POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

L'art de la guerre ( Mj )[terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2, 3 ... 10, 11, 12  Suivant
AuteurMessage



avatar
Date de naissance du joueur : 26/02/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 17/09/2011
Parchemins postés : 6967



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA5 - Sorcier Dangereux
Ma résistance magique est de: 14PV
Tryan De SaintClair


MessageSujet: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Ven 5 Avr - 14:59

Quelque part dans le Sud de l'Irlande …



« Qu'est ce que vous dites ?! Ils ont Mulciber ? Très bien … oui je vois … si ça émane de l'Intendance. En effet. Je vais voir ce que je peux faire. »

Raccrochant cet appareil moldu qui permettait de communiquer, le français sortit du bâtiment de la ville qu'il venait de prendre. Les corps bourbistes encore présents dans ce bourbier, la boue entachant les beaux uniformes des présents. Une fine pluie tombant sur l'endroit augmentait l'odeur déjà bien présente des cadavres, répandant l'infect senteur de sang séché et de chien mouillé.
Ainsi le Nord était tombé, et les informations quant au plans irlandais viendraient. Seul ombre au tableau, la capture de Mulciber durant l'opération.

Les directives venaient de l'Intendance, il fallait à tout prix étouffer l'affaire, et empêcher la capture de trop se prolonger. Brom souhaitait qu'une opération pour le délivrer soit monter le plus vite possible, et De SaintClair avait été chargé de démêler ce bordel.
Semblait il qu'en ce moment il avait pour habitude de recoller les pots cassés de ce ministre en carton.

Avançant dans la ruelle, une moitié d'irlandais essayait de se trainer à la force des bras hors du bourbier, le français tira la baguette de Tyler de son fourreau et enflamma le corps de se dernier avant de faire un grand signe de bras aux hommes en présence.

« Allez nettoyez moi tout ça, on campe ici cette nuit ! »

Les hommes soupirèrent, la guerre durait depuis un moment, et ils en avaient marre, c'était compréhensible. Maintenant, le stratège de l'état-major avait carte blanche pour cette opération qui s'annonçait dors et déjà délicate.
Regardant les hommes s'atteler à effectuer un monticule de cadavres rouquins, le français alla trouver le capitaine français Montgommery et lui posa une main sur l'épaule.

« Trouve moi une baraque pas trop moche où dormir, ainsi que pour nos hommes … demain, on fera venir le gros des troupes ici, on a une grosse opération à monter. »

L'autre acquiesça et partit avec deux de ses hommes pour fouiller la ville déserte ou presque.
Le jeune homme lui fixa le ciel et l'horizon. C'était lui qui avait hérité de cette corvée … il allait falloir jouer serrer. Un peu trop à son goût.



-----------------------------------------------------------



Un ondée transperça le ciel nuageux irlandais. Inondant de lumière une partie de la ville qui s'éveillait.
Les ruines ne fumaient plus, le tas de cendres, témoin de la calcination des cadavres d'une autre bataille commençait à s'envoler au gré du vent.
Un bruit de transplanage retentit, et au milieu de la ville déserte, un jeune soldat puriste avec une sacoche apparut, saluant les présents il s'exprima clairement.

« Un missive urgente pour monsieur De SaintClair ! »

On lui désigna le grand bâtiment qui devait être l'hôtel de ville, lieu de résidence de celui qui commandait les lieux, prit pour squat par les puristes en présence.
Le jeune sorcier se hâta, et au pas de course rejoignit celui ci. Pénétrant dans l'endroit, il ignora le triste spectacle des décors théâtraux de carnage de mobilier pour qu'on lui indique l'étage. D'un pas vif, il franchit les escaliers, toqua à la porte de laquelle émana une voix adulte.
Entrant dans l'endroit, il salua l'ancien directeur du Rccm afféré sur une carte avec deux de ses lieutenants.
S'approchant des dirigeants il prononça solennellement :

« Un message pour Monsieur De SaintClair ! »

Le français hocha la tête avant que l'autre ne sorte une grosse enveloppe marron de sa sacoche.
Puis on lui fit signe de sortir, il avait fait son boulot.
Découvrant le contenu de cette dernière, Tryan De SaintClair parcourut du regard la lettre explicative, puis il sortit les autres documents, avant de les examiner, et de les faire circuler.
Il y avait la position de toutes les troupes irlandaises, ainsi que leur nombre. Voilà de quoi inverser la tendance rapidement.
L'arrivée des troupes était prévue pour dans quelques heures, et mieux valait que tout soit réglé d'ici là, la mission ne devait pas traîner.

S'asseyant à la table, le jeune dirigeant de la faction Sud attrapa du papier à lettre, trempa une plume dans l'encre et entama la rédaction d'un courrier.

Moins d'une vingtaine de minutes après, des messagers partirent en transplanant de la ville nouvellement conquise. L'opération se montait …



-----------------------------------------------------------



Monter une stratégie n'était pas de la première facilité. Il fallait choisir ses éléments, contrôler chaque paramètres. Et s'assurer de toutes les possibilités imaginables. Il fallait plus d'un jour pour que les missives n'arrivent et repartent. L'emprise puriste se développait lentement dans le Sud, pour la simple et bonne raison que l'armée était moins fournie qu'au Nord.
On racontait que déjà, cette section faisait route vers Dublin.
Les irlandais le pensaient en toute logique, le flan Sud paraissait faible pour les puristes. En réalité, cette progression plus lente était là pour brouiller les cartes, la majeure partie de l'armée Sud était restée à Sligo, ou se repartissait dans les villes nouvellement conquise.

Mais pour la nouvelle opération, Tryan avait prévu d'abattre toutes les cartes en sa possession, ou presque.
Ainsi on voyait l'arrivage de nouvelles troupes. Des caisses en provenance de Sligo, mais qui ne contenaient pas que des vivres …
Dans la salle de l'hôtel, il déroula devant lui la carte de l'endroit. Il exposa alors sa stratégie aux différents chargés de section :

« La configuration du terrain va nous permettre de créer la surprise. Les troupes en présence attaqueront par le Sud, en contournant la veille les différents villages, de façon à être quand même visible mais pas trop. Il faudra laisser des traces. Donnez l'impression d'être discrets sans l'être. Pas de massacres, pas de combats, on évite de se faire repérer, un maximum. C'est l'impression que vous devez donner. Je vous accompagnerais jusqu'à ce point ci. Après une journée de stationnement, l'opération débutera. L'assaut se fera sans moi … vous attaquerez avec toutes les troupes présentent. Formez un bloc massif. N'attaquez pas pour détruire, mais appliquez une stratégie d'économie de troupes, comme si nous n'avions que ce nombre là de soldats.

Vous devriez tenir suffisamment longtemps pour voir le couché du soleil. Lorsque l'attaque aura commencée, les irlandais ne surveilleront plus les mouvements extérieurs et lointain, à ce moment là, le reste de l'armée bougera. Vous vous placerez au Nord, comme ceci. Formez trois groupes, une attaque plus solide par le Nord, deux groupes plus faibles qui devront rabattre les troupes qu''ils rencontreront vers le centre. Le couché du soleil les aveuglera et ils ne pourront quantifier le nombre de troupes que nous aurons à cet instant. Voyant un arrivage de troupe, ils enverront forcément des troupes défendre ce coté là, mais cela laissera un moment de panique que vous devrez utiliser pour progresser le plus vite possible. »


Il fit une pause pour laisser les autres comprendre son plan.

« Si la bataille vient à durer jusqu'à la nuit maintenez la position pendant une trentaine de minutes. On laissera ainsi le temps à nos jokers de s'établir.
Laissez leur deux heures de repos. Et on passera à l'attaque vicieuse. »


Relevant la tête, il fixa un instant le capitaine Montgommery.

« Il y a des caisses que j'ai fait venir de Sligo. Un cinquantaine de mémoire. Après ces deux heures, ouvrez les … puis reculez vous un maximum.
Au Nord, une troupe de vampires devrait se joindre à vous. Laissez les faire. Ils pénétreront le camp et feront une sape dans l'ombre. »


Tout cela semblait étonnamment bien ficelé, et c'était précisément le travail d'un homme durant les quelques jours qui avait précédé cette réunion, le court laps de temps entre la prise d'informations et la décision avait suffi à témoigner du génie de cette affaire.
Seulement, un point encore restait à éclaircir, et probablement le plus complexe.



-----------------------------------------------------------



Le jeune homme avait gratté du papier durant ces derniers jours, à tel point qu'il en soit réduit à écrire comme une routine. S'il détestait ce genre de formalités, il y était pourtant obligé. À moins d'une journée de l'opération, il attendait encore les confirmations qui ne venaient pas.
Dans sa vaine quête d'une équipe à même d'accomplir le sale boulot, il avait trouvé bien peu de personnes pour participer à ça.
Contraint à écrire à des personnes qu'il ne connaissait même pas pour mendier des informations, enfin … pour avoir de quoi satisfaire sa curiosité et en plus trouver des personnes digne de ce nom d'entrer dans une équipe qu'il formerait.
Dire qu'il avait presque hésité à recontacter Emily, son ancienne employée, pour ce genre de boulot … reformer l'équipe De SaintClair pouvait être profitable pour ce genre de missions, mais il n'avait pas eu le cœur de le faire.
Alors les choses avaient été différentes.

