POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Dommage Collatéral Pv Light (Terminé)

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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Jeu 27 Juin - 16:58

'Dommage collatéral'



Ce que la guerre sème, la paix le récolte.


Les premiers soleils de juin avaient surpris les puristes. D'ordinaire habitués à la pluie et la neige, ils avaient découvert le combat dans une atmosphère plus lourde, plus chaude, l'eau se faisait rare sur un champ de bataille, alors il y avait deux types d'hommes : ceux qui s'en abstenaient, et ceux qui, terrassés par la soif, perdaient vigilance et mourraient.
Cet après midi là, on avait repéré Tryan De SaintClair pour deux choses, son utilisation de la pyromancie qui, sous un soleil de plomb, avait complètement dépassé les irlandais de cette petite ville perdue, et pour son utilisation de la cryomancie.
Un après midi durant, il n'avait pas quitté le champ de bataille, il ne s'était pas reposé depuis déjà quelques jours, mais son niveau magique était inchangé.

On sonnait le cor puriste alors que les derniers survivants étaient capturés ou achevés, quand on estimait que les blessures ne valaient pas la peine d'être soignées.
Pas un mort coté puriste, et ce grâce au roulement de poste, stratégie élaborée par le général en chef de cette expédition qui, voyant tombé son dernier adversaire qui avait tenté de fuir, recherchait un coin d'ombre.
S'asseyant sur les marches d'un porche non-amoché, il souffla un coup, attendant que les ravitaillements passent pour se restaurer et se réhydrater. Il porta la main à la fiole qui siégeait dans son long manteau noir, la soupesant, il remarqua qu'elle était désormais totalement vide.
Il n'aurait pas fallu que le combat dure plus longtemps.

Alors qu'il rangeait sa baguette, le général observa des soldats qui passaient par là, des hommes qui avaient survécu et qui portaient avec fierté l'emblème puriste.
L'un d'eux, probablement affecté à une autre partie du champ de bataille, donna un coup de savate au corps du dernier adversaire de Tryan. Ce dernier, dans sa tentative de fuite, avait négligé son adversaire, il n'en avait pas fallu plus pour que ce dernier lui envoie une salve d'épieux de glace pas plus gros que des poignards, le transformant littéralement en hérisson de givre.

« Et ben, on s'est acharné sur celui ci! Je me demande bien qui c'est le demeuré qui a salopé le boulot comme ça. »

Alors que son compère avait sans doute assisté à la scène et s'empressait de lui donner des coups de coude pour le faire taire car il se savait observé par le patron, l'autre ne tilta pas.
Tryan eut un sourire en coin amusé, alors qu'il restait assis, interpellant le principal intéressé.

« Un soucis avec ma dernière victime soldat ? »

L'autre tourna la tête, découvrant son supérieur hiérarchique assis plus loin.

« Aucun monsieur je ... »

Alors l'autre le coupa.

« Je sais tu es désolé, tu t'excuses et tu ne savais pas que c'était moi … allez donc vous abreuver vous l'avez mérité. »

Il n'en fallut pas plus pour que les deux autres s'exécutent et poursuivent leur chemin.
De SaintClair était un commandant à part dans l'armée puriste, il n'avait pas vraiment la même attitude que les mangemorts, et cela se voyait. Il avait de la poigne, un sens tactique très aiguisé, et une connaissance de la guerre qui étonnait les vétérans, mais il n'était pas un de ces cruels généraux qui inspirent la peur et qui punissent pour l'exemple.
Il se souciait des hommes, et restait parmi eux, car il n'y avait pas si longtemps, quelques années, il aurait été l'un d'eux.
Ce n'était pas un Crow ou un Mulciber, qui effrayait ses hommes, non, lui il commandait sans peur, c'était cela pour lui la vraie autorité, celle de pouvoir diriger rien que par la compétence. Alors quand on les remettait en cause, il se voyait là bien amusé.
Il avait fait tombé une grosse partie du Sud et du centre avec à peine cent cinquante hommes, combien de puristes pouvaient en dire autant ?

Faire la guerre avec le strict minimum, c'était ce que Brom lui avait accordé, sachant pertinemment qu'il n'avait pas besoin de plus. L'économie de la moindre noise se voyait faire souffrir plus les soldats que ceux qui, bien assis dans leur fauteuil sous une tente, dirigeaient des batailles dont ils ignoraient tout.
Cette guerre des idées faisaient des dégâts inimaginables, sur ceux qui la faisaient autant que sur ceux qui la subissaient, mais il fallait le vivre pour le voir.



***************************************



Ainsi que faisait on des prisonniers ? Des femmes, des enfants, restés là à subir la guerre, à voir leurs pères, leurs frères, leurs oncles, mourir au combat. Devait on les tuer sur le champ ? C'était ce qu'aurait ordonné bien des gradés, mais pas Tryan.
Il n'avait plus foi en l'humain, mais il n'était pas un meurtrier, pas plus que ne l'étaient ces pauvres soldats avant de venir ici.
On avait fait les choses dans l'ordre, et à sa manière.

Vêtu de son uniforme français, d'un noir fort, contrastant avec les décorations d'or et d'argent brodées sur son torse, il avait trouvé la masse des prisonniers, et alors que ces derniers, apeurés comme de vulgaires têtes de bétail, avaient vu le 'monstre' les approcher, il leur avait parlé.
Son discours était clair, il n'était pas l'oppresseur, il n'était pas non plus le salvateur, rien de tout ça.
Alors il avait été honnête avec eux, il ne leur avait pas caché ce qu'il faisait, la lutte pour l'idée, et non contre les hommes, celle là, il la gardait pour son fort intérieur.
Il leur expliqua dans son anglais imparfait ce qui allait se passer pour eux, la suite des événements.
On les enverrait à Sligo pour qu'Eris fasse le tri, ou plutôt qu'il laisse sa bonniche de Silverleaf le faire, en matière de roux, c'était elle qui gérait, et ils repartiraient à zéro. Une nouvelle vie, voilà tout. C'était ce que le purisme allait leur apporter.

Alors qu'il revenait de cette explication bien informelle, le français passa dans les rangs de ses hommes. Il y vit des sorciers fatigués, dont la dernière permission remontait à une époque où ils étaient encore rasés de près.
Le soir même il alla trouvé le capitaine Montgommery, et il exigea la liste des permissions. Il prit avec lui vingt hommes, pas un de plus, pas un de moins, ceux qui n'avaient pu se reposer … et il allait passer un week-end de permission avec eux.

Regardant sur la carte, il repéra la ville de Longford, tombée il y a quelques temps sous le joug puriste, pas trop loin de la zone de transfert en cas de nécessité, c'était là bas qu'il passerait son week-end. Il emmènerait ses hommes se reposer et se détendre avant de poursuivre les atrocités, devenues pour la plupart coutumières.
La coïncidence avait voulu que là bas, se trouve la manoir d'une famille que le français avait dépouillé de toute descendance. Les Tylers vivaient là bas.
Alors qu'il arborait la baguette de leur fille sans honte, son cynisme lui intima de loger chez ces péquins, réquisition de guerre, le privilège de la victoire.
Il irait nargué ces parents sans enfants, et il leur rappellerait que l'erreur de leur fille fut de le défier un jour.



***************************************



Chère Charlyse,

Tu recevras sans doute ce courrier un peu tard, mais ce n'est qu'un aléa de la guerre.
Ne t'étonne pas de ne pas me voir ce week-end puisque je le passe en Irlande, je ne passerais probablement pas avant le prochain, si tout se passe bien.
En d'autres termes, je te confie la maison, tu en es désormais responsable avec les elfes car je sais que tu te comporteras dignement en tant que maîtresse de maison.

Je te laisse disposer de ton emploi du temps, toutefois, je te renvoie aux règles de la maison quant aux allers et venus, au même titre que les visites.
Si tu as un problème Dwyn saura comment me contacter.

Bon WE et bonne semaine,

Tryan



***************************************



Ils arrivèrent devant la vieille bâtisse alors qu'un air froid parcourait l'endroit, attestant du caractère lugubre de ce qui serait leur logis provisoire.
Les gars frissonnèrent sous l'effet du froid, leur chef, demeura lui impassible.
La petite grille était ouverte, et la nuit ne rendait l'endroit que plus sinistre, mais ce n'était ce qui marquait le plus Tryan De SaintClair, non, c'était exaltation de pouvoir aller narguer des parents en étant le meurtrier de leur fille, plus que ça, en étant intouchable.
Vingt gars avec lui, il fallait être suicidaire pour oser le toucher, mais même sans eux, il se serait volontiers joint à la fête, il avait hâte de voir leur tête.

La plupart des gars avec lui étaient des étrangers, français envoyés là pour faire la guerre, italiens réquisitionnés pour une guerre qui ne les concernait que peu, et on pouvait continuer ainsi pendant quelques minutes car il y avait autant de situations que d'hommes.
Empruntant le chemin entre les herbes, le petit groupe avança jusqu'à la porte d'entrée, là, on frappa trois coups alors que l'un des gars faisait un commentaire sur le sale temps qui allait arriver.
Pas de réponse.
Et pourtant il y avait de la lumière à l'étage, voilà qui était étrange. On se retourna plusieurs fois pour regarder que personne n'arrivait, et puis on força la porte pour rentrer, la faisant voler avec fracas.

Les militaires découvrirent un hall relativement grand, capable d'accueillir plus de matelas qu'il ne le fallait. On alluma un feu dans la cheminée afin de se réchauffer, et puis Tryan donna l'ordre de trouver les proprios, ou tout être qui puisse vivre ici.
La fouille de l'étage et des pièces apparentes du manoir prit une bonne demi-heure, pas une âme qui vive, rien du tout, l'endroit semblait être désert, les habitants des lieux n'étaient plus là.
Évidemment, le français aida ses hommes à tout fouiller, et alors qu'il errait à l'étage, il entra une pièce contenant un miroir. Un beau miroir, ou plutôt une glace, oui, une glace magique.
Tryan n'y voyait pas son reflet, non, seulement des silhouettes, et le miroir switchait entre deux d'entre elles, une grande, allongée dans ce qui semblait être un endroit que l'on avait pas trouvé, et une autre, plus petite, celle d'un elfe de maison qui rôdait … d'où les bruits.
Un elfe qui se trouvait … d'un mouvement à la fois brusque et rapide, le puriste envoya un trait magique en direction de la porte, faisant tombé le corps de l'elfe, complètement immobilisé sous l'effet du sortilège qu'il venait de recevoir.

Le laissant dans cet état, le français regarda de plus près ce qui devait être un bureau. Sublimes manuels que l'on trouvait ici. Principalement de magie noire, ce qui ne l'intéressait pas spécialement, mais d'autres, portés sur la nécromancie, voir du druidisme.
D'un geste souple du poignet, le jeune homme fit léviter quelques livres qui s'empilèrent soigneusement en sortant de la bibliothèque. Trésor de guerre, ajouta t'il en français avec un sourire en coin, les miniaturisant, il les entreposa dans sa bourse sans fond, celle qui servait au transport d'objets qu'il n'avait pas envie de voir dévoilé aux yeux de tous.
Il trouva également un objet de torture moldu, du moins cela y ressemblait. Un sarcophage avec des piques, que l'on pouvait refermer sur une victime. Glauque, mais divertissant, il pensa un instant que cet objet, purement décoratif rappelons le, trouverait sa place dans la bibliothèque de la Demeure Glaciaire.
Alors qu'il fouinait dans les papiers du bureau de mister Tyler, un de ses hommes rentra en toquant à la porte pour porter des nouvelles, enjambant le corps immobile de l'elfe.

« Monsieur, on a trouvé personne, ni ici, ni en bas, que fait on ? »

Reposant les papiers, le français passa une main sur son visage en réfléchissant.

« Réveillez l'elfe, interrogez le, ne le brutalisé pas, il parlera sous l'effet de la peur. Il y a encore du monde ici. »

Après quoi, il descendit avec le corps de l'elfe lévitant derrière lui. Alors qu'une partie des troupes interrogeait la pauvre créature terrifiée, le groupe De SaintClair trouva une porte qui menait au sous-sol, plus précisément aux cachots.
Postant deux de ses hommes en haut de l'escalier, le français leur donna alors des consignes nettes.

