POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

We build when we break || PV Eris

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 17/11/2012
Parchemins postés : 1364



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Mike F. Witcher


MessageSujet: We build when we break || PV Eris Dim 24 Mar - 17:49

Mike Witcher n'était pas un homme de l'ombre. Enfin, plus exactement, il ne l'était plus. Il avait toujours aimé la neutralité, le fait qu'absolument personne ne s'intéresse à lui, comme ça on lui foutait la paix. Witcher n'était pas un homme dangereux, pas sur le plan politique en tout cas, parce qu'il laissait ça à plus hauts placés que lui. Non pas qu'il s'en désintéressa, il savait parfaitement ce qui se passait sur le plan politique, qui était agité par telle ou telle rivalité. Simplement, ce n'était son affaire. Le Convent avait du poids dans la politique, il contaminait à peu près toutes les instances gouvernementales, et Witcher l'utilisait comme garde-fou, mais c'était à peu près tout. Il l'utilisait pour le purisme. Et pour le purisme, il faisait aussi son métier. Et qu'était le métier de Witcher ? Du spectacle, de la représentation, de la propagande.

Il fallait montrer que le Parti était proche des gens, et dans ce cas là, on n'avait pas mieux choisi que son président. Car Witcher, non content d'être mangemort, ce qui était le gage d'une bonne représentation du régime, était un homme de spectacle. C'était une qualité qu'il avait découvert chez lui, lorsqu'il était en conférence à la confédération internationale des sorciers. Et avant même en Afrique du Sud. Witcher savait jouer, il savait se faire écouter, il savait parler. Il avait une présence. Pas une présence politique et idéologique à la Valverde, mais il était sympathique. On avait de l'affection pour lui, on l'écoutait, parce qu'on savait qu'il n'y aurait pas de coup fourrés avec lui. Il n'était pas traitre. XIII était loin d'être idiot, mais c'était un militaire, et malgré le fait qu'il soit un ancien Serpentard, on pouvait compter sur lui pour faire ce qu'il disait qu'il ferait. Ses règles de conduites étaient simples. Servir, obéir, commander, populariser. Il était là pour faire du populisme, vraiment, pour être proche du peuple.

Seul problème, il n'aimait pas trop la foule. Enfin, il aimait les applaudissements et les acclamations mais adhérait moyennement au bruit et à rentrer en contact avec la foule. Il restait à l'écart, droit sur son pupitre, à l'aise, drole, charmeur, souriant, puis il partait. De toute façon, les sorties étaient promesses de retour, et idéales pour convaincre la foule. Mike avait de ce principe sa ligne de conduite, et il s'en tenait là. Il n'avait pas d'avis, ou un avis qu'il se reservait, sur le boulot des autres, si on les avait nommé, c'est qu'ils étaient compétents. Bien qu'il eut compris le geste de John Mulciber, bien qu'il apprécia plus son cousin qu'Eris Valverde, raison familiale et proximité de caractère jouant, il n'avait pas pris parti pour le Ministre. Le Maitre avait parlé. Il fallait obéir. Point.

De fait, même si Mike ne voyait pas toujours les choses du même angle que Valverde, si parfois il le trouvait trop intellectuel, il n'avait pas cessé sa collaboration avec le directeur du département de l'Ordre Nouveau. De toute façon, le populisme et la propagande allaient ensemble. Autant dire que Mike et Eris se devaient de collaborer ensemble pour que tout fonctionne.

Le plan de Witcher, par exemple, de reconstruction de Sligo, associait les deux instances. Le bataillon Gold Blood reconstruisait ce qui avait été détruit et le PPA cumulait les nouveaux adhérents, grâce à l'appui idéologique de Valverde. L'union marchait. Ceci en était un exemple. Les ruines seraient rebaties à la gloire du purisme, convainquant les autochtones de venir à eux. C'était le destin, la grandeur du purisme qui venait prendre source ici. La paix après la guerre serait là.

Une fois les discours des deux mangemorts finis, la foule les acclama puis les laissa repartir. On était dans un petit village du nord de Sligo, et déjà les puristes s'activaient à la reconstruction. Les forces armées patrouillaient. Le PPA reconstruisait. L'Intendance convainquait. Le purisme était à l'oeuvre à travers le Ministère, le PPA, et l'Ordre Nouveau. L'union était possible.

Valverde et Witcher marchaient dans la rue principale. Witcher alluma une cigarette :

"Le plan à l'air de marcher. C'était un beau discours, Eris."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
Parchemins postés : 3607



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: We build when we break || PV Eris Lun 25 Mar - 20:18

L'hiver avait été rude.
Le Purisme se relevait enfin. Paradoxalement à la capture de Mulciber. Bientôt il serait libéré, et malgré l'aversion qu'avait Valverde envers le Ministre anglais, quiconque toucherait à lui aurait à faire au Directeur de l'Ordre Nouveau. Valverde avait nourri comme un sentiment de protection envers les Ministres de l'Intendance. Ils menaient avec lui l'action de l'Ordre Nouveau et personne n'était en droit de s'en prendre en eux. En aucun cas leur Sang était à remettre en question et tant que Voldemort les laissait au pouvoir, c'est qu'ils menaient une bonne action.
Mais malgré cette soudaine et triste disparition, le Purisme avait passé le rude hiver de la guerre. Car, quand plus rien ne va, pas même la météo -chose certes basique mais essentielle dans l'équilibre d'une vie d'un être vivant-, il n'y avait plus d'espoir pour rien. La guerre semblait perdue d'avance, inutile, et tout ce qui tournait autour n'était pas abordable. On ne parlait plus de cela, on ne voulait plus en entendre parler. L'espoir était miné par cette froide période.
Mais il y avait une constatation dont pouvaient être fiers Voldemort et ses serviteurs Puristes. Contrairement à ce que l'on aurait pu craint, la population avait tout de même gardé foi en ce Purisme. Le Purisme était maintenant installé dans l'esprit de chacun. La notion même d'effort avait été revue. Désormais, chaque Sorcier et Sorcière avait à l'esprit l'effort national pour la cohésion et la protection de tous. Aussi, ils avaient gardé de l'Espoir et n'avaient pas eu tort. Le Nord de l'Irlande, grâce à Crow, Mulciber et Eccleston, était tombé face à la puissance de la Magie. On ne pouvait plus douter des forces du Seigneur des Ténèbres. Lui et les siens n'avaient qu'un objectif final: faire prévaloir les droits bafoués de la Sorcellerie.