Il avait écrit à Eris, personnellement, lui expliquant la situation, une ville bientôt assiégée, une mission spéciale à l'intérieur de celle ci. Le vieil homme, de par sa polyvalence, excellait dans ce genre de mission, ce n'était pas pour rien que Voldemort lui en avait autrefois confié, à ce qu'on disait. Là, encore une fois, il allait devoir remettre le couvert.
Puis avait suivi une lettre pour les divers camps du Nord, qui avait sans doute circulé pendant un temps avant de revenir ici, la promesse de personnel rendue presque vierge.
Il avait fallu attendre, jusqu'à ce qu'on confirme qu'on enverrait deux sorciers 'qualifiés' pour cette mission. Qualifiés qu'ils disaient.
La simple mention de ce terme suffisait à indiquer presque l'inverse, enfin, c'était des baguettes, et s'il fallait y aller à deux, ils iraient.
Selon le messager, il s'agissait d'un dénommé Witcher et d'une exécutrice de nuisible, mais le nom mentionné ne disait rien à Tryan, alors qu'il semblait inspiré quelque chose aux autres, qu'importe.

Alors le jour était venu … oui, lentement il était venu.
Les troupes avaient circulé comme prévu, et puis la suite était à définir.



-----------------------------------------------------------



Dehors on s'activait. Le camp installé dans la forêt, se faisait à la fois discret mais suffisamment pour être invisible. Les irlandais les avaient clairement vu, et les sorciers se préparaient à la bataille imminente. Dans moins de deux heures, la guerre s'abattrait sur eux, laissant pour certains une odeur de mort, pour d'autre un parfum de gloire.

Tryan était dans sa tente, vêtu de son uniforme noir aux insignes de capitaine de l'armée française, brodées d'or sur son torse. Les autres signes présents représentaient sa famille, les armoiries des De SaintClairs y étaient clairement visibles, de même que les emblèmes de la baronnie Rosslyn ainsi que ceux du comte de Caithness, titre qu'arborait l'héritier légitime du clan SaintClair. Et le fourreau gardait fièrement une baguette, l'autre étant cachée sous sa cape inerte derrière lui, attendant de fendre l'air pour faire tomber les irlandais de ce Sud qu'il conquérait par la force.
Il repassa une fois le plan dans sa tête, puis deux, et trois, jusqu'à ce qu'il se mette à faire les cents pas en attendant les membres de son escouade chargée de la libération du ministre.
Après quoi, il décida de se poser sur un fauteuil, attendant avec impatience les heureux suicidaires.

À la fin d'une attente qui lui parut interminable, on franchit alors la porte de sa tente, c'était Eris qui se trouvait là, premier arrivé, comme souvent.
Se levant, il salua son mentor avant de s'adresser à lui de manière solennelle, presque grave.

« Bonjour Eris, merci d'être là ... »

Le numéro trois du régime risquait plus que sa vie à chaque mission, et il était si précieux que les puristes ne pouvaient se permettre de le perdre. Mais homme de conviction, il ne lâchait pas la bataille des idées, même si elle devait passer par le fil de la baguette, un homme polyvalent et ô combien indispensable au purisme.
Lui désignant la carte, le français se retourna alors, on venait à nouveau de pénétrer dans sa tente, cette fois, il s'agissait d'un homme plutôt jeune, sans doute Witcher l'inconnu au bataillon, et une jeune femme blonde qui avait un brin de ressemblance avec Mulciber, elle devait être l'exécutrice qu'on avait envoyé pour la mission. Tryan espérait que Crow choisisse avec discernement ses troupes, il n'en doutait pas pour avoir servi à coté de ce militaire bourru, mais les temps étaient difficiles, on avait besoin de bras pour porter des baguettes puristes.

Les saluant le jeune homme désigna alors la carte aux autres arrivés, il les laissa prendre connaissance de cette dernière avant de se placer en face. Bien qu'elle était à l'envers, il pouvait parfaitement disposer de cette dernière qu'il avait naturellement en tête.

« Tout le monde est là semble t'il … parfait. Vous savez tous pourquoi nous sommes ici. Cette mission est délicate, c'est pourquoi, en temps que dirigeant de l'état-major puriste, et responsable de cette mission, je vous demanderais une totale obéissance à mes ordres. »

Il fixait d'avantage les deux qu'il ne connaissait pas, il savait qu'Eris avait confiance en lui, et c'était réciproque, la piqûre de rappel était là pour ceux qui n'avaient jamais travaillé à ses cotés.

« Si je vous ordonne de vous replier, vous vous repliez, si je vous ordonne de maintenir la position vous la maintenez. Si un de mes ordres vous paraît absurde, ou étrange, ne le discutez pas et obéissez, et tout se passera comme prévu. Est ce clair ? »

On voyait là la rigueur d'un jeune parmi les vieux, il avait la nécessité de s'affirmer, de prouver son autorité par un discours militaire de rigueur et qu'il devait réciter à la perfection vu le nombre de fois qu'il avait du le servir à plus vieux que lui.

« Avant de passer aux détails de la mission, un seul ordre primera sur tous … protéger Eris … nous avons assez d'un ministre capturé, on ne peut pas se permettre de le perdre. Aussi, s'il faut sacrifier nos vies pour qu'Eris survive, nous le ferons, il est notre meilleur atout dans cet mission et pas que. »

Il avait jeté un regard habituellement froid à son mentor, l'ordre devait aller contre la volonté du mangemort, mais il n'y pouvait rien. La décision de Tryan était irrévocable et il ne semblait aucunement faire de sentimentalisme, c'était là de la clairvoyance, et une preuve de maturité que d'attacher de l'importance à ce qui était plus utile que le commun des présents.

« Ceci étant dit, je vous expose sommairement la mission. Les troupes en présences attaqueront par le Sud, de front, de manière à tenir le maximum de temps possible. Elles seront menées par le capitaine Montgommery, qui est occupé avec ses hommes. Lorsque la bataille sera lancée et occupera les esprits, nous nous introduirons dans le camp de manière aussi furtive que possible.

Nous devrons rejoindre le bâtiment entouré, ici. C'est là que doit probablement être retenu Mulciber. Comme vous vous en doutez, ce n'est pas sûr, aussi il y a deux autres bâtiments probables, que j'ai entouré en pointillé.
Notre avancée pourra être ralentie si nous croisons des opposants. Nous ne devons pas perdre de temps en duels inutiles, aussi on ne devra que les neutraliser et les désarmer si le temps nous le permet.

Il n'est pas improbable que des têtes du régimes soient occupées à interroger Mulciber, aussi vous avez des profils dans les classeurs à coté de vous.

La pièce maîtresse du camp irlandais, Curtis O'Connel.
Il était à Sligo, c'est le directeur des mystères irlandais et un sorcier aguerri. Probablement le plus redoutable à l'intérieur du camp. On ne pourra pas le capturer, donc le tuer sera nécessaire, il ne nous apprendra rien, à éliminer.
Tom Daniels, c'est un auror qui a du métier. C'est un bon duelliste, mais inexpérimenté, à capturer si possible.
Gary Coldman, auror également, il est responsable de la capture de Mulciber. C'est probablement celui qui en sait le moins, à éliminer.
Et enfin le dernier dirigeant que l'on a identifié, Edward Mustang, ancien auror, membre de l'Ordre du Phénix, et un proche de Weasley. De toute évidence, il sera sur le terrain en temps que stratège, on ne devrait donc pas le croiser, mais c'est le stratège de la place, l'éliminer est aussi utile que le capturer. »


Laissant les sorciers consulter les fiches plus en détail, il poursuivit.

« Il n'est pas improbable que l'on ait besoin de mes talents de stratège pour gérer les troupes puristes durant l'assaut, aussi il me faut savoir si l'un d'entre vous maîtrise le patronus messager. Dans le cadre d'une communication rapide entre Montgommery et moi, il faudra un intermédiaire pour transmettre mes ordres. »

Il leur laissa le temps de répondre. C'était quelque chose de très délicat à demander. En effet, si on pouvait penser qu'il s'agissait avant tout d'un moyen de garder ses talents de duelliste pour le combat, il y avait une autre dimension à prendre en compte. En effet, Tryan n'avait jamais réellement excellé dans la maîtrise du patronus, bien au contraire. Il n'avait réussi à le maîtriser qu'après sa scolarité, et ne pouvait pas créer de patronus messager. D'ailleurs, il avait abandonné l'idée de réussir, ce sortilège n'était pas fait pour lui, et plus source de problèmes que d'autres choses. Il n'en avait pas honte, juste qu'il l'assumait à sa manière. Et de toute manière, il y avait d'autres moyens pour repousser les détraqueurs.

Une fois la réponse obtenue, il conclut son discours.

