POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Installation et répression || PV W. Avery

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Installation et répression || PV W. Avery Dim 24 Mar - 17:50

Installation et répression
Eris L. Valverde - William Avery


L'Irlande du Nord était tombée à son tour.
Valverde avait eu l'honneur d'être aux premières loges lors de sa chute. Mais tout le mérite revenait à Crow et ceux qui l'avaient accompagné. Dont Mulciber.
Ces derniers temps, Valverde avait quelque peu de pitié pour le Ministre de la Magie. Il était perdu, complètement perdu, et peut-être le vieil homme n'avait-il pas pris le bon chemin. Il avait été son Conseiller, et rien ne l'empêchait encore d'essayer de le comprendre. Comprendre ne revenait pas à accepter le renvoi de Tryan, l'alcoolisme et l'insulte publique envers Valverde. Mais deux des trois points avaient rapidement été réglés. Le problème restait qu'il fallait les réparer. Mais elles étaient réparables.
Non Mulciber était perdu. Mais c'était un excellent combattant et le fait que ce dernier se soit fait capturer assombrissait quelque peu l'humeur du vieil homme. Après tout, Valverde était un dirigeant de l'Intendance, qui avait sous sa "responsabilité" trois Ministères, dont celui de Mulciber. Et se dire que l'un des trois Ministères puisse être mutilé de cette façon par la capture de Mulciber, rien n'était bien réjouissant.
Le don et le contre-don. Face à la victoire, il avait fallu se séparer de Mulciber. Ce dernier était allé combattre, sans en parler au Maître, à Brom ou tout autre Mangemort suffisamment haut placé pour que tôt ou tard Valverde apprenne sa participation à cette bataille.
C'était un véritable coup dur pour le Purisme malgré cette nouvelle victoire. Et Valverde sentait comme un manque dans l'immense équilibre déséquilibré qu'était le Purisme de Voldemort. Il manquait quelqu'un. Mulciber n'était peut-être pas fait pour être Ministre, mais il importait dans la balance.

« Neeson?

— Oui, Monsieur le Directeur?

Vous avez envoyé un courrier à Avery?

— Oui Monsieur. Il arrivera à neuf heures.

Bien. Faite entrer Silverleaf et Althea pour la réunion. »

Les deux seconds de Valverde entrèrent.

Le vieil homme était assis derrière son bureau. Le nez plongé dans ses dossiers. La matinée commençait tout juste, le printemps arrivait à une vitesse folle. Et comme d'habitude, l'Ordre Nouveau ne chômait pas. Bien au contraire. L'hiver passé, les hommes étaient de nouveau beaucoup plus réveillés. L'activité était plus grande, les visages semblaient plus épanouis. Il n'y avait plus de doute que le Purisme était la Solution pour une Société plus Pure et Juste.
L'Hiver avait cette fâcheuse manie de tromper les hommes et de leur faire croire que leur mauvaise humeur due au temps n'était que le résultat de désillusions sur la société et leur propre vie. Mais les Hommes, plus particulièrement les Sorciers, étaient heureux. Cela se voyait. Une certaine énergie se dégageait. De nouveau les couloirs du Ministère devenaient respirables, moins froids. De nouveau, les gens n'hésitaient plus à montrer leur visage.
C'était bien là une preuve d'une vraie transition dans le Purisme. Désormais, cette philosophie de vie rimait avec paix. Après tant d'années d'épreuves et de combats internes, le Purisme n'était plus violence et guerre. Le Purisme était automatique, puissant, vital pour quiconque vivait dans le monde de la Sorcellerie.

