POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT Jeu 27 Juin - 21:09

Courte tâche! La tombe attend - elle est avide!
Evénement de fin d'année


Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.


La longue robe rouge-sang de l'Inquisiteur de Poudlard flottait au rythme de ses pas. Les quelques torches allumées laissaient percevoir le vieil homme, seul, marchant calmement avec mesure.
Ses deux yeux noirs, froids comme la glace, fixaient l'horizon. Jamais personne n'avait vu telle détermination dans ce regard de givre. Etonnant en soi, on se perdait dans le regard d'Eris Valverde.
Happé par ses pires souvenirs, ses horribles peurs et ses terribles mensonges, on n'osait plus bouger. Tel le serpent devant sa proie, lui, restait là, indécis sur son acte. Un seul mouvement, et l'horrible monstre pouvait bondir, à la quête d'un sang chaud à goûter une nouvelle fois. Une telle maîtrise de la situation créait des frissons dans le dos. Comment pouvait-on exprimer tout et rien à la fois, sans le fait-même de parler?
Parler. S'il s'y mettait, alors la partie était déjà perdue d'avance. Oh non, Valverde n'était pas un génie. Il avait su contrôler le temps. Telle la mauvaise herbe, son influence s'était peu à peu installée. On l'avait négligé, prétendu incapable et sans intérêts, et désormais, il était là, ne bougeant plus. Et plus personne n'osait le déloger. Lui, le maître de l'Ordre Nouveau. Celui qui était un des rares à maîtriser cette magie ancestrale runique. Lui, le bras-droit de l'Intendant, le Politicien des Mangemorts, leur tireur de ficelles. Il était là, rodant tel le prédateur autour de sa proie.
Telle la nuit prête à tomber sur l'espoir et le futur.

Ses pas ne faisaient aucun bruit, mais on le savait présent. On savait qu'il était quelque part, ici ou ailleurs, mais à Poudlard.
L'endroit était devenu singulièrement plus calme. Reposant? Surement pas. Non, l'Elite était là, bras armé de l'Inquisition, prête à tout pour servir le nouveau régime. Nullement négligeant en goutte de sang, cette horrible créature était aussi avide de pouvoir que de services envers l'Inquisiteur Valverde. Les plus puissants des élèves, alliés à l'autorité même de Poudlard. Les agents du Département des Mystères renseignaient l'Inquisiteur sur les moindres faits et gestes des habitants. Au moindre écart, les brigadiers de police magique agissaient sans répit, et sans pitié. Enfin, quand la situation l'éxigeait, Crow, fort et fidèle soldat du Purisme ordonnait à ses hommes d'emmener quelques enfants aux Ministères de l'Intendance du Royaume-Uni.
Somme toute, Valverde, bien plus qu'avant, savait tout. Et les autres étaient au courant de cette perpétuelle connaissance des faits et gestes. Selwyn, son adjoint, en charge de la sécurité du château, ne lésignait pas sur les tortures. Tout était fait au nom de l'Inquisiteur de Poudlard.
En deux mois, la situation avait radicalement changée. Un ordre précis et rigoureux s'était installé.
Seule la mort attendait désormais ceux qui dérogeaient aux règles de l'Intendance, incarnée par l'Inquisiteur Valverde.

Ailleurs, dans la célèbre Grande-Salle de Poudlard, la nuit avait pris son pouvoir. Seule la lumière de la lune laissait voir les occupants actuels de la salle.
Les élèves étaient, comme d'habitude, regroupés en quatre principaux groupes pour les quatre maisons. Aucune lumière n'avait allumée.
L'estrade, où une immense bannière de l'Intendance flottait était vide. Personne. Les professeurs, placés autour des groupes attendaient aussi.
Le silence faisait loi. Personne ne parlait. Personne n'osait à peine respirer, craignant alors une mauvaise interprétation des Langues-de-plomb qui devaient être en train de surveiller attentivement les habitants.
Seuls face contre le Purisme, ils attendaient leur heure.

L'Elite et Valverde avaient passé un marché. Contre le silence de l'Inquisiteur quant aux agissements à Poudlard, ils agissaient au nom de l'Inquisition. Le tout était bénéfique pour tout le monde. On craignait l'Inquistieur, et l'Elite pouvait continuer à exister. Le Purisme n'en était que renforcé et ceux qui sortaient de Poudlard comprenaient que la vie se faisait avant tout par l'acceptation de l'autorité.
Les choses étaient ainsi. Et Eris Valverde restait avant tout un homme politique. Mais une espèce particulièrement rare. Mulciber était franc, parfois trop. Brom était écouté et n'avait pas besoin de sous-entendus. Menroth avait toujours franc, lui aussi. De Saint-Clair était ironique, mais à travers ironie et sarcasmes, le deuxième sens était vite trouvable.
Valverde était hors-normes. Il cachait ses pensées de sous-entendus et prévalait de l'intelligence chez certains. Il y avait toujours en ses mots une seconde portée, un symbole ou une notion plus fine que celle énoncée. Et il tenait le respect et l'autorité de là. Il semblait maîtriser les choses jusqu'à leurs profondeurs. Profondeurs qui peu arrivaient à voir et sentir.
Peut-être que les élèves mettraient plus de temps à avoir confiance et respect en cet homme politique.
Car il l'espérait, en se sentant surveillés, les élèves devaient se sentir encore plus libres. Protégés d'un bourbisme parfois présent en eux, ils pouvaient maintenant construire leur avenir sur des bases Puristes de Sécurité et de Justice.

C'était ce en quoi croyait Valverde.
Toutefois, pour construite une autre édifice, il fallait accepter au préalable de détruire le précédent.

Les portes massives de la Grande s'ouvrirent. Au même moment, les torches s'allumèrent et l'Inquisiteur entra, seul.
Il traversa d'une marche silencieuse et froide l'assemblée. Elle, rangée, observait avec attention et respect les pas du Mangemort Politicien.
Avec calme et rigueur, Valverde atteignit l'estrade, se retourna et observa la foule qui se tenait devant lui.
La veille encore se trouvaient derrière lui trois têtes d'élèves et leurs mains respectives, clouées sur le mur de la Grande-Salle.

Les yeux froids de l'Inquisiteur semblaient fixer chacun tout en observant la Communauté. A l'instant précis, on se trouvait devant l'un des principaux collaborateurs de Lord Voldemort. Un Mangemort écouté, respecté et récompensé à de nombreuses reprises.
Les élèves ne l'avaient sans-doutes pas encore compris, mais ils étaient face à l'unique personne qui pouvait les sauver du gouffres qu'ils s'étaient eux-mêmes creusés sous LeeRoy.

