POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement Lun 20 Mai - 13:13

Dirigier ou s'épandre, il faut choisir
Evénement


La lumière du soleil s'abaissait en fonction que montait celle des torches. Une fois de plus, comme chaque nuit, Poudlard s'illuminait. Les murs du château éblouissaient de cette lumière réchauffante et tout le monde se préparait à passer une nuit sécurisante.
C'est surement ce qu'il y avait de plus beau à Poudlard. Premier lieu construit suite à la traque de ceux qui avaient des pouvoirs magiques, c'était l'endroit même où vivait la Sorcellerie. Un lieu sans cesse changeant, proposant à tous des parties inconnues et pourtant connues pas d'autres.
Autrement dit, Poudlard vivait comme la Sorcellerie vivait depuis toujours. C'était une oeuvre de la Nature, là où la Sorcellerie avait choisi de trouver refuge.
Ce lieu était un Temple. Un Temple qu'il ne fallait pas profaner. Quiconque cherchait alors à diviser au sein même de ce lieu prenait le risque de diviser la Sorcellerie.
Dumbledore avait fait ce sacrilège. Il avait instauré le bourbisme dans un endroit qui depuis toujours l'avait fui. Il avait réussi cette mission impossible de reconvertir les élèves de Poudlard en des Sorciers qu'étaient ceux du Moyen-Âge et qui pensaient bêtement ou innocemment que la race moldu ne pourrait jamais s'en prendre à la Sorcellerie.
Mais Dumbledore, comme beaucoup d'autres personnes, s'était trompé. Il s'était trompé mais avait eu le privilège de la puissance Magique. Tout cela ne faisait qu'accentuer son pouvoir dans le monde et sur les Sorciers faibles.
C'était pour cette raison que lui et le Seigneur des Ténèbres étaient si proches. Tous deux portaient en eux une idéologie pour le monde. Et leur puissance magique faisait qu'ils arrivaient facilement à l'imposer. Mais l'un des deux avait alors la vraie Sorcellerie en lui. Celle de la Pureté, de la Justice et de la Sécurité. On ne pouvait en dire autant des autres.

Eris Valverde était assis derrière son bureau.
Le bureau de l'Inquisiteur ressemblait étrangement à celui qu'il possédait au Département de l'Ordre Nouveau. Hormis le fait que les trois tourelles étaient celles qu'avaient connu tous les dirigeants de Poudlard, tout était changé. Le lieu était emprunt de la personnalité de Valverde. Avec des bibliothèques repeintes en noir, le sol en pierre recouvert par un parquet finement lustré et taillé dans le bois et des meubles remplacés par ceux du vieil homme, la "Tour de l'Inquisiteur" était devenue la tour d'Eris Valverde.
Le vieil homme continuait à recevoir les dossiers importants de l'Ordre Nouveau. Aussi avait-il travaillé tout le reste de l'après-midi sur des comptes-rendus des Commissions du Sang d'Irlande qu'avait désormais à sa tête Silverleaf.
Mais la journée du Mangemort Politicien avait été particulièrement fatigante. Après être parti de l'Ordre Nouveau, avoir rencontré Witcher, puis être arrivé à Poudlard dans la plus grande discretion, Eris avait rencontré son futur Directeur-adjoint. Celui qui ne serait plus un professeur, mais une personne entièrement dévouée à la sécurité du château.
Ni les professeurs ni les élèves ne savaient encore qui était le nouvel Inquisiteur. On entendait des bruits, on se doutait que quelqu'un était arrivé. Mais aucune nomination officielle, rien de bien concret.
Valverde entendait mettre les professeurs au même rang que les élèves dans ses relations. Ces derniers auraient évidemment une autorité sur leurs élèves, cependant, ils resteraient des personnes soumises au nouveau règlement instauré par Eris Valverde.
Celui que l'on considérait dans la presse et souvent officiellement comme numéro trois du régime de Lord Voldemort était arrivé à Poudlard et ceci n'avait aucunement l'air d'un futur laxisme à la LeeRoy.

Vingt et une heure sonna.
Le repas était surement terminé et les élèves étaient entrés dans leurs dortoirs. Quelques professeurs faisaient encore la ronde, ne se doutant alors pas de ce qui allait arriver.
Neeson ferait désormais les annonces officielles au "micro" dans tout le château. Comme depuis toujours, une voix résonnerait dans tout le château.
Une fois de plus, les élèves et les professeurs seraient désorientés par une voix changée. Ils pensaient peut-être que ce serait le nouvel Inquisiteur qui parlait.

"Tous les élèves, professeurs et membres du personnels doivent immédiatement se rendre dans la Grande-Salle."

La voix résonna dans tout le château.
Comme si elle pouvait entrer dans les murs, entrer dans la chair des personnes. Certains devaient être endormis à cette heure.
Mais Valverde ne comptait aucunement se plier aux règles établies dans ce château par ses habitants. Non, ce serait désormais à eux de s'y plier, pour l'honneur et la gloire du Purisme. Sinon, ils en paieraient le prix. Qu'ils soient professeurs, élèves ou autres créatures de ce château.

Les pas du vieil homme résonnaient dans certains couloirs du château.
Il était toujours habillé de sa longue robe rouge-sang. Des motifs brodés de noir et d'argent résonnaient avec ceux du manteau/cape qui y étaient cousus. Sans manches, ce manteau argent largement ouvert devant imitait les mouvements de la robe de Valverde et descendait jusqu'en bas.

Il arriva dans le hall de Poudlard.
Tout le monde attendait dans la grande salle. Les portes avaient été fermées. Dans le hall, attendaient alors les cent brigadiers de la police magique, les cinq Exécuteurs de Nuisibles, les trente-cinq raffleurs et les dix langue-de-plombs. Tous observaient Valverde.
Le vieil homme vit Logan Selwyn, qui attendait. Il fit un mouvement de tête à ces hommes, que certains connaissaient parfaitement bien. Les Raffleurs de l'Ordre Nouveau allaient une fois de plus servir son éternel directeur.

Les portes s'ouvrirent. Presque toutes les têtes se tournèrent.
Comme demandé, la salle avait été vidée de ses meubles et personne n'avait eu le droit d'aller sur l'estrade.
De plus, le gros changement de la Salle avait été ces immenses bannière à l’effigie de l'Intendance du Royaume-Uni, dont une, presque immense, trônait derrière l'estrade.
Les quatre maisons étaient réunies en quatre groupes.

Valverde entra.
Sa si célèbre silhouete traversa la foule, suivie par les cent-cinquante sorciers chargés de la Sécurité qui regroupaient plusieurs métiers célèbres de l'Intendance. Ces derniers se répartirent avec ordre dans la salle, encerclant avec méthode les quatre groupes d'élèves.
Quant à l'Inquisiteur de Poudlard, il arriva à l'estrade où une semaine plus tôt il s'était déjà retrouvé.

Son regard glacial et calme se posa sur la foule. Ses yeux noirs semblaient voir en chacun et en tout le monde à la voix. Tel un écrivain qui tire les ficelles de son récit, il mélangeait plusieurs points de vue à la fois. Il arrivait à entrer dans les yeux de tous tout en semblant s'intéresser à une seule personne à la fois.
Il y eut un moment de silence.
Valverde était seul sur l'estrade. Selwyn était posté prêt d'un mur, le plus proche des marches de l'estrade. Mais le vieil homme restait l'unique dirigeant.
On entendit alors quelques mouvements. Des cris, des souffles, des protestations. Mais tout cela fut rapidement étouffé.
Car on se rendait compte désormais que la Jeunesse n'aurait plus qu'à suivre le Purisme ou à périr. Le silence préservé jusque là fut alors de retour.
Une quinzaine de brigadiers traversa la salle tenant dans leurs filets vingt élèves, de toute maison, de tout âge, de tout sexe.
Ils disparurent par la porte alors réservée aux professeurs.

Valverde, quant à lui, continuait à fixer la salle de son regard de glace.