« Restez ici, j'y vais seul, les autres peuvent commencer à manger et à s'installer. »

S'enfonçant dans les ténèbres du sous-sol, Tryan ne prit guère le soin de s'éclairer, le peu de lumière lui suffisant à se repérer, son ouï ferait le reste si des ennemis approchaient.
Avançant dans le couloir, le regard du jeune homme se reporta sur les reflets au sol alors que sa botte foulait ce dernier.
De l'eau … astucieux moyen de savoir si quelqu'un entrait ici. Sur ces gardes, prêt à se défendre, le jeune homme arriva dans ce qu'il restait d'une salle où le mur avait été défoncé violemment et de manière vraiment grossière alors que l'orage dehors retentissait et qu'on entendait le rythme de la pluie sur les pierres dehors.
Son regard balaya la salle, il y avait quelque chose ici … la voix du français retentit alors du bas de l'escalier à ces compères de l'étage au dessus.

« J'ai deux corps ici ... »

S'approchant du premier, il prit le pouls. Rien.

« Celle ci est morte ... »

S'approchant de l'autre, lui relevant la tête de manière à ce qu'elle ne soit plus à moitié dans l'eau, il ne s'attarda pas sur son visage alors qu'il prenait le pouls au niveau de la gorge de la demoiselle.
Le pouls était faible et léger, mais bien existant. Son état physique des plus lamentables faisait d'elle une prisonnière de ces geôles, et étrangement, Tryan se foutait bien de savoir ce qui l'amenait ici.

« Celle là est vivante … amenez moi des couvertures et de la nourriture, je pourrais pas la bouger de suite. »

On s'activa à l'étage. Alors que le français laissait la blonde à terre pour continuer d'explorer le reste, tombant également sur deux autres malpropres en cellule, il ordonna alors qu'on amène pour trois. Récupérant le nécessaire en bas des escaliers, il posa ce qu'il fallait pour les deux vivants, et pour la survivante … c'était un peu différent.
Jamais il n'avait vu un état aussi déplorable. Même ses inferi étaient mieux traités, mieux conservés, et pourtant Dieu savait qu'ils étaient morts, son état faisait presque … peur à voir.
Alors qu'il la faisait léviter pour la sortir correctement de l'eau et la poser dans une cellule à part des deux autres prisonniers, le plus loin possible d'eux, bien à part, le français l'allongea sur une couchette avant de s'occuper un peu mieux de son cas.
Les blessures étaient bien trop nombreuses pour pouvoir tout réparer en une fois, et certaines ne purent être soignées par la magie blanche, même d'un De SaintClair, il y avait du mal de fait.
Remettant en état sa jambe, le jeune homme se heurta à un problème de taille, il était incapable de soigner le bras droit de la demoiselle.

Il essaya son répertoire de sorts de soin, rien à y faire, c'était à la fois fascinant et terriblement fâcheux. S'attardant sur ce dernier, il ne put même pas soigner sa main, pauvre d'elle qui écopa simplement d'un bandage pour que ça passe.
Lui laissant des habits trouvés en haut, ainsi que de la nourriture et la couvrant d'un édredon trouvé dans la chambre des proprios, le commandant du petit groupe referma la cellule magiquement, la laissant seul. À son sort.

Remontant vers ses hommes, il donna l'ordre qu'on entrepose les caisses ici désormais, les propriétaires n'étant pas là, l'endroit servirait de plaque tournante entre deux expéditions. Alors plus tard dans la soirée, on entreposa les cinquante caisses ici, sans qu'on puisse regarder les prisonniers, Tryan ayant fait en sorte de les disposer lui même comme bon lui semblait.
Suite à quoi, il dîna avec ses hommes, fit une partie de cartes avec eux, joua même un peu aux échecs version sorcier, et redescendit dans la cave avec de quoi grignoter.
Il se posa sur la caisse posée contre le mur en face de la cellule de la blonde, adossé à ce dernier, il parcourait ce bouquin trouvé là haut, et qui traitait de la réanimation des corps par nécromancie, ainsi que de la communication possible avec l'autre monde.
Jetant de temps à autres de bref regards vers la cellule, puis retournant à sa lecture, il décida de passer un moment ici avant d'aller se coucher. Le mystère de ce bras maudit l'intéressait grandement … il tenterait même peut être quelques sceaux, mais pour cela, il fallait attendre que la prisonnière se réveille, et cela prendrait sans doute du temps.


Dernière édition par Tryan De SaintClair le Jeu 3 Oct - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Ven 28 Juin - 18:51

Dans ce monde divisé par la religion, le sang, la politique et la manière de vivre, on aurait pu penser qu'il n'existerait pas d'interrogation universelle. Et pourtant il y en a bien une qui liera tous les hommes, Moldus comme Sorciers, jusqu'à la fin des temps si ce n'est la fin de leurs vies.
Une seule et même question, trottant au moins une fois dans la tête de milliards d'êtres humains : la mort signe-t-elle notre disparition toute entière ou existe-t-il une vie spirituelle, dissimulée derrière le Voile ?
Il y avait ceux qui affirmaient la réalité d'une continuité de la vie dans la mort, une vie différente de l'existence terrestre, en se basant sur des écrits très contestés par la Science. Il y avaient ceux qui ignoraient seulement et qui ne faisaient qu'espérer sans y croire, d'autres qui ignoraient et que cela indifférait...

Une seule question et des milliers de possibilités. Et aucune réponse.

Il n'y avait que lorsque la Mort arrivait, justement, que l'on pouvait vraiment savoir. Et personne ne revenait pour attester d'un possible au-delà.
A part les Fantômes -et là encore c'était un cas très particulier-, le Royaume de la Nuit restait emprunt de mystères.

A ce moment précis, Light était sur le fil qui divisait ces deux mondes, celui des vivants et celui des défunts. Y avait-il un choix à faire ?
Comment le dire ? Tout demeurait sombre et silencieux.
Au départ, la sorcière put ressentir certaines sensations sans pour autant pouvoir agir ; son corps que l’on avait déplacé, la chaleur des soins qui avaient refermé des blessures douloureuses…
Cet apaisement l’emmena finalement plus loin vers un niveau de bien être supérieur, où ce corps si lourd et fatigué ne devint qu’une enveloppe qu’elle quittait finalement, doucement.
Un nouveau pays plus calme lui ouvrait ses bras. Enfin.
La souffrance n’existait plus, les bruits non plus ; plus aucune sensation ne la rattachait à la vulgaire carcasse qui gisait là. Tout disparaissait. C’était même grisant.

Un repos bien mérité s’annonçait enfin.

Est-ce qu’elle était triste ? Non, pas le moins du monde. Il n’y avait plus rien qui méritait que l’on se batte, pas de grande cause à défendre. Enfin, les gens qui se prétendaient être des héros n’en étaient pas, c’étaient juste de beaux diables qui ne faisaient qu’utiliser leur alliés en les envoyant à leur place sur le champ de bataille. Alors n’importe quelle grande cause, aussi bonne fut-elle, finissait par perdre son sens. Et on ne trouvait désormais plus grand monde pour s’y dévouer corps et âme.
La Mort pouvait-elle être pire que ce qu’ils vivaient déjà chaque journée pourrie de cette vie merdique ? Et si finalement le mieux pour eux tous était de ne plus exister, tout simplement ?

Certains comateux, lorsqu’ils revenaient enfin à eux, prétendaient avoir entendu la voix des proches qui veillaient à leur chevet, que c’était leur présence qui avait réussi à les ramener.
Mais à présent qu’elle était elle-même en situation, la hors la loi n’aurait pus que contester. Il n’y avait rien, dans le noir.
Aucune pensée, aucun regret. Aucun souvenir pour la retenir à ce monde. L’attache était dénouée et le bateau prenait lentement le large.
Ce n’était pas tant une question de volonté. Le corps se stabilisait doucement, c’était une évidence. Mais son esprit, lui, s’enfonçait un peu plus à chaque instant.

A l’heure qu’il était, Light Leonheart n’avait plus aucun contrôle. Elle semblait ne même plus exister.
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Dim 30 Juin - 14:22

Elle ne se réveilla pas cette nuit là, pas plus que celle d'après d'ailleurs.
Le temps passé à veiller sur cette inconnue, il ne le passait pas à s'occuper de ces hommes, à les calmer quand ils avaient décidé de se battre sous l'effet de la piquette trouvée dans le manoir. Ce temps là, il ne le passait pas avec Charlyse, qui aurait bien aimé voir un peu son cousin, il ne le passait pas avec le corps de sa belle, ce temps là était perdu, tout simplement.
Parfois, le jeune homme doutait, même à lui, ça lui arrivait, mais il ne le disait pas, tout le monde avait ses peurs, ses craintes, et ses petits démons internes.
Pourquoi la maintenir en vie ? À quoi bon s'acharner ? Était ce vraiment que pour faire chier les Tyler ? Probablement pas. Il imaginait que quelque part, il ne savait trop où et s'en foutait pas mal, il y avait quelqu'un qui devait tenir à elle, peu importe de qui cela s'agissait, et … oui il n'avait pas envie de la tuer parce qu'il ne savait que trop bien ce que signifiait le vol d'une âme. Cette jeune femme ne mourrait pas de sa main, ni de celle d'un de ses hommes, parce que lui, aurait souhaité qu'on ne tue pas sa belle.
Le destin en avait fait autrement.

Certes la guerre vous transformait en monstre, sur le champ de bataille, il n'y avait que ça qui comptait, mais c'était à l'humain de choisir, d'accepter ou non cette nature. Le choix de Tryan avait rapidement été fait, pas par sentimentalisme, ni par humanisme d'ailleurs, encore moins par pitié, seulement parce qu'il aurait aimé que les choses soient différentes.
Elle ne lui rendrait probablement jamais ce service, et il s'en foutait bien. Il ne s'agissait pas de se donner bonne conscience en dépit du nombre de cadavres qu'il avait à ses pieds, c'était simplement parce qu'il avait envie que tout cela change.
Il aurait qu'on veille sa chère et tendre dans un moment pareil, il aurait aimé qu'on lui sauve la vie et qu'on ne la laisse pas pourrir dans un fossé ! Il aurait aimé que quelqu'un fasse payer ça aux fils de pute qui avaient osé lui prendre son bien le plus cher.

Il était inutile d'en vouloir à la Mort elle même, c'était à ceux qui la provoquaient qu'il en voulait, et il le savait. En tuant des meurtriers, il devenait l'un d'eux, mais il s'en foutait, il n'avait plus rien à perdre, tuer une innocente n'était pas dans son programme du week-end, pas plus que dans celui du reste de sa vie. Il tuait des menaces, des ordures, ou des futurs assassins, il tuait des bourbistes, mais pas des prisonniers, pas des jeunes femmes blondes de l'âge de sa belle, il aurait l'impression de la tuer elle, et ne plus pouvoir se pardonner quoi que ce soit.
Entre pitié et impuissance … peut être, le destin l'avait détruit, et il tentait tant mieux que mal de feinter une conduite qui ne laissait rien passer, mais au fond, il savait qu'il n'arrivait pas à mettre la tête hors de l'eau, et ça, tout le monde autour de lui semblait n'y voir que de la poudre aux yeux.
C'était peut être son talent inné pour le mensonge et la manipulation, peut être, mais d'un coté, ça le désolait que personne n'ose faire le pas, oui, ça le désolait peut être encore plus qu'il ne pouvait l'admettre.

Ainsi il passa une partie de la nuit à lire et à regarder cette cellule pourrie, et quand le sommeil se fit sentir, il laissa là le bouquin, et remonta dormir.
Les deux premières nuits furent ainsi, semblables à bien d'autres avant elles, et à d'autres qui viendraient …



***************************************



La chambre d'Hélen Tyler n'était pas aussi confortable qu'il aurait aimé qu'elle le soit. Au fond, ce petit jeu de pourrir la mémoire de cette larbin de Voldemort n'était presque plus drôle. Il s'était même habituer à user de cette baguette plutôt que de la sienne, signe qu'elle n'opposait vraiment plus aucune résistance. C'était à la fois amusant et désespérant … dire qu'il était en train de s'acharner sur une famille qui ne lui avait rien fait, c'était presque malsain. Mais ça lui changeait les idées, et lorsqu'il le faisait, il oubliait un moment la douleur de la perte de sa moitié, un divertissement efficace, voilà ce qu'il fallait y voir, rien de personnel. Si peut être au début, mais rien de vraiment méchant.
Alors quand il donna la liberté à ses hommes de piller le manoir, ce n'était pas à contrecœur, c'était avec une indifférence notoire, plus pour les occuper, et récupérer pour lui quelques objets, qu'autre chose, le privilège des vainqueurs. Et si par le plus grand des hasards monsieur Tyler décidait de rejoindre la partie pour protéger ses biens, il rejoindrait la liste des trophées de Tryan De SaintClair.
Dans le pire des cas, à vingt contre un, il était difficile que ce sorcier tienne, même la face de serpent aurait du mal de toute manière, suffisait d'être bien coordonné.

