POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Les Dits du Très-Haut || Solo

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Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
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Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Les Dits du Très-Haut || Solo Dim 28 Avr - 13:26

"Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l'on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c'est dans votre ombre et dans votre mystère,
C'est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m'endormirai."
Victor Hugo

De très haut et depuis toujours, les arbres étaient vus comme étant d'anciens géants.
Cyclopes des temps archaïques, divinités ou mages endormis par les siècles, à travers leur regard, le monde défilait, inexorablement. Toujours, ils avaient tout vu. De la plus magnifique des morts à la plus horrible des naissances. Endormis sans véritablement l'être, ils étaient le regard même du Monde et de ses fils. A leur côté, on ne pouvait se sentir autre chose qu'une banale fourmi, et honte à quiconque se sentait supérieur à ses massifs du Vivant. Car, par dessus tout, à travers ce magnifique vestige de la Nature Puissance, il y avait la preuve qu'il n'y a rien d'autre que de plus éphémère que la vie humaine.
A chacun appartenait le choix de continuer à vivre égoïstement, ou en adéquation avec la Nature.
Cette Nature où l'Homme était issu et dont l'égoïsme avait fait croire durant des millénaires qu'ils étaient les seuls à obtenir la puissance sur le Monde. Car au Commencement n'était pas l'Homme. Au Commencement était la Nature, de par sa Puissance et sa Vérité.
Les Hommes avaient peu à peu choisi de se retirer de cette Influence. Une Influence qu'ils ne pensaient que religieuse, mythologique, traditionnelle. Rien ni personne ne semblait ce souvenir que Merlin était un être de la Nature, un être issu des Divinités magiques et qu'il n'avait pas d'âge. Un être dont la Pureté même n'était plus à remettre en question, car il était resté éloigné des affaires de l'Amour toute sa vie. Car à quiconque s'est intéressé à la vie de Merlin le constat arrive: Merlin ne pouvait aimer sans perdre ses pouvoirs. Et la Dame du Lac avait eu raison de cette faiblesse humaine. Merlin s'était détourné de la Nature, et ses pouvoirs s'étaient retournés contre lui. Enfermé dans un arbre au coeur de Brocéliandre, on continuait à croire que ses lamentations s'entendaient chez ceux qui avaient la possibilité d'entendre les Murmures des Êtres Déchus.
La Nature était égoïste. Car, contrairement à ce que l'on pensait, toujours, elle reprenait ses fils et ses filles, maîtrisant leur destin et leur vie.

La forêt était silencieuse.
Pas un seul bruit d'être Vivant ne se faisait entendre. Puisque tous ceux qui vivent au sein même de la Nature ont depuis longtemps appris à reconnaître les bruits d'êtres étrangers. Il suffisait qu'une âme étrangère à la nature même entre dans son univers pour que cette dernière entre dans un silence inquiétant, froid et calme.
La nuit, depuis longtemps, avait recouvert ces magnifiques paysages qui tout se qui environnait alors. Le silence des âmes avait pris ses Droits et plus personne ne s'occupait de ce qu'il pouvait se passer dehors. Nul ne doutait que la vie existait en dehors de sa propre inconscience, mais comme toute chose humaine, on ne s'occupait de rien d'autre que de sa propre existence.
Au dehors, l'air était frais presque froid. Durant toute la journée, on ne s'était pas plaint du temps qui avait offert à chacun un soleil pur et éclatant. On était habitué à des températures fraiches, sinon froides, et ce, depuis bien longtemps avant les Origines du Monde.
Les paysans du coin disaient depuis toujours que ce pays était devenu froid depuis qu'une femme, aimée d'un Dieu, se soit échappée de son emprise et son regard. Fou de rage et de désespoir, il avait juré que jusqu'à ce qu'elle soit retrouvée, chaque parcelle du monde ne deviendrait que dénuement, froideur et retrait. La jeune femme, comprenant bien vite que si cela continuait ainsi, le Monde serait vide de toute Nature et toute source de nourriture, se rendit et fut transformée. Pour certains, elle était devenue nulle autre qu'une des sirènes rencontrées par Ulysse, et pour d'autres, elle avait été métamorphosé en une vache nourricière à jamais des Dieux scandinaves. Mais pour tous, elle était le résultat de la défiance envers les anciens Dieux. Une défiance qui désormais, se résumait en un dicton populaire du pays "Aux droits de la Nature soumets-toi."