« Ce soir, et pour toujours, l'Intendance a entendu votre message et agit. La voix de Valverde résonna, comme celle des juges dont on attend la sentence depuis quelques jours. Désormais, et malgré vos immatures protestations, la Jeunesse doit apprendre à penser et à agir Puriste. Il est temps désormais qu'elle entende notre message. Aussi, ne sera-t-elle plus abandonnée aux profits des groupes qui divisent et détruisent. Maintenant, vous serez soumis à votre Destin. En devenant la jeune garde du Seigneur des Ténèbres, vous ferez honneur à la Sorcellerie et au Purisme. Car telle est votre revendication. Valverde s'arrêta et en profita alors pour plonger de nouveau ce regard calme, déterminé et froid dans la foule. Cependant, dès ce soir, ceux qui ne voudront pas devenir de jeunes Puristes exemplaires devront rendre des comptes à la Sorcellerie. Le travail obligatoire sera une première punition. D'autres viendront en fonction de vos fautes. Car nul écart au Purisme ne sera désormais ici accepté. Nous avons assez attendu pour que vous preniez le pouvoir dans cette Ecole, qui est là, à l'origine, pour faire honneur à la Sorcellerie. Ne cherchez-vous qu'à en être le déshonneur? Votre famille ne craint-elle pas la Honte que vous tirez vers elle? Dans le Purisme, chacun est responsable des siens. Aussi, ce qu'il se passe ici aura toujours une répercussion chez les vôtres. Et ce qu'il se passe chez les vôtres aura une répercussion ici. Telle en est la Loi, que vous l'acceptiez ou non. Nouvelle pause. Chacun devait entendre le message de Valverde. Beaucoup de jeunes le prendrait pour un discours de politicien. Mais comme à chaque fois, les mots de Valverde présageaient toujours ses actes. Et là, aucune excuse ne serait tolérée. De fait, il était préférable pour tous qu'ils écoutent attentivement ce qu'il était en train de dire. Vous venez de voir vingt de vos camarades arrêtés pour trahison. Face à l'affront que vous avez fait au Purisme, ces derniers seront considérés comme otages du Purisme et si l'enquête ne permet pas de résoudre ce mystère que vous prétendez renfermer, un à un, ces otages mourront. Sous vos yeux. Les choses étaient fixées, désormais. Vous prendrez connaissance demain matin du nouveau règlement. L'Intendance, qui désormais compte en son sein Poudlard puisque la décision a été prise que l'Ecole devienne Ecole du Purisme en y étant officiellement rattaché, a écouté votre message. Valverde s'arrêta. La tension montait dans ses mots, même si le vieil homme respirait toujours calme et froideur. Mais quand il reprit la parole, son ton grimpa pour terminer dans une apothéose. Prenez-en conscience, comportez-vous en véritables jeunes Sorciers Puristes que vous méritez d'être. Car la Sorcellerie est là, devant vous. Il ne vous suffit plus que de vous battre pour son Honneur, sa Gloire et sa Puissance. La Magie est Puissance! Et vous êtes la Magie, Jeunesse prête à cette belle croisade en laquelle vous avez le droit et l'honneur de croire. N'oubliez jamais que le Seigneur des Ténèbres est là pour votre épanouissement. Alors, battez-vous et que vive à jamais la Pure Sorcellerie! »

Les gardes applaudissèrent, forçant alors à imiter les élèves. D'ailleurs, certains des plus puristes avaient applaudi. Car ils étaient désormais fiers que l'Intendance tourne le regard vers eux.
Si Valverde avait quitté l'Ordre Nouveau, c'était pour cette Jeunesse qui méritait, comme tous, d'être entendue.

« Je vous prie d'appliquer un des points de notre règlement. Veuillez répéter après moi: "Le Seigneur des Ténèbres nous guide!" Ils répétèrent. "Le Seigneur des Ténèbres nous dispense son enseignement. Le Seigneur des Ténèbres nous protège ! À sa lumière, nous nous épanouissons. Dans sa bienveillance, nous nous réfugions. Devant sa sagesse, nous nous inclinons. Nous existons pour le servir et nos vies lui appartiennent. »

Car telle était la Solution.
Pour que le Purisme triomphe par ce nouveau bras armé qu'acceptait d'être la Jeunesse.

Hrp:
 
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Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Re: Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement Lun 20 Mai - 16:51

Vingt et une heure.
L'heure était à la détente dans la salle commune de lions, salle que H aurait aimé quitter quelques instants pour entrevoir une perspective plus accueillante qu'étaler une collection de carte de chocogrenouilles, ou jouer aux échecs version sorciers. Beurk, des échecs ! Il en voyait tous les jours à coté de lui en salle de classe, pas besoin d'en côtoyer plus.
Ainsi, alors qu'il était allongé seul sur son plumard, en train de méditer, une horrible voix raisonna dans les hauts-parleurs invisibles aux yeux du lion.

"Tous les élèves, professeurs et membres du personnels doivent immédiatement se rendre dans la Grande-Salle." 

La réponse du lion fut virulente et rapide.

« Ta gueule sac à merde ! »

Il avait en horreur qu'on le tire de ce genre d'état dans lequel il se trouvait 'en paix'. C'était un peu le seul moment de calme et de détente qu'il s'offrait, et là, voilà qu'on lui pourrissait la vie avec une putain de réunion dans la Grande-Salle, comme s'il en avait besoin.
Rien à foutre ! Il irait pas ! Quitte à se faire torturer aux cachots.
C'était le seul moment où il pouvait retrouver son passé, et là, on le privait de celui ci, non, il n'allait pas être une petite bête docile, ça ne risquerait pas d'arriver. Alors que les élèves quittaient le dortoir, il restait là, allongé sur ce dernier alors qu'un gamin venait de rerentrer en courant dans ce dernier, sans doute pour le chercher.

« H … c'est urgent ya Elena qui veut te voir ... »

Là ça déconnait plus. Quelque chose clochait.
Se levant, chopant sa baguette qu'il fourra dans une poche, le lion sortit en trombe du dortoir pour arriver dans la salle où l'attendait Elena.
Alors ils rejoignirent la queue de la file des élèves de Gryffondor.
Jamais il n'avait vu la miss aussi inquiète, et il en fallait pour l'impressionner, ce rassemblement la faisait littéralement flipper à mort. Attendant d'être un peu derrière les autres, elle lui fit part de ses inquiétudes à l'oreille. Et si on avait su ? Si on les avait balancé ? Aucune chance ! Le lion avait été confiant envers Ariana et ses sbires. Si jamais ils avaient été trahis, ça allait chier des bulles.
Cependant, le Gryffondor lui tint un discours rassurant, elle ne serait pas inquiétée, si jamais on l'accuserait elle, il se dénoncerait pour elle, mais ça, il ne lui disait pas. Il refusait que ses proches prennent pour lui, jamais ça n'arriverait.

Ça sentait le roussi, et il fallait vite trouver une parade.
Alors qu'il entrait dans la Grande-Salle, vidée des habituelles tables, le lion se douta que quelque chose n'allait pas bien se passer. On leur demanda de se regrouper par maison. Là, les portes s'ouvrirent, laissant entrer un flot de personnel sans doute bien armé. Merde, il fallait agir, et protéger son monde. Réflexe, H joua des coudes, faisant tourner à Elena de rassembler les joueurs de son équipe de Quidditch, ainsi, pendant le flot de populace, l'équipe se réunit vers son capitaine, ainsi que ses proches Gryffondors. On ne toucherait pas à son équipe, sinon il sortirait sa baguette, brigadier ou pas.
Lançant un regard à l'autre bout de la salle, il aurait aimé croiser celui de Bedan pour lui dire de rameuter ses troupes et de se mettre en tas, comme ça, ils seraient unis, et auraient la possibilité éventuelle de se défendre.
Ainsi, parmi les lions, on eut pu voir un noyau solide, équipe de Quidditch et membre de l'Elite derrière H qui s'était placé explicitement sur un des cotés pour 'protéger' ses membres. Il ferait barrière de son corps si le besoin s'en ferait ressentir.

