POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé]

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MessageSujet: Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé] Mar 26 Mar - 23:59

Être l'élève le plus puissant de Poudlard était un gage de sécurité, mais qu'apportait le trop plein de sécurité ? Rien, si ce n'est l'ennui, et c'était précisément dans cet état que se trouvait H. Il avait l'impression de ne plus rien avoir à apprendre. Son seul plaisir réel était de pratiquer la magie noire sur des élèves innocents, et accessoirement d'avoir une fourchette plantée dans le bras, mais seuls ses compères de table pouvaient réellement comprendre pourquoi.
Depuis que le lion avait pris les rennes de l'endroit, il n'y avait pas eu tant de changement que ça. Si on ne comptait pas l'augmentation des recrudescences d'attaques, ainsi que le nombre impressionnant de démissions de la brigade inquisitoriale, on arrivait à un climat ou seul le Cartel régnait. Mais régner sur quoi ? L'endroit était mort, personne n'osait se battre, c'était du grand n'importe quoi, voilà ce qu'était les élèves, des loques qui s'agenouillaient devant le premier venu qui s'imposait. Et dire que cela allait être d'ici une dizaine d'années le poumon de la sorcellerie. Elle était belle l'éducation.

Ne restait pour le dominant qu'à cueillir l'opportunité, et au dominé de s'incliner.
LeeRoy allait bientôt se retrouver seule avec son corps enseignant, et là, le Cartel frapperait à nouveau. H n'allait pas hésiter à tenter un coup de bluff contre un prof.
Il avait déjà des noms sur la liste, et d'autres qu'il ne mettrait pas, car un type comme Maxwell, on ne le faisait pas chier, surtout quand on savait qu'il pouvait décimer une classe en deux ou trois petits sorts qu'il pouvait lancer en quelques secondes seulement.
Bref là n'était pas la question.

En ce moment, H avait d'autres préoccupations, plus tourmenté par ses propres démons que n'importe quel autre facteur de son quotidien.
Il était tout simplement … ailleurs. Il n'écoutait déjà pas beaucoup en cours, mais là, il ne prêtait même plus attention lorsque l'on s'adressait à lui. La méditation n'avait rien fait, la prière non plus, il avait l'impression de passer à coté de quelque chose, à coté d'un détail qui faisait toute la différence. Oh son entourage avait du le voir, mais qui se serait risqué à lui dire ? À le lui faire remarquer ? Trop instable pour que l'on prenne le risque d'être franc. Et personne ne pouvait plus le retenir désormais qu'il était au sommet de la chaîne alimentaire. Une bombe prête à exploser sans détonateur.
C'était comme si chaque pas qui résonnait dans sa tête, chaque formule qu'il prononçait le renvoyait à un événement de son passé qui lui manquait. Son putain de passé qu'il n'avait plus !

Peut être était ce aussi pour ça qu'il utilisait toujours les mêmes sorts, espérant qu'un jour sa mémoire lui revienne grâce à l'un d'eux. Le doloris le plongeait dans un état de transe à la limite du psychotique, et il aimait cette état. Il lui était arrivé de rêver de ce sentiment provoqué par le doloris, de le ressentir, alors allongé sur son plumard, il sentait monter en lui cet état, jusqu'à ce qu'il prenne possession de lui. Le plaisir, la souffrance, tout ne faisait qu'un pour une sorte d'orgasme invisible, illusion de son esprit torturé.
Mais toutes les bonnes choses avaient une fin … toute.

En sortant de la Grande Salle, seul pour une fois, plongé dans ses pensées, il percuta un type de la sécurité de l'enceinte. Pour une fois, il ne répondit pas, mais l'autre ne semblait pas très content de voir un élève le bousculer. Aussi, il commença à lui parler, à lui crier dessus. Pauvre couillon, ce gars devait être nouveau, il ne devait pas connaître H, et surtout pas qui il était.
Le lion avait relevé, la tête et d'un geste vif et précis, avait sorti sa baguette, l'avait pointé sur le ventre de l'autre avant de marmonner une formule à voix basse.
L'autre s'écroula, pris de spasmes.
C'était si facile, si simple …

Alors il entreprit de remonter dans la tour de Gryffondor, mais à peine la première patte posée sur le marche, une main vint attraper son épaule. C'était un autre gars de la sécu, mais lui était déjà là du temps de Crow. Il avait du voir la scène, mais n'avait rien fait pour arranger les choses.
H le regarda avant de hausser un sourcil.

« Yakovsky … t'as de la visite. »

Le Gryffondor soupira.

« On t'attend au portail. Prépare toi. »

Voyant Elena qui se rapprochait avec un groupe de l'Elite, le lion lui passa son sac ajoutant :

« T'peux me garder ça ? Je t'y reprends demain. »

Elle le questionna du regard avant qu'il ne la rassure d'un 't'inquiète' qui n'avait pas grand chose de rassurant.
Se préparer mais pour quoi ? La flemme. Il resterait en robe de Poudlard, portant l'écusson des lions, il n'avait pas vraiment envie de mettre autre chose. Et avec le peu d'indication qu'on lui donnait, il y avait de quoi aider.
Il irait comme ça. De toute manière, il avait sa baguette, c'était à peu près tout ce dont il avait besoin, et d'un truc à manger, mais yavait toujours moyen de trouver sur place.

Alors il suivit le gars de la sécu après qu'il ait libéré le pauvre malheureux du sortilège de l'élève. H avait la puissance d'un adulte, mais une santé un brin plus fragile, en effet, il ne s'était pas vraiment remis de son opération. Ouais il était vrai que la balafre affreuse qu'il portait au cou était significative, mais pas que, il était taillé dans un cure-dent également, il n'avait pas encore la musculature suffisante pour plus.

Il sortit donc du château avec le type de la sécu. Bizarre tout ça, c'était pas dans les habitudes de LeeRoy de le permettre. En fait, peut être qu'elle ne le permettait pas au fond, et ce n'était pas H qui en aurait quelque chose à foutre, elle pouvait bien crever la gueule ouverte cette sale gouine ! Pas foutue de gérer un établissement comme il fallait, elle délaissait l'éducation pour jouer au frottis-frotta avec la prof de potion aveugle … belle image pour la jeunesse … belle image.
Mais bon, il fallait tout de même demander au cas où …

« T'as un truc pour LeeRoy ? »

L'autre ne répondit pas.

« Ok je vois le genre ... »

Ça puait l'arnaque et le traquenard ce truc. Vraiment le traquenard, ça sentait le coup foireux à la Serpens, à ce qu'on lui tombe dessus à quatre contre un.
Bref ils arrivèrent au portail, et une fois passé celui ci, le gars se mit à attendre tranquillement, allumant une clope que H n'apprécia pas forcément surtout à cause de l'odeur infâme. Si ça ne tenait qu'à lui, il l'aurait fait cramé sur place.
Ils avaient l'air d'attendre, mais attendre quoi ? Attendre qui ? Ça sentait le sapin cette histoire.

« Bon on attend quoi au juste ? »

Hrp:
 


Dernière édition par Mercurius H. Yakovsky le Jeu 23 Mai - 20:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé] Mer 3 Avr - 17:17

Rares étaient les journées où le Bureau des Exécuteurs étaient silencieux et presque calme. On ne pouvait pas nier qu'il y avait toujours un minimum d'activité, généralement moins qu'au Magenmagot où ça allait et venait continuellement, mais pour des enquêteurs d'élites, le moindre minuscule brouhaha devenait un véritable bordel sans nom. Difficile de travailler, en effet, quand tous vos collègues débattaient sur oui ou non fallait-il intervenir dans tel village pour réprimer la menace bourbiste qui s'y installait. Surtout quand ce genre de débat menait les agents à s'agacer entre eux. On entendait alors des « Mais puisque je te dis que c'est comme ça qu'on les retrouvera ! » et des « Mais ferme la ! Y'a rien à en tirer de ces interventions à la con ! A part perdre des hommes ! », reformulés encore et encore jusqu'à ce que l'on des deux abandonne le combat et s'incline devant son collègue qui aura, alors, gueulé plus fort. Tribal dites-vous ? Totalement. Le bureau des Exécuteurs, sous ses apparences d'ensemble d'élite, manifestement l'endroit le plus rentable du Ministère depuis la démission, étrange, de De SaintClair du Département de la Régulation et du Contrôle des Créatures Magiques, était bien différent de l'idée que l'on s'en faisait. Le taux de criminalité avait baissé considérablement depuis la nomination de Crow à la succession d'Orcus, voilà un an maintenant. Lincoln n'aurait jamais le culot de dire que l'Ordre était dissous, non, les rapaces vivent toujours, mais ils étaient bien moins actifs, et surtout, ils craignaient pour leur vie bien plus qu'auparavant. Désormais, on ne pouvait pas espérer voir un village de Grande-Bretagne laissé à l'abandon, laissé sans surveillance. Des patrouilles un peu partout – en collaboration avec la Police Magique – et des agents en filature tous les jours. C'était ce que constatait le patron quand il regardait les rapports. Et pourtant, ça ne l'empêchait pas de réprimer les gamineries sans nom de certains de ses hommes. Ils l'écoutaient au doigt et à l’œil, mais sans lui, ces moutons étaient perdus. Triste à dire, encore plus triste à constater. Mais oui, l’Élite du Ministère n'était plus rien sans un bon berger pour la guider à travers les chemins sinueux de la montagne.

