POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé]

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Lincoln Crow


MessageSujet: Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé] Sam 23 Mar - 23:16

Aujourd'hui encore, Lincoln aurait dû se pencher sur les nombreux dossiers qu'il suivait au Bureau des Exécuteurs de Nuisibles. Aujourd'hui encore, il allait faillir à son devoir, à son poste, pour accomplir son devoir de mangemort. Il était ici pour être le fils des ténèbres, il se devait d'être le plus fidèle possible aux attentes du Maître, bien que parfois l'envie n'y soit pas. Vrai que Lincoln faisait partie des plus fidèles mangemorts. IL n'avait jamais trahit, pas consciemment, et n'avait jamais osé penser trahir. Il était dans les règles, il avait affronté la fureur du Lord, et pourtant, il était encore là. Vivant, stable, et prêt à remettre ça si il le fallait. La grande différence entre lui et les autres, ceux se laissant abuser bêtement par la volonté de puissance, c'est qu'il était, quant à lui, poussé par une volonté puriste, une volonté profonde qui l'aminait de jour en jour. Il ne pouvait pas oublier cette voix discrète qui le poussait à croire au sang-pur, et à la suprématie des sorciers. Il se battait pour ça, avec ferveur. Il refusait catégoriquement qu'on l'associe à d'autres mangemorts égoïste et narcissique comme Menroth qui ne s'était pas battu pour le Lord récemment, mais pour lui.

-Miss Roberts, annulez mes rendez-vous pour aujourd'hui.
-Bien Monsieur. Porton voulait vous voir au sujet de l'affaire Hamilton.
-Dîtes-lui que je le recevrai demain. Je suis injoignable pour le reste de la journée, que ce soit Porton qui me demande ou l'Intendant en personne.
-A vos ordres Monsieur.


Le Bureau des Exécuteurs avait un arrière-goût militaire bien mené. On sentait que le directeur de ces hommes et femmes n'était pas là par hasard et qu'il avait su, bien au contraire, amener tout son professionnalisme dans l'ensemble élitiste. Il avait propulsé les Exécuteurs plus haut encore qu'Orcus en son temps, et aujourd'hui, il était reconnu pour ça. Pour le rendement de son Bureau, pour le taux de criminalité terroriste qui baissait de jour en jour. Il était reconnu pour être le meilleur des meilleurs dans son domaine et c'était également pour cela qu'il rechignait à quitter le Bureau aussi longtemps qu'une journée entière. Certains lui auraient peut-être demandé, insoucieusement, ce qu'il allait faire pendant cette presque journée de repos, et ceux-là auraient reçu une magnifique réplique cinglante dans la tronche si ils avaient osé. Voilà pourquoi Roberts ne s'autorisait jamais à transgresser les règles, bien qu'elle soit appréciée de son directeur, elle se savait aussi loin d'être son égale et n'osait alors pas être intime avec lui. Comme beaucoup de monde en vérité.

Lincoln ne quitta pas le niveau deux du Ministère de la Magie, autrement appelé le Département de la Justice Magique. C'était un lieu magnifique à n'en pas douter où régner un sentiment de sécurité, de purisme, et de peine pour les suspects traduis en justice. Oui, il flottait dans l'atmosphère un parfum onctueux qui rappelait au mangemort Azkaban. Non pas qu'il regrette ce temps là, mais il trouvait cela amusant d'imaginer ces pauvres bêtes – ces pauvres sorciers – envoyés à l'abattoir. Vrai qu'Azkaban n'avait plus rien à voir avec celle qu'il avait connue en son temps. Depuis l'avènement du Lord, la prison des sorciers était devenue un véritable camp d'extermination où les détenus mourraient jour après jour. On se gardait bien d'en parler dans les journaux, et pour cause, ça aurait fait scandale. Cependant, il était tout à fait naturel et même logique, pour un mangemort aujourd'hui, que les ennemis du régime pourrissent et crèvent à petits feux dans la prison sans jamais recevoir une autre visite que la glaciale présence des détraqueurs.

Le directeur des Exécuteurs passa par le hall d'entrée du niveau afin de rejoindre une autre section du département, la plus médiatique : le Magenmagot. Il traversa quelques couloirs, et de nombreux regards se tournèrent vers lui quand il passa. On n'avait pas l'habitude de voir un mangemort ici depuis que O'Meara était mort. Lincoln ne prit pas la peine de frapper au bureau du Président Sorcier du magenmagot. Il pénétra dans le bureau à la fois classe et luxueux, rempli de paperasse à en faire vomir un militaire. Un autre homme était là, assis, qui s'était retourné au moment où Crow avait franchi le seuil du bureau. James avait dores et déjà levé les yeux vers son employeur officieux avec qui il était lié par Serment Inviolable.

-Dehors.

Il ne se fit pas prier plus que cela, l'homme partit illico presto et Lincoln se retrouva seul avec James. Il s'approcha, prit place sur un des sièges, et replaça sa veste.

-Prépare toi James, je t'emmène quelque part. Sois présentable. Et mets du noir. Je te laisse dix minutes.

Pendant que son homme de main s'affairait à être le plus rapide possible, Lincoln prit un verre dans la réserve personnelle et sirota son whisky choisit avec précision et connaissance. Il était un amateur de cette boisson alcoolisé et forte. Ainsi, il avait pas mal de dispositions à bien choisir un Whisky. Tout était histoire de teinture, d'odeur.

Lorsque James fut prêt, Lincoln lui fit signe de le suivre. Ils sortirent du bureau, traversèrent tout le département jusqu'au hall d'où ils rejoignirent l'Atrium via les ascenseurs. Lincoln détestait ces derniers, ou plutôt haïssait la voix insupportable qui les accompagnait. Ils traversèrent l'Atrium d'une traite et prirent l'une des nombreuses cheminées direction la campagne Londonienne. Lorsqu'ils se retrouvèrent dans une bourgade paumée, Lincoln fit signe à James d'empoigner son bras avec fermeté. L'autre s'exécuta et ils transplanèrent à nouveau pour une petite bourgade mais qui était, quant à elle, déserte. Little Hangleton n'était plus habité, ou presque plus, depuis bien des années. Lincoln ne se rappelait plus si c'était avant l'avènement du lord, ou après. Il miserait plus sur 1999, voire 2000, mais allez savoir. Le temps joue bien des tours aux sorciers. Lincoln admira le manoir du Seigneur des Ténèbres et se retourna vers James. Celui-ci devait comprendre petit à petit où Lincoln l'amenait. Un rêve qui se réalisait ? Ou un cauchemar ?