Valverde avait passé la matinée au Ministère comme il le faisait habituellement. Lecture des journaux de l'Intendance, courrier, lectures dossiers de la Commission du Sang et de Sécurité, réunions avec Silverleaf et Althea puis à la Gazette du Sorcier.
Une telle habitude dans l'emploi du temps confirmait cette certitude: le département de l'Ordre Nouveau était une institution hiérarchisée et finement travaillée.
Le Département fonctionnait très bien. Chacun savait ce qu'il avait à faire dans les lieux dirigés par Valverde, et tous s'y employaient avec une méticuleuse rigueur. Tous les départements de chaque Ministère étaient utiles. Seulement, celui de l'Intendance, l'unique à vrai, était une machine complexe mais ordonnée et travailleuse.
Valverde n'avait rien à redire de ses employés. La plupart s'étaient rapidement mis au travail, oubliant avec une étonnante rigueur l'ère Mulciber (Isaac) et McNair. Au contraire, ils avaient accepté la présence de Valverde. Tout le département avait été remodelé, les services modifiés. La Commission du Sang était devenu beaucoup moins personnelle, floue. Les Commissaires avaient un règlement précis à suivre, des étapes à faire pour le bon déroulement.
Les fichages étaient très bien tenus.
En somme, tout le monde savait et faisait ce qu'il avait à faire. Et tout cela, Valverde n'en était pas peu fier. Non pas par manque de modestie, car il savait très bien que seul, il ne serait arrivé à rien. Il était fier de voir que ce Département était à l'image du Purisme. Enfin l'Ordre Nouveau avait pu sortir de l'ombre et devenir autonome.

Valverde n'était peut-être pas le meilleur des Mangemorts, mais il pesait son poids dans la balance. Tous avaient conscience de son importance, plus particulièrement dans le monde de la politique. Il avait toujours su faire preuve d'une certaine méfiance envers les plus viles politiciens. Il avait été éduqué par la famille Valverde dans cette philosophie de vie: ne faire confiance qu'à soi-même. Car la politique n'était qu'un monde de rudes coups, souvent dans le dos, auxquels il fallait s'attendre. Seulement, s'y attendre ne les éloignait pas pour autant. Bien au contraire. Mais une carapace se formait. A chacun la sienne. Celle de Valverde était la froideur et le calme. Cette armure indestructible. On savait que jamais il serait possible d'atteindre le mental de ce vieil homme. La vieillesse était visible, les nombreux duels et batailles aussi, mais personne ne pouvait avoir la prétention d'avoir réussi à faire mentalement plier Eris Valverde. C'était là sa plus grande arme.
Surement une des raisons pour laquelle il contrôlait la Magie Runique. Elle nécessité une capacité de coupure, distance et concentration que peu avaient. Mais elle prenait beaucoup d'énergie, laissant quiconque la contrôlait une profonde fatigue s'ensuivre. D'où les nombreuses nuits où Valverde avait travaillé, surtout pour apprendre à gérer sa fatigue.

Les deux hommes marchaient silencieusement dans la rue.
D'une part, le militaire. Moins connu, mais pas incompétent. Il était là, à son poste, comme toujours. Prêt à répondre aux besoins, il ressemblait quelques fois à Crow, avec moins de mystères et de folie. Cet homme était un soldat, et comme tout soldat, il avait un profond respect des responsabilités, des règles et de la hierarchie. Aussi, Valverde ne s'inquiétait pas d'une telle personne à la tête d'une institution telle que le PPA, que l'on pourrait croire susceptible de faire de l'ombre à l'Ordre Nouveau.
Non Witcher était professionnel, rigoureux. Un soldat digne de ce nom, vers qui Valverde pouvait se tourner, bien qu'il préférait la part d'ombre de Crow.
D'autre part, le vieil homme. Conseiller politique de Witcher, il était surtout là pour montrer que l'Ordre Nouveau avait toujours un oeil sur le PPA et que les conseils de Valverde n'étaient peut-être pas de trop. Mais Valverde était loin de faire tout le travail, et heureusement. Habillé d'une robe marron foncée, fluide, imitant le mouvement de ses pas, aux broderies d'or et de rouge et d'un manteau sans-manches noir qui, tout comme la robe, descendait jusqu'au bas du corps du vieil homme, Valverde avançait au même rythme que son collaborateur. Toujours ce même regard froid, distant, calme et reposant.

« Le plan a l'air de marcher. C'était un beau discours, Eris.

Sligo a la volonté de changer, fit observer le vieil homme d'un ton réfléchit et glacial. Espérons que l'on puisse en dire autant du Nord. Les Irlandais du Sud ont accueillit le Purisme à bras ouverts. Sans-doutes parce qu'ils ont vu la violence avec laquelle les Bourbistes se sont déchaînés pour ralentir l'avancée des forces du Seigneur des Ténèbres. »

Et en effet, les Irlandais n'avaient pas apprécié qu'on cherche à les défendre de cette façon. Toute la propagande de l'Ordre Nouveau (ou devrions-nous dire "L'Education du Peuple") s'était basée sur ce constat: si véritablement, l'Ordre du Phénix et les autres, avaient voulu défendre les droits des Irlandais, pourquoi l'avoir fait avec tant de violence?

Ils continuaient à marcher.
Valverde, les mains jointes dans le dos. Son regard était posé sur l'horizon. Il reprit de ce même ton de voix qui lui était désormais célèbre.

« Comment avance la reconstruction des villes et villages Sorciers? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 17/11/2012
Parchemins postés : 1364



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: We build when we break || PV Eris Mar 26 Mar - 16:41

Personne ne savait rien des manies, des tics de Mike Witcher. Il n'en avait jamais rien laissé savoir, rien laissé filtrer. le mangemort était, sans aucun doute, totalement fou. Son purisme était alimenté, en permanence, par ses propres peurs, ses propres doutes, par son esprit torturé et par ses souvenirs. Les Witcher n'étaient pas des radicaux. Ils étaient puristes, oui, mais peu enclins à se battre. Mike l'était. Il était, de fait, l'exception à la règle. Cela lui venait de son passé propre, de ce qu'il avait vécu en Afrique du Sud. Mais qui savait ça ? Personne. Il ne l'avait jamais dit, jamais expliqué. Son cheminement personnel ne regardait pas les autres, son psychisme non plus. Witcher était un homme secret, dissimulateur, et cette dissimulation lui servait à créer l'image d'un homme lisse. Tout ce qui regardait le reste du monde était ce qu'il faisait. Les conséquences de ses actions. Le paraitre. On pouvait dire de Witcher qu'il était un homme lumineux, simple, droit, qu'il n'y avait de rien de complexe chez lui. C'était faux. Et ceux qui disaient ça étaient dans l'erreur la plus totale et la plus parfaite.

