POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan Mar 11 Juin - 19:02

Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées
Eris L. Valverde - Ariana Bedan


« Où étiez-vous ce soir là, peu de temps avant l'arrivée des autorités? »

« Avec les autres... Monsieur... »

« Les autres? De quels autres parlez-vous? »

« McEvry, Killingston... j'ai... »

« Vous avez? »

« Tais-toi Louis! Tu... »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Un éclair gris-métal sortit de la baguette du vieil homme et s'engouffra dans son ventre. Ce dernier s'ouvrit tel un vulgaire sac à pomme de terre et déversa tout son contenu. Le temps, hélas, pour le jeune Serpentard de se rendre compte que ses intestins ne se trouvaient plus en lui mais devant lui, au sol. Un des autres élèves, Serdaigle cette fois-ci, vomit tout ce qu'il possédait dans les siens. Mais n'ayant pas la possibilité de se baisser, le contenu de son dîner de la veille se déversa sur lui-même, ajoutant ainsi plus d'humiliation à son triste état.

Valverde regardait, impassible.
Son regard glacial ne faisait que fixer les quatre élèves. L'impression alors qu'il pouvait tout voir, tout comprendre, tout accepter ou tout nier en un seul regard. Ses lèvres, telles deux fentes dans un visage de fer ne laissaient transparaître aucune émotion. Quant à sa voix, le calme qui s'en dégageait ne laissait rien percevroir si ce n'était une sensible détermination à supprimer tout ce qui tenait sur la voie glorieuse du Purisme de Lord Voldemort.
Les quatre -désormais, hélas, les trois- élèves de Poudlard avaient été pris au beau milieu de la nuit, devant tout le monde, dans leurs dortoirs.
Deux Gryffondors, un Serdaigle et un Serpentard. Du moins, ce qu'il en restait.
On avait su la veille que quatre jeunes élèves, environs treize quatorze ans avaient été vu dans le couloirs du sixième étage en train de casser quelques miroirs qui se trouvaient là.
Comme toujours, Eris Valverde, nouvel Inquisiteur de Poudlard, avait pris personnellement cette affaire. Les langues de plomb avaient mené leur enquête et ils avaient fourni à Valverde les quatre noms des quatre élèves concernés.
De quoi, en effet, commencer un interrogatoire plutôt... douloureux.
Mais aucune douleur n'était pas insurmontable pour la gloire du Purisme. Du moins, était-ce là la pensée du Mangemort Politicien. Sans âme ni sentiments, ce vieil homme, jadis Mangemort inconnu et juriste du Magenmagot, désormais Inquisiteur de Poudlard et pour un temps encore Directeur de l'Ordre Nouveau, ce vieil homme était prêt à tout faire pour élever cette Jeunesse que LeeRoy avait plongé au fond d'un gouffre destructeur.

Surement bien plus que le bourbisme.
Quoique...

L'interrogatoire dura encore toute la nuit.
Deux autres élèves moururent. Quant au dernier, le moins impliqué mais le plus bavard -un Gryffondor étrangement- était grièvement blessé.
Valverde ordonna qu'on l'enferme dans les cachots de Poudlard pour une durée d'un mois après qu'il se soit appliqué à réaliser un sortilège de Découpe appris en classe de Sortilèges. L'élève avait d'abord résisté, mais après un sortilège de l'Imperium, il n'avait eu aucun mal à découper les trois têtes et les six mains des trois élèves morts.

Le vieil homme sortit du cachot.
Deux brigadiers attendaient. On entendait quelques cris d'élèves dans d'autres cachots.
Le vieil homme se tourna vers le premier.

« Placez les six mains et les trois têtes bien en vue dans la Grande-Salle de Poudlard. Puis il demanda au second, quant à vous, trouvez Neeson et demandez-lui de convoquer Ariana Bedan dans mon bureau. »

Valverde était respecté.
Pour la simple raison qu'en un mois, la situation était devenue plus sûre. Pour un temps certes. Un travail de fond restait toujours à faire. Cependant, le vieil homme surveillait tout, savait tout de tout le monde.
Mais il restait quelques événements à résoudre avant d'être sûr que le Purisme serait la seule voie qu'emprunterait la jeunesse.

Le vieil homme se rendit alors dans un des bureaux désormais situé au rez-de-chaussée. Là se trouvait l'entièrement des langues de plombs. Il demanda à ce que soit faite une enquête de fond sur deux élèves soupçonnés d'avoir arrachés des branches à des arbres et s'en être servis pour frapper des élèves de première année. Il se trouvait, hélas, que les deux élèves suspectés étaient enfants de deux familles suivies par la Commission de Sécurité.
Mauvaise filiation pour eux.

Quelques minutes, Valverde arrivait dans son bureau, à la tour de l'Inquisiteur.
Le lieu était tel qu'il l'avait laissé avant d'aller torturer les quatre élèves. Un lieu nouveau, où seuls les murs rappelaient le bureau du Directeur. Des couleurs assombries, du parquet partout, des bibliothèques remplies de livres à la place des vitrines de Dumbledore et l'absence totale de portraits si n'étaient ceux de Rogue et Brom.

Le vieil homme ne s'installa pas derrière son bureau dans la deuxième pièce circulaire, mais à sa place réservée autour de la table rectangulaire placée dans la première pièce circulaire du bureau de l'Inquisiteur.
Table qui servait aux réunions, quatre sièges de chaque côté et un fauteuil plus imposant pour Valverde. Mais cette fois, tous les fauteuils avaient été enlevés, à l'exception d'un placé à gauche au centre et celui de Valverde.

On toqua à la porte et Neeson introduisit Ariana Bedan, jeune Puriste convaincue que l'Inquisiteur de Poudlard avait déjà croisé à quelques réunions ou événements puristes.
Valverde, des lunettes sur le nez, était plongé dans la lecture d'un dossier pour le Département de l'Ordre Nouveau.

« Asseyez-vous. »

Le fait qu'elle choisisse le seul siège restant autour de la table fut une première preuve d'intelligence. En effet, n'importe quel élève terrorisé à l'idée d'être dans l'antre de Valverde se serait assis à l'autre bout du bureau de l'Inquisiteur par peur d'être proche de lui.

Le vieil homme releva le regard. Son visage était impassible, froid à souhait et profondément calme. Il regarda de ses yeux noirs la jeune-femme avant de parler.

« Que savez-vous des événements qui ont vu le départ du Professeur LeeRoy? Vous êtes intelligente, d'après les professeurs de ce château. Professeurs que je n'estime pas plus qu'un élève prêt à servir le Purisme de toutes ses forces. Aussi, j'entends que vous soyez honnête avec l'Inquisition de Poudlard. Les conséquences seraient bien plus désastreuses que celles qu'ont connu certains de vos camarades. »

Eris Valverde n'était pas bête.
Il avait tout de suite connu les noms des têtes directrices de ce château. Surtout parmi les élèves. Et Ariana Bedan, en ayant été choisie par le PPA et Witcher était désormais considérée comme une autorité officieuse.
Restait à savoir à quel profit elle mettrait cette autorité. Auquel cas, sa préservation restait purement aléatoire.
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Ariana Bedan


MessageSujet: Re: Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan Mar 11 Juin - 23:07

La nuit avait un aspect bien plus rassurant qu’oppressant aux yeux de la verte et argent. En vérité, elle ne dormait que très peu, chaque lune, et préférait observer, silencieusement, le dortoir des filles de la maison de Salazar Serpentard. Elle adorait traîner dans les couloirs la nuit, mais ne se risquait plus à ce petit jeu depuis quelques temps, de part ses nouvelles responsabilités, mais aussi car elle avait réussi à trouver une façon sublimée d'apprécier la pénombre et le silence. Elle restait là, les yeux ouvertes, assisse, les jambes agréablement placées sous ses draps, et son regard perçant scrutant chaque couche de la salle. Non, elle ne se méfiait pas spécialement des autres filles – d'une part car ici, c'était les autres qui se méfiaient d'elle, mais aussi car parmi elles se trouvaient Morgane et Laura, desquelles elle ne risquait pas grand chose – mais elle trouvait amusant de les scruter des heures durant sans qu'elles n'en aient conscience. Un sentiment étrange de puissance, de domination s’emparait d'elle à chaque fois qu'elle renouvelait l'expérience. Là était son armée, là étaient ses troupes. Qui, oui, qui, oserait se dresser entre elle et son objectif ? Et d'ailleurs quel était-il ? La puissance ? La Domination ? Le Pouvoir tout simplement ? Il y avait, en vérité, bien plus que tout ceci qui importait à Ariana Bedan. Il y avait évidemment le sentiment d'unicité, et il y avait aussi l'envie d'être crainte. Puissante, dominatrice, crainte et unique, c'était tout ce qu'elle voulait. Rien de plus, rien de moins, elle n'oserait pas détrôner le Lord, elle le voulait au-dessus d'elle, car elle croyait en son œuvre, mais si elle portait un grand respect au Grand Lord, et si son purisme était inébranlable, il était important de comprendre qu'Ariana Bedan portait son allégeance avant tout à elle-même. Elle se sentait supérieure, c'était un fait, mais pas nécessairement envers n'importe qui. Elle ne se croyait pas plus forte que Brom, ou Mulciber, mais elle était certaine de pouvoir aller plus loin. Elle se savait capable de devenir « plus » qu'aucune autre, ni aucun, avant elle. Son raisonnement excluait évidemment Lord Voldemort qu'elle ne considérait même plus comme un Homme, mais comme un mythe intouchable. C'était probablement pour cette raison qu'elle croyait en ses capacités. Elle croyait en elle car elle ne voyait pas d'obstacles. Elle était à la tête d'un groupe qui avait eu l'audace de destituer une incapable de son poste, et maintenant, elle était crainte à Poudlard. Autant que l'était Mercurius, autant que l'était Eris Valverde. Car si H faisait peur par sa force et Valverde par son statut, Ariana l'était par son influence.

Les heures passèrent, et impossible de fermer l’œil une seule seconde. C'était plus fort qu'elle, elle avait besoin de rester éveiller pour profiter de ce silence unique que permettait la nuit sous le lac noir. Finalement épuisée de devoir attendre le sommeil – paradoxalement – elle décala d'un geste léger et vif sa couette et posa ses deux pieds sur le parquet du dortoir. Elle les contempla un moment, puis replaça ses cheveux tombés sur son visage, avant d'enfiler un bas ample et une veste dont elle retroussa les manches. Pieds nus, elle quitta le dortoir lentement, ne prêtant pas attention aux mouvances de Morgane qui n'appréciait visiblement pas être dérangée en pleine nuit par quelques pas vagabonds. Elle remonta jusqu'à la salle commune où elle contempla les murs glacés d'un regard tout aussi froid et impassible. Elle appréciait la nuit, mais n'était pas plus aimable et souriante pour autant. Elle s'approcha d'une large table en bois sur laquelle était déposée différents ouvrages, et une grande carafe d'eau. Elle se servit un verre qu'elle descendit d'une traite avant de saisir un livre sur les Pratiques Sorcières d'Europe de l'Est, et d'aller s'allonger paisiblement sur l'un des canapés en cuir de la salle commune qui avaient, eux, le mérite d'être réellement froids. Il était indéniable que la salle commune des Serpentards n'était pas la plus chaleureuse, elle était même très repoussante si l'on était pas fier de sa maison, et paraissait horriblement coupée du monde. Elle était partiellement humide était donné que le lac noir se trouvait juste au-dessus, et bien qu'aucune goutte d'eau ne soit capable d'atteindre la salle, on sentait tout de même cette masse importante de liquide jusque sur le sol.