-Bienvenue à Little Hangleton James.

La vision du village, mais surtout du manoir en haut de sa butte, était une pure vision d'horreur. Glauque à souhait. C'était une image silencieuse criante de malaise et d'étrangeté. On sentait ici tout le côté malsain du lord qui s'était étendu des kilomètres à la ronde. Le cimetière ayant pris place sur la butte du Manoir en était le parfait exemple. Lincoln n'y faisait plus attention depuis le temps qu'il passait par ici. Peut-être était-ce différent pour James ? Crow ne l'observa pas. Non pas qu'il s'en fichait, mais il considérait que le premier voyage à Little Hangleton devait être fait seul. Ici, Crow l'amenait, mais psychologiquement, Eccleston devait faire le vide et se reconcentrer sur lui-même. Il allait vivre une soirée mémorable, assurément, et il devait se sentir preuve pour cette épreuve. Dire que Crow l'avait passé à peine à vingt-deux ans, c'était presque un exploit pour certains mangemorts qu'il ait eu autant de témérité pour venir voir le Seigneur des Ténèbres. Mais l'époque était différente. Avant, Il cherchait des fidèles, aujourd'hui il en avait la masse. Une armée prête à être utilisée qui marchait actuellement sur Dublin. Les choses n'avaient plus rien à voir avec le temps où Crow avait rejoint les rangs.

Arrivés en bas du manoir, Crow frappa à la porte d'entrée. Le couinement du rat se fit entendre derrière la vieille et néanmoins robuste planche de bois. La porte s'ouvrit dans un râle indescriptible, propre à Little Hangleton. Lincoln pénétra directement et poussa d'une main Pettigrow en laissant entrer James. Le rat ne posa aucune question et s'éclipsa dans les entrailles du manoir presque instantanément. Il s'agissait là du mangemort le moins aimé, le moins connu, le plus perfide, et le plus lâche d'entre tous. Crow ne le considérait plus, mais fut un temps où il l'avait détesté. Ils montèrent les escaliers grinçants, ils se postèrent devant une porte qu'on savait directement importante. Elle marquait la délimitation entre le monde normal et l'antre des ténèbres, le lieu de toutes les décisions importantes du régime, le lieu d'où émanaient tous les ordres. Lincoln se stoppa et se retourna vers son homme de main.

-Je n'ai pas le droit d'aller plus loin. J'ai demandé une audience pour toi James, tu as tout ce qu'il faut pour être l'un des nôtres. Fais toi confiance, et ais foi en Lui. Il le percevra. Ne lâche jamais prise, quoiqu'il puisse se passer à l'intérieur, ne laisse jamais ta foi puriste s'en aller. Je te souhaiterai bien bonne chance mais ici... la chance n'agit pas.

Crow lui fit un signe de tête et repartit dans le même sens. Il passa dans le hall et dans le même râle ouvrit la porte et quitta Little Hangleton d'un pas tranquille. Soit il avait amené Eccleston au début de la gloire, soit il l'avait amené aux portes de la mort.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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James Eccleston


MessageSujet: Re: Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé] Dim 24 Mar - 16:44

Le menton posé sur ses mains jointes, James Eccleston écoutait attentivement, ou du moins semblait le faire. Il arborait un visage fermé, fixait gravement son interlocuteur, et ne donnait aucun signe ni d'approbation, ni de désaccord. Il écoutait, réfléchissait, et les conclusions viendraient en leur temps. C'était exactement le visage qu'on pouvait lui voir au Magenmagot, lorsqu'un accusé s'expliquait. Comme le temps pouvait sembler long, parfois, par exemple lorsque le verdict était joué d'avance ! Alors, le Président-sorcier prenait sa mine grave, un peu inquiétante avec son regard fixe, et il lui arrivait, pendant que le malheureux à la barre tâchait de le convaincre, de songer à des choses aussi hors sujet que la composition de son dîner ou le dernier article lu dans la Gazette du Sorcier. C'était précisément ce qu'il s'était mis à faire lorsque le juge Collingwood lui avait juré, pour la sixième fois très exactement, que l'aile conservatrice du Magenmagot lui était toute acquise. Estimait-il Eccleston si borné que les cinq premières fois n'aient pas suffi ? La mort récente de Larsen Menroth laissait la droite du Magenmagot quelque peu dépourvue, et ces braves gens craignaient d'être marginalisés au sein du tribunal. Ils avaient donc décidé d'envoyer un émissaire au Président-sorcier pour protester de leur dévouement et essayer de se le concilier, bien qu'il fût manifeste qu'Eccleston n'adhérait pas à la plupart de leurs idées. Ils avaient choisi Elias Collingwood, le vieil ami de l'oncle Robert, celui-là même qui avait guidé l'entrée du jeune Eccleston au Magenmagot. Il avait été reçu avec chaleur, mais depuis plus de vingt minutes qu'il répétait les mêmes paroles, James avait décroché depuis longtemps. Le visage impénétrable, il se demandait ce que Collingwood fichait encore là. Il avait pris acte de la déclaration de l'aile conservatrice, assuré chacun de ses membres de son estime, l'affaire aurait dû en rester là... Mais visiblement, Collingwood était mandaté pour obtenir une réponse plus concrète, et il insistait. Lourdement. Allait-il falloir le congédier, comme un mendiant importun qui s'accroche bien qu'il ait reçu une piécette ? Ce serait une erreur, l'incident assuré. Peut-être d'ailleurs était-ce ce que souhaitait ce vieil Elias, qui était loin d'être sot ? Exaspérer le Président-sorcier, le pousser à la faute, et in fine obtenir son remplacement. Larsen Menroth lui avait promis son soutien, mais Larsen Menroth était mort, et sa promesse avec lui. Les têtes brûlées de l'aile droite voulaient-elles en profiter pour essayer de placer un président-sorcier à leur goût ?