Le manoir des Tyler avait complètement été dépouillé de tout bien intéressant, ne restait que l'argenterie dont on se servait pour manger, des canapés et autres fauteuils où les gars se posaient, les tables et les chaises qui servaient essentiellement à alimenter la cheminée, au même titre que tout ce qui était bouquin et photos inutiles.
Ah les photos … Tryan ne put s'empêcher d'avoir un sourire en coin quand il avait vu cette belle famille. Il avait privé cette famille de la seule et unique héritière qu'elle ait jamais eu, et voir que la mère était allongée à plat ventre dans son propre sang, ça le faisait sourire encore plus lorsqu'il se disait qu'il n'était pas le seul à s'acharner sur eux.

Le deuxième matin, il se leva comme toujours avec une pointe de fatigue persistante, mais cela ne le ralentit pas. Une douche et un habillage rapide, et il retourna dans la chambre de la morte. Il prit alors une photo dans sa main avant de s'asseoir sur le lit de la demoiselle. Même sur un papier animé, elle présentait toujours autant d'orgueil et de suffisance, c'était dingue comme elle pouvait être aussi vraie que dans son souvenir. Sortant la baguette qui lui avait autrefois appartenu, il enflamma le papier, avant de le regarder se consumer puis mourir, le visage d'Hélen Tyler disparaissant une nouvelle fois devant lui.
Dire qu'elle aurait pu vivre encore … il s'en était fallu de peu, mais il avait débarrassé le monde de sa présence, et si ses parents avaient continué à la chérir, c'était qu'elle existait encore pour eux.
Au fond, il n'était pas si différent d'eux sur ce point.
D'un coté, il plaignait mister Tyler de ne plus avoir que sa baguette sur qui compter, et si jamais ce dernier décidait de lui faire payer le meurtre de sa fille, Tryan serait là pour le recevoir et le libérer de ce poids qu'était sa vie.

La fin de la journée, il la passa essentiellement seul au manoir, laissant à ses hommes le loisir de se balader en ville, et de sortir à leur guise, lui, resta un moment là, dans le grand hall, à réfléchir sur le sens de tout ce qu'il y avait devant lui. La ruine d'une famille, la fin de leur petit monde, repu à la précarité désormais.
Un moment dans l'après-midi, il crut que le père Tyler viendrait, mais ce ne fut pas le cas. Le corps de sa femme pourrissait en bas, et celui de sa fille était enterré depuis un moment, du moins, De SaintClair le pensait. Pour être honnête, il se foutait bien d'avoir raison ou tord.
Ce n'était pas de l'ennui, plus un état de nostalgie avancée, et bizarrement, il venait à en espérer un combat, comme s'il n'en avait pas eu assez durant les derniers mois.
Mais non …
Alors il décida d'explorer un peu mieux le sous-sol, qu'il n'avait pas totalement visité, et surtout pas de jour. Il passa devant les cellule des trois prisonniers, la blonde ne s'étant toujours pas réveillée, et les autres … restaient ce qu'ils avaient toujours été. Alors que d'un faible sort, il allumait les torches sur son passage, le français découvrit la salle de la famille …

Une tapisserie de peau humaine, fresque d'horreur que la famille entretenait depuis déjà un certain temps aux vues du nombre d'échantillons. Un véritable dépeceur n'aurait jamais eu assez d'une vie pour créer tant de blason à son effigie. Le blason de la famille était présent sur chacune d'elle. En voyant ce musée de l'immondice, le français fronça les sourcils. C'était primitif et complètement déjanté, pire encore, il fallait être complètement dérangé pour faire ça, et d'un coté, il ne s'en voulait presque plus d'avoir commandité le pillage de la demeure, et d'avoir tué la dernière héritière. D'un ridicule … on ne peut plus affligeant.
L'idée vint d'elle même, ce qu'il avait crée avec la baguette de Tyler, détruirait ce que sa famille avait contribué à faire, un nouvel ordre s'installait alors en ces lieux, par la volonté seul de l'héritier des De SaintClairs.
Alors que la fraîche du soir arrivait, le français retira magiquement toutes les peaux, et décida de les empiler dans le sous-sol, non loin des cellules. Là, il ouvrit la cellule de la demoiselle, en posa quelques unes sur le sol avant d'y mettre le feu, non sans vérifier un pouls et une température corporelle.
L'odeur de viande grillée s'empressa d'empester les lieux, s'assurant d'un brasier suffisant, Tryan remonta pour dîner avec ses gars, et comme les autres soirs, il resta avec eux, avant de redescendre dans le fond de la cave, se poser sur cette même caisse, à lire ce même bouquin, devant cette même cellule.

Et comme toujours, il jetait de temps à autres quelques regards à la demoiselle.
Princesse endormie dans un monde de gueux, le temps semblait ne plus avoir d'effets sur elle, et qu'importe, avec ses soins, elle ressemblait déjà plus à un être humain qu'à un elfe battu à mort. Qui était elle cette inconnue ?
D'un coté, il ne voulait pas savoir, de l'autre, ça l'intriguait vraiment. Elle aurait pu être une terroriste notoire qu'il ne l'aurait pas su, n'ayant pas pour habitude de s'attacher aux hors la loi anglais, de l'autre, elle pouvait être la fille d'il ne savait trop qui et qu'elle eusse été importante.
Fille d'un mangemort prêt à payer grassement pour qu'on la lui ramène ? Fille de rien ? Serviteur des ténèbres ? Fugitive ?
Jusqu'à son nom, il s'en foutait. Ce qui l'intéressait en premier lieu, c'était sa survie, puis l'énigme de son bras qu'il n'avait su guérir, et puis enfin … ce qu'elle faisait là.
Le temps passait, et il n'allait pas rester bien longtemps ici encore, peut être était ce la dernière nuit ? Peut être pas, il ne savait pas encore.

Il attendait un réveil qui ne viendrait peut être pas, et si elle ne se réveillait pas ? Si elle mourrait là, que graverait on sur sa tombe ? Où on contraire, si elle se réveillait mais une fois le régiment parti ? Il se posait tellement de question que sa lecture en était troublée. Pour l'instant, elle était là, inconsciente, à moisir dans une cellule de glace, avec un feu, des provisions, et de quoi se vêtir.
Bientôt, il repartirait à la guerre, et cette vie sauvée ne compenserait jamais toutes les autres qu'il allait prendre pour la cause puriste. C'était le perpétuel déséquilibre dans la balance du meurtre et du juste.

Un soupire, et il retourna à sa lecture … au moins, les inferi n'avaient pas ce problème eux. La nuit passerait, comme bien d'autres, sans que cela ne change vraiment la donne.
L'incertitude de la sauver, l'incertitude quant à son identité. Toutes les questions n'avaient pas forcément besoin de réponses. Non, c'était ce qu'il aimait se dire en ce moment ...
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MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Lun 1 Juil - 0:18

De là où elle était -si jamais un semblant de conscience persistait quelque part-, il lui était impossible de percevoir la lumière des torches, le confort de l'édredon qui la maintenait au chaud ou encore la délicate odeur de la chair grillée. De la même façon, la présence de son veilleur passait inaperçu.
Le crépuscule avait fait suite au jour par deux fois et l'état de la convalescente n'avait toujours pas montré le moindre signe d'amélioration. Il aurait été aisément facile de la confondre avec une statue tant elle était calme.
Pas le moindre raclement de gorge, pas le moindre sursaut. Elle restait de marbre.

On aurait été bien mal avisé de le lui reprocher. Sans eau, ni nourriture, ni sommeil et avec l'incroyable panoplie d'horreurs qu'on lui avait fait subir, il ne fallait pas s'étonner d'un si piètre état. On pouvait même considérer comme un miracle le fait qu'elle était toujours en vie et pour cela il fallait saluer l'intervention de ce sorcier de passage.
Si ses pratiques n'avaient provoqué aucun soulagement vis-à-vis d'une souffrance pour le moment inexistante, elles avaient grandement augmenté les chances de survie de la captive. Mais si ces soins semblaient suffire à la maintenir en vie, il était impossible de prédire quand surviendrait le réveil, s'il s'avérait qu'il arrive un jour. Quelque chose bloquait.

Il n'y avait aucune bataille à mener, aucune décision à prendre entre revenir à soi ou mourir. Ce n'était qu'un sommeil profond, sans rêve ni pensée. Il n'y avait que ce repos prêt de durer un siècle.
Et si l'esprit n'arrivait pas à reprendre le contrôle ? D'ailleurs, où était-il à cet instant précis, à la lueur des flammes ? Existait-il encore, quelque part dans ce corps fatigué, une entité capable de le posséder et de lui indiquer la marche à suivre ?
La réponse à cette question ne faisait pourtant pas l’avantage de la jeune femme.
Cette vie l’harassait depuis déjà trop longtemps. Elle qui était prête à mourir, l’occasion se présentait enfin. Peut-être aurait-elle changé d’avis face à la manière dont se présentait la chose. Mourir dans un cachot crasseux après des jours de torture, dans sa pisse et son sang. Ce n’était pas l’image glorieuse qu’elle s’était faite de son trépas.
Mais il n’y a pas de mort digne. La mort, qu’importe la manière dont elle survient, reste froide et crue. C’est un coup de vent qui nous brise sans crier gare. Nous ne sommes rien. Ni les Moldus, ni les Sorciers.
Lord Voldemort lui-même ne parvenait pas totalement à s’en écarter.

Si la Mort n’a aucune beauté, il existe néanmoins de plus élégantes façon d’abandonner la vie. Mourir sur le champ de bataille en défaisant nombre d’ennemis, ça c’était un adieu glorieux, dont on se souviendrait. Mourir vieux et incontinent, avec ses couches, ou mourir à la façon d’un chien de clochard ne devrait pas être toléré. L’Homme, si intelligent, si supérieur en tout aux êtres qu’il nomme « bêtes », laisserait mourir ceux de son espèce dans les bennes à ordure si ça pouvait lui rapporter quelque chose.
L’Homme se prétend bon, doté d’une Humanité incomparable aux sens des animaux et autres créatures ; pourtant il commet plus d’atrocité sur ses semblables que n’oseraient le faire des bêtes.
Et parfois au sein d’une même famille, d’un même sang.

Oh, oui, l’Homme est réellement à part de tous les êtres peuplant cette Terre.

Qu’est-ce qui pouvait bien se passer à l’intérieur de cette petite tête blonde ?
Il y avait de quoi avoir envie de crever maintenant plutôt que de prendre la peine de revenir en ce monde. Quelle charmante petite réunion de famille…c’est fou comme les gens sont heureux de vous voir revenir après plus de vingt ans de séparation. Et quel accueil ! Haut en couleurs ! Ah, elle qui pensait ne rien trouver ici, elle n’avait pas été déçue…
Et plus le temps passait, plus la possibilité que la sorcière revienne à elle diminuait.

Après tout, qu’aurait-elle laissé qui méritait qu’on s’y accroche ?

Si ce charmant séjour au manoir avait de quoi être traumatisant, il pouvait aussi ranimer une petite étincelle qui suffirait à bousculer l’avancée des choses. Vouloir liquider chaque sorcier de ces camps ridicules, ce n’était en rien personnel. Mais à présent, avec les derniers changements en date, s’en prendre à des Mangemorts relèverait d’un tout nouvel intérêt. La vengeance est un met précieux qu’il convient d’apprécier.
Alors oui, elle mourrait peut-être cette nuit, dans un vieux cachot sous la surveillance d’un parfait inconnu ; mais si elle venait à reprendre conscience, une nouvelle liste s’établirait. Et le nom de Richard Tyler serait le premier. « Œil pour œil, dent pour dent », torture pour torture. Et puis la Mort.

S’il y avait une chose qu’on avait souvent reprochée à la Serpentard, c’était bien son tempérament rancunier et agressif. Elle n’avait jamais cherché les ennuis de son plein gré –avant- mais si quelqu’un avait eu le malheur de s’attirer ses foudres elle lui en aurait fait baver. Mais c’était un trait de famille, il n’y avait rien à faire pour changer cela.



