieur. Pis on ira se prendre un petit en-cas dans le resto en face. Pour avoir une vue de devant. Après quoi … je verrais pour un plan.

Tournant la tête vers la fenêtre, je pris le temps d’observer plus en détails le bâtiment. Je n’arrivais pas à croire à ce que j’allais faire … Heureusement que Tryan ne me demandait pas aussi de lui proposer des idées pour le plan parce que j’en serais incapable. Pour ça il m’aurait fallut beaucoup plus de préparation et surtout que je suis dans un autre état mental que celui dans lequel j’étais.

----------------------------------------------------------

Petit repas simple … J’avais eu du mal à manger sans doute trop stressée par ce qui m’attendait dans la soirée mais je m’étais forcée à cause de Tryan. Il ne fallait pas que je sois faible au moment où je devrais agir. Par Merlin … Rien que dire ça me faisait peur alors dans le feu de l’action … j’avais vraiment peur d’agir en cracmole …

On bouge.

Hein quoi ? Maintenant ? Reposant mon verre, je me levai et sortis du restaurant. La main du français vint se poser sur mon épaule pour me guider. Je me laissai faire malgré mon cœur qui battait la chamade. J’aurais voulu faire demi-tour et m’enfuir en courant mais il était trop tard, je me devais de ne pas le décevoir, lui mais aussi la personne qui nous avait confiée la mission parce qu’après tout, ce n’était pas que pour moi que j’étais là …

Prochaine ruelle à droite.

La ruelle ... A droite … C’était pas l’entrée principale … Tant pis, il avait dit avoir un plan donc je devais l’écouter. Au moment de tourner, j’eue un léger arrêt et voulu vérifier que Tryan me suivait bien mais il me rentra dedans, m’obligeant à avancer et à accélérer. M’engouffrant dans la ruelle, je m’adossai au mur comme mon cousin et attendit la suite.

Il va falloir lancer la diversion. Le garde ne nous a pas vu, c'est très simple, on va démarrer un bon feu dans le bas de l'immeuble. Une fois fait, on va retourner dans les badauds … là, l'incendie démarrera, on fera mine de rien, on continuera le chemin, puis on s'arrêtera pour regarder la scène. Si le travail est bien fait, ils vont faire évacuer le bâtiment. Là, il faudra agir vite, une fois le bâtiment vidé, on va poursuivre pour entrer dans la seconde ruelle qui borde l'hôtel, on contournera le jardin, tu enfileras ce masque pour éviter les vapeurs et cacher ton visage. Puis on grimpera jusqu'au troisième, il doit être là bas, c'est là qu'il y à le moins d'activité. On entre dans son bureau, je bloque les moyens de sortir magiquement, puis on attend patiemment qu'il revienne.
Une fois à l'intérieur de la pièce, on neutralise les éventuels présents avec lui. On récupère leurs baguettes, puis tu lui fais signer le contrat. C'est toi et toi seul qui gère cette partie, communique le moins possible avec moi. Pas de français, qu'en anglais, et je ne te répondrais pas, sinon mon accent va me trahir. Compris ? Pas de sorts trop sonores, fais simple et efficace.


C’est dans un tel moment que j’appréciais d’avoir appris le français et d’avoir entendu ma mère le parler … Il enchainait si vite les phrases que sans ça, j’aurais été perdue rapidement. Là les mots pénétraient mon esprit avant que mon cœur ne loupe un battement. Moi j’allais devoir m’occuper seule d’une partie de la mission ? Je comprenais qu’il ne veuille pas se faire reconnaître mais ma voix était limite celle d’une gamine, comment l’homme en face pourrait-il me craindre ? Parce que Tryan était là ? Possible … Voir même certain !

Je m'occupe du feu recule toi.

Hochant la tête pour lui faire comprendre que j’avais tout suivi, je m’éloignai doucement de la fenêtre et le regarda agir. Un léger sourire passa sur mon visage quand il utilisa le sort de flamme. J’avais hâte de savoir le faire moi aussi. Bientôt j’y arriverais, bientôt je serais aussi douée que lui pour les sorts de feu. Je rêvais ? Et alors ? C’était beau de rêver parfois !