James interrompit brutalement sa réflexion. Au rythme employé par Collingwood, il avait compris qu'il arrivait à la fin de son laïus, et qu'il allait être temps pour lui de répondre, d'essayer de pousser gentiment son interlocuteur vers la sortie. Il n'avait guère écouté que quelques mots, mais suffisamment pour savoir à peu près de quoi il était question. Abandonnant sa posture guindée, il se pencha un peu vers Elias, et commença :


-J'entends bien vos paroles, monsieur Collingwood, et je vous en remercie vivement. Toutefois, actuellement, je ne peux que vous ré...

Il n'acheva pas. La porte venait de s'ouvrir, livrant passage à Crow. Qui d'autre, d'ailleurs, serait entré de cette manière, sans prendre la peine de frapper ? C'était bien des façons de militaire. James, cependant, ne s'en offusqua pas – moins, en tout cas, qu'Elias Collingwood qui sembla outré d'être congédié comme un vulgaire domestique. Il ne se fit pas prier pour autant, et débarrassa le plancher en vitesse. À peine eut-il refermé la porte derrière lui que Crow donna ses ordres, rapides et précis comme d'habitude. Eccleston ne posa aucune question, et se dirigea vers une petite armoire dans laquelle il conservait quelques affaires au cas où. Du noir... Il écarta son uniforme de l'armée puriste, qu'il n'avait pas le droit de porter hors de ses périodes de service, et déplia une tenue entièrement noire – pantalon, chemise, veste – par-dessus laquelle il revêtit une cape de voyage chaude mais légère. En quelques minutes, bien moins que les dix allouées par Crow, il était prêt ; le Mangemort vida d'un trait le verre de whisky qu'il s'était servi, et quitta le bureau en faisant signe à son homme de main de lui emboîter le pas. Eccleston obéit, sans un mot. Il savait qu'il était inutile de poser la moindre question ; les renseignements viendraient en temps opportun, et Crow n'aimait pas qu'on lui casse les oreilles avec des questions. Les deux hommes n'échangèrent donc pas une parole durant tout leur trajet, par ascenseur, par la poudre de Cheminette, puis par transplanage, jusqu'à ce qu'enfin, désignant d'un geste large la bourgade vers laquelle ils se dirigeaient à présent à pied, Crow livre son nom – et la clé de l'énigme.

Little Hangleton. James n'y était jamais allé, mais il connaissait le nom de ce village ; c'était, plus que le Ministère de la Magie, plus qu'Urquhart, le centre du monde magique britannique, puisque le Seigneur des Ténèbres y avait établi sa demeure. C'était donc là que Crow l'emmenait... L'estomac soudain noué, le jeune Serviteur des Ténèbres observa, tout en marchant, le manoir, le cimetière à flanc de colline, et la campagne anglaise, si paisible, alentour. Ses mâchoires s'étaient crispées. À n'en pas douter, il allait être admis en présence du puissant Lord ; les consignes vestimentaires données par Crow prenaient tout leur sens, à présent. Il avait espéré ce moment, et voilà que chaque pas en direction du manoir lui semblait extraordinairement difficile. Il suivait néanmoins Lincoln qui marchait d'un bon pas ; plusieurs fois, il eut envie de poser une question au Mangemort, mais il se ravisa et continua de marcher en silence, les mâchoires crispées, le cœur battant. Il ignorait ce qu'ils allaient faire à Little Hangleton, mais Crow avait son idée, il le savait. Et il avait confiance en Crow.

La porte du Manoir s'ouvrit en grinçant les mille morts ; un petit homme à figure de rat se trouvait derrière, toisant les visiteurs des pieds à la tête, mais Crow l'écarta sans ménagement pour laisser entrer son fidèle qu'il mena directement à l'étage. Ils s'arrêtèrent devant une haute porte de chêne, et le Mangemort s'expliqua enfin, à voix basse. James se sentit pâlir en apprenant qu'il devrait pénétrer seul dans la pièce où se tenait le Seigneur des Ténèbres. Il arrivait au but qu'il s'était fixé, mais il doutait à présent d'être digne de l'honneur de recevoir la Marque. Qu'avait-il fait, après tout, pour mériter que le grand mage noir pose les yeux sur lui ? Il eut envie de le dire à Crow, mais déjà, ses conseils donnés, le Mangemort tournait les talons...

Ne pars pas, Lincoln, ne pars pas. À présent, James avait mille questions à lui poser. Comment se comporter face au Lord ? Comment s'adresser à lui ? Que dire ? Que taire ? Tout cela, soudain, lui semblait d'une extrême importance. Il regarda le Mangemort disparaître dans l'escalier, aussi peiné que s'il venait de faire ses adieux à un ami, et prit une profonde inspiration. Il fallait y aller. Repassant dans son esprit les conseils donnés par Crow, il leva la main pour frapper à la porte – mais le lourd battant s'ouvrit seul avant qu'il ait eu le temps de toquer. Le Président-sorcier du Magenmagot pénétra dans une pièce qu'il ne vit pas ; toute son attention était fixée sur un magnifique siège, aussi haut qu'un trône, sur lequel le Seigneur des Ténèbres était assis. Même l'apparence pourtant si peu humaine du Lord ne le frappa pas ; il se sentait comme ébloui par l'aura de puissance qui émanait du mage noir, et ne percevait guère le reste. Il suffisait d'entrer dans la pièce pour se rendre compte qu'on se trouvait en face d'un sorcier hors du commun ; instantanément, on avait l'impression d'avoir soi-même rapetissé. James s'avança en direction du trône, malgré ses jambes un peu flageolantes ; parvenu devant le siège du Lord, il hésita un instant sur la conduite à tenir, puis s'agenouilla, en murmurant :

-Seigneur...

