POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Que ma volonté soit faite... [Mangemorts]

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Lord Voldemort


MessageSujet: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts] Mar 19 Mar - 17:47

Tom Elvis Jedusor regardait par la fenêtre de son manoir qui était relativement haut situé sur le flan d'une colline de Litlle Hangleton. C'était le lieu même où aucun homme ne voulait aller, et quand il y allait, il était ce lieu dont on voulait sortir le plus vite, et si possible, entier.

Lord Voldemort se retourna soudain, il regarda Queudver positionner la longue table qui servirait dans quelques minutes à accueillir en sa demeure les fidèles à la Marque de Ténèbres. Qu'ils le veuillent ou non, un appel du Lord de ne se refusait pas. Quiconque n'y répondait pas était traqué et tué, de la main même du Seigneur des Ténèbres, comme Igor Karkarov en son temps.

Le Maître voyait les choses simplement, une table, des chaises, lui et son message, rien de plus ne suffisait à faire en sorte que sa volonté soit faite, si ce n'est l'attitude de ses serviteurs. Et il y avait matière à correction... La salle de séjour dans laquelle Lord Voldemort passait le plus clair de son temps fut aménagée comme le grand salon de Lucius bien des années plus tôt. Un trône en bout de table pour lui, des sièges inconfortables pour ses serviteurs, l'ordre des choses.


Queudver, ton bras.

La voix suave et doucereuse de Jedusor rompit ce silence particulier qui pesait quand il était dans une pièce, silence qui ne dérangeait aucunement le Maître mais d'avantage ses invités. Il s'en foutait bien pas mal dans le bon fond de déranger ou non. Il donnait des ordres, et ses ordres seraient respectés, quitte à ce que quelques têtes tombent. L'époque de la clandestinité et de la désapprobation de son oeuvre n'était plus, personne n'était irremplaçable.

Le servile Pettigrow tendit son bras gauche à son Maître sans un mot, relevant de sa main argentée la manche recouvrant le tatouage que Voldemort lui grava jadis magiquement. La baguette de Sureau sortit de la poche de Jedusor en émettant un sifflement strident, et Peter hurla à plein poumon lorsque la pointe toucha la Marque des Ténèbres. Il sentit la magie noire brûler ses fibres nerveuses pour délivrer son message avec la plus grande efficacité. Voldemort laissa transparaître ses ordres par la pensée, une sorte de télépathie qui permettrait à tous les Mangemorts de répondre à son appel.

Voldemort relâcha le bras de son esclave, rangeant sa baguette magique dans la manche gauche de sa robe de sorcier. Il se positionna tranquillement dans son siège, attendant que ses serviteurs n'arrivent. Ce qu'ils firent, les uns après les autres, tous le saluant respectueusement à leur façon, le Maître n'exigea pas grand chose, hors mis que Léon Brom ne se mettent à sa droite et John Mulciber à sa gauche. Le reste était un dispositif libre autour de la table. Tom ne parla pas du tout à ses mangemorts, il les dirigeait d'un geste ou d'un regard. Répondait à leur plus élémentaire politesse par un coup de tête agacé ou dédaigneux. Il ne leur demanda cependant pas le silence quand ils entamèrent entre eux de petites discussions plus ou moins intéressantes.

Les places commencèrent à se tarirent peu à peu. LeeRoy, qui venait de plus loin et qui ne pouvait transplaner depuis Poudlard sans quelques minutes de marche à pied, arriva la dernière, naturellement. Les Mangemorts connaissant ses relations avec l'Intendant lui avaient laissé la place à sa droite. Elle serait très près du Maitre cette nuit. Une fois qu'elle fut entrée dans la pièce, Peter referma les portes et les chandelles du lustre au dessus de la table prirent immédiatement vie, éclairant quelque peu la pièce à cette avancée de la nuit avant que lui même ne trouve une place vacante autour de la table.

Ce fut à ce moment précis que les invités purent se rendre compte que le fond de la pièce n'était pas parfaitement vide comme on pouvait le croire dans la pénombre et sans avoir l'occasion de regarder autre part que devant soi une fois assis à leur table.

En effet, un homme, habillé en haillon et ayant été très vraisemblablement très maltraité au cours de ces dernières heures, gisait prostré et désarmé non loin de la cheminée. Cheminée que le Seigneur des Ténèbres alluma soudain d'un coup de baguette magique. Il s'était levé alors que le regard de l'entière assemblée s'était porté vers la victime du Lord.

C'était un réflexe de curiosité humain, personne ne pouvait le repousser, ce regard jeté du coin de l'oeil vers le malheur d'autrui... Voldemort ne le savait que trop bien, et profitait de celà pour asseoir un peu plus la mise en scène de sa prise de parole.


Mes chers Mangemorts... Voilà bien longtemps que nous ne nous sommes retrouvés tous ensemble au complet... Vous vous demandez cependant pourquoi Queudver siège à la place de Menroth ? Rassurez-vous, Larsen profite également de cette entrevue.

Le Seigneur des Ténèbres leva la baguette de sureau, lâchant sa magie pour faire virevolter le malheureux du fond de la pièce au dessus de la table de l'assemblée. On pouvait y revoir une certaine similitude avec la réunion ayant précédé l'année de la chute d'Harry Potter. Voldemort n'aimait pas trop changer ses habitudes, surtout quand elles étaient bonnes.

Accueillez chaleureusement notre ami Lars voyons... N'est-il pas mieux ainsi !

Larsen Menroth était littéralement méconnaissable, si un pitbull lui avait arraché la moitié du visage, il aurait été franchement plus joli à regarder. Si le Maître ne l'avait pas identifié, nul n'aurait put deviné qu'il s'agissait du Mangemort à la Cape, sauf peut être Léon Brom qui avait transmit les informations récoltées par Tryan de SaintClair au Maître.

Vous voyez, ce cher Larsen a outrepassé ses droits, outrepassé ses ordres et par dessus tout, m'a manqué cruellement de respect...

Silence lourd, pesant et intriguant. On entendait le sifflement du souffle de Menroth, indiquant clairement la perforation d'un de ses poumons. Probablement par une côte cassée. Le Lord reprit.

Il a osé apposé ma Marque sur un hors la loi. Se substituant à moi. Il a remis mon jugement en cause, mon intelligence, ma détermination. C'est inadmissible.

Avada Kedavra !


Le trait vert vola et percuta un Menroth éclaté. La puissance du Sortilège de Mort de Voldemort rompit celui de lévitation, expulsant la carcasse d'un ancien grand Mangemort contre le mur qui retenait la porte d'entrée dans un grand bruit mat et humide à la fois.

Je n'ai cependant pas besoin de vous pour tuer un traître ou un incapable. Je ne vous ai pas rassemblé pour le plaisir de tuer en publique, j'en aurai très prochainement l'occasion, nous en reparlerons... Non vous êtes ici, car je commence à croire sérieusement que certains ici présents ont une tendance à se prendre pour ce qu'ils ne sont pas.