« Bonsoir. La voix du vieil homme ne résonna pas. Cependant, elle était clairement audible pour l'entier collège. Une année de tumultes s'achève tandis qu'à l'extérieur, vos pères, vos oncles et vos frères se battent contre les Bourbistes d'Irlande. Un monde en guerre vous attend. La guerre pour la Sorcellerie Puissante, bafouée par des légions entières de pourriture et de ténèbres engloutissant tout sur leur passage. Vous avez hurlez. Mais avez-vous entendu les hurlements qui déchirent l'air, autour de vous? Avez-vous vu plus loin que Poudlard, plus loin que vos intérêts personnels? Avez-vous entendu le bruit des os qui se brisent, le ruissellement du sang, les espoirs qui s'engouffrent et les attentes oubliées? Valverde laissa un temps de silence. Sa voix calme, presque doucereuse, mêlait étrangement une froideur qui laissant entendre que rien ni personne n'entraverait l'action de l'Inquisiteur. Vous ne vous êtes battus que contre vous-même. Une telle division ne saurait survivre en dehors de ces murs. Vous avez été avertis et personne n'a écouté les avertissements. Personne, hormis quelques élèves qui ont eu la volonté de faire prédominer la Sorcellerie, le Purisme et le Seigneur des Ténèbres. Ces élèves qui appartiennent à l'Elite ont permis votre Sécurité durant ces deux derniers mois. C'est à eux que vous pouvez dire merci, et au Seigneur des Ténèbres, pour avoir réussi à élucider les différentes exactions qui ont secoué la sécurité interne de Poudlard. Les cinq hommes de Crow entrèrent alors dans la Grande-Salle, traînant dix élèves enchaînés. Ces derniers furent mis à genou, aux pieds de l'estrade. Aux pieds de Valverde. La Sécurité du Purisme, via son Education et sa Jeunesse sont primordiales en ces lieux. Ces pourquoi ces dix individus sont mis à mort. Chacun des cinq Exécuteurs tua deux élèves. Baguette placée derrière le crâne, une explosion interne, du sang coulant par les orifices et ils s'écroulaient. Valverde reprit, face à ces nouveaux cadavres. Une année sanglante se termine. Ici, le sang ne coulera plus tant que le respect du Purisme se fera. Il s'agit du dernier avertissement. Le Purisme voit en vous une Jeunesse prometteuse. Une Jeunesse qui devra faire face à la Guerre. Tâchez de ne jamais oublier que le plus grand ennemi que vous aurez à combattre reste vous-même et tant que vous refuserez de faire barrage à vos égocentrismes, le Sang continuera à couler. Et le Purisme ne reconnaitra pas en vous ses fils qu'Il attend. Au nom du Seigneur des Ténèbres, de l'Intendance et de la Sorcellerie! La Magie est PUISSANCE! »

Tel était le destin de ces jeunes.
S'accomplir pour accomplir le Purisme. Sans quoi, ils finiraient tous dans l'abyme désastreuse de la mort.

J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide!
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !



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Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Re: Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT Ven 28 Juin - 16:46

La valise de Mercurius siégeait sur la chaise devant le bureau sur lequel il ne travaillait jamais.
Allongé sur son plumard, il regardait le plafond de la chambre. Les autres étaient partis profiter du temps dehors lui, restait là, seul, tranquille, à méditer.
Poudlard était devenu pire qu'un bagne, sorte de Durmstrang bis. Au fond, ils avaient perdu LeeRoy, et le pépère Valverde était un véritable dragon comparé à l'agneau qu'était l'ancienne dirlo.
L'Elite était repue à la clandestinité, à communiquer via des petits mots échangés ci et là, où était la grande Elite ? Celle qui avait virer LeeRoy, celle qui avait lynché du bourbiste en veux tu en voilà ? Ça n'allait pas le faire, à ce rythme là, ils tomberaient un par un, et H se devait de réagir.
Au fond, en gagnant tout le pouvoir de Poudlard, l'Elite avait tout perdu, tout …

Le régime fantoche de LeeRoy leur allait si bien, pourquoi avait il fallu qu'ils la finissent ? Pourquoi ? H s'en voulait presque de les avoir mené dans cette galère. Et en bon meneur, il allait devoir les sortir de là, comment ? Il ne savait pas encore, mais ça viendrait, il trouverait bien une idée, puisque visiblement, Bedan ne semblait rien avoir fait dans leur sens.
La nouvelle tête politique n'était pas aussi efficace que l'ancienne, paix à son âme, c'était une ordure. D'ailleurs, H n'avait pas été à l'enterrement, il avait toujours été honnête avec Serpens, il ne l'aimait pas et lui disait, comme en témoignait leur dernière altercation à la réunion du groupe le plus puissant de l'école.
Prendre un brigadier en un contre un, pour H c'était carrément jouable, mais pour tous les autres élèves, c'était quasi-impossible. Mais pour tout ce qui était langue-de-plomb, là c'était foutu, donc prendre les armes ne servirait à rien.
À être traité de petits, ils agiraient en petits.
Une réunion de l'Elite pendant les vacances n'était donc pas à exclure.

Vivre avec l'oppresseur était de plus en plus délicat, et on était pas loin de la connerie pour H, il n'en pouvait tout bonnement plus de ces conneries de récitations à chaque repas, récitations qu'il n'avait jamais récité, d'une parce qu'il était incapable de l'apprendre et de la mémoriser, et de deux parce qu'il n'en avait pas la bonne envie. Voldemort se foutait bien de bénir leur pain, leur vin, et leur boursin ! Alors rien à branler de cette prière, tout simplement.
S'il se voulait proche de la jeunesse, il avait qu'à se bouger les miches pour AK quelques péons, et là on comprendrait qu'il était là, mais là … c'était assez grotesque.
Bref, était venu le temps de repartir, et on s'attendait à un discours bien chiant de la part de l'Inquisiteur. H n'avait pas dit un mot depuis qu'il était entré dans la grande salle, se contentant de hocher la tête ou faire dégage de la main quand on lui parlait.
Cet homme sur l'estrade, était l'homme qui voulait mater imbattable Elite, il allait devoir vider tout Poudlard avant d'avoir éradiqué toute cette dernière, car rien ne liait ses membres, pas de profils similaires, tout les opposait, et quand on trouvait des similitudes entre deux, un troisième venait les contredire. Même Eris Valverde ne pouvait pas tuer cette dernière.

Le discours commença sans que le lion ne lève la tête, ce qui lui avait fallu un coup de coude de la part de Sidney qui avait pris à son tour une droite dans le ventre, la forçant à plier. On ne dérangeait pas H en pleine méditation, pas même quand on était son amie et qu'on habitait chez lui.
Valverde parlait de la famille qui combattait en Irlande … pauvre con ! H n'avait pas de famille, et en ça, l'entendre dire ça le révoltait. Ses parents adoptifs n'y étaient pas, James parce qu'il servait au Rccm et que sous De SaintClair, certains avaient pu rester, et Sierra parce qu'elle ne savait pas tenir une baguette.
Et puis, vint une phrase anodine …

Ces élèves qui appartiennent à l'Elite ont permis votre Sécurité durant ces deux derniers mois.