C'est fait, on se désillusionne et on repart dans la foule.

Hein quoi ? Désillusionne ? C’était inconnu pour moi ça ! Ouvrant la bouche pour répondre, je n’eue pas le temps que le jeune homme était déjà parti. Me retenant de l’appeler, je me mis à observer autour de moi rapidement, cherchant un moyen de le rejoindre sans problème. Regardant l’autre côté de la rue, je compris de suite le moyen le plus simple. Me concentrant, je transplanai rapidement vers la ruelle en face avant de rejoindre d’un pas rapide, le jeune homme. J’étais fière de moi sur ce coup-ci mais il allait falloir qu’il m’apprenne ce sort rapidement sous peine de me faire avoir à nouveau la prochaine fois ! Tiens ! Voilà que je parlais de prochaine fois ! Il fallait d’abord que je réussisse cette épreuve si je voulais passer à l’étape suivante, et pour le moment je n’avais rien fait de spécial …

Maintenant admire le travail d'artiste ...

Reportant mon attention sur le bâtiment, je ne pus m’empêcher de sourire en voyant la fumée qui commençait à sortir par les fenêtres. C’était limite excitant comme mission et je commençais à me dire que j’aurais vraiment regretté de ne pas participer à ça. J’étais une adulte maintenant et il fallait bien que je commence à travailler. Des débuts aux côtés de Tryan n’étaient pas un mal, voir même c’était l’idéal …

Des cris commençaient à retentir alors que les portes du bâtiment s’ouvrir pour laisser sortir quelques personnes. La foule avait ralentie sa marche, voir même s’était arrêter pour observer ce qui se passait. Nous étions donc en parfaite discrétion au milieu des autres à regarder ainsi les flammes qui jaillissaient par endroit. Des lueurs rougeoyantes dansaient derrière les carreaux, éclairant la rue bien plus que les lumières publiques.

Bientôt il allait falloir qu’on passe à l’action, qu’on se faufile à l’intérieur discrètement pour pouvoir accomplir la mission. Je savais être discrète mais serais-je efficace lorsque viendra le moment de sortir ma baguette ? Il fallait que j’assure … Si Tryan m’avait emmené avec lui, c’était qu’il avait au moins une petite confiance en mes capacités et rien que ça, ça me motivait à me surpasser …
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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Sam 30 Mar - 14:48

HJ: Excusez-moi pour l'attente. Une fois de plus, si vous voulez des précisions, je peux retoucher mon RP.
_____________


Von Hebertoy était un peureux, il craignait sans cesse que l'on s'en prenne à sa personne. L'ennui, c'est qu'il s'était fait quelques ennemis, qui en voulaient effectivement à sa personne. C'est pour cela qu'il passait le plus clair de son temps dans son hôtel particulier, sur le Chemin de Traverse, entouré de sa garde.
En fait de garde, le Hollandais, qui était également d'une avarice hors pair, s'était surtout attaché les services de pauvres gars qui écumaient les bars à la recherche d'un emploi. Ces gorilles avoisinaient pour la plupart les deux mètres de haut, avec des épaules larges comme une armoire, mais pour ce qu'ils connaissaient de la sécurité... Leur talent de sorcier était probablement assez modeste, on murmurait même que l'un d'eux était un cracmole. En bref, s'ils avaient des allures d'ogres, en vérité, aucun d'entre eux ne serait en mesure de rivaliser avec un exécuteur de nuisibles. Finalement, la pingrerie de Von Hebertoy l'emportait sur sa soif de sécurité. Et c'est ce qui expliquait l'évènement suivant.

Alors que l'immeuble baignait dans la fraîcheur paisible de la nuit, un murmure s'éleva au sein de l'établissement privé. Il y eut des éclats de voix de plus en plus distincts, et le garde installé à l'entrée sursauta lorsqu'une voix s'exclama:

-Mais, nom d'une gargouille, ça brûle ici!