Encore un silence, toujours aussi palpable et étrange, cette fois ci dénué de la ponctuation de l'agonie de Menroth.

Vous n'avez aucun pouvoir ici, votre opinion personnelle sur mes choix ne regardent que vous, et personne d'autres. Les décisions sont prises ICI par MOI. Et si vous avez un problème c'est à moi qu'il faut s'adresser.

Le ton montait, le calme et le doux habituel dans la voix du Seigneur des Ténèbres avaient quasiment totalement disparus. On sentait la tension, le déséquilibre précaire, l'envie de meurtre.

Votre serment, gravé à jamais sur votre bras, est de me servir. Que ça vous plaise ou non. Que mes choix vous conviennent ou pas, que vous aimiez vos pairs ou pas.

Vous ferez ce qu'on vous dit de faire, sans remarque, sans aucune autre parole que "Bien Maître" "Merci Maître".

Vos petites querelles de personnes inintéressantes dans les places publiques me font passé pour FOUTU CRACMOL !


Il avait hurlé ces deux derniers mots, comme on aurait hurlé sur des chiens errant venant de saloper la moquette du salon après les avoir recueillis. Les narines en fente de Jedusor se dilatèrent et se rétractèrent à un rythme régulier imposé par sa colère, et il reprit :

Je me moque de savoir qui, je me moque de savoir comment, mais j'exige dès à présent de vous tous la parfaite unité dans la place publique. La moindre allusion qui me déplairait serait une trahison envers votre pacte avec moi.

Et vous l'avez vu ce soir, je ne traite pas à la légère la trahison dans mes rangs.

Des questions ?


Personne ne répondit. Visiblement sous le choc de l'énervement du Maître, il répéta, en fixant Peter Pettigrow droit dans les yeux avec ses iris rougeâtres :

DES QUESTIONS ?


Le malheureux serviteur répondit un "Non Maa..aaître" maladroit. Il commença alors à faire le tour de chaque Mangemort présent, attendant sa réaction avant de passer au suivant.

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts] Mar 19 Mar - 20:29

"Bon, rassurez vous, je vais tacher de faire moins barbant et moins long que le discours précédent. Je suis le seul à m'être ennuyé ?"

Les photographes avaient pris Mulciber sur le fait. Le fait de sa bêtise, le fait de son irrespect publique envers le vieil homme.

Valverde n'avait jamais discrédité le Ministère Anglais Mulciber en publique. Jamais il ne se serait permis de remettre en question l'action de l'alcoolique Ministre auprès de ceux qu'il dirigeait, pour la simple raison qu'il trouvait ses choix désordonnés, incohérents et orgueilleux.
Ce que venait de faire Mulciber était particulièrement grave. Non pas pour l'ego du vieil homme. Il savait pertinemment que si Mulciber avait des choses à lui dire, il lui dirait, et surement des bien plus violentes. Ce que Mulciber avait fait là, c'était mettre Valverde à l'état de vieux sénile, inintéressant et chiant. Ce même Valverde qu'avaient appris à craindre bon nombres de Sorciers qui se rendaient à la Commission du Sang. Bon nombre de Sorciers qui avaient écouté ses discours, bu ses paroles.
Et désormais, le Ministre Anglais, celui qui, malgré tout, était un des plus proches collaborateur du Seigneur des Ténèbres critiquait ouvertement Valverde. D'un premier lieu, il remettait en question la place du Directeur de l'Ordre Nouveau, mais en deuxième lieu, c'était toute la cohésion des Mangemorts qu'il remettait en question. Car personne n'avait affiché la trahison des Malfoy ou de Menroth. Personne n'avait rompu ce lien qui unissait les Mangemorts entre eux.
Mulciber, une fois de plus, en montrant tout bêtement qu'il n'aimait pas Valverde et qu'il comptait bien lui faire payer, avait brisé une acquisition de plus dans le groupe des Mangemorts. Il avait fait prévaloir ses opinions personnelles au lieu de privilégier une union.
Valverde avait reçu pour ordre et pour mission de ne jamais discréditer Mulciber, malgré des fautes que Voldemort savait d'avance qu'il commettrait. De même pour Menroth. Et les deux Mangemorts, presque ennemis jurés du Ministre anglais avaient tenu cet engagement. Pas simplement parce qu'ils étaient fidèles et loyaux. Mais surtout parce que, et il ne nécessitait pas des décennies d'études et de recherches pour le comprendre, il fallait être bien idiot de commencer à tirer dans les pattes de ses frères quand une bande de loups tournent autour d'eux.

A l'évidence, Mulciber l'avait oublié. Ou peut-être ne l'avait-il jamais su.
Mais Eris se souvenait des émeutes de Londres. Il se souvenait du dernier soubresaut du Bourbisme. Et le bourbisme était encore en chacun des hommes. Et il l'est peut-être encore.
Jamais il ne voudrait avoir à affronter des rues en délire, des Sorciers révoltés contre le Purisme. Car cela révélerait très bien que le bourbisme sévit encore et toujours.
Valverde n'était pas l'homme du peuple. Qui donc se tournerait vers un vieil homme froid, distant, presque sans-âme ni sentiments, issu d'une famille ex-centrée de la vie sociale pour déballer toute sa vie personnelle? Personne. Et cela avait été la décision du Seigneur des Ténèbres. En choisissant un Mangemort intellectuel de l'ombre, Voldemort avait voulu donner une nouvelle image du Purisme.
Le Purisme n'était pas une banalité. Il n'était pas touchable, insultable et attaquable si facilement. Il fallait franchir bien des barrières pour l'attaquer.
Valverde n'était pas un être extraordinaire, mais indirectement, il représentait cette conception du Purisme. Lointain mais proche, froid mais à l'écoute, calme mais cependant prêt à se battre. Un certain mythe, plus qu'une réalité. Un être qu'on ne pouvait détruire moralement. Certes, Valverde était vulnérable physiquement, tout comme l'étaient les Mangemorts et ceux qui défendaient le Purisme. Mais le Purisme, lui, était innattaquable.
Et Mulciber, en détruisant les obstacles qui séparaient Eris de l'attaque des Sorciers, détruisait par la même occasion les obstacles qui éloignaient les hommes de la notion même du Purisme. Car qui avait à faire de la couleur des cheveux de Valverde? Et pourtant, ils montraient la vieillesse, tout comme la notion ancestrale de Purisme. Qui se préoccupait, au fond, des discours de Valverde? Cependant, ils étaient écoutés, approuvés et avaient réussi à convaincre beaucoup de personnes en très peu de temps. Valverde était presque inutile. Cela ne comptait pas, en soi, dans l'immédiat, qu'on s'attaque à lui. Mais tout geste a un symbole. Et en donnant la possibilité aux autres d'attaquer Valverde, Mulciber avait trahit le Purisme.