Chaque ligne lue lui semblait un peu plus difficile au fur et à mesure que le temps passait. Étrangement, même elle, ne pu résister au sommeil qui la prenait tranquillement au cours de sa lecture. Ses paupières se firent lourdes, sa tête pencha sur le côté, et elle sombra alors dans les ténèbres. Tout reprit forme quelques heures plus tard lorsqu'elle fut doucement secouée par sa cousine. Elle ouvrit alors les yeux avec difficulté, et se contenta d'interroger du regard Laura qui lui adressa un sourire en coin. Elle était assisse à ses côtés, et patientait. Elle était habillée tout à fait normalement, il n'y avait pas cours ce jour-là, et les élèves étaient libre de se vêtir comme bon leur semblait tant que cela ne devenait pas extravagant. Ariana se releva alors, observa le reste de la salle commune, légèrement décoiffée, et comprit alors qu'elle avait dormi plus longtemps qu'elle ne l'aurait cru aux premiers abords.

-Il est quelle heure?
-Neuf heures et demie passés. Allez, lève toi, on a du pain sur la planche Bedan.
-Bedan toi même. Putain...

Elle replongea en arrière et se posa le livre commencé au milieu de la nuit sur la tête. Elle resta là pendant deux bonnes minutes avant de se décider à rejoindre le dortoir et de se vêtir décemment. Quoique qu'à la regarder, elle était toujours mieux habillée en tenue de nuit que d'autres du château la journée. C'était un comble, à ses yeux, de ne pas savoir se mettre en valeur et bien paraître. Elle avait été élevé dans cette tradition et il lui était impensable de ne pas réagir en conséquence. Aussi, elle ne prit pas que cinq minutes pour s'habiller, mais bien une demie-heure avant de rejoindre Laura qui était d'ores et déjà avec Emma dans la Grande Salle du château. Elle fit la bise à sa sœur qui l'enlaça à son tour et commença finalement à manger avec un air aigri, comme à habitude. Les trois filles étaient installées à la table des Serpentards – Emma était l'une des rares à s'y installer sans problème, étant la sœur d'Ariana, elle était presque vue de la même façon qu'une verte et argent classique. Elles s'étaient volontairement éloignées du reste de la troupe des Serpents pour parler entre filles... et entre membres de l’Élite surtout.

-Ouais... alors, moi je pense plutôt que si tu fais ça Ariana, tu vas te retrouver au pied du mur et tu pourras plus te rétracter.
-N'importe quoi Emma ! C'est pas en tentant un ultimatum que tu vas perdre !
-Ah bon ? Alors vas-y, apprends-moi un peu. Qu'est-ce qu'elle va en tirer si elle agit ainsi avec les Jeunesses Puristes sinon les foudres des Hautes Sphères ? Hein?
-Oh, tout doux les filles. Vous allez pas vous étriper non plus. Je sais ce que je vais faire.
-Hum ? Et ?
-J'ai besoin d'influence... Poudlard ne me suffit pas, et je n'ai pas encore pu faire mes preuves auprès des puristes du Ministère et de l'Intendance. Il faut que je me place dans le système de sorte à avoir plus d'impact.
-Une vraie politicienne en herbe ? Ou simplement une manipulatrice en puissance?
-Ça revient un peu au même non ? Bref, Emma, j'ai besoin que tu prennes deux, ou trois gryffondors de l'élite et que tu leur demandes de monter les Serdaigles contre les Poufsouffles.
-A quoi ça sert ? Les Poufsouffles sont déjà les bouc-émissaires.
-Pas selon les Serdaigles. Si on fait entrer en jeu les Aigles contre les Blaireaux, on se donnera du répit. On va utiliser la vantardise des Serdaigles d'habitude dirigée vers nous, contre les Poufsouffles. Ainsi, les autorités auront à faire pour apaiser les tensions, et nous, on se place tranquillement.
-Mais qu'est-ce qu'ils en ont à faire, les autorités, des guerres de Poudlard?
-Le purisme vise le rassemblement autour de la magie. Plus tu dispatches les maisons, moins Poudlard ressemble à un foyer puriste efficace. Ils feront en sorte que les choses se passent mieux, et j'en profiterai avec les Jeunesses Puristes pour percer au Ministère.
-C'est toi qui dirige sur ce coup Ariana.
-Emma a tout dit. Et nous, on fait quoi?
-Nous... on va aller rendre visite à deux Poufsouffles.

Emma eut un sourire en coin, et s'en alla aussitôt en direction de sa salle commune où elle était déjà assurée de trouver ce qu'elle cherchait – soit traditionnellement Jason, Bolton et Ramsay – tandis qu'Ariana finissait son petit-déjeuner avant de partir pour le premier étage – fief des Poufsouffles à Poudlard – avec Laura. Aucun d'eux n'oserait les attaquer, d'une part car ils auraient trop peur des répercutions, mais aussi car tant qu'elles n'attaquaient pas, ils auraient été en tort d'agir ainsi. Laura relâcha sa chevelure blonde et parfaite qui tomba en cascade dans son dos. Sa démarche avait de quoi faire pâlir n'importe quel garçon, pour le coup, c'était indéniable, elle était magnifique. Ariana, qui n'avait plus rien à démontrer en terme de narcissisme exacerbé, le reconnaissait volontiers, et puis, peut-être aussi car Laura était sa cousine. Les deux marchèrent côte à côte jusqu'aux escaliers qui, depuis l'avènement de Eris Valverde, étaient aussi droits et carrés que le jour où Poudlard était tombé aux mains de Rogue. Elles grimpèrent alors lentement les marches jusqu'à arriver au premier pallier. Laura engagea la marche et passa la voûte pour pénétrer dans le premier couloir du premier étage, lorsqu'elles furent stoppées par un type à l'apparence classe et sobre mais un tantinet présomptueux et coincé sur les bords.

-Miss Ariana Bedan?
-Elle-même.

Le ton que prenait Ariana était parfaitement arrogant. Elle le savait, elle s'en fichait éperdument. Elle se contentait de politesse que lorsque c'était nécessaire ou envers des personnes respectables, et, de toute évidence, lui n'avait pas à recevoir ces grâces là.

-Voici pour vous.

Il lui tendit une missive puis se retira en repartant vers le rez-de-chaussée où ses collègues brigadiers l'attendaient très certainement. Elle parcouru rapidement la convocation et reporta son regard sur le couloir qui lui faisait face. Laura s'approcha, l'interrogeant du regard.

-Continue sans moi, Valverde me convoque. Fais en sorte que les Pousouffles comprennent que les Serdaigles n'ont pas apprécié leur attitude la dernière fois.

Laura acquiesça d'un signe de tête, et fit le signe du garde-à-vue, une façon amicale et surtout familiale, de se moquer d'Ariana qui prenait, au fur et à mesure, des allures de chef politique impassible et sans morale. Celle-ci s'éloigna alors en prenant les escaliers et en remontant jusqu'à la tour de l'Inquisiteur. Elle ne croisa pas grand monde sur le chemin, d'une part car plus l'on se rapprochait de la tour, moins la population était dense, mais aussi car à cette heure, la plupart des élèves du château était en bas, en train de manger, ou de dormir.

Elle fut accueillie par un autre sous-fifre qui l'introduisit dans le bureau de l'Inquisiteur de Poudlard, celui-ci était alors entrain de lire un dossier dont elle ne chercha même pas à comprendre l'intérêt ni les répercussions. Elle lui adressa un bonjour clair et net, sans hésitation, sans même regarder ce qu'il lisait. Ce n'était pas de son ressort, ni ses affaires, alors elle faisait attention, à juste titre, de ne pas y porter quelconque intérêt. Il lui ordonna de prendre un siège, elle s'avança alors d'un pas décidé, sûre d'elle-même comme toujours, et s'installa sur le siège en face de son bureau. Elle croisa les jambes et patienta, en fixant le vieux mangemort. Son regard était froid, mais son visage était poli, l'absence de sourire trahissait le peu d’amabilité dont elle pouvait faire preuve, mais elle ne manquait d'aucun respect. Savoir comment se comporter faisait aussi partie de son éducation.

-Beaucoup de choses ont été dîtes sur le départ du Professeur LeeRoy. A vrai dire, il y a eu tellement de rumeurs que la plupart ont oublié la véritable version. Ce que je peux vous dire reste assez restreint. Cependant, j'assume pleinement avoir été l'une des membres organisatrices de l'acte. Pour ma vision du purisme et pour le bien de mes camarades – dont certains se sont trop souvent détournés du purisme fondamental.

Elle fit une pause, elle n'avait absolument aucune intention de vendre ses comparses de l'élite, surtout par Llew et Mercurius, mais elle ne comptait pas non plus mentir à Valverde. C'était un mangemort, et c'était un homme qu'elle admirait en un certain sens. Peut-être n'était pas l'exemple qu'elle aurait pris en tout point, mais de lui, elle avait beaucoup à apprendre. Aussi, mentir à un tel type lui semblait inutile et stupide. Elle assumait l'acte car elle était parfaitement consciente que ce nouveau poste d'Inquisiteur était apprécié de l'ancien Directeur de l'Ordre Nouveau. Qui ne l'aurait pas été ? De plus, LeeRoy n'avait pas su se montrer compétente pour tenir une troupe de gamins, alors quelle perte cela pouvait-il être ?

-Les détails ne vous intéressent pas je suppose. J'étais à peu près certaine que je serai convoquée ici, et effectivement Monsieur l'Inquisiteur, je n'ai aucunement envie de vous cacher la vérité, car elle est assumée. Je fais partie d'un groupe d'élèves, celui-la même qui a œuvré contre le Professeur LeeRoy. Nous nous revendiquons comme étant la force puriste de Poudlard parmi les élèves, et nous avons su obtenir le respect qui est dû à notre sang. Barbare comme méthode si il en est, nous avons agi contre Mademoiselle LeeRoy car notre vision du purisme différait de la sienne. Contrairement à maintenant.