De plus, Valverde se sentait beaucoup mieux au Printemps. Une certaine forme d'optimisme naissait en lui, malgré le fait qu'il ne laissait strictement rien paraître. Son armure de fer et de calme restait inchangée, on ne voyait pas en lui de différences entre l'hiver, le printemps et les autres saisons. Il ne semblait pas déborder d'énergie, mais étonnement, personne ne pouvait admettre le contraire. Il était là c'est tout, comme un rouage qui tourne toujours de la même façon, qu'il fasse chaud ou froid, beau ou maussade. Il ne changeait pas de position, son chemin était toujours le même. Celui de la réussite du Purisme.
Mais intérieurement, pour lui, le Printemps était la saison de la renaissance. La saison où la Nature faisait de nouveau prévaloir la beauté de ses droits. Personne ne pouvait remettre sa beauté en question devant tant de verdure.

« Vous l'avez sans-doutes appris, le Nord de l'Irlande est tombée. A partir de ce jour, nous étendons notre mission sur ces territoires conquis. Le temps de bien installer les choses d'une manière matérielle, il faudra préparer l'arrivée de l'Ordre Nouveau. Par conséquent, Silverleaf, vous ne ferez passer aucune Commission aujourd'hui. Réunissez les Commissaire pendant une heure. Puis, seule, vous en recruterez cinq. Ensuite, vous me ferez une liste des cinq Commissaires du Sang qui semblent, selon-vous, les mieux à même de mener la mission de Purge au Nord de l'Irlande. Je regarderai cela en milieu d'après-midi. Si vos choix sont aussi les miens, ils seront remplacés par les cinq que vous viendrez de recruter. Le regard froid de Valverde bascula sur le Commandant des Raffleurs. L'homme, professionnel, observait les yeux noirs de glace de son patron. Quant à vous Althea, il me faut vingt Raffleurs pour dans une heure. Je pars en Irlande avec le Directeur de la Justice Magique Avery pour exécuter les Traîtres au Régime. Concernant l'effectif de Raffleurs qu'il faudra avoir quand les Commissions du Sang y seront installées, reprenez les même méthodes que pour Sligo. »

La réunion dura encore une heure. Le temps de donner les ordres habituels, quant à la journée qui se déroulerait et de discuter des résultats de la veille.
Valverde était entouré de ces deux seconds, qui n'avaient aucunement le titre officiel de Second. Ainsi, ils ne pouvaient rien faire prévaloir d'officiel à l'Ordre Nouveau pour imposer leur autorité. Valverde ne voulait pas de Second officiel, comme l'avait été De Saint-Clair. Le Département était encore trop jeune, tout juste mis sur pieds, pour se permettre de voir plusieurs têtes fortes à sa direction. Non seul Valverde devait, pour le moment, représenter l'Ordre Nouveau.
Toutefois, il accordait sa confiance à Althea et Silverleaf, qui pour lui, étaient les deux plus compétents dans leurs domaines.

Quelques minutes plus tard, Valverde avait quitté la table de réunion de la première pièce du bureau, et se tenait assis derrière sa table de travail, lunettes sur le nez, en train de lire des articles de la Gazette du Sorcier, maintenant journal officiel de l'Intendance.
Neeson toqua, puis entra.

« Monsieur le Directeur, Monsieur Avery vient d'arriver.

Bien. Faite-le entrer. La voix calme de Valverde traversa le bureau comme un éclair de froideur. Avery fut introduit. Le vieil homme ferma la Gazette, se leva et plongea son regard glacial dans celui de son collaborateur. Bonjour William, installez-vous. Il ne lui serra pas la main. A vrai dire, Valverde ne serrait la main à personne. Trop officiel, trop faux. Surtout en politique. Nous ne resterons pas très longtemps. Je pense que l'Intendant a dores et déjà envoyé une équipe à Belfast de l'Irlande. Le camp Puriste a été installé à Bangor, dans une ancienne abbaye en Ruine. Nous sommes attendus. La population Sorcière y a été réunie. Les prisonniers, quant à eux, sont enfermés dans les sous-sols. Vous avez des questions? »

Valverde, d'un professionnalisme qu'on ne pouvait remettre en question, avait travaillé durant deux jours avec Brom et son équipe.
La Commission du Sang ne tarderait pas à être installée. Mais avant, il fallait montrer l'exemple.
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William Avery*


