POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Like the legend of the phoenix || DSC

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Mike F. Witcher


MessageSujet: Like the legend of the phoenix || DSC Lun 24 Juin - 12:05


« Le phœnix, ce sont les hommes - uniques -  qui sont et ne sont pas les premiers. »

« Monsieur Sheridan est là, monsieur le directeur. 
- Faites le entrer, alors, Douglas. »

Mike Witcher releva la tête de son dossier pour accueillir son vieux compagnon d'armes. Sheridan venait régulièrement le voir pour l'informer de différentes choses, sur différentes personnes. On parlait encore peu du retour de Mulciber, certains doutaient même qu'il soit vraiment revenu. Pourtant c'était le cas, mais pour ses proches, chacun savait qu'il était trop amoché pour revenir directement. Puis il fallait qu'il voit le Maitre. Enfin peu importait. Le directeur adjoint du département de l'Ordre Nouveau ferma son dossier et le posa à l'écart pour regarder entrer Henry Sheridan, chef et créateur du Convent. Harry s'assit avec un flegme remarquable et fit un signe de tête à Witcher, qui ne disait rien :

« Je prendrais bien un whisky. Tu ne m'as pas demandé le plus facile, cette fois. »

Michael sourit. Il s'en doutait un peu, dans le fond. Il sortit deux verres d'une boite en bois laqué et une bouteille de whisky d'une armoire vitrée, réfrigérée magiquement qui se trouvait près de son bureau. Il se servit un verre et en fit glisser un vers Sheridan, toujours souriant, remarquant :

« Je suis au courant. Mais je suis sur que tu as trouvé tout de même.
-Pas beaucoup ; moins que d'habitude en tout cas. 
-Dis toujours. »

Harry était le meilleur pour trouver à peu près tout et n'importe quoi sur à peu près tout le monde et n'importe qui. Sheridan avait créé le Convent pour avoir de l'influence dans le Pays de Galles, mais c'est Mike Witcher qui avait réellement fait du Convent une organisation intéressante sur le plan politique et lui avait donné une dimension internationale. L'argent pouvait acheter bien des choses et le Convent s'était rapidement agrandi. On voulait des faits ? Des membres du Convent étaient dans les polices et les services secrets. On voulait de la politique ? Le Convent se trouvait dans la majorité des gouvernements du monde – en tout cas les puristes. Ainsi ils étaient en mesure de s'informer sur une personne en particulier très rapidement. Mike ne tenait officiellement que le rôle de second ; en réalité le vrai chef c'était lui. Lui qui donnait les ordres et qui savait le mieux utiliser le Convent.

Il s'intéressait à Tryan De SaintClair. Pourquoi ? Oh, Sheridan le savait et Mike aussi. Witcher ne s'intéressait aux gens que s'ils pouvaient être utiles, et/ou incontournables sur l'échiquier politique. Tryan De SaintClair avait l'oreille de Brom et était apprécié par Eris Valverde. Le mangemort croyait à l'union, et il croyait pouvoir y parvenir. Tout le monde marchait à quelque chose, seulement pour faire marcher les gens il fallait savoir ce qu'ils voulaient.

« Il n'y a presque rien, je te l'ai dit, rien que tu ne saches déjà ou que tu ne puisses trouver. Né à Paris le 13 Novembre 1977, fils de Claudis De SaintClair et de Lucie Anderson. Son père semble être un sombre crétin inutile, c'est probablement Tryan lui même qui succédera au patriarche, Jean-Michel. Catholique fervent, des origines écossaises fortes, en ça vos deux familles ont un parcours similaire, et je ne t'apprends rien en te disant que ce sont des mages blancs. Comme les Witcher, encore une fois.

-Comme la majorité des Witcher. Pas comme moi, et il le sait. Ce qui posera problème.
-Joue tout de même la carte de la famille. Une partie de tes ancêtres a été roi d'Ecosse, merde, Mike. Et eux les ont défendu.
-Oui, enfin, MacBeth n'est pas exactement le roi que moi j'aurais défendu, et dans ses alliés, il ne comptait pas de mages blancs.
- Il y en a eu d'autres, non ? Et qui s'en souvient ?
-Moi. Et donc lui, tu peux y compter. Quant aux autres, ça n'efface pas la traitrise du premier. Continue.
-Comme tu veux. Cousin éloigné d'Eris Valverde, a une influence politique certaine voire même...
-...Grandissante depuis qu'il s'est fait viré, je sais. Où est-ce qu'il vit et avec qui, Harry ?
-Pas trouvé. Ils ont des tas de manoirs en Ecosse, tu dois connaître, mais te dire précisement où lui vit, impossible. En France, sans doute. Fiancé, mais sa copine est morte.
-Comment ?
-Pas trouvé non plus. Mais je pense que ça, ça l'a marqué. »

Oui, pour le coup, Mike approuvait, il n'y avait vraiment rien. Rien d'utilisable où qu'il ne sache plus ou moins déjà. C'était décevant, mais ça montrait un homme intelligent et confirmait l'impression que Witcher avait eu en Irlande. Mais il ne pouvait rien en faire, et ça, c'était emmerdant. Il fallait qu'il réflechisse à comment faire et quand, surtout. Peu importait pour l'instant, ce n'était pas la priorité. Witcher ne fréquentait pas Tryan De SaintClair, et pour cause, le français semblait ne fréquenter personne. Peu importait donc, pour l'instant.

Witcher décida de revenir déjeuner chez lui, à  Anchor Hall. Puis il faudrait qu'il aille à Urqhart de nouveau, des détails à régler avec Brom l'attendait. Il rentra donc chez lui et resta une bonne heure à ne rien faire, se contentant de regarder fixement la mer. Il ne savait pas très bien ce qu'il y voyait, mais pourtant certaines choses lui revenaient...

Mike Witcher était un drôle de mélange. L'affrontement du sang Mulciber, Crow et Witcher donnait quelque chose d'étrange. Un homme silencieux sujet à de violentes crises de colères, comprenant l'humour et pouvant être le plus fêtards qui soit, ou d'une froideur inégalées. Un intellectuel qui pouvait devenir le plus frustre des soldats. Le mangemort était un drôle d'homme, un voyageur casanier, méprisant et ouvert, extrême et enclin au pardon, catholique croyant qui ne priait jamais et qui détestait les églises, homme ne voulant jamais être seul mais détestant la foule, semblant à l'aise dans des milieux nobles et sophistiqués, et ne semblait désirer que de se retrouver au beau milieu des blés autour d'Anchor Hall, près de la mer. Quand ça se finirait, il resterait là. Ca n'arriverait pas, bien sur, non, ce n'était pas possible. Mais pourtant, Dieu sait qu'il y croyait, à ces blés et à cette mer.

Witcher se rendit ensuite à l'Intendance. Son rendez vous avec Brom dura moins longtemps que prévu et finalement il s'apprêtait à quitter Urqhart assez tôt. Il reprit donc le chemin en sens inverse à travers les couloirs lorsqu'il croisa Tryan De SaintClair. Mike ne croyait pas vraiment au hasard, ni aux coincidences. Dans le fond, cependant, il ne détestait pas le français, contrairement à beaucoup de mangemorts. XIII avait vu ce qu'il était capable de faire en Irlande. Puis il y avait toujours une sympathie de sa part envers les mercenaires.

Il le salua cordialement, d'un ton neutre :

« De SaintClair. Vous vous remettez plus vite de l'Irlande que mon cousin, à ce que je vois. »
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Mer 26 Juin - 0:23

Qu'est ce qu'il y avait de plus horrible pour DSC dans la guerre ? Probablement la boue et l'odeur infecte de l'après bataille. Les massacres, il s'en foutait, les veuves esseulées, il s'en foutait, les morts, il s'en foutait. Non vraiment le plus désagréable c'était de sentir, partout autour de soi, cette odeur de charogne et de chien mouillé. Là bas, la noblesse n'avait pas vraiment d'importance, le sang pur non plus en réalité, quand on était engagé, on était une baguette et une tête, c'était à peu près tout.
En bon militaire, Tryan ne se formalisait pas des noms, mais il fallait avouer que certains lui manquaient particulièrement.
Dans ses effectifs, il aurait aimé voir Emily Matthews, Jackson Gilbert, et bien d'autres qui étaient retournés dans l'ombre.
À titre plus personnel, sa chère et tendre lui manquait, tout comme Fleur qu'il n'avait pas vu depuis l'enterrement de sa compagne. La guerre vous privait de tout, tout simplement.

Les rares silhouettes familières qu'il rencontrait, c'était Eris lorsque ce dernier était de passage, et Charlyse, quand il décidait de changer d'air. C'était peu, mais cela lui permettait de survivre le temps de régler la question irlandaise. Et après ?
Après, Brom lui avait promis un poste lié à la question moldu. Vaste sujet que la question moldu, mais il ne voulait pas trop penser à l'après, ne sachant pas vraiment si cela n'était que de belles paroles pour satisfaire un égo, ou s'il y avait bien une idée derrière tout ça. Il se méfiait de Brom comme de la peste. L'homme qui vous a un jour dupé, n'écope pas d'une confiance bien poussée …
Et comme tous les démonologues, De SaintClair ne pouvait lui accorder une confiance aveugle.

C'était comme ici, on ne pouvait compter que sur soi et sur sa baguette. Ceux qui comptaient sur les autres ne faisaient pas long feu en temps de guerre.
La compétence avant tout, il n'y avait que ça de vrai. Les relations … ça venait après, un bon manipulateur n'avait pas besoin d'amis … et Tryan n'en avait toujours eu que très peu.