Valverde était assis dans un des deux fauteuils placé près de la cheminée. Des flammes montaient suffisamment haut pour réchauffer la pièce.
Mais tant de froideur se dégageant du regard du vieil homme ne pouvait être éliminée par une simple cheminée.
Il tenait en ses mains l'exemplaire de la Gazette du Sorcier. Le discours des trois hommes faisait figure de première pages. Trois colonnes, surmontées par trois photos représentant les trois Mangemorts, trois discours.
La Gazette du Sorcier avait effacé les mots de Mulciber sur Valverde. Mais elle lui avait donné. Et Valverde avait demandé à ce qu'ils soient supprimés.
Pour limiter les dégâts.
Et il avait décidé de ne pas en tenir rigueur jusqu'à une manifestation prochaine de Brom ou même le Seigneur des Ténèbres. D'ailleurs, il n'était pas autorisé à dire quoique ce soit à Mulciber, ou parler de lui en publique. Mais cela aurait été une triste erreur que celle-ci. Le Ministère était déjà bien bancal, discréditer son représentant sonnerait la chute du Purisme.

Quelques minutes plus tard, la marque de Valverde le brûla suffisamment fort pour qu'il sache que cet appel ne venait pas d'un autre Mangemort.
Il venait du Seigneur des Ténèbres en personne.
Le vieil homme quitta le Ministère et transplana directement.

Quelques minutes plus tard, il pénétrait dans le salon réservé pour la réunion. Sa longue robe rouge-sang accompagnait ses pas mesurés. Ses yeux froids visèrent quelques Mangemorts déjà présent dans la salle. Puis ils se posèrent sur Voldemort.

« Mon Seigneur. »

Et dans la plus totale surprise, le vieil homme s'installa à la gauche du Mulciber. Face à une place vide qui bientôt serait occupée par LeeRoy.
Valverde savait que la raison de cette réunion découlait des paroles du Ministre anglais. Mais dans un élan assez étonnant, presque fraternel, il ne voulut pas que Mulciber prenne seul les foudres du Seigneur des Ténèbres.

Mais tout le monde et personne prirent les foudres du Maître. Quand le vieil homme entendit "place publique", il sut tout de suite que les mots de Mulciber étaient arrivés au Seigneur des Ténèbres. Une bonne chose.

Une autre surprise. Menroth. Il était donc ici, après tout ce temps disparu.
La dernière fois, Eris s'était entretenu avec Tryan au sujet de Menroth. Il avait découvert la trahison du Mangemort à la Cape mais n'avait pris aucune décision de son propre chef. Tant que Voldemort ne se chargeait pas de cet affaire, Valverde ne disait rien. Ce n'était pas de son ressort.

Voldemort s'énerva.
Valverde garda ce visage de fer. Froid, calme, presque distant. Cependant, il ne lâchait pas du regard le Seigneur des Ténèbres. Il sentit une sorte de fierté à l'idée que le Purisme était représenté par ce Mage-Noir. Car Tom Jedusor avait tenu son engagement.
Il utilisait la méthode de base mais très fonctionne qui visait, par la violence, à faire passer un message. Ce furent les premiers moments du Purisme en Angleterre, représentés par Thicknesse et les Malfoy. Jugson avait instauré une ère de paix interne, notamment en assurant la sécurité par O'Meara, l'idéologie par Valverde et les services secrets par Menroth. Mais il ne restait désormais plus que Valverde.

Quand le regard de Voldemort se posa sur Valverde, ce dernier répondit d'une voix calme, maitrisée et glaciale.

« Bien, mon Seigneur. »

Il avait entendu la leçon.
Valverde n'avait jamais dit quoique ce soit sur qui que ce soit en publique. Mais cet avertissement valait aussi pour lui. Car l'Ordre Nouveau était le maître de l'Information.
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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts] Mar 19 Mar - 21:20

Lincoln n'avait pas à se plaindre de sa situation. Il était bien plus riche qu'aucun de ses ancêtres, il vivait dans un manoir aussi grand que sinistre, et il était à la tête d'une troupe d'élite. Une troupe à son image, une troupe vouée au rapport de force et à la traque des hors-la-loi et plus particulièrement des résistants. On parlait de terrorisme à tord et à travers aujourd'hui. Crow voyait dans cette vague de résistance trois mouvements. Les mouvements bourbistes, merlinistes, ceux qui étaient les plus dangereux car contraires à l'idéologie établie par le régime du Lord, les mouvements puristes laxistes, comme La Vague, qui devaient être réprimés car ils menaçaient les extrémistes, et enfin, il existait une infime partie de terrorisme que Crow nommait le terrorisme originel. Ce terrorisme proprement affreux qui n'avait ni morale ni conviction autre que celle de foutre la merde dans les institutions. Qu'elles soient officielles comme le Minitère, ou officieuses comme l'Ordre du Phénix. Lincoln connaissait peu de groupes adepte de ce genre de manières, cependant, un seul sortait constamment du lot, un groupe qu'il commençait à connaître, notamment par leur chef qui était une tête brûlée prête à tout pour gagner plus d'argent, un dénommé Vaas qui faisait de plus en plus de bruit. Les Exécuteurs n'en avaient pas après lui pour le moment car il n'agissait pas encore suffisamment officiellement pour être traqué dans l'Intendance. Mais Lincoln avait pu s'entretenir avec un Commander du Canada, un type puriste bien ancré pour la domination des sangs-purs, qui lui avait confié être sur la trace de Vaas pour les multiples crimes commis en Amérique et en Afrique. Diantre, à y regarder, ce terroriste était presque pire que Lincoln lui-même tant il regorgeait d'atrocités et de mystères. Oui, lorsque Crow rencontrait un autre monstre et que ce monstre était pire que lui, il savait le reconnaître. Lincoln ne s'était jamais avoué comme le pire des hommes de cette Terre. Il se savait loin d'être le plus craint. Il faisait simplement partie de ceux prétendant au titre de plus grande terreur du continent.

Debout, droit, observant son bureau depuis un angle improbable, cigarette à la main, et regard vide, Crow était dans son bureau au Ministère. Il n'attendait personne de particulier, si ce n'est qu'on lui rapporte les dossiers qu'il avait commandé à sa secrétaire, Miss Roberts, pour continuer l'enquête sur un meurtre et une disparition inquiétante. On frappa à la porte. Lincoln ne répondit pas. Préférant la solitude, la pure, la vraie. On frappa de nouveau. Tout d'abord, le mangemort cru qu'on se foutait de sa gueule. Personne n'avait encore osé frapper deux fois à sa porte depuis son arrivée au Ministère... du moins pas quand il était là. Mais il se ravisa de gueuler, notamment car c'était la première fois qu'étant là, il n'avait pas répondu. Il prit sa baguette et ouvrit la porte d'un geste lent et exténué. Une femme entra. Blonde, les yeux bleus, un corps parfait à vrai dire, mais une tête à en faire vomir un cochon. Elle ne capta pas, tout d'abord, que Crow était dans l'angle derrière elle. La demoiselle chercha du regard un moment avant que Crow ne sorte de l'ombre pour rejoindre le derrière de son bureau d'un pas imposant et cruellement rabaissant.