MessageSujet: Re: Installation et répression || PV W. Avery Mer 27 Mar - 17:28

L'Irlande était tombée. Rien de plus rien de moins. C'était une assez bonne nouvelle, pour ne pas dire l'occasion de sauter de joie après cette longue guerre au air incessante et violente. Mais c'était annoncé, du moins fort sur que bientôt cette ile ne serait plus en mesure de résister. Les troupes puristes étaient plus puissantes et malgré le fait qu'elles soient en terres inconnues, la progression était inévitable et la victoire presque assurée. Certes William ne jouait pas à vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais après le succès de la mission qui avait vu rassemblé Crow, Witcher, Menroth, Eccleston et Mulciber, il était presque certain que tout était dans la poche. Même si l'on notait une sacrée défaite qui était la prise en otage du ministre anglais et c'était un sacré poids pour le pays qui n'avait plus son chef à sa tête même si il restait l'intendance. Mais l'un n'allait pas sans l'autre malheureusement. Aussi, même si les choses étaient gagnées d'une part, d'autre part c'était plus gênant. Actuellement, sur le sol anglais, il ne restait pas grand monde pour gérer le ministère et même si le directeur de la Justice Magique était toujours à son poste, il craignait de ne pas pouvoir tenir très longtemps toutes cette surcharge de travail. Ça ne lui posait pas de problème de s'occuper d'une partie de tout cela, mais c'était clair qu'à la longue, le bateau coulerait et honnêtement, William ne voulait pas être là quand ça arriverait.

C'était difficile pour maintenir une image du purisme ici sans le ministre de la magie, mais les choses allaient devoir se débrouiller sans le temps de récupérer John Mulciber, captif des irlandais actuellement bien peu enclin à lâcher une telle prise. En attendant, malgré tous ces contre temps assez important néanmoins, il fallait en régler d'autres, cette fois bien plus en question avec l'Irlande elle même qui avait besoin de l'enseignement purisme, qui se devait d'abandonner le bourbisme puant qui pourrissait les chairs de cette société sorcière. William laissait ce rôle à l'ordre nouveau, c'était pour ça qu'il était là d'ailleurs, c'était sa mission. La Justice Magique elle, veillait sur le pays, protégeait des menaces, elle n'allait pas porter la bonne parole sur les autres terres. Cependant, et parce qu'il avait reçu une lettre de Eris Valverde, le vieux mangemort avait pris le parti de venir avec lui en Irlande pour quelques discours et des exécutions à superviser. L'exemple était sans doute la meilleure des preuves, la plus marquante et était celle qui prouvait que les puristes ne déconnaient pas sur ces points. Si il y avait bien une chose au monde que William ne pouvait pas voir, au delà des bourbistes et des sang-de-bourbes, c'était bien les traitres, ces infâmes lâche, fuyards qui avaient abandonné leurs causes, leurs idéaux pour une vie parfois pire, tout ça pour quoi ? Bien des raisons que le vieux mangemort ne comprenait pas.

William donnait rarement des discours, a vrai dire, parler devant les gens, sur la scène, ce n'était guère l'endroit où il se sentait le mieux. Pas que la paperasse lui plaisait plus, mais au fond, Avery était clairement un homme de terrain, il l'avait été longtemps d'ailleurs. À l'époque il avait été directeur de la police magique, cette institution qui avait connu un sacré charisme à ce moment et était tombé peu à peu lorsqu'il avait démissionné. Mais il avait été nécessaire de partir rapidement, encore à cette époque où les gens c'était permis d'élire un sang sale, impur, digne de la mort et rien d'autre. Heureusement, c'était aujourd'hui le passé, et ce temps sombre était révolu. Le bourbisme se mourrait et le purisme brillait, faisait naitre des espoirs et guidait dans la pureté la vie des sorciers.