« Ceci étant dit, je vous retrouve ici, prêts à partir dans une heure. »

L'opération se profilait, et la bataille approchait. L'air commençait à respirer l'odeur de la bataille future, on le sentait.
Jetant un coup d'oeil à la carte, le français se dit qu'il jouait gros sur cette mission. Mais il ne pouvait pas échouer, sa stratégie était parfaite … parfaitement parfaite.


Dernière édition par Tryan De SaintClair le Lun 19 Aoû - 16:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 17/11/2012
Parchemins postés : 1364



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Sam 6 Avr - 16:12

On n'allait pas à la guerre pour plaisanter. On y allait, on prenait les risques, on les assumait, parce qu'on les connaissait. La capture ? La mort ? Et alors ? Oui, c'était possible, envisageable, mais et alors ? On n'allait pas à la guerre si on voulait être sur d'en revenir vivant. Protéger quelqu'un signifiait la mort, parce qu'on perdait du temps, on se perdait soi même. C'était le principe de la guerre qui était le plus dur à avaler. Mike Witcher le savait. Ce principe là lui revenait souvent dans la gueule, très souvent, et il commençait à s'habituer à vivre avec. Le mangemort trouvait que c'était dur, moche, mais au final, ça n'avait pas une très grande importance. On mourrait, on vivait, on crevait, sous la pluie, dans son lit, sur un champ de bataille. Tout le monde mourrait, et si on ne voulait pas mourir, on n'allait pas à la guerre. Witcher était déjà mort. Mort pour sauver quelqu'un, et il avait échoué. On ne pouvait pas sauver qui que ce soit dans une bataille, pas sans avoir le temps de réfléchir. On pouvait faire ce qu'on voulait comme stratégie. On pouvait être le plus grand général du monde. Ca ne changeait rien.

Même le meilleur des généraux pouvait se faire tuer d'un simple sort, par un débutant. Un coup de chance. Tout le monde en avait, parfois. Witcher aussi. La preuve, même si c'était Crow qui avait fini Marshall, c'était grâce à Witcher qu'il avait pu l'atteindre. Un coup de bol que Mike estimait mérité, parce que la vie n'avait pas toujours été facile. Il ne demandait rien, pas de sauvetage, pas d'aide, jamais. Lorsqu'il allait au combat, il se battait. Et il gagnait. Il pouvait y avoir des conséquences, il pouvait mourir, et perdre des alliés. Mais c'était la loi de la guerre. La plus brillante des stratégies pouvait avoir des défauts. Et échouer. Le but était de gagner, pas de protéger les gens. C'était ça, l'art de la guerre selon Witcher, et ça marchait.

Pour gagner, en politique comme à la guerre, le président du Parti Puriste Anglais avait fait des sacrifices. Comme tous les grands hommes. John Mulciber était de ceux là. Où qu'il soit, il était sans doute fier d'avoir contribué à vaincre. Il n'avait pas peur de la mort non plus, et pour tout dire, Mike n'était pas persuadé que son cousin tenait à être sauvé. Mais il irait tout de même. Le Ministre le méritait. Il était un grand homme, oui, et un type bien. Et puis après tout, il n'y avait pas que ça, non plus. Witcher n'oubliait un autre aspect de ce combat. La victoire. Ecraser les bourbistes. Ce n'était pas qu'une mission de sauvetage, c'était aussi une mission de conquête. On lui avait dit, lorsqu'il avait annoncé sa volonté de partir, ceci :

"Vous retournez en Irlande ? Mais c'est dangereux...

- Je prends le risque."

Witcher avait souri, imperceptiblement. Les hommes qui s'engageaient uniquement dans les combats qu'ils étaient surs de gagner finissaient toujours par perdre. C'était comme ça. Il n'y avait pas beaucoup d'autres vérités que Witcher connaissait. Si, une autre. Dans toute chose, il y avait un prix un payer. La victoire n'allait pas sans sacrifices. Jamais. Et il fallait prendre le risque, sinon, eh bien, on ne faisait rien. On risquait de mourir, de perdre des alliés, ouais. Mais on gagnait. On gagnait toujours quand on comprenait que le prix a payer était moins important que la récompense de la victoire.

Voilà pourquoi d'emblée, il détesta Tryan De SaintClair. Mike se foutait de savoir qui le commandait, si c'était l'Intendant qui décidait, il obéissait, en militaire qu'il était. Il ne chercha pas non plus à discuter la stratégie. Il était venu, simplement, dans ce camp, pour avoir les ordres et participer. Point. Parlementer n'était pas dans la nature de Witcher, mais ça ne l'empêchait pas d'être en désaccord avec ce que disait le français. C'était sans doute un bon stratège, mais il n'avait rien du génie qu'on lui avait décrit. Un homme de génie, un bon général, ne demandait pas d'obéissance. Il la considérait comme acquise, et si on désobéissait, il faisait éliminer le traitre. Demander l'obéissance, demander l'approbation, chercher, quemander la reconnaissance en tant que chef était inutile. On était chef ou on ne l'était pas.

Autant dire que ses ordres, si Witcher les entendait, il ne les approuvait pas. De SaintClair était du genre à penser que telle ou telle personne devait être un atout.

Mulciber aussi devait en être un. Et il s'était fait prendre. Qui disait que Valverde ne serait pas un boulet ? Mike aimait bien Eris, et il ne le souhaitait pas. Mais on ne pouvait pas prévoir. Le mangemort se contenta de se taire. L'autre avait peut-être un plan génial, qui savait ? Mais le président du Parti Puriste Anglais demandait à voir. On ne pouvait pas nier que le français savait se préparer à la bataille, et qu'il avait fait du bon travail en Irlande. On ne pouvait pas nier non plus qu'il avait su visualiser ses ennemis. Mais il jouait. Il voulait être un bon chef, et finissait juste chefaillon. Witcher étudia par lui même le dossier. De tout le discours, le français n'avait eu de l'ancien mercenaire que des hochements de tête, pas une parole. Ce n'était pas de la défiance, ni du mépris. Simplement, s'il n'avait pas besoin de parler, Witcher ne le faisait pas. Il se demandait quelle stratégie l'autre allait bien pouvoir mettre en place contre les roux, en face. Il espérait vraiment qu'il se faisait une idée, et il aurait bien aimé avoir une autre opinion du français que celle d'un sergent-chef qu'on aurait d'un coup propulsé général.

Il ne se proposa pas pour l'aider. Witcher n'aidait pas les gens en qui il n'avait pas confiance. Il sortit de la tente après tout le monde, et regarda le camp, fumant une cigarette.

Dans quoi s'était-il engagé ?

Puis il sourit. Il fallait prendre le risque.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 12/06/1991
Âge du joueur : 27
Arrivé sur Poudnoir : 12/10/2010
Parchemins postés : 73



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 12PV
Edward Mustang


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Dim 7 Avr - 20:17

Nuketown, Sud de l'Irlande, village sorcier.

Edward se frotta les yeux, geste symétrique routinier malgré son inutilié profonde du côté gauche. L'homme était fatigué. La guerre ici l'épuisait bien plus qu'il ne l'aurait pensé, les sbire de Brom, comme fouetté par le fouet de leur maître étaient une véritable plaie. Voldemort n'avait pas donner le pouvoir de diriger la guerre à un putain d'enfant de coeur. Il se rappelait, nuit après nuit, les cris des irlandais agonisant qui étaient brûlé vifs avec une méthodologie si froide et ignoble qu'elle semblait plus proche de l'abbattage que du combat.


L'auror venait d'être réveillé par un jeu homme d'environ quinze ans. Un orphelin qui avait trouvé un sens à sa vie en défendant la maison de parents adoptifs tués quelques jours plus tôt. Mustang comprenait ce sentiment, ainsi il accepta que le gamin serve de messager et de vigile. Rien de fort dangereux en apprence. Il lui avait appris qu'un homme venu du Nord apportait un prisonnier dans les bâtisses de Nuketown. Étonnant, c'était l'un des derniers sièges viables loin de Dublin. Le prisonnier aurait été mieux là bas. Les irlandais avit trop longtemps connu la paix que pour savoir faire efficacement la guerre. Il en était persuadé.

Il ceignit sa ceinture où pendait le fourrau de sa baguette au dessu de sa rode de sorcier renforcée, plus proche d'une armure de cuire de bois et de tissu que d'une robe, elle lui avait tellement de fois sauvé la vie qu'il l'appréciait d'avantage à chaque fois qu'elle s'abîmait.


Ed' ne marcha pas longtemps, il entra dans la maison principale, celle de Curtis. Sa propre maison étant juste à côté, il eut tôt fait de le rejoindre. Le spectacle qu'il y vit fut des plus étonnant : Gary Coldman avec le Ministre de la Magie anglais. Les gens dans la pièce avaient le sourire aux lèvres, c'était une source de renseignement potable et une monnaie d'échange aux yeux des inexpérimentés. Daniels était le plus compétent parmi les gens content de la prise. O'Connel et Mustang firent assez vite la gueule. Garder ce type de prisonniers était foutrement dangereux et le village magique, loin des affrontements jusqu'il y a trois jours, n'était pas vraiment en état de maintenir un siège ou un assaut trop violent. Nombreux, les irlandais de ce bastion l'étaient. Mais c'étaient essentiellement des civils qui sebattaient pour leur dignité ou leur survie, voir pour la vengeance. Aucun n'était un véritable duelliste, alors encore moins des soldats.