Là, le lion releva subitement la tête. Ce con avait mentionné l'Elite ! L'institution était secrète, elle n'existait pas sauf aux yeux de cette dernière. Comment pouvait il … on les avait vendu, un des leurs avaient trahi.
H vit tour à tour les lions de l'institution s'émoustiller, Elena garda son sang froid malgré qu'elle attrape son chef par le poignet pour le serrer fort, pour contenir angoisse et colère. Il croisa le regard de Groslolo qui s'interrogeait, répondant d'un signe de tête et d'un haussement d'épaules.
Qui était le cafard ? Qui était le rat qui avait mouchardé ?
Ils avaient TOUS signé le papier les engageant à maintenir le secret, et une personne avait trahi. Si tout le monde était là …  ça ne pouvait être que …

« Salope ! »

Le lion avait juré à voix basse et s'était tourné pour voir le groupe de Serpentard dans lequel il y avait les deux Bedan.
H jeta un regard noir à Ariana, la seule des deux jumelles qu'il avait pu troncher, n'ayant pas encore essayé avec l'autre, il arrivait désormais à les reconnaître de par quelques détails … bref, il était certain de fixer Ariana, et uniquement Ariana.
Elle allait devoir s'expliquer. Balancer tout ça à Valverde, comme ça … oh oui, elle allait devoir s'expliquer !
Alors que pépère continuait tranquillement son récital, Elena demanda à Mercurius ce qu'il se passait, et ce dernier lui dit alors tout bas :

« C'est Ariana Bedan qui a balancé ... »

Elena resta un moment figé sans rien dire, elle allait sortir de Poudlard elle, ce n'était pas un problème, mais pour ceux qui restaient, c'était différent.
H ne regarda pas l'exécution, il était focalisé sur Bedan, et il avait l'irrésistible envie de lui péter la gueule, littéralement. Dire qu'il l'avait enfilé, comme des perles après un collier, et voilà le couteau dans le dos qu'elle faisait à sa propre famille, à ceux qui avaient contribué à son élévation, à celui qui lui avait permis de tuer pour la première fois. Elle était tombée bien bas …

Alors qu'il la fixait, il articulait, sans qu'un son sorte de sa bouche, afin qu'elle puisse lire sur ses lèves : 'Toi il va falloir qu'on s'explique …'
Détournant le regard, il fixa l'inquisiteur, n'applaudit pas à son discours, et fut un des premiers à sortir de la grande salle pour se rendre en dehors de Poudlard, là, contrairement à une bonne majorité des élèves, il récupéra se valise, et transplana. Privilège de l'âge.

Cette année se terminait comme elle avait commencé dans l'incertitude. Il attendrait une lettre de Bedan cet été, sinon … sinon, il allait falloir dévisser une autre tête du reste de son corps.
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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT Sam 29 Juin - 17:43

Trop de choses se bousculaient dans la tête de Llewelyn Mulciber pour qu'il réfléchisse correctement à ce qu'il se passait. Il n'écoutait, de fait, pas la moitié de ce qu'il se passait autour de lui. Ça ne l'intéressait pas. Nous avons fait ce qu'il fallait. Ça, le Serpentard en restait convaincu, quoi qu'on lui dise il n'en démordrait pas et continuerait à le penser. Le problème, c'est qu'on a peut être causé notre propre perte en permettant l’ascension d'Eris Valverde. L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur est que qui veut faire l'ange fait la bête. Llewelyn ne regrettait aucunement d'avoir viré LeeRoy, et si on suivait les discours d'Eris Valverde, alors oui, il avait agi par intérêt personnel, parce qu'il voulait s'en venger. Mais il n'y avait pas que moi là dedans. Si tous les intérêts personnels convergeaient, à un moment ça devenait un intérêt collectif.

On aurait dit que Valverde construisait un bagne. L’Élite devait se planquer. Pourtant il est là grâce à nous. Llewelyn observait autour de lui et les langues de plombs étaient là. Les brigadiers aussi. Renfermés, contenus, les élèves ne possédaient plus aucune liberté de mouvement. On est tombés de Charybde en Scylla. Encore que le nouvel inquisiteur était vraiment puriste.  Ca, Llewelyn ne pouvait pas lui reprocher, et il ne le faisait pas. Si j'en avais pas été, j'aurais été le premier à lui baiser les pieds. Seulement voilà, il en était. Avec LeeRoy, l'Elite avait construit, par obligation, un ordre de bout de chandelle, donnant la seule organisation valable que possédait Poudlard, organisant le château à sa manière. L'Ordre que leur imposait Valverde, s'il prétendait aux mêmes objectifs, était ce qu'il était : un Ordre Nouveau. Nous sommes les premiers. Nous étions là avant. Pourquoi devraient-ils céder ? L'ordre venait d'eux. Si les élèves craignaient si facilement les nouveaux venus c'est qu'ils s'étaient habitués à craindre les membres de l'Elite. A présent, ils étaient contraints de se taire. Il n'était jamais facile de céder le pouvoir à un nouveau venu lorsqu'on le possédait depuis longtemps.

Encore que, est-ce que Eris Valverde connaissait l'Elite ? Llewelyn n'en savait foutrement rien. Je crois que j'ai pas envie de répondre à ça. Il avait d'autres soucis. C'était la fin de l'année, enfin, il était temps que ça se termine. Oh, certes, c'est ordonné, mais j'en ai foutrement marre qu'on me regarde de travers comme si j'avais fait des choses horribles...ce qui n'était pas tout à fait faux, car le Serpentard n'était pas tout à fait clean non plus. Ouais, j'ai tué cette fille. Nora Beker. Dis son nom, vas-y, qu'est-ce que tu crains ? Elle est morte, tu l'as tuée, tu crois quoi ? Qu'elle va revenir te hanter ? Non. Je sais pas. De quoi tu as peur ? Je sais pas...j'ai paniqué. Je t'ai écouté. Moi je suis toi, Llewelyn, tu as décidé tout seul. Non. C'est faux. Il supportait de moins en moins cette foutue voix, railleuse et sarcastique, qui semblait lui parlait de plus en plus souvent. La moitié des Mulciber est à moitié dingue, et l'autre moitié est pire. Llewelyn le savait et de manière personnelle il savait qu'il appartenait à la pire moitié. Ce qui craignait en soit même. Il savait ce que pouvait faire la folie familiale et il ne voulait pas être comme ça. C'est trop tard, tu ne peux plus m'arrêter. Oui, je ne peux plus m'arrêter.