Mike aussi avait sa part de ténèbres. L'ombre, on l'associait plutôt à son cousin, Lincoln Crow, parfois éventuellement à John Mulciber, son autre cousin, plus éloigné, lui, bien qu'on employa plus volontiers le mot volcanique pour le Ministre. Quel mot employait-on pour XIII ? Il ne le savait pas. Et ça ne l'intéressait pas de le savoir. Le président du Parti Puriste Anglais avait sa part d'ombre, lui en avait conscience, et le reste du monde n'en avait, de toute façon, rien à foutre. Mais lumineux, simple, n'étaient pas des mots à employer avec Witcher. Comment auraient-ils pu l’être, de toute façon ? Ils n'y auraient rien compris, tous. Ils ne comprenaient rien à l'aversion de Witcher pour le bruit, à sa préférence pour le silence. Ils ne comprenaient l'impact que le bruit, la foule pouvaient avoir sur lui. C'était comme si son crane allait exploser, comme si une voix lui disait de détruire la source de toute cette agitation. Cela provoquait chez lui ces soudaines explosions de colères, qu'il maitrisait bien, qu'il maitrisait même à son avantage. Et puis la foule...comment savoir s'ils n'étaient pas malintentionnés, tous ? Si sous leurs dehors d'hommes tranquilles, ils n'allaient pas tenter de le tuer ? Witcher était paranoïaque, névrosé. Et il ne le montrait pas. Il était dans le contrôle, toujours. Il ne le relâchait qu'en des cas exceptionnels, lors des combats, lorsqu'il s'était battu en Irlande. Il était là, lui aussi. Moins bruyant que les autres. Mais si Lincoln avait pu tuer Marshall, c'était parce que lui, Witcher, avait pris le risque de le stupéfixier. Parce qu'il avait levé les barrières de contrôle au bon moment, laissant exploser sa rage d'un coup, vainquant le vieux militaire d'un coup. Lui qui se croyait invincible...Witcher en riait encore.

Pour autant, la victoire n'était pas belle. Mike n'était pas inquiet pour John, il savait que le Ministre tiendrait le coup, mais ce n'était pas une belle victoire. Il n'était pas du genre à apprécier les sacrifices de ce genre là. Ou on gagnait ensemble, ou on perdait ensemble, il n'avait jamais abandonné personne. Sauf une fois, ce qu'il ne voulait pas faire. Jeremy n'avait pas mérité ça, et la douleur dans les jambes qu'il avait parfois encore le rappelait sournoisement, insidieusement, de temps en temps, à Witcher. Mais personne ne savait ça, personne ne savait ce qui s'était passé en Afrique du Sud, sauf Evangelyn, et elle ne parlerait pas.

La guerre en Irlande n'était pas gagnée. Oh, l'Irlande tomberait, oui. Mike n'en doutait pas, c'était juste une question de temps. Mais où était passé la guerre éclaire, si rapide, que l'Intendance avait promis ? Le président du Parti Puriste Anglais n'y avait de toute façon jamais cru. En général, lorsqu'on attaquait les gens chez eux, ils protégeaient leurs biens, leurs familles, leurs maisons. Il sourit en écoutant Valverde, lui n'avait pas la même lecture de la chose. Les irlandais du Sud n'avaient pas accueillis le purisme à bras ouverts. Ils n'avaient pas eu le choix, c'était la conquête qui voulait ça. A présent, la présence du PPA, de l'intendance, des forces de défenses du Ministère qui avait remplacé l'armée de conquête partie au Nord, visait surtout à assurer, justement, que les irlandais les aiment. Un instant, il se demanda si le directeur de l'Ordre Nouveau ne se mettait pas à croire à ses propres mensonges. Mike le savait, au deux tiers, la propagande mentait. Un mensonge nécessaire selon lui. Il fallait mentir. Il le ferait. Et le mensonge deviendrait réalité. Là, quand toute l'Irlande acclamerait en cœur le nom du Lord, alors Valverde aurait raison de parler de volonté de changement.

D'ici là, non, il fallait juste parler de contrainte. Uniquement de contrainte. Le changement était en cours, oui. C'était le travail de Eris, et il le faisait bien. Mike ne pouvait que lui rendre justice sur ce point. Le reste, la manière de pensée, n'était pas très importante, surtout que le chef du PPA s'inquiétait pour autre chose. Mike tira sur sa cigarette :

"Vu ce qu'ils nous ont servi la dernière fois, je ne crois pas qu'ils soient prêts au Nord. Mais ils changeront d'avis lorsque leurs dirigeants les lacheront. La guerre est perdue pour eux. Jugson l'a vu, aussi bien que Weasley. Aucun d'entre eux ne se battra ici. C'est une bonne chose pour la conquête du pays, une mauvaise pour la sécurité interne. Je préférerais avoir Jugson droit en ligne de mire que embusqué, attendant de frapper le coeur de l'Intendance quand nous aurons le dos tourné."

Craignait-il Tom Jugson ? Non, il s'en méfiait juste. Mike connaissait assez bien Tom pour dire qu'il était dangereux. Il continua à marcher à coté du directeur de l'Ordre Nouveau, désignant de la main plusieurs directions :

"A l'ouest, c'est presque fini. Les équipes commencent à partir à l'extérieur. Le Nord et le Sud de la ville sont eux aussi terminés, le port fonctionne de nouveau. Reste l'est, encore, à terminer. Il faudra nommer des chefs de sections, ici. Pour l'instant, moi et Sheridan gérons les inscriptions et la reconstruction avec Lincoln, mais à terme, je nommerais un chef de section de civile pour le Parti. Et un responsable militaire pour la reconstruction dans l'intérieur des terres. Une partie des GB restera ici, il y en a sans doute pour deux mois."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
Parchemins postés : 3607



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: We build when we break || PV Eris Sam 13 Avr - 22:26

Spoiler:
 

Le peuple était fait d'hommes et de femmes. Et dans une telle foule, il y avait ceux qui sortaient, et ceux qui ne bougeaient pas.