La dernière bataille se terminait à peine que le français regardait ses hommes jouer avec ce qui restait de vivant ici bas, il ne s'attarda pas. Une victoire de plus, pas une perte, la stratégie primait toujours, et il pouvait se vanter d'avoir conquis une bonne partie de l'Irlande avec moins de deux cents gars, du bon boulot, mais tous ne le reconnaissaient pas à sa vraie valeur.
Tout ça le fatiguait, l'usait, et il arrivait qu'il ait besoin de confier, parfois, mais les occasions étaient rares. Alors qu'il laissait le commandement à Montgommery pour la suite de la journée et de celle de demain, il rejoignait par portoloin le ministère français, avant de retourner à la Demeure Glaciaire pour se décrasser et souffler un peu.
Après quoi, il enfila une tenue d'apparat militaire assez tape à l’œil, d'un noir aux bordures d'argent, à l'image de sa famille dont les boutons en portaient l'insigne.
Fini la crasse et l'odeur de pestilence de l'après-guerre.

Il avala quelques cookies et le contenu d'une canette de soda avant de transplaner pour le ministère français, puis pour le château de l'Intendance. Il allait essentiellement là bas pour porter les nouvelles et transmettre quelques rapports à Brom.
Si d'ordinaire un larbin le faisait, c'était également pour discuter de l'assaut sur Dublin qu'il était là, bien qu'il se doutait que celui que les mangemorts servaient serait de la partie, et cette idée ne lui plaisait pas.
Bref, lorsqu'il arriva près de la secrétaire de Brom, on lui indiqua que l'intendant était occupé avec le directeur de l'Ordre Nouveau.
Tiens, Eris était ici également ? Ce n'était guère surprenant. Le français profiterait de l'occasion pour discuter un peu avec son mentor, si ce dernier avait le temps, ne serait ce qu'un simple bonjour lui suffisait.

Patientant dans la salle d'attente, il attendit un certain temps sur les sièges inconfortables de cette dernière, jusqu'à ce qu'il se pointe dans ce couloir. Sortant de chez l'intendant, pimpant, le prétendu directeur de l'ordre nouveau, ce cher Mike Witcher était bien là.
Ainsi Eris avait décidé de quitter l'Ordre Nouveau pour Poudlard, comme il le pensait depuis un certain temps déjà … voilà qu'entre une rousse sang-mêlée, et un mercenaire de seconde zone, on avait une tête aussi mal foutue dans le département emblématique du purisme. Cela le dépitait assez, tous les efforts d'Eris pour ça … au fond, il espérait que le mangemort ne se trompe pas dans le choix de sa succession, mais la partie était déjà bien mal engagée.

L'autre s'adressa à lui avec un sourire forcé, presque aimable, surprenant de la part d'un mangemort, mais ce dernier transpirait l'intérêt et l'avidité, difficile pour le français de répondre à ce sourire.

« De SaintClair. Vous vous remettez plus vite de l'Irlande que mon cousin, à ce que je vois. »

Ne répondant pas vraiment à son salut, le français hocha simplement la tête avant d'esquisser un sourire en coin, signe d'une conscience politique de neutralité plutôt bien menée. Il ajouta alors avec humour :

« Je ne vous ferais pas l'affront de vous demander lequel, Witcher. »

Car on savait tous les mangemorts d'une consanguinité affligeante, comme toutes les familles de sang-pur, ou presque, les De SaintClairs ayant partiellement échappé à ce vice, mais pas toujours, une chance pour eux que les cousins fussent vraiment éloignés.
Connaissant Witcher depuis peu, il se méfiait de cet inconnu projeté sur les devants de la scène, car il savait les places chères, et les hommes pas toujours aussi habiles que lui, le purisme ne pouvait se permettre d'autres échecs, il en avait suffisamment subi, et la capture de Mulciber en était la preuve.

Repassant devant la secrétaire, il lui glissa le papier sur le comptoir, ajoutant alors avec son habituel cynisme :

« Vous donnerez ceci à l'intendant de ma part ... »

Inutile de s'attarder ici, visiblement, Eris n'était pas là.
Faisant une partie de chemin, avec Witcher, il glissa alors plus pour lui même que pour son interlocuteur :

« Alors comme ça c'est vous le nouveau directeur de l'Ordre Nouveau ... »

Détournant le regard pour admirer la pierre tout en marchant calmement. C'était d'une débilité affligeante.

« N'y voyez aucune jalousie de ma part … nous verrons rapidement si vous êtes digne de succéder à Eris ou non. »

C'était sarcasme, mais il savait que l'autre ne devait pas manquer d'humour, auquel cas, il rentrerait bien vite dans la case des mangemorts aigris et ennuyeux.
Sur un ton plus léger il conclut son discours :

« Et par pitié, virez cette incompétente de Silverleaf … les administratifs sang-mêlés sont d'une incompétence ... »

Il avait eu un bref rire suite à cette remarque. En y repensant, c'était probablement la première fois qu'il prenait le temps de papoter avec ce type aux dents longues. La pente était glissante et il laissait à l'autre le soin de se dévoiler sur son terrain. Tryan n'avait pas besoin de cet homme, l'inverse n'était peut être pas vrai.
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MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Mer 26 Juin - 18:19

Le monde ne tournait pas forcément très rond. Mike Witcher l'observait depuis longtemps, depuis à peu près toujours même, et il en avait encore la preuve aujourd'hui, si bien qu'il ne s'en formalisait plus vraiment. Un homme seul pouvait prendre le contre-courant de tout un groupe et parvenir à rester debout. Etait-ce vraiment extraordinaire ? Le mangemort en doutait, finalement, car lui même en était capable, tel qu'il l'avait fait à l'armée – avant de s'en faire jeter comme un malpropre, condamné et jugé pour un acte légitime, le meurtre d'une immondice née-moldue qui gémissait en se pissant dessus de trouille lorsqu'il l'avait égorgé. Non, ce que faisait Tryan De SaintClair ne tenait pas vraiment de l'extraordinaire. Pour être tout à fait honnête, Witcher le trouvait même dans le fond assez banal. Des hommes comme le français, il en connaissait et en avait côtoyé beaucoup. A commencer par son père. Sauf que De SaintClair était jeune et qu'il ne pouvait pas, contrairement à feu Anthony Witcher, se vanter d'avoir ejecté un Ministre de son propre gouvernement. Tout du moins pas encore.

Mike préfera ignorer ce fait là pour l'instant et le garda à analyser pour plus tard. Ce qui l'intéressait pour le moment était la personnalité du français. Le Convent pouvait lui apprendre à peu près tout sur tout le monde, sauf ça, ce qu'il se gardait pour lui. Mike observait. Il aimait ça. Dire qui tomberait et qui ne tomberait, et essayer de comprendre les gens. D'autant que la plupart ne l'aimaient pas, et ne le comprenaient pas plus. Mais le directeur adjoint de l'Ordre Nouveau s'amusait depuis longtemps à brouiller les pistes. Personne ne le comprenait réellement bien. Dans un monde où tout le monde observait tout le monde pour l'utiliser à son propre avantage, être assez indéchiffrable était un avantage. Moins les gens vous atteignaient, plus vous étiez à l'abri de servir de pions. Et même si on lui proposait beaucoup de choses, personne ne pouvait vraiment compter acheter Mike Witcher. Une de ses qualités, vu qu'il n'attendait rien, était d'être strictement incorruptible. Et même lorsqu'il avait attendu quelque chose de la vie, on ne pouvait pas dire que Mike Witcher était un homme achetable. Il considérait le manque de conviction comme une preuve de faiblesse, la lisibilité de caractère comme une preuve d’imbécillité.

D'aucuns le croyaient arriviste, montant en grade par ambition personnelle, plein d'intérêt et d'ambition. Ambitieux ? Seulement envers le purisme. D'autres le trouvaient effacé. Mais XIII n'aimait guère qu'on sache ce qu'il pouvait ou non faire. L'absence de connaissance de ses capacités faisait qu'on le sous-estimait, mais aussi qu'on lui foutait la paix.

Witcher se contentait de sourire aimablement à tous ces discours. On pouvait le critiquer autant qu'on voulait, lui s'en foutait. Il n'était pas atteint par beaucoup de choses, et surtout pas sur lui même, parce qu'il réussissait à être critique sur lui même. Exigeant, il avouait volontiers qu'il l'était. Ce qui lui permettait de l'être envers lui même. Et donc envers les autres. Witcher ne tolérait la critique que si elle venait de gens pouvant se permettre de le faire.  

Pour en revenir à De SaintClair, il ne cachait pas vraiment son mépris non plus. Un intellectuel, encore un, voilà ce que c'était. Ou plutôt non. Un prétentiard. Un foutu prétentiard prétentieux bourré de prétention, voilà ce qu'il était. Mais avec des qualités, des foutus qualités, et un humour qui le faisait passer de Jugson numéro 2, à une sorte de...de quoi d'ailleurs ? Il n'en savait trop rien. Mais ça lui parlait. Peut-être était-ce l'humour.

Ils ne devaient avoir que ça en commun. Surement pas la famille malgré un parcours relativement similaire, encore qu'on ne le retrouvait pas dans leur deux personnes. Peut-être le coté militaire, le coté mercenaire, mais c'était loin pour Witcher. Dans le fond, peut-être qu'il n'y avait que ça, l'humour.

« Ma foi, l'Irlande semble moyennement réussir à tous mes cousins, Witcher ou éloignés, même dans la réussite, alors je vous laisse choisir celui que vous préférez. »

Clair qu'entre Lincoln qui réussissait mais qui faisait capturer le Ministre, et ledit Ministre qui avait pris assez cher, oui, on pouvait dire que les cousins de Mike Witcher n'avaient aucune affinité avec la guerre en Irlande.