C'était horriblement calme, donc, au Bureau. Seuls deux groupes étaient entrain de traiter leurs affaires respectives, et tous les membres étaient silencieux, concentrés sur leur tache que beaucoup convoitait. C'était un poste prisé, Exécuteur, et depuis que Crow était monté à la tête du Bureau, y entrer devenait plus dur de jour en jour. Lincoln travaillait, lui aussi, dans son bureau. Il s'intéressait à un meurtre survenu en Écosse, à Édimbourg d'un sang-mêlé. L'affaire était on-ne-peut-plus banale, mais elle avait de quoi être intéressante pour quiconque aimait les affaires mystérieuses. Ici, pas de trace du meurtrier. Les experts étaient formels : utilisation de la magie. Alors où était passé ce sagouin qui tuait des sorciers pour le bon plaisir ? En se demandant cela, Crow eut un étrange sentiment de paradoxe. Il condamnait un meurtrier pour tuer d'autres sorciers par plaisir... mais lui-même, Lincoln, n'était-il pas ce genre de cavalier sans foi ni morale ? Non. Il était pire que ça. Il tuait à la fois pour le plaisir, parce qu'on lui demandait, et parce qu'il n'avait pas envie de s'embêter à savoir pourquoi. Une preuve de stupidité ? Pour certains, peut-être, pour d'autres c'était plus la représentation du type qui n'avait juste aucun mal à faire ce que les autres rechignaient avec tant de conviction à faire. Un fidèle, oui, mais surtout un tueur à gage qu'on achetait en lui promettant le purisme qu'il recherchait. On le manipulait peut-être, au fond, que pouvait-il dire ? Il tuait, et ça lui suffisait. Aujourd'hui, qui osait défier Crow ? Plus grand monde. Il faisait partie des Sorciers du haut du panier. Rien de plus, rien de moins, sa puissance n'était égalée que par quelques sorciers encore en vie. Son seul défaut ? Sa blessure encore vive.

-Monsieur ?
-Hum.
-On a retrouvé le lieu de résidence des nuisibles référencés dans l'affaire de Liverpool.
-Faîtes-voir.


L'Exécuteur qui venait faire son rapport à son supérieur direct s'avança dans le bureau et posa le dossier d'une épaisseur considérable sur l'office où déjà une multitude d'autres affaires siégeaient. Lincoln prit son temps pour lire les différentes étapes du rapport, relu quelques pièces à conviction, et enfin, referma le dossier, et le rangea dans son bureau, au niveau du tiroir soumis au sortilège d'extension.

-Bien, je m'en occupe.
-Vous voulez qu'on vous accompagne ?
-Non.


L'agent acquiesça et sortit du bureau en refermant la porte. Est-ce que Crow avait peur de se rendre dans un squat de hors-la-loi seul ? Non. Cependant, il allait quand même emmener quelqu'un. Quelqu'un qui avait encore besoin de se mesurer à autres choses qu'à ses victimes quotidiennes. Un besoin qu'il n'estimait peut-être pas comme justifié, et pourtant, il lui en faudrait pour devenir plus puissant qu'il ne l'était déjà. Crow s'alluma une cigarette tout en rédigeant une lettre qu'il fit envoyer par sa secrétaire.

Il se leva, prit sa baguette, sa veste, et sortit du bureau, la clope au bec, et sans donner le moindre motif de départ. Après tout n'était-il pas le chef ici ? Il passa par le hall du niveau deux du Ministère de la magie, et rejoignit l'Atrium grâce à l'ascenseur bien connu de l'infrastructure. Il ne prit pas la peine d'utiliser les cheminées qu'il jugeait d'une lenteur sans nom, et transplana immédiatement.

Direction Poudlard.

-Bon on attend quoi au juste?
-On m'attend moi.

Dans un élan de fumée noire, le corps de Crow apparaissait. Il marchait en direction de Yakovsky et de l'autre agent de sécurité de Poudlard qui était aux services du Directeur des Exécuteurs de Nuisibles. Il lui adressa un regard froid, et lui fit signe de partir. L'autre s'exécuta sans attendre plus de précision, et Lincoln montra son bras au jeune Gryffondor qui l'empoigna. Nouvel élan de fumée, et les voilà partis, direction la campagne Anglaise.

Ils se retrouvèrent sur une colline, le vent leur percutait le visage, obligeant leurs vêtements à voler s'ils n'étaient pas attachés. Lincoln regarda plus bas, on y apercevait une ferme abandonnée. Un truc miteux, mais relativement grande, tout à fait capable d'accueillir une petite panoplie de nuisibles. La plupart étaient des nés-moldus, des clandestins en attente de transfert pour la France, voire, pour les plus chanceux, pour l'Amérique du Sud. Quelques membres de l'Ordre peut-être – ou d'un autre groupe – se faisaient garants de les transporter sains et saufs jusqu'au bout du monde. Oui, mais aujourd'hui, la liberté se trouverait dans la mort.

-Pas besoin de te décrire le tableau. Je les veux tous morts, pas un seul survivant. Ne t'éloigne pas de moi, il semble qu'ils soient un certain nombres. Cependant, la moitié doivent être trop affaiblis par les marches à pieds, et le reste ne s'attend pas à nous voir débarquer.

Il fit une pause, sortit sa baguette d'un geste lent, et commença à descendre la pente d'un pas tranquille.

-Profites-en pour t'exercer un minimum sur les sorts que je t'ai appris. Si je t’amène ici c'est pas pour enfiler des perles.

Ils arrivèrent relativement rapidement au niveau du premier bâtiment de la ferme, et effectivement, personne ne les avait vu venir. Un massacre en précision selon Crow, une véritable boucherie, et un acte jouissif intense. Voilà ce qu'allait être cette descente. Lincoln n'en voulait pas un seul vivant car aucun ici ne serait jugé. Ils seraient de toute façon enfermés à Azkaban et condamnés à mort sans procès. Autant éviter de surcharger les prisons.

Lincoln fit signe à Mercurius de le suivre. Ils passèrent par l'arrière du bâtiment qui était une sorte de maison. Un truc assez grand, mais visiblement vieux. Une vieille porte de bois servait tout simplement à protéger les habitants clandestins. Lincoln entra le premier, baguette baissée. Son pas était silencieux, l'expérience sans aucun doute, et son regard était rapide et efficace. Lorsque les premiers pas se firent entendre, Lincoln avança plus rapidement, se cala contre un mur, et attendit que la victime passe à côté de lui, sans le voir, lorsque... trop tard, son corps fut tordu dans un craquement dérangeant. Il se retourna vers Yakovsky et lui fit de la tête : l'heure de faire couler le sang avait sonné.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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MessageSujet: Re: Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé] Dim 7 Avr - 0:46

-On m'attend moi.

H se retourna directement vers la personne qu'il avait naturellement reconnu à la voix. Ça faisait un moment qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Crow, et visiblement, ce dernier ne comptait pas en donner.
Il fallait dire que le lien entre eux était purement … pas professionnel, mais presque, l'un apprenait, l'autre enseignait, basta, chacun y trouvait son compte et on ne s'éternisait pas en sentiments, de toute façon, les deux en étaient bien incapables.

Après des mois à apprendre ce que voulait bien leur mendier Maxwell, c'était enfin le retour de la bonne vieille méthode, et vu l'endroit, ça se ferait en temps réel, rien de plus instructif de toute manière.
Il allait enfin pouvoir tâter de la baguette autre chose que des bouses plus faibles que lui.

Ce charisme passif chez Crow était relativement intriguant, et si autrefois, H avait eu cette petite appréhension de voir le mangemort arrivé, cette dernière était désormais bien loin. À vrai dire, il se demandait même comment considérer ce type, en bon pote qui lui filait un coup de main, en prof, ou simplement ne rien en avoir à foutre ?
Mais il ne pouvait pas changer, pas lui, alors la vie était ainsi faite.
Et quand le mangemort lui tendit le bras, il lui dit avant de le prendre :

« Ça faisait un moment ... »

Disparition soudaine dans une fumée noire, caractéristique des serviteurs de Vous-savez-qui.


