POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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While my guitar gently weeps || Aileas

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MessageSujet: While my guitar gently weeps || Aileas Dim 12 Mai - 18:13

D'aussi loin qu'il se souvenait, la musique avait toujours été une grande passion pour Daniel Cade. Depuis qu'il était gosse, il jouait de la guitare. A Poudlard, les rares amis qu'il avait étaient ceux qui aimaient la musique. Ca n'avait pas changé aujourd'hui. Guitariste à ses heures perdues, il apprenait en autodidacte depuis que son père lui avait offert sa première guitare, à treize ans. Certes, il n'était pas un génie comme Kirley Duke ou Heathcote Barbary, les deux guitaristes des Bizarr'sisters, mais il estimait qu'il ne s'en sortait pas trop mal.

Ce n'était pas facile d'être solitaire et d'avoir un groupe de musique, Danny en avait souvent fait l'expérience; Pendant quelques temps, il n'en avait meme pas eu du tout, avant de tomber sur les bonnes personnes. Au départ, Daniel jouait le remplaçant pour les groupes en déroute qui avaient besoin d'un guitariste de toute urgence. Il jouait avec eux, était payé pour ça, puis repartait. Ca se passait dans les bars sorciers, ils faisaient l'animation d'une soirée ou deux, gagnant plus de tournées générales que d'argent sonnant et trébuchant, mais ça ne déplaisait pas à Cade. Il adorait ce milieu là, le rock, les emplis, les préparations un peu rocambolesques et brouillonnes, toujours dans l'improvisation.

Au fil du temps, il gagnait de plus en plus d'argent, puis il avait fini par rencontrer Jeff. Jeff Morgan était chanteur, pour ne pas dire sans emploi, métier qui lui correspondait bien plus. Intermittent du travail, pardon, du spectacle, son principal attrait était de connaitre les mêmes chansons que Danny. Du rock, principalement, et de la pop. Pas chiant, Jeff ne posait pas de questions, n'était pas ennuyant, et surtout, il supportait les silences de son guitariste sans broncher. Il meublait, même, la plupart du temps. Cade l'aimait comme un bon pote : c'était à peu près le seul type avec qui il discutait, de fait. D'un autre bois était Shame. Plus que dur, le bassiste, était un enervé de premiere, qui adorait se prendre des cuites, se prendre pour Jimmy Page, qui que ce soit, et finissait bien souvent par se battre. Cade le connaissait autant pour son talent que pour les multipes arrestations dont Shame faisait les frais. Sally, la batteuse, était gentille et mignonne. Elle se tapait tout le monde dans le groupe et lorgnait sur Cade avec envie. Lui s'obstinait à ne pas le voir, timide comme il était.

C'était ça, le groupe. Mussitation était le nom choisi par Jeff. Daniel ne détestait pas, en fait il s'en foutait, il appréciait juste la compagnie des autres musiciens et de jouer. La scène était un endroit où il se sentait à l'aise. Les notes tombaient, et on ne s'occupait pas de lui. Il souriait, paisible, pendant que Jeff chantait, et que Sally s'enervait sur sa batterie. Ils continuaient à jouer dans les bars. Ca arrondissait les fins de mois de l'exécuteur, même si il n'avait pas à se plaindre de son salaire. Daniel ne se vantait pas au bureau de faire ça : il n'était pas très sur que le patron aurait aimé le voir là. Crow n'était pas un patron chiant, pas trop du moins, mais Daniel se méfiait quand même un peu. L'image du Ministère, tout ça, le prestige, les immondes beatniks qu'il fréquentait, il connaissait la rengaine...son frère, le juge, la lui servait assez souvent comme ça. Pas la peine d'en rajouter avec le patron.

Ce soir là, c'était donc un soir comme les autres. Le groupe jouait dans un bar du Chemin de Traverse depuis une heure ou deux. On arrivait à la fin du concert, relativement apprécié ce soir, ils n'avaient pas été hués, et Daniel jouait sur l'air que chantait Jeff, faisant les choeurs.

"Every little thing she does
Every little thing she does
Every little thing she does
Thing she does is magic

Every little thing, every little thing
Every little thing she do is magic
Magic, magic, magic, magic, magic

Do I have to tell the story
Of a thousand rainy days since we first met?
It's a big enough umbrella
But it's always me that ends up getting wet..."


Les chansons d'amours n'étaient pas les préférées de Dan. Lui avait du mal avec les filles, avec les gens, tout court, mais ça plaisait au public. La chanson s'acheva sous les applaudissements. Crevés, les musiciens abandonnèrent la scène. Jeff partit chercher le salaire auprès du patron. Cade, n'aspirant qu'à s'assoir, commanda une bière et traversa la salle en quête d'une table libre. Il n'y en avait aucune. Cela contraria fortement l'exécuteur, qui se demanda si sortir sa plaque et réquisitionner une table entrait ou non dans ses droits.

C'est là qu'il remarqua Aileas d'Huntington. Daniel sourit. Il aimait bien la commissaire du sang, le peu qu'il avait vu d'elle en tout cas, et son entretien lui avait semblé d'une facilité déconcertante. Il s'approcha de sa table, souriant :

"Je ne pensais pas que vous seriez du genre à aller voir des concerts underground dans les bars...ça vous dérange si je m'assois, dites ? Il n'y a plus une table de libre."

Il y avait peut-être plus glamour lorsqu'on abordait une femme. Mais Daniel n'était pas là pour draguer, et ni le glamour, ni l'approche de quiconque n'entraient vraiment dans ses cordes.
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Lun 13 Mai - 13:59

Aileas prit les dossiers de la journée, les fit transmettre à monsieur Valverde puis entreprit de ranger les dossiers des personnes qu’elle verrait le lendemain et qu’elle avait consulté une dernière fois avant de partir. Une fois tous les dossiers rangés dans l’armoire, elle resta un moment sans bouger devant le meuble. Non pas qu’il y ait quoi que ce soit qui l’interpelle à l’intérieur de celui-ci. Non au contraire elle était bien loin déjà de ce bureau en train de considérer ce qu’elle allait faire après. Car la perspective de rentrer au château lui donnait un étrange sentiment de malaise qu’elle ne ressentait que très rarement, ne faisant pas grand cas de ce qui pouvait la contrarié habituellement. Mais là on ne la laissait pas passer à côté comme d’habitude. En effet Billy avait arrêté de suivre la jeune fille étant donné qu’elle semblait, qu’elle semblait un peu mieux considérée depuis qu’elle avait gagné son duel contre Mike Witcher et qu’avoir quelqu’un pour l’assister en permanence ne pouvait au contraire que souligner le fait que l’on avait pas confiance en elle.