Quelques dossiers avaient été expédié et d'autres encore étaient en attente, mais il ne restait pas énormément de travail au directeur de la Justice Magique alors qu'il était encore tôt. Mais sa journée risquait d'être fort occupé avec cette allée en Irlande. Et l'heure avançait vite, il n'était plus temps de rester au niveau deux. Objectivement, William était une personne qui respectait ses engagements et qui se rendait à ses rendez vous à l'heure. Homme sérieux, bien plus que dans sa jeunesse, il avait fermé son visage déformé et brulé d'un côté pour ne rien laisser transparaitre. Mais honnêtement, le vieux mangemort ne ressentait rien sauf lorsqu'il s'agissait de la torture, de la mort, de la punition ; en tout cas tout ce qui touchait à la destruction. Bien sur, ce n'était pas un bloc de glace comme pouvait l'être Eris Valverde, mais il y avait quelque chose chez William qui effrayait.

Annoncé à l'avance, le directeur de la Justice Magique entra dans le lumineux bureau et répondit à son salut tout aussi poliment, favorable à son invitation de s'assoir.


« Bonjour Eris. »


Écoutant avec attention son collègue, plus par le côté mangemort que service professionnel, il n'eut rien à répondre, s'étant déjà plus ou moins informé de ce qui allait se passer auprès de ses propres sources.


« Aucunes. Nous allons pouvoir y aller. »

Tout dans un ton solide mais respectueux. A vrai dire, William ne voyait guère en Eris Valverde un ennemi puisqu'il n'avait jamais rien eu à lui reprocher. Ce n'était pas parce que John le supportait mal qu'il en était de même pour le vieux mangemort. Il trouvait le travail exécuté par le directeur de l'Ordre Nouveau presque parfait, car rien ne l'était objectivement, mais d'une qualité exemplaire. Cela dit, sans vouloir se lancer des fleurs, William admettait sans craintes que son propre département ne souffrait pas d'une mauvaise réputation. Autant dire qu'en ce jour, deux personnes fort sérieuses dans leur travail allaient montrer l'exemple sur une terre déserté par l'ordre, la justice et la pureté.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Installation et répression || PV W. Avery Jeu 28 Mar - 20:52

Le bureau du directeur du département de l'Ordre Nouveau respirait cet air tranquille qui émanait aussi de son propriétaire.
Pour quiconque avait l'occasion de travailler assez étroitement avec Valverde, on ne craignait plus sa froideur. On s'était rapidement accoutumée à celle-ci, puisqu'elle témoignait d'une maîtrise parfaite des dossiers et d'une concentration qu'on ne pouvait pas remettre en question. Cependant, on remarquait que Valverde ne perdait jamais son calme. Car Valverde était un homme de bureaux, un politicien. Pas le genre de rat fonctionnaire qui traîne partout pour bien se faire voir. Il n'en avait nullement besoin. Non, il était ce genre d'homme qui depuis toujours a compris pour s'exposer revient à se faire rapidement remarquer, en bien, mais surtout en mal. Car quand une pierre dépasse d'un mur, c'est sur elle que l'on tire en premier pour détruire le mur. Cependant, quand toutes sont sur la même longueur d'ondes, on ne sait pas laquelle toucher. Mais rien ne laissait percevoir laquelle de toutes était la plus forte.
Valverde avait toujours comparé la politique à un mur. Un mur où la pierre qui dépassait était rapidement enlevée et remplacée. Certes, on pouvait un temps la remarquer, s'intéresser à elle. Peut-être l'estimer même plus grosse que les autres. Mais en aucun cas elle ne serait éternelle.
Et Valverde, bien qu'il ne jouait plus dans une petite cour, avait toujours gardé à l'esprit cette façon de penser. Il ne faisait confiance à personne. Certes il avait des affinités, il remarquait le talent de chacun et au contraire, voyait en quoi d'autres personnes étaient à craindre. Mais jamais il n'accordait son absolue confiance. Car dans un monde tel que la politique, tous les coups étaient permis.

« Aucunes. Nous allons pouvoir y aller.