Valverde, et ce depuis longtemps, avait compris qu'il ne faisait pas parti de la populace. Qu'il était un homme autre, à part. Avec plusieurs autres, dont les Mangemorts. Mais certains, eux-aussi, se mêlaient à la populace. Le vieil homme avait toujours pensé que la politique était un art d'égoïste. Un art par lequel il fallait passer pour installer le Purisme. Mais la politique divisait, elle divisait dans ce qu'elle avait d'unificateur. Et Valverde était seul. Ce vieil homme, si vulnérable. On n'osait le toucher, et pourtant, on savait qu'au moindre coup il pouvait tomber. Ainsi, il chancelait sur cette corde. Cette corde qu'il était en train de coudre au rythme de ses pas. Une corde si fragile qu'elle mettait en risque tous les acquis.
Mais pour une cause comme celle du Sorcellerie, il fallait tout oser. Tout mettre en avant. Les combattants comme Mulciber mettaient leur vie en danger, alors qu'ils pouvaient faire de très bonnes choses sans trop se mouiller. Mais non, ils faisaient le choix de mettre leur vie en danger. Le cas de la politique était le même. Ainsi, Valverde était en danger tous les jours. Et personne, sauf des politiciens, ne pouvait prétendre vouloir faire de la politique. Sinon, il tombait quelques secondes après. Valverde, "Le Mangemort Politicien", Tryan De Saint-Clair, l'homme de l'ombre mais qui commençait à se faire une place. Larsen Menroth, Lee Orcus. Ces quatre hommes étaient les plus connus des politiciens.
Deux étaient déjà tombés. Et ils avaient su, dès le moment où ils entraient dans la politique, qu'ils finiraient pas tomber.
Et chacun des quatre avait sa propre méthode. A Orcus l'art d'avoir su profiter de l'absence de Malfoy. Son bureau des Exécuteurs avait redoré le Ministère. Mais Orcus, bien plus qu'un militaire, était un fin politicien. A Menroth l'art d'avoir su profiter de la division pour s'imposer par dynastie, mysthicisme et force. Le Mangemort à la Cape n'était rien d'autre qu'un homme puissant, avec une famille noble et méconnue. A Valverde l'art d'avoir su relever l'Ordre Nouveau et s'être rendu légitime dans un régime ou tout le monde et personne n'a de place. Valverde ne bougeait pas car il ne voulait pas bouger. Mais si une seule seconde il doutait de lui-même, il tombait. A De Saint-Clair, l'art d'avoir su imposer son xénisme aux autres et son audace de proposer un Purisme nouveau.

Mike Witcher était un homme de la continuité. Un militaire. Et comme tout militaire, il portait l'uniforme. Il potait l'uniforme comme tous les autres militaires, faisait les missions qu'on lui donnait comme tous les autres militaires, souriait quand on lui demandait, prenait un air sérieux une autre fois. Witcher n'était pas idiot, Witcher n'était pas un automate. Seulement, être au PPA était son métier. Une fois chez lui, son métier n'existait plus.
Au contraire, Valverde vivait pour l'Ordre Nouveau, il vivait pour l'Education du Peuple. Il prenait cela si à coeur que cela devenait presque obsessionnel. Et c'est surement là la plus horrible des constatations: un homme qui excelle dans une fonction n'est rien d'autre qu'un mort aux battements de coeur donnés par la passion d'un métier.
Ils étaient excellents. Mais ils n'étaient pas heureux.
Tout n'était que question d'équilibre. Entre ce que l'on est, et ce que l'on veut être. Et ce qu'on oublie d'être.

« Vu ce qu'ils nous ont servi la dernière fois, je ne crois pas qu'ils soient prêts au Nord. Mais ils changeront d'avis lorsque leurs dirigeants les lacheront. La guerre est perdue pour eux. Jugson l'a vu, aussi bien que Weasley. Aucun d'entre eux ne se battra ici. C'est une bonne chose pour la conquête du pays, une mauvaise pour la sécurité interne. Je préférerais avoir Jugson droit en ligne de mire que embusqué, attendant de frapper le coeur de l'Intendance quand nous aurons le dos tourné.

Ce qui compte n'est pas l'immédiat, mais ce qu'ils préparent. S'ils abandonnent l'Irlande, ce n'est pas par lâcheté, encore moins pas défaitisme. Non, ils voient plus grand. Jugson a fait du bruit, beaucoup de bruit. Et désormais, il se fait oublier. Mais pour combien de temps? Valverde s'arrêta à côté d'un arbre. L'une des branches étaient en train de tomber. Il passa rapidement une main, une lumière faible et blanche entoura la branche qui se raccrocha à son tronc. Habile politicien bourbiste, Tom Jugson. Attendons-nous à des soubresauts de la Vague. Car il semble que cela soit sa méthode. »

Valverde l'avait compris, depuis longtemps.
Jugson apparaissait, puis disparaissait. Il était perfectionniste. Aussi, ne faisait-il jamais les choses à moitié. Ministre, il le faisait jusqu'au bout ou ne le faisait pas. Traître, il le faisait jusqu'au bout, ou il ne le faisait pas. Et c'était de cela qu'il fallait se méfier.
Car la Vague commençait une guerre psychologique contre le Purisme. Une guerre dont on ignorait le lieu, la date et l'objectif des batailles. Une guerre qui aurait pour objectif d'épuiser le Purisme et Voldemort à force de mise en garde.
Jugson avait été très habile. Et Valverde n'était pas un stratège militaire. Ceci ne l'empêchait cependant pas de comprendre quelques notions militaires.
Et Jugson, même s'il avait lu moitié moins de livres que Valverde, avait aussi des notions en art de la stratégie. A n'en point douter.
Et il avait une arme supérieure à toute: il connaissait ses ennemis pour avoir était leur ami.

« Quant à l'Irlande, nous devons nous aussi nous rappeler que d'autres combats vont nous attendre. Le PPA devra être vigilent avec ses hommes. L'Irlande saura se reconstruire. L'Ordre Nouveau l'y aidera. Mais vous, au Parti, vous serez le bras armé du régime qui s'apprête, j'en suis sûr, à faire vivre de grandes choses au Purisme. »

Et Valverde, ferait-il parti de ces grandes choses?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 17/11/2012
Parchemins postés : 1364



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: We build when we break || PV Eris Lun 15 Avr - 16:59

Il était étonnant de constater que les parcours de Tom Jugson et Mike Witcher se ressemblaient à bien des égards tout en différant totalement. Juriste brillant, intellectuel, grand penseur du purisme, Jugson n'avait pas fait d'étude, il avait appris sur le tas. Quelle n'avait pas été la fierté de Michael Witcher lorsqu'il avait eu son diplôme à l'Université de Cambridge, diplôme que Jugson n'avait pas. On disait que Witcher était un homme droit, dur, militaire, qu'il n'avait pas la patience ni le talent pour le droit. Mais il avait fait des études, et il avait démontré le contraire. Il démontrait encore le contraire. Car le rôle du militaire, souriant, presque effacé, droit et tranquille, ne faisant pas de vague, sans mauvais jeu de mot, n'était qu'un calcul.