Sauf qu’Aileas ne gagnait pas au change. Elle avait depuis longtemps arrêté de considérer la présence de l’homme et elle se fichait bien de ce que l’on pouvait penser d’elle. Elle était donc en paix même s’il était là. Alors que depuis qu’il ne passait pas tout son temps en sa présence il semblait qu’il s’était affranchi d’une certaine crainte que la jeune fille lui inspirait et alors qu’avant il ne faisait que parler dans le vide, là -et ce dès qu’elle rentrait- il la forçait à l’écouter, à le regarder. Si elle cherchait à s’éloigner, il l’attrapait pour la forcer à rester alors qu’autrefois il n’avait que très rarement osé la toucher. Son château à elle était devenu un lieu où résonnait des mots qu’elle ne voulait pas entendre. Il n’arrivait pas à lui faire faire ce qu’il voulait et qu’elle ne voulait pas. Et il n’y arriverait pas, elle se débarraserait de lui avant qu’il n’ait pu le faire. D’ailleurs elle ne pourrait continuer longtemps ainsi. Il la connaissait, il le savait alors qu’est-ce qu’il faisait qu’il se permettait de le faire maintenant ? Avait-il les moyens de se protéger d’elle ? Il avait toujours été un si piètre magicien...

Aileas referma l’armoire. Cela ne servait à rien de ruminer les choses si elle ne pouvait les confronter. Si elle n’avait pas envie de rentrer au château tout de suite eh bien elle n’irait pas tout simplement. Elle avait l’habitude de vagabonder à droite à gauche, alors autant oublier cela et aller trouver quelque chose d’intéressant à découvrir. C’est donc l’esprit plus en pai, qu’elle rallia le Chemin de Traverse à pied. Elle y marchait depuis quelques petites minutes quand la devanture d’une enseigne attira son attention. On y annonçait plus tard dans la soirée un concert d’un groupe nommé “Mussitation”. Aileas ne connaissait pas mais elle aimait la musique. Elle venait donc de trouver ce qu’elle ferait de sa soirée. Elle entra à l’intérieur. Il y avait déjà du monde même si le concert ne commençait pas avant une bonne demi-heure. Peut-être n’était-il pas tous venus pour cela non plus, qui sait.

Aileas s’installa à une petite table que n’entouraient que trois chaises et laissa le serveur libre de choisir sa boisson histoire d’avoir la surprise. Celle-ci se révéla ne pas vraiment être à son goût mais elle avait fait cela en toute connaissance des risques et puis au moins cela lui permettrait de tenir un petit bout de temps avec. On vint lui demander si on pouvait lui prendre une des chaises de sa table ce qu’elle accepta évidemment. Elle n’attendait personne, il était plus utile que quelqu’un la prenne plutôt qu’elle reste là vide. Alors que la personne repartait avec sa chaise, Aileas releva la tête vers la scène. En effet les musiciens prenaient place. Elle reconnut immédiatement monsieur Cade, cet homme qui l’avait tant intrigué lors de sa Commission du Sang. Il jouait donc de la musique. Sans rien faire il arrivait à accrocher l’attention de la jeune femme, c’était étrange et intéressant.

Quand la musique commença, Aileas la sentit tout de suite l’envahir et naturellement elle se laissa emporter. Chaque musicien avait une énergie particulière mais ils réussissaient à les combiner pour produire cette musique. C’était agréable, tout ce qu’Aileas avait pu entendre n’avait pas toujours cette harmonie. Les particularités de chacun vivaient dans cette musique. Un groupe ce n’était pas un ensemble de musiciens qui effaçaient leur disparité pour réusir à faire quelque chose d’homogène, c’était un ensemble de musicien qui savait tirer la richesse de chacun et en faire leur musique.

Ainsi Aileas était de loin le plus inexpressif des spectateurs et pourtant elle appréciait pleinement à sa manière cette musique. Pas seulement avec ses oreilles mais aussi avec ses yeux, avec lesquels elle buvait les moindres mouvements des quatre personnes qui se partageaient la scène mais bien qu’il ne soit pas le plus en avant, bien qu’il ne cherchât pas à l’être, bien qu’elle ne focalisait pas son attention sur lui, elle ne pouvait s’empêcher de sentir cette aura particulière qu’elle ne s’expliquait pas plus maintenant que lors de la Commission du Sang.

Le concert passa ainsi sans qu’Aileas ne voit le temps passer. D’un seul coup les voix qu’elle avait complétement occulté pour se concentrer uniquement sur la musique lui envahirent la tête. Un brouhaha assez insupportable à vrai dire, les gens encore dans l’ambiance parlaient fort et s’agitaient. Aileas baissa les yeux sur son verre qu’elle n’avait pas touché pendant tout ce temps -trop absorbée par ce qu’elle avait à voir et à entendre. Le liquide était calme et elle puisa là-dedans pour évacuer tous les bruits inutiles de sa perception. Ainsi elle entendit clairement la voix de l’homme s’adresser à elle même si elle ne l’avait pas senti approché :


"Je ne pensais pas que vous seriez du genre à aller voir des concerts underground dans les bars...ça vous dérange si je m'assois, dites ? Il n'y a plus une table de libre."

Aileas leva les yeux sur lui puis entreprit de se décaler parce qu’à s’assoir en tailleur sur sa chaise, on prend plus de place et tira la chaise demeurée inutilisée à sa droite pour lui indiquer qu’il pouvait s’y installer.

Puis seulement une fois qu’il ait eut le temps de se poser comme il le souhaitait -il venait de se dépenser comme pas possible, autant lui accorder un peu de calme et de temps- elle déclara :


“Je ne suis visiblement pas du genre à quoi que ce soit si ce n’est faire ce que l’on n’attend pas de moi.”

Ce n’était pas un reproche par rapport au jugement qu’il venait de porter. Ce n’était pas une plainte non plus, tant pis si elle n’était pas conforme à ce que l’on voulait qu’elle soit tant qu’elle était ce qu’elle voulait être. C’était une simple constatation de ce qu’elle vivait au quotidien. D'une part elle ne comprenait souvent pas ce que l'on attendait d'elle, comme elle ne comprenait pas en cet instant pourquoi il était surprenant de la trouver là, d'autre part si elle avait fait ce que l’on attendait d’elle, elle aurait vécu encore longtemps dans son château afin d’éviter d’exposer ce qu’ils ne voulaient pas appeler sa folie ou son dérangement psychologique même s’ils le pensaient tous. Encore récemment sa tante l’avait fait mener à Sainte Mangouste pour qu’elle se fasse soigner malheureusement pour elle, le guérisseur n’avait pas été très coopératif et avait tout avoué à Aileas quant à la réelle raison pour laquelle la femme l’avait conduit là.

Aileas but une gorgée de sa boisson. Non décidément cela n’était pas ce qu’elle avait pu boire de mieux. Il y eut ainsi un nouveau blanc avant qu’Aileas ne demande, intéressée par le concert qu’elle venait de voir :


“Vous jouez souvent ?”