-Monsieur Crow.
-C'est bien moi. Vous êtes?
-Miss Faith Alhengerg monsieur.
-La Foi. Vous devez l'avoir pour être venu jusqu'ici Mis Alhengerg.


Elle ne répondit pas, probablement car elle ne pu saisir immédiatement le fondement des propos du mangemort. Elle le savait d'une dureté exemplaire, mais est-ce qu'elle s'imaginait jusqu'à quel point il était cynique parfois, nul doute que non. Crow observa un temps son « invitée » avant d'écraser sans pitié la cigarette qu'il venait de terminer. La fumée s'échappa de sa bouche avant de disparaître dans l'air.

-En quoi puis-je vous aider ?
-Voilà... je suis rédactrice à la Gazette du Sorcier et j'aimerai m'entretenir avec vous au sujet de l'affaire Quins qui a fait couler de l'encre récemment.
-Oui, c'est ce que je disais. Vous avez la foi.
-Je... je ne comprends pas ?
-Je n'ai jamais répondu à un seul journaliste, je ne répondrai jamais à un seul journaliste, et certainement pas sur une affaire confidentielle, quitte à passer pour un idiot qui ne change pas d'avis, je prends le risque. M'est avis que vous feriez mieux de dégager de cet étage rapidement.


Elle l'observa un temps. Légèrement estomaquée devant la réponse qu'elle venait de prendre dans la tronche. Elle se leva lentement, prête à se rasseoir si jamais tout ceci ne fut qu'une blague pas drôle de la part du directeur des Exécuteurs de Nuisibles. Mais, visiblement, Crow était bel et bien ferme. D'habitude, Faith était une battante. Ce genre de rédactrice à ne pas laisser passer un filon quand elle avait une piste. Elle était venue jusqu'ici, elle avait eu le courage de franchir la porte, et même de frapper deux fois, elle avait tout fait... pour repartir la queue entre les jambes sans même oser demander à nouveau au mangemort. Inspirait-il tant de crainte ?

-Au revoir Monsieur Crow.

Il ne répondit pas. Pas qu'il était malpoli, mais qu'elle ne méritait pas son attention. Les médias, ces vautours... Lincoln aurait dû l'empêcher de partir et la séquestrer, au moins pour lui apprendre ce qu'est la vie, la vraie vie. Pas celle des journaux et des reportages bidons. Non. Celle qui méritait d'être narrée jusque tard le soir. Oh ! Oui, cette vie, bien des mangemorts la connaissaient, mais ces journalistes là... eux non.

Ce fut sans prévenir que son bras droit le brûla vivement. Ça ne pouvait être que le Lord. Nul autre que Lui parvenait à faire mal à ses serviteurs lorsqu'il les appelait, et aujourd'hui était signe d'engueulade vu la vivacité de la brûlure. On ne pouvait être sûr de rien avec Lui, si ce n'est qu'entrer à Little Hangleton n'était jamais certain. Pour ainsi dire, Lincoln en était à son quatrième envol pour le manoir du Seigneur des Ténèbres en l'espace de huit mois, autant dire qu'il était celui que le Lord avait le plus vu ces derniers temps, et nul doute que le revoir une nouvelle fois ne le rendrait pas joyeux. Lincoln espérait juste que ce n'était pas pour lui cette fois et qu'il aurait juste à se taire, à écouter, et à observer. A vrai dire il n'était ni en forme pour affronter la fureur du Lord, ni même pour assumer quelconque acte. La porte s'ouvrit soudainement, c'était Miss Roberts qui amenaient les dossiers demandés, cependant, à peine eut-elle le temps de lever les yeux vers son supérieur que celui-ci partait en fumée noire. Elle resta là, sans rien dire, alors qu'un Exécuteur arrivait juste derrière.

-Il est où le patron ?
-Heu... il a disparu. Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Ça veut dire que le Seigneur des Ténèbres a quelque chose à dire à ses fidèles...


Lincoln monta l'allée menant au magnifique et pourtant si glauque, manoir de Lord Voldemort en personne. Il n'avait aucun stresse, simplement car il n'avait rien à se reprocher, et car venir ici devenait une habitude à force. Il frappa à la porte, et le rat vint lui ouvrir. Reniflant comme un chien, d'apparence aussi misérable que d'habitude, Lincoln le dégagea d'un geste. Il monta les marches, comme dernièrement, et franchit la porte. Il y avait déjà quelques mangemorts, dont Valverde, dont Dolohov, dont McNair et d'autres. Lincoln prit place au siège qui lui avait été attribué alors que Potter était encore vivant. Avant la chute du Ministère, avant la bataille de Poudlard. Crow n'était pas un vieux mangemort, il était un jeune, mais il avait déjà participé aux grandes batailles du purisme, et il avait fait ses armes et ses preuves plus d'une fois. Avant de s'asseoir, il s'inclina légèrement comme à son habitude devant le Maître, et prit place.

Quand Voldemort gueulait, on se la fermait et on évitait de le fixer. Crow observait l'assemblée, sans trop tourner vers son maître. Certains semblaient s'en foutre et pourtant, au fond, on savait qu'ils flippaient peut-être plus que les autres. Lincoln fit un signe de la tête quand on demanda si ils avaient compris. Avait-il d'autres questions ? Bonne question.

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William Avery*


MessageSujet: Re: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts] Mer 20 Mar - 19:27

La main c'était crispée sur une note qui venait d'arriver depuis peu. Dire qu'il avait raté ça. Et la pensée actuelle n'était guère positive, ce que pensait Avery n'avait clairement rien de sympathique envers son vieil ami John Mulciber. Non pas qu'il n'eut jamais le droit de dire ce qu'il voulait de Valverde mais peut-être avait-il fait une grosse connerie en annonçant de vive voix ce qu'il pensait devant une foule immense. Avery connaissait John, si il avait été contraint de céder au cynisme, c'était bien parce que les tensions entre lui et le directeur de l'Ordre Nouveau étaient de plus en plus profondes et de moins en moins amicales. Il était bien temps de régler cette histoire. Et sans doute le Ministre avait voulu porter un point final à cette haine, mais ce n'était pas le bon moyen. Cela dit, William ne pouvait pas comprendre ce qui se passait dans la tête de son ami ni des relations qu'il avait avec Valverde pour que ça tombe aussi bas. Honnêtement, le directeur de la Justice Magique n'en aurait rien eut à foutre, si tout ceci ne c'était pas passé devant les médias et devant une foule. Qu'elle aime plus le Ministre, d'accord, mais était-ce la bonne solution aux yeux du régime de se discréditer ainsi ? Non. William n'était pas politicien, loin de là, jouer sur cette scène ne l'intéressait pas et il préférait s'occuper de la défense et du côté militaire de la chose. Jouer parmi les vipères, même si il l'avait été, n'était plus dans ses intérêts, et d'autres s'y débrouillaient bien mieux.