Mike Witcher était un homme bien plus froid, bien plus calculateur, bien plus observateur et politicien qu'il le laissait croire ou entendre. Jeune, tout le monde l'avait réduit au fils de son père, un militaire, et son caractère laissait penser, en effet, qu'il en serait un. C'était mal connaître Michael Farago Iago Desmond Witcher. Can do était la devise familiale, et rien ne plaisait plus à XIII que les défis. Il ne voulait pas être cantonné dans un rôle. Il voulait faire mieux. Méprisant, se foutant de tout sauf de l'honneur, il décida, véritablement, un jour, qu'il allait réussir. Et prit une règle pour principe : faire ce qu'il voulait. Ne jamais être ce qu'on attendait de lui. Ne jamais laisser les autres savoir qui il était vraiment. Le mangemort était passé par bien des étapes, par bien des histoires difficiles qui l'avaient laissé exsangue et sans force. Mais il se relevait toujours. Parce qu'il pouvait le faire.

Il était à Poudlard avec Tom Jugson, et il le détestait. Pire que ça, il le haïssait viscéralement. C'était de la jalousie, quelque part. Tout réussissait toujours à Thomas, ça lui donnait envie de vomir tellement c'était injuste. Alors oui, Michael Witcher refusa le sort, il ne céda pas. Il eut son diplôme. Brillamment. Prouva qu'il pouvait faire aussi bien que Jugson. Et après ? Après, il voulut prouver qu'il savait aussi se battre. Il ne le regretta pas, jusqu'au jour où Jeremy Howth mourut.

Mike gardait encore en souvenir l'échec cuisant de cette journée là, dans les moindres détails, depuis la chaleur brûlante de Johannesburg jusqu'au goût du sang dans sa bouche. D'un coup, un temps, il fut anéanti. Mais il continua tout de même. Il comprit qu'il serait toujours confronté au problème du choix, peu après. La politique ou la guerre ?

Au final, il conclut, en réflechissant bien, que la question n'avait pas de sens. La guerre était politique et la politique était une guerre. On ne pouvait pas dissocier les deux, et en cela, Mike différait de John Mulciber, à qui il ressemblait pourtant sur bien des points. L'honnêteté, en premier lieu.

Michael Witcher n'aimait pas modifier la réalité. Il n'aimait pas mentir, et la politique était pleine de mensonge. Mais il pouvait pallier à ça. Avec patience, tranquillité, en lisant beaucoup, il composa un rôle. Personnage bien plus sombre qu'il ne le paraissait, il ne montrait que certains cotés de lui même. Tout était véridique, il ne modifiait pas sa personnalité. Il montrait aux gens ce qu'ils voulaient voir.

C'était plus arrangeant. Personne ne se méfiait d'un militaire tranquille et simple. Personne ne voyait le Witcher très observateur qui calculait, pensait, éllaborait des stratégies. Parce que Witcher était un militaire tranquille et simple. Mais pas que. Les meilleurs personnages étaient ceux qui étaient vrais, et il l'avait bien compris. Si on prenait le cas de Valverde, Witcher préférait avoir les mains libres. Il savait parfaitement que le vieil homme ne voulait pas d'un concurrent, qu'il s'arrangerait pour l'éliminer. Aussi ne se posait-il pas en concurrent, mais en complément. Pour ainsi dire, cela lui permettait de garder son influence, et même de l'augmenter. Le meilleur moyen d'être libre, de faire ce qu'il voulait, était qu'on le sous-estime. Personne ne se méfiait de Mike Witcher. Pourtant, il avait de l'influence. Le Convent tournait. Il plaçait des hommes à lui, en éliminait d'autres. Discrètement et sûrement. Pour le purisme.
Mike Witcher ne faisait rien pour lui même, jamais. C'était sa seconde force. Il n'avait rien à gagner, pas plus qu'il n'avait à perdre, dans les manœuvres qu'il faisait. Il bougeait des pions, joueur invisible et tranquille d'un échiquier bien réel. Et les conséquences se voyaient.

Si on observait bien ce qui se passait, on en voyait les signes. On parlait plus du PPA. Witcher avait bien repris en main son parti. On murmurait qu'il comptait liquider tout ce qu'il restait de l'ère Jugson. Tout ça pour quoi ? Pour construire un nouveau parti, bien sur, plus grand, plus puissant, plus utile au Purisme. Jugson avait cassé l'image du Parti en trahissant, jetant la honte sur le PPA et le réduisant à un organisme moindre. Peu d'influence, des tas de gens inutiles, pas d'action. Witcher avait redonné un véritable but au Parti. Etendre l'influence du Purisme au détriment du bourbisme, et le populariser. Il changeait peu à peu la structure du Parti, il avait fait détruire les bourbistes allemands, et son influence sur la jeunesse de l'Intendance était grandissante. L'action en Irlande de Witcher se poursuivait également, avec succès.

Mais il était pragmatique. Sa prise en main du Parti ne datait que de quelques mois. Tout ce qu'il batissait pour le purisme pouvait s'écrouler d'un coup. Pourquoi ? Witcher en était persuadé, la désunion menait au désastre. Personne ne pouvait se permettre d'agir seul, sans parler, collaborer. Il essayait d'associer le maximum de gens dans son travail, notamment en ce qui concernait les jeunes. Witcher bossait avec l'Intendance et le Ministère. Il aurait bossé avec le diable si le Lord lui avait ordonné. Et c'est grosso modo ce qu'il dit lorsqu'il répondit à Eris Valverde.

« Nous n'avons pas le choix, Eris. Gagner ensemble ou perdre désunis, car cela arrivera fatalement si nous ne trouvons pas la concorde. Nous devons mettre nos différents de coté, au moins pour un temps. Les méthodes ont beau ne pas être les mêmes, le but est commun. Et les réfractaires devront disparaître. Il y a encore des gens qui n'adhèrent pas au Parti. D'aucuns sont des ressortissants étrangers et nous n'avons pas de doute sur leur conviction. Le cas de quelques autres est...ennuyant, dirons-nous. Je crois qu'il serait intéressant que l'Ordre Nouveau soit en possession de ces noms. »

Witcher sourit. La main était tendue, libre au vieux mangemort d'accepter. Il reprit un peu plus tard, d'une voix tranquille et décidé.