Aileas posa ses yeux sur ses mains. Cela lui faisait penser qu’elle n’avait pas touché à son piano depuis longtemps... la salle du piano... voilà peut-être qui pourrait forcer Billy à la laisser tranquille au moins quelques temps... Aileas ferma les yeux, elle ne voulait pas penser à cela mais elle nota l’idée dans un coin de sa tête.
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Mar 14 Mai - 16:51

Il semblait à Daniel Cade qu'il était dans son élément. Jeune, son père lui avait appris qu'il devait bien se comporter, ne pas lui faire honte, être digne. Des tas de principes, que Danny avait bien intégré. Au fil des années, ça lui devenait naturel de penser puriste, de détruire les gens, de ne pas aimer les moldus, alors qu'il n'en avait pour ainsi dire jamais croisé de sa vie. Adhérant sans réserve au régime, il essayait, toujours, de faire de son mieux pour ne décevoir personne. Il était sang mêlé, après tout, et il était déjà une déchéance pour le sang de son père, et pour la famille Walls. Par sa simple existence, Cade le savait, il se condamnait à se prendre pour toujours des reproches dans la gueule, quand ce n'était pas carrément un discours lui prétendant qu'il était une sous merde. Daniel vivait trop dans son monde, peut-être, pour prêter attention à ces gens là, et de toute façon, en plus, il se savait honnête. Mentir, d'une, il ne savait pas faire, de toute façon. Et agir d'une manière autre que sa conscience, il ne savait pas faire non plus. Ancien Gryffondor, Daniel portait avec courage, le poids de ce qu'il était. Il ne pouvait pas changer. Il ne pouvait pas agir autrement. Il agissait toujours pour le mieux, c'était tout, faisant de son mieux, anonyme perdu dans la grande machine du Ministère pour faire tourner ce dernier.

Une sorte de héros du quotidien, sauf que Daniel Cade lui même ne se qualifiait pas de héros. Il ne réfléchissait pas, il se contentait de faire. C'était une vie simple, des voeux simple, pour un homme simple. Servir. Protéger. Obéir. Telle était sa mission, comme était celle des dirigeants du régime d'agir pour le bien de celui ci, de guider le peuple. Lui suivait, mais pourquoi pas ? Daniel n'était pas aussi intelligent que Valverde, pas aussi charismatique que John Mulciber, pas aussi droit que Brom, pas aussi populaire que Witcher. Il n'était pas mangemort. Il ne faisait pas partie de l'Elite gouvernante, et il se foutait bien d'en faire partie. Son sort lui convenait somme toute très bien.

Mis à part son boulot, Daniel Cade n'avait pas besoin de grand chose. Solitaire, il fréquentait peu le monde, se promenait peu, vivait un peu en huis clos. Les rares personnes avec qui il s'entendait lui ressemblaient, ou ne sentaient pas le besoin qu'il soit expansif à mort. Il était ce qu'il était et ne comptait pas changer. Il ne le pouvait pas de toute façon, voilà.

La musique était la chose dont il avait besoin. Il suffisait de pas grand chose à Daniel, d'une étincelle, de quelques notes, et il se laissait emporter par le flot, imaginait des histoires, parce que la mélodie et les paroles lui parlaient, tout simplement.

Des gens comme lui, avec leur univers, il y en avait peu. Aileas d'Huntington était de ceux là. Il ne la comprenait pas forcément, mais il comprenait un petit peu sa vision des choses. Daniel se demandait ce qu'elle était devenu, et curieusement, il la retrouvait là.

Faire ce qu'on attendait de lui...par certains cotés, Daniel le faisait en permanence, mais son comportement était tellement obstiné parfois qu'il parvenait à garder une certaine liberté, à sa manière. Ravi de trouver un siège et au passage un peu de compagnie, il s'installa, souriant :

"Du moment que c'est ce que vous voulez faire, vous..."

Daniel sourit encore, tout aussi content de voir qu'on s'intéressait à la musique. Ce n'était pas pour lui même, il n'avait aucune raison de se mettre en avant, mais pour le groupe. Mussitation n'était pas très connu, ça faisait du bien de plaire :

"De temps en temps. Les bars demandent souvent de l'animation, mais comme moi je bosse, et que Sally aussi, on fait selon nos horaires...moi j'ai mes missions, elle elle est d'astreinte à Sainte-Mangouste, alors...Vous êtes pianiste, vous même, non ?"


Pour un profane, ce n'était pas forcément facile à voir, pour n'importe quel musicien un peu observateur, beaucoup plus. C'étaient les mains qui l'indiquaient, en général; Il suffisait de regarder.
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Mer 15 Mai - 15:43

Aileas serait sûrement partie une fois le concert terminé et son verre finit, elle serait sûrement retournée chez elle mais sans passer par le château pour aller vagabonder sur la lande, peut-être y trouver par hasard ses moutons qui, comme elle, se baladaient toujours comme bon leur semblait. Mais ce qui était intéressant dans la vie, c’était qu’il y avait constamment de nouvelles choses qui se passaient sans que vous l’aviez prévu. Que monsieur Cade joue dans ce concert en faisait déjà partie mais surtout qu’il vienne s’asseoir là et qu’ils en viennent à discuter, ça c’était inattendu. Sans que cela ne la dérange, personne ne recherchait vraiment sa compagnie en dehors de son oncle et de son cousin Clyde or ce dernier était loin d’être la personne la plus passionnante qu’Aileas ait jamais rencontré.

Mais à l’inverse de son cousin éloigné, monsieur Cade ne cessait d’intriguer la jeune femme. Peut-être parce que ce n’était que la deuxième fois qu’elle le rencontrait alors qu’elle connaissait son cousin depuis toute petite même si elle ne le voyait pas extrêmement souvent. Mais d’aussi loin qu’elle se souvienne, Clyde n’avait jamais vraiment capté son attention. Personne à vrai dire ne captait longtemps son attention, elle finissait toujours par passer à autre chose ; il y avait tellement de choses à observer qu’il lui semblait normal de ne pas se focaliser que sur un élément de son entourage. Parfois elle décrochait pour revenir sur l’autre si son intérêt était repiqué mais en l'occurrence l’homme avait toute son attention. Était-ce par cet aura particulière qu’il dégageait ? Parce que le sujet de la musique l’intéressait ? Elle ne savait pas et pour l’instant elle ne cherchait pas plus que ça à savoir, écoutant l’homme :


"De temps en temps. Les bars demandent souvent de l'animation, mais comme moi je bosse, et que Sally aussi, on fait selon nos horaires...moi j'ai mes missions, elle elle est d'astreinte à Sainte-Mangouste, alors...Vous êtes pianiste, vous même, non ?"

Comment avait-il su ? Aileas rouvrit les yeux sur ses mains. Cela devait être comme ça qu’il avait su, elle ne voyait pas comment autrement. Rares étaient les personnes qui l’avaient entendue jouer. Pouvait-elle donc se dire pianiste ?

“Je joue du piano oui.”