Il ne pouvait pas dire qu'il appréciait De SaintClair mais il ne le détestait pas non plus ; bien qu'il ne voie pas clair, comme les autres, dans ce qu'était réellement Mike Witcher, et c'était difficile de le faire. En revanche, il savait que le français méprisait ouvertement les mangemorts, et il ne pensait pas échapper à la règle :

« L'avis du « nous » n'inclut heureusement pas le « vous » qui vous désigne, sinon je crois que je ne serais même pas là. Mais vous n'avez pas tort dans le fond, puisque vous même parlez d'expérience en matière de faire ses preuves. »


Oh, De SaintClair était sans doute compétent, mais pas convaincant aux yeux du Ministère.  Et il ne fallait pas jouer avec Mike sur le terrain du sarcasme. Si il continuait, ça allait durer des heures, XIII adorait avoir le dernier mot, et comme il supposait que l'autre aussi, ça risquait de s'eterniser.

Quand à virer, qui, déjà ? Ah, oui, la rouquine...Mike ne savait pas très bien si elle avait démissionné ou si Valverde l'avait affectée en Irlande, auquel cas sa situation n'était pas encore de son ressort. Elle devait être en Irlande, oui.

« Je suggère que vous parliez de son cas à votre cousin. Il semble lui faire suffisamment confiance pour la nommer en Irlande. Je me pencherais sur son cas quand j'en viendrais à gérer cela, puisque cela reste provisoirement acquis à Eris Valverde. Même si le fait qu'un commissaire du sang soit sang mêlé me paraît a priori quelque peu...contradictoire. Surtout s'il est réellement peu compétent.»

Même s'il y en avait des compétents, car il ne fallait pas oublier que ceux dont le statut était le plus précaire étaient les plus zélés, Witcher ignorait volontairement ce fait là. Il restait un extrémiste. Et en bon fanatique, il tenait des discours correspondants. La facilité de parole qu'il avait l'aidait. On l'écoutait parce qu'il avait une présence. Et lui méprisait ceux qui buvaient ses paroles. Il s'agissait d'idiots et de pauvres fous.

Quelque chose lui disait que ça ne marcherait pas aussi bien avec le français...
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Jeu 27 Juin - 14:02

Ce que Witcher voulait, Tryan était incapable de le dire, mais cela se voyait, l'autre avait forcément une arrière pensée. Rien que sa façon de l'aborder, c'était comme tous les hypocrites du 'grand monde', ou de la 'haute', comme ils aimaient s'appeler.
Jouer la carte de l'humour ou tenter d'établir un lien même minime, c'était une tactique vieille comme le monde, et on attrapait pas des mouches avec du vinaigre, surtout pas si le vinaigre avait tourné depuis déjà un bon moment.
Witcher s'était grillé au moment même où il avait entamé la mission à Nuke Town, et maintenant il s'intéressait uniquement au vainqueur qu'était Tryan, avant, il n'était rien pour lui.
Intéressé, tout simplement, et il était un saint-Thomas à sa manière, il avait eu la preuve et il croyait, mais ce n'était pas ça la foi, non, alors qu'il ne vienne pas prétendre qu'il avait toujours cru.
Un mangemort parmi les autres, rien de plus. Un larbin à la solde d'un type grotesque et immonde, un con parmi les cons, voilà ce qu'était Witcher, rien de plus, rien de moins.

Il avait hérité d'une baguette en même temps que d'un visage, et n'avait pas vraiment ses preuves. On pouvait douter de tout, c'était le fondement même de la science magique, mais devait il vraiment douter des choix d'Eris ? Il pouvait, avant d'en avoir clairement discuté avec lui. Witcher ne ferait jamais mieux que le mangemort politicien, et Tryan n'avait pas la prétention de pouvoir le faire, lui avait tenu la baraque, il savait ce que c'était.
Ce mec ferait de l'Ordre Nouveau une nouvelle mafia puriste, rien de bon, on dirait adieu à la transparence pour … pour quoi au final ? Moins que rien. Il ferait le tri, et basta. Witcher ne serait pas un bon directeur de l'Ordre Nouveau, pour la simple et bonne raison que le terme nouveau serait vide de sens, car il n'apporterait rien que ce département n'ait déjà.
C'était comme donné une baguette à un moldu, ça ne changeait strictement rien.

C'était un nouveau venu sur l'échiquier politique. Ça tombait bien, la place de Larsen Menroth était vacante depuis déjà quelques temps … on se demandait bien à cause de qui.
En regardant Witcher, le français ne faisait que s'enorgueillir, se disant qu'il avait fait tombé bien plus puissant que lui, personne n'était intouchable, pas même Brom ou Eris, et la principale menace de toute cette institution, c'était cette tête de serpent qui les avait fait et qui pouvait les tuer pour un oui ou pour un non.
Le dindon de la farce, c'était bien l'ordre des Mangemorts … Voldemort était un menteur, les promesses de pouvoir avaient vite été effacées, et voilà qu'ils se retrouvaient à baiser les pieds d'un va-nu-pieds, un roi sans trône.
Très amusant comme constat, vraiment très amusant.

« L'avis du « nous » n'inclut heureusement pas le « vous » qui vous désigne, sinon je crois que je ne serais même pas là. Mais vous n'avez pas tort dans le fond, puisque vous même parlez d'expérience en matière de faire ses preuves. »

Tout le monde devait passer par là, mais cela faisait bien longtemps que Tryan De SaintClair n'avait plus rien à prouver. Toutefois, on s'évertuait à le mettre à l'épreuve, tant pis, pour eux, il perdait leur temps et lui, gagnait en puissance. Il ne souhaitait pas vraiment être un incontournable, seulement avoir sa place dans ce petit jeu des têtes, jeu dans lequel il s'en sortait particulièrement bien.

« Je suggère que vous parliez de son cas à votre cousin. Il semble lui faire suffisamment confiance pour la nommer en Irlande. Je me pencherais sur son cas quand j'en viendrais à gérer cela, puisque cela reste provisoirement acquis à Eris Valverde. Même si le fait qu'un commissaire du sang soit sang mêlé me paraît a priori quelque peu...contradictoire. Surtout s'il est réellement peu compétent.»

Le français eut un bref rire amusé. Quel discours cliché et peu réaliste, voilà qu'il se dévoilait un peu plus ce cher Witcher, n'était il qu'un pantin qui récitait des phrases toute faites ? Pauvre de lui, sa condition ne devait guère l'aider à tirer une quelconque gratification de sa vie, en soi, il n'était même pas un faire valoir de taille pour un jeune loup qui voulait faire ses dents.

« Eris connaît déjà mon avis sur la question … enfin c'est votre politique Witcher. »

Puis sur un ton de sarcasme, qui semblait être de mise dans une conversation avec cet homme, il ajouta :

« Je n'aurais plus qu'à vous regarder vous vautrer, et croyez moi ou non, je pense en être amusé. Sans animosité aucune ... »

Détournant le regard pour profiter de l'environnement, il ajouta alors :

« Un tatouage n'a jamais fait un homme. Vous le savez bien, quand on sait comment certains finissent ... »

Des Jugsons, Menroth, Scofield, LeeRoy, Malefoy, il y en aurait toujours, et bien plus que des Brom ou des Valverde. Et puis il y avait les autres, ceux qui aidaient vraiment le purisme sans arborer la marque, et qu'on se le dise, ils ne servaient pas moins bien que les autres.

« Espérons toutefois que vous n'en serez pas. C'est tout ce que je souhaite au purisme, si vous pouvez lui apporter quelque chose bien sûr. »

Tryan n'en avait rien à foutre de l'homme, ce qui l'intéressait, c'était l'idée qu'il y avait derrière. Tout mangemort détournait plus ou moins l'idée à sa manière, pour sa propre personne, qu'on se le dise, il n'y avait que ceux qui avaient tout, qui ne souhaitaient plus rien avoir à gagner, et encore … quand on voyait Voldemort, on pouvait se poser des questions.
Être un imbécile et se satisfaire de ce que l'on avait, c'était peut être ça qui aidait vraiment une idée, pas de chance, Tryan n'entrait dans aucun de ces deux critères.
A vrai dire, il avait hâte de voir comment l'autre se débrouillerait, il ne croyait nullement en sa réussite, mais sait on jamais, il pouvait peut être surprendre.

De toute évidence, un homme comme De SaintClair n'avait rien à attendre d'un type comme lui, il n'avait rien à offrir que Tryan ne puisse pas déjà posséder par lui même, et c'était peut être un problème. À Witcher de trouver une faille, ou un centre d'intérêt chez son interlocuteur, auquel cas, il se heurterait à un mur d'indifférence et de sarcasmes.
En tout cas, on ne pouvait pas reprocher au français d'être franc, manipulateur certes, mais qui ignorait qu'il l'était ? L'avertissement était là, signe de franchise, car disons le, Tryan n'avait rien d'un homme honnête, et son interlocuteur non plus.
Mais les truands ne savent guère s'entendre, un restait, l'autre mourrait. Il en avait été ainsi avec Menroth, il faudrait voir comment ce cher Mike Witcher mènerait sa barque.