On est censé le garder combien le sac à emmerde Curtis ?

Le temps de l'interroger, on compte sur mes privilèges de fonction. Deux de mes hommes sont partis chercher le veritaserum. Ils ne reviendront pas avant demain soir, les réserves sont minces et ils ne sont pas moi. Difficle de faire plus vite.

On doit tenir la nuit et toute la journée de demain ? J'espère que tu as appelé des enchanteurs, sinon on est dans une belle bouse de dragon.

Ils sont en route depuis ce matin, ils arriveront dans une heure ou deux, en fonction des conditions de vol. Notre zone d'anti transplanage n'as pas encore été modifiée malheureusement.

Comment on procède en cas d'attaque ?

La question fut lourde dans la pièce, le stratège de sligo était déjà en train de se préparer. Il y avait là quelque chose de rassurant pour eux, mais aussi de perturbant : si il se préparait, ce n'était pas sans raison.

Que propose-tu Edward ?

Je prends le gros des troupes, je dirige l'éloignement de leur force avec nos plus faibles jeteurs de sorts. Je ne conserve avec moi que quelques enchanteurs et deux soigneurs. On formera le noyau de notre garnison. Vous autres vous choisissez une baraque, vous vous occupez du prisonnier. Vous devez garder au moins trois maisons, pour que la localisation exacte de Mulciber soit inconnue des assaillants. Piégez les maison vides avec des enchantements ou des bombes alchimiques. Je peux en faire rapidement au besoin.

Ca me va ! Tu crois que Brom dirigera des représailles ? A priori il s'en fout du Ministre...

Mulciber est un Mangemort, Brom aussi. Il a le devoir de le libérer si c'est en son pouvoir. Je ne crois pas qu'il dirigera l'attaque pour autant : leur armée principale marche vers dublin depuis deux jours, libérant le passage pour le siège. Il n'a pas encore frappé le Sud du pays, m'est d'avis qu'il laissera un subalterne s'en charger, lui dirige la grande armée, pas les garnisons. Si je devais parier, ce serait Valverde. Ou le foutu français peut être. De SainClair est une pure plaie ce mec, pire depuis que cet imbécile de ministre lui a donné du temps libre en le renvoyant du Ministère.

Il jeta un regard noir à Mulciber, puis il dit à son geolier :

Bande lui le bras, histoire d'éviter qu'il n'active sa marque.

Il se retourna vers O'Connel et ajouta :

Je vais préparer tout ce bordel. Je ne tiens pas à être pris par surprise. Quand vous aurez préparé les maisons, envoyez mois les enchanteurs pour mettre en place le cridurut. En espérant tout ça ne serve à rien.

Ce serait étonnant qu'il n'y aie pas de tentative. Nous les repousserons si ils se pointent Mustang, aie confiance.

J'ai perdu confiance le jour où on ne m'a pas écouté à Valpo. Mais ne t'en fait pas O'connel, si il le faut je mourrai pour que tu puisse rejoindre Dublin pour protéger ton pays.

L'auror sortit, avec cette curieuse impression que le combat était proche, et qu'il ne pourrait pas le gagner.

____________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
Parchemins postés : 3607



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Lun 8 Avr - 16:57

Les trois hommes marchaient dans la forêt assombrie. Il n'y avait pas de mauvais temps, mais l'ombre s'était rapidement installée sur les lieux.
Comme si la Nature montrait à l'instant même qu'elle avait tous ses droits, sur n'importe quel endroit, sur n'importe quel moment de la vie, sur n'importe quelle personne.

« Monsieur le Directeur, la Gazette du Sorcier a envoyé de nouveau une demande d'interview. Il semble que l'Intendance veule que vous gériez cette affaire.

Je sais ce que j'ai à faire Neeson, je vous remercie. L'Intendance tient peut-être l'Angleterre, l'Ecosse et les Pays-Bas mais cette union est bien plus fragile qu'on puisse le penser. Les discours de l'Ordre Nouveau ont visé à rapprocher le peuple de leurs dirigeants. Donc, rapprocher les anglais à Mulciber. Si nous révélons la disparition de Mulciber, et surtout son origine, nous allons droit à notre perte. Je refuse de voir de nouveau un peuple retourné par les griffes putrides du Bourbisme. Nous n'avons pas travaillé tant d'années pour ce piètre résultat. Le cas Mulciber doit être tu, sinon les anglais retourneront du côté des ténèbres bourbistes quand ils sentiront leur lien avec leur chef rompu. Et ce, malgré toutes les manoeuvres de l'Intendance.

— Bien-sûr, Monsieur le Directeur.

— Et puis, j'ai pas envie de revoir ce qui s'est passé à Londres pendant les émeutes. Vous y étiez Andrew?

— Non... je suis... je suis resté au Ministère pour assurer la sécurité et la communication.

Althea a raison Neeson. Il est essentiel de se méfier de ce que le peuple pourrait être capable de faire. »

Les yeux froids de Valverde fixaient l'horizon. Il n'y avait pas d'expression particulière, si ce n'est cette grande concentration et cette maîtrise de lui-même.
Valverde semblait coupé des lieux, des événements, des personnes. Au contraire de Neeson qui pestait de se retrouver à certains moments dans des zones boueuses, Valverde continuait à marcher, sans se soucier ni du temps, ni des énervements du secrétaire. Althea, quant à lui, paraissait tout aussi déterminé que professionnel.
Cette concentration montrait que le vieil homme était tourné vers lui-même. Cette concentration qui met en évidence la capacité des êtres humains de prendre conscience d'eux-mêmes. Eux-mêmes en tant qu'êtres humains, mais surtout, eux-mêmes en tant que Sorciers. Il sentait en lui le sang qui coulait entre ses veines muni de ce beau fluide magique. La magie en tant que Puissance et en tant que supériorité sur toutes les autres races.
Car un Sorcier est avant tout un être supérieur aux autres. A ceux qui pensent que les Sorciers ne sont que les mêmes que les autres êtres de ce monde, on ne peut leur répondre qu'ils se leurrent grâce aux preuves de l'Histoire.

Les trois hommes traversaient le camps, slalomant entre les différentes tentes.
On ne savait que dire des camps militaires. Valverde n'avait jamais véritablement participé aux entreprises de camps. Car, de toute évidence, du temps où il se battait physiquement, sa cause était clandestine et on ne pouvait pas avoir de moyens tels que la création de camps.
Désormais qu'il combattait d'une autre manière, venir dans des camps militaires était chose rare. Et les personnes le savaient parfaitement. Aussi, voir le Directeur du Département de l'Ordre Nouveau, récemment et désormais appelé "le numéro trois du régime", se déplacer entre les tentes où vivaient des militaires du commun était chose étrange.
Le petit groupe était escorté par une vingtaine de raffleurs. Cette escorte donnait à l'Ordre Nouveau une image solitaire, indépendante, forte. Comme si malgré toute chose, malgré toute institution, le Département de l'Ordre Nouveau n'était qu'une structure annexe et indépendante, qui pouvait vivre par elle-même. Par ses propres moyens, avec ses propres hommes. Evidemment, c'était faux. L'Ordre Nouveau avait besoin du peuple et de leurs représentants. Mais donner au peuple l'impression que l'Ordre Nouveau était une structure qui vivait par elle-même donnait au peuple la possibilité de vivre indépendamment. Indépendamment du bourbisme.
Mais le Purisme était toujours présent.

Valverde était habillé d'une longue robe rouge-sang, que rarement on voyait sur lui. Il y avait sur la poitrine, aux reins et sous les coudes des zones de protection. Aucune de ses zones ne permettrait de sauver Valverde en cas de grave blessure ou attaque, mais elle permettait un renforcement non négligeable en toute situation.

Trois virent accueillir le groupe.
On conduisit Valverde dans une tente située dans la zone de commandement. Proche de la plus grande, cette dernière était réservée aux invités qui venait passer une nuit ou deux. Celle-ci présentait un confort non négligeable. Mais Tryan semblait avoir apporté un intérêt particulier à cette tente qui serait celle de Valverde en personne. Au centre, un poel dégageait une chaleur douce et rassurante. Un foyer autour du quel étaient installés un bureau, quelques fauteuils, une bibliothèque remplie de plusieurs livres, et un lit. Valverde s'installa sur un fauteuil. Althea et Neeson en prirent chacun un. Le vieil homme demanda un verre de vin d'elfe, qu'il savoura tandis qu'Althea semblait s'attaquer à un dur problème: expliquer des notions de stratégies à Neeson.
On vint chercher Valverde, lui annonçant le début de la réunion. Le Directeur du Département de l'Ordre Nouveau quitta la tente, laissant les deux autres hommes entre-eux.

« Bonjour Eris, merci d'être là ...