Pas « Maître », trop familier, réservé, estimait-il, à ceux que le Lord avait choisis. « Seigneur », simplement, en signe de déférence et d'abandon complet au bon plaisir de celui auquel sa vie appartenait déjà.
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Lord Voldemort


MessageSujet: Re: Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé] Dim 24 Mar - 22:44

Seigneur...

Tom Jedusor avait senti l'entrée de James Eccleston, il n'avait pas besoin de ses yeux pour savoir qui était dans la même pièce que lui, qui était dans sa demeure, qui était dans son camps. Il savait quel effort celà représentait pour un non initié de se tenir en sa présence, et il en jouait, naturellement.

La principale qualité d'un bon dirigeant est la mise en scène. Mais ça, il ne l'avouerait pas. Il préférait de loin qu'on le pense toujours sincère à habile dans la façon de s'exprimer. Ceci étant, il avait de moins en moins besoin d'abuser de ce style de stratagème : son autorité et sa puissance croissait de jour en jour, il ne craignait plus rien ni personne dans le monde, et jouer un rôle n'était plus nécessaire dans tous les cas. Mais accueillir un prétendant à la Marque était un rendez-vous particulier, il devait jauger l'homme ou la femme face à lui, et par conséquent se devait de tenir le rôle de sa vie : celui de maître du monde.

Il laissa un silence s'appesantir sur l'atmosphère de la pièce, il lisait un grimoire, un de ceux qui n'existaient qu'en un ou deux exemplaires dans le monde et que des gens tueraient pour avoir. C'était d'ailleur la façon dont il l'avait obtenu, en tuant son ancien proprio sans le moindre ménagement. Son cadavre servant désormais de garde rapprochée du manoir quelque part dans le cimetière. Dans la troisième tombe à gauche de l'entrée Sud si sa mémoire était correcte.

Il referma le livre bruyamment, des volutes de poussière s'en échappant quelque peu. Son regard rougeâtre se posa donc enfin sur James, qui jusque là avait été parfaitement ignoré. Le Maître se leva, posa son ouvrage sur une table basse d'une banalité affligeante mais qui était ensorcelée de telle sorte que seul la main du Lord pouvait prendre ce qui y était posé sans être brûlé.

Il fit preuve d'un détachement et d'un calme effrayant quand il s'adressa au serviteur des ténèbres pour la première fois de l'entrevue :


Relève toi James, je ne saurais te juger si tu reste à genoux.

Le Maître attendit qu'il soit debout de nouveau et il commença à tourner autour de lui, ses pas étaient silencieux, logique, il ne portait pas de chaussure, ses pieds nus étaient en contacte avec la chaude boiserie du parquet. Il se glissait, approchant son visage près de celui d'Ecclestion, ce dernier pouvant aisément sentir le souffle de Jedusor dans son cou.

C'était naturellement prévu pour être une situation très embarrassante, le Maître termine ses quelques tours du propriétaire en se repositionnant face à James, toujours debout dans sa robe de sorcier noire fluide et légère. Il émit un petit sifflement qui apaisa un Nagini remuant au pied du fauteuil du Lord. Voldemort ancra son regard dans celui d'Eccleston et il dit enfin :


J'ai entendu parlé de toi. Un bureaucrate qui est parti se battre en mon nom à Sligo... Un goût pour le risque ou un dégoût de la vie, je ne saurais le dire. Par contre, je peux affirmer sans me tromper que, pour le moment, tu es surtout mort de peur.

Me craindre est normal, après tout je suis le sorcier le plus puissant du monde, mais ça ne changera rien au fait que si je le voulais, je te tuerais ici et maintenant. Alors à quoi bon te mettre dans cet état ?


Voldemort était et restera jusqu'à sa mort, un homme froid et cruel. Il aimait plus que tout que les gens sachent, au plus profondément d'eux même, dans chaque fibre de leur corps, qu'ils étaient méprisables et infiniment inférieurs à lui.

Il fit les quelques pas le séparant de son siège et il s'y réinstalla, laissant James debout dans la plus pure impolitesse. Le Seigneur des Ténèbres sortit la Baguette de Sureau de la poche de sa manche et il la posa sur le bras de son fauteuil. Il poursuivit.


Te battre pour moi ne suffit pas à devenir un Mangemort. Plein de gens se battent pour moi, qu'ils le veulent ou non d'ailleurs... Crow t'as amené à moi parce qu'il te pensait digne et qu'il voulait te soumettre à mon jugement, tel est également le rôle de mes Serviteurs que de me présenter des gens dignes d'en être...

A ton avis James, es-tu digne de recevoir la Marque des Ténèbres ?

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MessageSujet: Re: Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé] Lun 25 Mar - 13:48

Un moment s'écoula ainsi, dans le silence le plus complet. Le Seigneur des Ténèbres semblait n'avoir même pas remarqué que quelqu'un était entré ; parfaitement indifférent à ce qui l'entourait, il lisait, laissant son visiteur agenouillé sans daigner seulement lui adresser un mot. James, cependant, savait qu'il ne devait pas essayer d'attirer l'attention du maître des lieux ; il était impossible qu'il n'ait réellement pas entendu entrer son fidèle, et il eût été irrespectueux de troubler sa lecture. Libre à Lui, après tout, de faire attendre un simple serviteur. Il n'avait pas d'autres égards à avoir que ceux qu'il jugeait nécessaires. Immobile, les yeux fixés sur les lames du plancher, James se préparait à l'entretien, autant qu'il le pouvait. La voix de Crow résonnait encore à ses oreilles, aussi nettement que si le Mangemort s'était trouvé près de lui à cet instant. Fais-toi confiance, et aie foi en Lui. C'était le moment d'un ultime examen de conscience. Le premier point n'était pas totalement acquis, mais qu'en était-il, très sincèrement, du second ? Eccleston avait-il foi en ce sorcier assis devant lui, si loin au-dessus de lui ? N'était-ce pas, précisément, une foi défaillante qui expliquait son sentiment d'oppression en présence du Lord ? Non, à n'en pas douter. C'était d'ailleurs sa seule certitude. Il ignorait s'il était digne de respirer le même air que ce puissant sorcier, mais il savait qu'il croyait en Lui, et en sa capacité à régénérer le monde magique. Seul le Seigneur des Ténèbres pouvait rendre au peuple sorcier sa pureté et sa dignité, effaçant du même coup des dizaines d'années de compromissions. Collaborer à son œuvre était un grand honneur, peut-être trop grand, finalement, pour James Eccleston. Nul ne pouvait affirmer qu'il était digne de servir le Lord ; au Maître seul appartenait la décision. Cette conclusion, paradoxalement, rendit un peu d'espoir à l'aspirant Mangemort : il avait toute confiance dans le jugement du Seigneur des Ténèbres, il s'y soumettait d'avance, sans discussion possible. Parle franchement, comporte-toi sans crainte ni présomption, et il saura mieux que toi ce que tu vaux. Remets-t'en à Lui, c'est tout ce que tu as à faire.