Il fallait qu'il trouve une solution, mais quoi ? Il ne pouvait pas parler ; il en était incapable, et expliquer ce qu'il avait le ferait encore plus passer pour un fou. Du coup il gardait ça pour lui...que pouvait-il faire d'autre ? A Sainte-Mangouste ils diraient que ça venait de la mort de son frère, des trucs psychologiques à la con. Ils ne comprendraient pas. Llewelyn ne cherchait pas vraiment de solution, parce qu'en fait, il n'y en avait pas vraiment. Il ne voulait pas non plus qu'on aie pitié. Et puis il ne voulait pas affronter le regard de Sara si elle l'apprenait. De tout le monde, je pourrais, de tout le monde mais pas d'elle. Puis il avait peur. Peur de se retourner contre elle, même si elle pouvait se défendre. Il ne voulait pas la perdre, et surtout pas par sa propre faute.

Poudlard ne m'aide pas. L'atmosphère le poussait à s'interroger sur lui même constamment. Il n'écoutait rien, donc, au final, du discours de l'inquisiteur. Il dévorait tout bas sa copine du regard, déshabillant mentalement la lionne, se disant qu'elle lui manquerait s'ils ne réussissaient pas à se voir pendant les vacances. Llewelyn releva les yeux vers l'inquisiteur. Il parlait toujours. Epuisé, le regard un peu fiévreux, Mulciber se dit qu'il en avait assez et qu'il fallait que ça finisse, il serait peut-être mieux disposé envers le mangemort, car après tout, Valverde restait un serviteur du régime, et Llewelyn croyait au régime, à la rentrée, avec le recul des vacances. En attendant, l'écouter parler de famille l'insupportait proprement. Qu'est-ce que tu en sais, toi, le vieux ? T'as pas de famille, t'es le dernier de ta lignée, et ton cousin il patauge pas dans la merde et dans le sang, il se fait pas défoncer la gueule, nan, il est bien à l'abri le petit général bouffeur de grenouilles. Llewelyn brulait de se lever et de traiter Valverde de menteur et d'hypocrite. Faux cul. Qu'est-ce que t'y connais, au sang et à la guerre ? C'est pas ton cousin qu'est emprisonné en Irlande, c'est le mien ! C'est pas ton frère qu'est mort pour le régime, c'est le mien ! Ah oui, les attentes et les espoirs, Ben en avait, mais toi, Eris Valverde, oui, toi, là sur l'estrade, qu'est-ce que tu y connais ? Vas y, regardes nous comme si tout voyait chacun d'entre nous personnellement en voyant tout le monde, moi je te vois vraiment et je sais que t'en as rien à foutre, que ce que tu dis, c'est du vent, un argument bien placé et rhétorique. Je sais que tu n'y crois pas. Moi j'y crois. Moi je payes pour ça, et je vais payer tous les jours de ma vie.

C'était triste à pleurer. Llewelyn ne souhaitait qu'une chose, s'enfuir, car il se rendait compte que s'il restait il ferait quelque chose qu'il regrettait. Tu deviens de plus en plus dingue. Ouais, je sais.  Il méprisait l'Inquisiteur. Voir même il le haissait. Oh, qu'on ne s'y trompe pas. Llewelyn approuvait complétement Eris Valverde sur les principes du puriste, et lui céderait volontiers la place, mais ce discours là, il le détestait. Alors qu'il aurait du l'aimer. Dans le fond, il le savait, eux étaient dans l'erreur, pas Valverde, mais reconnaitre qu'on a échoué, qu'on se trompe ce n'est jamais facile. Il regrettait le temps où Brom était là, où ce n'était pas difficile, où marcher lui semblait naturel. Faire demi tour quand on a pris une autre voie est ardu, même si on sait qu'on se plante, non pas à cause de la croyance, Llewelyn croyait au purisme et il croyait à ce que disait Valverde, simplement reconnaitre son erreur quand on est fier et qu'on croyait fermement être dans le bon chemin, ce n'est jamais facile. Et c'était peut-être pour cela, parce que ouais, peut-être qu'ils se plantaient depuis le début, qu'il détestait Eris, parce que ça le faisait chier d'avoir tort. C'était minable, mais il ne le regrettait pas et lui faire admettre tout haut ce qu'il savait prendrait du temps. Beaucoup de temps.

Puis l'Elite vint dans le discours. Ce qui n'était pas prévu. Pas du tout même. Parce que Valverde n'avait aucun moyen de le savoir que par l’intermédiaire d'un élève. Il jeta un nouveau un regard vers le groupe des Gryffondors. Le regard que Yakovsky eut pour Bedan n'annonçait rien de bon. Qu'il soit dans le vrai ou non, et pourquoi il pensait ça, Llewelyn n'en savait rien, mais apparemment Ariana avait parlé. Il lui lança un regard particulièrement neutre :

« Je sais pas si c'est toi ou pas...mais j'espère vraiment que t'as une bonne explication. »

Avant de se tirer. Moins il voyait le vieux, mieux ça irait, mais il ne fallait pas si tromper, lui aussi attendait des explications. Comme toute l'Elite. Toutes ces incertitudes pour ça. Pour retomber encore dans l'incertitude. Comme tout le reste, c'était triste à en pleurer.


Dernière édition par Llewelyn Mulciber le Mer 3 Juil - 10:04, édité 1 fois
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Jellyka Rose


MessageSujet: Re: Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT Mer 3 Juil - 9:28

Dernier jour ! C’était le dernier jour ! Jellyka n’arrivait pas encore vraiment bien à réaliser. Ce soir elle serait dans sa chambre, elle verrait son père, elle pourrait se remettre à ses idées qui commençaient à envahir son cerveau sans qu’elle ne puisse plus rien faire d’autre que de les écrire dans ses carnets pour ne pas les oublier. Même l’atmosphère un peu glauque de la salle dû à l’absence de lumière mais aussi à l’ambiance de crainte qu’Eris Valverde avait instauré qui faisait que bien que tous réunis en ce jour qui habituellement les excitaient, pas un élève ne bronchait. Lily bien que souriant en permanence -sourire dont les gens ne percevaient d’ailleurs que rarement la véritable teneur- restait très calme également. Elle n’avait jamais été pour les grands épanchements, les excès de mouvements, de gestuelles et de grimaces. Mais le fait est intérieurement ça bouillonnait d’impatience.