Assit à son bureau, tard, la nuit était déjà tombée, William observait un verre de Whisky fraichement servit, le premier de la soirée et peut être le dernier. De toute façon il ne comptait pas s'éterniser au Ministère très longtemps encore. Il n'était pas fatigué, non, mais pourquoi rester alors que plus rien n'avait à le retenir. Un soupire, un mouvement pour se lever, devant une vitre, il observa son visage, déformé légèrement par une large cicatrice sur l'un des côtés. Que penser de ceci ? Un vieux souvenir pourtant récent dans les faits, mais pour le vieil homme, tout n'était que moment présent, et le passé qui revenait n'était que souvenir. Lentement il leva la main jusqu'à la blessure, passa du bout des doigts les traces avant de hausser les épaules. Visage froid, mais ce n'était qu'une apparence. William était plus que ça. Pourtant, ce n'était pas une façade, l'homme était froid, droit et solide.

La main du vieil homme se crispa, c'était son bras plus exactement qui c'était bloqué. La marque vibrait, brulait, bien plus qu'un simple appel porté par un mangemort. Les sourcils se fronçant, le directeur de la Justice Magique ne mit pas longtemps pour supposer sur l'identité de la personne qui avait proféré cet appel. Le Maitre. Le Seigneur des Ténèbres appelait à lui ses fidèles, le plus vite possible et il n'était plus question de trainer. Comme si William y avait songé une seule seconde de toute façon. L'air de transplanage, un son sonore et le manoir de Little Hangleton se matérialisa devant lui. Certains autres mangemorts étaient arrivés, depuis peu sans doute, et bientôt les derniers arriveraient. Qu'importait bien la place, le directeur de Justice Magique pris celle qu'il avait toujours occupé. Pourquoi donc s'en faire pour ce genres de conneries alors que le Maitre avait appelé. Et ce n'était sans doute pas étranger aux derniers évènements qui avaient touché au sein même de ses fidèles. Et le Maitre allait s'énerver. Rien n'était de bonne augure lorsque l'on posait le pied sur le territoire du Seigneur des Ténèbres. Et si l'on pouvait être certain de rentrer vivant, il en était moins sur pour ce qui était de sortir. William n'avait pas particulièrement peur, mais ce n'était pas pour autant qu'il gardait un certain doute. Assit, il regardait vaguement l'assemblée se remplir, les autres à leur tour s'assoir et ainsi de suite jusqu'à ce qu'enfin, le Roi prenne place.

Évidement, l'affaire Larsen Menroth. Qui parmi les mangemorts n'avaient pas eu un doute sur cette histoire. William ne disait rien, mais il savait, bien des choses même. Mais parfois il était nécessaire de garder pour soi ses atouts. Pour ce qui était du traitre actuellement jeté en partur, il ne restait rien, il n'était rien, et il allait mourir. D'un oeil désintéressé, le vieux directeur regarda le rayon vert frapper le corps et celui ci de tomber sur la table, telle une poupée de chiffon. Et on en venait au principal de cette réunion sans doute, du moins, ce sans doute pourquoi il était nécessaire de rassembler les mangemorts. Pour sa part, William avait toujours fait pour maintenir une certaine distance avec ses collègues, qu'il les apprécie ou pas, donc ce n'était pas le genre du vieil homme de s'adonner à ce genre de bavure. Cela dit, personne ici n'ignorait qui étaient les concernés.

Des questions ? Comment pouvait-il y en avoir...

« Non Maitre. »

Une voix assurée, bien que infiniment respectueuse. Il n'avait rien à rajouter.
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John Mulciber


MessageSujet: Re: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts] Jeu 21 Mar - 17:35

John Mulciber n'était pas un homme lache. Contrairement à ce que beaucoup pensaient, il ne l'était pas. Au contraire, il assumait toujours ce qu'il avait fait.

Regrette-tu ce que tu as fait, John Mulciber ? Non.

Mais tu admets que c'était idiot ? Sans aucun doute.

Pourquoi le faire, alors, s'il savait parfaitement que c'était con ? Parce que l'agacement était là, bien présent. Parce que Eris Valverde avait amplement mérité cette humiliation publique. Parce que c'était un point final, un point final brillant et drole, même si c'était certainement digne du dernier des abrutis, à la rivalité. Inconsciemment, John Mulciber se poussait lui-même à la faute. Inconsciemment, ou peut-être consciemment d'ailleurs, il cherchait à voir jusqu'où ça irait. Il avait trouvé la réponse, au bout d'un moment. Jusqu'ici, et pas plus loin. Faire ça avait été une erreur, tant sur le plan politique que personnel, mais il ne le regrettait pas. A chercher la guerre, on la trouve. Recommencerait-il ? Non. Certainement pas. La limite était atteinte. Et ça, une simple chose avait suffi à John Mulciber pour le comprendre.

L'appel du Maitre. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus eu lieu. Il ne le voyait pas d'un mauvais oeil. Vraiment pas. Le Ministre assumait ses erreurs : il était clair que ce qu'il avait dit en était une. C'était la réponse finale aux pics de Valverde. Il ne détestait pas Valverde. Non, il était juste...profondément agacé. Chaque fois que j'ai fait un pas vers lui, il s'est dérobé. Chaque fois que je me taisais, il continuait sournoisement à me décrier. Je ne suis pas fourbe. Ce qui m'agace, je le dis. Et si je dois en subir les conséquences, je l'assumerais. John avait toujours fait de son mieux pour servir le Maitre ; s'il devenait mauvais serviteur, il était le premier à dire que Lord Voldemort devait le punir. Non pas qu'il ne craignait pas la punition, le Seigneur des Ténèbres était la seule personne que John Mulciber craignait au monde. Mais toute erreur se paie.

Au moins, cela aurait valeur de recadrage. Au moins, il aurait des instructions et saurait quoi faire. Rien que du positif. Sauf s'il te tue. C'est mon erreur, Millénaire, la punition sera à la mesure de l'erreur. Dés qu'il sentit l'appel, John partit. Dans le manoir Jedusor, on chuchotait sur son passage. Ils savent. Pourtant John Mulciber ne baissa pas la tête. Il passa. Point. Le climat s'alourdit d'un coup.

Le Maitre était là.