Il y avait une pièce de la maison où il n’y avait rien si ce n’est ce piano en plein milieu. Un très beau piano à queue mais qui commençait à vieillir. Il sonnait un peu faux pour qui avait une bonne oreille et une des touches ne faisait plus qu’un horrible couac. Cela ne dérangeait pas AIleas qui savait entendre à la place la bonne note qu’il y aurait dû avoir. De toute façon personne ne ferait remplacer ce piano car personne ne voulait vraiment qu’elle continue à en jouer. Pas qu’elle ne sache pas en jouer, même si elle n’avait pas un niveau de professionnel, elle se débrouillait.

“Comment en êtes-vous venu à jouer de la guitare ?”


En effet ce n’est pas la pratique qui est la plus mise en avant par notre société. La pratique sportive oui avec le Quidditch essentiellement mais la musique... Pour Aileas, oui recevoir des cours et s’entrainer n’avaient pas posé de problème -si ce n’est le fait que pour qu’elle s’y mette fallait-il encore qu’elle soit dans les parages- étant donné qu’elle n’était pas allée à Poudlard mais pour les autres adolescents qui allaient dans cette école où on ne rentre à la limite qu’une fois au milieu de l’année scolaire chez soi, avoir une pratique musicale régulière et valorisante était malaisée. Rares donc étaient ceux qui se lançaient là-dedans et plus tard l’entrée dans le monde professionnel n’aidait pas toujours à le faire si on en avait l’envie.

Son oncle avait pensé que cela lui permettrait de s’exprimer autrement qu’en mettant de la couleur partout où elle passait, c’était donc lui qui avait initié la chose. Et pourtant il ne faisait pas partie de ceux que inexpressivité faciale de la jeune fille gênait le plus. Mais cela n’avait fait que déranger encore plus ceux que cela gênaient et qui avait eu l’occasion de la voir jouer. Ils ne supportaient pas d’entendre sa musique -elle jouait rarement des morceaux existant- alors qu’elle semblait autant à des années lumières de ce qu’elle jouait. Billy particulièrement détestait désormais ne serait-ce que l’entendre jouer...

En attendant qu’il réponde, Aileas leva les yeux de son verre pour regarder celui qui s’était installé à sa table. La jeune femme avait arrêté depuis un certain temps de chercher à comprendre ce que signifiait les expressions que pouvaient avoir les gens. On lui avait dit que c’était facile, tu souris quand tu es content, tu fronces les sourcils quand tu es en colère, c’est naturel tout cela. Mais peut-être lui expliquer les choses comme cela à elle pour qui ce n’était absolument pas naturel n’était pas la meilleure explication. De toute façon cette explication était complétement absurde, elle avait vu des gens énervés sourire, des personnes heureuses pleurer... Finalement ces expressions n’étaient-elles pas qu’un moyen de plus de mentir aux autres ? A eux-mêmes ?

Mais là, face au sourire de cette personne, Aileas eut vraiment l’impression que finalement cela pouvait être tout simple. Etonnant comme certains évènements pouvaient vous amener à remettre en question ou au moins à nuancer des choses qui vous semblaient évidentes...
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Dim 19 Mai - 18:57

Il n'y avait pas grand chose qui intéressait Daniel Cade mis à part son boulot et la musique. C'était un homme solitaire, pour autant, il appréciait de trainer là, de rester ce soir avec Aileas d'Huntington, très simplement parce qu'au final, il ne se posait pas de question. Très stoique, très passif par certains cotés, Danny prenait les choses comme elles venaient. L'existence était trop longue pour passer sa vie à lutter, à essayer de changer son desti. Se rebeller était drôle, jeune, il aimait ça, mais aujourd'hui il était depuis longtemps rentré dans le rang. Il reprenait tranquillement, chaque jour, sa vie, solitaire et sans vraiment de couleurs, dans une routine tranquille. Il ne détestait pas cela. C'était comme ça, c'était tout. Il ne luttait pas pour tout, et appréciait simplement la vie telle qu'elle était, car après tout, il aurait pu tout aussi bien ne rien avoir. Daniel était véritablement un homme simple, et il n'en fallait pas beaucoup pour le combler. Sa vie était ordinaire, ne différait guère de celles de milliers de gens, c'était juste ainsi, et parfois des choses sortaient un peu de l'ordinaire. Voilà, le cap était fixé, la route droite, et parfois surgissait un virage dont on ne savait pas trop où. Et Daniel suivait la route, tranquillement, sans but, voyant défiler tout, guitare à la main, jouant pour le plaisir et parce qu'au final il n'avait pas grand chose d'autre. Même s'il ne rencontrait personne, comme c'était le cas ici, ce soir, il trainait dans les bars. Il n'avait à retrouver qu'un appartement vide, c'était un avantage, et parfois un inconvénient.

Personne n'attendait jamais Daniel Cade et on pouvait dire que parfois ça le rendait triste, mais c'était comme tout, il s'habituait. Aileas rompait un peu la monotonie du quotidien, retardait le moment où Cade ouvrirait la porte, et où chez lui, il n'y aurait rien, juste le noir, et Chien, le chien, le batard pouilleux, un peu à son image, si on y regardait bien, comme Danny l'avouait lui même en souriant, qu'il avait recueilli. Il l'appelait Chien parce que le clébard s'était juste mis à le suivre, comme ça, et que le courage avait abandonné l'exécuteur lorsqu'il avait fallu se décider à le chasser. Il ne lui appartenait pas, donc Danny ne le nommait pas.

Il tombait rarement sur des gens que sa conversation intéressait. Principalement des collègues de bureau, qui apprenaient à dépasser son caractère bourru pour connaitre son humour, et les musiciens du groupe. Voilà, c'était à peu près tout, si on excluait les prises de bec avec son frère et sa soeur. On ne pouvait pas dire que Daniel était sociable, mais il ne savait pas vraiment l'être et tout ce qui existait comme type de relation lui devenait de plus en plus étranger. Aileas d'Huntington était un peu une exception.

Elle ne parlait pas beaucoup, et soudainement, il se dit que par rapport à d'habitude, il parlait beaucoup, lui qui avait une forte tendance à être monosyllabique. En tout cas, c'était assez facile de discuter avec la commissaire du sang. Ca non plus, Daniel n'en avait pas l'habitude. Les gens compliquaient toujours les choses, selon lui. Peut-être était ce pour cela qu'il rentrait aussi peu facilement en contact avec eux.

Il avait bien deviné pour le piano, ce dont il était assez fier, mais elle posa une nouvelle question. Un fille curieuse dans tous les sens du terme, définitivement. Cade sourit :

"Je n'étais pas assez doué pour le violon ou le piano, et je chante aussi bien qu'un magyar à pointe, alors en désespoir de cause...non, je plaisante. J'ai toujours aimé ça. Gamin, j'adorais le rock, j'avais tous les albums des Bizarr'sisters. Mon père pensait que ça me passerait, alors il m'a acheté une guitare. Sauf que la guitare, je l'ai toujours, et que je continue à en jouer. Ca s'explique pas vraiment, mais j'aime ça. La musique est bien plus simple à appréhender que le reste du monde, je trouve."