Et comme disait l'autre : Apprenez que tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute.
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Dim 30 Juin - 15:39


Curieusement, en très peu de temps, on pouvait constater une incompréhension totale entre les deux hommes. On pouvait dire en étant honnête que Mike ne cherchait pas vraiment à comprendre, il observait juste. Pour voir quel parti en tirer. Oh, il fallait bien l'avouer, De SaintClair ne l'intéressait un minimum que parce qu'il avait gagné. Mais Witcher méprisait les perdants, et tant qu'il ne voyait pas quelqu'un gagner il ne considérait pas la personne comme intéressante pour l'échiquier politique puriste – ce qui était différent de l'échiquier personnel de la personne – ou dangereuse pour ce même échiquier. Au fond, attendait-il quelque chose de Tryan De SaintClair ? Personnellement, il n'espérait pas s'en faire un ami. L'autre était trop barré dans son trip anti-mangemorts pour être capable de vraiment faire preuve de discernement. Dans le fond, le mangemort n'attendait donc rien du français, mis à part peut-être de le surprendre et d'être autre chose que ce qu'il paraissait être, mais apparement ce dernier ne semblait pas disposer à cela. Tant pis, Mike ne s'ennuyait pas non plus. Il continuerait un peu de voir ce qu'on pouvait attendre du français – mis à part d'être ce qu'il était, c'est à dire ennuyeux de suffisance et d'intérêt personnel. Ce qui n'enlevait pas la possibilité d'être intelligent, d'être un bon sorcier et tout ce qu'on voulait. Mais ça restait ennuyant car prévisible.

Et il fallait être bien idiot pour croire que Mike Witcher était réellement ce qu'il paraissait être. Ca avait toujours amusé XIII de passer pour ce qu'il n'était pas. L'apparence d'arriviste total, brillant mais finalement sans envergure, voir même vulgaire tout en paraissant prétentieux, qu'il affectait était un luxe qu'il pouvait se permettre, car rien ne valait au final, le mépris de ceux qui croyaient dominer le monde avec quelques réussites. Le mépris des barbares. Le mépris de ceux qu'on ne croyaient pas assez intelligent pour suivre. Le mépris globalement, ne touchait plus Mike. Il s'y était habitué depuis longtemps. Son père le méprisait, Thomas Jugson le méprisait, et si Witcher commença par détester cela, il finit finalement par comprendre qu'il pouvait l'utiliser. Personne ne faisait gaffe aux gens qui ne paraissaient pas dangereux. Et Tryan De SaintClair faisait la même erreur. Au moins XIII s'amusait-il : il adorait berner de a à z ces crétins croyant tout avoir vu et pensant être des génies. Lui même avait été un branleur, plus jeune, qui croyait tout connaître du monde, mais depuis ce temps là l'eau avait coulé sous les ponts, et Mike Witcher savait qu'il lui restait beaucoup à apprendre. En fait, il n'en verrait jamais le bout. C'est ce qui faisait l'intérêt d'une vie.

« Me vautrer, hein ? » La réflexion semblait presque l'amuser. Dans les yeux métalliques de Witcher , dorés, ne dansaient pourtant pas la moindre étincelle d'amusement. « Pour se vautrer il faut admettre qu'on a quelque chose à perdre. Ce qui n'est pas mon cas. On pourra traîner mon nom dans la boue, oui. On pourra me tuer, oui. Tuer ma famille, pourquoi pas ? Mais qu'est-ce que ça peut foutre ? » Il haussa les épaules. Il ne voulait pas d'approbation ou de désapprobation, il se foutait de l'avis du français. « J'ai déjà tout perdu. Tomber, ce n'est pas la chute politique, De SaintClair, c'est autre chose – échouer politiquement m'est égal. Je fais ce que j'ai à faire pour le purisme. On peut me juger, j'ai la conscience tranquille. Non, se vautrer, être incapable de se relever, c'est perdre autre chose. L'amour, la mort, ce genre de choses...vous avez remarqué comme la disparition des autres peut nous briser bien plus que notre propre déchéance ? »

Mike souriait, mais le sourire ne montait pas jusqu'aux yeux. Les yeux Witcher. Gris ou dorés, toujours métalliques. Parfois ils pouvaient s'animer de la chaleur de l'or en fusion, de cette lueur presque mystique qui donnait aux gens l'envie de le suivre jusqu'au bout du monde, mais pas là. Mike savait où il attaquait, et pourquoi. C'était peut être le seul point commun entre lui et Tryan De SaintClair. Perdre le plus vieil amour qu'on aie, et puis se relever, nul doute qu'ils savaient tous les deux ce que ça faisait. Le mangemort n'avait aucunement pour but de blesser qui que ce soit. Il employait les armes à sa disposition, c'était tout. On  lui apprenait depuis toujours à frapper là où ça pouvait faire mal, même si lui ne trouvait pas ça forcément réglo. Il comprenait trop bien ce que ça pouvait faire, ça, de tout perdre. C'était moche de faire ça, mais le choix ne se posait pas, et De SaintClair n'aurait pas non plus de scrupules.

Ah, la marque, ce grand sujet de désaccord entre mages noirs et mages blancs. Grand désaccord aussi sur un fait en particulier : être mangemort rend-il esclave ? A la faculté de Droit Magique, ça aurait fait un excellent sujet, mais la censure était là, et personne ne l'aurait. Mike répondait pour sa part non à cette question. D'une part parce que même sans l'être tout le monde se trouvait soumis au Lord. En deux parce qu'il avait choisi de venir au Lord, de rester, de devenir mangemort alors qu'il aurait pu repartir en Afrique du Sud. On n'obéissait qu'aux lois qu'on reconnaissait comme telles. Lorsqu'on déléguait l'autorité à une personne et qu'on acceptait de lui obéir, au final, on choisissait cette personne parce qu'elle avait des valeurs qu'on avait aussi. Donc en obéissant à cette personne, on s'obéissait à soit même. Résultat, la réponse à la question citée plus haut était non.

Et puis qu'est-ce que ça pouvait foutre ? Mike serait devenu le toutou de Voldemort, ou de n'importe qui, s'il avait pu lui donner la vengeance. Au final, il s'était aperçu que ça allait au delà de ça. On ne pouvait pas se cantonner à penser à sa gueule. De tuer pour tuer, pour se venger, pour emporter dans la tombes ces immondes salauds, pour patienter en attendant le retour des morts. Les morts ne revenaient pas. Et s'il n'avait plus rien, alors c'est que le vrai but était ailleurs, dans l'expansion du purisme, de la communauté. Il remonta sa manche avec un certain amusement, peut-être par pure provocation, qui savait, dévoilant la tête de mort à langue de serpent.

« Non, en effet, un tatouage ne fait pas un homme... Celui-ci est là pour me rappeler quel est le prix de la vengeance. Et qu'on ne peut pas passer sa vie à attendre les morts. Mais surtout, il rappelle une différence vieille comme le monde. La différence entre servir et obéir. »

La dernière phrase, prononcée volontairement en français, car il ne fallait pas s'y tromper, Michael Witcher, en bon diplomate, parlait quatre ou cinq langues différentes, même s'il ne s'en servait que rarement – on était en Angleterre, on parlait anglais – pouvait résumer à peu près tout ce que Mike Witcher croyait à propos des mangemorts. L'autre ne comprendrait peut-être – sans doute – pas ce qu'il voulait dire, mais au fond, le mangemort s'en foutait. Lui savait. C'était le principal.

Ah, vaste question, que pouvait-il apporter au purisme ? Mike fut tenté de demander ce que Tryan De SaintClair avait lui à donner au régime, mais répondre ainsi serait, il le savait, symptomatique d'un homme qui ne propose rien et se contente de critiquer les autres.

« Ma foi, le purisme a besoin d'union...mais pour ça, il faut une vision commune, un but qui soit le même pour tout le monde. Le problème restent les moyens d'y parvenir...magie noire, magie blanche, un débat d'arrière garde mené par des réactionnaires, toujours les mêmes, des parasites qui empêchent les choses d'avancer. »

Après tout, la magie est puissance, ça ne privilégiait pas un type de magie, et il n'y avait pas plus universel comme devise. Mais Witcher soupçonnait qu'il y ait autre chose, que ce ne soit pas la moralité ou non de la magie noire, ou d'obéir au Lord, qui dérangea vraiment Tryan De SaintClair...plutôt le fait qu'on ne lui obéisse pas à lui, ce qu'il essayait de changer, et qu'on ne choisisse pas la magie qu'il défendait. Purement égoïste, et donc finalement, ennuyeux et prévisible.
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MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Dim 30 Juin - 17:08

Quand on regardait Witcher, du moins quand Tryan le faisait, il ne voyait qu'un sorcier de seconde zone. Dire que Voldemort avait pris ce type avec lui était vraiment très amusant pour le français, il n'avait pas la fibre politique d'Eris, la gueule de Mulciber, ou le coup de baguette d'un Menroth, et encore moins la prestance d'un Brom, en fait, ce pauvre gars n'avait probablement rien pour lui.
Et c'était pour ça qu'on l'avait foutu au PPA, parce qu'il fallait bien le foutre quelque part ce pauvre bougre, lui donner l'impression qu'il ne s'était pas fait enflé, tout bonnement.
Si seulement il comprenait qu'au fond, il n'était qu'une sous-merde, peut être que ça l'aiderait à comprendre qu'il n'était rien de plus qu'un bouche-trou quant au poste d'Eris. Tryan lui aurait bien fait la remarque, mais non, Witcher devait l'apprendre par lui même, et puis, ce n'était pas dans la nature du loup d'aller apprendre son petit rôle au caniche à mémé.