Avancer des réalités pareilles étaient risquées, elle en était parfaitement consciente, et elle n'était d'ailleurs pas si certaine de la réussite de la manœuvre. Mais ici, dans ce bureau, elle devait tenter le tout pour le tout en plaçant l'élite auprès de l'inquisition. Valverde avait besoin de contrôler Poudlard, autant l'extérieur que l'intérieur, ce qui induisait un contrôle de la foule d'élève... et quoi de mieux pour les contrôler que des élèves eux-même ?

-Je sais pertinemment que notre acte est condamnable, ce pourquoi j'en prends la responsabilité Monsieur. Mais si l'on considère que cet acte a permis à Poudlard de redevenir l'école puriste par excellence, peut-être pourrais-je vous dire que l’Élite, ainsi nous nommons nous, compte bien agir en votre sens, et non pas à l'inverse. Poudlard était en rage car nous étions contre la Brigade Inquisitoriale, contre le Professeur LeeRoy, et parce que nous avons le respect et la dévotion des élèves de l'école. Laissez-nous devenir votre bras armé au sein des élèves, et vous serez absolument certain d'avoir, en plus d'un contrôle total de la situation grâce aux renforts du Ministère, un respect total des élèves et une soumission sans limite que nous saurons préserver avec efficacité.

Elle observa alors l'Inquisiteur. Le coup de poker marcherait-il ?

-Mais soyez sûr, Monsieur, que si je n'étais pas certaine de nos compétences et de notre dévotion au purisme et à la politique du Lord que vous représentez ici, je n'oserai pas vous proposer de telles choses. Je crois en mon groupe, autant que vous croyez au nouveau Poudlard, nous œuvrons pour le véritable purisme également, mais nos manières sont officieuses, et ne vous retomberont pas dessus.

C'était un fait, l'élite ne demandait pas grand chose sinon la protection d'un Puissant et l'assurance de pouvoir continuer ses affaires au sein de l'école, et si ces affaires devaient bénéficier à l'Inquisition également tout en restant secrète, alors ainsi soit-il, ça ne dérangeait pas Ariana le moins du monde. Convaincre Mercurius serait probablement plus difficile, mais il s'y plierait de toute façon. Elle était certaine, dans tous les cas, d'être à la tête du seul groupe capable de tenir Poudlard en laisse et en total dévotion. Ça, personne ne pourrait lui enlever.

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MessageSujet: Re: Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan Mer 12 Juin - 17:40

Valverde était là, assis derrière cette table de réunion, importée du manoir de Gaydon. Les lieux étaient à lui. Il avait fait disparaître toute trace qui pouvait rappeler l'époque de direction, le fait même que ce bureau ne lui appartenait pas. Car, bien malgré toute chose, Valverde aimait les choses fixes, confortables. L'insécurité était perpétuellement présente dans un monde tel que celui-ci, mais il ne voulait pas commencer quelque chose sans avoir un minimum de sécurité et de certitudes.
La Tour de l'Inquisiteur était habitée par Valverde depuis un mois. Le temps pour le vieil-homme, encore pour un temps Directeur de l'Ordre Nouveau, d'installer son pouvoir, petit à petit. 
Les élèves avaient donc vu des vagues d'arrestation successives, des personnes disparaître, d'autres revenir d'entre les morts. Peu à peu, on avait compris que face à la nouvelle direction Valverde-Selwyn, on ne pourrait rien. Le Mangemort Politicien et son bras-droit avaient les yeux partout et frappaient d'une main froide et cruelle quiconque ne suivait pas le chemin que le vieil homme avait préparé. 
L'ère LeeRoy avait été rapidement oubliée. Les élèves étaient désormais encadrés par une sécurité accrue. Les dévotions à chaque repas étaient respectées et malgré une minuscule résistance de quelques heures, plus personne ne bronchait pour réaliser les demandes du vieil homme. En quelques jours, l'image de l'Intendance et de la Politique s'était installée dans la grande école de Sorcellerie. 
Poudlard était désormais un tremplin sûr pour devenir un bon Sorcier Puriste. Un endroit Juste et Sécurisé, comme le Monde était en train de le devenir. 
Et derrière tout cela, ce vieux mais fin marionnettiste, prêt à tout pour que ses marionnettes honorent le Purisme.

Les yeux noirs et froids fixèrent et observèrent un temps Bedan. Les deux êtres se rencontraient personnellement pour la première fois. Une ancienne et une nouvelle génération. 
Il restait à savoir dans quelle direction les deux iraient. 
Valverde prit quelques notes. Le dossier de Bedan était ouvert. Mais d'autres dossiers étaient aussi préparés. Des dossiers confidentiels, des dossiers de Sécurité. 
Bedan ne connaissait pas Valverde. Et Valverde connaissait Bedan. Du moins, beaucoup plus que la réciproque. Et cela, Bedan l'ignorait entièrement et cela se voyait. Les langues-de-plombs étaient annoncés dans le château. Aussi, on savait que des services secrets surveillaient les faits et gestes de tous les habitants du château. Mais le numéro trois du Régime de Lord Voldemort n'avait aucune renseigné ses habitants sur les endroits qui seraient particulièrement surveillés. Autrement dit, tout et tout le monde était susceptible d'être surveillé. La mort certaine était donc transformée par la peur de la mort. On ne savait rien. On supposait. Et tant que rien n'arrivait, alors on faisait en sorte que rien ne puisse arriver. C'était la politique de la peur, la terreur de mourir et de se faire arrêter. 
La terreur de savoir que quelqu'un surveille, mais sans connaître ni les lieux de surveillances, ni les identités des surveillés.
Aussi, Ariana Bedan était surveillée depuis l'arrivée des autorités. Surveillée pour sa sécurité, mais aussi surveillée car Valverde avait vu en elle une possible source d'aide. Une source de connaissance, de manipulation et d'appui. 

Car pour le moment, Ariana Bedan certes influente n'était qu'une élève de Poudlard. Une élève qui devait se rendre compte que comme tous, elle pouvait finir dans une fosse commune si les services de sécurité la jugeait menaçante. 
Et Valverde avait tout pouvoir à Poudlard. 

Comme le vieil homme s'en doutait, elle avait participé à la chute de LeeRoy. Mais malgré nombre de ces prédecesseurs, et prouvant cependant qu'il était désormais à la tête de Poudlard et que cette nomination n'avait été ni vaine ni inutile, il resta calme. Sa froide allure ne fut pas froissée et il préserva un ton mesuré et à l'écoute de la jeune élève de Serpentard.
En étant à Poudlard, Valverde n'était plus la même personne qu'il pouvait être au Ministère de la Magie. Tout d'abord par ce qu'il avait des adolescents en face lui. Êtres capables de réagir avec extrême, dans les deux sens du terme. Mais pour une personne d'équilibre, il était devenu particulièrement aisé de manipuler tout homme ou femme déséquilibré. 
Et la nature même d'adolescent était le déséquilibre. La quête perpétuelle d'un ordre entre deux pôles que seule l'expérience pouvait donner. 
Mais Valverde, malgré un titre qui, d'ailleurs, ne lui servait guère, n'était pas professeur. C'était un politicien, un homme issu de la bureaucratie de l'Intendance. Représentant de la politique Puriste. Il restait, malgré toute chose, un être de Pouvoir et d'influence, dans un monde contrôlé par des adultes. 

« Il semble cependant évident que ni vous ni ceux qui ont participé à ce départ précipité n'avaient à juger de la qualité de direction du professeur LeeRoy. Encore moins, hélas pour vous, de la pratique d'un "purisme fondamental". S'il y a bien une chose qu'il va falloir que les élèves de ce château apprennent, c'est qu'en aucun cas ils détiennent le droit de juger leurs dirigeants. » 

Valverde parlait calmement, sans chercher à prouver quelque chose. Les choses du monde étaient ainsi. L'Ordre pyramidale. Le modèle hiérarchique du Purisme. Au même titre que la Puissance de la Sorcellerie, cette évidence ne saurait accepter des compromis. Et pour se débarrasser de compromis, la méthode la plus simple restait la mort. 
Pour tous et par ceux qui en avaient le droit et l'autorité donnée. 

« Et il est bien dommage que vous vous orgeuillez de cette façon d'un comportement tout aussi intolérable que bourbiste à souhait. Le regard froid de Valverde fusa dans celui de la jeune femme. Les mots de Valverde étaient tranchants et d'un calme déjouant toute règle de sécurité. En être conscient est une chose, l'assumer en est une autre. Et vous vous doutez, je l'espère, que toute action a sa conséquence, et qu'il impossible de s'y détourner. » 

Valverde ne bougea pas. 
Il se trouvait devant une personne qui avait pris bien d'importance à Poudlard. Le résultat d'une politique laxiste de l'ancienne Inquisitrice. Que LeeRoy fut incompétente était une chose, que ses élèves trouvèrent le moyen de le devenir à sa place était particulièrement problématique et dangereux. 
Les élèves n'avaient aucunement le droit de prendre le pouvoir à Poudlard. Pour la simple raison que s'ils étaient en possession d'une telle puissance égoïste, ils seraient incapables de s'en défaire une fois la scolarité terminée. 

« Vous jouez à un jeu dangereux, Mademoiselle Bedan. Un jeu dont vous avez osé établir les règles après avoir distribué les cartes. Mais les cartes ont déjà été distribuées depuis bien longtemps et le jeu a débuté avant même que vous n'ayez conscience qu'il puisse exister. Vous n'avez aucunement idée de ce que vous êtes en train de dire et j'ose espérer que ce n'est pas le discours que vous avez tenu devant Mike Witcher. Aussi, je suis en droit de supposer que vous n'êtes pas si idiote que vous semblait le prétendre. De ce fait, je suis loin de vous apprendre quelque chose en vous expliquant que vous êtes tous en train de brûler à force de jeux trop dangereux avec un feu qui ne vous appartient pas et que vous n'avez jamais su contrôler. Qu'est-ce alors, Mademoiselle Bedan? Un ultime soubresaut d'existence et un bras tendu? Valverde marqua un temps. Ses yeux froids semblaient perforer la tête, la poitrine, les yeux de Bedan pour y découvrir les plus secrètes pensées. Ou un jeu que vous ne maîtrisez plus? » 

Valverde avait conscience de se trouver dans une situation de changement. 
Les élèves les plus influents de Poudlard, n'ayant pas la totale expérience ni maturité pour poser un nom sur ce qu'ils ressentaient, voyez très bien que les choses changeaient. Aussi, consciemment ou non, ils se tournaient vers Valverde. Cherchant une ultime façon d'asseoir un pouvoir trop imposant. 