Après un laps de temps que le Serviteur des Ténèbres jugea assez long, le Lord referma son livre dans un claquement, avant de s'adresser à lui. Une voix basse, glaçante, en tout point conforme à ce que James avait imaginé. Les paroles, en revanche, l'étonnèrent un peu ; le Maître l'appelait par son prénom – il ignorait que telle était son habitude – et l'invitait à se relever... Il aurait pu y voir un effort pour le mettre à l'aise, si la suite n'avait démontré exactement le contraire. Lorsqu'il fut debout, le Lord s'avança vers lui et, en silence, se mit à tourner autour de lui... si près qu'il pouvait sentir son souffle sur sa peau, entendre le froissement ténu de la soie de sa robe, si près qu'ils se touchaient presque. Le Serviteur des Ténèbres se força à ne pas broncher, à ne pas fermer les yeux, mais il était si mal à l'aise que cela devait se voir sur sa figure. Un gros serpent sortit sa tête de sous le trône, et siffla longuement en observant le jeune homme ; Lord Voldemort siffla à son tour, brièvement, ce qui calma immédiatement le reptile. Tout cela semblait presque irréel aux yeux de James. Et à nouveau cette voix glacée, lâchant quelques mots au-dessus de sa tête... Il n'avait pas besoin d'avoir peur, disait le Seigneur des Ténèbres. Cela ne changerait rien à son destin ; il n'était qu'un jouet entre les mains du puissant mage, et il vivrait tant que son maître le voudrait. C'était le bon sens même ; James hocha la tête en silence, et s'efforça de faire taire sa peur. Peur n'était pas, d'ailleurs, le terme qu'il aurait choisi ; il n'avait pas peur du Maître comme on peut avoir peur d'une bête sauvage ; il éprouvait plutôt un mélange paralysant de crainte et de respect devant un sorcier dont il reconnaissait la toute-puissance. Personne ne pouvait rivaliser avec le Seigneur des Ténèbres, et on ne pouvait que se sentir minuscule devant Lui.

Le Lord observa encore son serviteur, puis alla se rasseoir, nonchalamment. James suivit chacun de ses gestes du regard lorsqu'il tira sa baguette magique de sa manche et la posa sur le bras de son fauteuil ; le plus banal des mouvements a quelque chose de fascinant lorsque celui qui l'accomplit est le plus puissant sorcier du monde. La question que lui posa ensuite le Maître manqua de le faire sourire. Était-il digne de porter la Marque ? C'était justement ce qu'il s'était demandé, tout à l'heure lorsqu'il était à genoux, et encore avant en entrant dans la pièce, et encore avant lorsque Crow lui avait parlé, devant la porte... Une heure auparavant, il aurait répondu sans hésitation : oui, j'en suis digne. Mais à présent, dans la maison du Seigneur des Ténèbres, sous son regard sans faille, il n'en était plus si sûr. Il fallait répondre, cependant, et en toute franchise... Le magistrat s'autorisa quelques secondes de réflexion, puis fit, d'une voix qui – et cela l'étonna lui-même – ne tremblait pas :


-En réalité, je ne sais pas, Seigneur. Je vous sers loyalement et je crois n'avoir pas démérité. S'il ne s'agissait que de moi, je vous dirais que je suis digne de recevoir la Marque des Ténèbres, mais il est difficile de se juger soi-même et il est possible que je sois trop indulgent.

Il avait tâché d'exprimer sa pensée le plus honnêtement possible, de faire la part entre son désir d'intégrer les rangs des Mangemorts et la nécessaire sévérité du jugement du Maître. Comment se situer entre ces deux pôles ? Juger les autres était infiniment plus facile, songea James en cherchant encore une réponse nette à la question du Maître, tout en sachant qu'il n'y parviendrait pas.
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MessageSujet: Re: Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé] Mar 26 Mar - 16:24

Lord Voldemort écouta son visiteur, il le jaugeait, le jugeait, bien plus qu'une simple question, son interrogation était une porte ouverte sur la psyché du prétendant. Il n'avait pas besoin d'entendre ou d'écouter un homme pour lui donner ou non de l'importance, il y avait des moyens bien plus fiables, bien plus intéressant dans son pouvoir que la simple discussion.

Mais il avait également appris, au fil de sa jeunesse et de ses voyages, que les gens attendaient souvent de la normalité plus que lui. Les gens aimaient la parlotte quand lui la méprisait. La Légilimancie lui permettait d'induire tellement plus de choses, tellement plus de réponses et de questions que les simples mots, elle lui permettait de toucher directement à l'essence même de l'être humain qui se trouvait face à lui, le mettant à nu, violant son intimité sans le moindre scrupule.

Il avait toujours aimer s'introduire dans l'esprit de ses victimes ou de ses interlocuteurs, d'une part pour des raisons pratiques : il n'y a rien de mieux que de se servir les informations à la source, mais aussi c'était un plaisir de domination. Il avait, en pratiquant ainsi, le pouvoir absolu sur sa victime, et même si dans les faits, il n'en avait pas vraiment besoin, cela flattait son ego de tenir une vie dans le creux de sa main, telle celle d'un insecte. Il pouvait anéantir une existence par une simple pression de son mental sur celui de sa victime, quoi de plus amusant et de plus réjouissant pour un homme de pouvoir que de se servir de ce genre de choses.