Vrai qu'imaginer une réunion des grands et de voir un type comme Witcher à la table, ça amuserait De SaintClair, comme ça avait amusé Menroth de voir un jeunot débarquer à la table de la politique sous la coupe d'Eris, la chose avait été réglée comme elle avait commencé cela dit. Mais Witcher avait fait sa vie, sa 'petite vie', que Tryan n'aurait trouvé pas plus intéressant que de compter le nombre de bouteilles que Mulciber avait vidé depuis le début de sa carrière de ministre. La gazette aurait trouvé le détail croustillant, mais la différence entre le français et les journalistes, c'était son QI à trois chiffres contrairement aux autres.
Enfin, toujours était il qu'il fallait considérer Witcher, après, la façon de le faire différait des individus, et honnêtement qu'est ce que ce cher Eris pouvait bien lui trouver ? Peut être son coté 'jeune' et dynamique ? Pas vraiment, il y avait meilleur candidat, si on oubliait la rousse de sang vicié. Sa capacité à être un brave petit toutou ? Là on réduisait le nombre de candidats, et puis le brave Witcher se défendait visiblement bien dans cette catégorie, l'homme de la situation aurait on dit avec ironie.
Et puis, il avait des répliques qui prêtaient à sourire, mieux, il tendait le bâton pour se faire lyncher, un bouc émissaire parfait.

« Me vautrer, hein ? Pour se vautrer il faut admettre qu'on a quelque chose à perdre. Ce qui n'est pas mon cas. On pourra traîner mon nom dans la boue, oui. On pourra me tuer, oui. Tuer ma famille, pourquoi pas ? Mais qu'est-ce que ça peut foutre ? J'ai déjà tout perdu. Tomber, ce n'est pas la chute politique, De SaintClair, c'est autre chose – échouer politiquement m'est égal. Je fais ce que j'ai à faire pour le purisme. On peut me juger, j'ai la conscience tranquille. Non, se vautrer, être incapable de se relever, c'est perdre autre chose. L'amour, la mort, ce genre de choses...vous avez remarqué comme la disparition des autres peut nous briser bien plus que notre propre déchéance ? »

Le français haussa les épaules avant de lâcher brièvement :

« Vous ne tiendrez pas le même discours quand le Lord vous aura passé par le fil de la baguette ... »

Car on savait que ce dernier châtiait plus que de raison, et l'avenir confirmerait les dires de Tryan, si un jour Witcher échouait, il ne s'agirait pas d'Eris ou de Brom, ça remonterait bien plus haut. Pour plus de 'plaisir', puisque visiblement il entrait dans la case masochiste fanatique.
Après, son petit coup bas sur la fiancé de Tryan, c'était bien du mage noir, inutile de chercher plus loin, la félonie et compagnie, l'attaque vicieuse comme une compression des gonades en plein duel pour un titre national. On y voyait un manque clair d'élégance, de panache, et de principes, tout à fait dans la ligne de conduite de Voldemort, un lâche parmi les lâches. Un chien parmi les chiens.
Alors le français ne détourna pas le regard, il se contenta de plisser les yeux, évitant une réplique trop cinglante qui aurait déterré bien plus qu'une simple porteuse de guerre.
Lors de ses débuts, il aurait voulu la guerre pour de tels propos, mais il avait grandi, alors il se conterait d'un coup dans le dos quand l'autre aurait besoin d'une main tendue, rien de plus. Ça allait être drôle cette histoire, seulement si l'autre se décidait à jouer.

« Non, en effet, un tatouage ne fait pas un homme... Celui-ci est là pour me rappeler quel est le prix de la vengeance. Et qu'on ne peut pas passer sa vie à attendre les morts. Mais surtout, il rappelle une différence vieille comme le monde. La différence entre servir et obéir. »

La différence entre un chien et un esclave.
C'était bien de chercher une comparaison dans ce qui relevait typiquement du pitoyable. Enfin, ça prouvait que Witcher ne voyait que ce qu'un oisillon en cage voyait, des barreaux et sa petite cellule cloisonnée, et pas spécialement ce qu'il y avait en dehors.

« Ma foi, le purisme a besoin d'union...mais pour ça, il faut une vision commune, un but qui soit le même pour tout le monde. Le problème restent les moyens d'y parvenir...magie noire, magie blanche, un débat d'arrière garde mené par des réactionnaires, toujours les mêmes, des parasites qui empêchent les choses d'avancer. »

Le français trouva ça plutôt amusant et ne réprima pas un bref rire, c'était assez drôle que Witcher soulève ce débat. C'était vraiment intéressant de noter que les mangemorts renvoyaient toujours à ce vieux débat, à cette excuse. 'Oui t'es un mage blanc donc tu m'aimes pas'. L'excuse facile, jouer la victime, ça ils savaient faire, mais ils ont eu un procès me direz vous, certes, et c'était bien fait pour leur gueule ! Il fallait être plus fin, mais ça, la finesse, quand on arborait la marque, c'était difficile d'en être doté, difficile mais pas impossible.
Poursuivant son chemin, le français reprit alors la discussion.

« Être un vieux réac' a du bon Witcher, il en faut toujours pour que les choses avancent, et qu'on ne se dise pas : 'c'était mieux avant'. Et d'ailleurs, c'est un manque cruel d'esprit que de traiter de parasites ceux qui vivent dans cet état d'esprit, vous qui êtes un jour passé par là, si je ne me trompe pas. »

Le purisme était vieux comme le monde, et Witcher était puriste avant que cela soit dans les mœurs, appartenant donc à une idée désuète à l'époque de Dumbledore. C'était beau comme on oubliait vite quand on ne savait gérer ni sa notoriété ni son pouvoir, affreusement beau.

« Toujours avec un peu d'esprit cher ami, vous auriez deviné que je me plaçais d'un certain sens au dessus de ce débat si vous n'aviez pas vu que votre nombril de mage noir. »

Il ironisait violemment sur ce coup là.

« Si cette dualité avait son importance, et que je souhaitais radier la magie noire avant le bourbisme, j'aurais probablement rejoint votre grand ami Jugson. À chacun ses priorités dirons nous, mais je suis de ceux qui pensent puristes avant de penser à leur petit confort. Dieu m'en garde, la boue d'Irlande n'est pas ce qu'il y a de plus convenable vous en conviendrez. »

Enfin, il termina son discours sur la phrase suivante :

« Alors l'union je ne dis pas non, aux grands hommes les grandes causes, reste à voir ce que vous ferez en ce sens Witcher. Et je dois dire que je suis curieux de vous voir à l’œuvre sur ce terrain là. Des plus grands que vous ont échoué, nous verrons ce que vous ferrez.
Oui j'ai hâte de voir ça … vraiment. »


Il s'en amusait car il savait qu'il faudrait parvenir à unifier des hommes qui ne s'appréciaient pas, ou pire, que l'indifférence motivait, en ça, Tryan aurait droit à sa part du gâteau, car il avait l'appui de Brom et Eris, et avait agi pour le purisme, en prenant une place vacante qui lui allait à la perfection. Le sous-entendu de Witcher était l'opportunité de tirer parti de tout ça, si l'offre était alléchante, pourquoi la refuser ? Seulement comment intéressait on celui qui se satisfaisait de sa condition ? C'était le petit casse-tête pour ce brave type s'il tentait l'impossible, à défaut de pouvoir intéresser par sa personne, peut être pouvait il le faire par d'autres moyens.

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MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Jeu 4 Juil - 12:37

Quelle plaie que ces gens trop surs d'eux qui se croyaient des génies. On en oubliait presque qu'ils possédaient des qualités utiles et qu'ils pouvaient se révéler être intelligents. Witcher ne croyait pas au principe du loup solitaire, à trop vouloir réussir tout seul en écrasant les autres, il avait vite compris qu'on ne pouvait pas réussir et qu'on se ramassait. Et lorsque ça arrivait, la chut faisait toujours très mal. Witcher le savait, les autres, quand on les méprisait ou bien qu'on les écrasaient, ils se braquaient, ils étaient touchés dans leur honneur minable. Le mangemort méprisait les gens, la plupart de ceux qu'il croisait étant des abrutis à peine capable de distinguer le bon bout de leur baguette magique. Simplement, il s'arrangeait pour que ça ne se voit pas. Les gens préféraient croire qu'ils agissaient pour eux mêmes. Ils préféraient aussi aimer leurs chefs plutôt que de les craindre. La peur menait à la crainte, la crainte à la paranoïa, la paranoïa à la folie, et la folie menait à la révolte. On ne trahissait pas les gens qu'on aimait. Witcher savait se faire aimer, il avait compris ça très tot, même si dans un premier temps, comme il se foutait de tout le monde, il restait seul. XIII détestait la solitude, et au final c'était peut-être la seule chose qu'il craignait réellement. Mais c'était devenu un objectif mineur dans sa manière d'être et de diriger. Le mangemort fonctionnait de manière très simple : se faire aimer des gens pour s'assurer une obéissance quasi-parfaite,  et faire croire aux gens qu'ils agissaient pour eux alors qu'au final ils oeuvraient pour la communauté.

Witcher aimait les défis et c'est pour cela qu'il était allé au PPA. Pour cela aussi qu'il en partait, et aussi par devoir. D'ailleurs il était très probable qu'une refonte s'opère au niveau du Parti, mais ce n'était pas pour l'instant un chantier prioritaire. Pour l'instant il fallait qu'il fasse quelque chose avec le Ministère. Le mépris d'Eris  et le coté aussi buté qu'une poignée de porte qu'avait John ne pouvaient qu'endommager les relations ministère/intendance. Si on demandait quel était l'avantage d'avoir choisi Mike Witcher comme directeur du département de l'Ordre Nouveau, c'était bien celui là, car même si parfois son cousin et lui ne s'entendaient pas, ils s'étaient toujours mis d'accord sur tout. En général à l'avantage de Mike, l'expérience familiale faisait que lui savait comment faire plier John.