J'espère surtout un remerciement d'une autre personne, Tryan. »

En effet, Valverde, en entrant dans ce camp puriste, mettait en jeu sa vie. Et dans des temps comme ceux qui vivaient les Mangemorts et les alliés du Seigneur des Ténèbres, la présence de Valverde auprès des Puristes n'était pas de trop.
On soulignait ses défauts. Mulciber avait montré que Valverde n'était peut-être pas le meilleur dirigeant qu'on pouvait souhaiter avoir. Mais Valverde ne voulait pas être Ministre, encore moins Intendant. Il était ce qu'il était, et on avait besoin de lui.
Et à l'instant même que ces pas se posaient dans cette forêt, Mulciber aurait une dette à devoir à Valverde. Car bien plus que tout, au delà de tout idéaux différenciés, De Saint-Clair et Valverde, les deux épines dans le pieds du Ministre Mulciber venaient le tirer du gouffre des Irlandais.

Valverde vit plusieurs personnes arriver, dont Witcher.
Le Mangemort politicien ne prêta guère d'attention aux bonjours que tous se faisaient. Valverde glissa quelques mots à un secrétaire présent dans la salle, afin de lui faire parvenir de quoi prendre des notes.
Et c'est ce qu'il fit durant toute la prise de parole du jeune français.
Valverde ne s'occupa pas de la question du patronus messager. Il semblait que Tryan donnait beaucoup d'importance au vieil homme. Et par respect pour cet importance, le Directeur du Département de l'Ordre Nouveau ne pouvait se permettre de se rajouter des responsabilités et des charges qui écraseraient son énergie.
Au bout d'un certain temps, la réunion se termina. Chacun retourna à ses occupations, laissant l'occasion à Valverde de venir auprès de Tryan.

« Je t'écoute. Pourquoi donner tant d'importance à ma survie? »

La voix de Valverde était calme, maîtrisée et froide.
Il attendait de savoir avec précision ce qui se passerait. Car Valverde, en homme de savoir, ne se lassait jamais de détails pour mieux comprendre de quoi il relevait à chaque fois qu'une situation était délicate.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 29/10/1981
Âge du joueur : 36
Arrivé sur Poudnoir : 26/12/2012
Parchemins postés : 95



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Emelyne Selwyn


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Dim 14 Avr - 16:29

Selwyn !

Levant les yeux du dossier que je lisais, je croisai le regard d’un des autres exécuteurs. Haussant un sourcil, j’attendis qu’il lance la suite, il savait que je n’aimais pas être déranger pour rien et juste dire mon nom était me déranger pour rien.

Le chef veut te voir !

Ah bah tiens ! Ca faisait longtemps que je n’avais pas été dans son bureau, depuis que j’avais été mise en partie sur l’affaire des enlèvements. Je savais que Crow n’était pas très chaud pour ça mais qu’il avait quand même accepté. Depuis je me débrouillais pour être efficace et disponible au maximum pour qu’il ne soit pas contrarié et qu’il change d’avis. Cette affaire était importante pour moi mais je travaillais aussi sur d’autres missions et je m’arrangeais pour les mener à bien voir même à l’excellence. Ce n’était pas forcément évident, après tout je n’étais qu’une débutante chez les exécuteurs mais au moins, il ne pourrait rien dire sur ma volonté de bien faire et sur mon engagement au sein des exécuteurs.

Saluant l’homme qui m’avait passé l’info, je refermai le dossier et le rangea dans un tiroir avant de quitter ma place. En principe aller dans le bureau du chef c’était pour se faire passer un savon ou être envoyer sur une nouvelle mission. Je ne voyais pas ce que j’aurais fait de mal qui me vaille un avertissement donc je penchai sur la seconde option alors que je frappais à la porte. La voix sèche du directeur du bureau m’invita à entrer. Poussant la porte, je la refermai derrière moi avant de venir me planter devant le bureau, hochant la tête en signe de bonjour.

Vous partez pour l'Irlande sur le champ. De SaintClair se lance dans la conquête du Sud, il a besoin de baguettes, vous en ferez partie. Vous connaissez l'Irlande, vous y êtes déjà allé. On vous attend là-bas.

Il me tendit un papier que je pris avant de retourner à ses dossiers. L’entretien était terminé et il était déjà passé à autre chose … Quittant la pièce, je reportai mon attention sur le papier qu’il m’avait donné, c’était le lieu du campement, un endroit où j’avais déjà été une fois alors que j’étais raffleuse. Ca ne serait pas difficile pour moi d’y transplaner. Par contre ce qui me surprenait c’était qu’il devait y avoir autre chose derrière le simple fait d’avoir besoin d’hommes, c’était un test. Crow me testait et comme tout défi qu’on me lançait et bien j’allais le relever avec plaisir.

-----------------------------------------------------------

L’arrivée au camp fut rapide. Echangeant quelques mots avec un jeune soldat puriste, il me désigna la tente où je pourrais retrouver ce De SaintClair. Ce nom me disait quelque chose. Il avait bossé au ministère mais il n’y était plus. Je me fichais bien du pourquoi il était parti. Tant qu’il restait dans le camp des puristes c’était tout bon pour moi. Et puis si Crow me disait d’agir ici, c’est ce que je ferais tout simplement parce que c’était un ordre de mon supérieur et bien que je sois complètement folle, je n’avais aucunement envie de mourir.

Hochant la tête en entrant dans la tente, je saluai les hommes déjà présents. Je connaissais Eris pour l’avoir rencontré après ma sortie d’Azkaban. Il m’avait permis de me retrouver sur le dossier que je voulais. S’il était présent c’était que la mission était extrêmement importante. Je connaissais aussi Witcher pour avoir échanger quelques mots avec lui lors d’une précédente réunion du PPA mais nos rapports s’arrêtaient là. J’étais en terrain inconnu pour ce qui concernait les membres de l’équipe mais je m’en fichais, tant qu’il y avait de l’action, ça me suffisait.

Les premiers mots du jeune homme me firent froncer les sourcils. Non mais il rigolait là ? Il me demander de lui obéir alors que je ne le connaissais ni d’Eve ni d’Adam ? Là Crow m’avait joué un sale tour ! Il savait pertinemment que j’étais contre les ordres et que s’il avait mon respect c’était uniquement parce que grâce à ce poste, j’avais accès à ce que je voulais. Là c’était tenter le diable de me mettre ainsi dans une équipe dirigée par un homme dont j’ignorais tout.

Me taisant, je préférai garder mes réflexions pour plus tard, je voulais d’abord savoir de quoi il retournait. Protéger Eris … Bah ça c’était une mission qui me semblait pas compliquée mais alors que j’étais sur le point de grimacer sur la valeur de la mission, je fus arrêter par quelques mots. « Un ministre capturé » … Avais-je bien compris ? Non … Ce n’était pas possible, John n’était pas aussi idiot pour se faire prendre … Cette fois, je me mis à écouter avec plus d’attention, un membre de ma famille était concerné et je ne laisserais pas ça passer, foi de Selwyn !

Il n'est pas improbable que l'on ait besoin de mes talents de stratège pour gérer les troupes puristes durant l'assaut, aussi il me faut savoir si l'un d'entre vous maîtrise le patronus messager. Dans le cadre d'une communication rapide entre Montgommery et moi, il faudra un intermédiaire pour transmettre mes ordres.

Un rapide coup d’œil sur les autres m’avait fait comprendre que j’étais la plus jeune et la seule femme. Si je devais faire mes preuves, alors autant que je le fasse en entier. Un patronus messager ? Ca tombait bien je savais faire ça ! J’avais été d’ailleurs l’une des premières à avoir su faire ce patronus lorsque nous l’avions appris. Une petite fierté parce que si mon patronus paraissait ridicule de part sa taille, il était d’autant plus discret pour faire parvenir un message … Bah oui qui se méfierait d’une petite souris !

C’est dans mes cordes ça !

Pas la peine d’en dire plus. De toute façon je n’étais pas bavarde, du moins pas pour rien dire et malgré que j’hésite encore sur la conduite à tenir avec ce De SaintClair, il avait été parfaitement clair sur l’ordre de mission. Rien à redire là-dessus on savait où on allait sans problème. J’avais hâte maintenant de dégainer ma baguette et de m’en servir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 26/02/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 17/09/2011
Parchemins postés : 6967



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA5 - Sorcier Dangereux
Ma résistance magique est de: 14PV
Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Sam 20 Avr - 15:02

Le groupe ne semblait pas uni, et là était un point qui choquait De SaintClair. Eris était froid, impassible, et on le savait ainsi, mais il était capable de collaborer avec n'importe qui du moment que cette personne fasse un minimum preuve d'intelligence, mais les deux autres posaient clairement problème. Le dénommé Witcher semblait se morfondre dans un mutisme à la fois affligeant et dérangeant, opinant simplement du chef quand le besoin se faisait sentir, il ne semblait pas être du genre subtile, non, ce type là avait fait la guerre, c'était un militaire, mais de ceux qu'appréciait le français. Lui c'était le militaire bête et méchant, qui n'avait pas le cran de dire ce qu'il pensait, c'était le genre type à profiter des butins de guerre. Un larbin, rien de plus.
Et De SaintClair n'aimait pas les larbins, pas même les siens.
L'autre, l'exécutrice au nom presque inconnu, semblait dans tout un autre registre. Une folle, un peu à la Mucliber, les expressions, les réactions, elle lui ressemblait vraiment, et si elle avait les défauts de ce dernier, ça ne collerait pas, mais alors pas du tout.
Elle semblait plutôt volontaire, comme en témoignait sa réponse au sujet du patronus messager, bien, elle savait se rendre utile cette petite, tant mieux, elle devenait alors indispensable de par ce fait. Sa baguette semblait la titiller, qu'elle se calme, elle aurait l'occasion de s'en servir plus tard.