La porte d'entrée s'ouvrit sur le passage d'un autre garde, furibond, qui héla son camarade.

-Qu'est-ce que tu fabriques? Le premier étage est en train de cramer!
-Comment?
-Il y a le feu, je te dis!


Les deux hommes retournèrent précipitamment à l'intérieur. Cette fois, le vacarme était tel qu'il n'échappa pas au voisinage. Les quelques passants nocturnes s'arrêtèrent, rejoints par les occupants du restaurant d'en face. Très vite, une petite foule prit forme devant l'immeuble. Von Hebertoy apparut alors sur le balcon au dernier étage, et exprima sa fureur.

-Qu'est-ce que c'est que ce vacarme? Que se passe-t-il, ici?
-Au feu! Lui répondit une voix de la foule.
-Il faut évacuer l'hôtel, monsieur! Ajouta un garde qui était retourné dans la rue.

Von Hebertoy disparut du balcon, mais on entendit ses jurons à travers les cloisons tout le long de sa descente. Il ne fallut pas plus de deux minutes pour que l'entrepreneur apparaisse dehors, suivi d'une partie de son escorte.

-Alors, qu'est-ce que c'est, ce cirque?
-Le petit salon du premier étage a pris feu, patron!
-Et qu'est-ce que vous attendez ici? Que tout parte en fumée?
-Neil et Berton sont en train d'éteindre le feu.
-Mais comment cela a pu arriver?


Son escorte ne trouva de réponse à lui donner. Scrutant la façade de l'hôtel d'un oeil inquiet, ils attendirent bêtement la suite. Un badaud suggéra d'alerter le service du feu, mais Von Hebertoy ignora la suggestion. Une odeur de brûlé se répandait dans la rue, et une épaisse fumée noire sortait par les fenêtres. Finalement, un des gorilles du Hollandais apparut à la fenêtre du premier étage.

-Ca y est, c'est éteint, monsieur.

Von Hebertoy soupira et retourna à l'intérieur. L'air était quasiment irrespirable, il ordonna aux elfes de maison d'ouvrir toutes les fenêtres et monta au premier. Le Hollandais s'attendait à découvrir une pièce dévastée. En réalité, le tapis du petit salon s'était enflammé, mais ses hommes avaient maîtrisé assez vite l'incendie. La pièce était trop enfumée pour pouvoir y rester. Il revint sur le palier avec ses deux pompiers de fortune. Von Hebertoy ne cacha pas sa colère.

-Alors c'est pour ça que je vous paye? Mon hôtel peut brûler à tout moment, il n'y en a pas un pour réagir!
-C'est un chandelier qui s'est renversé sur le tapis, monsieur... Répondit timidement l'un des deux hommes.
-La belle affaire! Allez donc vérifier qu'il n'y a pas une autre pièce qui brûle, si vous n'êtes pas trop occupés! Et dites aux elfes de venir me nettoyer cet endroit.

Le Hollandais ordonna ensuite qu'on fasse disperser la foule devant l'hôtel. On lui proposa une nouvelle fois d'appeler les services de lutte contre le feu, mais il refusa. Von Hebertoy dut patienter un long moment à l'extérieur avant que l'air ne devienne un peu plus supportable dans sa demeure. Il soupira une nouvelle fois. Il était en train de faire ses comptes et cet incident tombait au plus mal.