Mais les autres, là, étaient-ils si doués ? Ils se prenaient pour de grands manipulateurs et  croyaient tout connaître. XIII n'appartenait plus à ce genre d'hommes. Il ne croyait plus vraiment comprendre bien les gens. Il observait. Il écoutait. Il se faisait une idée. Il y en avait pour lesquels c'était facile à voir – Tryan De SaintClair portait sur la gueule le fait qu'il était une petite tête à claque péteuse se prenant pas pour de la merde. A tort ou à raison, mais un bon coup d'humilité ne faisait jamais de mal, surtout lorsqu'on prétendait deviner ce que feraient les gens, à les comprendre et à prédire l'avenir. Car le quand incluait un foirage certain, Mike croyait plutot au si, mais dans le fond ça n'avait pas d'importance. Il sourit aimablement, allumant une cigarette, proposant à l'autre :

« Cigarette ? Non ? Bon. Si le Seigneur des Ténèbres me passe au fil de la baguette, je ne tiendrais plus aucun discours, vu que je serais mort. Oh, bien sur, il m'aura fait souffrir avant, mais je connais déjà la douleur, vous en faites pas pour ça. »

Il ne pourrait pas faire pire que ce qu'il avait vécu. Et même en essayant de lui faire revivre, Mike s'en foutait, il était en paix avec ce passé là. Peu de choses pouvaient vraiment l'affecter. Ce qui n'était pas qu'un avantage devant le Maitre, mais aussi devant un type comme De SaintClair. De cette gueule cassée, barrée au menton et à la tempe de cicatrices bien visibles, on ne retenait au final que les yeux métalliques et dorés, très froids, et un sourire sarcastique qui semblait s'amuser de tout. Peu de gens pouvaient atteindre Witcher – lui commençait à pouvoir atteindre beaucoup de gens.

Il se doutait que De SaintClair ne le comprenait pas, lui qui méprisait réellement les mangemorts. La différence entre obéir et servir, il passait à coté. Comment expliquer ça simplement ? Mike considérait que c'était la différence entre entrer dans une arène enchainé en pleurant et en suppliant pour qu'on l'épargne, ou y entrer pour le même résultat mais avec la tête haute. Le résultat était le même et d'aucuns, comme De SaintClair, diraient que ça ne changeait rien, mais dans le fond, la dignité dont ils parlaient tous n'existait pas. La vrai dignité, c'était trouver un choix là où il n'y en avait pas. Le français servait le Maitre : il n'avait pas le choix, il n'était pas assez puissant pour s'opposer à Voldemort et à moins d'être suicidaire, le défier restait impossible. XIII avait choisi d'accorder sa loyauté au Lord. Non choix ? Peut-être. Mais dans le fond, connaître la différence restait une force. Se croire libre et dire qu'on était son propre maitre était ridicule. C'était une simple illusion. Le jour où De SaintClair comprendrait ça...ça ferait mal. C'était tout.

D'où sans doute le traditionnel débat mage blanc, mage noir, que chacun utilisait comme excuse. Witcher sourit, amusé par l'argumentaire du français. Encore une fois l'autre prétendait comprendre ce qu'il pensait, ce qui se révélait faux. Il tira sur sa cigarette :

« Jeune j'étais un petit con qui pensait à ma gueule, il m'a fallut beaucoup de temps pour comprendre que le purisme était une philosophie et pas seulement un moyen de servir mes intérêts, donc je ne crois pas être un bon exemple. Quand à être un réactionnaire, je dirais non, vu que nous battions pour imposer une nouveauté contre un bourbisme deux fois millénaire, les réac' étaient dans l'autre camp. D'où le concept d'Ordre Nouveau, vous connaissez peut-être ? »


Le sourire était amusé, toujours pas les yeux. Le silence était la force des Witcher. Il écouta patiemment, en fumant sa cigarette. Fou ce qu'il était égoiste, ce type, tout en réussissant à traiter les autres d'égocentrique. Witcher continua imperturbablement d'écouter, avant de reprendre :

« Ah, mais De SaintClair, si vous vous intéressiez à autre chose qu'à votre nombril de mage blanc, et que vous faisiez preuve d'un peu plus d'esprit, et au passage d'attention, vous sauriez que je n'ai jamais mentionné votre nom. Qui a dit que je vous accusais de quoi que ce soit ? Il faut être bien parano, ou égocentrique pour penser ça...a moins que vous n'ayez besoin de vous justifier parce que j'ai tapé dans le mille ? »

Ce qui était vrai. Il ne parlait pas de De SaintClair, l'exemple qui lui venait était celui de son père et de sa mère qui n'étaient jamais d'accord sur l'importance respective de la magie noire et de la magie blanche. C'était le danger avec Witcher, il était capable de se foutre de vous à une phrase et de ne pas être ironique, mais bien plus sérieux et général. Il reprit tranquillement :

« Moi je ne parle pas de vous, De SaintClair, ou de moi. Le purisme ne se limite pas à ce petit échange  où vous essayez de prouver que vous êtes plus intelligent que moi – ce qui est peut-être vrai, mais à la longue vous devenez ennuyant à toujours vouloir faire un bon mot, ce qui tendrait à prouver le contraire. Je vous parle de résorber les rivalités pour aller vers un même but, de passer outre votre propre gueule – ce que vous semblez incapable de faire – et celle des plus grands que moi, qui auraient peut-être bien fait de dépasser leur propre mépris et de modifier leur conception. Un peu d'ouverture aux autres ne fait jamais de mal. »

Il ne pourrait pas l'utiliser, il le savait, c'était perdu, mais il n'y avait que deux manières de jouer : utiliser les pions, et éliminer les inutiles. Le jeu ne faisait finalement que commencer.
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MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Mar 9 Juil - 1:01

D'un certain sens, Tryan appréciait ce petit jeu avec Witcher. Ce mec était peut être un rigolo, mais il ne se débinait pas, pire encore, il ne s'emportait, et nombreux étaient les êtres à avoir cédé aux sarcasmes de celui que l'on surnommait DSC.
Finalement, ce mec était un peu plus distrayant qu'un Mulciber ou qu'un Crow. Dans un certain sens, il avait la même rangaine que Jugson, mais en moins réussi, en moins classe, et avec une bonne dose de crétinisme que l'ancien ministre avait eu vite fait d'abandonner en rencontrant celui qui l'avait défait lui et sa petite amie, après qu'ils aient à deux lyncher le ministre actuel.
Oui, ce mec était une mauvaise copie de Jugson. À moins que ce dernier ne soit une copie réussie de ce type … c'était à voir ce que l'on décidait de placer au premier plan, l'ancienneté ou la réussite.
Et puis qu'importe ? Après tout, il n'avait pas d'autre utilité que de faire le bouffon de Voldemort et d'aguicher le purisme avec des phrases précuites, remâchées, et même prédigérées.
Un parfait poireau qui attendait qu'on lui donne une chance de répéter en amochant la belle langue qu'était celle du politicien.

Mais Tryan aimait que l'on donne une chance aux plus minables, les voir se vautrer l'amusait tant, et constater qu'il était d'une autre trempe le rassurait quant à son avenir personnel. Une utilité de Witcher ? Pas de méprise, ça entrait en compte dans le rôle du bouffon qui divertit plus puissant que lui.
De SaintClair avait tenu ce rôle autrefois, seulement lui, il avait été le bouffon qui avait un poignard et une langue suffisamment habile pour manipuler qui le regardait, jusqu'à ce qu'on lui cède par suggestion la place qui lui revenait de droit.
Aux puissants le jeu des trônes, les autres n'avaient que les restes, et ils devaient s'en contenter.
Ici, personne ne 'méritait' une place, il fallait la gagner, par la baguette, le mensonge et la perfidie. Mais plus que ça, le véritable pouvoir, c'était de la garder, en dépit des apparences.

Et si le nom de Tryan De SaintClair n'était plus que celui d'un fantôme au ministère, on le savait là. On ne savait pas trop comment, mais il était encore là, à l'Inquisition, au ministère, et peut être même ailleurs ? Là ou pas là ?
Qui savait vraiment quelle était l'influence de Tryan sur la politique ? C'était peut être une forme qui décontenançait, le fait qu'on ne sache pas vraiment l'impact qu'il avait sur ce monde. Fusse t'il de la poudre aux yeux, cela faisait tout de même son effet.

« Cigarette ? Non ? Bon. Si le Seigneur des Ténèbres me passe au fil de la baguette, je ne tiendrais plus aucun discours, vu que je serais mort. Oh, bien sur, il m'aura fait souffrir avant, mais je connais déjà la douleur, vous en faites pas pour ça. »

Refusant de la main la nicotine roulée, le français esquissa un sourire en coin alors que l'autre terminait sa phrase en tirant une bouffée de tabac bien immonde.
Hochant les épaules, Tryan lui répondit simplement :

« Nullement inquiet, c'est votre arrière train, pas le mien. »

Ajoutant à cette remarque une sourire en coin narquois plein de cynisme et d'arrogance qui plaisait tant à la gente féminine. À défaut de plaire à qui subissait le sarcasme, il fallait bien une utilité à ce comportement sinon … sinon cela devait être inscrit dans sa nature.