Bien. Allons-y, alors. »

Le vieil homme se leva.
Il n'était pas spécialement très grand, son corps ne représentait pas quelque chose d'original. Il était un vieil homme, le genre de vieil homme qui porte de somptueuses mais sobres robes de Sorciers, les cheveux longs entre le gris et le blanc.
Son regard froid imposait une ambiance dans la pièce, nul ne pouvait le nier. Mais on s'habituait facilement à sa présence, surtout quand on connaissait très bien le genre de personne qu'il était. Indirectement, les personnes se sentaient en sécurité avec Valverde. Surement parce qu'il disait ce qu'il pensait, sans passer par quatre chemins et que si une personne était susceptible d'être une menace pour le Purisme, elle était aussitôt emprisonnée.

Les deux hommes sortirent du bureau, traversèrent celui de Neeson qui emboîta leur pas, et se retrouvèrent dans le couloir central du Département de l'Ordre Nouveau.
Au bout de ce couloir, dans le hall circulaire du département, où l'on voyait la célèbre devise, inscrite en lettres d'or au sol "Une seule Magie, un seul Sang, un seul Monde", une vingtaine de raffleurs attendaient les deux hommes.
Valverde, Avery, Neeson et quatre raffleurs prirent place dans l’ascenseur central, tandis que le reste du groupe se divisait en deux pour prendre les deux autres ascenseurs restant. Ils montèrent ainsi jusqu'au niveau 8.
Arrivés à cet étage, ils tranplanèrent.
En route vers la victoire.

Ils tranplanèrent en plein milieu d'une cour intérieur. Tout laissait à penser qu'ils étaient dans l'ancienne abbaye.
L'endroit était calme, avec de nombreuses personnes. On voyait, grâce au cloître, de nombreuses portes ouvertes. Ici devaient être installés les principaux service de ce nouveau camps Puriste.
Etrangement, le vieil homme eu la sensation un temps de se retrouver dans une des cours intérieures de Poudlard.
Des hommes arrivèrent.

« Monsieur Valverde, Monsieur Avery. La foule a été réunie devant l'Abbaye. Les sortilèges de protection ont été placés pour éloigner les moldus et surtout éviter les débordements.

Seriez-vous en train de sous-entendre qu'il puisse y avoir des débordements, Monsieur? répondit Valverde d'un ton sec et glacial, sans pour autant perdre la moindre once de calme.

— Non, balbutia-t-il. C'est simplement qu'il est bon de prendre quelques précautions.

Trop de précautions créent souvent le problème que l'on cherche, justement, à éviter. Nous vous suivons. »

Le groupe traversa un dédale de couloirs aux murs et sols de pierre. Tous étaient différents. A certains endroits, on sentait les champs de forces magiques installés pour la protection. Des zones étaient encore très belles, tandis que d'autres étaient dans un état de délabrement déjà certain.
Assez rapidement, il atteignit l'entrée de l'abbaye.
Ils se trouvaient dans une tente, derrière une immense estrade. Le peuple avait été installé devant cette dite estrade.
Plusieurs fauteuils, quelques verres remplis d'eau ou de vin, des aliments. Mais surtout, dans un coin, l'on voyait la possibilité d'entrer dans une autre zone de la tente. Une zone un peu plus assombrie, où l'on voyait cependant le reflet de barreaux en métal. Là étaient entreposés les prisonniers. Il s'agissait des anciens commandants de l'armée du Nord et les magistrats qui dirigeaient la ville.
Valverde expliqua rapidement quelques petites choses aux gardes, puis il monta sur l'estrade accompagné d'Avery.
Les deux Mangemorts se trouvèrent face à une immense foule. Une foule de vaincus.
Valverde s'avança.