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La vue plongeante du haut de la colline ne trompait pas.
La campagne silencieuse, et la vision agraire ne pouvait pas laisser de doutes dans l'esprit du Gryffondor. Une ferme abandonnée, rien aux alentours, la planque parfaitement suspecte. Putain il sentait déjà l'odeur de la charogne pourrir, et pire que ça, ça l'émoustillait.
C'était son kiff ce genre de frisson, et même ce vent relativement chiant ne pouvait pas l'empêcher de commencer à s'extasier. Belle nuit pour foutre la merde comme il faut.
Ça sentait l'herbe fraîchement coupée, mais pas que, ça puait le nuisible à trois kilomètres à la ronde.

Regardant autour de lui, H vit qu'il n'y avait qu'eux deux. Là ça devenait encore plus drôle, un vrai binôme qui allait tout déchiqueter, c'était la première mission où ils étaient juste tous les deux.
Il allait y avoir du doloris, de l'ostéoclaste, du cantanae, de l'amet, de tout et de rien ! Mais à la fin, il ne resterait que des cadavres, sauf ordre contraire du patron, mais si la mission était aussi officieuse, c'était bien pour que les choses soient faites 'proprement'.

-Pas besoin de te décrire le tableau. Je les veux tous morts, pas un seul survivant. Ne t'éloigne pas de moi, il semble qu'ils soient un certain nombres. Cependant, la moitié doivent être trop affaiblis par les marches à pieds, et le reste ne s'attend pas à nous voir débarquer.

Ne t'éloigne pas de moi ? Il rigole là ? H n'était pas du genre à obéir à ce genre d'ordres, même venus de Crow. Dans le feu de l'action, il irait là où il aurait envie d'aller et quand bien même on lui en interdisait l'action, il se démerderait pour y arriver. Et pis, si yen a un qui s'enfuit ? Fallait bien courir après pour le choper. Ou tout du moins pour l'empêcher d'aller trop loin.
C'est pourquoi Crow sortit son arme, imité par son disciple qui fit craquer ses doigts.
Direction l'endroit, et ça passait par le passage du flan de la colline. En allant en contrebas, le mangemort rappela plus ou moins les règles à son apprenti.

-Profites-en pour t'exercer un minimum sur les sorts que je t'ai appris. Si je t’amène ici c'est pas pour enfiler des perles.

Hochant la tête, l'autre se gratta l'arrière du crâne tout en marchant.

« Pas de soucis là d'sus ... »

Il avait tellement pris goût au doloris, une vraie drogue ce truc. Plus il le lançait, et plus il avait besoin de le lancer, il se demandait d'ailleurs si le autres avaient subi ce genre d'effets secondaires, dans tous les cas, il avait le droit de s'y mettre, donc là n'était pas le problème.
La magie noire était puissante, et la puissance ça se méritait, soit on l'avait dans la peau, soit on bossait pour l'avoir. H n'entrait dans aucune de ces deux catégories, pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas d'héritage, et qu'il n'avait jamais bossé pour avoir quelque chose.
Nan, c'était juste un petit merdeux qui se contentait d'agiter une baguette pour lancer des sorts, et le plus dégueulasse dans tout ça, c'est qu'il le faisait bien. À merveille même. Pas d'être devin pour savoir ce qui allait se passer quand on regardait les deux mages noirs qui s'avançaient.
Ça allait dérouiller en face.

Déjà ils approchaient l'endroit, et plus la distance était réduite, plus H avait hâte de s'offrir un bain de sang. Il s'imaginait déjà distribuer les sorts à tour de bras, foutre le feu à ce merdier, regarder un type en feu convulser sous le doloris. Rah il n'y avait qu'avec Crow qu'il pouvait réellement profiter de ces moments là, car lui, ne le bridait pas.
Devant l'endroit.

Personne pour les cueillir ? La blague, c'était des amateurs en face !
C'était plutôt bon, mais H préférait le sonore, le genre de trucs qui foutaient dans l'ambiance direct, un petit meurtre gratuit et méchant, juste pour le fun, histoire de planter le décor et d'introduire le contexte.
Crow passa devant, ils allaient contourner le batoch' avant de pénétrer dedans et de massacrer tout ce qui se trouverait là.
C'était assez crade comme endroit, H faillit gueuler en marchant dans la boue. Ses chaussures étaient dégueulasses maintenant, putain c'était malin ça comme idée ! Passer par la gadoue … quels connards ces gars là, foutre leur merde juste devant la porte en bois miteuse, putain mais quelle galère.

Regardant autour de lui, l'adolescent ne vit pas où était passé Crow. Putain le con, il s'était barré ! Ah nan, la porte était ouverte. Mais pourquoi H avait il l'impression qu'entrer allait être un joli piège ? Simple feeling, mais bizarrement, ça sentait le coup foireux.
Un crac le tira de sa rêverie.
Passant la tête dans l'embrasure de la porte, il vit le corps affalé sur le sol. Pas une goutte de sang, il était juste … bah pas en place, fin c'était un peu comme si on avait joué à monsieur patate mais en ne remettant pas les trucs dans le bon sens et à leur place. Ouais, c'était moche en fait, mais ça pouvait être vu comme de l'art, certes abstrait, mais de l'art quand même … ou du lard, ça dépendait du degré de faim et de cannibalisme de l'individu qui regardait la scène.

D'ailleurs Crow lui fit signe de la tête de rentrer. Ah cool, pas qu'il faisait froid dehors, juste que jouer solo, c'était pas … fin m'voyez.
Bon c'était son tour, et H avait vraiment envie de faire les choses à sa manière. C'est à dire … bah vous allez voir.

La prochaine porte était pour lui.
Coup de savate dedans, là, il y avait quatre gaillards en train de jouer aux cartes sur une table en bois, qui ne s'attendaient pas à voir un gamin arriver.
Déjà le premier trait avait fusé et celui d'en face venait de douiller avec un doloris, se tordant à terre comme un vermisseau.
Introduction :

« Salut les copains ! On vient vous ramoner la gueule et ... »

Trop tard, le plus jeune, qui devait à peine avoir eu l'âge de quitter Poudlard venait de renvoyer H d'un sort qui le propulsa en arrière par là d'où il venait.
Le lion tomba sur le dos. Ils étaient vraiment pas drôles les copains … vraiment pas drôle du tout.
Soupirant, il regarda le plafond quelques secondes avant de dire tout haut :

« Oh putain ça me gonfle ... »

Ni vu ni connu il se releva et envoya à l'arrache un sort qui fit péter la serpe accrocher au pilier de bois derrière eux.
Puis nuée de sortilèges d'en face, il se jeta sur le coté de la porte, de l'autre coté, Crow était en face de lui. Haussant les épaules, il constata qu'il était peut être temps de s'amuser à deux.
Sans se concerter oralement, les deux entrèrent dans l'endroit au même moment.
Le Gryffondor se surprit à parer un sort, réflexe sans doute. Et il envoya cash ostéoclaste sur le premier venu qui vit son épaule se déboîter et partir en milles morceaux.
Il plongea derrière un tas de paille avant de trouver … tiens une hachette. Curieux cet objet !
Ça donnait envie de s'en servir, pis ça pouvait être utile.

Oh merde !
Le tas de paille devant lui venait de prendre feu.
Mauvaise idée que de rester là.
Il sortit sur le coté et envoya au piff un sagitta et un cantanae avant de rechausser un doloris sur le type parterre.
C'était l'orgie, ça volait de partout.

Puis coup de bol, dans le feu de l'action, H avait eu la bonne idée de tenter un amet formulé. Et bingo, le mec le plus costaud semblait pris dans le truc. Après avoir bavé quelques secondes, il frappa un des types à coté de lui et envoya valser l'autre avant de faire péter en direction de Crow puis en direction de H.
Une tuerie ce truc.
Ça partait en sucette cette mission.
Et le lion qui avait toujours sa hachette.

L'explosion à coté de lui le propulsa sur le coté, arrachant un bout de sa robe au niveau du torse.
Pète cul les gars !
Il expulsa le gamin qui l'avait touché précédemment contre un mur de la grange, pile poil celui où il y avait des crochets de dispo. Ça c'était fait.
Mais l'hystérique faisait tout péter autour de lui, comme s'il avait vu Voldemort en personne.
Jetant un coup d'oeil à Crow, il se dit qu'il fallait faire quelque chose et vite, mais là, c'était pressant.
Et les sorts qui volaient partout … le pied.