« Jeune j'étais un petit con qui pensait à ma gueule, il m'a fallut beaucoup de temps pour comprendre que le purisme était une philosophie et pas seulement un moyen de servir mes intérêts, donc je ne crois pas être un bon exemple. Quand à être un réactionnaire, je dirais non, vu que nous battions pour imposer une nouveauté contre un bourbisme deux fois millénaire, les réac' étaient dans l'autre camp. D'où le concept d'Ordre Nouveau, vous connaissez peut-être ? »

Le français fit mine de se gratter le menton avant de hausser les épaules d'un air peu convaincu formidablement bien joué. Toujours dans l'humour, mais avec un sérieux amusé qui spécifiait bien qu'il n'en avait strictement rien à foutre de la bave de l'autre, fusse t'elle puriste, elle n'en demeurait pas moins glaireuse et dépourvue d'intérêt ludique.
Même le cadavre de Serpens aurait fait plus convaincant, et on ne pouvait pas jurer du bon état de ce dernier, quoi que … Maleficus avait toujours eu ce petit coté efféminé et propre sur lui. Bref ce type était à coté de la plaque.
Le purisme vivait toujours, seulement, il était inscrit dans la minorité avant ces dernières années, comme tout bon réac' qui se respecte, cela allait de soi. Sauf pour Witcher, mais il n'était pas à un hors sujet près, à force de passer pour une loque, ou pour un con, au choix, ça laissait des traces.
Dieu qu'il allait être difficile de prendre ce type au sérieux pour la suite … oui, Tryan allait bien avoir du mal à regarder ce type sous un angle plus réfléchi.
Enfin, il savait respecter un ordre, c'était déjà ça, ça faisait de lui un petit soldat.
Ah tiens ! La voilà son utilité autre que celle de faire le pitre, faire le larbin.
Au fond, était ce mieux ? À voir, s'il préférait torcher le cul de Voldemort au lieu d'être une blague sur patte, c'était lui que ça regardait, Tryan n'était là que pour regarder avec un œil amusé.

« Ah, mais De SaintClair, si vous vous intéressiez à autre chose qu'à votre nombril de mage blanc, et que vous faisiez preuve d'un peu plus d'esprit, et au passage d'attention, vous sauriez que je n'ai jamais mentionné votre nom. Qui a dit que je vous accusais de quoi que ce soit ? Il faut être bien parano, ou égocentrique pour penser ça...a moins que vous n'ayez besoin de vous justifier parce que j'ai tapé dans le mille ? »

Encore une fois à coté de la plaque ? Cela n'avait plus rien de surprenant, et le sourire de Tryan en disait long. Le français ne se défendait absolument pas, il affirmait.
Il en avait rien à foutre de ce que pensait Witcher, et ce dernier semblait ne pas l'avoir compris. Accusation ou pas, Tryan était un vieux réactionnaire d'une vingtaine d'années, qui n'aimait pas les mages noirs, et qui pensait puriste avant tout, voilà tout.
C'était accessoirement le moyen de prouver à l'autre qu'il était ouvert à la discussion avec certains mages noirs pour le bien être du purisme. Mais bizarrement, le type en face ne semblait pas l'avoir compris. Ses pitreries semblaient le distraire bien plus que de raisons. Disait on qu'il n'y avait que les imbéciles qui rigolaient à leur propre blague ? Rire jaune comptait il ?

Ne répondant rien, le français se contenta d'un hochement de tête. Non il n'était pas dans le mille le coco, il était carrément à coté de la cible, à tirer sur les corbeaux qui passaient à des milles au dessus. À défaut de viser juste, il avait au moins une cible, quant à la valeur de cette dernière, cela ne regardait que lui.

« Moi je ne parle pas de vous, De SaintClair, ou de moi. Le purisme ne se limite pas à ce petit échange  où vous essayez de prouver que vous êtes plus intelligent que moi – ce qui est peut-être vrai, mais à la longue vous devenez ennuyant à toujours vouloir faire un bon mot, ce qui tendrait à prouver le contraire. Je vous parle de résorber les rivalités pour aller vers un même but, de passer outre votre propre gueule – ce que vous semblez incapable de faire – et celle des plus grands que moi, qui auraient peut-être bien fait de dépasser leur propre mépris et de modifier leur conception. Un peu d'ouverture aux autres ne fait jamais de mal. »

Amusé par cette phrase, le jeune homme eut un bref rire. Décidément, quel clown ce Witcher, c'était à se demander s'il n'y mettait pas un point d'honneur à ne pas trouver les bons mots. Piètre stratège, piètre politicien.

« Rectification si vous permettez, je suis plus intelligent que vous. »

C'était un fait, il n'y avait qu'à regarder qui avait gagné en Irlande, qui avait mené les troupes, et on pouvait poursuivre la liste jusqu'à arriver à cette conclusion. L'affirmer n'était pas de la prétention, mais du réalisme. Il semblait que l'autre n'ait pas besoin de justification pour cela.

« Si je vous ennuis monsieur Witcher, vous ne continueriez pas à converser sur ce sujet. Quant à ma propre gueule … disons que je suis un jeune petit con, si vous voyez ce que je veux dire. »

C'était clairement un pique en reprenant les dires de ce même type qui se prétendait plus mûr. Peu habile ce Witcher, peu habile. Et puis con, c'était un grand mot, l'intelligence était elle une protection à la connerie ? Sujet de débat que l'on laissait volontiers aux philosophes.

« Alors voyez vous, comme je suis ce jeune petit con qui ne pense qu'à sa gueule, et qui fait plus pour le purisme que vous ne le faites pour l'instant, permettez moi de vous dire qu'à moins d'enlever l'orgueil d'un ministre, le self-control du dirlo des nuisibles, et le sang-mêlé de son larbin qui est à la justice. Et tant qu'à faire, à effacer les sortilèges de magie noire de leur esprit, puisque vous n'êtes plus à ça près … il serait préférable pour ce coup là d'aller droit au but plutôt que de me servir un discours que vous savez inintéressant, ainsi que d'entrer dans le vif du sujet plutôt que de faire des ronds de jambe autour d'un buisson* ... »

Il fallait désormais jouer cartes sur table, sans quoi, Witcher n'obtiendrait rien de plus que des sarcasmes.
Des sarcasmes, encore des sarcasmes …

Hrp:
 
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MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Mer 10 Juil - 11:03


Curieusement, Tryan De SaintClair resterait dans l'esprit de Mike Witcher comme un exemple parfait d'un type qui voyait uniquement ce qu'il voulait voir. En même temps, Witcher ne le détrompait pas vraiment, ce n'était pas utile. Le mangemort s'était habitué au mépris de gens qui se croyaient plus intelligents que lui. Mieux, ou pire selon certains points de vue, il en jouait. Personne ne sur-estimait Mike Witcher. Par le parcours qu'il avait on le disait proche de ce qu'avait pu être Thomas Jugson, ce qui faisait rire XIII à cause de la haine entre eux. Lui était toujours là, prenant peu un poids politique certain, tandis que le grand, le brillant Tom Jugson, se trouvait être un misérable paria pourchassé de toutes part. On disait aussi que Mike était un militaire. Mais rien ni personne n'arrivait à définir réellement ce qu'il était. La plupart des gens ignoraient tout de ses magouilles. Ils ne savaient pas non que le mangemort possédait un coté très manipulateur qui l'avait toujours fait arrivé à ses fins, ou celles du purisme à présent. On se plantait presque à chaque coup lorsqu'on essayait de définir le directeur du département de l'Ordre Nouveau, et De SaintClair faisait magistralement partie de cette catégorie qui voyait, gobait sans rechigner aucunement, et même avec un certain plaisir, ce que Mike daignait leur servir. Ca l'amusait de le mépriser ? Qu'il le fasse, Mike n'avait rien contre ça, on lui foutait la paix lorsqu'on le méprisait.

Il voulait voir ce que valait Tryan De SaintClair, oui, maintenant le mangemort était fixé. Il continuait à tirer sur sa cigarette de manière impassible, il écoutait, cet imperturbable sourire, presque amusé, presque dur, complété par ses yeux dans lesquels ne montait pas ce sourire, toujours figé sur ces lèvres, parce que rien de ce que disait ce français ne pouvaient l'atteindre. Oh, maintenant il pouvait jauger, et là, pour être très honnête, Witcher était déçu, très déçu, même, par son interlocuteur. C'était la règle, voir si ils pouvaient voir derrière la façade. S'ils ne pouvaient pas...oh, certes, on pouvait discuter de leur intelligence, mais ce n'est pas sur ça que jugeait Witcher pour ce cas précis. On ne pouvait pas enlever à De SaintClair le fait d'être un bon stratège, mais le directeur du département de l'Ordre Nouveau ne cherchait pas à contester cela, pas plus qu'il avait su être fin politique en ce qui concernait sa propre carrière. Mais en tant qu'observateur, que valait De SaintClair ? Witcher ne se classait pas lui même parmi la catégorie des intellectuels, mais il avait étudié plus que la moyenne et réfléchissait plus que la plupart des gens. On le disait magouilleur, mais il l'était moins que Crow, même si le Convent lui apportait beaucoup. On le prétendait militaire, soldat obéissant et terne. Personne ne savait réellement ce qu'il était, à savoir tout ça à la fois, et bien plus encore. Car Witcher ne paraissait pas, il était tout cela, et en jouait. L'homme pluriel, théorie qui semblait échapper à Tryan De SaintClair.

Ca ne servait à rien de lui dire la vérité. Les gens croient ce qu'ils veulent croire, peu importe qu'on essaye de les détromper. Ils ont besoin de héros et lorsqu'ils n'en n'ont pas, ils s'en inventent. En l’occurrence, De SaintClair tournait autour de sa propre personne, et il lui semblait inconcevable que quelqu'un d'autre – ou que le monde entier – puisse ne serait-ce que lui arriver à la cheville. Tôt ou tard, ça lui poserait problème, mais Witcher n'avait aucunement envie de le détromper pour l'instant. Beaucoup de gens disaient qu'ils étaient plus intelligents que les autres, ou que lui. Peu d'entre eux, comme Menroth, ou les Malefoy, avaient fait long feu. Mike n'avait aucunement besoin de démontrer quoique ce soit. En politique, la véritable intelligence c'était savoir observer. Il se contenta donc d'un mot :

« Assurément. »

Tout le doute du monde condensé en un seul mot. Quant à l'ennui, Witcher ne pouvait que maintenir, il voulait voir ce que De SaintClair valait et s'il pouvait en tirer quelque chose, ce qui restait encore possible, mais ça risquait d'être long, long et fastidieux.