Ils étaient encerclés, mais le lion ne se débina pas. Il resta droit, à fixer dans les yeux le raffleur crasseux qui lui faisait face. Non, il ne baisserait pas les yeux devant de la merde pareil ! Jamais !
Et pis on choisit des élèves dans les maisons. H, bien évidence, s'offrait sur un plateau à qui voudrait bien le prendre par la force. Mais on devait le connaître de réputation, si bien qu'au final, on ne le choisit pas, ou alors on accepta son courage, et aucun membre de l'équipe de Quidditch ni de son Elite fut choisi. Alors que les autres se barraient, il retourna auprès de ses troupes pour les rassurer, maintenant, c'était fait, il les avait protéger, pour l'instant.
Puis le type qui devait être l'Inquisiteur commença à leur servir du blabla inutile que H n'écouta pas.
Vingt innocents allaient crever ? Et alors ?
La vie était comme ça, H avait fait ce qu'il était juste de faire. Tout simplement.
Et la daube se poursuivit alors que les cons applaudissaient.

Ça craignait sec pour l'Elite, mais là, il fallait assumer, trouver le meilleur moyen de se relever de ça.
Puis l'Inquisiteur demanda à ce que les élèves répètent une phrase. Réaction, H se retourna vers les autres. Personne ne semblait au courant. C'était quoi ce bordel ?! Et il entamait ça connerie le pépère. Incompréhension totale. Si bien qu'à la fin du discours, H n'avait pas même eu le temps de caler la première phrase.
Non, il ne serait pas un de ces moutons qui suivent aveuglément le troupeau, ça non ! Les temps allaient être durs pour l'Elite, et une réunion avec les têtes du Cartel devait être menée de toute urgence.
Ils l'avaient voulu, ils l'avaient eu ...
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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement Lun 20 Mai - 17:15

Il régnait une certaine confusion à Poudlard. Confusion dont Llewelyn Mulciber ne se lassait pas, car il n'y avait plus d'Inquisiteur. Provisoirement. Au moins, on le laissait peinard. Personne pour me poser de question, pour m'attribuer ce putain de meurtre. Il ne voulait pas trop penser à ça. Yakovsky avait l'air d'avoir apprécié, mais dans le fond, qu'est-ce qu'il en avait à foutre de la reconnaissance de Mercurius Yakovsky ? Oh, il ne fallait pas se tromper, le Serpentard ne regrettait certainement pas ce qu'il avait fait. Mais ça ne lui plaisait pas non plus. Sur le moment...sur le moment, quoi, d'ailleurs ? Ca t'as plu ? Ouais, bravo. La folie des Mulciber reprenait par moment ses droits chez Llewelyn Mulciber. Mais lui n'en voulait pas. Et on ne pouvait pas dire que tuer l'amuserait jamais. Le faire, ouais. Mais il n'avait pas le choix de s'imposer une barrière. Si je commence à aimer ça, c'est la fin.

On commençait à entendre des rumeurs sur un nouvel inquisiteur. Politiquement, le choix serait celui d'un mangemort, c'était évident, restait à savoir qui. On nommerait un vieux, cela c'était encore plus évident, histoire de montrer le coté érudit, sage, toutes ces conneries qui étaient sensées être inhérentes à l'école. Des conneries, tout ça. On peut être vieux et con, témoin l'oncle Donny, bon manager, mais connard fini. L'essentiel aurait été d'avoir un peu de psychologie, mais quelque chose disait à Llewelyn que mis à part de l'autorité conne et brutale, ils n'auraient pas grand chose.

« Oh, merde, Hugh, regarde comment tu joues, bon dieu...ta reine est totalement à découvert. »

Son frère, Hugh Mulciber, âgé d'à peine onze ans, était en première année. Si Llew avait toujours vécu dans l'ombre de Ben, leur frère ainé à tous les deux, Hugh vivait à présent dans l'ombre de ses deux frangins, et se prenait pour le moins doué. Il baissa la tête sans rien répondre.

«Fais donc pas la gueule, on dirait que je t'ai cogné. Impose toi un peu, merde. Tu vas finir écrasé par tout le monde. T'as pas envie d'être un paillasson, si ?

-N...non. »

Llewelyn ne se croyait pas particulièrement effrayant, pourtant Hugh baissait toujours les yeux en face de lui. Putain, mais il va se faire broyer par la famille. Les Mulciber n'étaient pas réputés pour être des gens facile, même parmi les parents et amis. Le Serpentard s'apprêtait à ajouter quelque chose lorsqu'une voix annonça un rassemblement général dans la Grande Salle. Allons bon. C'est quoi cette connerie, encore ?

Ils rejoignirent donc les autres de ce pas. Llewelyn rejoignit le groupe des Serpentards. Ca craignait. Personne ne savait réellement ce qu'il se passait. Le regard bleu de Llewelyn fit rapidement le tour de la salle. Tous les membres de l'Elite étaient là, un bon point pour l'instant. C'est forcément à cause de ce qu'on a fait. Maintenant on n'allait plus tarder à avoir les explications, de toute façon. Ca devait annoncer la venue du nouvel inquisiteur, un truc comme ça. Mulciber avait un mauvais, un très mauvais pressentiment. Il se plaça à coté d'Ariana, pas loin de Laura non plus, fit signe à Simon et Clarence, les jumeaux Witcher, de les rejoindre, et plaça Hugh devant lui. Réflexe de base, on reste ensemble. Il avisa Yakovsky de l'autre coté. Bon.

Si c'était pour l'Elite qu'ils venaient, il faudrait se serrer les coudes.

Puis entra Valverde. Alors ils n'ont rien trouvé de mieux que le nommer lui ? La rivalité de John Mulciber, chef de la famille du Serpentard, déteignait un peu sur lui, mais il ne détestait pas, cependant, Eris Valverde. C'est un meilleur puriste, un grand mangemort, meilleur que ne le sera jamais LeeRoy.

Entrèrent à sa suite les autres. Raffleurs. Langues-de-plombs. Exécuteurs. Mangemorts. Brigadiers de la police magique. Logan Selwyn, que Llewelyn prit d'abord pour son cousin par alliance, Ramalus, lui aussi mangemort. Qui est le con qui lui a laissé tous ces hommes ? Et qu'est-ce qu'il va en faire ? Ils ne seraient pas mieux à défendre autre chose que des gosses ? Du genre en Irlande ? Du genre à arrêter Jugson et Weasley ? Oh, là, aucun doute. Llewelyn était sur qu'ils auraient un cadre, qu'ils avaient joué pour obtenir quelqu'un de plus valable que LeeRoy, mais qu'est-ce que ça allait donner ?

L'Elite risquait de payer, même si elle était composé en majorité de gens qui agissaient, ou croyaient agir, pour le purisme. Llewelyn réflechissait rapidement. Ou on plie, ou on crève, mais pour l'instant, la meilleure stratégie c'est d'attendre. Il faudrait choisir son camp. Llewelyn Mulciber était un puriste. Eris Valverde était un puriste. Naturellement, il serait allé vers lui. Mais il fallait voir.

Les hommes passèrent. Llewelyn vit son frère se mettre à trembler, terrifié, et il posa la main sur son épaule :

« Calme. Ils ne vont rien te faire. »


Les paroles s'adressaient à Hugh, mais plus globalement à tout le monde. Très calme, pas impressionné pour un sou par la démonstration de force, il croisa de ses yeux bleus le regard de l'homme en face, un brigadier, d'un regard très froid. Je suis un Mulciber. Je suis un sang pur. Et toi, t'es qui, putain ? Il ne plierait pas. Pas comme ça, du moins.