A la réflexion, cette dernière phrase faisait handicapé social, du genre crétin qui n'est jamais arrivé à s'adapter à la vie, ni aux gens qui l'entourent. Mais c'était vrai, et Daniel ne le cachait pas. Ce monde le dépassait souvent, même s'il s'y adaptait et qu'il y vivait. Et puis il n'avait pas envie d'être malhonnête et ne pas le dire, la réponse aurait été incomplète sans ce détail.
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Dim 26 Mai - 0:12

L’ambiance changeait petit à petit, insensiblement pendant que la conversation suivait son cours. Ceux qui n’étaient venus que -ou principalement- pour le concert, ceux qui n’étaient pas très fêtards ou couchetards (des tards différents qui se ressemblaient et se rejoignaient par moment), ceux qui bossaient ou qui devraient se lever tôt pour diverses raisons le lendemain matin, tous ceux qui généralement étaient les plus calmes partaient mine de rien, laissant moins de personne dans les lieux sans pour autant les laisser moins bruyant. Au contraire sans qu’Aileas le remarque le son avait plutôt tendance à monter.

Ce ne fut que lorsque Daniel Cade eut fini de répondre à sa question qu’Aileas s’en rendit compte. Peut-être aussi que parler de musique l’avait ramenée à être plus attentive aux sons sans même qu’elle ne s’en aperçoive... Aileas porta son regard sur la salle alors qu’elle réfléchissait à la réponse que l’on venait de lui donner. La jeune femme réfléchissait sur beaucoup de choses juste comme cela parce qu’elle aimait découvrir et que se pencher sur un élément. Mais elle n’avait jamais vraiment fait cela avec la musique. Celle-ci l’emportait ailleurs, Aileas ne l’analysait pas, elle se laissait embarquer. Parfois des images, des couleurs venaient se superposer, s’immiscer aux rythmes et aux sons de la musique.


“Oui.”

Il y avait eu un temps entre le moment où Daniel Cade avait cessé de parler et celui où elle avait plus laissé échappé qu’autre chose ce simple mot. De plus sa dernière phrase n’avait pas été une questions, il était probable qu’il ne comprenne pas que c’était simplement là une approbation de la jeune femme vis à vis de ce sur quoi il avait conclu. Mais elle ne s’en rendait pas compte. Son regard se perdait plus loin, là où le ton commençait à monter à une table, on commençait à se lever, à se menacer. Etrange contraste entre cette ambiance qui tournait à l’orage quelques mètres plus loin et leur conversation posée qui offrait une autre forme de simplicité ce soir. Aileas appréciait les réponses de l’homme sincères, sans prise de tête et avec une pointe d’humour.

Malheureusement tout le monde ici ne semblait pas prêt à se montrer aussi tranquille. La jeune commissaire de sang sentit que le premier coup allait partir. Et il partit. En face l’autre répliqua. Tous deux devaient porter leur baguette -rares étaient les sorciers qui sortaient sans- et pourtant il y avait des moments comme ça où les poings demeuraient pour certains la meilleure façon de se battre. Peut-être étaient-ils assez lucides pour se rendre compte qu’un duel magique dans un espace peuplé comme celui-là n’était pas la meilleure idée. Peut-être simplement que c’était l’instinct plus animal qui reprenait le dessus. Des personnes s’interposèrent ou essayaient au moins.

Aileas baissa son regard sur le contenu de son verre qui tremblotait. Certaines personnes disait-on réussissait à entendre une musique dans tous les sons qu’ils entendaient. La jeune femme avait trouvé cela intéressant et c’était demandé ce que cela pouvait être de ressentir le monde sous cette forme. Mais là, elle se refusait à seulement imaginer pouvoir entendre dans ce capharnaüm une musique. Parce que cela aurait été gâcher les brides de musique qui résonnaient encore dans son esprit. Aileas se concentra dessus pour ne pas qu’elles s’échappent, elle voulait en profiter encore un peu.


“C’était un beau concert.”

Cela arrivait peut-être un peu tard mais pour Aileas cela avait encore plus de sens de le dire maintenant qu’il y avait quelques minutes. D’abord elle le disait parce qu’elle le pensait mais aussi parce qu’elle se rendait compte maintenant alors qu’elle n’avait plus cette musique et que certains semblaient également être si vite passés à autre chose : ce moment où les musiciens avait partagé leur art avait été un moment privilégié qui était en train de leur filer entre les doigts. Dommage que tous ne le perçoivent pas. Aileas venait elle-même de risquer de le laisser partir sans même s’en rendre compte, sans comprendre vraiment que ce qui était fini l’était pour de bon et que donc elle ne pouvait pas passer à autre chose comme elle le faisait souvent en se disant qu’elle pourrait y revenir plus tard.

Aileas posa son menton dans les paumes de sa main, les coudes bien calés sur la table. C’était une étonnante sensation que celle de se rendre compte que quelque chose se finissait et à la fois d’être satisfait car l’on savait que l’on en avait bien profité. Le visage d’Aileas, toujours légèrement penché vers son verre, se détendit à cette pensée en ce qui ressemblait le plus à un semblant de sourire chez elle alors que, quelques mètres plus loin, un des hommes qui avait tenté de s’interposer venait de se prendre un coup de coude dans le nez alors que l’autre avait voulu se dégager...
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Lun 27 Mai - 16:29

Daniel Cade était un homme simple. On ne pouvait pas vraiment dire qu'il y avait quoi que ce soit d'extraordinaire dans sa vie, et en même temps, il ne faisait rien pour. L'exécuteur n'aspirait à rien d'autre que la routine. Les héros, selon lui, les gens extraordinaires, tendaient à mourir rapidement. A disparaître, où à s'écrouler. Les mythes étaient des choses magnifiques, mais il valait mieux ne pas trop y attacher d'importance. Les gens que Daniel connaissait n'étaient eux mêmes pas des héros. La vérité, c'est que le purisme ne s'y prêtait pas vraiment. La personne la plus héroïque que Cade connaissait pour l'avoir approché de près était Lincoln Crow, mais il n'était pas exactement sur que le qualificatif corresponde, ni même que le patron se voie comme tel. John Mulciber, éventuellement, avec sa personnalité rieuse, et ses colères volcaniques, mais il semblait plutôt une émanation du peuple, et n'avait de la perfection des héros. Alors qui ? Le dernier héros de Daniel Cade était sans doute son père, Greg Walls, mais là encore, lui semblait plus proche de Daniel et des gens ordinaires que d'un modèle absolu. Sang pur ruiné, fier de ses origines, droit pourtant, il ressemblait à un eternel maudit, condamné à ressasser le passé. Un héros, de toute façon, pour Daniel, c'était l'homme qui se levait, immuable, tous les jours, qui faisait ce qu'il fallait jusqu'à sa mort. Les héros étaient les gens dignes. On ne les voyait pas, on ne les comprenait pas, pourtant ils étaient là. S'il fallait être absolument un héros, alors Danny serait ce type là : le type qu'on croise dans la rue, qu'on oublie, mais qui n'a d'excuses à présenter devant personne.