Il savait dès lors que James Eccleston n'était pas un occlumen, il savait aussi qu'il n'était pas un sorcier très puissant, mais il savait surtout que le jeune homme avait appris à s'entourer pour combler les lacunes de son apprentissage, et que, malgré sa relative incompétence dans certains domaines de la magie, il n'en restait pas moins quelqu'un qui maniait la base à la perfection et qui cherchait, jour après, à accroître sa puissance et ses connaissances dans les domaines qu'il ne maîtrisait pas.

Jedusor était toujours intéressé par les gens ayant de l'ambition, car le servir était une tâche aussi ambitieuse que dangereuse, il le savait parfaitement puis qu'il était lui même la source principale de ce danger qui entourait la tâche. Il sourit, en écoutant les paroles qu'il avait déjà analysée au travers de l'esprit de son jeune visiteur, opinant du chef, le Maître laissa un silence s'approfondir avant de reprendre la parole à son tour.


Tu es honnête, et tu as raison de l'être James. Nul ne peut mentir à Lord Voldemort sans en payer le prix.

Le silence retomba, Nagini susurra des indications à son Maître, comme le degré de stress ou de peur que l'animal percevait dans l'atmosphère, Jedusor le remercia en fourchelang, caressant sa tête triangulaire du revers de la main. Il poursuivit sa réponse :

Si ton passé atteste de ta détermination, ton destin m'est voilé James Eccleston. Alors dis-moi, que ferais-tu pour ton Maître si il te gratifiait de sa Marque ?

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MessageSujet: Re: Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé] Mer 27 Mar - 15:46

Silence. Encore et toujours, le profond silence. Hormis sa propre respiration, James ne percevait aucun son ni dans la pièce, ni à l'extérieur. Le gros serpent s'était enroulé autour d'un des pieds du fauteuil et tenait sa tête presque à la hauteur de son maître ; cependant, il ne sifflait pas, et dardait sa langue hors de sa gueule sans le moindre bruit. Le Seigneur des Ténèbres, de son côté, demeurait immobile, son regard rouge fixé sur le visiteur qui achevait de parler. Le respect aurait voulu qu'Eccleston ne soutînt pas ce regard, mais il était incapable de baisser la tête, et il faisait donc face à ces yeux qui semblaient vouloir le transpercer. Il avait conscience que quelque chose était en train de se produire, même s'il ne reconnaissait pas une attaque de Légilimancie – et pour cause, puisque c'était la première qu'il subissait. Cela ne dura probablement qu'une poignée de secondes, mais le temps s'écoulait curieusement à Little Hangleton, et James aurait parié que ce silence s'éternisait depuis plusieurs minutes déjà. Étrangement, il ne se sentait pas aussi mal à l'aise qu'à son arrivée ; au contraire, il avait l'esprit incroyablement détendu, disponible. Il observait le mage noir assis sur son trône, sans oser croire encore qu'il se trouvait bien devant Lord Voldemort, maître incontesté du monde magique, le plus puissant sorcier de tous les temps. Personnage redoutable, mais également fascinant, davantage de la stature d'une légende que de celle d'un homme.

Enfin, la voix du Maître rompit le silence. Il avait souri en écoutant répondre son serviteur, et il lui indiqua brièvement qu'il avait raison d'être honnête. On disait en effet que personne ne pouvait mentir impunément au Seigneur des Ténèbres, que ceux qui avaient l'audace d'essayer le payaient de leur vie... Peut-être n'était-ce qu'une de ces histoires qui couraient à son sujet et que personne n'oserait jamais vérifier, mais quoi qu'il en soit, James n'envisageait pas d'essayer de Lui mentir. Plus que la crainte, le respect lui imposait de parler avec franchise. Essayer de tromper le Seigneur des Ténèbres aurait été une trahison en soi. Le jeune homme hocha la tête aux paroles du Lord, gardant le silence puisque sa phrase n'appelait aucune réponse.

À nouveau, le silence s'installa, mais cette fois, les sifflements discrets du serpent se faisaient entendre. Sans quitter le visiteur du regard, le reptile émettait de curieux bruits qui semblaient s'adresser au Seigneur des Ténèbres. Le puissant mage noir était renommé pour parler le Fourchelang, et il répondit d'ailleurs au serpent en produisant le même genre de sifflement. Que pouvaient-ils bien se dire ? Eccleston s'inquiétait, malgré lui. Ce serpent ne lui disait rien qui vaille ; plus encore, il l'effrayait. Il n'avait jamais aimé les serpents – à vrai dire, il n'aimait guère les animaux en général – et celui-là lui semblait redoutable, à l'image de son maître. Le Lord, pourtant, lui caressait la tête... Le simple fait d'imaginer le contact avec la peau froide du reptile avait de quoi faire frissonner, et James préféra ne plus regarder l'animal. D'ailleurs, le Seigneur des Ténèbres reprenait la parole, et le magistrat leva donc les yeux vers Lui pour l'écouter.

Que ferait-il pour son maître, s'il recevait la Marque ? À nouveau, il réfléchit quelques secondes avant de répondre :


-Si mon Maître me gratifiait de sa Marque, je considérerais cela comme un grand honneur, et je désirerais plus que tout Lui prouver ma gratitude... par tous les moyens.

Trouve-toi quelque chose en quoi croire, lui avait dit Crow, et ne lâche plus tes convictions. James s'était mis à croire au purisme et en Lord Voldemort, assez pour s'enhardir et poursuivre, d'une voix posée qui vibrait cependant de ferveur contenue :

-Quel est le bien le plus précieux d'un sorcier ? La vie, tout d'abord, je crois. C'est cela que je veux déposer à vos pieds, Seigneur. Non seulement ma propre vie, qui de toute façon vous appartient déjà, mais aussi toutes celles que je pourrai gagner conquérir ou anéantir en votre nom, pour votre service, par votre ordre.