Qu’elle serait contente dès qu’elle aurait passé les potes de ce lieu qu’elle avait détesté un peu plus chaque jour de sa scolarité ici. Encore une année. Elle hairait sans doute le lieu à sa sortie l’année prochaine au rythme où ça allait. La seule chose qu’elle appréciait ici, c’étaient les connaissances qu’elle prenait comme une sangsue peut pomper le sang. Elle prendrait tout ce qu’elle avait à prendre puis elle tirerait sa révérence. Mas plus ça allait plus elle devenait critique, plus ses attentes se faisaient hautes. Contrairement à beaucoup d’élèves qui profitaient de Poudlard pour voir leurs amis, faire des conneries, s’amuser quoi, elle n’était là que pour apprendre. Mais du coup dès qu’un cours lui semblait trop léger, mal expliqué, survolé, elle restait sur sa faim et n’hésitait pas -même de sa place de petite élève- à critiquer intérieurement. Et plus elle en voulait plus elle devenait critique.

Et cela ne s’arrangeait pas. Depuis qu’elle n’avait plus le droit -comme tous les autres élèves- d’utiliser la magie en dehors des cours, elle ne pouvait même plus faire ses expérimentations. Son utilisation concrète de la magie ne se limitait donc plus qu’à ce qui se passait en cours et sa frustration venait encore grandir ses attentes. Mais elle allait rentrer chez elle et elle allait pouvoir se défouler comme pas possible à l’atelier. Elle était sûre qu’elle n’attendrait même pas d’avoir rangé ses affaires, ça cogitait trop dans son esprit. Les nuits des jours à venir allaient être courtes.

Eris Valverde fit son entrée. Pour l’instant il avait rétabli le calme par des mesures fortes qui faisaient grincer des dents bien des élèves même si évidemment personne ne se risquerait à le dire. Mais ce n’était que le temps que les nouvelles règles s’imposent. Même si Jellyka elle-même était très en colère vis à vis de l’une de ces règles, elle se doutait bien que personne après avoir connu une situation très permissive n’était ravi de devoir apprendre à suivre des règles très strictes. Mais les premières années encore facilement maniables, s’étaient sans doute déjà fait à la chose et l’année prochaine viendrait de nouveau élève qui n’aurait jamais connu autre chose et les septième année partaient. Finalement les plus longs à recadrer serait les cinquième et sixième année, en tout cas ceux d’entre eux qui avaient les plus forts caractères. Mais Jellyka avait toujours reconnu qu’Eris Valverde était loin d’être n’importe qui et il y parviendrait. Elle-même faisait partie de ces sixième années pas satisfaits mais elle savait bien que de base elle était remontée contre Poudlard avant tout autre chose, qu’elle était incapable de voir quoique ce soit de bon venant de cette école et elle n’avait pas envie d’avoir des ennuis, surtout maintenant que le futur lui offrait plus de possibilités depuis son “accord” avec Bedan.

Le plus dommage dans cette histoire c’était qu’elle se sente toujours aussi loin des discours de l’homme. Mais à vrai dire elle n’était pas l’élève qui rentrait le plus dans le moule, nulle doute que la plupart des élèves se sentaient plus concernés. Un message adressé à une foule avait ce désavantage de ne pouvoir toucher personnellement chaque personne. A moins de pouvoir diffuser un message qui change en fonction de la personne qui l’écoutait... peut-être un peu de suggestion et d’hypnotisme... Lily sentit son esprit partir au quart de tour. Et dire qu’elle n’avait rien pour noter. Quand bien même elle aurait eu, elle n’aurait pu. Au milieu de cette foule immobile, piquée plantée, on n’aurait vu qu’elle.

Sa famille ne se battait pas, en dehors de son père, elle considérait même qu’elle n’avait pas de famille. Ce n’était que très récent qu’elle envisage Ariana comme sa cousine autrement qu’ironiquement. Et pour le coup elle était hyper égoïste. Consciente de l’être certes mais cela ne changeait rien vu que servir ses intérêts personnels ne la dérangeait nullement.

La jeune fille fut un peu étonnée d’entendre mentionner le nom de l’Elite. Il y avait bien des rumeurs sur un truc de ce genre mais évidemment il n’y avait jamais rien eu d’officiel. Elle ne s’intéressait pas aux rumeurs mais du coup le fait d’entendre cela dit tout naturellement par l’homme jeta un flou sur l’ensemble de l’assemblée qui un instant sembla un peu moins figée. On sentait des regards qui s’échangeaient, certains osaient même un chuchotement. Mais cela se calma immédiatement quand dis élèves furent amenés et tués sous leurs yeux. La suite du discours n’était pas en sa faveur. Pourquoi fallait-il toujours que l’on juge les marginaux comme très possiblement des bourbistes. Ariana l’avait pensé, si elle suivait le cheminement de la pensée de Valverde, elle en était une aussi à ses yeux. Tout ça parce qu’elle pensait à elle avant toute chose. L’année prochaine allait être longue. Mais oui la magie était puissance et elle pouvait le devenir encore plus. Et pour cela plus qu’autre chose oui elle suivrait le purisme. Pour la magie et pas tellement pour les hommes qui en usaient même s’il fallait bien qu’il en est et que s’ils avaient à coeur cette puissance cela ne pouvait être que bénéfique.

Ainsi se finissait cette année mais la vie continuait son cours et promettait encore bien des choses à venir.
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Ariana Bedan


MessageSujet: Re: Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT Mer 3 Juil - 12:50

La fin de la sixième année à Poudlard aurait pu être tellement plus facile. A vrai dire, elle aurait pu se solder de trois façons différentes pour Ariana. Premièrement, il y aurait pu ne pas avoir eu d'attentat contre Frédérique LeeRoy. Cela aurait été sacrément mal vu de la part de la Serpentard, mais le fait est que ça aurait pu rater, ou que l’Élite se soit dégonflée. Rien n'indiquait, au moment de la mise en place du projet, que les élèves allaient s'élancer dans pareille tache, à la vie, à la mort. Pourquoi avaient-ils suivi Mercurius ? C'était ça la véritable question. Qu'est-ce qui avait bien pu les pousser à suivre ce type qui, avouons-le, n'était pas le plus aimé d'entre tous les élèves ? Beaucoup le pensait lourd et agaçant. Mais tous, ou presque, le craignaient. C'était la première réponse qu'aurait donné Ariana : la peur. La Verte et Argent n'avait pas peur de H spécialement. Disons qu'il était, aux yeux de la gamine, un énième costaud de Poudlard qui tapait sur à peu près tout ce qui l'enchantait, sans grande réflexion, et sans avenir. C'était une sorte de déchet radioactif qui se trimbalait dans les couloirs du château, sans but, sans finalité. Aussi, avoir peur de cette chose là, pour Ariana, relevait de l'impossible, elle qui n'avait peur que d'une seule chose véritablement, sa famille et l'avis qu'ils portaient sur elle. Mais son cas était différent, elle avait été élevé d'une manière très spéciale, elle en était consciente, dans un purisme extrême et drastique, aussi, elle avait suivi H par pur intérêt, car elle croyait à l'action qui avait été mené, et encore aujourd'hui, elle était persuadée d'avoir fait le bon choix. Mais le reste de l’Élite, à quelques exceptions près, s'était élancé derrière Yakovsky par peur des représailles. Et fichtre, c'était compréhensible, Ariana ne les blâmait pas, loin de là. Pour tout dire, elle tirait même son chapeau au Gryffondor leader du mouvement d'être aussi respecté par le simple fait de menacer. Ariana était crainte à sa façon également, car elle n'avait aucune limite réelle tant sa famille était derrière elle, mais H c'était bien au-dessus, c'était bien différent, et c'était un stade que seuls des imbéciles pareils pouvaient atteindre.