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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Sam 30 Mar - 16:12

Le bâtiment commençait à brûler, c'était assez impressionnant de voir à quel point on pouvait détruire un endroit en quelques secondes sur le chemin de traverse. D'autant plus que là, il n'y avait pas de raison qu'un incendie se déclare, mais disait on que c'était en racontant les plus gros mensonges qu'on arrivait à se faire crédible. Tu ne fonctionnais pas vraiment comme ça, mais sur ce coup là, fallait avouer que ça marchait du feu de dieu.
Déjà on apercevait le long panache de fumée noire qui s'élevait dans le ciel, nuage toxique dont l'odeur brûlait les narines des présents, dans la majeure partie des cas, la curiosité était telle que l'on oubliait presque qu'il s'agissait d'un incendie, en ça, la connerie des autres te servait bien plus qu'autre chose.
Scrutant la bâtisse, tu remarquas une personne sortir sur un balcon, visiblement fortement agacée par l'incompréhension qui régnait, et le vacarme qui en résultait. Donnant sur la rue, le pauvre diable s'adressa à la foule comme un tribun à son peuple :

-Qu'est-ce que c'est que ce vacarme? Que se passe-t-il, ici?

Alors donnant un coup de coude léger à Lyse, tu lui désignas l'endroit et la scène, voir l'acteur.
Son comportement ne trompait pas, il était autoritaire, et se pensait supérieur, le profil type du gars qui dirigeait une société et qui n'avait pas spécialement reçu de résistance de la part de quelqu'un depuis un moment.
Fallait que tu lui expliques, et naturellement le français était de rigueur.

« Regarde … retiens bien l'emplacement et la tête de notre cher ami ... »

Ce serait à elle d'agir. Et couvert par le vacarme de la foule, les dires ne pouvaient être clairement entendus par le reste, fallait il déjà que l'un d'eux parle français.
Alors qu'un autre badaud hélait à la cible qu'un feu c'était déclaré, le sieur que tu allais plumer disparut du balcon, sans doute pour évacuer les lieux. Réflexe presque instinctif, tu tiras de ta poche ta montre à gousset retourneur de temps. L'idée était simple, regarder le temps qu'il prendrait pour descendre, et évaluer ce même temps pour savoir où aller.
La gamine te regarda faire, elle devait se douter de ton plan, mais sans vraiment avoir la même clarté d'esprit que toi, ce n'était pas ce que tu lui demandais de toute manière, elle allait déjà avoir fort à faire par la suite, pas besoin de lui demander de pondre une stratégie qui, de toute façon, serait forcément moins bonne que la tienne.

Là, elle allait devoir assurer avec sa baguette, et ne pas manquer de cran, face à un type beaucoup plus vieux qu'elle, qui ne se laisserait probablement pas faire, elle allait devoir gérer ça de manière instinctive, car elle fonctionnait comme ça. Ce n'était pas la meilleure méthode selon toi, mais ça avait le mérite de marcher. Quoi que, dans le pire des cas, tu étais là pour régler la chose, mais mieux ne valait pas que tu t'en mêles, c'était sa mission, t'étais là que pour veiller à ce que rien ne lui arrive. Et de toute façon, il ne lui arriverait rien.

Et un groupe sortit dans la rue, alors que le patron continuait de hurler sur ce qui était ses gardes et larbins. De là où vous étiez, il aurait été difficile d'en rater une miette tant il faisait un bordel hallucinant.

-Alors, qu'est-ce que c'est, ce cirque?
-Le petit salon du premier étage a pris feu, patron!
-Et qu'est-ce que vous attendez ici? Que tout parte en fumée?
-Neil et Berton sont en train d'éteindre le feu.

Ils étaient encore deux dedans, ça se tentait comme approche. Attrapant la miss par le bras, tu la forças presque à te suivre, lui lâchant la main après quelques secondes, elle comprit qu'il fallait te suivre sans broncher et le plus discrètement possible de toute évidence.
Toujours attentif à la conversation, cela fit tilt lorsqu'un des badauds supposa qu'appeler les services magiques des accidents serait une bonne chose, mais comme prévu, le patron refusa. Évidemment, son affaire résultait de la magouille, une arrivée du ministère porterait les autorités à une inspection, et fatalement, à trouver des choses peu légales. Du coup, c'était comme tu l'avais une énième fois prévu.
Continuant votre route, vous arriviez à hauteur de la sortie de la masse de la foule quand tu gardes passa la tête par la fenêtre pour s'adresser au patron.