« Vous savez tout autant que moi qu'il est bien utopique de chercher à mettre une laisse à un chien une fois qu'on lui a posé une couronne sur la tête, n'est-ce pas, Mademoiselle Bedan? Aussi êtes-vous en train de vous demander qui est le chien dans cette sinistre affaire. Un temps. L'endroit était particulièrement froid. A l'image du propriétaire des lieux. Tout pouvait sembler hospitalier, mais avec Valverde dans la pièce, toute notion de chaleur disparaissait. Aussi ne vous mettrai-je aucune laisse pour la simple et bonne raison que vous n'aurez aucune couronne. Je veux la liste exacte des membres de cette organisation que vous semblez nommer l'Elite. Inutile de vous dire que vous ne sortirez pas vivante de ce bureau tant que nous n'aurons pas vérifié l'exactitude des noms donnés. Et d'après vos notes en Potions, il est probable que n'ignoriez pas les symptômes désirés du Veritaserum. Votre groupe sera désormais le mien. Aussi exigé-je dès maintenant que vos réunions et vos rassemblements aient lieu dans ce bureau, à cette table même, en ma présence. Vous agirez au nom de l'Inquisition de Poudlard. N'oubliez pas cependant que je garderai un oeil sur l'Elite. Un oeil critique qui visera à punir la moindre personne qui ne se pliera pas aux règles de l'Inquisition. Vous comprise. Et il n'y aura aucune exception faite quant aux punitions que vous risquez. Aussi, je vous conseille toute idée de pouvoir personnel. Elle serait en paradoxe totale avec celle que vous semblez prôner à travers cette onomastique. Si vous souhaitez devenir une élite puriste, alors il est clair que le chemin que vous jusqu'ici pris est le mauvais. » 

Personne n'avait le droit de se prendre pour le Seigneur des Ténèbres. C'était le risque que l'on prenait une fois que l'on possédait un fort pouvoir. 
Mulciber, l'Elite, Menroth, toute ces personnes qui un jour s'étaient assises un trône de carton, mais un trône qu'ils avaient prétendu être celui de Lord Voldemort. Ces personnes avaient soit fait marche arrière soit accueilli la mort bien plus tôt qu'ils ne le pensaient. 
Hélas. 

Valverde avait gardé un regard totalement froid et calme. Ses mots caressaient les surfaces du bureau, y compris Bedan. Presque envoûtant, le vieil homme était un paradoxe à lui tout seul.
Une froideur effrayante mais sécurisante. 

« Ni vous ni personne n'aviez à faire le choix qui n'appartenait qu'au Seigneur des Ténèbres. Si vous acceptez la soumission totale, alors seul un nom de l'Elite périra avec les douze autres noms d'innocents otages. Si vous refusez, tous, vous mourrez. Et d'autres alors s'éveilleront pour prétendre à cette idée particulière du Purisme qui consiste à la création d'un groupe supérieur à un autre. »

Valverde se leva, contourna son fauteuil et se rendit au second niveau de la tour de l'Inquisiteur, là où était placé l'espace de travail qui accueillait son bureau et de grandes bibliothèques. Il s'installa derrière son bureau, et commença à écrire quelques notes sur une feuille de parchemin. 
Bedan seule, assise devant cette immense table de réunion rectangulaire, ne pouvait pas bouger. Car sans qu'elle ne s'en rende totalement compte, Valverde avait invoqué un sortilège runique. Comme attachée après son fauteuil, Bedan ne pouvait plus bouger. 
Valverde parla, de sa voix calme, presque un souffle d'air glacé dans ce bureau Inquisitorial. 
Une étonnante distance les séparait désormais. Comme celle qui sépare les vivants et les morts. 
Charon n'avait plus qu'à naviguer entre les deux. Mais de quel côté viendrait-il? 

«  Je vous écoute. Donnez-moi les noms. N'oubliez d'ailleurs pas qu'il est possible d'introduire dans une invocation runique un Veritaserum qui produirait des effets particulièrement désagréables s'il se trouve que vous me mentez. Pour le bien de l'Elite et donc de Poudlard, je vous suggère avec rigueur d'être honnête avec l'Inquisition de Poudlard. »
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MessageSujet: Re: Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan Mer 26 Juin - 14:53

Et pourtant, les élèves, qu'on leur en donne le droit ou pas, continueront de juger leurs dirigeants avec ferveur et passion. Eris Valverde était bien trop habitué à créer une politique stricte et difficile depuis les sommets de l'Intendance, et auparavant encore, depuis le Ministère de la Magie. Mais il débarquait clairement dans un monde inconnu. Il régirait, évidement, par la peur et la force, car il n'aurait d'autre solution que celle-ci. Mais il serait impopulaire, et à terme, sa politique ne portera aucun fruit. Ariana n'était pas la plus douée question politique et manœuvre de ce type. A vrai dire, elle était d'un tel extrémisme, qu'elle aurait instauré un Ordre de la Terreur si puissant que les gens en auraient fui le pays plus rapidement qu'il n'en aurait fallu pour dire « ouf ». C'était aussi pour cela qu'elle ne parviendrait jamais à atteindre un haut poste du régime, simplement car sa conception du purisme et de la vie sociétale n'avait rien à voir avec ce qui était socialement applicable. Est-ce que Valverde était un puriste de l'extrême ? Probablement. Pourtant, il n'en paraissait rien. C'était soit son incapacité – ou sa capacité – à ne rien laisser paraître, soit un véritable manque de conviction. La Vert et Argent espérait voir en lui la première solution. D'une part car se retrouver devant un bonhomme aussi laxiste que LeeRoy l'exaspérerait deux fois plus, mais aussi car elle avait encore bon espoir de voir un Poudlard difficile à vivre pour qui n'est pas proche du Seigneur des Ténèbres.

Il la méprisait d'une façon tout à fait atypique. Ce n'était pas du mépris comme la plupart l'entendrait, c'était une sorte de mépris caché. Lui, ne voyait pas ce qu'Ariana avait à proposer et comptait sur le fait que la rabaisser lui ferait perdre ses moyens. En soi, il visait juste le bougre. Ariana ne connaissait pas le mot « non ». On ne lui avait jamais rien refusé, et voir une autorité importante lui annoncer que ses plans étaient vains la mettait dans une telle rage que cela en devenait hystérique. Et Ariana était colérique, excessive, absurde par moment. Elle ne réfléchissait pas comme tout le monde sur certains points et ne voyait pas toujours la façon logique et intelligente d'agir. Cependant, ici, bien que la réaction d'Eris la fasse sourire d'agacement, elle ne broncha pas, continuant de fixer le vieil homme d'un regard amusé, agacé, mais poli, comme elle savait si bien le faire, conformément à son éducation.

- Si être bourbiste c'est vouloir servir le Seigneur des Ténèbres, pourquoi les traquons-nous ?

Il y avait une limite à ne pas dépasser avec la gamine, où elle répondait directement, franchement, sans se soucier de l'ordre établi. Et bien quoi ? Il l'éventrerait comme les précédents ? Car le bureau empestait les intestins et la gerbe. Qu'il l'éventre. Elle s'en remettrait. Qu'il la tue, et il ferait d'elle un martyr. Qu'il la dénonce, et rien ne changera vis à vis des intentions de la Serpentard. Sur l'échelle sociale d'Ariana, Eris était un personnage important, médiatique, influent, mais il restait un homme profondément accessoire, comme la plupart en vérité. Ariana ne considérait que peu de personne comme véritablement importants pour elle. Valverde n'en faisait pas encore partie, peut-être jamais, au fond, lui s'en fichait, et Ariana ne se posait pas la question. L'important était plutôt de savoir comment tout ceci allait se solder. Car il cherchait la petite bête, et elle... elle était crédule à souhait sur ce point là. Elle partait vite, et elle ne revenait jamais sur sa position. Trop têtue pour ça.

-Si je ne m'en doutais pas, je ne vous aurai pas dit que j'en assume la responsabilité Monsieur...

Sa voix était redevenue plus calme, plus lente, et surtout moins directe. Elle parlait tout en trahissant l'agacement qui était le sien. Elle détestait profondément cette façon d'être de ces élites de l'Intendance qui, parce qu'ils avaient traversé plus que les autres, se sentaient pousser des ailes et médisaient sur les seules personnes capables de reprendre le flambeau laissé à l'abandon. Car Eris créverait un jour, et qui d'autre prendrait son rôle ? Qu'il soti honnête un instant, et qu'il sache dire qu'un sale poufsouffle en soit capable ? Seul un puriste convaincu pouvait espérer être assez utile au régime pour aider les aînés, mais si les aînés refusaient de le former, alors en quoi le puriste en avait quelque chose à foutre de ces prédécesseurs ? C'était une question que se posait actuellement Ariana. « Que cherche-t-il ? ». La tester ? Ridicule. La provoquer ? Ça marchait plutôt bien, mais ça n'apportait rien. En bref, elle n'arrivait pas à conceptualiser la démarche du vieil homme. Si il cherchait à discréditer une puriste, qu'il le fasse, parce qu'il y arriverait, mais à ce terme là, il se discréditerait lui-aussi. La jeune Bedan était volontaire pour servir l'Ordre, mais elle n'était pas assez débile et malléable pour le faire sans contrepartie intéressante. Si Valverde la méprisait, alors elle se détournerait de lui, et donc de sa pratique. En soi, Ariana était promise à un bel avenir du côté de sa famille. Riche, influente, puissante... elle n'avait rien à craindre quant à son avenir. Le seul soucis était qu'elle, actuellement, voulait servir le régime d'une façon plus directe. Si on lui refusait cet accès, c'était le gouvernement, et donc Valverde qui perdaient quelque chose, pas elle.

-Le jeu, Monsieur l'Inquisiteur, est celui que vous vous imaginez. Les cartes sont sur la table, les règles sont fixées par le Seigneur des Ténèbres. Je vous montre un moyen de parvenir à vos fins, mais vous refusez d'en voir l'utilité. Soit, c'est votre choix. Mais ne reportez pas sur moi un quelconque manque de maîtrise. Ce qui a été fait, a été bien fait, et le jeu auquel nous jouons, vous, comme moi, est déjà terminé depuis un bon moment. La partie est terminée. Et une nouvelle recommence. Poudlard est une belle maison, mais le pouvoir qui y règne ne m'intéresse aucunement. J'en ai déjà trop eu ici, et je n'en ai plus envie. Cependant, mais encore une fois, vous vous en détournerez, le pouvoir que j'ai acquis ici, et quoique vous en disiez, ce pouvoir est le fruit du laxisme dont il a été fait preuve entre les murs du château, ce pouvoir-là peut maintenant vous servir vous, et non pas moi. Je suis peut-être sotte de jouer à un jeu dangereux, mais ce jeu là, osez me dire que vous n'y avez pas contribué pour devenir ce que vous êtes aujourd'hui ? Jetez moi hors de ce bureau les intestins à l'air si vous voulez, mais vous repousserez alors la seule aide puriste, aussi maigre soit-elle face à votre influence, qui peut vous assurer un règne sans égal à Poudlard.