Il faisait ce qu'il devait faire. Sans bruit aucun. Il ne parlait pas beaucoup, jamais. A vrai dire, Daniel ne parlait que pour dire quelque chose. Parler pour parler, pour commenter la pluie et le beau temps, quel intérêt ? Il trouvait cela superficiel et inutile. Il n'attendait pas des autres qu'ils se sentent obligés de meubler le vide qu'il laissait lorsqu'il parlait par monosyllabes, mais les gens le faisaient tout de même. Pourquoi ? Il n'en savait rien et n'avait jamais tenté de répondre à cette question. En fait, ça ne l'intéressait pas. Les gens parlaient. Il écoutait. S'il ne voyait pas quoi dire, il ne répondait pas. Le silence ne dérangeait pas vraiment Daniel Cade. Au fil du temps il apprenait même à l'apprécier. Aussi le fait qu'Aileas d'Huntington ne lui réponde pas ne le dérangeait pas outre mesure.

Ca lui permettait de penser. A quoi ? Bof, à rien de particulier. Les pensées de Daniel Cade suivaient leurs cours, et se perdaient aussi vite qu'elles venaient. Du genre le fait qu'il observait que le bar se vidait, mais restait bruyant . Ca sentait encore la bagarre. Il n'aimait pas vraiment intervenir, mais encore moins qu'on trouble l'ordre. La voix de la jeune femme le rapella à la réalité. Il n'ajouta rien : en fait, il n'y avait rien de plus à ajouter. Puis ça lui convenait bien, à Cade : il n'aimait pas qu'on essaie de faire une analyse psychologique sur son cas, qu'on lui dise qu'il était mal adapté à la société. Ce n'était pas tant sa faute, après tout. Les gens étaient réellement bizarres, non ?

Sans rien dire de plus, il but une nouvelle gorgée de bière, directement à la bouteille, observant de nouveau la salle. Des voix, loin, vers la gauche, plus forte et dominant le brouhaha ambiant, s’élevaient. Définitivement, ça partait en baston. Le whisky Pur-feu était la malédiction de ce genre de soirées. Daniel n'avait jamais été un gros buveurs, en fait. Il n'aimait pas perdre le contrôle. Il regarda, amusé, tout ce petit monde perdre la tête et s'oublier dans une vulgarité digne de moldus, ne sachant, ni ne pensant à utiliser des baguettes. Ca allait virer en mêlée générale. Il espérait tout de même que tout cela retomberait. L'exécuteur n'avait aucunement envie de se lever, ou de faire quoi que ce soit. Certes, il venait de la brigade de police magique, mais jouer au flic dans des bars l'ennuyait. Surtout qu'il n'était pas venu pour ça. Il laissa faire, reportant son attention sur Aileas.

Elle choisissait des moments bizarres pour parler, mais Daniel ne s'en offusquait pas. Il avait vu tellement de gens bizarres au cours de sa vie, et tellement de gens agités, et bruyants, et insupportables, que la compagnie de la jeune femme lui semblait presque reposante. Puis il n'avait pas l'impression qu'elle cherchait à lui mentir ou quoi que ce soit. De elle, il n'arriverait à obtenir que sincérité, et ce n'était pas un mal. Il lui adressa un sourire :

« Je vous remercie. Pas mal de gens me le disent sans avoir écouté. Mais je pense que vous savez de quoi vous parlez, contrairement à la plupart des gens ici. »

Il ne se leurrait pas, la plupart des gens venaient pour le bar et le concert n'était qu'un fond sonore. Pour Daniel, c'était tout autre chose, c'était l'un de ses buts, le fait d'arriver à la mélodie parfaite, à rendre le son qu'il pensait avec sa guitare. Là, le bruit qu'ils faisaient l'empêchait tout simplement de l'entendre penser, et il en avait marre.

« Excusez moi un instant. Ils deviennent proprement insupportables, là bas et je déteste qu'on me pourrisse mes soirées après les concerts. »


Il se leva, et se dirigeant sans hâte vers le lieu de la bagarre, deux tables plus loin, tapota l'épaule d'un des types qui se battaient. Un type qui essayait de s'interposer lui gueula de battre en retraite, et l'autre tenta de lui envoyer son poing au visage. Daniel l'évita, se baissant souplement, et le frappa du revers de la main en plein dans le nez. L'homme vacilla, un flot de sang coulant sur son visage. Il se mit à crier, tenant son nez d'une main pour empêcher le sang de couler :

« Mais t'es malade, toi ! Tu m'as pété le nez ! Personne te cause, merde ! Fous nous la paix ! »

Daniel sourit, sortant son portefeuille et montrant l'insigne des exécuteurs :

« Maintenant vous dégagez, tous autant que vous êtes. Ou ça ne se terminera pas seulement avec un nez cassé. »

L'homme au nez en sang hésita un instant, l'air de vouloir pousser le défi plus avant, mais finalement quelque chose du l'en dissuader. Danny en lui même n'était pas l'homme le plus impressionnant qui soit, mais l'appartenance au Ministère refroidissait pas mal les gens. Ils disparurent du bar assez vite, et Daniel retourna s'assoir, souriant d'un air vaguement contrit :

« Mes excuses. Ce genre de chose arrive fréquemment. Ca surprend les gens, en général, ils ne s'attendent pas à voir un exécuteur dans ce genre de bar, mais ça aide à ce que ça ne devienne pas trop la foire. »
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Ven 31 Mai - 16:14

Aileas parcourut un instant les yeux de la salle alors que l’homme la remerciait. Toutes ces personnes n’avaient-elles réellement pas écouté ? La jeune femme n’aurait pas été aussi catégorique. Elle avait été parmi ces gens qui étaient là pendant que le concert avait lieu. Certes ils avaient continué à parler pour la plupart mais en même temps on restait dans un bar et non pas dans une salle de spectacle. Socialement l’on ne se comportait pas dans l’un comme dans l’autre et l’on ne venait pas à l’un pour les mêmes raisons que l’autre. Mais cela n’empêchait tout de même pas -et c’était normal- que les gens réagissent à cet élément un peu plus inhabituel. Cela pouvait se faire de manière permanente ou ponctuelle, en bien ou en mal etc. Et en l’occurrence Aileas avait trouvé le public pas forcément toujours attentif mais ouvert à ce qu’il se faisait et bien disposé à l’égard du groupe. Donc non Aileas pensait que le public comme elle avait apprécié ce concert. Peut-être pas de la même manière qu’elle appréciait la musique mais cela ne voulait pas dire qu’ils n’avaient pas aimé. Disons qu’ils passaient rapidement à autre chose. Mais la jeune femme faisait cela aussi assez souvent. Simplement il était vrai que le changement entre le concert et l’après était assez radical en l’occurrence et pouvait sembler assez décevant aux yeux de l’homme.