Il se força à écouter le discours d'Eris Valverde. Curieusement, il crut à son discours, et il applaudit de manière sincère. Si on peut s'arranger avec lui, alors ça devrait aller. Ils avaient le même but, en tout cas pour ce qui concernait la volonté personnelle de Llewelyn Mulciber. Mais il se foutait des élèves qu'on emmenait. La menace ne servira à rien, pas comme ça du moins. S'il voulait avoir l'Elite de son coté, Llew aurait plutot dit qu'il faudrait que l'Inquisiteur l'achète.

Ou la détruise. Mais ça, il préférait éviter de trop y penser, répétant vaguement ce que l'inquisiteur voulait qu'ils répètent, se disant que comparer le Seigneur des Ténèbres à une lampe dynamo, ce n'était pas tellement bien choisi...
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Ariana Bedan


MessageSujet: Re: Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement Lun 20 Mai - 19:31

Qu'aurait-elle donné, elle, Ariana Bedan, pour avoir sa saleté de servante ici, à Poudlard. Elle avait autant besoin d'elle pour avoir l'air d'une véritable Bedan, fille de sang-pur, à la fortune incommensurable, que pour lui préparer ses habits et la réveiller paisiblement. Et non, elle n'avait pas cette servante là qu'elle méprisait au plus haut point par pur principe. Ariana était ce genre de gamine intransigeante tant bien dans sa vie quotidienne et privée qu'en public. Elle était médisante, c'était un fait, et elle détestait tout ce qui n'était pas noble et respectable. Elle n'était pas issue de n'importe quelles familles pour dire cela. Elle n'était pas une arriviste, elle était une noble-née, et elle se refusait, catégoriquement, de se rabaisser à un niveau de vie moyen comme celui dont se contentaient la plupart des habitants du château. Ariana ne leur demandait pas de vivre comme elle – au contraire, ça lui donnait de l'importance – mais ils n'avaient pas à lui demander d'être comme eux. Elle fréquentait les membres de l’Élite, même les moins respectables, car ils avaient été triés sur le tas, et ils étaient, aux dires de H du moins, des déterminés à faire de leur cause, une cause respectée et appliquée. L’Élite c'était à peu près tout ce qu'aimait Ariana à Poudlard en plus du château en lui-même, des cours, et des membres de sa famille. C'était la représentation même du purisme à ses yeux. Vrai que H s'en foutait royal de toutes ces idées puristes, bourbistes, politiques. C'était à Ariana de gérer ça. Mais l’Élite était, et resterait, quoi qu'on en dise, un groupe puriste à forte tendance extrême. Le purisme était avant tout, aux yeux de la serpentard, une idéologie visant à hiérarchiser la société selon le modèle magique, afin de placer les sangs-purs et les plus forts en haut, et les larbins, et autres sangs-impurs, en bas. Entre, les sangs-mêlés les plus basiques, dont seuls les plus illustres, à l'image de James Eccleston, pouvaient monter d'un cran vers le « sommet » de la pyramide. Ainsi, l’Élite agissait de la sorte en plaçant les défenseurs des sangs-purs et de la loi du plus fort au sommet du mont Poudlard, et écrasait considérablement chaque être n'étant pas fait pour vivre en leur compagnie. C'était dur, c'était même cruel et inégal, mais l'égalité était, par définition, une notion utopique n'ayant pour seul attrait celui de faire rêver une part de la population trop faible pour s'adapter d'une vie considérablement moins dure. Qu'y avait-il d'égal dans l'égalité sinon l'inégalité qu'était celle de cacher la vérité à ses défenseurs et pas aux autres ?

Ariana repoussa la couette de sorte à pouvoir s'extirper de son lit à baldaquin exactement similaire aux autres – par égalité. Elle se posa sur le bord, et observa ses orteils en les faisant tour à tour bouger. Elle enfila alors son tee-shirt, puis un collant, et se dressa de sa robe de sorcière spécialement fait sur mesure pour avoir l'air un peu plus... différente et supérieure. Tout passait par l'attitude en premier lieu selon Ariana et elle ne manquait pas d'appliquer ses propres règles. Tandis qu'elle harmonisait sa coiffure et son collier, Laura rentra dans la pièce, accompagnée d'une ses amies dont Ariana ignorait royalement le nom, déjà car elle ne l'intéressait pas, et de plus parce que retire les noms ce n'était pas son fort. Sa cousine s'amena avec un air amusé sur le visage, ce qui arracha immédiatement un sourire à Ariana qui se retourna complètement et embrassa la fille de Jeff et Evelyn Bedan.

-Attention à toi en sortant, v'là que Grégoire et Jimmy se sont mis en tête de chopper toutes les demoiselles de cette maison pour les embrasser.
-Quoi ? Tu déconnes?
-Oui. En vérité, on vient de me dire qu'il se passe quelque chose dans la Grande Salle. Jimmy est monté ce matin et a vu pas mal d'agitations. Il pense que c'est peut-êt...
Tous les élèves, professeurs et membres du personnels doivent immédiatement se rendre dans la Grande-Salle.

La voix venait de retentir comme un bourdonnement affreux appelant à la punition générale et au sermon. Encore un. Peut-être était-ce même plus, peut-être était-ce la venue d'un nouvel Inquisiteur, qui sait ? Peut-être était-ce aussi une exécution générale ? Ou même mieux, une torture publique ? Ariana regorgeait d'imagination dans ces moments là, et rien que l'appel de la direction de Poudlard lui illuminait sa journée.

-Encore du bordel. Allons-y Lau'.

Ariana empoigna la main de sa cousine et commença à partir en voyant que sa copine, ou ce qui semblait plutôt être sa servante vu le degré de servitude de la gamine, suivait. Ariana se stoppa net, jeta un regard froid, méprisant, et volontairement rabaissant sur elle.

-Oui, mais pas toi. Casse-toi.

Éclatement de rire de la part de Laura, qui lui renvoya un autre regard médisant, puis les deux s'éclipsèrent, laissant cette pauvre enfant seule dans un dortoir qu'elle devait déjà trouver cauchemardesque au possible. Vrai que chez les Serpentards, mieux valait avoir du caractère et être proche des Bedan, plutôt que d'être distant et servile. Ça n'amenait strictement à rien, et ça avait le don d'agacer Ariana plus qu'autre chose. Elle détestait la servitude notamment car c'était le comportement d'un faible implorant de la pitié et Dieu sait qu'elle était réfractaire à l'idée d'être soumise à plus fort qu'elle. Elle ne se laissait tout simplement pas marcher sur les pieds, et elle rusait pour s'en sortir quand il fallait plier. Elle se savait loin d'être intouchable et surpuissante. Elle connaissait quelques-unes de ses faiblesses et elle était parfaitement au courant que d'autres en profiteraient si elle n'agissait pas avec malice.

Les deux filles retrouvèrent Morgane au niveau des canapés de la salle commune qui les rejoignit immédiatement avant d'entreprendre une ascension vers la Grande Salle où l'événement allait se tenir. Les autres élèves y allaient aussi, évidemment, et on sentait une espèce d'euphorie général à l'idée de se retrouver encore une fois dans cette salle pour un rassemblement. Certains attendaient peut-être une action de l’Élite, une glorieuse action comme la précédente, mais elle n'arriverait pas car aucun membre de l’Élite n'était au courant de cette mascarade, et encore moins le Cartel. Ariana n'avait pas revu H depuis avant-hier où ils s'étaient vus en compagnie d'autres membres de l’Élite et il n'avait pas été question d'attentat lors d'un rassemblement. Laura commençait à s'amuser des têtes déterrés des gens avant que le groupe d'élèves en provenance des cachots ne parvienne au niveau du hall. Ariana retrouva sa sœur, Emma, qui se joignit au groupe des filles de Serpentard. Il n'y avait pas grand monde à Gryffondor, ou à Serdaigle, et encore moins à Poufsouffle, qui se mêlait aux Serpents. On comptait évidemment Emma, H et Sara qui sortait – c'était devenu officiel – avec Llewelyn Mulciber, un cousin d'Ariana.