Hrp:
 
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MessageSujet: Re: Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé] Ven 26 Avr - 10:16

On pouvait vivre les choses de deux façons différentes. On pouvait se laisser aller au gré du vent, pointer sa baguette sur le premier individu qui nous barrait le chemin, et oublier toutes ses responsabilités en assumant toutes ses erreurs. On pouvait être ce genre d'individu complètement inconscient de la réalité et des événements se déroulants. On pouvait être une sorte de crétin immature qui n'avait strictement rien à voir avec le monde qui l'entourait, décapitant le moindre insecte qui passait par-là, et insultant le premier moineau venu. Oui, on pouvait vivre les choses de cette façon là. Bien que Crow la trouvait légèrement inutile et proprement insultante envers la nature magique. Ou alors, on pouvait la vivre de façon plus raisonnée, plus logique. On pouvait être ce genre de monstre incapable d'éprouver le moindre sentiment humain, si ce n'est celui de la haine, qui n'avait que faire de repeindre les murs d'une cellule avec le sang de sa victime. On pouvait être insensible à toute chose, et continuer à avancer en faisant son bout de chemin, attendant patiemment la mort et toutes ses merveilles. On pouvait être cet individu sanglant, tout en étant logique dans sa démarche. C'était ce qu'était Crow. On le voyait comme un barbare guerrier bon qu'à faire la guerre, et au fond, ce n'était pas faux. Mais on oubliait très certainement le personnage qui se terrait derrière. Lincoln ne faisait pas de bruit, il laissait les grands patauger dans la marre comme une tribu d'imbéciles heureux. Lincoln se taisait, écoutait, appliquait à la lettre les consignes – sauf quand il les trouvait illogiques – et ne posait strictement aucune question tant qu'on ne lui demandait pas son avis. Et cet avis, il ne le donnait pas souvent. Force était de constater que le monde se fichait un peu de son ressenti, et ça tombait plutôt bien car lui se fichait de donner le sien. Crow était un homme silencieux, agissant dans l'ombre contre la volonté de tous, et pourtant, malgré tout ceci, il grimpait les échelons rapidement, avec logique et intégrité. Il ne profitait pas du système et n'essayait pas d'obtenir des postes toujours plus importants sans les avoir, préalablement, dûment mérité. Ainsi, il aurait pu, si il l'avait voulu, s'imposer pour passer Directeur du Département de la Justice Magique. Mais non. Non, car il détestait la paperasse, et que ça n'avait proprement aucun intérêt selon lui de se terrer dans un bureau et d'attendre que les jours passent. Il était à sa place chez les Exécuteurs et cela ne faisait aucun doute lorsque l'on observait le nouveau rendement du Bureau qui n'avait, en toute bonne foi, jamais décollé aussi haut. Cependant, Crow s'imposait petit à petit comme une tête incontournable du régime. Il venait juste d'être évincé du Parti Puriste Anglais pour des raisons politiques légèrement étranges, mais il n'en demeurait pas moins un membre d'honneur qui pouvait largement donner son avis à Witcher. Il savait que celui-ci l'écouterait au minimum – sans pour autant appliquer ses dires cependant. De la même façon, il était plus que présent au niveau deux du Ministère de la Magie et il se pouvait qu'Avery lui-même, parfois, ait besoin de son avis. Il était également une tête pensante de la Guerre en Irlande. De part son passé incontestablement supérieur à d'autres, et du fait de ses compétences dans le domaine. Il était une des poutres du régime, et il ne céderait pas de sitôt. Ainsi, oui, on pouvait classer Crow dans la deuxième catégorie de personne, les sanguinaires réfléchis. Mais Mercurius, lui, appartenait à la première.

L'entrée en matière du gamin de Gryffondor fut à la fois hilarante et inquiétante. Elle témoignait d'une passion pour la destruction et la violence du russe, et c'était probablement la tête des quatre imbéciles qui avait eu le don de tirer un sourire amusé, moqueur, en coin, chez Crow. Cependant, cette entrée ne pouvait aussi que révéler l'inconscience du gamin. Au fond, Lincoln l'avait amené ici pour lui faire les armes, pas pour lui apprendre explicitement quelque chose. On ne peut apprendre mieux qu'en pratiquant. Mercurius ferait, ou non, des erreurs aujourd'hui, et il en tirerait, ou non, des leçons pour la prochaine fois. Lincoln n'avait pas de réel intérêt à savoir si ça allait porter ses fruits ou non. Ici, H était un inconscient. Il était de logique commune qu'entrer dans une pièce de cette manière, sans savoir ce qui se trouvait derrière pouvait avoir des conséquences désastreuses, et à vrai dire, ça n'avait pas loupé. Un gros bordel c'était alors emparé de la situation et ça allait irrémédiablement se corser. Mais à vrai dire, Lincoln n'aurait pu nier qu'il adorait ça et que la vision d'un beau carnage en prévision lui arrachait un sentiment d'impatience terrible. Il laissa le Gryffondor se dépatouiller un instant. Un Amet fusa, joli. Lincoln eut du mal à croire que Mercurius avait réussi dans le feu de l'action à balancer le sortilège. Comme quoi, son enseignement était efficace et que le gamin savait s'en servir à sa guise. Tant mieux. Poudlard avait besoin d'éléments perturbateurs, et quoi de mieux que de les former pour que la pagaille dans l'école n'en soit que plus intéressante. Ça sentait le roussie (ou le Roux-scie) pour une certaine personne là-haut. Le gars touché finit comme d'habitude à péter son câble. Une vision déchirante mais tellement jubilante que Crow se permit d'admirer le spectacle. Il envoya valser d'un sortilège informulé un hors-la-loi qui fit un vol plané avant de s'étaler sur la table. H renvoya un gamin qui venait de le toucher contre le mur, planté comme un piqué dans un crochet... ce Gryffondor avait une imagination débordante. Un type leva sa baguette en direction de Mercurius, un type costaud visiblement qui avait une certaine envie de passer à l'étape suivante. Sérieusement ?

-Avada Kedavra!

Le sortilège n'avait pas hésité à sortir, et le trait vert avait fusé en direction du résistant qui était tombé comme une larve. Crow avait jeté un froid. Les sortilèges s'étaient arrêtés. Un sortilège de la mort ça calmait tout le monde, d'un seul coup. Les échanges allaient reprendre le temps que les hors-la-loi se fassent à l'idée que leur situation craignait sévère. La baguette de Crow se leva de nouveau et une série de sortilèges explosifs suivis, obligeant les souris qu'il prenait en cible à sortir de leur cachette. La maison tombait en ruine, et bientôt, cette partie là de la ferme serait de l'histoire ancienne – ils pourraient alors s'occuper du reste où devaient se terrer quelques autres imbéciles. Voire une bonne dizaine peut-être. Crow fit signe à H se terminer les deux qui s'enfuyaient par la gauche, et il exécuta un doloris d'une violence sans précédent contre le dernier qui partait à droite qui s'écroula d'un seul coup avait de se manger le rebord de la table qui lui ouvrit sévèrement le crâne laissant couler avec abondance le sang qui s'étalait petit à petit sur le sol crasseux. Crow s'avança, observa le type un instant, et lui écrasa d'un geste brusque et brutal le crâne.

-On bouge, ça va s'effondrer.

Ils eurent largement le temps de sortir de la bâtisse où si il y avait encore des habitants, ils allaient périr dans d'affreuses conditions, et s'avancèrent dans la cour. Derrière eux la maison s'écroulait petit à petit sur elle-même. Face à eux, une grange relativement grande, une étable, un garage, et un poulailler. Diantre, Lincoln adorait ce cadre. C'était glauque à souhait pour tuer du nuisibles. Il lança un sortilège en direction du garage qui explosa littéralement – sûrement à cause de l'engin moldu qu'il contenait. D'un côté, ça avait quelque chose de déstabilisant cet espace. Car on ne savait jamais ce qui allait se passer dans la minute qui suivait. Mais c'était extrêmement excitant de se dire qu'il régnait, dans l'atmosphère, une ambiance morbide. Et que cette ambiance, elle était là, grâce à eux. Grâce au maître et à l'apprenti.

-Commençons par la grange, on aura de quoi s'amuser.

Vrai que le poulailler et l'étable étaient d'autant plus drôles qu'il y avait des animaux et que ça ferait un beau carnage. Oui, car Crow ne laissait rien de vivant derrière lui quand il s'attaquait à une base ennemie. De la même façon qu'il avait réduit à néant Outlander Castle et ses habitants, ici, on ne retrouverait qu'un amas d'horreurs. De l'Art à l'état Brut. Il fit signe à H de passer par derrière. Il attendit quelques secondes que le garçon soit en place, et ouvrit d'un seul coup les portes – il la jouait inconscient lui-aussi pour une fois – alors que H faisait de même de l'autre côté. Les sortilèges fusèrent dès leur entrée, et Crow assigna un Sectusempra à un gamin à peine plus âgé que la vingtaine qui tomba de l'étage et s’étala en convulsant, sur le sol. Ses habits se tachèrent rapidement de rouge, et le sang s'écoulait sur le sol terreux à une vitesse inquiétante. Lincoln se déplaça rapidement dans un angle mort et se prépara à répliquer au reste de la troupe. Ils étaient plus ici que dans la maison, et ça allait partir en couille comme précédemment. Diantre que c'était amusant de faire le mal. Surtout quand on le faisait bien.