Les seuls bruits qui brisaient le silence lourd du sous-sol demeuraient dans le crépitement des flammes et le bruissement des pages du livre que De SaintClair feuilletait sans trop y croire. Il devait être tard, à présent. Le feu avait perdu de sin intensité, replongeant progressivement la cellule dans une ambiance plus feutrée.
C’est à ce moment précis que Light ouvrit les yeux, en grand, en les fixant droit devant soit au plafond.
Elle était enfin réveillée.
Pourtant, son visage tuméfié ne laissa transparaître aucune expression, ni douleur ni peur. Et pour le moment, son esprit pourtant d’habitude survolté n’émettait pas la moindre pensée. Il n'était pas improbable qu'elle soit en état de choc. C'était peut-être sa manière de ne pas exploser devant tant de souvenirs douloureux.
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MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Mar 9 Juil - 0:00


La papier fut roulé, et il foula le sol mouillé du sous-sol des Tyler.
L'encre magique n'avait pas disparu, mais le papier était sévèrement imbibé, le rendant inutilisable pour toutes autres parallèles. Le français rangea donc la baguette qu'il portait pour retourner à sa lecture, il n'y avait bien que ça pour lui changer les idées.
À croire qu'ici, il n'était question que de ça. Son week-end, il l'avait perdu, dire qu'il aurait pu le passer au chaud dans son manoir, avec ses proches, et qu'il avait choisi de sortir ses hommes et de sauver une inconnue, cela ressemblait fort à un sacrifice de sa personne pour le bien des autres.

Se sacrifier pour les autres, ça ne lui ressemblait vraiment pas ; à croire que depuis la mort d'Emily, il faisait dans l'humanisme tout en fuyant l'humain. Il n'avait que peu de contacts avec Fleur, Eris était suffisamment occupé, il n'y avait plus personne qui l'attendait. Son amie était rongée par la vengeance, son mentor par le travail, et il n'y avait plus que Lyse qui attendait une chose seulement, de l'aide.
Parfois, il aurait aimé qu'elle lui demande plus qu'une formation, mais il n'allait pas la forcer la môme, il ne se faisait pas d'illusions, ils étaient trop différents pour qu'elle s'ouvre à lui et le considère comme un frère. Sans trop le vouloir, il s'était attaché à cette petite chose tragique. La perte de cette dernière ne lui procurerait qu'un léger sentiment d'échec, mais cela ne serait rien face à la déception qu'avait été la mort de sa moitié. Oui il s'était attaché à Lyse, comme on s'attache à un oisillon tombé du nid que l'on nourrit, que l'on élève, jusqu'à ce qu'il s'envole.
Et Lyse s'envolerait.
Après ?
Le retour à un destin, la solitude.

Donnant un léger coup de pied dans la caisse, il entendit l'inferius remuer à l'intérieur. Voilà ce qui attendrait Tryan De SaintClair, des cadavres, toujours des cadavres, encore des morts, plus ! Toujours plus de cadavres ! Le fossoyeur aurait de quoi être jaloux, et de loin, il avait trouvé son maître ce type là. C'était limite si la faucheuse ne lui prêtait pas sa faux pour faire le sale boulot.
Quel beau destin. Oh oui, il était beau et radieux, il respirait le bonheur et l'amour, tout autant que ce sous-sol dégueulasse empestait le jasmin et l’after-shave bon marché.
Tout simplement, c'était malheureux à dire, mais rien n'attendait Tryan, ni à l'extérieur de ce manoir, ni à l'intérieur, ni après la guerre, ni après ce qui suivrait.
Le douloureux contrecoup d'une vie brisée que l'on tentait de recoller à la glu perpétuelle, mais sans réussite réelle.

Il eut un sourire en coin ironique en se disant, 'chacun son tour'.
Il en avait brisé des vies, mais le rien à foutre dominait, là, maintenant qu'il subissait, il se disait que c'était bien dégueulasse, et vous savez quoi ? Ça lui donnait vraiment envie de perpétuer ce schéma, après tout, il n'avait plus rien à perdre si ce n'était la vie ou la raison, et quelle valeur pour les deux ? Ça pouvait s'acheter, une bourse de gallions sous le manteau et c'était rangé.
Décidément ce monde était bien foutu, tout ça à cause de ceux qui pensaient à leur confort ou à leur vie, triste n'est ce pas ? Mais d'un coté, c'était amusant, il le reconnaissait, ça occupait bien, mais il y avait des limites à ça.

Et elle, cette inconnue là bas, qu'avait il à lui prendre ? Elle était misérable, et à l'évidence, avait du prendre bien cher, alors que pouvait il lui prendre ? Rien. Elle avait souillé le peu d'intimité qui lui restait dans le sang et l'urine, à défaut de pire. Elle était clairement assoupie, alors il n'avait rien à lui tirer de la tête. Et puis que pourrait elle lui apporter ? Rien qu'il ne puisse avoir déjà par lui même, donc à quoi cela servait il de la maintenir en vie ?
Une dette de vie ? Il y en avait suffisamment qui lui en devait. De plus, personne ne s'en acquittait, alors quoi ? La laisser là, par simple bonté ? Ou parce qu'elle ferait chier les Tyler ? Ça n'avait pas plus de sens de la sauver que de la tuer.
Sa simple présence n'avait pas de sens aux yeux du français de toute manière.

Dire qu'elle était là, faible, presque morte, et qu'il pouvait l'achever ou la sauver. Si autrefois il aurait jubilé de cette situation, aujourd'hui, il n'en était rien. C'était une indifférence quasi-totale, et à la fois si intrigante … une drôle de situation. Pour le moins cocasse.
Elle en vie, des autres morts. Belle logique que la guerre, belle logique absurde.
Après un soupire, il reporta son regard sur le cadavre spirituel de la blonde.
Elle avait les yeux ouverts désormais. Mais pas un mot, pas un bruit, le souffle était calme, mesuré, le regard fixe et vide, à l'image d'un inferius encore humain.
Un instant, il ne dit rien, se contentant de la fixer. Trente secondes plus tard, il refermait son bouquin pour le poser à coté de lui sur la caisse, sortant la baguette de la sœur cachée de l'inconnue, il quitta la caisse pour se diriger vers la geôle.
Gardant le regard braqué sur elle, il entama le dialogue d'une voix calme, froide et maîtrisée.

« On dirait bien que la princesse de cet endroit à décider de faire surface. »

Une fois au niveau des barreaux, il pointa son arme sur elle, sans marque la moindre hésitation avant d'ajouter sur le même ton :

« Détendez vous miss, ne bougez pas, cela soulagera la douleur. »

De toute façon, était elle en mesure d'esquiver ? Pas du tout, donc cette phrase était là simplement pour l'avertir de la marche à suivre. Ainsi, il exécuta un sortilège d'allégresse pour dissiper la douleur physique, cette dernière n'étant qu'effacée par la sensation de bien être. Le but n'était pas de faire un quelconque plaisir à cette belle inconnue, absolument pas, simplement de lui permettre de parler plus facilement, le reste suivrait de toute évidence.
Après quoi, il retourna s'asseoir sur la caisse, la jambe droite dans le vide, l'autre pliée sur la caisse. Accoudé à sa jambe gauche, il dévisageait cette demoiselle, si insignifiante, si inutile … existait elle seulement tant il n'y avait rien à espérer d'elle ?
Gardant le silence pendant un temps, Tryan le brisa ensuite pour lui spécifier les modalités d'usage vis à vis de ce qui allait être un entretien-interrogatoire, dans le but de comprendre un peu mieux la situation et de clarifier cette dernière.

« Première chose, sachez que je me fous de qui vous êtes, ici, les noms n'ont aucune importance, ils ne vous sauveront pas plus qu'ils ne vous tueront. Le nom d'un être n'a jamais fait de lui ce qu'il est. Aussi, le votre n'a pas plus d'importance que le mien. »

L'analogie avec Voldemort n'était toutefois pas fortuite, bien au contraire.

« Si votre nom ne m'intéresse pas, les raisons de votre présence ici n'en sont pas différentes, bien au contraire. »

C'était presque dit avec sarcasme, mais le ton n'y était pas, n'infirmant cependant pas cette hypothèse, il était à ce stade difficile de dire ce que pensait vraisemblablement le français. Seulement, le savait il lui même ?

« Toutefois, j'aimerais bien connaître quelques détails de votre parcours, post-guérison. Mais je me doute bien que vous ne me faites pas confiance, et vous avez raison miss, alors la chose est simple, une question pour une question. »

Alors il posa la première, avec franchise, et sans détours, il n'en avait pas besoin avec une personne qu'il pouvait briser, même sans envie.

« Qu'est ce qui vous a amené ici bas ? »

Pas besoin de noms, simple de l'information, c'était tout ce qu'il l'intéressait, rien de plus, savoir si elle était une moldue, une sorcière, un loup-garou ou encore une vélane ne l'intéressait pas. Ce qu'il souhaitait savoir, c'était les raisons de sa présence ici, et dans cet état, question subtile, car elle contenait ces deux aspects.
Elle était peut être faible pour s'adonner à un jeu de l'esprit, mais pas lui, et cela lui manquait, il ne tiendrait toutefois pas rigueur de son état à elle. Elle devait souhaiter des réponses elle aussi, et lui avait besoin de connaître la situation de la demoiselle vis à vis des Tyler. À titre indicatif, son nom importait peu, qu'elle soit leur fille bâtarde, une esclave peu serviable, ou un simple cobaye, cela ne changerait rien.
La règle était claire, pas de nom.
Alors seulement là, quand le terme n'avait plus d'importance, la vérité pouvait vivre, seule, mais vivre. À son image … comme ce qu'il devait être, porteur de vérité ou porteur de mort … simple agent du destin, un fou sur le grand échiquier de la magie.
Et elle ? Simple pion ? Cavalier ? Tour ? Reine ? Ça ne valait rien.

Seul sa présence comptait, et ce qu'elle apportait avec. Même si cela n'était que peu ou rien, elle ne pouvait nier une contribution, même involontaire.
C'était la toute première règle. L'involontaire menait la barque, comme toujours, ici ou ailleurs.
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MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Sam 13 Juil - 10:14

Il n'y avait rien. L'environnement restait totalement plongé dans le noir, comme si le Néant lui-même avait été la destination finale à ce périple. Là encore, tout était silencieux. Était-ce la fin du voyage ? Ça en avait tout l'air.
Et après, quoi ? Des milliers de gens mouraient chaque jour et on n'en faisait pas toute une histoire pour autant. C'était la suite des choses. Après la Vie, la Mort. A quoi bon se rebeller à cette idée ?
Chaque être humain, dès qu'il naît, porte en lui sa mort prochaine. C'est ainsi que l'on peut apprécier cette courte existence, mesurer l'importance des petites choses qui seraient insignifiantes si elles devaient durer toute une éternité. Sans Mort, on ne célébrerait plus la Vie, de la même manière que la lumière n'existerait pas sans les ténèbres.
Chaque chose et son contraire, en parfait équilibre.

Ce n'est pas la Mort en elle-même qui nous terrorise mais la peur de l'inconnu. Être privé de gens que l'on aime, à qui l'on tient, je ne dis pas que ce n'est pas douloureux. C'est tragique et injuste. On se sent démuni, impuissant...On ne peut pas lutter indéfiniment.
Chaque parent sera un jour séparé de ses enfants, dans un sens ou dans l'autre, comme un conjoint le sera de sa moitié.
On ne peut rien pour y échapper. On peut juste espérer...espérer qu'on sera le premier à partir pour ne pas voir l'être aimé nous quitter.
Faudrait-il vivre seul pour échapper à ce cruel dilemme ? Faudrait-il se terrer, à l'abri de tous, pour n'avoir personne à perdre ?
Les bons moments passent si vite tandis que les pires traînent...

On peut aussi trouver une certaine satisfaction dans la Mort si l'on arrive à se persuader que le monde entier n'est fait que d'un ramassis d'êtres primitifs avec le QI d'une moule. Si on est habile à ce jeu, et qu'on réussit à voir les autres comme des nuisibles, on ne pourra que jubiler à l'idée qu'ils puissent passer l'arme à gauche.
Aucune tristesse, simplement une joie carnassière. Autrement dit, une façon parfaite de vivre sa courte existence.
Haïr ses semblables peut s'avérer bien plus facile qu'on pourrait le croire, et la preuve : il se passe tellement de choses atroces aux quatre coins de la Terre qu'il est difficile de ne pas mettre tout le monde dans le même sac. Ce ne sont pas tous des criminels certes, il y a aussi des "innocents"...Ceux-là ne seront que quelques dommages collatéraux bien enfouis sous le poids majoritaire des immondices.