Ariana était persuadée, d'ailleurs, que pour devenir indomptable au stade de Mercurius, pour être aussi respecté parmi ses semblables, craint et détesté, il fallait avoir un truc en moins. Le truc que tout le monde avait, ou presque, et que l'absence de celui-ci chez autrui induisait la peur. Elle n'aurait su dire quoi, exactement, mais chez Mercuriusn c'était surtout l'audace et l'absence de morale. Ariana avait de l'audace, mais bien moins, et elle avait une morale. C'était une morale puriste extrême, ça valait ce que ça valait, soit pas grand chose aux yeux des Grands Moralisateurs des temps modernes, mais elle en était suffisamment fière pour garder cette habitude près d'elle et en faire bon usage – soit un usage généralement assez … extrême ?

Elle était restée seule aujourd'hui. Ni Laura, ni Emma, ni Morgane, ni personne ne viendrait la voir. Elle s'était écartée du reste du groupe depuis quelques jours. Non pas qu'elle les fuyait, bien au contraire, elle mourrait d'envie de les rejoindre, mais elle avait besoin de réfléchir à tête reposée, sans personne. Elle voulait être seule en fait. Seule pour contempler son avenir, savoir si elle avait une chance, ou pas, et si, un jour, tout ceci payerait enfin. Car rien n'était moins sûr. Ils vivaient tous dans une grande dictature, mais cette dictature était invisible à leurs yeux. Comment savoir qu'un régime exploite ses habitants quand on est né dans la pure tradition de ce régime-ci ? Comment savoir que les dirigeants veulent assouvir une population quand la jeunesse n'a pu connaître que ces dirigeants-là ? Au fond, Eris Valverde s'illustrait par des méthodes draconiennes aux yeux des élèves, mais aucun ne pouvait réellement percevoir le mal ambiant de cet homme. Et Ariana était loin de faire exception à la règle. Elle était la candidate idéale à l'endoctrinement puriste en vérité. Elle y croyait à en mourir, de sorte que même dans des moments durs comme la période que vivait Poudlard actuellement, elle continuait de penser que c'était la meilleure solution. Les seuls électrons libres étaient, encore une fois des exceptions à l'image de Mercurius. Lui n'y croirait jamais, et à terme, il faudrait le mater. Valverde aurait cette tâche, et parfois, mieux valait que l'action arrive plus tôt que prévu, car lorsque la mauvaise herbe se développe, la retirer de son territoire devient si difficile que l'on s'épuise avant d'avoir pu en venir à bout. Et Ariana, par moment, avait peur de cette situation. L’Élite gérait bien Poudlard car, quoiqu'on en dise, c'était une organisation puriste et que H, tout puissant qu'il était, écoutait les autres membres et leurs avis. Mais si H était le seul régent, alors l'avenir de cette jeunesse n'avait, réellement, plus lieu d'être.

Mais Valverde ne s'essoufflerait pas, en vérité. Ariana ne pouvait pas concevoir que ce type lâcherait prise avant d'avoir mater cette action désinvolte et contraire à la pensée de l'Ordre Nouveau qu'il avait lui-même bâti. Ariana n'était pas assez dupe pour penser que le régime de Lord Voldemort était un monde de douceur et de gentillesse. Mais elle croyait en cette violence pour amener à un Ordre de vie plus pur. Elle voulait la guerre des sorciers nouvelle génération pour amener une stabilité dans la pensée puriste. C'était primordial, en vérité. Le purisme visait, effectivement, l'Union, mais cet Union, aux yeux d'Ariana, ne pouvait passer que par l'individualité. L'intérêt personnel et la satisfaction de soi. On évinçait ainsi les plus faibles, et les plus forts pouvaient enfin œuvrer, ensemble, réellement, pour un Ordre Puriste respectable, à la manière de ce qu'entreprenait Eris Valverde au sein même de l'école de sorcellerie la plus réputée au monde.

Ariana rejoignit la Grande Salle, comme tout le monde, lorsque l'ordre implicite fut donné. On ne divergeait plus avec le règlement. C'était aussi une nouvelle manière de voir les choses, Ariana en était satisfaite, car l'Ordre était une manière plus intéressante de voir les choses. Voir les gens obéir, simplement, à une idéologie, sans pouvoir réellement s'y opposer, c'était aussi la satisfaction de voir ces gens croire en une cause commune. C'était important, évidement, mais ça participait surtout au principe fondamental de la dictature qui visait l'assouvissement général, et non pas celui d'une poignée de personne. Car plus la foule était conquise par les discours, moins elle y voyait la supercherie politique. Ariana était aveugle de ce côté là. Incapable de voir le mal dans la société puriste, elle ne différenciait absolument pas la propagande de Valverde de celle d'un discours convaincu. La seule réelle opposition qu'elle y ferait serait de viser l'Union avant de viser l'intérêt personnel, ce qui était un tort aux yeux de la Serpentard. En vérité, elle rêvait d'un monde sans incident bourbiste, et cela passait nécessairement pas la satisfaction personnelle, et non la satisfaction commune. Un léger quiproquo au sein d'une pensée commune.

Il ne manqua pas d'évoquer l’Élite. Il l'avait implicitement fait comprendre à Ariana lors de leur entrevue. Elle l'avait bien compris et ne s'y était pas opposée. Ariana se fichait éperdument du ressenti des autres membres, surtout de celui de Mercurius. Ils ne comprenaient simplement pas l'enjeu qu'ils représentaient tous. C'était triste à dire, mais Mercurius avait perdu l’Élite dès lors où il avait refusé de la voir s'épandre. La Serpentard refusait de prendre les rennes de l’Élite. C'était un fardeau bein trop important, et encombrant, mais si il fallait s'y résoudre, elle le ferait. La réaction de tous ces imbéciles ne se fit pas attendre. Chuchotements, regards furtifs, jusqu'à ce que H comprenne le topo. D'ailleurs, Ariana ne parvint pas à saisir comment avait-il déduit que c''était elle, mais qu'importe. Il la fixa, et elle lui rendit un regard froid, distant. Ses menaces implicites n'avaient pas d'impact réel sur elle. Il allait la tabasser, et après ? La tuer ? Et il finirait à Azkaban. Fini la liberté du petit rebelle stupide incapable de voir les différentes possibilités d'épandre son influence.