Il se tut, refrénant les quelques mots qui lui venaient encore. Mieux valait parler peu devant le Seigneur des Ténèbres, et garder les élans de fanatisme pour les conversations entre puristes. Le serpent émit un nouveau sifflement, très bref, qui résonna comme le point final de sa phrase ; nerveux, Eccleston posa son regard sur l'un des pieds du trône du Lord, étrangement mal à l'aise à présent qu'il avait parlé.
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MessageSujet: Re: Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé] Jeu 28 Mar - 14:49

Les question prenaient James Eccleston au dépourvu. Lord Voldemort n'avait pas besoin de la légilimancie pour le voir. Ca crevait les yeux, comme le soleil ou la lune perçait les nuages de leurs lueurs respectives. Jedusor aimait perturber les gens face à lui, car les faire répondre n'avait aucun intérêt en soi puisque, généralement, il savait ou avait décidé avant même de poser la moindre question.

Ici le cas était difficilement plus clair, deux Mangemorts reconnus, actifs, et respectables avaient combiné leurs efforts pour amener ce jeune homme qu'ils pensaient aptes face à lui. Un Mangemort pouvait se tromper sur les intention d'un homme, et généralement, Voldemort se moquait bien pas mal de ce que pouvaient penser un de ses fidèles d'autrui. C'était juste d'un ennui profond et mortel pour le sorciers le plus puissant du Monde.

Mais quand l'intérêt dépassait l'individualité d'un de ses fidèles, il serait stupide de ne pas se renseigner ou tout du moins pas faire en sorte de se mettre à leur place pour comprendre leur point de vue. Il agissait de la sorte pour éviter les pièges. Lord Voldemort, aussi tout puissant pouvait-il être, n'en restait pas moins un homme relativement paranoïaque : il n'avait pas créé un seul Horcruxe mais sept, il n'avait pas tué publiquement depuis des années, il n'avait jamais cessé d'accroitre ses connaissances et sa puissance dans le but de ne jamais être battable, il n'avait rechercher et trouvé la Baguette de Sureau par commodité mais bien pour être sûr et certain d'être et de rester l'homme le plus puissant que le monde n'aie jamais connu.

Certains y verrait là un ego démesuré, il y avait certainement de cela, mais il y avait aussi et surtout une peur panique de la mort et de sa propre impuissance, une volonté de ne plus jamais être soumis au désir des autres comme lorsqu'il était dans ce petit orphelinat londonien entourés de femmes désintéressées et alcooliques. Même si torturer et violenter ses petits camarades s'était montré jouissif, il avait du se soumettre, et ça, il ne l'accepterait plus.

Et faire une erreur de jugement dans le choix de ses fidèles pouvait se retourner contre lui, l'atteindre, diminuer sa puissance et sa supériorité, le montrer faible, hésitant, incapable de faire le bon choix quitte à devoir le corriger. c'est pour cela qu'il tuait les traîtres de sa main. Même dans l'abandon il devait dominer. Il devait donc choisir avec soin à qui il donnerait sa Marque : ni trop faible , ni trop solitaire, ni trop indécis. Il devait pouvoir modeler la volonté de celui qui présentait face à lui en réclamant ce tatouage. Il avait pourtant des gens très puissants avec lui, uniquement parce qu'il savait qu'ils ne parviendraient jamais à l'égaler.

Les derniers mots de James s'évanouirent dans l'air, une dissipation tout à fait normale pour l'onde sonore, et Nagini sifflota à son maître que le jeune homme ne mentait pas. L'animal pouvait le sentir mieux que quiconque, car il savait détecter et analyser les phéromones. Il ne se trompait pas, car même le meilleur des menteurs ne pouvait faire changer la chimie de son organisme. Le Maître fit mine de réfléchir encore un peu, mais il savait déjà ce qui serait fait et ce qui serait dit.

Il posa sa main sur la Baguette de Sureau et il se leva, sans un bruit, si ce n'est le léger grincement du cuir du fauteuil qui se relâchait. Les yeux rouges de Jedusor ne bougeaient absolument pas de ceux d'Eccleston alors qu'il dit :


Alors tu m'offre donc ta vie. A genoux.

James obéit sans attendre, le Maître saisit son bras gauche et releva la manche d'un geste de la Baguette :

Par cette Marque, je représente ton allégeance et ta servitude. Tu n'obéiras qu'à moi, ton Maître, à partir de ce jour et jusqu'à ce que la mort te prenne. La Marque des Ténèbres est également une promesse, celle que je te fais de te tuer si tu me trahis, par ta faiblesse ou ton imbécillité.

Il posa vivement et sans ménagement la pointe de sa baguette, et fit apparaître la Marque des Ténèbres sur le bras gauche du jeune homme. Ce dernier sentit une brûlure horriblement douloureuse que le dessin magique causait en apparaissant. Voldemort connectait le nouveau Mangemort à tout ses pairs, ils pouvaient le sentir sur leur propres marques. Tom Jedusor relâcha le poignet du juriste et rompit le contact avec sa baguette.

Tu es désormais un de mes Fidèles Mangemorts. Tu répondras à tout appel de la Marque, ou tu mourras, de ma main. Tu as été formé par plus puissant que toi pour démontrer tes capacités et accéder à ce statut. Tu ne dupera pourtant pas le Seigneur des Ténèbres en te prenant pour un sorcier puissant James Eccleston. Tu es encore faible, mais tu me seras utile. Ne me déçois pas, tu le regretterais.

Tu peux t'en aller.


Voldemort se rassit, et reprit son livre d'un accio informulé, il rouvrit le grimoire à l'exacte page à laquelle il avait arrêter sa lecture avant de la reprendre. Comme si rien ne s'était passé entre temps.