Et elle, cette petite blonde bien amochée qui commence à percevoir une lueur dansante au plafond, qui la pleurera ? On pourrait faire le tour de cette question aussi inutile qu'inintéressante, mais ce n'est apparemment pas dans les priorités de cette dernière. Ça y est, ses sens se réveillent, petit à petit.
Ça brûle les yeux, on les referme plusieurs fois. Et puis tout fait mal, sans raison, comme ça. Que se passe-t-il ?!

L'impression qu’on lui avait fendu le crâne à coups de hache surgissait à mesure que ses sens lui revenaient, accompagnée de tant d’autres informations à la fois que son réveil prenait l’apparence d’un plongeon brutal dans l’eau glacée : la souffrance était suffocante, impossible à maîtriser, et lui coupait la respiration.
La jeune femme agrippa le drap au creux de sa main valide au point de s’en faire pâlir les jointures, mais il n'y avait rien qu'elle puisse faire pour y échapper. Les yeux désormais exorbités, elle peinait à accueillir le peu d'air qui parvenait encore à se frayer un passage dans sa gorge serrée.
Le sang qui pulsait au creux de sa tempe résonnait dans tout son être, étouffant une voix lointaine qui semblait flotter quelque part dans cet espace lugubre. Il était impossible d'émettre la moindre pensée : les brûlures encore douloureuses sur la majeure partie de son corps, le sceau brûlant...C'était trop en même temps pour être supportable !

Mais le pire, c'était son bras bandé, celui qui était désormais inutilisable. La dague avait fait tant de dégâts que même le sort de Manrey commençait à s'estomper devant sa puissance. Et avec lui disparaissait la dernière barrière qui contenait encore le mal.
Si elle l'avait pu, la jeune femme aurait hurlé -encore-, frappé du poing ou quelque chose d'autre pour se libérer de toutes ces informations simultanées qui assaillaient un cerveau tout juste opérationnel. Mais elle ne pouvait que serrer le poing sans bouger. Ce n'était même pas frustrant. L'idée même de frustration était pour le moment impossible, de toute manière...
La lumière était floue, noyée dans les ombres, et la tenaille qui lui écrasait le sternum rendait ardu le simple fait de se maintenir encore en vie. La faute à la souffrance qui lui coupait le souffle, et ce manque de souffle qui réveillait une terreur bien connue, celle-ci l'empêchant un peu plus de respirer. Cercle vicieux. C'est ce qui arrive quand on craint par dessus tout de mourir par suffocation.

Les battements de son coeur étaient désormais le seul son que ses pauvres oreilles croyaient encore entendre. Pourtant, non loin, une voix lui promettait le salut. Divinité bienveillante.

Ron...Il était là, sur cette vieille chaise dans leur cabane de fortune. C'était la première fois qu'il lui avait lancé le sortilège d'allégresse. Le lendemain de la bataille des Manticores. Encore une sombre journée qu'elle avait fini par oublier. Dans ce temps là, elle avait été touchée par la disparition de telles créatures qui lui avaient prêté main forte. Et aujourd'hui, que restait-il de ce chagrin éprouvé ? Absolument rien. Leur sacrifice lui était à présent indifférent.
Bien qu'elle le détestait désormais, Ron avait été la seule personne jusqu'à ce jour à user de formules de confort pour l'apaiser. Elle avait plus d'une dette envers lui, et elle les tiendrait même après ce qu'il avait fait.

L'étau sur sa poitrine sembla s'effriter doucement tandis que la douleur s'éloignait un peu. Il n'y avait que ce sortilège pour lui permettre un tel répit. Sa respiration redevint plus aisée et elle en profita pour fermer à nouveau les yeux. Apparemment, ce n'était pas le jour pour Light Leonheart de mourir. Et peu à peu, la voix qu'elle entendait se précisa jusqu'à ce qu'elle puisse en entendre distinctement les sons.
L'atténuation de la douleur, si elle lui permettait à nouveau de comprendre ce qu'un inconnu lui disait, révéla également sa triste condition.
Elle avait froid. Autant dire que les paroles du Français, si elles parvenaient à ses oreilles, ne déclenchaient guère d'intérêt chez la jeune femme qui réalisait tout juste qu'elle se réveillait à nouveau dans la vieille toge souillée de son propre chef. Ce n'était pas vraiment l'instant propice pour une conversation, encore moins pour un interrogatoire tout juste sortie du coaltar !
Cette présence intempestive alors qu'elle était dans un tel état faillit lui empourprer les joues mais la sorcière se contenta de tirer la couverture jusque sous son nez, en se recroquevillant sous le drap. Le simple fait d'imaginer ce qu'il y avait dessous alors que l'autre lui parlait la dégoûta.


« Qu'est ce qui vous a amené ici bas ? »

La blonde soupira et faillit répondre au bout d'un court moment, mais se retint tout juste. Si elle avait d'instinct donner une explication à ce qu'on lui demandait, son lamentable état et le coup asséné à son orgueil titilla largement sa mauvaise humeur. Il n'existe donc pas de manières qui interdisent aux gens de vous interroger dans une situation pareille ?! Si elle avait eue sa baguette...Ah oui, le géniteur l'avait brisée en deux, celle-là... Pas de baguette donc. Et puis, ma pauvre fille, t'aurais même pas été capable de t'en servir.

La Serpentard finit enfin par parler, mais c'est d'un ton sec qui ne supportait pas la contestation qu'elle répondit au français.


"Foutez-moi la paix !"

Finalement, elle enfouit sa tête sous l'édredon. Son amour propre avait été trop sévèrement atteint pour qu'elle ait le courage et l'envie de jouer aux questions-réponses pour le moment, surtout avec un inconnu.
Et ses idées étaient encore trop embrouillées pour qu'elle se rappelle correctement le fil des événements. De SaintClair n'aurait pas ses remerciements avant un moment.


"Allez-vous en !"

Un sanglot de rage brouilla le dernier mot. Sous le drap, Light bouillait à l'idée d'avoir reposé dans sa merde, au sens propre du terme. Ce simple fait était la pire affront qu'on aurait pu lui faire. Alors on la laissait là, comme une petite vieille dans un mauvais hospice ! Elle n'était pas comme eux, à chier dans leur propre couche ! Cette situation la révulsait. Et quelqu'un avait vu ça...il l'avait vue dans cet état.

Il n'y avait pas de pire humiliation au monde.
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MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Sam 13 Juil - 17:39

Réaction somme toute logique, alors qu'elle souhaitait encore dormir ou se reposer. Pourtant, l'éveil semblait difficile, mais moins que Tryan l'aurait cru, comme quoi, le sortilège d'allégresse avait bien une utilité quelconque, difficile de l'imaginer avant de voir ce triste spectacle.
L'autre était dans un état pire que piteux, il fallait vraiment le voir pour le croire, c'était tout bonnement affligeant d'imaginer le devenir de cet être, mais le français avait confiance, s'il lui avait sauvé la vie, c'était bien qu'il y avait une raison, et qu'elle en valait peut être la peine, sinon …
Sinon il aviserait, comme souvent.
L'autre peinait à émerger, et quand ce fut le cas, le français ne s'étonna qu'à moitié du résultat, le même, comme toujours.

"Foutez-moi la paix !"

Dénis et aucun signe de reconnaissance, comme toujours. Le monde était peuplé d'ingrats, de personnes pas vraiment enclin à reconnaître qu'ils avaient échoué là où lui réussissait. Tout bonnement, elle était commune, chanceuse, mais d'un ordinaire qui se voulait presque affligeant, et qui, s'il avait été un tueur né, l'aurait fatalement poussé à faire la même chose qu'à d'Urberville.
Un éternel recommencement.

"Allez-vous en !"

Soupirant d'exaspération alors qu'elle lui tournait le dos pour se cacher, le français reprit son livre dans sa main gauche, et dans la droite, il saisit la baguette de Tyler. Se replongeant dans sa lecture, il informula, sans daigner lever les yeux de l'ouvrage de nécromancie, un sort de confinement, insonorisant la cellule dans laquelle se trouvait la miss et le matériel qu'il lui avait apporté.
Qu'elle ne compte pas sur lui pour se retirer, elle n'était pas en position d'exiger quoi que se soit de toute manière.
Elle avait de toute manière de quoi survivre. Une bassine pour se lever, les vêtements d'Hélen Tyler plié dans un coin de la cellule, de la bouffe et une cruche d'eau en plus d'un petit feu de peau. Et encore, elle avait eu droit aux draps, chose qu'elle n'avait pas noté évidemment.

Sachant pertinemment qu'elle l'entendait mais pas l'inverse, le français ajouta alors toujours en poursuivant sa lecture.

« Quand vous serez calmée, faites moi signe ... »

Poursuivant sa lecture, il ne daigna pas bouger d'un pouce, tournant calmement la page du manuel. Bizarrement, le ton avait été moins froid, toujours glacial, mais plus blasé, plus exaspéré, comme si cela l'avait presque autant fatigué qu'elle d'avoir eu à parler.

Tout le monde le détestait, il le savait, et s'en accommodait, faute de choix. Depuis la mort d'Emily, il se savait on ne peut plu seul, et bien qu'autrefois il y était indifférent, les choses devenaient plus délicates. Il n'avait plus aucun soutien, et deviendrait ce qu'il commençait déjà à être, un type aigri, froid, et impassible, qui se préviendrait de tout bien et de tout mal. Cela s'apparenterait à la survie, mais qu'importe, son but n'était pas d'être aimé des autres, juste d'une femme … et cette femme, on lui avait pris.
Chaque jour il se demandait pourquoi. Pourquoi elle, et pas une autre ? Pourquoi pas une autre ? Il y en avait des bien moins compétentes, des moins sereines, des femmes qui lui étaient inférieures, il y en avait des tonnes, tout comme des femmes supérieures. Mais non, il avait fallu que cela soit elle et pas une autre.

Il avait essayé de la remplacer, tout en sachant que cela ne serait plus jamais pareil. Le résultat avait été mitigé, c'était le corps qui le demandait, l'esprit était ailleurs, bien plus loin de tout ce qu'on pourrait imaginer ou concevoir.
L'amour était mort, et son cadavre portait le doux nom de Haine. Haine enfantait Vengeance, Vengeance se voyait être avatar de la Mort, et on formait un nouveau cadavre, un cadavre d'amour, qui emportait à son tour les bons sentiments pour entretenir ce cycle qui n'avait de fin qu'en achevant toute vie, ou qu'on tue quelqu'un qui ne portait d'amour.
Était ce un crime de tuer un être sans amour ? De briser le cycle ? Probablement pas. Personne ne pleurerait Voldemort, personne ne pleurerait Tryan De SaintClair, au fond, ils étaient aussi détestés tous les deux, et cette simple comparaison le répugnait.

Et elle, cette inconnue, venait de lui prouver qu'on ne pouvait l'apprécier. Voilà à quoi il était destiné, à ça.
Cela aurait pu avoir un effet révoltant, mais au fond, cela valait il la peine de lutter ? Peut être était ce son destin. À défaut d'y croire, il s'y était habitué, à vivre ainsi, seul, et quand il avait envie ou besoin de voir du monde, on lui tournait le dos.
Trop de concours de circonstances ou de coïncidences pour ne pas y croire. C'était ainsi, que pouvait il y faire si ce n'était attendre ...

Jamais il ne pourrait remplacer la seule qui l'avait aimé, jamais. Ce parfait modèle s'en était allé, et puis, tout se terminait plus vite que prévu. La tristesse, la peur, la honte, le remord, il avait éprouvé tant de choses d'un seul coup, que ressentir pour lui était devenu plus difficile, plus délicat.
Et maintenant, cela lui semblait impossible. Il s'était fait à l'idée de ne plus jamais pouvoir dire 'je t'aime'. C'était malheureux, mais sa vie serait sans romantisme, sans petites attentions, sans chaleur pour réchauffer un cœur déjà recouvert d'épieux de glace qui ne demandaient qu'à faire souffrir celle qui s'en approcherait un peu trop.
La métamorphose opérait, il allait devenir comme Eris, et ce plus tôt que prévu.