« D'autre part. Il y a un problème à Poudlard, du à un manque d'autorité et de cadre flagrant. Il est plus que temps que le régime reprenne la main là-bas. Le Parti va dorénavant assurer la sécurité avec l'aide de la Justice Magique. Des membres du Ministère viendront également parler de leur quotidien au service du régime. Il serait selon moi intéressant d'avoir des représentants de l'Intendance. »

Deux propositions, deux actes forts pour le purisme.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
Parchemins postés : 3607



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: We build when we break || PV Eris Sam 27 Avr - 13:12

Après deux années à la tête de l'Ordre Nouveau, Valverde était particulièrement satisfait de l'action de son Département.
Il avait rendu la mission de l'Ordre Nouveau indispensable pour tous les pays de l'Intendance. Ainsi, au lieu de créer de chaque Ministère un département de l'Ordre Nouveau, Brom avait estimé que les compétences de Valverde devaient être mises à la contribution de tous.
Le tout s'était fait par un mutuel consentement avec les employés de l'Ordre Nouveau. En voyant l'arrivée de trois grands Mangemorts qu'étaient Menroth, Valverde et Jugson, il avaient bien vite compris qu'une nouvelle ère commençait pour le Ministère de la Magie. Une ère où tout allait être de nouveau réorganiser, où le Ministre Jugson allait s'entourer d'un gouvernement complet et précis. O'Meara avait aussi contribué à ce gouvernement. Un gouvernement fort, structuré, où un profond respect des valeurs Puristes et de la hiérarchie se dégageaient.
Ainsi, à l'Ordre Nouveau, on avait vu en Eris Valverde un patron qu'il fallait craindre, mais en même temps, un patron respectueux de ses employés. Les Commissaires du Sang, les secrétaires, des chargés de mission du Département, les Raffleurs avaient eu le sentiment d'entretenir une relation privilégiée avec Valverde. Car l'Ordre Nouveau était devenu une mini-entreprise, où tout coulait très bien et où chaque mois, on faisait le constat de très bons chiffres. Et même si Valverde était l'homme de la Propagande, chargé des grands discours censés entraîner les plus grandes foules, les employés se sentaient comme privilégiés d'avoir en face d'eux, tous les jours, un homme si haut-placé dans la hierarchie Mangemorte. Tout comme l'étaient les employés de Jugson quand il était au Magenmagot, et les employés de Menroth quand ce dernier était aux Mystères. C'était de cette façon que l'Ordre Nouveau s'était reconstruit. Autour d'un chef, autour d'une Constitution, d'une hierarchie.
Car l'Ordre Nouveau était actuellement l'unique vestige de l'ère Jugson. Où la hiérarchie compte plus que tout, et où chacun est à sa place selon ses compétences du moment.

Mais les temps avaient changé. Etait arrivé le gouvernement Mulciber, composé de Menroth, Valverde, Avery et De Saint-Clair.
Ce gouvernement était toujours composé par des hommes d'une grande compétence dans leurs domaines. Mais cette fois-ci, l'arrivée de Mulciber avait tout changé. Le Ministre Anglais, de par une habitude dont désormais, tout le monde était largement habitué, avait instauré comme un esprit de compétition. C'était à celui qui donnait les meilleurs résultats, se faisait le mieux voir des employés et de la population. Les inimités avaient commencé, notamment entre Mulciber, Menroth et Valverde, puis entre Menroth et De Saint-Clair.
Désormais, le Ministère était en train de tomber. C'était un fait dont tout le monde était au courant. Les couloirs parlaient et tandis que les plus hautes têtes tombaient unes à unes, les petits scrupules ressortaient. Car malgré les discours de Valverde, qui prônaient le partage et la notion de Communauté, le Ministère affichait clairement la division et l'individualise.
Le Ministère affichait tout le contraire de la politique que mettait en avant Valverde. Et même s'il ne s'occupait plus des affaires internes des différents Ministères depuis qu'il était à l'Intendance, Valverde se devait de donner l'exemple. Car il était l'Homme de la Propagande Puriste.

Quand Witcher aborda le point de travailler ensemble, Valverde regretta un temps qu'il ne soit pas au Ministère de la Magie.
Dans des moments tels que ceux-ci, il était logique qu'une institution non-gouvernementale telle que le PPA prenne le dessus. Et Valverde, d'un sens, en était assez fier. Car le parti Puriste restait une branche indirecte de l'Ordre Nouveau. Ils avaient presque les mêmes missions, même si le parti faisait en sorte de faire perdurer ce qu'avait installé l'Ordre Nouveau.
Mais cette montée en puissance du PPA, et surtout, des idées qu'il proposait, montrait par dessus tout que d'autres ne le proposaient pas.
Proposer une telle organisation des choses à Poudlard prouvait que LeeRoy ne s'occupait pas de le faire. Ajouter de la Sécurité montrait que la Justice Magique ne s'en chargeait pas.
C'était particulièrement démotivant.

« Nous savons très bien à l'Ordre Nouveau, mais aussi à l'Intendance, que le PPA est compétent et d'une grande aide. Cependant, n'oubliez pas que le Seigneur des Ténèbres a aussi exigé que le Département des Mystères anglais se charge de la surveillance pré-Commissions de la population. Ainsi, nous avons sans-cesses des informations quant à ceux qui ne sont pas dans les fichages du PPA, et aussi dans tous les partis puristes du Monde. Vous devriez d'ailleurs vous entretenir avec Rockwood, s'il est encore vivant voire à la tête du Département. »

On ne savait plus rien des Mystères.
Tous les jours, Valverde recevait à son bureau la liste des gens qu'il fallait espionner pour la Commission de Sécurité. Mais les listes n'étaient signés de personne, d'aucun service. Juste du "Département des Mystères, Ministère de la Magie Anglais". On ne savait rien de ce qu'il s'y tramait, et tant mieux. Mais d'une certaine manière, ce n'était pas la même chose que sous Menroth. L'ex-Mangemort à la Cape avait su instaurer une aura de mysticisme dans son Département. Mais on le savait cependant à sa tête.
Désormais, on ne savait plus du tout ce qu'il s'y passait. Ni même qui donnait des comptes à Mulciber. Tout comme au RCCM, à la Coopération magique internationale, aux Sports et toute une série de Départements sans Directeurs.

Witcher aborda le point de Poudlard.
Le vieil homme avait quelques réserves quant à l'établissement scolaire. D'une part, dans la plus pure des logiques, se devrait être les Exécuteurs de Nuisibles qui devaient être à la charge de la sécurité. D'autre part, on savait que l'Inquisitrice et le Directeur de l'Ordre Nouveau n'étaient pas les plus grands amis du monde. De ce fait, pour le moment, d'une manière assez stratégique, Valverde se tenait éloigné des affaires de Poudlard.
Mais Witcher n'avait, semble-t-il, jamais eu de contact physique avec l'Inquisitrice. Sinon, il présenterait son projet avec plus de réserve, sinon moins d'entrain.