« Irlandais du Nord, commença-t-il d'une voix forte, maîtrisée et froide. Vous vous tenez devant le Camps Puriste, à l'image de l'Intendance et du Seigneur des Ténèbres. Irlandais du Nord, tel fut votre choix, tel est votre destin: vous avez été battus. Rien ne sert de vous lamenter sur votre sort, car il ne changera pas. Le Seigneur des Ténèbres a toujours voulu que chaque Sorcier assume ses responsabilités. Valverde s'arrêta. Son regard semblait voir, observer, analyser le moindre battement de coeur d'une tierce personne présente dans les lieux. Une ambiance de culpabilité s'installa. Eux, en bas, qui rament péniblement, tandis que ceux qui gouvernent sont sur le pont. Puis il reprit. Mais le Seigneur des Ténèbres est grand. Vous êtes des créatures oubliées de la Nature, oubliées de ce sens que d'autres ont prit et comprit depuis bien longtemps. Nous sommes là, désormais, pour relever votre dignité. La voix de Valverde semblait soudain prendre quelques tons de chaleur, bien qu'il resta lui-même, et ne quitta pas cette froideur célèbre. Nous ne serons pas ce que nos ennemis sont. Jamais nous ne sacrifierons la vie de Sorciers et Sorcières. C'est un spectacle honteux que de voir la façon dont le monde qui se prétend Sorcier, dans son ensemble suinte de sympathie pour les tristes bourbistes souffrant, mais demeure sans cœur et inflexible lorsqu'il s'agit de les aider - ce qui est certainement, d'après son point de vue un devoir patent. Cela montre bien que même ces nations, qui se prétendent au service de la Magie, ont depuis longtemps comprises qu'il n'y avait plus d'espoir pour la destruction. La chute de la Puissante Sorcellerie est terminée, et votre pays en est la preuve. Il est désormais temps de vous racheter. Vous racheter en acceptant le Salut. Car votre existence peut de nouveau renouer avec l'Espoir. L'Espoir d'un jour meilleur. Car aujourd'hui nous payons tout simplement ce peuple comme il le mérite. Et le peuple bourbiste ne connaîtra plus jamais l'Espoir. Une autre sorte de regard se posa sur cette foule. Un regard de la compréhension, de l'écoute. Irlandais du Nord, désormais, vous faite partis de la grande Communauté de la Sorcellerie. Vos enfants sont beaux, intelligents et ils pourront conduire la Sorcellerie à cet Etat suprême: celui du Salut. Car nous avons confiance en Eux, confiance en Vous. Oui, Vous, les Sorciers d'aujourd'hui et de demain. Relevez-vous, personne d'autre ne pourra le faire à votre place. Mais appuyez vous sur nos épaules, elles sont désormais là pour vous soutenir. Le Seigneur des Ténèbres a souvent été Prophète, et des rires se faisaient entendre chez ceux qui avaient pour objectif la destruction et l'insécurité. Mais désormais, ces rires s'étranglent. Les nations ne veulent plus mourir sur le champ de bataille pour que cette race internationale, instable, profite d'une guerre où puisse s'accomplir l'odieuse vengeance des Moldus. Valverde leva les bras, la foule était suspendue à ses lèves.Voyez, Irlandais. Voyez le destin de ceux qui se mettent en travers du Seigneur des Ténèbres, du Purisme, de la Sorcellerie. Car le mot d'ordre n'est plus "animal, détruit la Sorcellerie", mais bien "Sorcier, relève-toi. Le Monde s'ouvre à toi, pour la gloire de la Puissance Magie!" Une explosion eu lieu, une puissante lumière monta au ciel. On vit alors des gnomes, des gobelins, des Moldus s'acharner à monter sur ce qui semblait être une montage. Puis, dans une nouvelle explosion, on vit en son sommet apparaître deux personnes, un homme et une femme, baguettes en mains. Une dernière explosion, et ceux qui s'acharnaient à monter sur le mont tombèrent, s'écrasèrent, dans une pluie d’étincelles. Valverde cria, La Magie est Puissance! »

Car désormais, rien n'y personne n'empêcherait à la Sorcellerie d'aller à sa juste place.
La place de la Puissance.
La place de la Victoire.
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MessageSujet: Re: Installation et répression || PV W. Avery Dim 31 Mar - 19:42