La maigre consolation à cela était le respect et le pouvoir. L'un ne servait à rien, et l'autre semblait dénué de but si cela ne contribuait pas à la ramener.
Piégé par le destin, il n'avait plus qu'à se plonger dans ce qui semblait être ce qui l'attendait plus que le commun, rencontrer la Mort. Et puis quoi ? Mourir et c'était tout ? Non, la charogne allait s'acharner comme la misère après le pauvre homme, elle allait le charmer, et puis lui donner du pouvoir, peut être même l'immortalité, et après il deviendrait son porteur, l'unique porteur de mort, le Nécromancien. Mais cela ne le rendrait pas heureux.
Non, il n'y avait pas de bonheur là où il y avait la faucheuse.

Et elle qui avait droit à la vie … cette inconnue avait droit à la vie et pas sa chère et tendre ? Le monde était mal foutu.
Un dernier regard sur le corps retourné, et Tryan revint à sa lecture.
Une autre longue nuit l'attendait … encore une.
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MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Mar 16 Juil - 23:39

Être invisible, c'était le souhait de bien trop de monde. De tous ceux qui redoutaient le regard des autres, leurs moqueries et leurs insultes, de ceux qui connaissaient la violence bien trop jeunes, qui redoutaient de perdre la vie. En devenant invisible, on pensait être intouchable, protégé.
La cape d'invisibilité qui couvrait la personne de Light résidait en un simple drap de toile rêche, pourtant cela suffisait à lui redonner l'impression d'un minimum de sécurité. Sous cette protection de fortune, l'inconnu ne pouvait pas la voir, ni sa saleté, ni sa faiblesse, ni sa peur. Mais elle savait déjà qu'elle devrait refaire surface un jour ou l'autre. Qu’importe, pour le moment elle n’existait plus. L’inconnu pourrait poser son regard sur la couverture qu’il ne la verrait pas.
La douleur était maintenant moins présente, et ce grâce à lui ; toutefois ce n’était pas suffisant pour qu’il puisse obtenir ce qu’il voulait d’elle. Qui était-il ? La question comme la réponse n’avait aucune importance à ses yeux et la réciproque était valable.

L’odeur était intenable. L’air emprisonné sous la couette empestait la sueur, le sang et d’autres choses encore bien moins remarquables. Mais même si chaque inspiration lui coûtait, la jeune femme préférait encore mille fois ça plutôt que de faire face à un regard inquisiteur. Chaque bouffée était une souffrance mais ça ne l’empêchait pas de vouloir préserver le peu de fierté qui lui restait encore. Enfin, dans l’état actuel des choses, son ancien prestige devait même être totalement inexistant.
Quand on est torturé, on peut accepter bon nombre de choses, mais une fois l’horreur passée on se rend compte à quel point on a touché le fond. Cette crasse lui appartenait et personne n’avait à en être témoin, personne.
Dans d’autres circonstances, Light se serait empressée de sauter sur ses pieds et d’établir un plan d’évasion avec les moyens du bord, mais là…  Toutes ses pensées étaient rivées sur cet état pitoyable qu’elle devait masquer à tout prix. Comme si la mort aurait été préférable à cette humiliation.

Elle n’avait qu’à attendre. L’autre allait comprendre et s’en aller un moment, histoire qu’elle puisse au moins nettoyer toute cette saleté. Tout disparaîtrait, comme s’il n’y avait jamais rien eu, comme s’il ne s’était rien passé. Mais c’était un mensonge.
Même si elle s’efforçait de ne pas y penser pour le moment et de chasser ces images de son esprit, Light ne savait que trop bien ce qui était arrivé et qui en était le responsable. Elle ne voulait plus revoir ça, ni le ressentir. Rien n’était arrivé, rien.  Il lui était impossible d’affronter cette réalité, du moins pour l’instant, alors que les vestiges de cette semaine la souillaient encore.
D’abord, il fallait masquer les traces, les effacer. Et tout cela ferait partie du passé.


« Quand vous serez calmée, faites-moi signe »

Là-dessus, Light pensa qu’on se foutait carrément de sa gueule, que c’était une blague de très mauvais goût. Il n’y avait qu’un parfait abruti pour ne pas comprendre que sa présence était de trop ! Non, il n’était pas sérieux !
Light plissa les yeux et glissa sa tête hors de la couverture en plissant les yeux de façon menaçante. Elle s’attendait à ce que l’inconnu ait déjà tourné les talons après sa petite provocation et qu’on lui foutrait la paix au moins le temps de reprendre contenance. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant un homme assis en face, derrière la grille, plongé dans une lecture qui paraissait passionnante. Non, ça c’était la vraie blague. Il n’oserait quand même pas ?!

La jeune femme sentit le feu lui  monter dangereusement aux joues. L’autre ne bougea pas, il sembla même l’ignorer totalement en continuant tranquillement à feuilleter son bouquin. La réaction ne se fit pas attendre.


« Vous vous foutez de moi !!! » s’exclama la hors-la-loi en plaquant le drap contre elle.

L’inconnu ne broncha pas. On aurait pu croire qu’il ne l’avait même pas entendue ou qu’il ne se préoccupait vraiment pas de ce qu’elle pouvait bien vouloir. Ce n’était pas pour apaiser la blonde. Cette attitude provocatrice lui fit rapidement monter la moutarde au nez, bien qu’elle soit encore en piteux état et dans l’impossibilité de tenter quoi que ce soit par la force. Il n’y avait que sa langue, mouvée par sa hargne, qui pouvait lui servir d’arme.
Et comme à son habitude, elle explosa en insultes, s’époumona en lui faisant signe de dégager de là. Elle ignorait tout simplement qu’elle faisait face à un mur.
Mais la colère, même intense, ne mit pas longtemps à s’atténuer et la résignation finit par prendre le dessus. Crier et s’énerver ainsi lui coûtaient en énergie et il n’était pas impossible que Leonheart en ait besoin par la suite. Car après tout, de ce qu’elle pouvait en juger, on l’avait remise en cage.
Elle lança un dernier regard meurtrier à son geôlier et tourna la tête. Une divine odeur de viande grillée attisa son pauvre ventre affamé mais la sorcière s’efforça de taire son envie. Elle aurait du temps pour ça, une fois débarrassée de toute sa crasse.
On avait placé de la nourriture et de quoi se laver et s’habiller dans la cellule, chose qui ne manqua pas de l’étonner. Mais elle se méfiait de ce genre de manœuvre comme de la peste ; aussi décida-t-elle que l’homme qui siégeait dans le couloir mangerait en premier. On ne savait jamais, avec ces fourbes ! Ils ne l’auraient pas deux fois !
Light reposa un instant son regard électrique sur le sorcier puis s’assit doucement sur la couchette, le drap remonté jusqu’au cou. Elle était toujours aussi énervée mais devait aussi se faire à l’idée que l’autre ne partirait pas. Et comme rester dans cette situation infertile était inimaginable, il n’y avait pas le choix…il fallait céder.

Leonheart soupira une fois de plus et se hissa tant bien que mal sur ses pieds en s’assurant que le drap l’entourait en totalité. Elle se maintint debout un moment en tenant les barreaux de la cellule, le temps que la tête arrête de lui tourner, et approcha de la bassine posée sur le sol en chancelant –sans pour autant arrêter de marmonner à l’intention de Tryan-.
La sorcière décida enfin de tourner le dos à celui-ci après s’être effondrée sur le sol. L’eau était transparente et fraiche. C’était la première chose qu’elle voyait de si lucide en une semaine. Et sa gorge n’implorait que de boire. Mais là encore, elle se retint en serrant le poing.
Bien, avant de commencer, il fallait procéder méthodiquement pour ne pas salir la bassine dès le début car elle n’aurait sans doute pas de deuxième chance. Il fallait passer en revue ce qui était incontournable et ce qui l’était moins.

A commencer par les mains. La droite était sale et le poignet marqué par le fer et la suie. Quant à l’autre…
La sorcière remarqua le bandage comme pour la première fois. Elle avait encore moins de sensation dans la main qu’avant, ce qui n’était guère bon signe…le seul moyen était de vérifier. Si le bras gauche fut facile à découvrir, la contemplation de la plaie l’était moins. La blessure s’était étendue de manière très inquiétante et dépassait même le poignet. Tout cela à cause de l’immonde cicatrice qui barrait sa paume…
Light frissonna en revoyant la lame s’y enfoncer profondément pour la traverser de part en part. Elle ferma les yeux et baissa la tête : elle ne voulait pas se souvenir de ça. Surtout pas maintenant. Il fallait penser à autre chose…faire le tour des blessures, mais sans repenser aux causes. Ne pas se rappeler.
Elle passa sa main valide sur sa tête et ébouriffa ses cheveux noircis de graisse et de cendre. Effectivement, il faudrait aussi les laver. Et c’était parti pour le check-up complet : torse, ventre, jambes… Ce fut lorsque le tour du dos arriva que les choses se compliquèrent. Au-début, elle ne sentit rien d’anormal, mais en descendant un peu plus ses doigts se heurtèrent à une surface gonflée et très douloureuse. La jeune femme prit le temps de bien détailler la chose puis pâlit dangereusement en apercevant l’origine du feu qui réchauffait les lieux. Les peaux. Les peaux et Le Sceau.

Elle retira sa main comme si elle avait été brûlée et ramena aussitôt ses jambes contre elle.
Ne pas se souvenir. Ne pas se souvenir…Ne pas se souvenir…
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MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Jeu 18 Juil - 0:51

La mort.
Entité ou simple personnalisation d'un fait rationnel ? Puissance infinie et invisible ou simple illusion qui suppléait la peur de l'inévitable ?
On ne savait que très peu de choses de cette dernière, et les seuls à en savoir un minimum refusaient de parler, ou étaient dans l'incapacité de le faire. Alors comment pouvait on la définir ?
Les fantômes restaient très évasifs sur le sujet, et ne préféraient pas s'attarder sur ce fait, parce qu'ils partageaient tous un point commun, le regret. Regret d'être sans l'être, de ne pas avoir assez vécu, l'envie de changer, ou d'être infini … mais le regret de ce qui fut, et de ce qui était.
Ces esprits avaient connu ce qu'elle était, mais ne souhaitait pas s'attarder sur la chose, par peur ? Ou était ce un fait trop marquant pour réellement en parler ?
Les esprits frappeurs n'avaient jamais été vivants, alors Tryan ne s'était que peu attardé sur eux, mais les fantômes, c'était autre chose, de plus … à le fois mort et vivant, c'était ce que le sorcier pouvait devenir une fois décédé.
Disait on qu'à sa mort, le sorcier avait un choix, s'en aller, ou rester sous cette forme. Cela ne faisait pas débat, mais pour Tryan, il y avait une chose qui le blessait, maintenant sans cesse ce saignement au niveau du cœur. Pourquoi n'avait elle pas choisi de rester avec lui ?

D'un coté, il lui en voulait de ne pas avoir souhaité rester, l'éternité les attendrait, et elle avait de ce fait, choisi l'égoïsme. À moins que cela ne soit lui qui le soit, il ne savait pas trop. D'un autre coté, il la bénissait de ne pas être ce fantôme qu'il aurait souhaité, parce qu'ainsi, il pouvait chercher un moyen de la ramener.
Il échouerait le jour où le dernier de ses cheveux blancs tomberait avec lui. Il lui avait promis, et un De SaintClair tenait toujours ses promesses, devant dieu. Foi et travail, il n'y avait que cela de vrai, comme en témoignait la devise de la famille, que seul les membres semblaient connaître, sans doute à cause de la discrétion de la famille depuis plus d'un siècle.
De ce jour où son cœur avait arrêté de battre, il n'avait pas eu de répit, pas de pause dans cette course à la mort. Il lui arrivait d'oublier … enfin d'oublier, de ne pas y penser plutôt, mais lorsque les souvenirs revenaient, la chose était difficile à cacher. Ses yeux devenaient rouges alors qu'une larme perlait, c'était toujours ainsi lorsque les souvenirs revenaient, pas d'images, juste la simple mention de sa présence, juste le fait de savoir qu'elle …

Le plus difficile avait été retourner sur sa tombe. Il n'aimait pas y aller, s'imaginer qu'elle pourrissait là dedans alors que lui … c'était insupportable. Parfois, l'envie lui prenait de profaner l'endroit, de repartir avec le corps, cela lui semblait légitime, mais il n'était pas seul dans cette douleur. Des parents avaient perdu une fille, la chair de leur chair, elle vivait, elle aimait, elle pensait, elle était eux. Dans son égoïsme le plus profond, Tryan se disait que jamais ils ne ressentiraient la douleur qu'il éprouvait, et ce presque six mois après, la douleur était identique au premier jour.
Mais ça, tout le monde s'en foutait. On ne lui avait pas proposé d'en parler, on ne l'avait pas incité à le faire, parce que tout le monde s'en foutait, et cela le révoltait.
Tu ne peux avoir confiance qu'en toi même, il le savait, mais cela le répugnait, pourtant, il avait toujours suivi ce précepte. Alors pourquoi paraître si froid ? Pourquoi agir ainsi ?
La glace était dans sa nature, et son comportement aurait du changer, seulement, il ne laissait pas paraître. Parfois, il se forçait à faire semblant, pour garder la face, ne pas montrer cette plaie immense, car ainsi, il se protégeait de l'extérieur, et la menace reculait. On ne mentionnait pas cette histoire, car l'environnement du français pensait que tout allait bien, mais personne ne voyait les larmes et la souffrance.
Il était victime de sa propre compétence, son jeu d'acteur le condamnait à la douleur impie que la mort lui avait gentiment donné, avec un beau sourire, un baisé doux et aimant. Elle lui susurrait alors à l'oreille : 'un jour tu seras mien'. L'autre ne répondait pas, alors elle continuait : 'mais en attendant, je voudrais que tu fasses quelque chose pour moi', elle renchérissait de suite : 'fais le, et je te donnerais le pouvoir que tu cherches tant'. Mais on ne dupait pas la déesse, on ne la doublait pas, alors il s'exécutait, en attendant d'être exécuté un jour, espérant parvenir avant, à ramener sa belle.