« Oh, et je maintiens. Vous êtes ennuyant. Cette conversation est ennuyante. Son utilité en revanche ne l'est pas – c'est uniquement pour ça qu'elle a duré un peu. »


L'utilité de la conversation ? But précédemment exposé, mais que le français ne verrait pas, trop occupé à essayer de briller. Il voulait jouer franc jeu, soit, puisqu'on en arrivait là, Witcher n'était plus à ça prêt. De SaintClair pouvait être intelligent, Witcher se demandait si tout ce qu'il faisait en politique n'était pas simplement du vent. Dans le fond, après la guerre en Irlande, que deviendrait-il ? Brom s'entendait bien avec lui, il lui avait surement promis un poste, mais pouvait on assurer qu'il le lui donnerait ? Et il y avait d'autres choses, encore...

« Comme vous voudrez. L'union existe déjà – ou en tout cas existera bientôt. Monsieur Crow est d'accord avec moi dessus, Eccleston le suivra donc, ne nous leurrons pas. Contrairement à certains, d'autre part, il se trouve que John Mulciber m'écoute, moi. Et, d'autre part, il se trouve, je pense que vous le savez aussi, que peu des gens qui comptent vous apprécient, même si le soutien est de taille. Soutien qui pourrait disparaître, si par exemple quelqu'un découvrait quelques unes de vos fautes. »

Bluff ou pas bluff ? A lui de voir. Mais tôt ou tard il faudrait qu'il se résolve à comprendre que des moyens de l'exclure de la politique, ça existait réellement. Et que personne, surtout pas lui, n'hésiterait à les utiliser s'il commençait à vouloir désobéir à la ligne préexistante.
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MessageSujet: Re: Like the legend of the phoenix || DSC Ven 12 Juil - 20:05

La conversation n'avançait pas vraiment. On allait de sarcasmes en sarcasmes, d'un coté comme de l'autre, en frôlant l'insulte et en restant dans la légèreté. C'était peut être à ça qu'on reconnaissait un véritable débat politique.
En tout cas, le temps passait peu rapidement, les discussions s'enchaînaient, les sujets également, on allait vite et on était dans l'efficace, premièrement parce que les deux hommes devaient être particulièrement occupés à coté, et aussi parce que de toute évidence, ils ne s'appréciaient pas.
Tout au plus, Tryan éprouvait de l'indifférence, au pire, du mépris, pas de haine, pas de sympathie, ce mec était un poteau planté au milieu de la scène politique.
Difficile de l'en enlever s'il avait été installé là par Eris, Tryan se demandait bien pourquoi, donc on le contournait, pas par crainte, mais plus par flemme, ou pour ne pas avoir envie de perdre son temps. Chose manifeste dans le cas présent.
Tryan perdait son temps avec ce mec, mais c'était rare de trouver un type qui soit dans un registre similaire en terme de jeu d'esprit. Combien de temps cela l'amuserait il ? À l'autre de voir, mais la perte de temps se rattraperait tôt ou tard par un bon couteau dans le dos.

La différence entre Menroth et De SaintClair, c'était les armes utilisées par les deux. Outre le clivage magie noire-magie blanche, il y avait du mépris chez les deux, mais Tryan fonctionnait bien plus dans la logique, la stratégie et l'intelligence brut, là où le feu mangemort borgne avait essayé l'ombre et l'intimidation. L'intimidation, l'arme des faibles qui se croient forts. Intimider, c'était avouer ne pas avoir les armes pour discuter ou imposer, et quand on tombait sur quelqu'un d'adroit, cette erreur se payait cash.
Là où le français n'était pas d'ailleurs, il préférait laisser les autres faire, les menaces allaient bien loin de lui s'il ne les provoquait pas clairement.
C'était le pourquoi il laissait Eccleston faire, ce mec était un débris, un déchet et un pantin, rien de bien utile en soi, et pire encore, il était quoi déjà ? Ah oui … Sang-mêlé ! Un puriste, sang-mêlé … cherchez l'erreur. Tout le monde savait qu'il avait été le pantin d'Avery, maintenant il était celui de Crow, et en voulant jouer au grand, il avait gagné la marque, la fameuse marque. Ce qu'il ne savait pas, c'était qu'un jour, ce retour de flamme serait violent, à la fois pour lui, mais pour tous les mangemorts et pour Voldemort.
Avec un bon argumentaire, exposer au peuple que Lord Voldemort, celui qui se veut le plus puriste des puristes, avait choisi un sang-mêlé pour porter le purisme, c'était bien paradoxal, et complètement à coté de la plaque. Alors avec un bon argumentaire, le peuple douterait, on lui exposerait les trahisons parmi les mangemorts, Menroth, les Malefoy, Jugson ( même si au fond, cela n'en était pas vraiment une ), et on pouvait continuer … on douterait de leur statut. On chercherait ensuite dans leur passé et … advienne ce qu'il devait advenir, on trouverait des bavures, des erreurs, on attacherait l'étiquette coupable, et le tour était joué.
Au fond, jouer à ce jeu là, c'était vraiment facile, trop d'ailleurs, et il fallait qu'un le fasse, pour que la pyramide s'effondre d'un coup. Sans le peuple, Voldemort ferait des erreurs, et après … il s'étoufferait avec ses propres cris, se noierait dans sa bave, se tuerait avec ses propres sortilèges.
Tout ça pour un vulgaire sang-mêlé … et une erreur de la part du tyran.

Mais Tryan n'en était pas encore là. De toute façon, ce scénario se produirait, il l'amorcerait au moins dans une petite vingtaine d'année, peut être plus, peut être moins. Ou à la mort de Voldemort, voir à celle de ses principaux soutiens, morts de vieillesse ou emportés par la maladie.
Une question de temps, et Tryan l'avait, il était encore jeune. Comme Witcher, Crow, Jugson et Eccleston, l'avenir était là, et si la mort ne les prenait pas avant, le futur serait un morceau avec ces musiciens.

« Oh, et je maintiens. Vous êtes ennuyant. Cette conversation est ennuyante. Son utilité en revanche ne l'est pas – c'est uniquement pour ça qu'elle a duré un peu. »

Bizarrement, il n'avait pas relevé le jeune et con. Probablement le retour de flamme qu'il préférait ne pas amplifier par une nouvelle bourde. Toutefois, s'il trouvait l'autre ennuyeux, alors il n'aurait pas continué, ce qu'il était manifestement en train de faire, contrairement à ce qu'il définissait comme utile, sachant pertinemment que cela ne le serait pas.

« Comme vous voudrez. L'union existe déjà – ou en tout cas existera bientôt. Monsieur Crow est d'accord avec moi dessus, Eccleston le suivra donc, ne nous leurrons pas. Contrairement à certains, d'autre part, il se trouve que John Mulciber m'écoute, moi. Et, d'autre part, il se trouve, je pense que vous le savez aussi, que peu des gens qui comptent vous apprécient, même si le soutien est de taille. Soutien qui pourrait disparaître, si par exemple quelqu'un découvrait quelques unes de vos fautes. »

Le français eut un bref rire amusé.
Sérieusement ? Il ne croyait pas trouver quelque chose ? Précisément parce qu'il n'y avait rien à trouver justement. C'était drôle, très drôle. Passer de l'alliance à la menace, c'était clairement un aveu de faiblesse.
Évidemment, il n'en fallait pas plus pour que Tryan s'en amuse, et décide d'en rajouter une couche.

« Vous savez que vous êtes mignon quand vous faites ça ? Avec vos petites menaces. Nan vraiment … j'ai l'impression de revoir des mioches de première année à Beauxbâtons. »

Tout en finesse. Cela ne faisait aucun doute que le français ne trouvait pas cela mignon, c'était simplement pour lui prouver le ridicule de la situation, il était dépourvu de la moindre information, cela se voyait, c'était tellement évident que … qu'il n'y avait rien de plus à ajouter.

« Si vous aviez quelque chose Witcher, entre nous soi dit, vous ne seriez pas venu me trouver pour dialoguer, vous auriez fait ce qu'on attend de vous, comme tous les bons toutous, revenir à la niche avec l'info dans la gueule, faire le beau en attendant une caresse, et remuer la queue tout content. »

Soupirant, Tryan reprit.

« Franchement, vous croyiez vraiment que ça allait marcher ? Remarquez, je peux pas vous en vouloir d'avoir essayé … »

Se grattant le menton, il ajouta avec prudence :

« Enfin … je me fous bien de votre alliance, comme vous vous en doutez, mais sachez que si certaines de vos actions se trouvent être proches de ma vision du purisme, vous pourrez compter sur mon soutien. Puisque de toute évidence, je ne puis rien attendre de la part d'un homme qui ne m'est pas reconnaissant de lui avoir par deux fois sauvé la vie ou encore d'un pantin de sang-mêlé. »

Son sourire en coin s'effaça pour un visage plus froid et fermé, un tantinet blasé par cette dernière remarque, bien qu'elle fusse très réaliste cela dit.

« Cela vous convient il ou vous avez mieux ? »

Il s'était arrêté, signe que si l'autre n'avait pas les moyens de poursuivre la négociation, ou le dialogue, tout cela s'arrêterait ici. Tryan jugeait qu'il avait suffisamment perdu de temps comme ça, avec des petits jeux qui ne faisaient pas gagner une guère.
De toute évidence l'autre retournerait bientôt dans son boulot alors que le français lui, retournerait mettre les pieds dans la boue pour mener une horde de baltringues vers Dublin.
Enfin, elle était mal foutue la vie … c'était aux gueux de finir dans la fange, pas à la noblesse.
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Like the legend of the phoenix || DSC

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