« Je ne pense pas que l'idée soit mauvaise, mais elle est trop précipitée. L'Irlande n'est pas encore tombée. Nous devons privilégier la qualité au lieu de la quantité. Je pense que beaucoup d'hommes et de femmes seront intéressés par ce projet, après l'Irlande. Venir raconter ce qu'ils y ont eu vu, appris pour le Purisme. Nous ne pouvons pas lancer des projets à tout va sans prendre le temps de faire un travail de fond pour chaque. Aussi, je vous conseille de préparer cela, le temps qu'il faudra. Commencer quelques entretiens avec des personnalités, je vous renvoie d'ailleurs à Verna Aldureen, et préparer le tout. Afin, car nous l'espérons tous, qu'à la rentrée une fois l'Irlande tombée, nous puissions nous recentrer sur les affaires internes des pays. »

Valverde avait toujours eu un lien fort avec les notions de symboles.
Car toute chose a un double tranchant. D'une part, il a le contenu même du projet. Mais d'autre, part il y a les conséquences, surtout celles dont on se préoccupe parfois pas assez.
Tandis que de toute part, dans la presse, dans les discours, dans les enseignements, tout était dirigé vers l'Irlande, proposer soudainement un projet de temps de paix, de prospérité serait peut-être positif, mais entraînerait une grande remise en question.
Comment les élèves allaient-ils réagir tandis que leur père et leur frère étaient le front et qu'on leur proposait de penser à tout autre chose?

« La guerre est une mobilisation de tous. Une fois celle-ci terminée, le temps de la construction et de la reconstruction viendra. Et c'est à ce moment précis que votre projet sera le plus pertinent et portera ses plus beaux fruits. »

Valverde n'avait pas de pouvoir décisionnel sur Poudlard. Un peu plus sur le PPA. Mais indirectement, il était reconnu pour ses talents de politicien.
Et faire prévaloir la patience pour une meilleure maturité et une logique plus cohérente ne semblait pas totalement dépassé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 17/11/2012
Parchemins postés : 1364



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: We build when we break || PV Eris Sam 27 Avr - 15:53

La notion d’honnêteté était vitale chez Mike Witcher. La notion de critique constructive aussi. Il ne tolérait que moyennement la sournoiserie, les coups bas, et les petites réflexions dans le dos des gens. Il ne tolérait pas qu'on ne donne pas une chance aux gens. Et surtout, il ne tolérait pas qu'on vienne critiquer quelque chose lorsqu'on avait une part de responsabilité dans l'état des choses. Encore moins lorsqu'on critiquait sans proposer de solutions derrière. Witcher aimait bien Eris Valverde, son travail avait toujours été exemplaire, il n'avait rien à redire là dessus. Là où Mike n'était plus d'accord, c'était sur cette critique permanente des choses qu'il faisait. Rien n'était jamais assez bien pour Eris Valverde. Surtout Mulciber. Il faisait une fixette là-dessus, il n'y avait pas à dire. Witcher se foutait de ça, il se foutait des inimitiés personnelles. Qu'on n'aime pas John Mulciber pouvait facilement se comprendre. Mais Valverde faisait pire que ça. Le Ministère ne se cassait pas la figure. Le Ministère restait le Ministère, avec le fer de lance de la Justice Magique, dirigé par Avery, puis Eccleston. Crow suivait. Et on ne pouvait pas dire que Mulciber ne tenait pas le coup.

On disait que Jugson avait été fédérateur. Mais bordel, Tom Jugson n'était même pas resté un été au Ministère de la Magie. Mulciber tenait depuis plus d'un an. Le Ministère ne s'écroulait pas. Il remplissait ses missions. La surveillance des traitres ? Le Ministère. Les enquêtes ? Le Ministère. La défense du pays ? Le Ministère. Et l'Ordre Nouveau ? L'idéologie. Importante, certes, mais ça faisait un élement contre tout le reste. Et puis, pouvait-on reprocher à John Mulciber d'avoir viré Tryan De SaintClair ? Non. Lorsqu'on travaillait dans un ministère, on poursuivait le même but. On ne pouvait pas dire que John Mulciber était incohérent. Et enfin...il tenait. Contre vent et marées. On lui prédisait une chute rapide. Mais Menroth était mort, et il s'était arrangé pour ne plus dépendre de Valverde. John Mulciber était le grand vainqueur de cette histoire, et contrairement à ce qu'on pouvait penser.

Mike ne le défendait pas uniquement parce qu'il était son ami et son cousin. Non, il y avait autre chose. Un sens profond de l'honneur et du devoir taraudait Mike Witcher depuis longtemps. Et de plus, lorsqu'il critiquait, lui proposait. Sa devise, nous construisons quand nous détruisons, s'appliquait ici aussi. Witcher était très sceptique sur ce que disait Eris Valverde. Par ses phrases insidieuses et ses commentaires froids, lui plus que quiconque, et lui seul, pouvait éventuellement fragiliser le Ministère. Il pronait l'union, mais tentait à chaque fois qu'il le pouvait de tout discréditer. Rien n'était jamais assez bien pour Eris Valverde. Mais qu'est-ce qu'il proposait, lui ? Mike aurait été curieux de le voir à la place de John Mulciber. Rien que pour rire cinq minutes.

Witcher regarda le vieil homme avec froideur. Compétent, mais arrogant. La vieillesse ne lui donnait pas tous les droits. Impatient, croyant que tout pouvait tout réussir d'un coup.

"Je vous suis reconnaissant de votre soutien et de vos conseils. Monsieur Avery m'a assuré qu'il soutiendrait lui aussi mon projet, et je crois que James Eccleston fera de même." Mike tenait Eccleston comme un type compétent. "Ce ne sont pas des projets urgents, de toute manière. L'Irlande passe en priorité." Il se tut un instant, puis ajouta : " Là où je ne vous suis plus, cependant, Eris, c'est dans cette volonté de faire passer chaque personne du Ministère pour incompétent. Le silence de Rookwood prouve qu'il fait son travail et qu'il n'aime pas les médias. Pas son incompétence. Votre dureté n'est pas quelque chose que j'approuve. A force de critiquer, il n'est pas étonnant que la désunion s'installe. Les gens n'aiment pas être méprisé, ou croire qu'ils le sont. Je sais que vous faites ça pour faire avancer les choses, Eris." Il était sincère en le disant, et Witcher estimait profondément le vieil homme. "Mais vous n'obtiendrez rien d'eux ainsi....je dois m'en aller, à présent. Bonne journée à vous. Bonne chance."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
Parchemins postés : 3607