HRP : Tu peux répondre ici si tu veux, et je t'invite également à te rendre à la réunion ici et y répondre : http://www.poudnoir.com/t8141-que-ma-volonte-soit-faite-mangemorts


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MessageSujet: Re: Les souvenirs sont impérissables (Voldy & James) [Terminé] Lun 1 Avr - 12:49

Le gros serpent avait sifflé une dernière fois, et à présent, dans le silence qui s'était de nouveau installé, il observait James avec curiosité, tournant sa tête luisante pour mieux le voir – comme s'il choisissait par quel morceau il allait commencer son repas, songea le jeune homme avec angoisse. Cet animal était, définitivement, l'un des éléments les plus inquiétants de ce manoir; et ce n'était pas peu dire, tant tout se conjuguait pour faire froid dans le dos, depuis le craquement sinistre de la porte d'entrée jusqu'à l'aura de toute-puissance qui émanait du maître des lieux. Le serpent se fondait à merveille dans ce décor, lui donnait une touche de cruauté supplémentaire avec ses sifflements incompréhensibles pour le commun des mortels. Mortels... C'était le mot parfait. Nulle part plus qu'à Little Hangleton James n'avait eu conscience de la précarité de la vie, pas même sur les champs de bataille. Au moins, au combat, pouvait-on se défendre, tuer ses ennemis, fuir... Ici, on se sentait en sursis, sans autre chance de survivre que le bon vouloir de Lord Voldemort.

Sa réponse achevée, James avait baissé la tête, certain d'avoir trop parlé. Il y avait des cas, il le savait, où il fallait savoir répondre brièvement ; le Seigneur des Ténèbres ne le recevait pas pour qu'il Lui casse les oreilles avec des bavardages, et c'est précisément ce qu'il avait fait. Il s'était laissé entraîner par l'exaltation, et il ne savait s'il devait se le reprocher ou pas. Le Seigneur des Ténèbres, quant à lui, semblait plongé dans une profonde réflexion, comme si Lui non plus ne savait pas à quoi s'en tenir avec ce garçon. Enfin, il se leva, vrilla son regard rouge dans celui de son serviteur, et parla. La gorge nouée, James hocha inutilement la tête lorsque le Lord résuma. Oui, il Lui offrait sa vie. Une offrande immense pour lui, et certainement dérisoire pour le mage noir. Il s'agenouilla en hâte lorsqu'il en reçut l'ordre, curieusement plus à l'aise dans cette position d'esclave que debout face au Lord. Le Maître saisit fermement son poignet gauche, et reprit la parole. Il accordait donc sa Marque à Eccleston... Le jeune homme leva les yeux vers le Seigneur des Ténèbres qui lui exposait froidement les conditions de son nouveau statut : servir ou mourir. James ne répondit pas : il ne s'agissait pas d'un contrat conclu d'égal à égal, on lui demandait pas son avis. Il avait accompli son dernier acte d'homme libre en franchissant la porte de cette pièce ; désormais, il appartenait à ce sorcier, corps et âme... C'était une servitude, mais la plus glorieuse qu'on pût connaître puisqu'elle était volontaire. Un jour, tous les sorciers de Grande-Bretagne devraient obéir au Seigneur des Ténèbres, de gré ou de force ; James aurait le mérite d'avoir choisi de le servir avant d'y être contraint.

La baguette du Maître se posa sur la peau fine de l'avant-bras, et, sans qu'aucune formule fût prononcée, la Marque apparut lentement. Eccleston gardait les dents serrées pour n'émettre aucun son, mais il était manifeste que la douleur était vive. Il ne quittait pas des yeux la Marque qui se dessinait dans sa peau, empli d'une fierté qui lui donnait la certitude de pouvoir accomplir n'importe quoi désormais. Il était un Mangemort, un sorcier choisi par Lord Voldemort pour Le servir et personnellement relié à Lui par cette Marque. Il ne mesurait pas encore tout le danger de cette situation ; pour l'heure, il se sentait plus honoré que s'il avait reçu un titre de noblesse. Le Lord lui donna encore quelques indications, promettant une nouvelle fois de le tuer s'il désobéissait à l'appel de la Marque ; James, sa manche toujours relevée, regarda une dernière fois le tatouage et répondit seulement :


-Merci, Maître.

Il ne perdit pas de temps en vaines promesses ; personne ne pouvait être certain de ne pas décevoir le Seigneur des Ténèbres. La seule certitude était qu'il ferait tout pour Lui donner satisfaction, mais serait-ce suffisant pour ne pas encourir sa colère ? Le jeune homme se leva, et fit quelques pas à reculons. Parvenu à la porte, il s'inclina profondément, et partit. Lord Voldemort avait repris sa lecture sans même attendre que son serviteur fût sorti ; l'entrevue, finalement, avait été plutôt courte, même si elle avait été éprouvante nerveusement.

L'homme à figure de rat qui les avait accueillis, Crow et lui, vint lui ouvrir la porte et lui jeta un regard de dépit. James ne lui adressa pas le moindre mot ; ce type lui était parfaitement antipathique. L'autre lui referma la porte dessus, manquant de le coincer, comme s'il mettait dehors un importun. Sans y prêter grande attention, Eccleston reprit le chemin qui menait au bas de la colline. Pour un peu, il aurait couru, tant il sentait ses jambes fourmiller d'une énergie soudaine qui ne demandait qu'à être dépensée. Crow, où était Crow ? C'était lui qu'il voulait voir en premier, pour lui annoncer la nouvelle ; il ignorait que toutes les autres Marques avaient averti leurs porteurs de son admission parmi les Mangemorts. Il n'avait pas encore idée de la puissance de cette Marque, ni de l'étendue de sa servitude. Parvenu à l'endroit de leur atterrissage, il transplana en direction du Ministère. Là, il pourrait demander si on savait où était Crow, et aller le remercier. Et Avery aussi. Il éprouvait une étrange et soudaine amitié envers le directeur des Exécuteurs qui l'avait conduit devant le Lord, une profonde reconnaissance mêlée d'affection pour son mentor, comme si ces deux hommes étaient devenus un frère et un père. Après tout, c'était un peu cela, songea-t-il en arrivant dans l'Atrium du Ministère. La Marque des Ténèbres représentait l'appartenance à une famille plus importante qu'une famille de sang, et il en faisait désormais partie. Il promena un regard de dédain sur le petit peuple du Ministère, avant de monter au niveau deux. Un bon whisky ne serait pas de trop pour fêter ça.
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