Au delà de certaines choses, William n'était attaché à rien. Toute sa vie, toute son existence n'était dédiée qu'au Lord qui lui avait accordé, voilà bien longtemps maintenant, l'immense honneur de faire parti de ses fidèles. Jusqu'au bout et à sa mort, Avery se battrait pour lui puisqu'il avait, pour lui, déposé sa vie et sa liberté à ses pieds, de bon gré et jamais, non jamais il n'avait regretté. La marque, quand il la regardait était sa fierté, son pouvoir, sa force. Le simple nom des Mangemorts faisait peur, c'était un terme reconnu aujourd'hui, mais il savait que c'était aussi sa puissance qui avait fait de lui un homme craint. Aujourd'hui, même vieux, William se savait encore connu, et les gens s'éloignent sur ses colères. Tout cela il le devait à son maitre, sa force, cette grandeur. Mais jamais, non jamais il ne serait à son niveau, et ce n'était pas ce qu'aurait voulu le vieil homme. Il sait, que toutes personnes en ce monde à besoin de croire, de se reposer sur quelque chose de plus grand encore, de quelque chose qui dépassait la compréhension humaine. Le Seigneur des Ténèbres était, et c'était pour lui que les Mangemorts, ses fidèles, se battaient. Pour lui et pour la parole qu'il offrait, l'espoir, la vérité. Au fond, c'était être complètement aveuglé, idiot et suivre comme un mouton les ordres qui étaient donné, mais aujourd'hui, ce n'était guère important, et même sachant cela, William suivrait à jamais le Maitre.

De son point de vue, tous les Mangemorts étaient égaux, sauf si l'on comptait certain totalement inutile comme cette raclure de ras qui se prétendait toujours fidèle du Lord mais qui craignait plus qu'il ne croyait. Si ça n'avait tenu qu'à lui, Avery l'aurait déjà exécuté séance tenante. Mais si le Maitre avait cru bon de le garder à ses côtés, alors on ne disait rien. Hormis cet idiot, tous les Mangemorts n'avaient pas un rôle plus important qu'un autre, et c'était la raison qui avait été en premier lieu évoqué par le Seigneur des Ténèbres lors de la dernière réunion. Leur seul objectif était d'obéir, de servir. Aussi, même si Valverde devant lui avait un rôle peut être plus élevé que lui dans la société (et encore, ce n'était pas exactement vrai), William ne craignait pas le vieil homme, ni n'avait peur. Certes, il était dangereux par ses manœuvre politique, sa façon de faire, mais au fond, qu'est-ce que les deux hommes auraient pu bien avoir à se reprocher. Pour le directeur de la Justice Magique, il reconnaissait seulement en Eris un homme compétant qui faisait ce qu'on lui disait, point. Il n'avait pas de jugement à porter, même par sa médisance, William ne préférait pas se faire un avis tranché sur cet homme assez, il fallait le dire, difficile à comprendre.

Nul besoin de s'éterniser dans le bureau du directeur de l'Ordre nouveau, Avery se leva l'identique de Eris, plus grand sans doute, noir, sombre. Il y avait un point commun dans leur deux visages, l'un comme l'autre étaient mystérieux. Pas de la même façon, certes, mais rien, non rien ne pouvait laisser deviner ce qu'ils pensaient.

Il suivit son collègue, sans un mot, sans rien ajouter, il n'était pas nécessaire. Non vraiment proche, il n'était pas non plus dans les habitudes de William de faire la discussion si elle n'était pas nécessaire. Et sans doute Valverde était un peu dans ce cas. Parler beaucoup, ce n'était utile. Bien sur, pour un homme politique comme Eris, il était obligé de broder, de faire venir à lui les gens par la parole, c'était tout un art, que Avery savait ne pas posséder et ne s'en gênait pas. Il préférait marquer par les actions, par ce que les gens pouvaient se souvenir. Eris utilisait l'oreille, William la vue, ainsi, les deux sens seraient marqué, et les gens n'oublieraient pas, n'oublieraient jamais...