Elle jouait dangereusement, mais c'était la seule logique qu'elle possédait ici pour débattre avec Eris, si tant est que l'on puisse parler de débat. Se plier à ce type était contraire aux principes d'Ariana, et elle ne pouvait s'y résoudre, même si il y avait plus d'avantages à le faire. Elle devait se montrer telle qu'elle était, simplement car Eris comprendrait à qui il aurait à faire. Qu'il la tue, ou pas, la question n'était pas là. Le but d'Ariana était principalement de montrer que l'Inquisiteur passait à côté d'un moyen unique de diriger l'école. Un moyen puriste, mais aussi strict et direct. Il s'agissait d'imposer une nouvelle pyramide à Poudlard. Si il repoussait l'aide d'Ariana, alors il repoussait l’Élite, et il créerait alors, non pas une pyramide, mais deux. L'une où il serait au sommet de Poudlard, et l'autre où se serait l'élite. Car Eris pensait manier l'école à sa guise, mais il se trompait éperdument. La structure du château était à lui, les petites âmes dociles étaient à lui, le personnel était à lui, et les professeurs, mais le reste appartenait pour l'instant à l’Élite. Si puissante et influente au sein des élèves, il n'arriverait pas à les démonter tant qu'il n'aurait pas fait exterminer toutes les têtes du château. Tuer Ariana était un acte intéressant. C'est vrai. De toute beauté, faire taire cette petite gamine sûre d'elle à en mourir. Mais la tuer n'aiderait pas Valverde, car l’Élite perdurerait, et connaissant les différents visages de l’organisation, il y avait de grandes chances pour que les répercutions de ce meurtre soit lourdes. Mais il pouvait bien essayer, effectivement, de tenter l'impossible et de s'engouffrer dans un bourbier sans égal. Même l'Irlande serait mince à côté.

Le chien dans cette histoire n'était certainement pas elle. Il pouvait bien y mettre les formes, le fond restait aussi inexistait qu'au départ. Les grandes paroles d'Eris marchait sur la foule, sur l'ensemble, mais sur Ariana, elles perçaient difficilement. Non pas que la gamine soit plus intelligente que les autres, ça aurait été faux, mais elle était simplement assez têtue et sûre d'elle pour ne prendre en considération que ce qui l'intéressait, et dans le cas actuel, la métaphore d'Eris était, aux yeux de la Serpentard, vide de sens et d'intérêt. Elle le laissa trahir par un sourire à l'évocation de son statut selon l'Inquisiteur. Lui se dressait une couronne en carton et attachait la laisse lentement autour de son cou. Il pensait gouverner sans vergogne, mais il confondait bien trop précipitamment Ordre Nouveau et Poudlard. Il se croyait intouchable, comme derrière son bureau au Ministère de la Magie, car là-bas, il donnait les ordres, et personne n'osait s'attaquer à lui. Ici, les élèves ne voyaient pas l'Inquisiteur comme une personne intouchable, surtout pas depuis l'incident LeeRoy. Il pouvait ignorer ce fait, et se faire manger. Le combattre, et risquer de détruire l'entreprise du Seigneur des Ténèbres en faisant de Poudlard un foyer de rébellion. Ou bien, il pouvait l'accepter et agir en prenant en compte se paramètre, et avec un soutien de taille, celui de l’Élite. Ariana était prête à faire des concessions de taille pour l’Élite. Elle était prête à faire chuter le pouvoir direct de l'organisation au profit de celui de Eris, tout ceci dans l'idée d'obtenir une sécurité et de garder la place qu'ils avaient dûment méritée au sein de l'école.

-Ce que je sais, et sans véritaserrum, Monsieur, c'est ce que vous prenez à la défensive un concept qui vous est dû. Vous pensez que je suis là dans l'optique de vous détrôner, mais vous semblez ne pas saisir, et je comprends pourquoi, que je suis venu dans l'optique d'aider l'Inquisition. L'Elite veut servir l'Inquisition. Non pas car nous croyons en l'Inquisition, car elle nous a démontré bien des problèmes, mais car nous croyons au purisme, et donc à vous. Nous avons tous cru en l'Ordre Nouveau, et savoir que vous êtes désormais ici relève l'intérêt d'être proche de Poudlard. Vous voulez nous évincer, mais même en vous donnant des noms Monsieur, vous ne pourrez pas y arriver. OU alors, exterminez non pas moi, mais moi et tous les élèves de Poudlard. Nous avons gagné les élèves, nous sommes parmi eux, et ils nous écoutent et nous craignent. Nous pouvons laisser ce pouvoir, et nous pouvons vous le donner à vous, pleinement, et sans contre partie. Mais pour cela, Monsieur, quoique vous vouliez faire, il faudra nous laisser notre groupe et notre façon d'agir. Sans ça, les élèves comprendront que nous avons perdu notre influence, et ainsi, vous perdrez Poudlard. Je ne suis pas une politique, je n'y connais rien, et vous êtes un expert. Je n'ai pas la prétention de vous apprendre quoi faire. Je vous expose simplement, et en toute franchise, ce qui est propre à Poudlard. Nous ne fonctionnons pas comme la foule du Royaume-Uni malléable selon des discours. Les élèves sont plus naïfs, mais ils réagissent à d'autres choses. Et ils réagissent surtout à nous. Ils nous craignent, et nous sommes eux. Je ne vous demande pas de nous laisser l'indépendance, car ce n'est pas mon but, je veux allier l’Élite à l'Inquisition, j'aimerais que vous nous laissiez l'Elite comme elle est actuellement. Notre pouvoir ne sera plus, il sera votre. Notre influence ne sera plus, elle sera votre. Mais notre nom sera notre, et les gens y croiront. Nous revendiquerons l'Inquisition, et croyez-moi Monsieur, je peux vous assurer que d'ici quelques mois après la rentrée, les gens seront réceptifs à votre parole.

Elle fit une pause. Son sourire était parti depuis un bon moment. Eris ne comprenait pas l'intérêt d'être allier avec l’Élite. Et pourtant, Ariana faisait en sorte qu'il y voit un but. Pour le coup, elle faisait suffisamment de concessions pour qu'il n'y voit plus de tactique bancale pour le détrôner, car ce n'était pas but recherché. L’Élite n'avait pas pour vocation, désormais, de se détacher du système de l'éducation. L’Élite cherchait à maintenir un ordre puriste réel. Valverde allait dans ce sens, pourquoi cherchait-il à compliquer les choses ? Eris critiquait l'envie de puissance, mais il était lui même son dévot. Il recherchait le pouvoir plus qu'il ne le croyait, et c'était d'ailleurs pour ça qu'il était là aujourd'hui. Sous prétexte de servir le Seigneur des Ténèbres, il comptait façonner Poudlard à sa manière, à son nom, à son image, pour en faire ressortir des pantins de Lord Voldemort en personne. L’Élite avait cherchait l'influence dans un moment de flou, car elle avait su profiter de l'erreur humaine. Eris pensait les contrecarrer en dénonçant leurs méthodes, mais il se trouvait être bien plus dangereux car plus opportuniste qu'aucun autre. Ariana ne dit rien, mais n'en passa pas moins, et se contenta d'observer le vieux mangemort d'un air intéressé. Il voulait des noms, et il voulait qu'un crève. Un sourire froid se dessina sur les coins des lèvres de la gamine. Osait-il dire qu'il ne voulait pas le pouvoir pour lui tout seul ? Le salaud. Elle n'avait pas d'autre mot à penser que celui-là. Il était un beau parleur, donneur de leçons puristes qu'il n'appliquait même pas.

- Vous continuez, encore et toujours, à nous désigner comme les grands dangers de cette école. Vous vous trompez, mais qu'il en soit ainsi, vous vous rendrez compte de l'erreur dans quelques temps quand vous perdrez le maigre pouvoir que vous avez acquis jusqu'à présent et quand celui que nous aurions pu vous donner sans en garder une miette, vous filera entre les doigts.

Il se leva alors, marchant alors vers son bureau supérieur, et il y trôna tel un Roi dans un royaume en flamme ne sachant que faire du charbon qu'était son peuple. Le brûler aurait été suicidaire, pourtant, il s'y risquait. Il risquait tout, pour un maigre gain de pouvoir éphémère en plus. Ariana ne visait pas Poudlard. Le pouvoir qu'elle cherchait à acquérir était bien au-delà de tout ce merdier, elle voulait l'influence du Ministère, de l'Intendance, et elle possédait déjà l'importance de l'argent et du sang-pur. Elle tenta de bouger un instant, impossible. La vision d'être séquestrée lui arracha un souffle d'exaspération mêlé à une aigreur sans pareille. Elle n'était pas une esclave, et il le comprendrait assez vite d'ailleurs. Mais soit, il voulait perdre son influence ? Elle allait l'y aider.

-Vous voulez des noms ? Faisons ainsi. Ariana Bedan, Ellie Swinson, George Quinklee, Ashley Prince, Evan O'Donnell, Emma Bedan, Sara Engels, Isaac Pound, Hector McGraigor, Mercurius Yakovsky, Marc Bolton, Maximillian Foretti, Alexia LaGrande, Llewelyn Mulciber, Elena Sidney, Laura Bedan, Britanny Hemett, Kimberlie Vasheden, anciennement Maleficus Serpens et Gabriel Lestrange...

La suite de noms continua pendant un bon moment. A terme, c'était une très grosse partie qui était concernée. Si Ariana voulait s'allier avec Valverde, elle le savait, il fallait une certaine transparence, et il choisirait lui même sa victime, inutile soit dit en passant – puisqu'elle n'attirera que les foudres de l’Élite et donc de la population de l'école – et il était donc inutile qu'elle lui dise sacrifier, même si des noms à vendre au diable, elle en avait.

Mercurius comprendrait, et de toute façon, il sera bien obligé, que l'alliance avec Valverde était coûteuse, mais bénéfique. Ils continueraient à agir de toute façon, continuaient à tabasser des pauvres innocents, car rien ne les en empêcheraient, pas même Valverde. Et ces innocents, bourbistes de toute façon, ne broncheraient plus jamais. Tout était dans l'intention. Dans un an, Poudlard était derrière eux. Il s'agissait d'être assez intelligent pour se ranger d'un côté du fleuve où les rapides n'entraînaient pas la boue.

Mais Valverde, lui, était en plein milieu de l'eau, et peu à peu, se noyait.