Aileas allait faire une remarque dans ce sens mais comme assez régulièrement le décalage plus ou moins léger qu’elle avait entre le moment où l’autre avait fini de parler et où elle prenait la parole faisait que l’autre était déjà passé à autre chose. Là Daniel Cade n’était pas proprement dit passé à autre chose -en tout cas c’était ainsi qu’Aileas le percevait. Il était plutôt interrompu dans ce moment par le moment d’autres personnes qui venaient envahir le sien. Et par phénomène de dominos celui d’Aileas. Parce qu’elle l’avait vu la bagarre mais quelque part le fait de voir ne faisait pas que l’on se sentait concerné. La jeune femme n’avait pas cette perception des choses selon laquelle le fait d’être présent physiquement à un évènement, de pouvoir voir et entendre ce qu’il se passait faisait qu’elle y prenait nécessairement part. Pour elle s’il n’y avait pas de prise en compte réel de son esprit de la chose, elle aurait aussi bien pu se trouver à des kilomètres de là et ne pas savoir que simplement l’idée de l’événement pouvait exister. Tout aurait été du pareil au même. Mais la personne à laquelle elle était présente en cet instant venait de créer une sorte de lien. Très tenu puisqu’elle ne se sentait toujours pas le moins du monde un rapport avec ce qu’il se passait à quelques mètres d’elle. Mais présent puisqu’elle ne prit pas ce départ comme une coupure mais bien comme une interruption : elle avait fait de ce choix de l’homme quelque part le sien en acceptant qu’il se passe cela, qu’il y prenne part mais que cela n’était que temporaire.

C’est donc sans se préoccuper de quoi que ce soit que la jeune fille attendit sans que cela ne le gêne pour un sou. Et quand il revint, Aileas n’entendit même pas ces excuses. Par ce qu’il n’y avait pas lieu d’en avoir. Elle n’avait pas considéré qu’elle avait à intervenir, elle ne l’avait pas fait. Il avait considéré qu’il devait intervenir, il l’avait fait. Pour Aileas cela tombait sous le sens. Et d’ailleurs cela vint résonner dans son esprit avec ce qu’il avait dit lors de sa commission de sang concernant son métier. Elle avait toujours suivi ce qu’elle était et elle avait toujours trouvé cela totalement logique. Mais elle s’était rendue compte que cela ne l’était bien souvent que pour elle. Toutefois elle ressentait chez l’homme ce sentiment de logique assez simple finalement. Était-ce pour cela que l’échange semblait couler si facilement ? Cela avait-il un rapport à l’aura particulière qu’elle trouvait à l’homme ? Elle se serait bien penchée sur la question mais jugea préférable de la remettre à plus tard. Elle pourrait le faire quand bon lui souhaitait alors que cette compagnie que l’homme avait décidé de lui accorder ne serait pas éternelle.

Et -après avoir bu une nouvelle gorgée de ce liquide dont elle ne saurait sans doute au final jamais ce que c’était, elle reprit là où sa pensée c’était arrêté tout à l’heure :

“Je ne pense pas qu’ils n’ont pas écouté et sûrement même qu’ils pensent ce qu’ils vous disent. Juste que j’ai l’impression qu’au fond ils ne savent pas vraiment ce qu’ils disent car ils le sortent comme cela, sans vraiment qu’ils y voient un sens particulier, sans qu’ils y aient vraiment réfléchi. C’est peut-être pour cela que cela sonne pour vous aussi peu vrai que s’ils n’avaient pas écouté.”

Aileas ne parlait en général pas des masses. Mais cela ne voulait pas dire qu’elle ne pouvait pas parler beaucoup à certains moments. Mais si elle choisissait de dire quelque chose, que ce soit une tirade ou deux mots, c’était parce qu’elle les pensait et qu’ils avaient réellement un sens pour elle. Ce qui lui manquait encore généralement c’était la considération de savoir si cela pouvait bien avoir un sens quelconque pour son interlocuteur...
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Lun 3 Juin - 16:52

Tout avait un sens pour Daniel Cade. Tout du moins, il essayait toujours de donner un sens à ce qu'il voyait ou faisait. Le hasard, il n'y croyait absolument pas, enfin pas dans ce qu'il faisait lui. C'était un peu plus compliqué, de fait, que tout avait un sens. Disons que Danny essayait en tout cas de faire que ce qu'il touchait en aie un. Le hasard était la vie ce que la chance était au destin : c'est à dire tout et pas grand chose, et lui croyait fermement qu'il pouvait modifier ce qu'il touchait. La vie était complexe, pleine de courbes, mais au final droite dans son impossible destinée. Cade lui, tentait de batir un peu de logique dans ce monde si étrange, et agissait tranquillement. Il n'aspirait à rien de très complexe, ne voyait pas cela comme un acte d'héroisme, non, il agissait et c'était tout. Servir et protéger, des vœux simples pour un homme simple, tels étaient ses deux principes. Daniel Cade était un homme simple. Il ne comptait pas de talent extraordinaire pour le duel, ni pour la stratégie politique, il s'était simplement elevé au poste d'exécuteur parce qu'il croyait au régime et qu'il entendait aider le purisme, mais rien d'autre. Il ne demandait rien, et sa vie, même courbe, lui convenait. Pourquoi ? Parce qu'il venait de Gryffondor, parce qu'il était naturellement droit et honnête. Les discours d'Eris Valverde, de John Mulciber, de Léon Brom, tous, il y croyait, et était sans doute bien plus persuadé qu'eux d'agir avec bonté et pour le bien de la sorcellerie. Daniel Cade était un homme sincère. Lorsqu'il parlait, il disait la vérité. Mentir, il n'en comprenait pas l'utilité. Lorsqu'il n'avait rien à dire, il ne disait rien.

Peut-être était-ce là la principale différence de Danny avec le reste du monde. Tout le monde mentait, et les gens ne semblaient parfois que parler avec des paroles creuses. Les gens pensaient au pouvoir, à leur gueule, et puis point. Daniel ne le critiquait pas, pas plus qu'il ne l'approuvait. Le monde tournait comme cela, et il faudrait bien plus d'un homme comme lui pour le changer. Mais ce n'était pas pour autant que le monde changerait Daniel Cade, cela, il ne comptait aucunement le laisser faire.