« On bouge. »

Maintenant, il ne fallait pas traîner. L'attrapant par le bras, tu transplanas directement derrière l'entrée du bâtiment. Tu enfilas rapidement le masque métallique duquel on ne pouvait voir que tes yeux. Tu rabattis ton capuchon et laissa Lyse faire de même avant d'ouvrir la porte magiquement, de rentrer et de la refermer si sec derrière.

Il y avait de la fumée, il fallait avoir une bonne vue pour se repérer, ce qui n'était pas forcément ton cas, mais en te mettant accroupi, tu constatas rapidement que l'escalier n'était pas loin.
La fumée couvrirait vos formes, mais mieux valait se désillusionner, c'était plus prudent. D'autant que les vapeurs n'étaient pas forcément bonne pour vos poumons, heureusement que les masques couvraient vos voies respiratoires. Encore une fois, tu avais pensé à tout.
Une fois relevé, tu lui fis signe de prendre l'escalier et de passer devant, mieux valait que tu sois derrière pour assurer le coup en cas de problème.
Petit coup d'oeil discret à la montre, deux minutes top chrono.
La laissant partir devant, tu disparus dans la brume sous l'effet de la désillusion. Arrivant sans un bruit dans la salle d'à coté, où les gardes étaient trop occupés pour constater un trouble dans le décor, de toute façon impossible à voir à cause de la fumée.
Du bruit ? Déjà ?
Il fallait accélérer le pas.

Montant dans les escaliers, tu constatas avec dépit que Lyse n'avait pas fait beaucoup de chemin. Elle hésitait de trop et surtout, elle ne s'était pas désillusionnée, problème de taille, et bien que la fumée était également à l'étage, ça n'empêchait pas qu'on eut pu l'apercevoir. Heureusement, personne n'avait pu la suivre vu que tu la couvrais. Sans toi, elle aurait été mal.
Il en fallait peu pour t'agacer, mais là, c'était toi qui avait merdé, tu aurais du lui apprendre ce sort bateau … tant pis, à la guerre comme la guerre, tu devais trouver une parade, et il ne fallut que quelques secondes pour que tu l'aies.
Réapparaissant à coté d'elle en la faisant sursauter, tu pointas ta baguette sur elle et informula un sort de cryomancie. C'était pas grand chose, mais au moins ça allait la camoufler un brin.
Une brume blanche enroba sa silhouette fine, la faisant disparaître dans une brume plus épaisse, semblable à de la fumée, elle était alors dans une masse difforme et brumeuse.
À ton tour de disparaître, et tu jetas un coup d'oeil à la montre. Une minute. C'était l'étage suivant probablement.
Tu posas ta main sur son épaule, et go.

Grimpant par la continuité des escaliers dans la suite du bâtiment, vous arriviez alors à l'étage.
Maintenant, il fallait trouver le bureau du monsieur.
Pas évident vu le nombre de pièce.
Ta logique te disait qu'il était parti précipitamment, avec ses hommes, donc qu'il n'avait pas du fermer la porte en partant. C'était hasardeux, mais le temps jouait contre vous alors qu'on entendait déjà des voix venant d'en bas.
Alors à voix basse, tu lui murmuras en mettant fin à son sort :

« Surveilles l'entrée des escaliers, si ya quelqu'un qui monte tu me rejoins en faisant le moins de bruits possibles. »

Toujours désillusionné, tu passas de porte en porte pour voir celle qui était ouverte, et celle qui pouvait donner sur le chemin de traverse. Dans ta tête, cela fut rapide, comme toujours.
Vous étiez entrés par derrière, vous aviez pris les escaliers, tournés deux fois donc revenu à la position d'origine, la fenêtre était sur le coté droit de la façade de l'hôtel, la porte à l'arrière sur le coté gauche, donc il fallait aller à droite.
Efficacité maximum. Rapidement tu regardas à l'intérieur sans t'attarder, les pièces devaient être décorées un peu plus que les autres, il devait y avoir un bureau, une cheminée et un balcon.
Après moins de trente secondes d'inspection, tu trouvas quelque chose qui y ressemblait. Parfait.
Jetant un coup d'oeil sur le bureau, en t'avançant dans la pièce, tu y vis le nom de la société et des comptes. C'était le bon endroit. Sortant dans le couloir, dissipant la désillusion, un bref signe à Lyse la fit venir à toi sans grands bruits. D'ailleurs, inconsciemment, tu fermas la porte derrière vous. Vieille habitude sans doute. De toute façon, eux n'avaient pas du faire attention à ce détail, tant que tout était en ordre, il n'y verrait que du feu. Fin de la fumée dans ce cas là.