Ils pénétrèrent dans la Grande Salle où déjà un bon nombre d'élèves se trouvaient, attendant que le spectacle commence. Oui, on aurait cru à un spectacle assez facilement puisqu'il y avait l'estrade, il n'y avait pas un seul représentant sur la scène, et chaque élève était là, debout, en ligne et en colonne, attendant que l'on commence les festivités. Des brigadiers de la police magique un peu partout faisait régner la loi du silence. Ariana reconnu des Exécuteurs qu'elle avait croisé au Département de la Justice Magique lors de son stage auprès de l'ancien président-sorcier du Magenmagot désormais Directeur de la Justice Magique. C'était une véritable armée qu'avait ramené le Ministère, ou l'Intendance, qu'importe, et ça semblait être du sérieux. Ils ne voulaient pas risquer une nouvelle fois une quelconque farce de la part des élèves. Non. Et ceci ne pouvait signifier qu'une seule chose : la venue d'une personnalité puriste importante.

Ariana avança droit devant, le regard fier, et la tête haute. Elle n'avait rien à se reprocher, elle avait œuvré pour le purisme, pour destituer une petite mégère incapable et insupportable. Voilà tout. Elle avait tué Nasty, une vulgaire bourbiste dégueulasse qui avait osé la provoquer. Non, Ariana était parfaitement bien, elle se sentait même épanouie, plus que jamais. Alors elle prit place à côté de Llew. Laura s'installa derrière, et Emma également. Morgane s'était mise un peu plus loin. On avait, dans le tas, Hugh Mulciber, le frère de Llew, et d'autres Serpentards aux têtes plus fourbes les unes que les autres. C'étaient les troupes de Llew et d'Ariana, ils étaient à leur service, sous leur commandemant, et c'était aussi pour cela que l’Élite était une force armée importante : car la mobilisation était tenue secrète. Aucun fichage, aucun relevé. Ceux qui étaient de l’Élite se reconnaissaient entre eux, et le reste n'en avait aucune idée, mise à part les têtes pensantes dont on était tous à peu près certain, voire totalement sûr, de leur appartenance au groupe puriste de l'école. Ariana adressa un sourire à son cousin, puis se concentra sur l'estrade où Eris Valverde, le grand politicien du régime, l'ultime propagandiste, s'amenait devant une foule, une mer d'élèves tous prêts à entendre les paroles presque divines du Directeur de l'Ordre Nouveau, ou de la plus grande machination de Lord Voldemort en personne.

Le discours avait de quoi être cru. Pour tout dire, Ariana s'y plongea corps et âme. Elle apprécia les paroles de Valverde, non pas car il s'agissait simplement d'un discours puriste, mais car il s'agissait de l'autorité. Ariana adorait l'autorité, la vraie. Celle que l'on affirme comme stricte. Celle que l'on redoute. Celle que l'on fuit. Celle dont on ne peut que difficilement se passer lorsqu'on l'a subie. Voilà ce qu'était l'autorité aux yeux de la Serpentard. C'était Eris Valverde. La verte et argent avait de nombreuses ambitions, mais ça plus forte, celle en laquelle elle croyait plus que tout, c'était celle d'instaurer la suprématie de l'Ordre et de la Discipline. Cette suprématie qui induisait la servitude du peuple et de l'absolu pouvoir. Elle voulait cette puissance, elle voulait cette domination, plus que tout au monde. Elle ne croyait plus en l'amour idiot, qui était parti avec Maleficus. Elle ne croyait plus en rien, sauf en ça. Elle était, et elle serait, régente d'une dictature totalitaire que l'on ne pourra dissocier du nom de Lord Voldemort et d'Ariana Bedan. En d'autres termes, ce qu'elle voulait, c'était la destruction pure et simple du sentiment d'humanité.

Alors les paroles furent crues, et les actes furent appréciés. Elle ne se refusa pas un sourire de satisfaction quand elle vit les vingt guignols qu'avait choisi le mangemort présent sur l'Estrade. Elle en connaissait certains, mais aucun ne lui importait réellement. Il y avait bien des Serpentards, mais n'étaient-ils pas tous du même genre que ce Darius dont elle ne connaissait que le nom ? Ce type qui s'était fait siphonner la face par Lincoln Crow sur cette même estrade de la Grande Salle. Ouais, des Serpentards il y en avait, mais des membres de l’Élite, c'était bien différent. En soi, on aurait presque pu dire que l’Élite était une maison à part. Ariana se sentait plus proche des Serdaigles de l’Élite que des Serpentards non membres. Il n'y avait pas de blason, il n'y avait pas d'officialisation, mais pour eux, c'était tout comme. Sus aux faibles et aux sangs-de-bourbde. Sus à l’impureté et au bourbiste. Sus à ce laxisme et à la rébellion.

Ariana applaudit à la fin du discours. C'était un applaudissement simple, qui ne trahissait aucunement son contentement du moment et sa joie, immense, de voir enfin un véritable roi sur le trône de Poudlard. LeeRoy avait voulu jouer au jeu des trônes, et elle avait perdu. Llew applaudissait avec conviction. Ariana commençait à le connaître suffisamment bien pour le comprendre aisément sur l'expression de son visage. C'était un discours de vérité, qui allait être appliqué. Fini les discours sans fondement, sans véracité. Fini la mascarade. Fini les sermons moralisateurs à deux balles. Fini LeeRoy et ses promesses futiles. Cette fois, il s'agissait d'autorité.

Les dernières phrases devaient être prononcées, et elles le furent. Ariana s'étonna cependant de cette pratique dont elle ne raffolait pas – d'une part car c'était vraiment l'occasion de dire qu'ils étaient des moutons, et d'autre part car c’était sacrément ridicule si l'on se plaçait d'un point de vue extérieur – mais elle s'y plia. Comme tous les autres Serpentards de toute façon. Avaient-ils le choix ? Non. Et c'était bien pour ça qu'elle adorait Poudlard. Car désormais, le choix, lui, n'existait plus.

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Jellyka Rose


MessageSujet: Re: Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement Mer 22 Mai - 15:35

Jellyka Rose n’était pas une grosse dormeuse. Elle ne se couchait pas spécialement tôt et avait tendance à être réveillée assez tôt par contre. Mais à vrai dire c’était un trait de caractère assez répandu chez les Serdaigle. Révision tard, travail tôt. Au moins on ne pouvait pas se plaindre, la salle commune était toujours calme plongée dans une ambiance studieuse que Jellyka trouvait assez rapidement étouffante. Peut-être était-ce aussi parce qu’elle ne supportait pas de base d’être perchée là-haut. Au moins se sentait-elle, de manière totalement illusoire, un peu plus à l’abri une fois derrière les lourds tissus du lit à baldaquin. C’était là qu’elle s’enfermait une fois de retour dans les dortoirs, obligées de s’y rendre si tôt en raison du couvre-feu alors qu’elle savait qu’elle ne dormirait pas avant quelques heures...

Jellyka s’était donc posée comme tous les soirs dans son enclos après une remontée éprouvante des escaliers. Elle lisait tranquillement, une lecture bien immersive pour oublier où elle se trouvait. Le soir et à Poudlard. C’étaient à peu prêt les seuls moments où elle lisait de la littérature de fiction, le reste du temps elle était trop absorbée par des projets, des lectures de livres de sorcellerie pour se plonger dans des romans qu’elle appréciait à la lecture mais dont elle ressortait toujours un peu blasée pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas vraiment. Qu’elle ne cherchait pas à expliquer de toute façon, elle ne les lisait que pour passer ces heures qu’elle était obligée de vivre à des dizaines de mètre du sol.


"Tous les élèves, professeurs et membres du personnels doivent immédiatement se rendre dans la Grande-Salle."

Jellyka plongée dans sa lecture mit quelques secondes avant de réaliser ce qu’impliquait ce message. Redescendre ? Par les escaliers ? Puis remonter ensuite ? C’était une grosse blague n’est-ce pas ? Ça les éclatait de contredire leurs propres règlements ?