Voilà sans doute pour il s'était levé pour calmer le jeu. Ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait expliquer, qu'il pouvait nommer. Ce n'était pas non plus une simple question de devoir, il y avait plus que ça. Une déformation professionnelle ? Non, pas vraiment. Sa profession n'était que le reflet de cette envie là. De manière très personnelle, Daniel n'aimait pas qu'on le dérange alors qu'il était tranquille et ne demandait rien à personne. Même si les autres ne s'en étaient pas vraiment pris à lui, ils étaient là, il les entendait, et leur simple présence indisposait Daniel. Ca n'allait pas avec le concert, qui ne s'était pas mal passé, pour une fois. Ensuite, oui, il était exécuteur, c'était son boulot d'éviter que les situations ne deviennent le bordel. Enfin, le boulot des brigadiers, mais Danny avait été brigadier, et parfois la limite n'était pas très clair entre son passé et son présent. Et puis pour terminer, il y avait ce fait là : quel homme était-il s'il regardait des gens se battre, s’entre-tuer peut-être, on ne savait pas comment ça pouvait dégénérer ces choses là, sans rien faire ? Une loque. Un lache. Ce n'était pas lui. Donc voilà, il était intervenu parce que c'était son rôle d'intervenir, ni plus ni moins.

Cela nécessitait-il vraiment une explication ?

Daniel écouta un instant son interlocutrice, méditatif. Aileas d'Huntington semblait avoir toujours un temps de décalage, mais il ne s'en plaignait pas. Quelque part, elle aussi résistait à un monde tourbillonnant, à sa manière suivant sa propre ligne de pensée et ne se laissant pas dicter ce qu'elle devait dire par l'extérieur. L'extérieur, le monde, Cade s'en méfiait beaucoup. Il résistait, lui aussi, aussi cela ne le gêna-t-il pas. Peut-être avait-elle raison, même si lui n'était pas tout à fait d'accord. Les gens n'étaient vraiment sincères que lorsqu'ils avaient intérêt à dire quelque chose. Souvent, c'était écraser les gens, montrer leur puissance.

Les insultes étaient presque les seules choses sincères qu'on aie dites à Daniel Cade. Pour lui, il y avait bien plus de sincérité dans le mot bâtard que dans les mots je t'aime. Ou peut être que les gens ne réfléchissaient pas assez, comme Aileas disait, au sens de ce qu'ils disaient. Ils ne mesuraient pas les conséquences. Danny parlait peu : lui les mesurait.

« Peut-être bien, oui. »

Il n'avait au final pas grand chose d'autre à dire, là dessus du moins.
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas Ven 7 Juin - 18:04

L’endroit fermé regorgeait d’énergie, même maintenant que les tensions s’étaient quelque peu apaisé avec l’intervention de Daniel Cade, l’ambiance bruyante et mouvante restait. Le monde continuait de tourner, les gens déjà oubliaient ce qu’il venait de se passer. Hypocrisie quotidienne qui faisait que plutôt que d’ignorer complétement ou alors de réellement s’impliquer dans ce qu’il se passait, on ne faisait que s’intéresser de loin sans se mouiller avant de passer comme si de rien n’était à autre chose. Le fait est que tout ce mouvement finissait par créer de la chaleur. Et les courants d’air qui se formaient le temps que quelqu’un entre ou sorte du bar ne suffisaient pas à ne serait-ce que rafraichir la pièce. C’est pourquoi, sans même sans rendre compte finalement, la jeune fille détacha un lacet qui se trouvait à son poignet et s’en servit pour remonter son épaisse chevelure en un chignon vite fait et pas trop mal fait finalement.

On aurait pu trouver cela quelque peu décalé par rapport à sa tenue mais là les gens n’en étaient sans doute plus à là certainement. Rien que sa présence dans ce lieu étonnait de par le décalage entre sa tenue qui la situait dans la catégorie des “issus de bonne famille” qui ne fréquentait que rarement de tels lieux puis après il y avait sa manière d’être avec manie de s’asseoir en tailleur sur les chaises, son absence d’expressions. Aileas pouvait avoir conscience du fait que cela étonnait les gens mais cela restait très ponctuel tout simplement parce qu’elle ne voyait pas d’intêret de s’en rendre compte vu qu’elle ne comprenait pas cet étonnement et qu’elle savait parfaitement qu’elle ne changerait pas.

A force de le tenir entre ces deux mains, le verre de la demoiselle avait perdu de sa fraicheur mais elle ne l’avait pas remarqué non plus. En vérité, il pourrait sans doute se passer beaucoup de choses autour d’elle qu’elle ne le remarquerait pas tout comme elle pouvait remarquer des éléments insignifiants aux yeux des autres. Si elle l’avait pu, elle aurait voulu pouvoir s’intéresser à tout en profondeur sans rien louper. Mais elle ne le pouvait pas évidemment alors, elle prenait le temps de s’intéresser aux éléments qui attrapaient son attention avant qu’ils ne s’évaporent. Du coup, elle ratait pleins de choses évidemment mais elle vivait pleinement ce qu’elle avait envie de vivre. En ce moment elle partageait un moment avec cet homme qu’elle était loin de cerner et qu’elle n’avait pas spécialement envie de le cerner aussi étonnant que cela puisse paraitre venant de la part de la jeune fille qui aimait bien creuser les mystères qu’elle rencontrait.

Peut-être parce qu’il y avait quelque chose de tout simplement... simple justement dans la présence de l’homme, dans ce qui émanait de lui et qu’Aileas ne voyait pas pourquoi elle viendrait gâcher tout cela en venant se prendre la tête avec des considérations hautement compliquées et réfléchies dans lesquelles elle se plongeait volontier assez régulièrement. Alors elle prenait le temps de se poser tout simplement, ses yeux se perdaient dans l’argenté d’une carafe en métal posé sur une autre table. Une couleur qui n’était pas celle qu’elle percevait émanent de l’homme. ce n’était pas de l’argenté, c’était vraiment un gris mais brillant, elle ne savait pas décrire les couleurs qu’elle avait dans son esprit autrement qu’en prenant de la peinture et un pinceau mais même là cela ne serait pas suffisant car ce brillant discret mais présent lui échappait toujours.

Avec son regard ainsi ailleurs et son inexpressivité, la jeune fille devait sans doute sembler absente, ailleurs. Pourtant non, elle était juste là à apprécier ce moment en compagnie de Daniel Cade car après tout être avec quelqu’un voulait-il forcément dire parler de tout et de n’importe quoi juste pour remplir les blancs ? Ce bavardage inutile ne signifiait-il finalement pas le besoin de combler un trou que l’on trouvait gênant. pouvait-on vraiment alors dire que l’on était en compagnie de quelqu’un si le fait de simplement être en sa présence était considéré comme perturbant ? Pour Aileas la question ne se posait même pas, la réponse était évidente et transparaissait en ce moment par la manière dont elle se comportait. Encore fallait-il comprendre cette façon particulière de penser de la jeune fille...
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MessageSujet: Re: While my guitar gently weeps || Aileas

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While my guitar gently weeps || Aileas

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