Le temps de l'Irlande n'était pas si différent de celui de l'Angleterre, mais il n'était pas dur pour un puriste tel que le vieux Mangemort pour savoir que cette terre était celle de la vermine, qui avait besoin d'être purifié et de retrouver une splendeur de puissance et de vérité. En cet instant, seul le mensonge et la pourriture régnait dans ce domaine bourbiste. Et bientôt, la parole serait annoncé, les voix entendues et le chemin de la vérité se découvrirait.

Des hommes virent à leur rencontre, bien vite rembarrés froidement par Valverde pour avoir était trop prévoyant. En tant que directeur de la Justice Magique, ancien militaire et policier, William savait qu'il valait toujours mieux faire très attention, surtout dans ce genre de cas où même si les puristes étaient les plus nombreux, ils étaient en terrain ennemis. Néanmoins, c'était l'Ordre Nouveau qui avait organisé cette rencontre, aussi, c'était à lui de s'organiser comme il le souhaite. Une chose était sur, si Avery avait été à sa place, il n'aurait pas mal pris l'idée d'avoir mis des précautions supplémentaires. Peut être était-il trop parano, c'était possible aussi.

Sans réellement faire attention au décor qui l'entourait, le vieux Mangemort suivi la troupe, sans un mot, froid, solide, il n'avait rien à dire. Il était là pour une seule chose, ce n'était pas à lui d'être sur le devant de la scène, il n'était là que pour les exécutions, même si, sans doute ajouterait-il quelques mots. Mais pour l'instant, il préférait surtout garder sa salive. Là encore, parler pour ne rien dire, ce n'était pas ses préférences. Et d'ailleurs, là encore, Valverde faisait de même. Montant tous les deux sur l'estrade, le discours ne tarda pas à commencer.

Pendant que Eris s'occupait de captiver, William passa son regard sur ces hommes devant lui, analysant, captant à sa manière ces bourbistes qui peut-être ne demandaient qu'à retrouver la voix de la raison. Mais ce n'était pas aussi simple, la volonté pouvait y être, sans la conviction. Ce n'était pas un simple changement, et parfois, tant extrémiste, Avery aurait été capable de tous les faire exécuter, mais ce n'était guère le but. Il fallait montrer l'exemple oui, ça suffisait.
Les gens applaudissaient, buvaient les mots, et le discours était fini, d'une belle manière oui, mais c'était à William d'intervenir maintenant. Oh ce serait bien moins classe, bien moins parlant et surtout plus explicite. S'avançant, à la hauteur de son collègue, il pris la parole, froid.


« Sorciers, Sorcières, voyez devant vous ce que le purisme ne peut accepter. Voyez, les traitres, les immondes créatures qui espèrent se liguer contre nous, nous tous, pour faire tomber la magie, la faire disparaître. Vous avez été abusé, on vous a menti pour vous pousser sur le chemin de la chute, de la décadence, de la facilité. Ce qui attend ces traitres n'est autre que la mort. Pour vous avoir trompé et mené dans le désespoir, voyez ! »

Des prisonniers, des hommes capturés, ceux qui gouvernaient ce mouvement, à la merci des hommes de William, qui d'un mot pouvait les faire exécuter sur place. Et c'est ce qui allait se passer. Le bourbisme devait être éteint à la racine, au plus profond des pousses de mensonge et de trahison. Un mot, un signe oui. Et il moururent, tous, sans exception. Ainsi finissez les traitres.

« Irlandais du Nord, aujourd'hui les graines du bourbisme sont mortes. Et pour vous, le purisme vous ouvre les bras et vous protège, vous guide. »

Ce n'était pas le talent de William de parler non, mais il savait ce qu'il disait, et ses actions avaient parlé pour lui. Ainsi, le chemin pourrissant allait être nettoyé. La magie serait toujours la plus puissante.
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MessageSujet: Re: Installation et répression || PV W. Avery

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Installation et répression || PV W. Avery

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