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MessageSujet: Re: Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan Jeu 27 Juin - 12:19

Prétendre connaitre Eris Valverde était un triste leurre. Même plus, c'était une utopie à laquelle lui-même n'espérait plus.
Le vieil homme avait dirigé pendant deux ans un Département chaotique, sans politique interne et sans chef.
En deux ans, le vieil homme avait contribué à l'instauration de la paix intérieure. Une paix qui suivait des années de terreurs où la police magique avait été plus importante que la sagesse et les discours. En arrivant à l'Ordre Nouveau, Valverde avait du faire face à une restructuration complète, l'arrivée de Tom Jugson, puis celle de Mulciber. Somme-toute, Valverde avait du faire face à vents et marées. Vieil homme au coeur d'une transition sociétale, il n'avait pas cependant pas bougé. Il était devenu influent, lui le Mangemort intellectuel que peu connaissaient et encore moins considéraient.
Peu à peu, on avait commencé à craindre Valverde. Même pire, on avait compris qu'il était un Mangemort ancré dans un rouage politique et complexe et que peu maîtrisaient. On s'était rendu compte qu'un immense passé et une grande connaissance précédait le vieil homme. Il était un soldat de Voldemort important et rigoureux. Peut-être trop libre. Peut-être trop individualiste. Mais il avait fait permis au Seigneur des Ténèbres d'instaurer un climat de paix et de cohérence dans sa politique ministérielle.
Sans Valverde, sans Brom, sans De Saint-Clair, sans d'autres bien critiqués, le monde ne serait pas ce qu'il était.

Et que serait le monde sans Ariana Bedan?

Valverde ne se pensait pas supérieur à un autre. Du moins, pas dans ses rapports humains. Mais il restait convaincu que quand on lui donnait une mission à faire, il devait la faire de la meilleure façon possible.
Aussi, nommé Inquisiteur de Poudlard, il se devait d'instaurer la hierarchie pyramidale que le Seigneur des Ténèbres voulait. La division était terminée et l'Elite, groupuscule important de Poudlard, ne pouvait pas déroger à cette règle.
Non, Valverde ne comptait aucunement asseoir un quelconque pouvoir personnel. Pourquoi chercherait-il à le faire, après l'Ordre Nouveau?
Poudlard était en ruine interne. Ses structures étaient invisibles. De véritables guérillas s'étaient installées dans la prestigieuse Ecole de Sorcellerie.
Au Ministère, c'était tout au contraire. Tout était luisant d'officiel, de rigoureux, de maîtrisé. Ainsi, les complots allaient bon train, mais la structure continuait à fonctionner. Valverde, en quittant son poste à l'Ordre Nouveau ne prenait pas les choses à la légère. Il quittait une prestigieuse place où tout le monde vantait ses mérites et son action pour se rendre à un endroit inconnu. Il reprenait tout à zéro. Mais face à lui, des personnes qui ne connaissaient rien au monde mais prétendaient tout le contraire.

C'était surement là l'enjeu de toute l'adolescence. Et Valverde en avait le parfait exemple devant lui.
Jeune être séparé entre l'inconscience de l'enfance et la volonté d'être responsable tel l'adulte. Mais la responsabilité ne se marie guère à l'inconscience. Du moins était-là la pensée du vieil homme.
Valverde le savait et Bedan s'en doutait peut-être, si un employé du Ministère de la Magie tenait ce discours, il finirait aussitôt à Azkaban. Mais l'ancien Directeur du Département de l'Ordre Nouveau connaissait Bedan. Aussi, espérait-il un changement. Car l'année qui viendrait passerait vite et la jeune femme aurait alors à faire des choix bien plus importants et fondateurs qu'elle ne le pensait.
Toutefois, l'Inquisiteur de Poudlard n'était pas un enseignant. C'était un homme politique, sans-doutes l'un des meilleurs. Et en tout homme politique, il devait veiller à faire respecter la politique qu'il était charger d'enseigner.
Bedan, malgré son inconscience et sa maladresse de logique était une clé pour la direction de Poudlard et le maintien de la sécurité. Valverde aurait espéré que cela soit quelqu'un d'autre. Mais il n'en avait pas le choix et seule LeeRoy était responsable du chaos dans lequel était plongé Poudlard.

Bedan donna cependant les noms, que la plume de Valverde s'appliqua à noter avec rapidité.
Personne d'entre-eux ne serait puni. Cependant, Bedan aurait la conscience que l'Inquisiteur de Poudlard avait entre ses mains ces noms.
La mort n'est elle-même qu'un triste passage, mais une fois réalisée, elle n'a plus d'impact. Toutefois, la peur de la mort devient plus intéressante à manipuler, gérer, produire.
L'Elite resterait. Car elle s'était installée, tout comme la Magie dans le Monde. L'Inquisiteur ne pouvait pas le nier.
Mais bientôt, l'Inquisition remplacerait l'Elite. Car bientôt l'Irlande serait terminée. Et bientôt, Lord Voldemort partirait en guerre contre d'autres bourbismes en désirant une Intendance solide sur ses bases.
Toutefois, présentée comme cela, l'Elite n'avait rien de solide et de sécurisant pour le Mage-Noir.

« Mademoiselle Bedan, vous vous battez toujours contre des moulins. Prenez garde, vous risqueriez de bêtement vous épuiser. Vous illustrez à merveille ce que je suis en train de dire au lieu de vous en défendre. L'Elite, que vous représentez ici, a pris le pouvoir en ces lieux. Reprenez-moi si je me trompe, mais ni Léon Brom, encore moins le Seigneur des Ténèbres ou tout autre représentant de ce dernier n'a autorisé sa création, du moins, sa prise de pouvoir à Poudlard. Valverde se leva, et de sa démarche mesurée descendit les quelques marches de la seconde tourelle pour se retrouver dans le premier niveau du bureau. Il avança jusqu'à la table, contourna le fauteuil de Bedan toujours immobilisée. Il approcha alors sa bouche de son oreille. Prenez conscience qu'à l'heure actuelle, si j'en donne l'ordre, vous et les vôtres finissez à Azkaban sans même que vos familles aient le temps de crier telles des poules à la quête d'autorité. La voix du vieil homme était calme, glaciale au point d'en éteindre le feu allumé. Laissant entendre un profond détachement, on comprenait pourquoi Voldemort lui avait donné la tâche de représenter le Purisme à travers l'Ordre Nouveau et désormais Poudlard. Il s'écarta, retirant au passage les liens invisibles qui retenaient la jeune-femme.
Être bourbiste revient à servir ses propres intérêts en prétendant servir ceux de plus grands, Mademoiselle Bedan. Je n'ai pas souvenir que l'on vous ai demandé, à vous et vos camarades, de juger de l'action de Frederique LeeRoy. Aussi, vous prétendez servir le Seigneur des Ténèbres alors que nul ne vous l'a demandé. Et je pense que, tout autant que moi, vous avez conscience que si ceci arrive, alors tout rentrera dans l'ordre. Votre présence en ces lieux n'est légitime que parce que vous avez fait en sorte que cela le soit. Aussi, et ce serait décevant de votre part si vous m'affirmez le contraire, vous comprenez que deux choix se proposent à moi: vous éliminer et instaurer le pouvoir unique de l'Inquisition ou travailler avec vous de façon à ce que vous deveniez le bras armé de cette Inquisition. »

Autrement dit, Bedan et les autres n'avaient aucunement le droit d'être à Poudlard en exerçant un tel pouvoir. Et sans eux, ce pouvoir disparaîtrait.
Malgré toute chose, tout rebondissement, tout sarcasme de la représentante de la Jeunesse Puriste, Valverde, Brom et Voldemort les contrôlaient bien plus qu'ils ne l'imaginaient. C'était à ces trois hommes et seulement à eux de décider de leur avenir. Bedan en avait conscience. Ou du moins, une partie de son être en avait conscience. Et se débattant tel l'animal blessé, elle cherchait une porte de sortie agréable à prendre et faussement décorée en porte d'entrée.

De dos à Bedan, les mains jointes, observant avec froideur les livres de sa bibliothèque, Valverde reprit la parole.

« Evitez de me faire croire que vous n'avez pas conscience de défendre la position de l'Elite simplement parce que vous savez pertinemment que sa présence ici n'est ni sécurisée, ni assurée. Elle a été crée sous Frédérique LeeRoy. Elle a apparemment réussi sa mission de détruire Frédérique LeeRoy. Que lui faut-il de plus si ce n'est un pouvoir plus grand? Le vieil homme se retourna. Il plongea son regard froid dans celui de la jeune adolescente. Sachez que je commencerai à vous considérer comme influents quand vous arrêtez de crier que vous avez le pouvoir. Une personne de pouvoir n'a nul besoin de crier sa situation a tout si elle en possède véritablement. Votre Elite est une guérilla, qui répond plus à une philosophie bourbiste. Vous répondez de vos actes au nom du Seigneur des Ténèbres. Mais vous a-t-il fait cette demande? C'est en cela que votre comportement est bourbiste. Vous jugez de vos actes personnels et individuels en prétendant servir les volontés de plus grands. Vous ne détruisez que vous, dans cette histoire. Car vous comme moi savons très bien que le Seigneur des Ténèbres n'aura nulle envie que Poudlard soit gênée par des élèves opportunistes et à la quête du pouvoir. C'est pour cette raison que vous devez changer vos statuts. Vous entrerez, vous seule, dans le comité de Direction et assisterez à la réunion que j'organise tous les matins. Vos actions seront surveillées, comme celles des autres. Mais elles seront autorisées. Vous deviendrez ceux qui seront chargés d'éxécuter mes ordres. Aussi, comprenez-vous que si une action a lieu sans aucun ordre de ma part, il n'y aura rien qui m'empêchera de vous envoyez tous à Azkaban. »

Valverde fit un geste étrange de la main. Une pression d'air y sortit et s'engouffra en dessous de la porte du bureau Inquisitorial.
Quelques secondes plus tard, Neeson entrait. Le regard fixe, à l'écoute et rigoureux. Le Secrétaire de l'Inquisiteur de Poudlard était de nouveau prêt à recueillir les demandes de Valverde.

« Neeson, je vous présente Ariana Bedan, représentante de l'Elite. J'ose espérer que vous vous souvenez de notre conversation d'hier? Neeson fit un oui de la tête, accompagné d'un "Bien-sûr, Monsieur l'Inquisiteur". Le vieil homme en question tourna la tête vers Bedan et ajouta, Je suppose que vous n'aurez rien contre un Serment Inviolable? Si un seul membre de l'Elite déroge aux règles que je viens d'énoncer, vous mourrez Mademoiselle Bedan. Mais comme vous semblez mettre votre en vie en jeu dans ce groupe, accepter un Serment Inviolable ne vous mettra guère en danger. Vous n'avez, n'est-ce pas, pas d'autres ambitions que de servir l'Inquisition de Poudlard? En échange, vous m'accompagnerez dans la plupart de mes déplacements, cet été. J'ai de nombreuses conférences à tenir quant à la Jeunesse Puriste que je représente désormais. Acceptez-vous, ou choisissez-vous donc Azkaban pour vous et les vôtres? »

Les yeux noirs de froideur, la voix étonnamment calme, Valverde observait Bedan.