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MessageSujet: Re: Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé] Lun 13 Mai - 23:06

Évidemment, le bordel inspirait H. C'était là qu'il se sentait le plus à l'aise, non pas qu'une bataille rangée lui eut déplu, non loin de là, mais ce genre de situations où l'orgie régnait, ça formait un peu plus, et on voyait vite qui était un bon sorcier, et qui ne l'était. La différence entre le bon et le mauvais sorcier m'voyez.
Si bien que dans ce bordel, le Gryffondor n'avait pas vu un roublard approcher de lui avec une baguette, comme tout bon sorcier. Se retournant, le lion vit l'animal qui s'avançait vers lui, un bon gros monsieur qui pensait avoir trouvé là un oisillon à étriper.
Le lion s'emêla les pinceaux et trébucha alors que l'autre allait probablement se faire plaisir. L'idée fut de lui donner un coup de pied dans la jambe et de le punir d'un ostéoclaste ensuite. Il était un brin tard pour le désarmer, et même, ça n'arrachait pas un bras ce sortilège. Peut être cette hachette pouvait elle alors servir. Oui, pourquoi pas ! Mais s'exposer pour tenter un coup de hachette … oh ça valait forcément le coup pardi !

Alors qu'il allait se relever et tenter sa super technique de la mort qui roxxe du poney pris en levrette, un trait vert vint envoyer dans les limbes de l'enfer le pauvre bougre. Ouais, l'intervention divine ça marchait aussi après tout … moins fatiguant, plus classe. Le lion vit que Crow en était l'auteur et haussa les épaules en le regardant. Ouais il se serait très bien démerdé tout seul … enfin presque … un peu quand même … bon ok il se serait fait violenter, mais ça ne lui aurait pas déplu je vous jure !
Et là le blackout. Plus rien, pas un bruit, pas un sortilège.
Un AK, ça calmait tout le monde. Et là, on avait un sacré client. Un type qui balançait à sec un sort comme ça, ça indiquait qu'il y avait une pointure, et H n'en revenait pas lui même. Il avait un mentor qui savait faire ça ? Et même pas il lui avait appris ? Fils de chien !
Là de suite, le lion avait envie d'apprendre ce putain de sort de ouf, et de le balancer à tout va, juste pour voir ce que ça faisait de refroidir un type en un coup, cash comme ça. Et si l'ambiance était plombée, Crow devait jubiler intérieurement.

Enfin le feu d'artifice, le mangemort s'essaya au registre bourrin, faisant péter un peu partout histoire de foutre la merde. Et dans un rire sadique, H fit de même, à sa manière. Les sorts fusaient en ne visant rien de bien précis, juste pour les débusquer. Ainsi la toile sur un tas de paille s'envola au contact d'un sort avant de s'embraser et d'atterrir pas loin.
Puis le mentor fit un signe à son apprenti, deux mecs se barraient. Trop occupé à se barrer, l'un d'eux ne put éviter un cantanae qui le fit tomber à terre immobile. Le second lui eut moins de chance, et l'ostéoclaste qu'il reçu dut lui briser un bout de la colonne. Le clouant au sol, alors que le lion marchait vers lui … ou plutôt sur lui, lui tirant un cri de douleur qui fit sourire le lion. Ça, c'était de la technique.

Alors H se saisit d'une pierre trouvée là. Vous savez, le genre de cailloux qu'on trouve pour caler une table, ou ce genre de conneries. Le ramassant, rendant un hommage à son tout premier meurtre, le lion la laissa tomber sur le crâne de la victime.
Hochant la tête et regardant le spectacle, ou plutôt la scène, le lion haussa les épaules et ajoutait alors :

« Oups … je crois que j'ai fait tomber ça. Tant pis ... »

Alors que Crow finissait son mec à sa manière, il donna là sa vision des choses qui frôlait l'ordre.

-On bouge, ça va s'effondrer.

Remarque judicieuse.
H haussa les épaules, et regarda le type immobilisé au sol par son cantanae.

« Hey vieux, casse toi ya le feu ... »

Et de sa baguette d'ébène sortit un trait enflammé qui commença à brûler avec des flammes noires le tissu qui enveloppait la pauvre victime. Haussant les épaules, H suivit Crow avant d'ajouter pour lui même.

« Héhé ssssa prûle ! »

Se retournant pour voir le bordel tombé en miettes, le Gryffondor se dit qu'il prenait sacrément son pied avec cette connerie. Crow avait eu une super bonne idée, yavait de tel pour décompresser un bon coup que de se faire une bonne grosse tuerie bien grasse, avec du sang, des tripes, des boyaux, et des gentils poneys tout doux ?!
Bah oui, qui dit ferme dit poneys … ouais ou pas en fait.
Et dire qu'il restait trois bâtiments, ça allait être le pied cette histoire, trois fois plus de fun en perspective. Une petite prière à Hadès pour qu'il accueille les dernières victimes, ou qu'il leur sauve la vie, mais apparemment il prenait pas son pied avec ce genre de trip.
Relevant la tête, l'apprenti sentit une odeur étrange. Ça sentait la mort dans cette endroit la mort et …
Merde !
Ouais exactement, merde, qui venait de crucifier une super paire de baskets. Fais chier la ferme !

-Commençons par la grange, on aura de quoi s'amuser.

Occupé à essayer de virer cette saloperie de sa chaussure, le lion répondit d'un air blasé et faussement ironique.

«Chef oui chef ... »

Alors qu'il terminait d'ôter le crottin de sa pompe, il vit qu'on lui fait signe d'y aller, ok pas de soucis.
Entrée brusque des mages noirs qui faisaient péter les portes histoire de dire que les habitants avant de la visite.
L'élève entra dans l'entrée en parlant à voix haute :

« Coucou les moches ! Ya d'la place pour deux ? »

Et il envoya un ostéoclaste sur un mec qui bascula dans une mangeoire dans un bruit de craquement osseux. Mimant de fumer un cigare avec sa baguette, le lion haussa un sourcil, fit semblant de cracher de la fumée et d'un air d'acteur de série B, il ajouta comme une fleur d'une voix rauque exagérée :

« Maintenant ça va chier ! »

Ouais il avait toujours rêvé de faire ça. Achievment unlocked. Ça c'était fait.
Alors qu'il envoyait des sorts en veux tu en voilà, le Gryffondor, planté comme un pied de grue dans le devant de son entrée, se prit un incarcerem. Là c'était moche. Il avait encore sa baguette, mais impossible pour lui de couper les liens d'un Diffindo. Tombant sur le cogné, il se cogna la tête contre le sol. Échec, bon comment se libérer de c'te merde ? Trouver un truc qui coupe !
Tournant la tête, il chercha du regard quelque chose pour couper ça. Une bèche … nan … une pelle … pratique pour couper les têtes façon barbare mais non … la petite hachette dans ce qu'il restait de sa robe … pas de bras pour la sortir ( a fortiori pas de chocolat ) … une scie … idéal pour les roux. Une scie ! Putain con, une scie ! Alors se tortillant comme un asticot, rampant comme une larve, il se glissa discrètement jusqu'à cette dernière, juste à coté d'un gamin de ses âges qui saignait comme un porc.

Alors qu'il bougeait son boule, se dandinant pour essayer de couper ses liens, le lion adressa une remarque très utile et ultra pertinente au sac de sang.

« Putain t'as pas l'air en forme mec ... »

Se relevant alors qu'il en était libéré, le lion se dépoussiéra un peu ajoutant alors :

« C'est bon, H est de retour aux affaires. »

Et un sort l'atteignit de nouveau le projetant contre la porte d'entrée. C'était le même connard que tout à l'heure ! Lui il allait payer sec !
Furax, le lion se releva si vite que l'autre en fut déconcerter, et il fut victime d'un inferno de la part du gamin qu'il avait par deux fois agressé. S'embrasant de flammes noires, il se mit à courir un peu partout avant de passer juste à coté de H de sortir de l'endroit en courant, pensant sans doute trouver un coin d'eau.
Tentant de le suivre le lion lui hurla alors que l'autre commençait à partir déjà loin :

« Tête de b*te ! Faut que je te dise, ça s'éteint pas avec de la flotte ! »

Mais l'autre était déjà loin.
Haussant l'épaule, Mercurius se dit que ça partait d'un bon sentiment, et retourna à sa tuerie, sans voir le corps du type torche s'effondrer la bouse boueuse plus loin en continuant de se consumer.
Et comme avant, il envoya des sortilèges en pagaille, essayant de tirer sur un peu tout le monde en monde sorcier fou. C'était plaisant ce genre de petite sauterie.
Alors il imagina ce que dirait les autres élèves s'ils le voyaient ici.
Fendant l'air de sa baguette, il punit un type qui voulait se planquer d'un ostéoclaste qui le toucha au torse avant de rire. De ce rire sadique synonyme de carnage et de monstruosité, un plaisir enfantin et malsain. À la pensée des autres élèves, il regarda le plafond le regard animé d'une flamme de haine que nulles colères ne pouvaient éteindre, hurlant avec force et plaisir :