Comme tous les autres, John s'inclina sur son passage. Le seul que tu aies jamais crains, hein ? Silence, Millénaire. John ne fit pas le moindre commentaire à propos du fait que Valverde soit à coté de lui. Pour le Ministre, la brouille était terminée-ou le serait bientot. Il remarqua alors Menroth. Ce qu'il en restait. Le mangemort à la cape n'était plus rien. Lui aussi payait.

La mort du mangemort à la cape laissa en apparence Mulciber de marbre. Mais le prochain qui mourra s'il continue ses erreurs, c'est moi. John Mulciber était bien plus intelligent qu'il voulait bien le faire croire. Et lorsque ce fut son tour, il vit. Le visage de John était impassible, malgré le fait qu'il crevait de peur. Seul le tremblement de sa main droite, sa fausse main de baguette, du à la blessure du combat contre Jugson et Sweet, pouvait éventuellement indiquer cette peur. Il comprit d'un coup pourquoi Jugson avait trahi et pouquoi lui resterait.

La peur.

Un chien qui a peur ne finit toujours par mordre son Maitre. Sauf si le Maitre l'a dompté avant. John tait lié par des chaines qu'il avait volontairement passé. Il n'avait plus qu'à obéir ou à mourir. Le Maitre voulait l'unité, parfait. Il aurait l'unité. Car John n'était là que pour une chose.

"Non, Maitre."

Et John Mulciber lança un regard à son voisin, à savoir Eris Valverde. Il n'y avait pas de haine dans ce regard. Juste un message : celui de faire la paix. Ce n'était pas un ordre, mais une demande. S'il refusait, John aurait été celui qui avait fait le premier pas. Celui qui avait tenté de rectifier ses erreurs.

Car il n'était là que pour servir.
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Pr Frédérique LeeRoy


MessageSujet: Re: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts] Jeu 21 Mar - 23:03

Frédérique était allongée sur le ventre sur son lit dans un habit d’Eve qui rendait une touche angélique à son corps si frêle et pâle de la sorcière cruelle et démoniaque qu’elle était. Ses draps en satin vert foncé étaient froissés et elle n’avait pas pris la peine de s’en recouvrir. Elle dormait, profondément, et si l’on ne percevait pas sa faible respiration, on aurait pu croire qu’aucune vie n’était présente en cette jolie brune. Ses cheveux lâchés semblaient caresser son dos et une seule mèche avait eu l’audace de se glisser sur sa joue.
Sur sa table de nuit en verre en fer forgé, un verre à fond épais reposait vide. Le récipient qui devait contenir une boisson forte était encore ouverte et le fond de boisson encore présent laissait encore dégager dans la pièce son odeur forte. Le bouchon en cristal reposait sur le tapis au sol. Les bougies suspendues avaient entièrement fondues comme pour indiquer le temps qui s’était passé depuis qu’on les avait allumées.
Dans un léger gémissement, alors qu’un frisson semblait la parcourir, la jeune femme se retourna et toussota doucement. Son corps voluptueux semblait glisser telle une vipère sur son grand et large lit aux draps sombres qui contrastaient à merveille avec sa peau blanchâtre. Elle ouvrit doucement les yeux pour les refermer rapidement. Rapidement, une migraine la fit souffrir. Un simple sort lui fera chasser tout cela. Elle en était devenue experte. Elle ne parvenait plus à sortir de ce cercle vicieux qui malgré elle, la rendait plus faible que forte. Mais elle en avait besoin, car sans cela, une autre faiblesse la rattraper et les dégâts seraient pire. Les dégâts moraux…

Soudain son bras la brula. Mais pas celui où la trace de brulure y était encore visible, une trace qui altérait sa beauté et qu’elle cachait continuellement. Ce fut sa Marque des Ténèbres qui la brula vivement et la fit se recroqueviller sur elle-même. Sa migraine disparut immédiatement. Cela avait une action bien plus efficace qu’un sort. Elle avait entendit le message de l’unique personne qui pouvait ainsi le transmettre. Elle comprit immédiatement. Elle s’exécuta, comme elle s’exécutait toujours. Elle était à son service et ne voulait jamais que cela ne change.
Un appel du Lord ne se refusait pas.

Elle se leva précipitamment, manqua de marcher sur le bouchon de cristal qui était toujours sur le sol. Son visage était marqué par la fatigue, la lassitude, l’alcool. Elle s’en moquait. Enfilant avec précipitation une robe noire à manches très courtes et arrivant mi cuisse, ajustant une cape toute aussi noire, elle chaussa de hautes bottes avant de d’attraper sa baguette et quitter les lieux.
Elle transplana au Manoir des Jedusor situé sur le flan d’une colline de Little Gangleton où elle s’était rendue une seule fois déjà avant cela, à sa nomination de Mangemort. Un souvenir qui l’avait laissé une trace délicieuse sur sa peau. Mais malgré tout le coté plaisant de ce souvenir, elle eut un frisson quand à l’idée de revenir en ces lieux. De toutes les histoires qu’elle avait pu entendre sur le Maitre et ses appels, aucun ne pouvait affirmer en avoir reçu un souvenir agréable. Sauf elle. Chanceuse, protégée, appréciée. Elle n’était pas réellement d’accord en ces termes, en aucun d’entre eux. Elle ne pouvait pas imaginer ce qui allait pouvoir se passer ce soir là.

Elle fut rapidement dirigée dans la grande salle où une longue table avait été positionnée en cette, ce que l’on pouvait dire, occasion. Elle put voir ainsi les différents, ce que l’on pouvait caractériser comme, invités. Eris Valverde, ce vieux fou mais compétent. Lincolc Crow, ce profiteur mais impitoyable. William Avery, ce mais discret. John Mulciber, cet incapable mais réfléchi. Léon Brom, noble et fière, majestueux. Elle avait espéré sa venue. Elle redoutait de ne pas le voir plus que de se retrouver face à lui. Elle l’admirait tellement, proche d’un fanatisme incontesté. Elle en avait une fascination bien plus forte que pour Voldemort qui était installé là, sur un trône en bout de table. Mais elle le respectait totalement et le servirait profondément comme elle l’avait toujours fait.
Elle salua en premier, d’un geste et d’un regard remplit de respect et de soumission, l’homme qui les dirigeait tous. Dans un même silence, elle salua, de manières bien différentes pour chacun d’entre eux, les autres personnes présentes. Elle n’haussa un sourire que l’ordre son regard croisa celui de l’Intendant. Brom à la droite du Seigneur des Ténèbres, Mulciber à sa gauche, elle se mit à son tour à la droite de son père, place qui lui était dignement attribué et qui lui revenait de droit. Nul n’avait choisi de s’y installer alors qu’elle arrivait pourtant la dernière à cause de sa position à Poudlard, lieu sans doute le plus protéger de ce pays, bien plus que tout autre endroit. Il était cher aux yeux de tous, et surtout à ceux du Maitre. Elle savait qu’il y tenait plus que quiconque, même plus qu’elle-même. Ainsi, elle se rendit compte, qu’elle se tenait au plus prêt aussi de Voldemort. Une fierté pour elle ce soir là. Cela marquait sa place évidente au milieu de ce monde d’homme. A la droite de l’Intendant, face au Directeur de l’Ordre Nouveau. Elle en était encore plus fière.