Quel réglement d’ailleurs ? Depuis le départ de LeeRoy c’était quelque peu l’anarchie ici. Pas dans le genre où c’était le bordel de partout mais on sentait une certaine euphorie chez certains, de l’inquiétude chez d’autres. Tout le monde savait que les choses n’allaient pas pouvoir rester dans l’état mais quelle allait être la réaction ? Un flou qui laissait chacun en proie à son imagination qui pouvait s’avérer débordante parfois.

Jellyka n’était pas mal non plus côté imagination mais en l’occurrence elle préférait la garder pour des choses un peu plus utiles qu’essayer de deviner des évènements à venir, pour lesquels ils ne savaient rien et où visiblement on ne leur dirait rien tant que rien n’était décidé. Et comme quoi un peu de patience ne faisait pas de mal, il était fort probable que la réponse à leurs interrogations allaient enfin arriver. Jellyka aurait juste préféré que cela se passe à un autre moment parce que là, elle avait vraiment l’impression que c’était du foutage de gueule. A moins que ce ne soit un petit jeu puéril du genre “vous avez joué aux petits cons, voilà on vous le fait payer”...

Jellyka n’avait pas de grandes attentes concernant Poudlard. Quoi qu’ils y fassent, ce lieu resterait pour elle un lieu merdique. A vrai dire elle pensait que les choses ne pourraient pas être pires et donc que quoi qu’il arrive, elle continuerait son petit bout de chemin jusqu’à ce qu’enfin sa scolarité soit finie. Mais si le nouveau but c’était de les faire chier alors non, elle s’était trompée... Poudlard pouvait devenir un lieu encore plus imbuvable qu’il ne l’était déjà...

Mais avant de râler autant aller voir ce qui les attendait même si cela voulait dire redescendre sept étages... et se tenir debout une fois encore pendant que le blabla aurait lieu remarqua-t-elle en arrivant enfin dans la salle. L’homme qui entra fut Eris Valverde. Bon eh bien Jellyka allait lui attribuer comme marque de fabrique cette manie de leur retirer de quoi poser leurs misérables fesses d’adolescents infoutus de rester debout deux secondes. Enfin... elle parlait surtout pour elle... et surtout par flemme aussi. Mais si on ne pouvait plus râler intérieurement alors on touchait le fond du fond... ou presque car bon il pouvait y avoir plus grave que de ne pouvoir se plaindre de détails aussi futiles...

En moins futile par exemple il y avait les quelques (plus d’une centaine sûrement) sorciers qui suivaient l’homme politique et qui à l’évidence n’étaient pas venus là pour jouer les nounous... ou alors Jellyka allait devoir revoir la vision qu’elle avait des nounous... Certains d’entre eux, après avoir encerclé soigneusement les élèves de chaque maison, se mirent à emmener des élèves. Jellyka ne savait pas pourquoi, mais elle était dans le bord du cercle -étant arrivée dans les dernières comme d’habitude, or elle n’avait aucune intention d’être de ceux qui sans aucun doute allaient ramasser. Aussi quand un homme commença à s’approcher dans sa direction, c’est sans la moindre hésitation, ni sans le moindre remord que Lily bouscula celle qui se trouvait à ses côtés pour qu’elle se retrouve une proie idéale pour l’homme.

Quand la main la saisit, la jeune fille se retourna mais son regard ne se focalisa sur aucune des personnes qui l’entouraient et qui auraient pu faire cela : elle était une Serdaigle aussi ; au fond elle savait bien que dans cette maison c’était bien souvent chacun pour soi et que si ce n’était pas l’un, cela aurait été l’autre qui aurait agit comme cela : on sauve sa pomme en premier et puis après éventuellement on voit ce que l’on peut faire pour l’autre. Charmante maison si vous vouliez l’avis de Jellyka et au fond elle ne faisait pas exception à la règle si ce n’est qu’elle ne faisait pas semblant d’être ton ami pour mieux te poignarder dans le dos. Jellyka était fausse pas bien des aspects mais seulement souvent parce que les gens ne voyaient dans son sourire que de la gentillesse et de la bonne volonté là où elle mettait souvent autre chose... Pas de sa faute après si les gens n’étaient pas foutus de voir la nuance...

Les élèves furent emmenés et le discours commença. Jellyka en levant les yeux sur Eris Valverde, croisa le regard d’un des sorciers qui les entouraient et elle ne put empêcher le coin de sa bouche de remonter alors qu’elle pensait qu’ils étaient mignons et bien sages les nouveaux piquets de clôture qu’on leur avait amené. Elle aurait bien aimé se retrouver de l’autre côté évidemment mais bon les moutons s’étaient un peu trop pris pour des oiseaux visiblement et le chien était venu pour aboyer histoire de remettre un peu les choses en place.

Des pensées pas très respectueuses pour un homme que Jellyka reconnaissait comme intelligent et assez intéressant. Mais on ne se refaisait pas, Lily avait appris toute seule à se taire plus qu’en raison d’une quelconque autorité que lui avait imposé son père même s’il avait essayé de lui faire comprendre que l’on ne dit pas tout ce que l’on veut devant qui l’on veut. Mais si elle s’était pliée assez naturellement à cette contrainte, c’était bien parce qu’elle faisait ce qu’elle voulait dans sa tête. Et en l’occurrence si elle avait envie de s’amuser au dépends de quelqu’un pour passer le temps, elle le faisait. Même si cet homme était Eris Valverde qu’il était le Directeur de l’Ordre Nouveau peut-être même le nouvel Inquisiteur non ? Même si cela n’était pas annoncé noir sur blanc comme tel, cela y ressemblait bien.

Alors qu’est-ce qu’il avait d’intéressant à leur dire ce brave homme ? Jellyka se doutait quel était de loin la plus perméable à ce genre de discours mais, ne serait-ce sans doute qu’en raison de la discussion récente qu’elle avait eu avec Bedan, elle y était attentive de manière peut-être plus impliquée que ce qu’elle ne l’aurait fait habituellement. Peut-être aussi que là qu’elle le veuille ou non, les actions de cette homme allait venir empiéter sur sa vie de tous les jours et que du coup elle avait envie de savoir ce qu’il prévoyait. Oui son nombril ne bougeait pas et pour cette raison il restait -assez naturellement n’est-ce pas ?- le centre de son être.

Le discours était prenant il fallait l’admettre, même si Jellyka, qui n’avait jamais eu l’intention d’être exemplaire si ce n’est en apparence, ne se retrouvait pas forcément dans tout ce que disait l’homme, il avait une capacité à vous emporter... Lily était assez fascinée par cette capacité là... autant qu’elle s’en méfiait car malheureusement il y avait souvent un revers à la médaille.

Enfin au moins il pouvait se rassurer la honte sur sa famille, elle y était déjà depuis un bout de temps. Jellyka n’avait peut-être rien arrangé en faisant croire qu’elle était une Sang-Mêlé... et elle recevrait sûrement la foudre de cette famille Sang-Pure quand ils l’apprendraient. Ils allaient hurler au scandale alors qu’eux-mêmes vivaient dans la ruine la plus complète et continuaient tout de même à jouer de l’argent qu’ils n’avaient pas. Peut-être. Peut-être si elle n’avait pas eu ces ancêtres-là, elle n’aurait pas eu une vision assez sceptique de la gloire des Sangs-Purs. Peut-être qu’il n’aurait pas fallu attendre qu’une Ariana Bedan vienne mettre son nez sans vraiment le savoir dans ses affaires pour qu’elle se mette à considérer les choses un peu différemment... ou tout du moins d’un autre point de vue.