Puis elle et le militaire sortirent de la tente, laissant Eris seul avec son fils spirituel. Oh Tryan était sûr que le vieil homme lui demanderait le pourquoi des instructions quant à sa survie, cela semblait tellement évident. Mais le jeune homme n'avait pas eu l'envie d'expliquer cela devant les deux autres, sans pour autant que cela soit réellement personnel, cela ne les regardait pas, les ordres étaient ce qu'ils étaient, point.

« Je t'écoute. Pourquoi donner tant d'importance à ma survie? » 

Le jeune homme désigna un siège à son cousin, alors qu'il se posait dans celui juste à coté.
Regardant la sortie de la tente, il commença :

« Comme tu le sais Eris, il arrive un moment où il faut donner des priorités. »

Il reprit.

« A l'heure actuelle, on a déjà trop laissé place à l'approximation, et on voit où ça nous a mené. »

Se retournant, le français plongea son regard dans celui de son mentor.

« Tu es bien plus important que les deux autres ou que moi à l'heure actuelle, le purisme ne peut se passer de son père protecteur. Tous les trois sommes sacrifiables, le purisme peut se remettre de notre perte, pas de la tienne. Tu as encore tant à apporter ... »

Aussi, il ne put se retenir de soupirer.

« Quand on sera là bas, au milieu de ce champ bataille … je voulais que les choses soient claires. Ce sera un chaos monstre, qui durera un certain temps, et nous ne sommes pas à l'abri d'une erreur, si cela survient, je veux que l'équipe soit prête à agir en conséquence. Il y a toujours une probabilité, même infinitésimale pour que cela ne se passe pas comme prévu, et il faut pouvoir y faire face. »

Bien sûr, il y avait aussi une dimension personnelle, mais le français ne la mentionnait pas. Il ne faisait pas dans le sentimentalisme et Eris non plus, voilà pourquoi il présentait à ce dernier les aspects purement objectif de cet ordre. Le plan était convenu ainsi, rien ne le ferait changer d'avis.
Mais il ne fallait pas penser à ça, non, laisser cette éventualité de coté, en attendant qu'elle vienne ou non titiller le stratège.
Après quoi, Tryan s'approcha de la sortie de la tente et se retourna pour s'adresser à Eris dans les yeux.

« Excuse moi Eris, je prends congé, j'ai une bataille à préparer. »

Hochant la tête en guise de salut, le jeune homme disparut dans un bruissement de toile.
Dehors se préparait une mission importante. Il ne jouait pas que sa vie ici, il jouait l'avenir de l'Irlande, il jouait tout simplement tout ce qu'il avait entreprit pour le purisme. Il risquait la vie de son père et la sienne pour celle d'un soiffard. Pour celle d'un ingrat qui l'avait chassé du ministère. Mulciber aurait une dette envers chacun des membres de l'équipe, le destin était cynique, il ne le supporterait pas. Mais les ordres de Brom étaient ce qu'ils étaient, et il fallait bien faire quelque chose pour démêler tout ça.
Comme d'habitude, c'était à lui de recoller les pots cassés, et à Eris … il était difficile de déterminer l'issue de cette bataille mais les puristes devraient tenir jusqu'à ce qu'au moins, on puisse extraire le prisonnier de là.
Le français s'avança un peu, contempla du haut de la colline boisée l'avant-poste irlandais, cette petite bourgade deviendrait le siège d'une guerre, la dernière qu'un grand nombre connaîtrait.
Tryan jouait gros ici. Que l'horizon lui soit témoin, il n'avait fait qu'obéir aux ordres … ou pas.


-----------------------------------------------------------


L'heure avançait, et déjà les bataillons s'organisaient, sous le commandement du capitaine Montgommery, fidèle dirigeant de l'armée française sous les ordres de De SaintClair.
Les hommes étaient prêts, ils avaient mangé, c'étaient reposés, et allaient plonger au cœur de la bataille. Il n'y avait pas que des étrangers, mais la majeur partie des présents en étaient, et beaucoup ne savaient vraiment pourquoi ils se battaient, c'est pourquoi seul, le commandant de l'armée était passé dans le camp pour rassurer ses troupes. De par la proximité, les encouragements, parler leur faisait du bien à ces gars là, envoyés au front pour servir de sacrifice.
Il aurait pu en être si Eris ne lui avait donné sa chance, ça aurait pu être lui dans ces rangs. Mais il en avait été décidé autrement.

Plus tard on sonna discrètement le rassemblement. Les troupes s'organisèrent, et bientôt, il ne resta dans le camp plus que les messagers, l'équipe De SaintClair, et les médicomages affectés à l'endroit, prêts à soigner les blessés.
Du haut de la colline, couvert par la forêt, les troupes partirent dans un silence relatif pour une armée de cet ampleur.
Tryan attendit les autres membres de son équipe devant sa tente puis leur demanda de le suivre. Il assistèrent à l'avancée des puristes, jusqu'à la ville, l'assaut fut donner, et on vit au loin des éclairs magiques fuser dans tous les sens. Alors qu'on entendait les clameurs et les voix des hommes en contrebas, suivit d'un cridurut.
La bataille commençait.

*Les pions ouvrent la marche … *

Contemplant une dernière fois la mêlée, le chef de ce groupuscule se tourna vers eux, prêts à partir.

« Nous y allons. »

Et ils disparurent dans une nappe de fumée de transplanage.


-----------------------------------------------------------


Les protections anti-transplanage venaient de se dresser, et le groupe réapparut à la limite de ces dernières, non loin de la ville.
Là bas se jouerait bien des choses, et ils se devaient d'être concentrés.
Se retournant, il passa ses ordres à voix basse.

« Désillusionnons nous, on pénétrera sur le champ de bataille par le flan droit, le premier bâtiment n'est pas loin, il sera à trois cent mètres environ. Ouvrez l'oeil. »

Puis il ajouta alors :

« Je passe devant, puis Eris, Witcher, et enfin miss vous nous couvrirez en fermant la marche. Soyez attentive à l'approche ou non d'un patronus. »

Enfin ils se désillusionnèrent, et entrèrent dans la ville, contournant le champ de bataille à quelques mètres d'eux, dans l'allée centrale de la bourgade. Le combat faisait rage, et on entendait les bruits caractéristiques de ce dernier.
Invisibles, le commando approcha de la première zone.
Ne sachant pas exactement ce qu'ils allaient y trouver.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 17/11/2012
Parchemins postés : 1364



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Sam 20 Avr - 17:00

Dire que Mike Witcher aimait ou pas ce qu'il se passait ici était une connerie. De fait, il n'y attachait aucune espèce d'importance. Mesurez le ridicule de la situation un instant. Ils allaient libérer un homme, certes important pour le régime, tout ça pour quoi ? Qui tenait vraiment à libérer John Mulciber dans cette équipe ? De SaintClair ? Non. Le français y allait parce que Brom lui avait demandé de y aller, et surtout pour le plaisir de se dire que Mulciber aurait une dette envers lui. Eris y allait peut-être plus parce qu'il comprenait l'importance de l'absence de Mulciber, mais là encore, c'était plus pour obéir à des ordres qu'autre chose. Emelyne ? Oui, peut-être qu'elle y allait parce qu'elle aimait bien John. Mike Witcher eut d'un coup l'impression d'être entouré de vautours, de vautours cinglés, qui plus est. Une dette ? Oui, ils devaient tous se dire que John Mulciber aurait une dette envers eux. Mais aucun d'entre eux ne voulait le sauver. Aucun d'entre eux ne l'aimait, ni le connaissait vraiment, pas même Selwyn. Ils ne faisaient qu'obéir à des ordres, pas à leur volonté. S'ils avaient voulu le sauver, John Mulciber aurait eu une dette envers eux. Mais ce n'était pas le cas, il n'aurait de dette envers personne. Tout simplement pour une chose, une seule chose que tous autant qu'ils étaient ne pouvaient pas comprendre, et que Mike lui même n'appréhendait que très vaguement.

Qui disait que John Mulciber voulait être sauvé ?

"Je cherche à mourir, mon vieux, je cherche celui qui me tuera." Bon Dieu, qui aurait pu croire ça ? Personne. Mais John Mulciber aimait défier l'entendement. Personne, et même pas Mike, n'était capable de comprendre pourquoi et comment le Ministre raisonnait ainsi, mais Witcher le savait. John Mulciber courrait après la mort. C'était une occasion comme une autre de mourir. Ca ne l'aurait pas dérangé de mourir, pas vraiment, Mike n'y croyait pas. Et il y avait de fortes chances pour qu'il se foute complétement que De SaintClair lui sauve la vie. D'une parce que Mulciber saurait parfaitement qu'il ne devait ce sauvetage qu'à un ordre de Brom. De deux parce qu'il lui aurait volé une occasion de mourir.