Parfaitement installée, ses jambes croisées avec grâce sous la table, LeeRoy écouta avec attention le Lord. Ce ne fut qu’à ses mots qu’elle se rendit compte de la présence, en piteux état de Larsen, presque méconnaissance, peu plaisant pour ses yeux d’ange déchue. Elle n’eut aucune mouvement, aucune réaction quand le Maitre lui donna l’Avada Kedavra. Elle n’avait apprécié cet homme. Elle ne le détestait pas plus pourtant. Mais elle ne ressentit rien en le voyant tomber à terre. Il avait trahi le Maitre, il ne méritait que ce châtiment.
Mais elle fut surprise des mots suivants. Des personnes ici auraient eu des doutes quand aux décisions qu’il avait eu. Elle n’osa dévisager ses compères. Elle respectait le Maitre elle, elle louait ses décisions, ses actions, ses paroles, sa présence, son pouvoir. Elle le louait sans doute aveuglement, mais sa manière de voir les choses étaient si profondes, que sortant de sa bouche, cela sonnait plus pour de la vérité, de la bonté, que de la domination, de la soumission. Elle était persuadée que tout ce qu’il faisait était bon. Elle ne voyait pas comment cela pouvait en être autrement.

Un frisson la parcourut quand le ton de Voldemort monta. Elle ne l’avait jamais vu ainsi. Lui si calme, si noble, si hautain, mais d’un calme qu’elle l’admirait, se mettait dans une colère telle qu’elle n’aurait jamais osé le contredire. Et puis il avait raison de s’emporter ainsi. Ses raisons étaient des plus valables et indiscutables. Elle, elle avait toujours respecté ces ordres sans rien en faire d’autre. Elle avait tant donné pour être à ce rang, pour avoir la Marque des Ténèbres, que jamais, même en pensée, elle n’irait à le trahir. Jamais. Et encore moins stupide pour juger et critiquer ses actes et décisions.
Mais si elle n’en était et n’en serait jamais capable, qui ici présent le serait ? Dans sa tour d’ivoire, elle était coupée du monde. Et en se noyant dans l’alcool elle ne parvenait pas à suivre les nouvelles.


« Non Maitre… »

Le regard du Lord était sur elle, belle et grande femme qu’elle était, jeune mais loyale. Elle ne souriait pas, elle maintenait un air respectueux, sans froideur ni désobligeance. Elle avait parfaitement compris la leçon et le message était bien passé. Sans cela, elle lui était fidèle. Avec ça, elle persistait son dévouement. Mais elle n’avait pas de question. Elle espérait qu’il ne fallait pas à tout prix trouver des questions à poser. Sa réponse n’était en rien assurée, mais elle était aussi posée et douce qu’à son ordinaire.
La migraine lui revenait. Mais un autre frisson la parcourut. Il avait raison. Ils étaient tous désuni…
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts] Ven 22 Mar - 19:00

C'était une bavure.

Mike avait beau essayé de se convaincre qu'il n'en était pas responsable, ça restait tout de même une bavure, bavure qui de plus s'était produite à un rassemblement que lui-même organisait. Sur le fond, il ne désapprouvait pas John. Il avait énormément de respect pour son cousin, mais il aurait bien aimé éviter que ça se produise alors que lui organisait quelque chose. Non pas que Mike soit lache ou quoi que ce soit de ce gout là, mais il était attaché à une chose. Faire son boulot. Voilà, Witcher ne demandait pas plus. Les querelles de l'intendance et du Ministère n'étaient pas son problème. Ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient, du moment que ça ne venait pas chez lui. Le PPA était neutre, le PPA était l'avenir, parce qu'il était seul à être vraiment impliqué dans le purisme, parce que Witcher ne faisait que ça. Il ne voulait pas entendre parler d'autre chose. Pas du tout. Il n'en avait pas le temps, de toute façon.

Ce n'était qu'un demi reproche envers Mulciber. Valverde l'avait bien cherché, et pour peu qu'on prenne le temps de s'interroger deux minutes, on réalisait qu'il faisait également la même chose, mais de manière plus sournoise. Mike comprenait l'agacement croissant du Ministre, il comprenait sa réaction, et peut-être aurait il fait la même chose à sa place. Mais ce n'était pas bon pour le régime. Ca mettait éventuellement en péril l'union, ou l'apparence d'union. Et il était probable que ça ne plaise pas au Seigneur des Ténèbres. Mike le savait parfaitement, et il n'en avait pas envie. Il avait secrètement espéré que tout ça passerait inaperçu, manque de bol, ce ne fut pas le cas.

Voilà pourquoi il éteignait et allumait compulsivement la radio depuis dix minutes. Il fallait qu'il le fasse quarante-trois fois précisement, ça ne marchait pas, sinon. Il était tard, il essayait de lutter. Il se trouvait lui même idiot, proprement imbécile. Il était épuisé, la journée avait été longue, mais non. Il fallait que ces putains de troubles obsessionnels compulsifs le reprennent. Ce n'était pas le bon moment. Witcher se détestait lui même parfois, surtout lorsqu'il n'arrivait pas à autre chose qu'à être faible. Personne ne savait ça, personne ne saurait. Il arriva au bout. Enfin. L'Afrique du Sud l'avait bien amoché, tout de même.

Et puis vint la brulure de la marque. Et voilà que ça recommençait. Mike transplana directement à Little Hangleton. Il savait parfaitement pourquoi on l'appelait, le Maitre faisait un recadrage. Il entra à son tour, salua son chef en s'inclinant. Mike craignait le Lord. Il le respectait parce qu'il avait mis en place le purisme, parce qu'il était son chef tout simplement. Mais il en avait peur. D'un coup il trouva qu'il faisait froid, pour un mois de mars. Il préféra s'éloigner, se plaçant à coté de Lincoln.

Puis il vit Menroth. Ce fut un choc. Pas qu'il le plaignit, pas que le sang l'impressionnait. Non. Mais Mike avait connu cet homme au sommet de sa gloire, et ça faisait toujours bizarre. Il n'était plus rien.

Witcher ne réagit même pas lorsque le Lord le tua. En revanche, il aurait bien aimé que le chef arrête de crier. Il eut soudain envie de partir, de tourner les talons, mais non. Il ne pouvait pas. Il écouta en silence le message et l'avertissement. Des questions ? Non. Il n'était pas suicidaire. Sans que sa voix tremble, ce dont il fut fier, vu la terreur pure qu'il vivait, il répondit :

"Non, Maître."