Les ombres volaient autour du foyer.
Elles passaient à côté, en silence. Dans un murmure Naturel ou Humain, on entendait particulièrement les crépitements d'un feu fort, puissant et lumineux.
On ne voyait guère les visages. Simplement des spectres, ou des âmes qui depuis longtemps ont fait le choix d'être oubliées par le monde des Vivants.
"le Monde des Morts' comme ils l'appelaient.
Tous les indices étaient présents dans le monde. Leur existence était prouvée, on savait qu'ils existaient et surtout, on savait qu'ils avaient la possibilité de détruire bien des certitudes.
mais depuis longtemps, des esprits avisés avaient compris qu'il ne valait mieux pas être ennemi avec de dangereux pacifiques. Car la paix a cette chose de merveilleuse: une fois qu'elle se brise, la guerre devient ravageuse au point qu'une once de Vie ne peut y survivre.
Dans les yeux de chacun, les flammes dansaient, comme portées par le son d'une flûte légendaire et merveilleuse.

Ce qu'il y avait de plus surprenant dans ce groupe humain, c'est qu'ils semblaient surveillés par d'étranges spectres.
Des spectres qui surveillaient, ou qui étaient surveillés?

Leur visage ne donnait pas l'impression qu'ils étaient totalement conscients. Vêtu de robes bleu nuit, ils ne bougeaient pas.
Un temps on crut qu'ils étaient là simplement parce qu'ils regardaient, bien plus hauts que les autres. Mais rapidement le constat se fit: ils n'étaient que des chaires humaines, surélevées car attachées après des poutres de bois parfaitement taillées et symétriquement hautes.
Leur regard n'était qu'oubli. Vaste reste de peur, il n'y avait plus que l'once d'une Humanité. Une Humanité bafouée depuis longtemps. Une Humanité qui ne fait plus preuve de servitude envers la Nature Puissance.

« Is Gefu Eohl Dragaz... Is Gefu Eohl Dragaz... Is Gefu Eohl Dragaz... »

Les voix étaient parties d'un murmure qui ne perce guère que quelques centimètres. Mais peu à peu, les corps avaient exprimaient les attentes de Divinités bien plus Puissantes et protectrices. Le rite de protection prenait toute sa signification et chaque être qui prononçait les Runes se voyait octroyer à l'âme du Monde un sortilège de Protection.
Au rythme des phrases incompréhensibles pour les spectres attachés, les yeux s'élevaient. Le feu devenait de plus en plus chaud, comme s'il s'était réveillé aux appels des Druides.
Eux, ne bougeaient pas.
Ils appelaient la Nature. Cette Nature à qui ils allaient sacrifiés les Spectres perdus de l'existence morne et stupidement humaine.
Les âmes se déchiraient à l'appel d'une Magie ancestrale, où même ceux qui ont un jour songé toucher l'essence même de la Sorcellerie ne sauraient contrôler. Elle n'existait que chez ceux qui avaient compris que la Magie était au coeur de la Vie.

Peu à peu, les flammes s'élevèrent, révélant différents visages. Femmes, vieillards, enfants, jeunes hommes vigoureux, tous se ressemblaient dans cette indissociable foule humaine. Ils étaient ainsi, là, regardant le but qu'ils s'étaient fixés.
Leur ombre dansait avec les flammes, tandis qu'ils ne bougeaient pas.

Puis soudainement, les incantations cessèrent, et la plupart des corps s'écroulèrent. Il ne restait plus que seize Druides, debout. On remarqua alors rapidement que moitié d'entre eux portaient une robe rouge-sang, moitié d'autre portaient une robe totalement blanche.
Le groupe de divisa en duo. Un homme rouge et un homme blanc. Chaque duo se dirigea vers les huit poutres où étaient encore attachés des corps bientôt sans vies.
Chaque homme blanc se plaça devant chaque poutre. Chaque homme rouge derrière.

« Rad Gefu Dragaz. Nous t'appelons, Ô Prêtre de tous les êtres de la Nature. Grâce à Toi, nous nous reconnaissons. Toi, le Très-Haut, guide ces nouveaux Serviteurs de la Nature Puissance. Ô guide-les, car le chemin est Serpent, et les falaises profondes. Guide-les, car face à la Nature, il y a ceux qui la déshonorrent. Guide-les. Rad Gegu Dragaz »

Une lumière grisonnante s'échappa des mains de chaque homme rouge. Elle monta et entoura la gorge des êtres attachés sur les poutres.
Dans d'ultimes cris arrachés à la misère humaine, leur gorge se vida de leur sang. Il coula, coula abondamment, bien plus qu'à la Normale. Et alors chaque homme en blanc fut recouvert en entier de ce Sang encore brûlant.

« Donne à tes Fils le courage de Vivre. »

Une lumière blanche sortit alors des mains des hommes en rouge, et fusa directement vers ceux qui quelque temps auparavant, étaient encore vêtus de blanc.
La lumière les frappa de plein fouet, et ils s'écroulèrent.

L'un d'eux, les cheveux gris qui tombaient jusqu'aux épaules, avait, par les paupières, fermé à la vue de tous ce regard empli de froideur, calme et détermination.
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