Witcher n'avait jamais compris ça. Lorsque Mulciber lui avait dit ça, un jour, ça devait être tard dans la nuit, en tout cas c'était la fin de la soirée, Mike avait protesté. Mulciber avait regardé Witcher d'un air amusé, et lui avait dit simplement une chose. Pourquoi ? XIII n'avait pas vraiment de réponse. Il tenta d'expliquer, franchement, qu'il avait eu une vie passionnante, une vie romanesque, dangereuse, qui avait prix le risque de se mêler à l'histoire. Une vie comme ça ne valait pas la peine de mourir si vite. Et là, John Mulciber avait dit quelque chose qui sciait encore Mike Witcher à l'heure actuelle. Avec un petit rire sec, sans le regarder.

"Un vie de merde, oui."

Mais Tryan De SaintClair ne pouvait pas comprendre ça. Pas plus qu'il ne pouvait comprendre l'indifférence de Witcher. Pas plus que Witcher ne comprenait pourquoi il avait désobéi à la propre volonté de son cousin, qui aurait sans doute préféré qu'on le laisse tranquille. A vrai dire, si Mike n'était pas trop hyprocrite, il était moins venu pour John que pour lui même. Il était venu comme à chaque pour une seule raison. Etre au coeur du cyclone. Peu lui importait le chef. Peu lui importait le commandement. En fait, si Mike ne disait rien, c'est parce qu'il ne pensait rien. De SaintClair se croyait important. En fait, il lui était profondément indifférent. Il espérait franchement que ça irait mieux, que le français serait convaincant. Aussi attendait il. On verrait bien. Pas de jugement hatif. Rien. Juste de l'attente.

Witcher ne faisait ça pour personne. Il faisait ça pour lui. Parce que pour savoir s'il était encore vivant, il n'y avait de meilleur moyen que de courir après la mort. C'était sa guerre. Comme toutes les guerres avaient été les siennes avant. Avait-il changé depuis l'Afrique du Sud ? Pas vraiment. Il était toujours un militaire, toujours un mercenaire, mais il y avait plus que ça. Et ceux qui ne le voyaient pas étaient aveugles. Ce n'était pas de la soumission, le silence de Mike Witcher. Vraiment pas.

C'était du mépris.

Un mépris glacial, aussi froid que le regard de Witcher. Ceux qui n'étaient pas capable de discerner les différentes facettes de sa personnalité étaient de piètres observateurs. Valverde le devinait, Mulciber le savait, et Crow le connaissait par coeur. Mais les autres ? Les autres, eh bien, sous estimaient Witcher. Ne le considérait pas. S'en foutaient. Partaient du principe qu'il ne moufterait pas. De SaintClair étaient de ceux là, de ceux qu'il pouvait le plus facilement prendre à revers parce qu'ils n'étaient pas méfiant. Être sous-estimé était le meilleur moyen d'être libre.

Mais voilà, déjà, il fallait aller se battre. L'armée partait, l'avant garde, le gros des troupes, ménerait le gros de l'affrontement. Les batailles rangées manquaient à Mike, au final. Au moins là bas, on ne se tapait pas le stratège d'opèrette en live.

On transplana, et puis on arriva près de la ville. A présent, il n'était plus temps de se poser des questions, il fallait agir. Rendu invisible par la désillusion, comme tous les autres, Witcher prit sa place dans le groupe, écoutant d'une oreille les bruits du combat, et avançant tranquillement. Il n'y avait que des inconnus dans l'équation, mais ça ne lui déplaisait pas. Au fond, c'était même plus marrant.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
Parchemins postés : 3607



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Mar 23 Avr - 13:17

Valverde n'avait nullement l'ambition d'être ce qu'il n'était pas.
De plus, il travaillait tous les jours avec Léon Brom, le rencontrant au minimum une fois par semaine pour faire le point sur l'Ordre Nouveau. Aussi, si l'Intendant du Royaume-Uni avait ordonné à Eris Valverde de se rendre en Irlande pour libérer le Ministre Mulciber, il en serait le premier au courant.
Non, Eris n'avait reçu d'ordre de personne. Une fois de plus, dans ses mains se tenaient l'Information et l'Education du peuple. Et il ne voulait pas que le Ministère tombe dans un désastre encore plus grand. Car malgré tout le respect que Valverde avait pour un grand combattant tel que John Mulciber, il était particulièrement en colère après l'incompétence dans son rôle de Ministre.
Depuis quand un Ministre se rend-t-il dans une mission où la vie des plus grands Exécuteurs de Nuisibles est mise en danger? Prenant le risque de faire échouer une opération, alors qu'il pouvait préserver sa vie pour l'ultime bataille en Irlande.
Valverde allait libérer Mulciber de son plein gré, et totalement décidé personnellement. Brom ne lui avait rien demandé, pas plus que Voldemort. Mais une fois de plus, le vieil homme était obligé de réparer les bêtises des autres, car il était le maître de l'image. Le maître de l'Information. Et c'était à lui de gommer les détails gênants des autres, effacer des erreurs immatures et insensées.
Quiconque pensait qu'Eris Valverde prenait des décisions de ce type simplement suite à un ordre se leurrait. Brom connaissait Valverde. Valverde n'était pas un combattant hors-pair. Il avait des compétences, peut-être bien plus que d'autres dans des domaines très compliqués, mais il ne maîtrisait aucunement l'art du combat à la perfection.
Ses compétences runiques seraient mises en avant lors de ce nouveau combat. Et c'est pour cette raison que Tryan avait fait appel à lui. Tryan, seul. Pas Voldemort, encore moins Brom. Mais Tryan.
Et quiconque pensait à l'avance à qui reviendrait les honneurs et les dettes n'avait, semble-t-il, rien d'autre à faire que dores et déjà penser aux résultats avant même le début des opérations.

Valverde était l'homme du silence et des foules, l'homme de l'ombre et de la lumière de l'information. L'homme dont on ne savait pas si les choix venaient de lui, ou du Seigneur des Ténèbres. D'un sens, les chois semblaient émaner de lui, mais ils étaient tellement en adéquation avec le politique du Seigneur des Ténèbres qu'indéniablement, on mettait les deux en relations.
Aussi, il n'y avait aucune image précise à poser sur Valverde. Chez d'autres, c'était tout à fait le contraire. Mais Valverde restait chez les uns admiré, chez les autres détesté, mystérieux tout autant que lumineux, il était un homme de paradoxes, de changements, de réformes.
C'était surement pour cela que l'on disait que l'Ordre Nouveau avait été relevé avec tant de professionnalisme et de rigueur. Car Valverde n'était pas le sorte d'homme à rester quinze années au même poste. Il restait, en tout et pour tout, un homme de réformes. La continuité, d'autres s'en chargeaient très bien.
Valverde venait prendre la direction d'un navire à la dérive, puis rendait la barre une fois le tout rétablit dans un ordre juste et travailleur.
Et c'est ce qu'il comptait faire en venant secourir Mulciber. Non pas qu'il apprécie particulièrement le Ministre anglais, mais il se devait, par éthique, de venir en aide auprès de celui qui était à la tête d'une immense infrastructure ministérielle.
Le Ministère Anglais était puissant, mais il n'y avait plus de directeur de Département. Avery était parti, De Saint-Clair viré, Ombrage virée, Menroth mort, et Valverde ne faisait plus parti du Ministère. Autrement dit, il n'y avait plus aucun dirigeant.
Tous avaient la tête tournée vers l'Irlande. Mais une fois l'Irlande tombée, alors l'illusion tomberait. Chacun rentrera chez soi.
Dans une monde ruiné par des conflits politiques internes.

« Tu es bien plus important que les deux autres ou que moi à l'heure actuelle, le purisme ne peut se passer de son père protecteur. Tous les trois sommes sacrifiables, le purisme peut se remettre de notre perte, pas de la tienne. Tu as encore tant à apporter ... »

Oui, mais où?
Ces derniers temps, Valverde se questionnait sur sa place à l'Ordre Nouveau. C'était le Département qui fonctionnait le mieux. Son directeur n'avait pas bougé depuis deux ans, les ordres étaient les mêmes. Les chiffres très positifs. Le Département tournait à plein pot, ne connaissant pas la crise que semblaient connaitre d'autres Département.
Ainsi, le Mangemort Politicien avait la sensation d'avoir rempli sa part du contrat. D'autres horizons l'attendait peut-être.
Une chose était certaine, Valverde aiderait dans son champs de compétence la victoire Puriste en Irlande. Ce serait simplement à Voldemort de choisir où placer ses compétences.