Maintenant il fallait se couvrir et réfléchir à l'agencement de la pièce, comment faire pour éviter les merdes qui allaient suivre.
T'approchant de la cheminée, tu te désintéressas de Lyse, elle avait qu'à cogiter pendant que tu évitais que l'autre ne s'échappe une fois que vous seriez dans le feu de l'action.
Alors comment bloquer la sortie de l'endroit ?
Un enchantement standard serait trop facilement repérable, il fallait quelque chose de plus … dissuasif. La baguette de Tyler allait bien t'aider pour ça, un enchantement de feu simplifierait les choses. Visant l'âtre, une flamme en sortit avant de se disperser sur le sol à l'intérieur de ce dernier, puis rien, plus une trace.
Ensuite ? Bah il fallait attendre que l'autre rapplique dans son bureau. Peut être avec des gorilles, qui savait. Il semblait plus logique qu'il fasse les choses seuls, surtout ses comptes, mais sait on jamais.
Et la stratégie vint naturellement.

« Lyse, place toi dans l'angle fermé de la porte. Tu bouges que si on t'a repéré. S'il y a des gardes on les neutralise, ne m'attend pas pour ça. Une fois que ce sera fait, on enchaîne avec le contrat. Allez en place. »

Disparaissant d'un coup de baguette, tu te plaças bien en face de la porte. Invisible, tu prendrais pas surprise ceux qui rentreraient, et Lyse aussi vu qu'elle était dans l'angle mort. Si jamais un des présents ouvraient la bouche, tu le neutraliserais si sec. D'ailleurs même s'il ne disait rien, en cas de gardes, tu allais être le premier à porter l'estocade. Puis ce serait Lyse qui sortirait de sa cachette.
Vous aviez l'avantage du terrain et en plus de la qualité, un sorcier de ta trempe, en tout point supérieur à ces larbins, pouvaient facilement en éliminer deux.
Ton plan devait fonctionner, il ne pouvait pas en être autrement.
Il ne devait pas en être autrement.
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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Mer 10 Avr - 15:43

Recevant un léger coup de Tryan, je suivis la direction de son regard et observa l’homme. Ca devait être notre cible, celui que nous devions voir pour lui faire signer le papier. Les battements de mon cœur s’accélérèrent légèrement alors que je réalisais que cette fois il n’était plus question de faire marche arrière.

Regarde … retiens bien l'emplacement et la tête de notre cher ami ...

Hochant doucement la tête, je ne quittai pas l’homme du regard pendant plusieurs minutes avant d’observer avec un peu plus d’attention le bâtiment et l’emplacement de l’homme. Il ne fallait pas que je me trompe, je n’avais pas le droit à l’erreur dans un tel moment, c’était nos vies qui en dépendraient, même si je savais que Tryan serait toujours pas loin pour m’aider si besoin.

Reportant mon attention sur mon cousin, je remarquai la montre qu’il venait de sortir. Laissant mon regard dérivé entre l’homme et le bâtiment, je compris rapidement ce qu’il était en train de faire et sourit doucement. Il pensait vraiment à tout, il fallait vraiment que je prenne modèle si je voulais devenir aussi douée que lui un jour …

Encore du mouvement … l’homme venait de sortir avec un groupe et continuer à crier aussi fort qu’il pouvait. Il aimait se faire entendre ma parole ! La discrétion, il ne connaissait pas ? Tant pis pour lui, nous c’était notre but.