Valverde menaçait maintenant de tuer les otages -ce à quoi servaient donc ces autres élèves qu’on avait emmené. La menace ne toucha à vrai dire pas Jellyka. Elle n’avait rien à voir dans tout cela. Elle trouvait même cette mesure assez étrange mais peut-être était-ce parce qu’elle ne connaissait pas tous les tenants et les aboutissements de cette affaire. Il semblait assez évident que ce n’était pas juste -ou alors pas seulement- pour s’éclater que ceux qui avaient fait leur coup contre LeeRoy l’avait monté. Deux possibilités alors : soit c’étaient des élèves contre le gouvernement en place mais alors leur cible aurait été assez mal choisie et leur manière de procéder assez inutile. Soit c’étaient des élèves au contraire -et plus probablement- assez extrêmement puriste qui avait voulu chasser une directrice qui ne faisait pas grand chose pour promouvoir ledit purisme auprès des jeunes.

Mais alors pourquoi taper sur ceux qui étaient acquis à la cause ? Leur montrer qui faisait la loi à Poudlard, tuer dans l’œuf les éventuels ambitions de ceux qui après ça avaient commencé à penser que finalement ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient dans ce lieu. Oui. Mais rien que la présence que l’homme dégageait aujourd’hui et la venue de toute cette armada de sorcier le montrait déjà bien. Le nouveau règlement irait certainement dans ce sens aussi et les menaces qui devaient sanctionner le moindre écart ne seraient à l’évidence pas que des mots en l’air. Alors pourquoi aller jusque là ? Jellyka trouvait cela contre-productif. Mais elle n’était pas inquisiteur -et n’avait aucune envie de l’être. Qu’il fasse son boulot comme il l’entendait après tout, pour l’instant cette histoire d’otage ne la touchait pas alors ça lui passait au-dessus de la tête.

Après une dernière vague sur un ton un peu plus encourageant, le discours se finit et Jellyka applaudit sans ce poser de question à ce discours somme toute respectable. Toutefois elle eut un instant de grincement de dents intérieurs lorsqu’il fallut répéter docilement les phrases qu’il prononçait. Alors lui revint sa comparaison avec les moutons et c’est en retenant un sourire moqueur qu’elle répéta tout de même ces phrases. Éviter les ennuis était son maitre mot depuis qu’elle avait foutu les pieds à Poudlard. Elle comptait bien s’y tenir... même si avec cette nouvelle personnalité ça allait sûrement être moins facile... pas parce qu’elle avait quoi que ce soit à se reprocher -et c’était là sans doute que Jellyka restait du coup encore le plus sceptique- mais parce que l’homme sembler chercher des choses à leur reprocher, des raisons de sortir le bâton histoire de bien montrer qui était le chef ici.

Pour Jellyka, il n’y avait rien de fixé avec ce discours. Elle attendait encore de voir...
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Sara Engels


MessageSujet: Re: Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement Sam 25 Mai - 20:51

Il n'était pas encore trop tard lorsque Sara ouvrit son courrier reçu plus tôt dans la matinée. Les cours avaient suivit et dans la précipitation, elle n'avait pas pris le temps de consulter ses lettres. Aussi, c'était la parfaite occasion de le faire, alors que le repas venait de se terminer et que tous les élèves étaient retournés dans leur salle commune, certains pour travailler, d'autres pour... pour on s'en foutait, de toute façon, la vie des autres n'intéressait pas du tout Sara. Elle c'était assise sur un fauteuil près de la cheminée flamboyante, sa lettre déjà ouverte dans les mains, ses amies faisant Dieu savait quoi à côté d'elle pour s'occuper. Sans doute une discussion sur les cours, sans intérêt donc. La lionne commença à parcourir les lignes rédigées. Son frère Connor lui écrivait, c'était bien rare. Mais Sara était toujours contente d'avoir un peu de nouvelles de lui. Ils se connaissaient trop peu mais ça ne les empêchaient pas de s'apprécier. Dans l'idée de lui répondre, la Gryffondor prévoyait de remonter dans sa chambre, mais la voix des hauts parleurs raisonna dans la salle principale et sans doute partout ailleurs dans le château. Convocation de dernière minutes pour tout le monde dans la grande salle ? C'était quoi ces conneries encore.

« P'tain on est jamais tranquille ici... »

Fourrant la lettre dans sa poche, pliée en quatre, la lionne n'eut d'autre choix que de suivre le mouvement, se doutant qu'elle n'était surement pas la seule à prendre cet appel pour du foutage de gueule. C'était quoi cette histoire, pourquoi aussi tard ? En raison des deux meurtres peut être ? Sara n'avait pas particulièrement envie de parler de ce moment, et au fond, elle doutait que ce soit pour ça que tout le château soit convoqué. De toute façon elle ne flippait pas pour cette histoire.

Descendant avec les autres élèves, la lionne remarqua la présence d'adultes inconnus en entrant dans la Grande Salle. Ils foutaient quoi ici ceux là ? C'était qui d'abord ?! Les portes qui s'ouvrirent en trombe en firent venir d'autres, ainsi que le si connu Eris Valverde. Il faisait quoi ici lui aussi ? ... ça devenait assez délirant cette histoire pensa Sara qui déjà commençait à redouter ce qui allait être dit ici. Quoique peut être pas... enfin c'était à voir. La lionne n'aimait absolument pas être bridé comme c'était le cas ce soir avec tous ces brigadiers qui les encerclaient.
Vint le discours, habituel chez Eris Valverde. L'intendance prenait le pouvoir sur Poudlard, et ainsi l'ordre était remis. Enfin une bonne nouvelle, virer LeeRoy n'avait pas du tout été une idée vaine, mais au final, quel était le prix que tous les élèves allaient devoir débourser... car visiblement, l'ordre qui allait être instauré, cette bouffé de purisme qui allait être insuffler, que cela allait-il donner ?

Sara n'avait pas eu un seul regard pour les élèves qui venaient d'être emmené et qui avait disparu de la vue de tous. Et elle n'avait pas non plus réagit quand le nouvel Inquisiteur annonça leur sort prochain. La seule chose que la Gryffondor avait peut être à reprocher, c'était de ne pas les tuer tout de suite si ils étaient des traitres au régime. Le discours puriste plaisait à Sara, mais à l'inverse de certain de ses homologues eux aussi puristes, elle ne s'extasiait pas devant ces belles paroles. C'était cool, mais la lionne étant ce qu'elle était, l'idée d'être encore plus prisonnière ne lui annonçait pas une belle perspective de vie. Honnêtement, c'était sortir d'une prison pour rentrer dans une nouvelle, mais cette fois caché sous les annonces puristes, ce qui n'était pas plus mal mais bon... comme on dit, on ne peut pas avoir tout.

Au final, Sara était partagé. En puriste, elle ne pouvait qu'apprécier. En étant elle même, se voir limiter dans ses mouvements lui déplaisait. A voir la suite des évènements...

En tout cas la suite et fin du discours étaient risible. Alors quoi ? Tout le monde devenait des moutons ? Des pauvres créatures bonnes à répéter des paroles stupides ? Si il n'y avait pas eu tous ces brigadiers et le reste, Sara aurait fait un mélange de rire et d'énervement. Une belle crise quoi. Là, elle se contenta de répéter, sans croire avec conviction que ces mots aideraient à quoique ce soit. Bonjour Poudlard...
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Anastazia Vodianova


MessageSujet: Re: Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement Mer 5 Juin - 19:57

Est-ce qu'elle dormait ? Oh oui et pas qu'un peu. Elle avait attrapé une petite maladie pas trop grave qui l'avait cependant assommée et l'obligeait à passer encore plus de temps au lit. Anya aurait bien aimé aller à l'infirmerie pour s'en débarrasser tout de suite mais il n'y avait pas de place et apparemment elle ne pouvait pas lui donner la potion pour la guérir comme ça. Enfin la petite Poufsouffle n'avait pas cherché et avait sagement obéit. Voilà pourquoi elle dormait encore alors que habituellement elle serait encore en bas en train de regarder ses camarades discuter, travailler ou simplement glandouiller. Cependant elle s'obligeait tous les jours à ne pas trop lézarder dans la salle commune et prenait quand même plaisir à se balader dans les couloirs, son éternel sourire aux lèvres. Parce que si elle n'essayait pas de mettre un peu de joie dans Poudlard qui pourrait bien le faire ? Mais une voix sèche et grave qui résonnait dans tous les coins de l'école la tira de son sommeil.