Car hélas, l'eau, comme le feu et l'air, ne sont que fils de la nature. Et fiers de leur Mère, prêts à faire comme elle, ils ne sont que changements et mutations.
Et depuis longtemps Valverde avait appris à nager dans le sens du courant perpétuellement changeant.
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MessageSujet: Re: Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan Ven 28 Juin - 12:27

C'était sa définition ça. Et qui était Eris Valverde sinon un énième politicien au sein d'un gouvernement ultra-autoritaire pour prétendre connaître la vérité sur le purisme ? Tout était affaire de point de vue, encore une fois. IL prétendait alors qu'être bourbiste relevait de l'égoïsme, de la volonté de servir ses intérêts. Pas pour Ariana, et ce n'était d'ailleurs pas l'idée que se faisait sa famille non plus, ni même des proches de celle-ci. Jusqu'à maintenant, rien n'avait été dit concernant ce qu'était le purisme sinon une espèce d'idéologie de la communauté. C'était démagogue comme méthode, mais inutile de nier que jusqu'ici ça avait fonctionné à merveille. Seulement, les seuls à être assez dupes pour y croire étaient ceux qui n'avaient foi en rien, pas même en eux-mêmes. Valverde prétendait posséder la vérité absolue rien que dans sa façon de se comporter, de parler. Il était intelligent, bien plus que la moyenne, perspicace et déterminé, mais il n'aurait jamais cette vérité, pas plus qu'Ariana d'ailleurs qui était assez sotte, pour le coup, pour penser l'atteindre un jour. Si Eris voyait la communauté dans le purisme et l'intérêt personnel dans le bourbisme, pour Ariana c'était totalement l'inverse. Se servir soi-même avant de penser aux autres. Existait-il quelque chose de plus naturel ? Au fond, Ariana se basait sur le principe de Nature. En effet, il s'était mis en place naturellement une échelle des espèces au sommet de laquelle l'on trouvait à la fois les sorciers, mais surtout les plus forts des sorciers. Ainsi, plus l'on descendait, et plus l'on rencontrait des misérables telles que les créatures magiques, les sangs-mêlés, ou bien plus bas, les moldus. Il était alors naturel de penser que les sorciers étaient les meilleurs, et c'était ce pourquoi le purisme existait aux yeux de la gamine. Elle croyait à cette nature qui avait fait des sorciers des êtres d'exception. Ainsi, si le purisme était l'équivalent idéologique de la Nature, alors il devait en suivre les lois. Notamment celle de l'individualité et du plus fort. Chaque sorcier devait veiller sur soi-même, individuellement, afin de ne pas sombrer, car plus fort que soi veillait.

En ce sens, elle considérait qu'en visant ses propres intérêts, on visait l'accomplissement de soi-même, et donc l'avènement de la sorcellerie. Les plus faibles seraient mis sur le banc de touche, et les plus forts triompheront. C'était ainsi qu'elle considérait la vie sorcière, et le purisme en d'autres termes. Pour Ariana, la « communauté » était un concept ridicule et utopique ne visant qu'à plaire à la foule pour ne pas effrayer les porcs avant l'abattoir. Le principe de communauté n'avait rien à voir avec Ariana Bedan, elle ne considérait même pas ce concept, mais elle savait l'utiliser – ou du moins, commençait à en connaître les rouages.

A l'inverse, il y avait le bourbisme. Selon la verte et argent, ce bourbisme partait d'un principe contre nature : l'égalité. En effet, tout être bourbiste croyait placer sur un même pied d'égalité tous les êtres vivants. Ainsi, il défiait directement la Nature, ce qui était, par principe, impossible. Le bourbisme, lui, visait l'ensemble, le « Bien » presque commun. Pourtant, c'était utopique et foutrement impossible. C'était déplacé, même, selon Ariana. Ainsi, le purisme était l'accomplissement de soi, et de ses intérêts personnels, afin de viser une plus grande magie. C'était détenir le pouvoir, pour le redonner à la Magie avec un grand M. Le Seigneur des Ténèbres était ce guide parmi les ombres, mais il n'en restait pas moins un sorcier. Ariana jurait par le purisme avant toute chose, et le purisme était sa fin, la Magie donc.

Valverde avait sa vision, c'était son choix. Peut-être se laissait-il trop embobiner par ses propres discours. Ariana, elle, aussi têtue qu'elle était, ne démordrait pas de son concept et de sa définition du purisme. C'était sûrement pour ça que même si l'un des hommes les plus importants du régime l'insultait gravement de bourbiste, elle n'en avait cure, et passait totalement outre. Simplement car à ses yeux, il se trompait, et elle avait raison. Du moins, elle était plus axée sur le fait qu'Eris voulait se donner une image politique différente de sa véritable pensée. Ariana n'était pas toujours très maligne, mais elle était perspicace quand il s'agissait d'analyser le comportement humain, et bien que l'ancien Directeur de l'Ordre Nouveau soit un miroir opaque, elle pouvait au moins affirmer qu'il était bien plus extrême que ce qu'il voulait bien laisser passer. Ainsi, croire à la communauté, la serpentard doutait même que Valverde y songe. C'était une facette, plus qu'autre chose, pour plaire à la foule. De la démagogie, encore une fois, et c'était politique. Foutrement politique. Diable, ça aurait plu à Emma, ça.

-Où est le besoin de posséder plus de pouvoir quand ce pouvoir ne sert à rien ?

Elle questionnait. Tout simplement. Eris prétendait que l'élite voulait plus de pouvoir, ce qui était totalement faux. Ariana voulait plus de pouvoir, mais certainement pas à Poudlard. L’Élite, elle, savait que ses jours étaient comptés. Mercurius en avait conscience, mais il ne disait rien. Le temps de l'élite à Poudlard était presque révolu, car le Cartel avait eu son sommet de gloire. Maintenant, c'était une image qui restait sur eux, comme de la peinture que l'on ne saurait enlever. Ariana se fichait du pouvoir de Poudlard simplement car ici, avec Valverde à la tête de l'Inquisition, ce pouvoir était vain. Ce n'était plus qu'une image, et n'avait plus de sens. Valverde avait du pouvoir, l’Élite n'en avait plus. Mais l'image de l’Élite fort restait au sein des élèves, et c'était peut-être la seule chose à utiliser pour convaincre Poudlard du bienfait de cette nouvelle direction.

Ariana était égoïste et opportuniste, c'était un fait, elle l'assumait pleinement. Mais elle se gaussait de voir que même en s'affirmant comme telle, on ne lui reconnaisse pas ses torts. On mettait tout sur le dos de l’Élite, en oubliant qui était la cause de cette folie. Mercurius, Maleficus, Lestrange. Trop noms qui furent représentatifs d'une volonté d'assouvir les plus faibles. Et là où Eris se trompait encore, c'est que le mouvement avait été appuyé par Lincoln Crow en personne. Mais Ariana ne pipa mot, simplement car c'était un trop bel argument pour qu'il soit donné aussi sottement. Selon Mercurius, l’Élite était un bras caché des Exécuteurs, un bras qu'utilisait Crow quand il en avait besoin. Ça n'avait rien d'officiel, mais le Directeur des Exécuteurs restait un mangemort qualifié et reconnu. Ce n'était pas n'importe qui, et l’Élite était connu de ce type. Aussi, il était probable, même Mercurius n'avait rien confirmé, et même Ariana ne s'en doutait pas, que l'action contre LeeRoy ait été commanditée par Lincoln Crow en personne au près du grand manitou de l'organisation: Yakovsky. Ça, c'était les secrets du groupe, que personne ne saurait trouver sans passer les deux compères au véritaserrum, et quand bien même ?

-Vous êtes là maintenant, nous n'avons nul besoin de pouvoir au sein du château. Mais notre pouvoir passé reste ancré dans les têtes de chaque élève de l'école. J'ai eu du pouvoir, quoi que vous en disiez, et même si vos phrases laissent penser le contraire, je le dis, et je l'assume. Il ne s'agit aucunement d'un acte de rébellion, il s'agit d'une vérité. De la même façon que Monsieur l'Intendant du Royaume-Uni a du pouvoir, nous en avons eu, à notre échelle. Aujourd'hui, ce pouvoir n'existe plus, nous en sommes conscients, et nous nous en détournons, que vous le croyez, ou non. Simplement, nous voulons continuer à exister, et servir votre cause, même si vous ne nous faîtes pas confiance. Et votre pouvoir à vous, tout aussi officiel qu'il puisse être, n'a pas encore conquit les esprits de cette école. Personnellement, je sais que ce n'est qu'une question de temps, mais grâce à nous, dès la rentrée, vous serez l’Inquisiteur le plus respecté que l'école ait connu.

Ce n'était pas de belles phrases inutiles et sans fond. L’Élite pouvait apporter bien des choses à Valverde, tandis que dissoudre l’Élite n'aurait eu aucun impact réel. Oui, le nom aurait disparu, mais les membres auraient toujours eu leur influence, et ça n'aurait rien changé à la vie du château sinon une guérilla encore plus indomptable qu'actuellement. Ariana voulait bien rendre à César ce qui était à César, mais il y avait une contrepartie, et même si Valverde voulait jouer au plus Grand qui n'accepte aucune contrepartie et impose des décisions, à la rentrée, il serait de toute façon redevable à l’Élite, et à Ariana. Il ne l’avouera pas, et la gamine ne lui réclamera jamais, bien entendu, mais eux n'oublieront pas, et le simple fait de savoir que le Grand Politicien du régime leur était redevable était une satisfaction amplement suffisante.

Qu'il parle de bourbisme, jusqu'à présent, la seule chose qui avait empêché trois rébellions bourbistes c'était l’Élite. Ça, encore une fois, Eris n'en savait rien, ou du moins, semblait-il rapidement l'oublier. A sa guise, d'autres le savaient, et d'autres remercieraient l’Élite. La milice du Phénix, et tous ces petits groupes qui s'étaient formés contre l'autorité puriste avaient échoués lamentablement face à l’Élite qui prônait une loi bien supérieur. Ariana ne justifiait pas ses actions au nom du Seigneur des Ténèbres, elle les justifiait au nom du purisme, et c'était bien différent. Mais elle ne releva pas. Comprenant que la situation était déjà bien tendue et qu'elle avait encore une perche tendue par Eris pour s'en sortir sans trop se mouiller. Le Serment Inviolable était moche, c'était risqué, mais elle n'avait pas le choix, et elle préférait ça, qu'à un lynchage en public. Elle faisait confiance à tous les membres de l’Élite pour l'écouter quand elle parlerait. Llew ferait comprendre à Sara d'être docile pour une fois. Le seul vrai problème restait Mercurius qui devait oublier d'être une bombe ambulante, ou du moins, d'oublier de le faire en taguant « Élite » sur son passage.

-Pourquoi refuserais-je ?

Elle n'était pas toujours très maligne contrairement à sa sœur, mais elle n'était pas bête non plus.

-Et j'ai bien hâte de vous suivre Monsieur.