Le vieil homme sortit à son tour de la tente, suivant de près son fils spirituel.
Il entra dans la sienne, et se décida à entrer dans une profonde concentration. Il sortirait épuisé de cette nouvelle expédition. Mais il fallait qu'il mette en place un système précis de contrôle runique.
La tente était vide de monde. Une tasse de thé avait été posée dès l'arrivée du directeur de l'Ordre Nouveau. Elle fumait toujours.

Valverde en but quelques gorgées, avant de s'asseoir en tailleur, au sol. Il ferma les yeux, et entra au plus profond de lui-même afin de toucher à la plus pure source de Magie qui coulait dans son Sang, dans ses veines, dans son corps.
Car pour contrôler la source même de la Sorcellerie, il fallait que corps et âme soient réunis et ne fassent qu'un.
Car la Magie n'était rien d'autre qu'un équilibre, une domination sur le reste des déséquilibres et extrêmes du monde.

Une heure plus tard, après avoir transplané, l'équipe sep plaça comme sous les ordres de Tryan.
Valverde en second.
Il n'avait rien en main, car il contrôlait désormais les runes. Sa baguette était à portée de main, aussi pourrait-il dans un ultime effort invoquer une brève mais puissante protection runique le temps de prendre sa baguette.
Il avançait.
Ses yeux froids et calmes se posaient sur les corps se déchaînant pour leurs idéaux. Son visage était impassible devant l'oeuvre cruelle de la mort.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 29/10/1981
Âge du joueur : 36
Arrivé sur Poudnoir : 26/12/2012
Parchemins postés : 95



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Emelyne Selwyn


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Ven 26 Avr - 16:46

Sortant de la tente pour rejoindre celle qui m’avait été attribué, je m’effondrai sur le lit en poussant un long soupir. Je ne savais pas pourquoi mais je ne sentais pas cette mission. J’avais un pressentiment qui me faisait me demander si je ne devrais pas plutôt repartir au plus vite. Mais faire ça c’était défier l’autorité de Crow et je n’en avais guère envie. Je n’étais pas réputée pour respecter mes chefs mais Crow ne m’avait rien fait donc pour le moment j’allais rester calme. Fermant les yeux, je plongeai dans un sommeil très léger, juste pour pouvoir me reposer et être d’attaquer pour le soir …

-----------------------------------------------------------

Il était l’heure … Je regardais les troupes qui partaient avant nous … Jusqu’à il y a peu je faisais partie de ce genre de personne, en tant que raffleuse, j’avais participé de nombreuses fois à ce genre d’attaques. J’en étais toujours revenue en voyant de nombreuses personnes mourir autour de moi et pourtant j’étais toujours là. A croire que ma rage et surtout mon insouciance de la mort, m’avait permis d’éviter celle-ci mais jusqu’à quand j’allais pouvoir faire ça ? La chance avant des limites, on appelait ça le destin.

Nous y allons.

Un transplanage plus tard, nous étions au début de notre mission. Je ne connaissais pas les autres, je n’avais jamais travaillé avec eux et habituellement ça ne me dérangeait pas mais avec le pressentiment que j’avais c’était comme si j’y allais à reculons. Est-ce que je devenais plus sage ? Non c’était impossible … Ma folie était beaucoup trop présente pour ça, en faite, j’étais ainsi juste pour retenir Aby et qu’elle ne se montre pas trop tôt. En plein combat, ça sera bien assez tôt …

Désillusionnons nous, on pénétrera sur le champ de bataille par le flan droit, le premier bâtiment n'est pas loin, il sera à trois cent mètres environ. Ouvrez l'œil. Je passe devant, puis Eris, Witcher, et enfin miss vous nous couvrirez en fermant la marche. Soyez attentive à l'approche ou non d'un patronus.

Miss ? Ne savait-il pas mon nom ? J’en doutais mais je préférais ne pas relever pour ne pas foirer la mission. Ce n’était pas mon but même si Aby de son côté aimerait se manifester. Tout en me désillusionnant, je fermai les yeux quelques secondes pour repousser Aby au maximum. Ne pas se laisser surpasser même si John m’avait dit qu’il fallait que je la laisse faire, pour moi ce n’était pas le meilleur moment, pas avec des quasi-inconnus.

Me plaçant à l’arrière du groupe, je fis glisser ma baguette dans ma main gauche tout en guettant les bruits tout autour de nous. Je me fichais bien de ce que faisaient les autres, pour le moment on m’avait demandé de surveiller les arrières et c’est ce que je ferais mais bon, c’est juste « pour le moment » …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 12/06/1991
Âge du joueur : 27
Arrivé sur Poudnoir : 12/10/2010
Parchemins postés : 73



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 12PV
Edward Mustang


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé] Dim 28 Avr - 20:56

La nuit était entamée, Mustang dormait enfin, fatigué par ses journées de préparatif, il en avait vraiment chier ces quelques heures, devant gérer toute la logistique de la ville de Nuketown. Il lui semblait qu'il ne dormait que depuis trois ou quatre minutes quand le cridurut retenti. L'ex-Auror se leva en sursaut, s'habilla en moins de temps qu'il n'ne faut pour le dire, et courut vers la sortit en beuglant comme un putois :

ON NOUS ATTAQUE ! EN POSITION !

Les gens sortait de leurs tentes ou des bâtisses voisine, dégainant leur baguette, courant dans tous les sens pour former les bataillons, Edward balayait de son seul oeil valide le chaos organiser qu'était l'armée en formation. Il trouva celui qu'il cherchait :

Curtis ! CUUUURTIS !

L'homme se retourna, cherchant qui le hélait, il vit l'anglais, et et s'approcha de lui en trottinant :

Qu'y a-t-il ?

Ils viennent le chercher. Prends tes meilleurs hommes et prépare les trois maisons à un assaut. Le gros des troupes se dirige déjà vers l'extérieur de la ville, je les retiendrai le plus longtemps possible. J'ai envoyé des hommes chercher un portoloin en direction du Ministère de Dublin. Prends le sans attendre avec le prisonnier dès qu'il sera arrivé, ne t'occupe pas de moi.

C'est du suicide, tu ne sais pas combien ils sont !

Tu es plus important que moi. On se revoit à Dublin, je compte pas en finir ici.

Le ton qu'il avait adopté ne laissait aucun doute sur sa détermination, l'homme allait tuer pour atteindre ses buts. Les deux hommes se séparèrent sans ajouter un mot, chacun avait son rôle, l'un bénéficierait du temps l'autre, temps précieux qu'il fallait gagner pour permettre l'évacuation du prisonnier VIP Mulciber.

Edward arriva dans l'arrière garde de ses hommes, ils étaient exactement 120, triés parmis les moins malhabiles et les moins blessés du camps. Des hommes et des femmes courageux qui ne briseraient pas les rang avant d'avoir péri. Mustang donna ses premiers ordres, les puristes arrivaient, l'escarmouche allait commencer.


PREMIERE LIIIIGNE.... A MON COMMANDEMENT.... CONFRINGO !!!!!!!!!!

Des dizaines de maléfices fusèrent vers les premières lignes puristes, les assaillant n'étaient cependant pas des amateurs, des journées de victoire les avait rendus plus forts, plus confiants, plus vif et surtout, plus prudents. La moitier de leur propre première ligne était dévouée à la protection de tous, les sortilèges de protection se dressant vivement, le bruit mat et sourd de la magie qui s'éclatait, des gerbes de flammes magiques incendièrent la végétation aux alentours, une fumée épaisse se formait déjà, laissant espacée les deux blocks de combattants, de nombre plus ou moins égale, mais de qualité tellement différente...

Mustang lança quelques sortilèges de loin, puis il hurla :


QU'ILS NE PASSENT PAS, REPOUSSEZ LES !


120 sorciers Merlinistes équivalent à Pa 3
130 sorciers puristes équivalent à Pa 4

==> les dégats aux troupes seront de 5 fois le PA (15 ou 20 dégâts selon le camps)

Pour le groupe en incursion, voici le jeu :

Vous allez visiter des maisons (entre une et trois) jusqu'à tomber sur Mulciber. Le nombre de maison visitée avant de le trouver a été tiré au hasard partie admin et vous ne le saurez pas.

Chaque maison est gardée naturellement, avec au moins deux groupes de Merlinistes dedans. Le premier que vous avez face à vous est composé de

Sorcier A : 12/3
Sorcier B : 12/3
Sorcier C : 12/3
Sorcier D : 13/4
Sorcier E : 14/4

Un PNJ stupéfixé l'est jusqu'à ce qu'on le libère. Pour les PJ, faut se référer au règlement Wink
Vous avez l'effet de surprise pour ce premier groupe, vous ne l'aurez pas par la suite. Plus vite vous trouver le Ministre mieux c'est, votre difficulté à le faire sortir sera croissante avec le nombre de page du topic. A partir de la page 4 des PnJ supplémentaires s'ajouteront à ma liste initiale !

A vous de jouer !

____________________________________


Dernière édition par Edward Mustang le Dim 28 Avr - 21:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: L'art de la guerre ( Mj )[terminé]

Revenir en haut Aller en bas

L'art de la guerre ( Mj )[terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 12Aller à la page : 1, 2, 3 ... 10, 11, 12  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Monde adulte
-