« I'll see them worship me as a God !! »
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MessageSujet: Re: Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé] Mer 22 Mai - 14:25

La grange se transformait, petit à petit, en un terrain de jeu du même gabarie que la maison précédemment détruite. Les lieux ici étaient propices au carnage, ou plutôt, rendaient l'imagination des protagonistes perturbateurs débordantes. On pouvait aussi bien enflammer, qu'exploser, que faire tomber, qu'empaler. Bref, les propositions étaient multiples, et c'était un sentiment étrange qui flottait dans les airs. Un sentiment propre à l'atmosphère qu'avaient réussi à instaurer Mercurius et son mentor. C'était un sentiment que Lincoln connaissait depuis bien longtemps, un sentiment qu'il adorait et qu'il recherchait constamment à chaque tuerie qu'il s'offrait – et elles étaient nombreuses. C'était le sentiment de mort. L'atmosphère était si lourde qu'on se croyait dotés d'un sac à dos lourd comme trois tonnes. La mort rodait, car la ferme anglaise où avait lieu le massacre était devenu son terrain de jeu à elle. Ses deux anges étaient le mangemort et son apprenti, et nul doute qu'ils parviendraient à leurs fins. Au fond, si Crow avait été un religieux, ou du moins un superstitieux soucieux des signes de la Nature, il aurait presque pu dire, à l'image de Mulciber fut un temps, que la Mort les avait bénis, et qu'elle les protégerait quoiqu'il advienne. Ainsi, pouvaient-ils mourir ? Jamais. Pas ici, pas maintenant. Ce n'était pas leur destin de mourir sur cette terre riche, ce n'était pas à eux de s'effondrer sous les coups de leurs ennemis, c'était à eux, ces fils de chien, de crever dans les plus horribles souffrances possibles et inimaginables. Ça, Lincoln y croyait, et il était aussi conviancu que c'était à lui – et non à la Mort – de mener ce combat. C'était son destin de combattre la nuisibilité de ces êtres. C'était à lui de les envoyer par delà le Styx et il était seul dans cette tâche si l'on excluait, juste un moment, Mercurius qui n'était là que parce que Crow l'avait bien voulu.

Yakovsky avait ça de n'avoir pour seul but la destruction. Lincoln trouvait cela tout aussi admirable et justifié que n'importe quelle autre justification inutile, et au fond, c'était en ce sens que le Gryffondor était plus dangereux qu'aucun autre : car peu importait en réalité ce pour quoi il se battait, il avait simplement envie de frapper. Que cela soit pour les bourbistes, les puristes, il s'en foutait royalement. Il voulait simplement s'amuser à exterminer son adversaire, en l'humiliant, ou simplement par colère, par haine. C'était en partie ce pourquoi il se trouvait aux côtés de Lincoln en ce moment. Ce dernier espérait – et était à peu près certain en fait – que son apprenti voulait écraser les faibles et affronter ceux qui lui tenaient tête. En bref, il voulait dominer par la violence. Seulement, Lincoln l'orientait, irrésistiblement, vers le purisme. Non pas pour le soumettre à Voldemort, car il était conscient qu'il n'y parviendrait pas totalement – le gamin était trop anarchiste pour ça – mais plutôt pour lui faire saisir que les cibles étaient les ennemis du purisme. Ainsi, combattrait-il peut-être les bourbistes sans s'en rendre compte, comme c'était le cas actuellement, et éviterait de s'en prendre au Ministère qui pouvait d'ores et déjà redouter un tel élément. Si Lincoln et Mercurius avaient de commun la haine et la violence, alors le directeur des Exécuteurs de Nuisibles devait s'en servir. En effet, plus H verrait en Crow un type violent et proche de ses désirs, pouvant au moins en satisfaire une partie, moins il aurait besoin de s'imposer à ce que représentait Lincoln, donc le Ministère, donc le purisme. Un raisonnement de manipulation, ni plus ni moins, car Lincoln voyait en Mercurius la plus grande menace magique possible. Non pas que ce soit explicitement H la menace, mais ce qu'il était : un être sans conviction extérieure à lui-même.

Le purisme fonctionnait aujourd'hui car les mangemorts, même en se tirant dans les pattes, tenaient la barque à flots, et maintenaient l'unité. Ainsi, les sorciers se sentaient protégés, irrémédiablement, par le purisme, bien qu'ils soient sous l'oppression, et qu'ils en étaient conscients. Lincoln était persuadé, à juste titre, que la population, quoi qu'elle puisse en dire, préférait mille fois la protection et l'Ordre, à la liberté et l'indiscipline. Au fond, la dictature du Seigneur des Ténèbres avaient été jugé comme trop sévère et oppressive, et elle l'était, mais ils s'en étaient accommodés, et il n'était pas certain qu'aujourd'hui, si on leur proposait de changer, ils le veuillent réellement. Peut-être auraient-ils chasser le Lord, c'était un fait, il n'avait de populaire que sa capacité à la cruauté, mais il était plutôt difficilement imaginable qu'ils veuillent jeter dehors les mangemorts à la tête des Départements et de l'Intendance, pour la simple et bonne raison que le pays se portait mieux aujourd'hui que lors du règne Fudge, à la fois d'un point de vue économique, mais aussi dans les rendements dans chaque département. La résistance se faisait de moins en moins présente car fidèlement chassée par le Département de la Justice Magique, les créatures étaient bien tenues par le Département de la Régulation et du Contrôle des Créatures Magiques, le Département des Mystères continuait ses recherches qui commençaient, petit à petit, à porter leurs fruits, et bien entendu, l'Ordre Nouveau amenait un nombre considérable d'amélioration à la vie quotidienne, sans parler du Parti Puriste Anglais. Mais tout ceci avait un prix, celui de la servitude, et c'était aussi pour cela que ces départements cités étaient devenus plus stricts et sévères, simplement car ils devaient être payés pour leurs efforts. Lincoln détestait la populace par le simple fait qu'elle n'avait rien à lui apporter, mais il travaillait pour elle, pour sa sécurité, et il était, à son sens, logique, qu'il soit récompensé pour cela, notamment par son emprise sur elle. Emprise caractérisée par la peur qu'il inspirait.

L'entrée en matière des deux protagonistes fut tout aussi imprudente et directe que la précédente. Ainsi, les sortilèges fusèrent immédiatement de la part des ennemis, mais aussi de la part de Mercurius qui s'empressa de répliquer à vitesse grand V. Lincoln se faufila entre les bottes de foin et envoya valser deux types qui avaient cru, vainement, pouvoir contourner eux aussi. Ils n'avaient pas vu le directeur des Exécuteurs, et ce fut fatal. Il fit voler une fourche qui se planta dans le premier avant qu'une scie circulaire ne vienne couper littéralement la tête de son copain. La scène était affreusement sanglante, mais Crow n'y prenait même pas part tant et si bien qu'il était déjà en train d'avancer. Le mangemort était à un tel niveau de magie désormais qu'il pouvait faire léviter des objets et les commander sans réellement regarder sa cible. Il était également capable de contrôler un être par Impero de manière totalement détaché, sans même pointer sa baguette sur lui. Sa simple force mentale prenait littéralement le pas sur sa nouvelle marionnette et il en devenait le maître absolu. D'ailleurs, c'était sa stratégie. Il grimpa à une échelle et apparu sur la mezzanine. Il lança un Imperium qui frappa un type relativement frêle qui se retourna instantanément et poussa un de ses compères dans le vide. La chute fut courte, mais atterrissage rude puisqu'il s'éclata la boîte crânienne sur une rambarde en bois. Lincoln pointa alors sa baguette sur un autre type présent sur la mezzanine d'en face, mais n'eut pas le temps de voir arriver un expulso qui le propulsa contre le toit. Il tomba à terre, légèrement déboussolé, avant de se relever, laissant craquer sa nuque. Il répliqua par un nouveau sortilège de la mort sur son ancienne marionnette, et informula un Amet à son tour sur la cible visée avant de se faire envoyer valser. Tandis qu'il faisait presque un face à face avec son détracteur, Lincoln eut un sourire discret. L'autre l'avait touché, il méritait des félicitations, mais il récolterait une mort lente et douloureuse.