Un sourire se logea au coin de ses lèvres. Oh ! Oui, elle voulait servir l'Inquisition, mais elle avait des projets bien plus grands, et son but était elle-même. L’Élite l'écouterait, de toute façon, et ce serait une belle victoire d'acquise. Au pire, elle mourrait... non, elle n mourrait pas. Bien qu'elle ne puisse considérer une telle option, elle devait bien admettre que dans ce cas-là, ce serait un beau bordel que Valverde aurait à gérer. Avoir tuer une membre aussi importante au sein des élèves était risqué, mais après tout, Valverde ne visait-il pas la communauté ?

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MessageSujet: Re: Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan Dim 30 Juin - 11:57

Valverde n'avait rien perdu de son influence politique. Aucunement était-il un oiseau en cage dorée. Non, le Ministère avec Mulciber, Eccleston et toute cette nouvelle "bande" était devenu une cage dorée pour le vieil homme.
Son action au Département de l'Ordre Nouveau n'avait pas changé. Cependant, son influence était sans-cesses attaquée de toute part. On cherchait à se mesurer à lui, à devenir un Mangemort Politicien.
Toutefois, c'était ce qu'il y avait sans-doutes de plus intéressant parmi les Mangemorts. Menroth, Brom, Valverde, Crow, Mulciber. Toutes ces personnalités qui formaient un groupe mais étaient d'une individualité tout à fait pertinente. A chacun les compétences, les savoirs-faire. Vaverde n'était pas né pour devenir Directeur de l'Ordre Nouveau. La preuve avec Brom, qui avait dirigé les cours de Magie-Noire, puis Poudlard, puis tout le Royaume-Uni.
Le vieil homme n'avait pas cherché à gagner une influence politique tandis qu'il n'avait qu'à peine trente-ans. Bien au contraire. Il avait toujours su, et ce, grâce à un entourage constant et débordant de politiciens, que le tout venait avec le temps. Qu'il ne servait strictement à rien de vouloir faire avancer les aiguilles trop vite. Le temps faisait son oeuvre, indéniablement. Il fallait simplement lui laisser la possibilité de s'exercer.
Valverde, comme Brom, comme Menroth ou Avery, tout ces Mangemorts de la Première Guerre avaient appris cette règle fondamentale.
Passant d'étudiant à juriste, de juriste à juge, d'Azkaban aux recherches runiques, à celles-ci à de nouveau, un poste de Juge, de Juge à Juge dirigeant des Affaires Puristes. Le tout l'avait mené à Directeur du Département de l'Ordre Nouveau. Département qu'il avait relevé en deux ans de ces ruines, qu'il avait réussi à faire passer sous l'autorité de l'Intendance seule. Désormais, il était à la tête d'une des plus prestigieuses école de Sorcellerie au Monde. Qui aurait pu le croire?

Il était à l'aube de ses soixante-dix ans. Dont quarante années dans le milieu de la Justice, de la Politique, de la gestion. Tout cela, il n'avait pas désiré l'avoir avant toute chose. Jamais il n'avait suivi des études de droit à Dublin, devenant un simple juriste de bureau au fin fond du Ministère de la Magie dans le but, un jour, de diriger la prestigieuse école de Poudlard.
Les choses se faisaient au rythme propre à elles-mêmes. On n'obtenait pas quelque chose en ne donnant rien en échange. C'était surement cela qu'il voulait montrer à cette jeunesse Puriste.
Là était tout le problème de la jeunesse. Ils se trouvaient devant des Mulciber, des Valverde, des Brom, hommes puissants de pouvoir, détonnant une partie de la division du Royaume-Uni. Des hommes certes sous les ordres de Voldemort, mais des hommes qui morts, de la main ou non du Seigneur des Ténèbres, étaient presque irremplaçables. Face à eux, la Jeunesse, et même De Saint-Clair, Eccleston ou tout jeune Puriste prêt à tout pour servir la Sorcellerie, désirait plus que tout être comme eux. Mais ils n'avaient pas conscience qu'avant de longues robe finement brodées, des cheveux gris, des rides et un regard froid, Eris Valverde avait été un jeune homme méfiant, inexpérimenté, aux costumes normaux, fades et sans originalité, vu comme un simple gratte-papier au Ministère de la Magie.
La jeunesse choisissait alors les bienfaits sans les sacrifices. Eccleston ou De Saint-Clair n'avaient pas connu la clandestinité. Ils n'avaient pas connu les heures de bureau qui se terminaient à quatre-heures du matin pour recommencer le lendemain à six. Ils n'avaient pas connu les quelques secondes qui séparent de la mort certaine, les horribles années enfermés à Azkaban. Non, ils étaient arrivés dans un monde conquis ou presque par le Purisme.
Et ils espéraient devenir des Valverde, des Brom, sans-même réfléchir une seule seconde au parcours de ces hommes là.

Bedan c'était tout autre chose.
Elle était jeune. Jeune adolescente, issue d'une famille que Valverde méprisait fortement. Il préférait de loin les familles puristes discrètes, telles que Brom, ou d'autres inconnus pour le moment. Les Menroth, les Malfoy, les Lestrange, les Mulciber, toutes ces familles fières à en faire crever un paon en parade.
Les Valverde étaient une famille discrète mais influente. Politiquement, elles avaient des liens partout. Des espions, à droite à gauche. Mais jamais on ne les voyait faire de luxueuses fêtes, même si tous les soirs le Manoir Valverde de Gaydon était rempli à craquer de politicien. Non, tout était dans la limite, le respectable, le maîtrisé.
Mais cette jeune-femme pouvait être autre que le produit de sa famille. Elle était bien trop indépendante, bien trop intelligente pour se laisser berner par une quelconque filiation familiale. Non, jamais elle ne poserait le crédit de sa réussite et de son pouvoir sur le nom de sa famille. Elle se servirait de sa famille comme une base solide de connaissances, d'expériences.
Valverde voyait en elle un étrange paradoxe. Il se revoyait, jeune-homme, persuadé que s'il avait un chemin à faire, un combat à mener, il ne se ferait pas en un jour. Mais il voyait aussi la jeunesse actuelle, avide de réussite immédiate sans une once de temps sacrifié. Elle voyageait entre les deux. Entre Spleen et Idéal, entre la misère humaine et l'élévation spirituelle.
Ainsi, tout être intelligent aurait à parier sur elle. Sur quoi se baser? Sur cette jeunesse intrépide et avide qui un jour s'écroulerait en voyant le poids de la responsabilité et le temps que l'expérience exigeait? Ou sur cette intelligence qui brillait dans les yeux et qui attendait son heure pour enfin arriver à son paroxysme?
Valverde avait décidé de parier sur le second point. Il savait que Beban, une fois déliée de quelques préjugés de sa famille mondaine et puriste à deux sous, une fois calmée dans ses ardeurs et une fois consciente que le temps est nécessaire pour une réussite cohérente, équilibrée et assurée, il savait qu'elle deviendrait une importante personne.
Il fallait simplement qu'elle en prenne conscience.

Valverde se leva. Sa longue robe rouge-sang descendant avec lui, il posa son maintenant si célèbre regard de glace sur Neeson.
Bedan comprit alors qu'elle devait aussi se lever.
Ils étaient au centre du premier niveau circulaire du bureau Inquisitorial. Bedan de dos à la porte, Eris de dos au second niveau du bureau. A sa gauche, la table rectangulaire de réunion autour de laquelle ils étaient précédemment. A sa droite, la cheminée de pierre enflammée où deux grands fauteuils étaient placés devant.
La pièce n'était pas chaude du tout, malgré le feu de cheminée de début Juin. C'était un lieu étrange.
Les deux personnes tendirent leur main droite qui s'emmêlèrent.

Le soleil est à peine levé. Tu es là toi, assis devant les marches de cette immense université.
C'est la fin, tu le sais. Mais le début de quelque chose attend. Longuement, telle la bête de sang tapie dans l'ombre.
L'immense bâtisse prestigieuse qui se tient derrière toi s'écroulera. Tout comme beaucoup de choses et tu le sais.
Tes études se sont bien passées, mais tu es choqué de voir à quel point la Sorcellerie est bafouée. Peut-être un jour reviendras-tu en Irlande, peut-être feras-tu entendre la parole Puriste que tu défends depuis toujours.

Tu les hais. Tous ces êtres immondes, qui n'ont eu rien d'autre que de mieux à faire que détruire le bonheur de la Sorcellerie.
Ils sont là.
Ils te regardent.
Tu te feras dévorer si tu ne les dévores pas. Car la Nature est la Nature. La jungle est sa famille.
Et toi la gazelle, perdue au milieu des autres gazelle, tu devras devenir lion. Car jamais personne ne t'enlèvera cette certitude que tu as: une seule Magie, un seul Sang, un seul Monde.


« Ariana Bedan, jurez-vous au nom de votre vie que l'Elite ne servira qu'uniquement les intérêts de l'Inquisition de Poudlard? »

L'adolescente confirma.

« Ariana Bedan, jurez-vous au nom de votre vie que l'Elite ne prendra ses ordres que d'Eris Leddicus Valverde, Inquisiteur de Poudlard? »

L'adolescente confirma.

« Ariana Bedan, jurez-vous au nom de votre vie que l'Elite assurera l'union de Poudlard et ne prônera donc jamais la division face à l'Inquisition de Poudlard? »

L'adolescente confirma.

Un lien magique unissait désormais le vieil homme et la jeune adolescente. Aucun des deux ne pourrait y échapper, bien que Bedan était bien plus mise en danger que l'Inquisiteur de Poudlard.
Les choses étaient certaines. Elle était bien trop intelligente pour tout révéler aux membres de l'Elite. Bien trop intelligente pour révéler que désormais, elle connaissait Eris Valverde et qu'il la considérait comme une conseillère, au même titre que Selwyn, que Crow, et autres représentants de sécurité à Poudlard.

Quelques minutes plus tard, les deux étaient de nouveau assis autour de la table de réunion.
Lui, dans son fauteuil réservé, en bout de table. Elle, dans le siège qui désormais serait le sien pour les réunions.

« La Conférence Mondiale de la Jeunesse Puriste aura lieu cette année à Manchester. C'est une décision intéressante. Je vous contacterai par courrier quant au moyen de me rejoindre. Vous m'y accompagnerez. Le vieil homme se leva, posa son regard sur la jeune-femme. Froideur, calme et maîtrise. Demandez à Neeson qu'il vous indique désormais les horaires de réunion. »

Il se retourna, monta les quelques marches qui menaient à la deuxième tourelle et s'installa derrière son bureau. Bureau qu'il avait amené du Ministère, accompagné de son fauteuil. Les objets qui rappelaient l'antique direction archaïque de Poudlard avaient tous disparu.

Comme désormais, autre chose attendait Poudlard.
Et Valverde, tout comme Bedan, en feraient partis.
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MessageSujet: Re: Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan

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Vole, vole, ô Petit oiseau aux plumes brisées || PV A. Bedan

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