Mon cousin m’attrapa par le bras pour m’inciter à le suivre. Ce que je fis sans hésitation. Il avait déjà prévu tout le plan et je n’avais plus qu’à le suivre. Encore une fois j’aurais aimé savoir avant mais nous n’avions guère le temps de papoter.

On bouge.

Transplanage rapide. Je n’avais rien eu à faire encore une fois, Tryan s’étant occupé de tout. Sortant moi aussi mon masque, je l’enfilai avant de relever la capuche de ma cape, cachant ainsi ma chevelure. Etre discret et ne pas se faire reconnaître. Moi ça m’allait et je doutais que le français veuille aussi se faire reconnaître. Il était quand même bien plus connu que moi, même si j’étais déjà venue sur le chemin de Traverse de nombreuses fois.

L’entrée dans le bâtiment fut rapide. Il fallait agir vite et je devais bien avouer que des doutes n’arrêtaient pas de m’assaillir sur le but de cette mission et surtout mes capacités à la réussir. Tryan me fit signe d’avancer. Hochant la tête, je me dirigeai vers les escaliers. La visibilité n’était pas énorme il fallait le reconnaître et je manquais cruellement d’assurance, du coup j’hésitais et n’avançais guère vite. Qu’allais-je faire su un homme se retrouvait face à moi ? Ma main serrée sur ma baguette, je sentais ma tension augmentait. J’avais peur, il fallait bien que je l’avoue et j’en voulais encore plus à mon cousin de m’avoir embarqué dans une telle mission.

Quand il apparut à mes côtés, je sursautai tellement que je faillis lâcher ma baguette. Il s’était désillusionné encore une fois … sauf que moi j’étais incapable de le faire. Ouvrant la bouche pour le lui signaler, je remarquai qu’il levait sa baguette vers moi et faisait apparaître une sorte de brume. J’étais désormais cachée mais sans sortilège de désillusion. Bah mal ! Au moins on ne me voyait pas ! Poussant un léger soupir de soulagement, je me dirigeai vers l’étage supérieur, la main de Tryan posée sur mon épaule comme pour me guider et me rassurer. C’était fou comme de le savoir à mes côtés pouvait m’aider, c’était quand même bizarre …

Surveilles l'entrée des escaliers, si ya quelqu'un qui monte tu me rejoins en faisant le moins de bruits possibles.

Pivotant sur mes talons, je me plaçai de façon à voir les escaliers tout en restant discrète. Surveiller ce n’était pas trop difficile, ça allait pour le moment ! Mais si quelqu’un montait, j’allais surement avoir du mal à rejoindre Tryan vu qu’il s’était désillusionner et que je n’avais pas vu de quel côté il était parti …

Me concentrant sur ma surveillance, je vis un mouvement dans le couloir et fronça les sourcils. Le jeune homme venait de lever son sort afin que je le voie. Apparemment il avait trouvé la bonne pièce. Jetant un regard vers les escaliers pour être sûr que personne ne pouvait me voir, je le rejoignis rapidement et silencieusement. Entrant dans la pièce, je commençai immédiatement à parcourir la salle du regard, essayant de mémoriser le moindre détail qui pourrait m’aider, la moindre chose utile pour la suite de la mission. Peut-être que Tryan savait quoi faire mais pas moi, alors j’improvisais.

Il s’occupait de la cheminée. Oui c’était un moyen de sortir de la pièce et il ne fallait pas que l’homme s’échappe sans avoir signé le contrat. Cherchant une autre porte, je n’en remarquai aucune mais par contre une grande tapisserie était accrochée à un mur. Baguette en main, je m’avançai et la repoussa pour voir derrière. Il n’y avait pas de porte, heureusement rien qu’un coffre fort. C’était peut-être important mais je ferais ça plus tard, le gardant dans un coin de ma tête.

Lyse, place-toi dans l'angle fermé de la porte. Tu bouges que si on t'a repéré. S'il y a des gardes on les neutralise, ne m'attend pas pour ça. Une fois que ce sera fait, on enchaîne avec le contrat. Allez en place.