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: We build when we break || PV Eris Sam 27 Avr - 18:15

Dès l'âge de six ans, Valverde avait été éduqué par sa grand-mère.
Tout simplement parce que son père était un homme du Ministère, Directeur du Département de la Coopération Magique Internationale, et sa mère Présidente-Sorcière du Magenmagot. Et que tous les soirs, ils revenaient avec toutes les grandes figures du parti puriste de l'époque, et que des conversations animaient les salons du manoir Valverde de Gaydon jusqu'à très tard dans la nuit.
Eris était un garçon né pas plus intelligent qu'un autre. Il était là, c'est tout. Mais très tôt on avait remarqué que derrière un mutisme quelque fois gênant, le garçon Valverde analysait tout ce qu'il voyait, et retenait tout ce qu'il entendait. Aussi, son père songeait à faire de lui un homme de Droit très pointu sur certains sujets et Eris écoutait, malgré lui, de longs débats politiques dont, la plupart du temps, il ne comprenait que la moitié des propos. Mais il avait tout retenu, inconsciemment. Comme rangé dans un coin de son esprit, d'innombrables théories puristes et notions élementaires de politiques s'étaient installées. Il ne vivait pas pour le Purisme, étant bien trop jeune pour en comprendre les conséquences. Cependant, on lui avait laissé aucune seconde de plus pour son enfance. Car malgré l'éducation intellectuelle de sa grand-mère, la vieille dame n'avait rien apporté de plus à Eris concernant les joies de l'enfance.
Le garçon était solitaire. Aussi, passait-il toutes ses matinées à étudier, lire des récits romanesques orientés vers le Purisme, à accompagner sa grand-mère à la Bibliothèque Magique Internationale de Londres qu'elle dirigeait. L'après-midi, s'il faisait beau, il se promenait. S'il ne faisait pas beau, il lisait. Encore et toujours. Et le soir, il assistait à toutes ces conversations politiques et puristes. Son cerveau était constamment en ébulition, et ce manque de sport ou d'activité physique présageait la future folie qui allait s'emparer de lui.
Sa rencontre avec Jeanne avait bouleversé son existence. Puisqu'il passait une bonne partie de ses après-midis où elle était libre à jouer avec elle dans les bois, il lisait le soir et ne participait plus aux conversations. Aussi, à première vue, on était en droit de penser que toutes ses idées inhumaines que promulguait le Purisme ne le toucheraient plus jamais. L'Amitié -qui en vérité était un pur Amour, commençait à supprimer cette haine tant emmagasinée depuis si longtemps.
Puis elle était morte. Alors l'Amour avait cédé à la Haine, et toutes ces qualités, qui, auparavant, étaient bénéfiques à l'Amour, le seraient désormais à la Haine.

Voilà pourquoi Eris Valverde était un Monstre. Le Mangemort Politicien, ou plutôt, le Mangemort de la Science.
Pas la Science de Brom ou Menroth. Valverde n'était pas un scientifique, c'était un lettré, un politicien. Paradoxalement, hormis le Purisme, Eris remettait toujours tout en question. Et en tout homme de science, sa meilleure arme: la critique.
Et face à elle, il y avait différents types de personnes. Ceux qui s'en étaient servis pour apprendre sur eux-mêmes, comme De Saint-Clair. Ceux, comme Brom et Voldemort, qui avaient vu les critiques de Valverde utiles au Purisme pour détruire le Bourbisme, et enfin, ceux comme Mulciber et semblait-il, Witcher, qui ne la supportaient pas.
Valverde n'était, objectivement, pas parfait. Encore moins dans le domaine des relations humaines. Il haïssait l'Homme. On lui avait appris à ne penser qu'à lui-même. C'était le revers d'une éducation autour de l'intellect et de la politique.
Valverde était égocentrique. Et cet égocentrisme servait parfois. Mais à d'autres moments, il blessait.
Valverde ne suscitait pas le division, car Valverde ne dirigeait ni Mulciber, ni Witcher, ni De Saint-Clair. A chacun appartenait l'unique de choix d'écouter, de critiquer, de rire face aux mots de Valverde. Mais la froideur avec laquelle il parlait, ce calme que rien ni personne ne semblait faire frémir, tout ceci faisait qu'on haïssait ou on admirait Eris Valverde. Il n'y avait aucune alternative entre les deux.

« Là où je ne vous suis plus, cependant, Eris, c'est dans cette volonté de faire passer chaque personne du Ministère pour incompétent. Le silence de Rookwood prouve qu'il fait son travail et qu'il n'aime pas les médias. Pas son incompétence. Votre dureté n'est pas quelque chose que j'approuve. A force de critiquer, il n'est pas étonnant que la désunion s'installe. Les gens n'aiment pas être méprisé, ou croire qu'ils le sont. Je sais que vous faites ça pour faire avancer les choses, Eris. Mais vous n'obtiendrez rien d'eux ainsi....je dois m'en aller, à présent. Bonne journée à vous. Bonne chance »

Un temps, Eris eut envie de répondre que Witcher était en train de sortir des choses qui ne le regardait aucunement pas. Il eut envie de lui répondre qu'il n'était qu'un petit militaire inutile et que la prochaine fois qu'il se permettait une telle réflexion, l'homme finirait éventrer, par terre.
Mais au contraire de bien d'autres, Eris Valverde n'était pas suffisamment bête et égoïste pour mettre le Purisme en danger à cause de rivalités personnelles.
Alors, il se tut.
Il se tut parce qu'il comprit combien Mulciber avait réussi un tour de passe très fort. Il avait réussi à donner l'illusion que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Que, comme dans une société basse et manipulée, il suffisait de faire rire aux éclats et faire de grandes choses spectaculaires de vitrine pour qu'on continue à croire que tout va bien. Alors que derrière la vitrine, les étagères ont déjà fait tomber les plus beaux ouvrages que la boutique semblait présenter.

Mais le vieil homme était fatigué.

« Je crains que seul le Seigneur des Ténèbres soit suffisamment élevé pour approuver ou non mon comportement. Quant à Rockwood, rappelons simplement qu'il y a d'autres moyens de communication que les médias. Et je n'ai pas pour souvenir d'avoir critiqué l'action du Département des Mystères. Nous mettrons cela sur le compte du malentendu, ou du préjugé, éventuellement. Au revoir. »

Et Valverde transplana.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: We build when we break || PV Eris

Revenir en haut Aller en bas

We build when we break || PV Eris

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Monde adulte
-