« Tous les élèves, professeurs et membres du personnels doivent immédiatement se rendre dans la Grande-Salle »

Elle ouvrit un œil. Puis un autre. Elle crut d'abord avoir rêvé mais quand elle vit les filles de son dortoir dans la même confusion qu'elle elle sut qu'elles avaient bien toutes entendu ce message. Alors ni une ni deux, elle se leva de son si confortable lit à baldaquin et s'habilla rapidement. Certaines des filles étaient déjà parties, en tout cas, la salle commune n'avait jamais été si animée à 21h. Alors elle rajusta correctement sa cravate jaune et noire et quitta la grande salle avec un groupe d'élèves de sa maison, des filles principalement. Ensemble ils montèrent les escaliers menant au rez-de-chaussée et là se retrouvèrent mêlés à des élèves des autres maisons. Des rumeurs et des chuchotements parvenaient jusqu'à ses oreilles, plus que ces derniers temps, tout le monde essayait de savoir à qui appartenait la mystérieuse voix et qui dirigeait maintenant leur établissement. C'était d'ailleurs probablement pour ça qu'ils avaient été tous convoqués. Anastazia aussi y était allée de ses suppositions, et curieuse comme elle était, elle était soulagée qu'enfin on les convoque pour leur dire qui était cette personne. Alors elle pénétra dans la grande salle et se regroupa avec les autres Poufsouffles, de la première à la septième année tout le monde sans exception était là. Anya basculait légèrement d'avant en arrière en attendant que ça commence. Et le spectacle ne tarda pas à débuter. Un vieil homme qu'elle avait déjà du voir dans la gazette du sorcier commença à s'adresser aux élèves. Sa voix était toute aussi froide que celle de l'annonce mais différente. C'était donc lui qui remplacerait le professeur Lee Roy ? Apparemment.

Des élèves furent emmenés. Anastazia regarda avec des yeux ronds ce qui se déroulait devant elle. Elle ne bougea pas d'un pouce parce que de toute manière, ils s'étaient tous agglutinés les uns aux autres et elle n'avait pas la place de faire quelque mouvement que ce soit.

L'homme débita un discours typique de politicien sur le purisme et le fait qu'ils étaient l'avenir de cette doctrine et se devaient de lui faire honneur. Anastazia ne comprit pas tout mais capta tout de même les grandes lignes – enfin elle l'espérait. Elle regardait autour d'elle un peu pendant qu'il parlait, observant les réactions de ses camarades. Une petite fille à côté semblait très effrayée alors elle passa un bras autour de ses épaules pour essayer de la rassurer. Des bonshommes les encerclaient pour que personne ne sorte de cet endroit. C'était un peu effrayant quand même. Elle resserra un peu son bras autour de la gamine.
Ah ça y est. Elle se souvenait où elle l'avait vu. Il était venu il y a peu pour leur faire un discours déjà. Il n'avait pas l'air méchant. Un peu froid mais pas méchant. Elle ne changea pas d'avis même en se remémorant ce qui s'était passé et en l'entendant parler des punitions réservées aux ennemis du purisme. Elle ne se considérait pas comme telle d'ailleurs. Elle n'avait absolument pas envie de protester activement ou de se battre pour les nés-moldus. Elle voulait juste rester tranquillement dans son coin et penser ce qu'elle voulait. Mais avait-elle seulement le droit de penser comme elle voulait ? Rien n'était moins sûr. Alors oui, elle avait un penchant pour le bourbisme comme ils se plaisaient à l'appeler mais elle ne revendiquerait jamais parce qu'elle n'en avait tout simplement pas l'envie.

La petite brune resta un instant interdite, caressant inconsciemment le bras de la petite-fille pour qu'elle soit moins angoissée et ne se réveilla que quand elle entendit des applaudissements autour d'elle. Elle n'eut même pas le temps de réagir que tout le monde s'était arrêté et le vieil homme avait repris la parole. Elle posa son regard sur lui, et répéta après lui avec les autres. Elle ne pouvait pas se permettre de désobéir consciemment au règlement. Pas maintenant en tout cas. Elle ne savait pas si elle croyait un seul des mots qu'elle disait mais en tout cas elle les disait, elle y réfléchirait plus tard. Alors c'était donc cela Poudlard maintenant ? Tenu d'une main de fer par l'intendance du Royaume-Uni. Hmm. La petite versait quelques larmes alors Anya lui pris la main et l'autorisa à se coller à elle. Ces petite phrases de fin n'étaient que le début. Désormais, tout laissait entendre que la pensée individuelle et les comportement trop différents ne seraient plus acceptés à Poudlard. Est-ce que ça bouleversait Anya ? Absolument pas. Elle continuerait à être elle-même comme elle l'avait toujours fait. Elle repensa aux menaces et aux vingt personnes qui mourraient très probablement devant eux, elle aurait bien voulu se sentir désolée pour eux ou avoir la peur au ventre mais elle ne s'en sentait pas capable. Elle continuait à ressentir ce vide intérieur, si peu d'émotions viables dans sa petite tête. Tout le monde se regardait les uns les autres, le doute envahissait la plupart des esprits tandis que les autres ne faisaient que se conforter dans leurs positions. C'était ça maintenant Poudlard, tout ou rien.
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Logan Selwyn


MessageSujet: Re: Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement Jeu 6 Juin - 18:33

Diriger ou s’épandre, il faut choisir

J
’étais content de moi, du moins pour le moment. Les gars étaient les meilleurs de leurs disciplines et ils agissaient rapidement quand je leur demandais. Pas que je leur demande grand chose pour le moment puisque c’était la mise en place mais quand l’heure de la présentation du nouvel inquisiteur arriva, tout le monde était déjà à sa place. Regardant rapidement mes troupes, je me plaçai devant, attendant la venue de Valverde. Bras croisé dans le dos, j’étais prêt à l’accueillir tout comme mes hommes. Ma tunique argent brillait légèrement sous la cape rouge sang que j’avais attachée sur mes épaules.

Quand les portes de la grande salle s’ouvrirent, tous les regards des gamins se tournèrent vers l’entrée. Voir le directeur de l’Ordre Nouveau qui entrait, suivit par cent cinquante sorciers devaient en impressionner plus d’un. Les hommes se répartirent dans la salle, comme je leur avais indiqué plus tôt alors que moi-même je prenais ma place, non loin de l’inquisiteur. Même s’il me nommait directeur adjoint, il n’y avait qu’une personne à la tête de Poudlard et c’était lui. Quand on me voyait moi, on devait penser immédiatement à l’inquisiteur et ça, bientôt tous les élèves le sauraient.

Le discours d’Eris était éloquent et rempli de messages destinés aux jeunes. Le purisme était désormais roi et si certains élèves avaient cru pouvoir changer cela et devenir les dirigeants juniors de l’école et bien ils se rendaient désormais compte que ce n’était plus possible.

A la fin du discours, je fus l’un des premiers à applaudir suivit de tous les gardes et des élèves. Certains pleins de bonne volonté et d’autres de manière plus réticente mais ça changerait bientôt, il fallait juste le temps qu’ils s’y fassent. J’avais hâte de passer à la suite de l’action, d’aller voir les vingt élèves arrêtés et de participer à leur interrogatoire avant de les voir mourir. J’aimais faire souffrir, j’aimais voir souffrir et ici les élèves ne savaient pas forcément résister à la douleur, il allait falloir que je leur apprenne et pour ça, ça voulait dire s’amuser avec eux. J’en salivais déjà de plaisir tout en regardant les élèves apeurés et ceux qui se prenaient pour des surdoués. C’était ceux là que j’avais hâte de rencontrer.

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Diriger ou s’épandre, il faut choisir. || Evénement

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