Relâchant la tapisserie, je hâtai le pas vers l’endroit que me désignait Tryan. Depuis le début de la mission, je n’avais pas prononcé un mot. Il fallait être discret ok mais je crois que c’était surtout parce que je n’étais pas sûre de pouvoir aligner deux mots correctement. Pourtant d’ici peu de temps, il allait bien falloir que je m’y mette et surtout que je montre que je suis sûre de moi, une chose quasiment impossible quoi !

Resserrant la prise sur ma baguette, je me pris à me dire que si Tryan m’avait emmené là, c’était qu’il avait confiance en mes capacités. Peut-être que je devrais lui faire un peu plus confiance ? Peut-être que je devrais ME faire un peu plus confiance. Après tout, j’avais été capable de répondre à notre … « employeur » sans tremblement dans la voix et avec une assurance que je ne me connaissais pas. Allez Lyse, tu va y arriver ! Oui j’en étais capable et j’allais bientôt le prouver …
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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission] Lun 29 Avr - 15:25

Quelle journée minable. Comme si la démission de son comptable ne suffisait pas, Von Hebertoy devait maintenant faire face au procès de ses partenaires commerciaux, qui lui reprochaient un grave retard de paiement. Et le Ministère qui recommençait à l'enquiquiner avec ces histoires de sang... Au final, la soirée clôturait ce jour en beauté, avec son hôtel qui prenait feu. Le Hollandais sentait le vent tourner et il était furieux. Même après que l'incendie fût largement éteint, il continua à martyriser ses employés pendant de longues minutes. C'était décidé, il allait en un virer un ou deux pour marquer le coup. Cela lui ferait du bien de se défouler dans son bureau. Il ignorait que deux intrus l'y attendaient avec des intentions nuisibles.

Les deux envoyés spéciaux de Nolan Seth attendaient patiemment que Von Hebertoy se jette dans leur piège. Si l'homme semblait parfaitement serein, la jeune fille qui l'accompagnait paraissait se crisper alors que le temps coulait péniblement. Soudain, il y eut un léger bruit, comme le son d'une bulle qui éclate. Un elfe de maison apparut au centre de la pièce, tenant une pile de courrier entre ses bras frêles. Il tournait le dos aux deux étrangers. Il s'avança pour déposer les enveloppes sur le large bureau d'Arjen Von Hebertoy lorsque la voix du Hollandais retentit depuis l'escalier. L'elfe sursauta et fit tomber son chargement. Au même moment, on entendait des bruits de talon se rapprocher de la porte, et la voix de plus en plus forte du maître des lieux. L'elfe ramassa les lettres en toute hâte et les déposa sur le bureau au moment où la porte s'ouvrait.

Ce qui suivit fut alors assez confus, un des gardes de la maison entra dans le bureau, suivi de son patron et d'un autre gorille. Sans très bien savoir comment cela s'était passé, les trois hommes se retrouvèrent coincés dans le bureau, la porte se refermant derrière eux, au moment où ils découvrirent la présence de deux intrus. L'elfe avait disparu, mais à quel moment? Von Hebertoy poussa un juron et les deux gardes brandirent leur baguette. Le plus petit des deux avait la manie de faire tourner sa baguette entre ses doigts, aussi, il fut prêt à répliquer au danger immédiatement, et lança un sortilège d'étourdissement vers l'homme. Le deuxième força Von Hebertoy à reculer, en tirant à son tour. Il visa la sorcière et lança le premier sort qui lui venait à l'esprit, la formule du "brizdents", qui revenait à décocher une bonne droite.





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HJ: Je fais deux lancers puisqu'il y a deux gardes. Tryan prend donc le premier dé à son compte, et Charlyse le second. Je compte chaque garde comme un PA 3.
En espérant ne pas m'être planté avec les règles.



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MessageSujet: Re: Le créancier [Mission]

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Le créancier [Mission]

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