La Verte et Argent reporta son attention sur Valverde. Elle n'avait pas décroché un mot, pas un regard autour d'elle. A vrai dire, à ce moment précis, elle était tellement fière d'avoir permis ce retournement de situation qu'elle ne se refusa pas un sourire visible, en coin, froid, à son image. Il était malsain, ce sourire, car il reflétait toute la puissance d'Ariana à ce moment précis. Elle était sous Serment Inviolable, et personne ne le savait, mis à part elle, Valverde, et son chien de garde. Le reste de Poudlard se plierait aux ordres, simplement car ils n'auraient pas d’autres choix. Mercurius pouvait aboyer tel le chien en laisse derrière le portail, il n'agirait pas, ou si peu, car il savait qu'à terme, si il se mouvait trop dans les sables mouvants dont Ariana était devenue la reine, il finirait par couler plus rapidement qu'il n'y était entrer. La principale caractéristique d'Ariana que peu comprenaient était son absence totale de considération pour le reste du monde. Intérêt Personnel avant toute chose, les seules à passer au-dessus de cette règle étaient Laura et Emma. La famille, donc. Le reste n'avait pas plus d'importance qu'un oiseau mort face à son ambition destructrice. Elle était sous Serment Inviolable, mais elle était dans la meilleure situation possible au sein de Poudlard. Elle, elle ne craignait rien. Elle serait les yeux et les oreilles de Valverde, et les Serpentards son bras armé. Car Mercurius était populaire, on le craignait, mais chez les Serpentards, celle qui faisait la loi, c'était elle, Ariana, et elle n'aurait aucun mal à les convaincre du bien fondé de cette action. C'était l'influence, c'était la sécurité, c'était la peur qu'ils allaient induire.

Le discours s'acheva sur la mise à mort de ces êtres superflus. Exécution publique, un message envoyé à tous ces oisillons trop insouciants pour imaginer les répercutions de leur migration vers le soleil. La sixième année à Poudlard était terminée sur cette touche de sang, et maintenant débutait la véritable vie d'Ariana Bedan. A l'image d'un être du mal, elle entrait, petit à petit, dans une Terre qu'elle maîtriserait tôt ou tard, tandis que d'autres, incapables de comprendre que la suivre était l'unique solution pour survivre, finirait piégeait dans leur propre erreur.

Rebelle s'abstenir.

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Sara Engels


MessageSujet: Re: Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT Ven 5 Juil - 22:53

Demain, à la même elle, Sara serait enfin de retour chez Mike, son oncle, où enfin elle pourrait profiter avec bonheur des vacances qui allaient s'offrir à elle. La fin de l'année avait été un peu bousculante, les changements occasionnés dans la direction avaient été perturbant, et tout cela se répercutait bien sur tous les élèves. Sans parler que l'Elite continuait de fonctionner pour le bien de tous, en secret sans l'être, c'était un peu particulier. La lionne n'avait pas vraiment conscience de ce que leurs actions pouvaient donner de l'extérieur, mais elle continuait de les faire, avec plaisir et entrain même si depuis la mort de Nora Beker, on ne pouvait pas dire que la jeune fille c'était totalement remise. Elle n'avait pas particulièrement de séquelle et de remords pour ce qui c'était passé, ni même d'état d'âme pour une bourbiste. Mais l'état dans lequel H avait foutu le corps par la suite avait laissé la lionne un peu silencieuse et songeuse. En fait, elle ne comprenait pas ce besoin de violence qui émanait de lui, et comme il avait émané de Llewelyn. Sara aimait se battre, elle voulait se battre pour ses convictions et ce en quoi elle croyait. Tuer pour ça et éliminer les risques, ce n'était pas spécialement le pire. Mais l'incertitude l'était, et il y avait dans les raisons du meurtre de Nora toujours cette touche d'incertitude. À mieux y réfléchir, Sara avait passé pour le mouton qui obéit plutôt que le loup, et c'était très frustrant... ces vacances allaient être un pur rafraichissement, une bouée de sauvetage dans ce bateau coulant qu'était devenu Poudlard et qui se redressait avec énormément de violence. Et puis pour réfléchir sur soi même, c'était le top. Et bon sang, elle avait envie de voir sa famille. L'Allemagne lui manquait, la langue, la nourriture, le temps, l'ambiance, sa famille... son père était devenu le nouveau Chancelier, la nouvelle avait fait fureur et la pauvre lionne n'avait même pas pu quitter sa « prison » qu'était l'école pour au moins fêter ça. En un mot, elle en avait assez de l'Angleterre.

L'école aussi au passage, mais c'était simplement pour une période. Sara n'était pas ce qu'on pouvait appeler une grande bosseuse, et les bancs d'étude c'était clairement pas sa tasse de thé. Certaine matière avaient toujours son intérêt à ses yeux, d'autres pas du tout. Et elle ne comptait pas les reprendre l'année suivante. Grand étonnement, la lionne avait eut ses exams et passait avec brio en sixième année. Paradoxalement, elle était pressée de partir, et d'un autre côté, ne voulait pas... ce qui la rendait assez sombre aussi en cette dernière journée, c'est qu'elle venait de rapprocher le fait que dans une année, Llewelyn allait quitter Poudlard, et qu'il lui resterait pour sa part une septième année à fournir. Déprimante perspective... ça n'avait pas le don de mettre la Gryffondor de très bonne humeur. Et avec son départ pour l'Allemagne dans peu de temps, elle n'aurait pas de grande chance pour voir le Serpentard. Elle reviendrait chez Mike, mais elle ne comptait pas non plus s'attarder dans ce pays pluvieux. Toutes ces choses lui prenaient la tête et accentuait un léger mal de crâne qu'elle s'était trainé toute la matinée.