Un bombarda fusa sur Lincoln qui le dévia d'un coup de baguette agile. Le toit explosa, laissant quelques débris tomber ici et là. Le feu s'embrassa au niveau du foin juste en dessous. Il ne restait plus beaucoup de temps avant que tout ceci ne parte en cacahuète en mode sévère. Lincoln envoya un ostéoclaste dans la jambe droite de son adversaire qui s'étala à terre. Mercurius adorait ce sort, Crow l'avait remarqué, mais lorsque c'était le mangemort qui le lançait, ça n'avait proprement rien à voir. Le directeur des Exécuteurs était de toute façon certain que si Mercurius vivait assez longtemps, il dépasserait de loin le niveau de Lincoln. Il serait un grand sorcier, un mage noir puissant, et c'était en partie ce pourquoi il fallait l'orienter contre le bourbisme et non contre le purisme. Le jambe du type était affreuse. L'os ressortait carrément, le sang coulait abondamment, imbibant les planches de bois du parquet. Lincoln réitéra sa méthode sur l'autre jambe, histoire qu'il ne puisse littéralement plus bouger. Il claqua des doigts, et deux elfes apparurent. Ces elfes de maison personnels, parmi tant d'autres. Il leur fit signe de capturer le hors-la-loi. Le type avait été courageux, mais Crow voulait savoir si il l'était vraiment, et ceci se vérifiait dans les geôles de Castle Bay. Paix à son âme.

Les deux elfes disparurent avec le corps, et Crow sauta de la messanine pour rejoindre le rez-de-chaussée où c'était le beau bordel aussi. Mercurius se détachait de ses liens. Il envoya un inferno à un gamin qui prit peur et parti en courant, brûlant. H le suivit un instant, lui gueulant qu'il était d'ores et déjà mort, puis revint pour finir son travail avant de s'extasier dans un cri significatif et représentatif de son état d'esprit. Lincoln condamna l'entrée par laquelle était entré le gryffondor, puis lança deux sortilège d'incendio sur chaque côté histoire que le tout brûle avec beauté et classe. Il fit signe à son apprenti de sortir, et lorsque les deux furent au milieu de la cour, ils purent admirer leur art, leur œuvre. La maison s'était écroulée sur elle-même, quelques flammes persistaient, et derrière eux c'était la grange qui s'en allait dans les flammes.

-J'ai vu deux types s'enfuir par là-bas tout à l'heure, ils sont pas loin, trouve les, et reviens ici.

Pas besoin de plus de détails, ils devaient mourir, et H s'en accommoderait très bien. Pendant ce temps, Lincoln s'avança vers la dernière partie de la ferme. Restaient encore un poulailler, un garage, et une étable où les animaux s'agitaient déjà à cause du bruit causé par les échanges de sorts. Il n'avait pas le temps. Bientôt il allait devoir rentrer au Ministère étant donné que des affaires urgentes allaient être résolues, et il devait faire en sorte que tout ici soit définitivement détruit et qu'un cadavre ne puisse se relever. Non, Crow n'était pas partisan de la nécromancie. C'était de la Magie Noire comme une autre, au fond, mais il la trouvait trop prévisible et difficile à manier. Vrai qu'on était rarement sûr du résultat et des effets que l'on pouvait en tirer. Exceptés Voldemort et Brom, peu de mages noirs excellaient dans ce domaine sans jamais faire d'erreur. Et Crow était à peu près sûr d'en faire tout le temps. Alors il se concentrait sur tout autre chose, la peur.

Il leva sa baguette et sa main gauche et ferma les yeux, se concentrant tout en récitant quelques formulations dont le sens ne pouvait être compris que de lui-même temps il était concentré dans sa tâche. Ses yeux s'ouvrirent alors, et ils étaient noirs, trop noirs, anormalement noirs. Sa voix était devenue rauque à souhait et elle raisonna légèrement dans la cour :

-Sceleratus Aestus!

Une énorme flamme jaillit de sa baguette. Sa main gauche se mit à tourner vers la droite, tandis que sa baguette faisait de même. Le mouvement était lent et peu à peu le feu qu'il maintenait dans un volume d'air par magie, prenait forme. Une bête féroce pour être plus précis se dessinait petit à petit. Alors, sa main gauche se ferma sur elle-même et les flammes s’échappèrent, laissant penser à une bête traquant avec agressivité et talent sa proie. Le feudeymon était un sortilège puissance et horriblement difficile à gérer. Crow préférait ne pas l'utiliser tant il n'était pas toujours sûr du résultat. Ici, seulement, ça s'imposait. La baguette guida le feu. Crow la pointa vers le poulailler et la bête se dirigea avec une vitesse folle dessus. Lors que les flammes s'abattirent dessus, on n'entendit plus les cris des poules et du coq, mais simplement l'intensité des flammes rageantes. La baguette se déplaça alors en direction du garage qui flamba de plus belle de part la matière que le feu avait à consumer, mais aussi par les combustibles présents à l'intérieur. La ferme étant une ancienne habitation moldue, il y avait quelques bidons d'essence précieusement gardés. Une explosion retenti et fit sauter le plafond et quelques murs, tandis que les flammes magiques se dirigeaient vers la dernière cible : l'étable. La bête s'infiltra par le couloir principal et fit tout brûler de l'intérieur avant de ressortir et de se dresser dans le ciel tel un Dieu. La scène était belle à en mourir, mais Lincoln, lui, ne l'admirait pas. D'une part car il suait à force de contrôler la bête, et puis car sa concentration l'empêchait catégoriquement de prendre part au spectacle. Il était le marionnettiste, pas le spectateur. La bête se reforma complètement dans le ciel. Le sortilège était instable, trop instable, Crow venait de le contrôler pendant un bon moment – même si il aurait paru court à quiconque n'y connaissait rien. Alors, l'espace d'un simple instant, d'une seconde, il fut contraint de lâcher la pression, et les flammes en profitèrent pour fondre sur lui. Il eut juste le temps de formuler des incantations et lorsque les flammes arrivèrent à quelques mètres de lui, il fit exploser la forme. Feu d'artifice morbide, des boules de flammes tombèrent sur le sol laissant penser à un champ de bataille après l'affrontement. Lincoln rangea sa baguette et s'en alla d'un pas tranquille : le massacre était terminé.

Lorsqu'il retrouva Mercurius, il lui montra son bras que l'autre empoigna. Ils revinrent face à Poudlard, devant le portail, et le thème d'ambiance était tout autre.

-Tu t'es bien défendu. Nous recommencerons ça, c'est un bon exercice.

Il fixa un temps Poudlard, avant de se concentrer sur son apprenti.

-J'espère que tu as réussi à t'imposer dans le château comme nul autre ? J'ai besoin de toi ici pour destituer LeeRoy de son poste. Cette garce a voulu jouer avec moi, et je compte bien la réduire à néant. J'ai eu vent d'un groupe de l'école auquel tu appartiens. Peut-être même le diriges-tu maintenant ? Quoiqu'il en soit, monte tes troupes contre elle, je ne te couvrirai que toi en cas de problème, mais j'ai besoin d'un scandale au cœur même de l'école.

Oui, Mercurius venait de gagner une part de la confiance de Crow. Il venait de gagner le droit d'être inclus dans ses magouilles et ses plans. LeeRoy avait osé défier Lincoln et avait voulu, vainement, l'humilier en reprenant une de ses affaires. Il n'y avait rien de pire, selon Crow, que les gens incapables de rester à leur place. Alors il allait la détruire littéralement, et ça passait par ce qu'elle aimait le plus : Poudlard. Ensuite il détruirait son image de mangemort, et il la rendrait nuisible aux yeux de tous. On ne provoquait pas Lincoln sans en payer le prix.

-De mon côté, je vais m'assurer qu'elle ne trouve plus place dans notre société.

Pour le moment, Mercurius revenait à Poudlard et agissait pour satisfaire à la fois ses désirs et ceux de son maître, tandis que ce dernier allait trouver le moyen d'assouvir sa domination sur un domaine qu'on avait tenté de lui prendre.
Le duo composé du maître et de l'apprenti prenait petit à petit de l'importance et bientôt il serait catégoriquement impossible à arrêter, c'était évident.

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MessageSujet: Re: Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé] Jeu 23 Mai - 20:00

Ce cri avait été comme le symbole de la plus grande des actions. C'était l'accomplissement de toute sa vie, si maigre soit elle après dix huit années. La puissance et la jouissance étaient là, réunies en ce lieu. Lieu de créativité, signe de destruction avec les deux mages noirs, et il aurait fallu immortaliser la scène tant elle était épique.
Si une chanson moldue réclamait du rhum, des femmes et de la bière, ici ça ressemblait plutôt à des tripes, du sang et du bordel, mais ça s'en rapprochait … en plus sanglant. Le rhum, les femmes et les bières, c'était pour l'après.
La maigre conscience de H lui disait d'en profiter, de se faire plaisir, et bien qu'il ne fatiguait que peu, il fallait avouer que de se dépenser comme ça, ça faisait encore plus de bien qu'un énorme match de Quidditch.
Qu'on se le dise, Crow avait eu une super idée. Si ce n'est la meilleure qu'il eut pu proposer à H après l'apprentissage du doloris. C'était parfait comme petite sortie, parfaitement parfait.
Bien sûr, le lion n'en parlerait pas, cela devait rester secret, mais avec ce genre de petits trucs, il se hisserait au top niveau avant d'entrer dans le monde des adultes. Un jour il serait exécuteur de nuisibles, ou raffleur, et il se ferait plaiz' comme ça aussi souvent qu'il le voudrait.
La magie était puissance, la puissance était plaisir.