Et puis il y avait ce même refrain qui revenait, les paroles qu'elle lui avait autrefois adressé avant de n'être qu'un spectre du passé.
À cela venait s'ajouter d'autres assimilations, des musiques, des odeurs. La symphonie de Mahler, l'Ave Maria, cette chanson moldue que le type de la brigade écoutait il y a de cela … plus de sept ans déjà. L'odeur de son shampoing, que Lyse utilisait d'ailleurs, la senteur de ce soda auquel il était devenu accroc par devoir de mémoire, et involontairement sans doute. Il y avait son odeur dans les draps, alors qu'elle s'était levée pour se promener dans la ville, il y avait le contact de son cœur, ses petits bisous qui faisaient son charme, le toucher de sa main sur un fauteuil en cuivre.
Son image, elle …

Qu'est ce qu'elle disait cette chanson moldue déjà ?
Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier ...

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder

Le bouquin claqua. Tryan venait de le refermer sèchement. Son air froid et impassible devenait plus expressif, on y voyait désormais un douleur vengeresse, qui aurait annoncer plus que la mort. La souffrance transformant l'homme en monstre, l'humain devenait une bête, la raison cédait à l'envie, à la pulsion, et il était rare de voir un homme de la trempe de l'héritier des De SaintClairs se comporter ainsi.
Il ne prêta pas attention à la cage, passa à coté sans un regard, et disparut dans les couloirs du sous-sol avant de remonter les escaliers. Arrivé au bout, il ouvrit la porte sèchement, avant de traverser le salon dans lequel flottait une nappe de fumée de cigarettes à l'odeur infâme, de ce tabac que l'armée distribuait.

Ignorant les gars, il monta jusqu'à la chambre de Tyler. Laissant la porte ouverte, il s'affala sur le lit, sur le dos, les yeux fermés. Ne plus se souvenir, oublier … et pourtant il ne voulait pas. Ne me quitte pas … cette chanson le hantait.
Des larmes perlèrent avant de mourir sur des joues trop froides pour les accueillir convenablement.
Il resta ainsi un temps. Puis il se releva, position assise sur le lit, à fixer le vide, les bras sur les genoux, les yeux rougis, les larmes cherchant encore une raison d'être alors que l'esprit ne les désirait pas.
Machinalement, il tourna la tête pour fixer le psyché dans la chambre de la miss, que pouvait il y voir ? Rien, il n'y avait rien à y voir.
Quelques minutes après, un visage s'y formait. Un visage gris, et mort, celui d'une femme, que la mort avait changé, la morte revenait, elle prenait le visage d'une autre, Hélen Tyler, alors que le visage semblait lui dire, la même chose qui raisonnait encore dans sa tête, en boucle … ne me quitte pas.
L'instinct prit le dessus, le français se releva, envoya d'un coup de baguette, un épieux de glace, aussi gros qu'un berger allemand, aiguisé comme une lame que l'on venait de polir. Le miroir se brisa, l'image disparut, le bruit avait été fort, et les gars d'en bas ne parlaient plus.

Le jeune homme se dirigea ensuite vers la salle de bain, ouvrant les robinets, il laissa l'eau couler dans les lavabos, avant de s'en passer sur le visage. Alors qu'il relevait les yeux, il fixa le miroir de la salle de bain, où un second visage lui apparut, Emily, avec des cheveux blancs, la même jeunesse, la peau grise, volée par la mort … ne me quitte pas.
Il ferma les yeux à nouveau, ne retint pas un sanglot, un seul, avant de serrer les dents. Il faut oublier, tout peut s'oublier …
Il se repassa de l'eau sur le visage alors que la vision du miroir disparaissait. Il lui fallut bien un moment avant de reprendre ses esprits. Une fois chose faite, il descendit dans le hall, où les gars se retournèrent pour voir ce qu'il en était.
Il pétait les plombs, mais tout était en maîtrise, il se calmait, se dirigeant vers le frigo, là, le type en charge de la bouffe et des courses le regarda, un brin inquiet et stressé.

La voix du français se fit ferme et presque agressive, comme un animal blessé qui s’apprêtait à mordre tout ce qu'il trouvait. Froide, et sans la moindre once de pitié.

« File une canette. »

Il en avait besoin, cela le calmerait, il devait en prendre.

« Vous saviez que c'était moldu ce truc là.

_ Je m'en branle. »

Rares étaient les occasions où le jeune homme devenait aussi grossier, mais la pression était trop importante, il avait besoin de relâcher, et cette boisson à la con y contribuait. Mental ou pas, il s'en foutait, cela marchait, et c'était tout ce qu'il avait besoin de savoir.
Vidant cette dernière d'une traite ou presque, ses yeux rouges pétillèrent sous l'effet de la caféine et du sucre, ils rougirent légèrement, gommant les traces de larmes.
Récupérant quelques provisions, comme du pain, du jambon, du fromage et bien d'autres trucs, il retourna dans la cave, le seul endroit où il était au calme, et où il ne risquait pas de blesser quelqu'un d'important, il s'exilait avec pour seule compagnie celle d'une inconnue.

Passant à coté de la cage, il croqua dans une miche de pain, avant de la jeter à travers les barreaux de la prison, constant qu'elle n'avait pas daigné manger.
Posant les vivres à coté du bouquin, il se saisit de la baguette de Tyler, dans son fourreau, là, il informula un sortilège, un trait aqueux serpenta dans les airs avant de remplir à nouveau la bassine vide de la demoiselle, nettoyant cette dernière au passage.
Après quoi, le français mangea un sandwitch improvisé, essayant d'oublier ce qu'il s'était passé, il faut oublier.

Et toujours cette même mort qui le narguait, même à travers ce bouquin. Il allait perdre la boule ? À moins qu'il ne l'ait déjà perdu, il ne savait pas trop.
Qu'importe en réalité.
Ici bas, il n'était personne, et n'avait pas besoin de l'être. L'ultime refuge, la fuite de son quotidien, pour essayer de ne plus être celui qu'il était.

Laisse moi devenir, l'ombre de ton ombre ...



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MessageSujet: Re: Dommage Collatéral Pv Light (Terminé) Dim 21 Juil - 12:42

Se souvenir était la seule chose qui pouvait encore l'atteindre, désormais. Les souvenirs étaient capables de pourrir la vie et n'étaient la plupart du temps que source de remords. Cette semaine devait disparaître quelque part, de là où elle ne pourrait plus faire de mal à personne. Tout cela appartenait au passé, un passé proche, douloureux, mais néanmoins révolu ; et repasser ces images en boucle ne ferait que raviver une douleur déjà bien existante. Pourquoi attiser encore des blessures qui cicatrisaient à peine ?
En gardant les yeux bien ouverts, en les fixant quelque part, n'importe où du moment que cette simple vision suffisait à maintenir ces pensées à des lieux de ces fameux jours, ça irait. Il fallait être plus forte que jamais. Par fierté mais aussi pour ne pas sombrer. Car une fois que ce cauchemar resurgirait dans sa tête, ce serait terminé ; et même sans y penser, elle savait très bien ce qu'Ils avaient fait.
Elle ne pouvait pas céder à la panique, elle n'en avait pas le droit car il y avait sans doute une paire d'yeux derrière qui guettait le moindre changement d'attitude. Mais même s'il lui arrivait de craquer ici, dans cette cage, qu'y aurait-il de pire que ce qui lui était déjà arrivé ?
En venant ici, la sorcière pensait déjà ne plus rien avoir à perdre ; mais elle s'était trompée. Là encore, à cause de sa curiosité maladive, elle s'était fourrée dans des emmerdes plus grosses qu'elle. A croire qu'elle aimait s'attirer des ennuis pour mieux se faire sauver. Mais il y aurait forcément un jour où personne n’arriverait à temps.

Les Tyler étaient toujours en vie, cette information changeait la donne. Isabella, elle, ne devait pas en avoir réchappé -ou alors elle avait été vraiment trop amochée pour la taillader correctement-. Quant à Lui...
Elle secoua sa tignasse blonde et se prit la tête entre les mains. Se remémorer les derniers événements était la chose à éviter absolument mais c'était également ce qui résonnait dans chaque plaie de son corps. Les brûlures n'avaient pas disparu, elles n'étaient qu'atténuées. Tant de choses étaient là pour lui rappeler cette nuit perpétuelle animée par les visites du chef de famille...
Comment avait-il pu faire ça à sa propre fille pour une histoire de convictions ?! Il n'avait rien reconnu en elle, ni son sang, ni le lien qui les retenait tous deux l'un à l'autre. Il s'était contenté de la martyriser comme il l'aurait probablement fait avec un autre prisonnier. Elle n'était rien de plus qu'une autre bête de foire à marquer au fer comme on l'aurait fait d'un vulgaire bovin avant de l'envoyer à l'abattoir. Ah, ils étaient beaux les fidèles de Voldemort. Des brutes, des lâches, des immondices qu'il fallait en somme exterminer jusqu'au dernier ! La Magie n'aurait jamais dû être employée à de telles fins, jamais !
L’ancienne Serpentard serra les dents alors qu’elle empoignait déjà avec force une éponge minable qui trainait sur le sol. Si seulement ils pouvaient tous être aussi insignifiants que cette éponge, si facile à écraser et à tordre ! Peu importe, elle en ferait de la bouillie que personne ne pourrait plus identifier ! Le jour viendrait où elle prendrait sa revanche sur eux tous, sur ces salopards !!
Mais ce moment n’était pas arrivé et il était sans doute bien loin. Que pouvait-elle faire encore ? La jeune femme était si faible et démunie, et sa baguette qui n’était plus ! Comment ferait-elle sans Magie à ses côtés ?! Sans elle, elle était perdue et incapable de faire quoi que ce soit, d’être qui que ce soit. C’était ce qui coulait dans son sang et ce qui la définissait. Sans Magie, elle n’était plus rien…à part une captive.

Elle laissa tomber l’éponge dans la bassine et cacha son visage derrière ses mains en écartant les doigts de la droite, de telle sorte qu’elle apercevait le fond de la cellule à travers un masque de chair. Ainsi, cela lui donnait l’impression d’observer à travers une fenêtre lointaine depuis un endroit où le danger n’existait pas. Douce illusion que celle-là ! Mais il n’y avait rien d’autre à quoi se raccrocher, son lieu de vie était une autre de ces horribles salles dans un manoir de barges sanguinaires, sans aucun moyen de défense ou d’attaque en sa possession, dans une condition déplorable et en compagnie de quelqu’un qui ne lui voudrait sans doute pas du bien. Autant dire qu’on était tombé bien bas. Mais il ne fallait pas y penser, ne pas craquer, pas comme ça.


*Tout ça c’est fini ! Arrête de te torturer ! On ne pourra rien y changer !!!*

Un bruit sec détourna son attention quelques secondes, le temps qu’elle réalise que l’autre s’en allait. Finalement, il avait compris le message.
Light resta immobile et silencieuse jusqu’à ce que les échos des pas de l’homme se soient totalement estompés.