Il n'y avait rien d'autre à dire de toute façon.
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James Eccleston


MessageSujet: Re: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts] Sam 30 Mar - 14:38

-Vous pouvez partir, Abraham, je terminerai seul.

Les mains pleines de papiers en cours de classement, Cadwallader jeta à son supérieur un regard stupéfait. C'était bien la première fois qu'il était autorisé à quitter son travail à quatre heures de l'après-midi à peine. James lui adressa un sourire fatigué et insista :

-Allez-y, vous avez fait bien assez d'heures supplémentaires pour mériter une pause. À demain.

Le dévoué secrétaire ne se le fit pas dire deux fois, et, attrapant sa veste, quitta le bureau du Président-sorcier du Magenmagot. Il avait le grand mérite de ne jamais poser de question, quel que soit l'ordre reçu ; sauf exception rarissime, il gardait ses impressions pour lui, partant du principe que chacun devait savoir rester à la place qui lui était assignée dans la grosse machine ministérielle. James le regarda sortir en songeant que s'il y avait une justice en ce bas monde, Cadwallader devrait bénéficier d'une promotion pour son zèle au service du Ministère et du purisme. Ou au moins d'une prime. Ce serait la moindre des choses pour ce type qui ne comptait pas ses heures, pour un salaire qui ne devait rien avoir de mirobolant. Il faudrait en parler à Avery, à l'occasion.

La porte refermée, le Président-sorcier du Magenmagot se permit, enfin, de relâcher sa posture. Il dénoua sa cravate, et, après s'être servi un whisky-glace bien mérité, posa ses jambes croisées sur un coin de son bureau tout en continuant à feuilleter un épais dossier en provenance du bureau des Exécuteurs. L'attention, cependant, n'y était pas. D'autres soucis encombraient son esprit, et il avait besoin d'être tranquille pour y réfléchir. À vrai dire, c'était la raison pour laquelle il avait permis à son secrétaire de partir ; la présence, même muette, de Cadwallader, troublait le cours de ses pensées. Les yeux fixés sur une des pages du dossier, il porta lentement son verre de whisky à ses lèvres, en se remémorant la conversation de la veille avec son père. « Les affaires reprennent », lui avait répété l'escroc en se frottant les mains. Pour James, cette expression ne pouvait qu'annoncer une catastrophe imminente, une nouvelle entourloupe paternelle, comparable à celles qui l'avaient déjà envoyé devant les juges. À la différence près que désormais, c'était son propre fils qui présidait le Magenmagot, et qu'il ne pouvait se permettre de laisser un petit voyou souiller son nom. Il n'y avait pas trente-six solutions : il fallait trouver le moyen d'empêcher Thomas de nuire. Et le cher homme étant plus borné qu'une mule bourbiste, il y aurait du travail... Peut-être même faudrait-il utiliser la manière forte. Cela n'avait rien de réjouissant ; c'était une chose de devoir tirer la baguette contre un adversaire, c'en était une autre de devoir s'en servir contre son propre père...

Une sensation soudaine de brûlure à l'avant-bras gauche fit sursauter le jeune homme, qui eut besoin d'une seconde pour comprendre de quoi il s'agissait. C'était la première fois que sa Marque des Ténèbres se rappelait ainsi à lui. Il devait donc répondre à cet appel, se rendre auprès de son maître... mais comment ? Un regard à la Marque, qui avait foncé, lui donna la réponse. Le tatouage magique le guiderait jusqu'à celui qui le lui avait gravé dans la peau. Il se leva en hâte, récupéra sa veste, sa baguette magique, et, les yeux fermés, il s'abandonna à la Marque. L'instant d'après, ses pieds foulaient l'herbe d'un chemin à demi-abandonné, quelque part dans la campagne anglaise. Au-dessus de sa tête, sur la colline, se dressait le manoir du Seigneur des Ténèbres. C'était la deuxième fois en quelques semaines qu'il s'y rendait, mais cette fois, il y avait bien plus de monde. D'autres Mangemorts se hâtaient vers la bâtisse, et il les rejoignit en resserrant sa cravate. Ils montèrent jusqu'à la salle où il avait été reçu par le Lord, et qui avait été aménagée pour une réunion ; lorsqu'il entra, il sentit que quelques regards se posaient sur lui, la plus récente recrue des Ténèbres. Il s'inclina en silence devant un Lord Voldemort indifférent, et alla s'asseoir. Chacun semblait avoir sa place attitrée, et James se retrouva au bout de la longue table, à l'opposé du trône du Maître. Crow et Avery étaient assis bien plus près du Seigneur des Ténèbres, et même l'homme à visage de rat, que personne n'avait l'air d'apprécier beaucoup, prit place non loin du mage noir. Lorsque tous furent assis, la rumeur des quelques conversations s'éteignit d'elle-même, et le Maître prit la parole. Comme tous les autres, James tourna la tête pour suivre le geste du Lord, et il découvrit un homme prostré, méconnaissable... Larsen Menroth, disait le Seigneur des Ténèbres en le faisant léviter jusqu'au-dessus de la table. Sans cette précision, Eccleston n'aurait probablement pas reconnu son prédécesseur au Magenmagot. Il n'eut pas de réaction lorsque le Maître exécuta celui qui l'avait trahi ; le mage noir lui avait promis le même sort s'il manquait à sa parole, ce n'était que justice. Il éprouvait tout de même un étrange sentiment ; les anciens présidents du Magenmagot ne faisaient guère honneur au tribunal, entre Jugson et Menroth. Deux traîtres. Jamais deux sans trois, disait-on... Il avait intérêt à prouver le contraire.

La suite le prit complètement au dépourvu. Il n'était pas au courant de ce qui s'était passé à la réunion du PPA, pour la bonne raison qu'il n'y avait pas assisté. Il avait eu sa dose de PPA lorsque Crow en assumait la présidence par intérim, et s'en était un peu éloigné depuis. Les yeux fixés sur le bois de la table, il écouta le Maître adresser de cinglants reproches à ceux qui avaient étalé leurs dissensions aux yeux du public, et leur rappeler qu'ils n'étaient que des pions. Un pion a-t-il une opinion, une volonté propre en-dehors de celle de son maître ? La voix habituellement basse du Maître gagnait en puissance, en colère aussi à mesure qu'il parlait, et lorsqu'il demanda à ses sbires s'ils avaient des questions, chacun sembla retenir sa respiration de crainte de s'attirer ses foudres. Lentement, le Lord commença alors un tour de table, fixant chacun de ses fidèles dans les yeux et attendant une réponse avant de passer au suivant. James le regarda approcher avec appréhension et, lorsque vint son tour, répondit deux simples mots dans un murmure terrifié :


-Non, Seigneur.
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MessageSujet: Re: Que ma volonté soit faite... [Mangemorts]

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Que ma volonté soit faite... [Mangemorts]

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