Alors quand le mangemort condamna l'entrée avant de faire flamber quelques endroits que se fussent, le lion se dit qu'on allait en finir rapidement. Vrai que ça perdait son charme une fois qu'il y avait moins de vivants à torturer.
Puis vint le signe de sortir, et quand le maître et l'apprenti observèrent le brasier avec délectation, on eut pu se souvenir que détruire, c'était aussi créer.
Dans leurs yeux, brillait cette même envie de tout voir partir en fumée, par plaisir, et de profiter de ce spectacle grandiose en se disant que ce chef d'oeuvre était notre fait.

Ce n'était pas la tristesse qui motivait H. Ce n'était pas la vengeance, pas l'amour, pas la soif de pouvoir. Rien ne le poussait à faire ce qu'il faisait.
C'était un choix, c'était son choix.
Pas de famille, pas d'attache, il n'aimait rien, et rien ne l'aimait. Qu'il n'existe ou qu'il n'existe pas, personne ne le pleurerait, personne n'applaudirait, parce qu'au fond il n'était rien dans ce rouage. L'importance qu'il avait était négligeable, on applaudirait pas car quelqu'un d'autre prendrait sa place. Ce qui faisait qu'on le connaissait, c'était que personne ne l'attendait et qu'il n'attendait personne, semant ci et là le chaos, car c'était ce qu'il était. Un sorte de porteur de chaos et de désordre dans lequel il se complaisait. Destruction, mort, bordel, qu'importe, il établissait ces faits d'entrée de jeu. On le prenait pour ce qu'il était, ou il vous foutait sur la gueule. Grosso modo son contrat social ressemblait à ça.
Et ici il était en mode je te fous sur la gueule.

Une fois que le spectacle eut bien pris, Crow s'adressa à son subordonné du soir.

-J'ai vu deux types s'enfuir par là-bas tout à l'heure, ils sont pas loin, trouve les, et reviens ici.

Haussant les épaules, l'autre lui désigna la direction et H répondit normalement.

« Pas de soucis. »

Ainsi il partit en marchant dans la direction toute destinée.
S'enfonçant dans les méandres de la ferme, le lion découvrit l'ambiance à la fois glauque et agraire. Les bruits de la nuit ne faisant qu'accentuer cette montée en pression à laquelle il était foutrement insensible. Pour lui, seul l'instant comptait.
Passant à coté d'un benne, il regarda du bord ce qu'il y avait dedans. Sorte de grosse pale étrange qui était pour l'instant à l'arrêt. Étrange comme truc. Les moldus fermiers avaient des façons bien à eux de s'occuper des taches de la campagne et …
Il fut bousculé violemment, l'empêchant de terminer sa pensée du moment.
Un des fumiers l'avait pris par derrière. Ça allait chier sévère.
Dans sa chute, il s'était rattrapé sur le bord. Une espèce de marche entre les deux lui avait permis d'établir une prise au lieu de chuter dans le truc. Merci le Quidditch, il avait eu le réflexe de se rattraper à ça, et il pouvait tenir. Puis il y eut un grand bruit. Jetant un coup d'oeil en bas, il vit la gigantesque pale se mettre à tourner et à aspirer tout ce qui était à son contact.
Là ça craignait grave.
Son regard se reporta vers le haut alors qu'il entendait les pas de l'autre qui fuyait plus loin. Rangeant sa baguette, il ramena son autre main vers le sommet et se tira en dehors à la force des bras. Putain c'était vraiment du sport cette petite sortie. Voyant l'autre qui courrait plus loin, il tira sa baguette avant de formuler un ostéoclaste.
Le sort toucha le type à la hanche alors que sa jambe droite pliait sévèrement le faisant tomber … sur la droite. H regarda la scène qui se déroula rapidement. Le type s'écroula, perdant l'équilibre il tomba sur le coté, avant ne pas pouvoir se retenir à la marche et de s'écraser dans le broyeur. En un instant la couleur rouge vive apparut à la lueur de la lune. La pale venait de découper et déchiqueter ce qui restait du fuyard sous le regard de H qui haussa un sourcil.
Ouais, même pour lui, ça c'était dégueux. Drôle mais dégueux.

N'en restait donc plus qu'un. Slalomant entre les différents tas et objets présents, tel un prédateur à l’affût de sa proie, le Gryffondor entamait gentiment en fredonnant une petite comptine pour sorcier.
Avant d'entamer le refrain, il appela calmement non sans une immonde pointe de sadisme.

« Petit petit petit ... »

Et il reprenait encore. Il avait toute la nuit pour le traquer le bestiaux, ce n'était pas un soucis.
S'approchant d'un autre tas, tendant l'oreille, il fredonna alors que son regard vacillait sur le coté :

« Je te tiens pauv' trou du cul ! »

Se tournant d'un geste vif, le petrificus totalus sortit tout seul pour enchaîner le dernier fuyard et le faire tomber au sol derrière un tas de fumier. Très charmant cadre olfactif.
Contournant tout ça, le lion arriva devant le truc saucissonné par des liens invisibles. Lui arrachant sa baguette pour la jeter plus loin, il se dit qu'il ne pouvait pas le ramener, et que ce n'était pas son job.
Examinant autour de lui, il trouva un système de poulie comme pour monter la paille, ça lui donnait une idée.
Formulant un cantanae, il passa manuellement la chaîne cloutée et parsemée de morceaux de métal acérés autour du cou de la victime immobilisée mais consciente. Tournant la manivelle, il fit descendre le dispositif et accrocha l'autre extrémité de la chaîne tout en continuant de fredonner cet air enfantin. Retournant à la manivelle, il hissa le corps qui ne pouvait se débattre alors que la pendaison était en cours et que la chaîne se resserrait vraiment.
Se reculant un peu pour admirer la pendaison champêtre, il se dit que c'était vraiment du bon boulot.
Mais ça, c'était avant que la tête ne se détache du corps à cause d'un morceau de métal trop coupant dans les chaînes du sort.
Soufflant, râlant presque, il se dit que c'était peut être pas tant son soir que ça.
Il tourna quelques instants avant de retrouver Crow qui lui proposait son bras.

Visiblement c'était fini. Bon tant pis, c'était quand même amusant. Et ils revinrent devant cet horrible château que le lion détestait plus que tout ici.

-Tu t'es bien défendu. Nous recommencerons ça, c'est un bon exercice.

Et bah ça c'était cool. Le Gryffondor eut un large sourire amusé, vraiment, ça lui faisait plaisir de s'imaginer à nouveau en mission comme ça, c'était vraiment plaisant pour lui, à tout les niveaux.
Manquaient deux ou trois nanas à poil, après c'était son avis personnel et en rien constructif de toute évidence.

-J'espère que tu as réussi à t'imposer dans le château comme nul autre ? J'ai besoin de toi ici pour destituer LeeRoy de son poste. Cette garce a voulu jouer avec moi, et je compte bien la réduire à néant. J'ai eu vent d'un groupe de l'école auquel tu appartiens. Peut-être même le diriges-tu maintenant ? Quoiqu'il en soit, monte tes troupes contre elle, je ne te couvrirai que toi en cas de problème, mais j'ai besoin d'un scandale au cœur même de l'école.
De mon côté, je vais m'assurer qu'elle ne trouve plus place dans notre société.


C'était le feu vert. Maintenant qu'il avait la certitude de ne pas avoir d'emmerdes, H avait enfin la possibilité de monter un des plus gros coups que Poudlard n'ait jamais connu. Les élèves vaincraient une Inquisitrice.
Les deux allaient briser une mangemorte comme une brindille. À deux c'était bien plus facile, surtout au regard de leurs importances dans leur milieu. Maintenant que la machine était en marche, qui pourrait vraiment l'arrêter.

« Et ben on se reverra à la prochaine petite sauterie à Poudlard … t'fais pas de soucis de pour LeeRoy, bientôt ça sera qu'un trophée de plus dans ta collection. »

Remontant à Poudlard, il ajouta tout haut :

« A la prochaine ... »

Le chemin jusqu'au sommet était long. Le grimper à deux ne le rendait pas plus court, il était juste moins difficile.
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Once again I collapse [ pv'Crow ][terminé]

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