*Ne fais pas ça…*

Un sanglot secoua les frêles épaules de la sorcière alors qu’elle plaquait à présent sa main contre sa bouche pour étouffer le bruit. Elle ne se souvenait pas entièrement de ce qui s’était passé mais une grande partie des événements commençaient à lui revenir, sans qu’elle puisse les garder enfermés dans un coin de sa tête. Le plus dur était de faire le lien entre ces choses inimaginables et les personnes qui auraient dû le plus tenir à son bien être. Finalement, mieux valait avoir pour proches une famille de macchabés plutôt que des tortionnaires qui ne reculaient devant rien pour plaire à un être encore plus monstrueux qu’eux. La déception était un terme bien trop faible pour décrire ce qu’elle éprouvait à leur égard. C’était plutôt un savant mélange de dégoût, de tristesse et de haine, tout cela multiplié par un facteur encore inconnu. Tout ce qu’on pouvait dire, c’était que ce sentiment était très fort.

*Arrête tout de suite ! On a dépassé ça, tu te rappelles ?! Plus rien ne peut nous atteindre ! On a vécu le pire durant cette semaine ! Ne craque pas maintenant qu’on s’en est sorti !*

« Je sais… !»  Elle laissa sa main retomber sur son genou droit et fixa ses deux paumes avec un regard humide.

« Mais regarde ce qu’ils ont fait de nous… »

Light baissa la tête et contempla son reflet dans la bassine d’eau. Elle le fixa intensément, toucha les parties de son visage qui avaient un aspect bizarre et n’eut pour réaction qu’une grimace douloureuse. Une belle ecchymose de couleur brune s’étendait au niveau d’une de ses joues, là où Tyler l’avait frappée. Ce n’était malheureusement pas la seule partie de peau à présenter un tel aspect. Ses lèvres desséchées par la soif et le feu partaient en lambeaux. Une des commissures était même fendue. Là encore, un souvenir du bon patriarche.

*Ne pleure pas…tu vaux mieux que ça*

Elle ravala un sanglot et s’essuya les yeux en inspirant profondément. Ses bras étaient lacérés de la même manière que les jambes. Par quoi commencer ?!

*Calme-toi. Tout-va-bien. On es en sécurité*

La jeune femme ricana toute seule et ce simple fait suffit à lui tirer une grimace de douleur.

« En sécurité…Regarde un peu où on est. En cage… » Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. « Ils nous réservent le même sort »

*…As-tu vu Tyler pointer le bout de son nez une seule fois ?*

Light resta silencieuse puis haussa douloureusement les épaules.

« Et alors ? Où tu veux en venir ? »

*Tu sais qu’Il ne nous aurait jamais laissée nous en tirer comme ça, pas après ce qu’on a fait. Donc soit Il est lui aussi prisonnier, soit Il s’est enfui, soit… *

« …Il est mort. …Ca voudrait dire que l’autre n’est pas avec eux. »

Ca pouvait se tenir. Après tout, il ne lui avait pour le moment fait aucun mal. En fait, en examinant mieux ses plaies, il s’était même occupé des plus sérieuses, celles qui étaient vraiment dangereuses ; il avait même posé un bandage sur sa main.
Light tourna la tête. De la nourriture, de quoi se laver et s’habiller, un feu et des draps… Rien là-dedans ne laissait à penser qu’il avait de mauvaises intentions.
Oui, c’était pour le moins étonnant et incompréhensible, mais c’était le cas. Elle ne s’était vraiment pas attendue à ça…


*On est en sécurité, ok ? Maintenant, enlève cette saleté de mon corps…c’est vraiment répugnant !*

La sorcière baissa à nouveau les yeux sur ses mains et acquiesça. Oui…C’était dégueulasse. Et accessoirement c’était la preuve que cette semaine était bien réelle.
Elle empoigna l’éponge gonflée d’eau et tapota délicatement sur son visage amoché pour ne pas faire plus de mal. L’eau fraiche était tout simplement une bénédiction, il n’y avait pas d’autre mot pour décrire l’impression de fraicheur et de bien être que cela suffisait à produire.
Alors les premières souillures disparurent et glissèrent finalement sous la douceur de l’éponge imbibée pour dévoiler la blancheur réelle de sa peau. Elle ferma les yeux et passa sa main sur son visage à nouveau propre comme pour le découvrir à nouveau. Ce contact l’apaisa un peu plus : le cauchemar était bien terminé.
Ce fut ensuite au tour du haut de son corps. Là encore on put enfin apercevoir la peau lacérée qui se cachait sous des croûtes de cendre et de sueur. Tout finirait par partir, la saleté et le passé, ensemble à la manière d’un couple sur un chemin. La jeune femme regarda à nouveau ses mains humides, l’une d’une pâleur exceptionnelle, l’autre noircie de sang qu’elle ne chercherait pas à enlever. Mais cette vision lui était devenue coutumière, aussi cela suffisait à sa satisfaction. La gauche avait seulement pris plus d’ampleur… Mais elle était malgré tout toujours en vie et c’était le plus important.

Light essora à nouveau l’éponge dans une bassine plus petite pour garder son eau claire un maximum. Le rituel pouvait sembler banal, presque insignifiant, mais laver toute cette souillure lui faisait l’effet d’une renaissance sous un jour nouveau.
Mille auraient pu se moquer de l’attention qu’elle porta à faire ressortir la blondeur prononcée de ses cheveux emmêlés sous tant de graisse, mais elle n’y aurait guère porté d’attention. Ca lui permettait de se ressourcer, de se réveiller du mauvais rêve dont on était venue la tirer.

Après la pluie, le beau temps.

Elle retrouvait enfin la paix, du moins pour le moment. Bien sûr, on n’aurait pas su nier toute la rage qui grouillait silencieusement là-dessous, l’envie de briser les responsables de cet amas de plaies infâmes qui ne demandait qu’à exploser. Mais ce n’était pas ce que la sorcière désirait, pour l’instant. Elle voulait du repos, faire le point, calmement. Enfin, aussi calmement que possible si elle commençait à se rappeler de plus en plus les causes de telle ou telle blessure. Heureusement, elle était encore bien trop faible pour s’acharner à quoi que ce soit.


*Tu vois, rien n’a changé*

Elle s’efforça à déglutir sans trop prêter attention à l’impression de sa gorge qui se nouait malgré elle. Oui, on pouvait aussi faire semblant que rien ne s’était passé, mais ce n’était pas le cas. Le déni n’était pas une solution… Il fallait seulement accepter et faire avec. Mais c’était compliqué.
L’eau de la bassine était noire après qu’elle eut rincé une énième fois ses cheveux avant de les balancer dans son dos à nouveau clair. Se laver avec de l’eau sale ne la tentait pas vraiment, aussi décida-t-elle de reprendre son rituel au niveau des jambes, là où on pouvait encore se le permettre. Elle espérait seulement avoir le droit à une autre bassine…mais c’était peut-être un souhait trop grand.

L’autre n’étant toujours pas revenu, elle n’eut d’autre choix que de commencer à s’attaquer à ce qui la répugnait vraiment en s’essuyant avec la vieille toge que Tyler lui avait refilée. C’était une besogne toute trouvée pour une pièce de choix.
Le résultat laissait à désirer mais c’était clairement mieux qu’avant. Et Light n’eut pas d’autre idée pour se débarrasser d’une telle horreur que de la balancer sur le tas de peaux et celle-ci pris feu contre toute attente. C’était la dernière preuve ou presque qui partait en fumée.

Et puis elle attendit, elle attendit. Quoi ? Que l’autre revienne, peut-être, qu’il daigne lui accorder à nouveau la possibilité d’achever le processus. Elle attendit, et rien. Le silence était pesant, les minutes atrocement longues.
Elle se recroquevilla à nouveau sur elle-même, les yeux dans la vague. Toujours dans ce silence de plomb. Et s’il ne revenait pas ? Et s’il l’abandonnait ici, finalement ? Vu comment elle lui avait parlé, ça aurait été plus que compréhensible. Mais Light étant d’une fierté maladive, elle ne regrettait rien.
La sorcière jeta un regard furtif aux flammes et s’emmitoufla un peu plus dans le drap. Les peaux avaient pris une drôle de couleur mais en regardant bien on arrivait malgré tout à décerner un cercle bien particulier en leur centre, surmonté d’un arbre aux branches recourbées. Le même qu’elle savait pertinemment être ancré dans sa chair.


*Et quoi ? On en a vu d’autres. « Beginning », tu te souviens ? Un de plus ou de moins…au final, qu’est-ce que ça change ?*

« C’est pas une raison » murmura-t-elle faiblement. Ce à quoi elle ajouta : « Tu peux pas comprendre »

C’était tellement devenu une habitude que Light ne se rendait même plus compte qu’elle se parlait à elle-même. Et pourtant, elle parvenait à ne pas être d’accord avec son autre moi, comme s’il existait là-dedans une autre conscience bien distincte, avec ses propres opinions.
Mais ça n’avait pas tellement d’importance, la manière dont elles faisaient avancer les choses. Cette présence était rassurante et permettait de ne pas perdre la boule. Je sais, paradoxal.
L’ancienne Serpentard redirigea son attention sur la bassine, resta un moment silencieuse, puis envoya valdinguer celle-ci contre le mur sans raison apparente en la faisant se renverser au passage. Voilà, il n’y avait plus de crasse. C’était des choses qui arrivaient parfois.
Après ça, l’autre arriva finalement. Light n’espérait même plus revoir un quelconque individu, pourtant il était à nouveau là.
Elle le regarda sans bouger et en profita pour le jauger ; comme ça, il n’avait pas l’air d’être un « ennemi », ce qu’il affirma en balançant ce qui devait être du pain dans sa cellule.
Il avait compris. Elle acquiesça pour lui faire comprendre qu’elle avait saisi le message et ramena la bassine d’eau auprès d’elle une fois qu’il l’eut remplie.
Elle s’était bien trompée sur son compte, il n’était pas là pour les mêmes raisons que Tyler. Et à ce propos, c’était vraiment étrange qu’Il ne soit pas là. Mais les questions viendraient plus tard. Pour l’heure, la sorcière se contenta de terminer ce qu’elle avait commencé un peu plus tôt en se préservant du regard de l’homme qui siégeait à nouveau en face.

Elle termina en se dépêchant car son ventre criait très distinctement son envie d’être à nouveau rempli et enfila à la hâte les vêtements propres qui l’attendaient dans un coin. Le tissu était agréable au toucher, d’une douceur qui lui avait manquée. La veste de couleur sombre était particulièrement bien travaillée mais demeura trop grande pour elle. Enfin, on n’allait pas faire la difficile.
La jeune femme se contenta de faire un ourlet aux manches et au pantalon puis s’installa finalement sur la couchette en prenant à côté d’elle l’assiette et la cruche qui l’attendaient.
Ils se faisaient à présent face et l’un comme l’autre entamèrent leur repas, Light avec un enthousiasme complètement démesuré qui ne souffrait qu’on l’interrompe.

La sensation de la nourriture qui s’écrasait sous ses dents puis descendait le long de sa gorge lui procurait un plaisir inimaginable. Quand aux goûts ! Les goûts ! Elle n’aurait jamais pensé être si heureuse à l’idée de manger ! La blonde ferma les yeux pour apprécier au maximum cette impression qui lui donnait tant de satisfaction. C’était la plus belle chose qui lui soit arrivée après une semaine de jeûne ! Même l’eau prenait l’aspect du plus délicieux filtre au monde !
La nourriture disparut de son assiette en un temps record. Si la faim était calmée, Light n’aurait pas refusé un des sandwichs que l’inconnu était en train de s’envoyer, au point qu’elle le lorgnait fixement à la manière d’un chat qui guettait le moment ou son maître baisserait sa garde.
Prenant conscience qu’elle n’aura sans doute rien de plus pour le moment, elle but une autre gorgée d’eau fraiche et s’humecta les lèvres avant de reposer la cruche sur ses cuisses.

Elle resta un moment silencieuse, détailla l’autre avec un regard perçant puis se racla la gorge.


« …Merci »

Le mot lui arracha la bouche mais il le méritait. C'était sans doute grâce à ce sorcier qu'elle était toujours en vie. Nul doute qu'il aurait pu ne pas faire tout ça pour elle. Alors oui, pour une fois, elle allait ranger son orgueil de côté. Et tant pis si ça lui faisait mal.

« J'ai une dette envers vous »

Ce n'était pas rien. Light s'évertuer à payer toutes ses dettes et elle devait la vie à cet individu. Quoi qu'il demande, ami ou ennemi, elle s'y tiendrait pour payer ce qu'elle lui devait.
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Dommage Collatéral Pv Light (Terminé)

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