Cela dit, le soir était rapidement arrivé, et après une bonne dose de repos dans le dortoir après avoir fini de ranger ses affaires, la lionne c'était rendu dans la Grande Salle où allait avoir lieu le discours de fin d'année, comme toujours. La lionne se fichait pas mal de ce qui allait se dire, elle s'en doutait déjà un peu, bien qu'elle fut surprise par ce qui allait venir. Les ténèbres laissèrent place à la lumière à l'entrée de l'Inquisiteur Valverde. Si elle devait être honnête, la jeune fille ne l'appréciait pas plus que ça, mais c'était surtout parce qu'en peu de temps, il avait tout chamboulé, tout perturbé que s'habituer en à peine deux mois, c'était compliqué. Au delà de ça, elle approuvait ce qu'il disait, le message qu'il faisait passer bien évidement. Même si elle devait avouer que bouffer du purisme matin midi et soir, ça devenait à la longue très lourd... elle en avait bouffé toute son enfance, et même si le régime voulait ça, la politique de LeeRoy, très faible question purisme, s'était cassé la gueule face à ce qu'apportait le nouveau dirigeant de l'école. Il n'y avait rien de comparable entre les deux caractères. Ce n'était pas avec LeeRoy que des mains et tête d'élèves se seraient affiché sur les murs tel des trophées. Si Sara n'avait pas été spécialement surprise, elle prenait cette nouvelle façon de faire avec dégout, incompréhension et mauvais goût. Ce qui était particulier venant d'une apprenti en magie du sang. Mais c'était Sara, et elle n'avait pas besoin de preuve pour lui dire ce que ça faisait quand on obéissait pas... elle n'aimait pas ça, mais se laisser mettre la bride était la solution la plus simple, pour l'instant.

Si l'Irlande concernait tout le monde, c'était moins le cas pour la lionne qui ne voyait là dedans que le massacre anglais. Et si elle l'était à moitié, Sara se considérait sans hésité comme une allemande. Pas qu'elle renie le côté de sa mère, l'idée ne lui serait jamais venue, mais ses affinités avec son pays d'origine étaient plus fortes. Alors qu'on lui parle de famille qui crevaient à la guerre comme ça, c'était mal parti pour toucher la Gryffondor.
Curieux, l'Elite fut évoqué, à la surprise de la lionne qui fronça les sourcils, incertaines d'avoir bien entendu, mais l'agitation du côté de H et le regard qu'il lui lança confirma que ce n'était peut être pas normal. Cela dit, Sara n'était pas la gérante de ce groupe et elle n'était pas assez folle pour cafter quand on avait H dans ses relations proches. Ici dans le cas, il était son capitaine, et il avait plus d'impact sur elle par rapport à l'Elite qu'une autre personne. Cela dit, la lionne voulait sortir du rôle mouton, elle n'en était pas un, ne voulait pas en être un... chaud chaud tout ça. Elle suivit le regard de Mercurius pour tomber sur Ariana. C'était elle ? C'était bien le genre de la cousine, mais n'étant pas objective, Sara se retint de faire quelques suppositions. À vrai dire, elle avait un doute là dessus, mais la haine pour Bedan faisait baisser toute compassion possible... Aussi, elle ne regarda pas plus longtemps la Serpentard, ne préférant pas savoir ce qui pouvait s'être passé, même si elle espérait bien dans un futur proche savoir le fin mot de l'histoire. Qui sait, peut être n'avait-elle rien fait du tout.

Arrivait la fin du discours, avec lui quelques exécution. Bizarrement, c'était devenu une habitude à Poudlard de faire crever des élèves devant tous les autres histoires de les... de les quoi d'ailleurs ? Sensibiliser ? Une nouvelle fois, si c'était ça le but recherché, ça ne marchait pas sur la Gryffondor. Elle avait défoncé un gars comme ça avec des sorts de sang et presque battu un démon, il en fallait plus pour choquer une gamine qui étudiait avec Mike Witcher. Mais ce n'était que ses affaires. Elle avait vraiment hâte de le retrouver celui là aussi. Les vacances se faisaient de plus en plus ressentir à chaque minutes qui passaient, ce qui avait un goût de normalité. Comme quoi, tout n'avait pas déserté Poudlard.
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MessageSujet: Re: Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT Dim 7 Juil - 14:13

Enfin! L'année se terminait enfin et Tally lança un soupir de soulagement, il avait été insupportable de ne rien dire cette année, alors qu'elle mourrait d'envie de répliquer a chaque nouvelle attaque des autres élèves sur leurs camarades qu’ils se croyaient bon de juger. Qui étaient-ils pour décider de qui faisait le bien et le mal? Rien ne s'était passé de travers et elle songea avec bonheur que demain elle serait de retour chez elle, en France, loin de la guerre et  des problèmes, avec ses vraies amies à s'amuser. Cette année n'avait été que trop longue, des cours ennuyants, des menaces à peine voilées et des élèves plus méfiants que jamais. Même les professeurs semblaient sur leur garde.
L’été s’annonçait bon et le simple fait de revoir sa petite sœur l’enthousiasmait, bien sûr, il y avait toujours son frère et sa mère, mais ils ne pouvaient rien lui faire, non ? C’était censé être sa famille. Censé.

Quand Eris Valverde rentra dans la pièce, certains élèves frissonnèrent, attention ! Tally n’avait pas peur. Disons qu’elle n’était pas rassuré, en même temps qui était rassurer par la présence de cet homme, qui pouvait prétendre lui faire conscience ? Personne. Il déclama son discours, il parlait de sang, de guerre, de morts. Quel était son but, les faire fuir en courant ? Puis dix élèves firent leur entrée, enchainés, et Tally ne put s’empêcher de retenir son souffle. Il n’allait quand même pas… En fait, elle ne voyait même pas pourquoi elle s’étonnait encore, c’était presque devenue monnaie courante, et c’était aussi désolant chez certains élèves que normal pour les autres. Toujours la même chose, le purisme c’est bien, ne vous rebellez pas et la magie est puissante. Si un des élèves n’avait pas retenu, il devait avoir un sérieux problème. D’après Valverde, des élèves avait assuré leur sécurité, comme c’est gentil, mais sécurité sonnait faux, comment croire en la sécurité. L’Elite, alors ce que disaient certains élèves était vrai ? Cette Elite existait, peu importe, tant que ça ne la concernait pas directement.

Sa famille était majoritairement des bourgeois purisme, et même si sa mère avait fait quelques erreur, elle faisait toujours parti de la famille, et si une sécurité très relative existe bel et bien dans cette guerre, elle est du mauvais côté. Elle voulait simplement vivre, quoi de plus normal ? Rectification, elle souhaitait survivre, voilà, c’était ça le mot juste. Après tout, une famille reste aussi imprévisible que superficielle en tant de guerre, et on ne peut compter que sur soi. Et sur le seigneur des ténèbres, d’après ce que disait Valvedre. Mais si c’était son avis, ce n’était pas celui de Tally, qui défendre ? Les hors la loi ? Ils tues et massacres pour leur survie, des égoïstes mal organisés. La puissance au pouvoir ? Elle tue plus des siens que ses ennemis. Les neutres ? Pas si neutres que ça…

Malgré toutes ses espérances, elle savait que l’année prochaine allait être  plus dure que celle-ci, si c’était possible. Si elle faisait comme cette année, elle ne devrait pas avoir d’ennuis, les autres étaient maintenant trop occupés a penser à eux pour penser aux autres, et comme la méfiance et la méchanceté redoublaient d’intensité, il n’y aurait bientôt plus que trois sortes d’élèves : les rebelles, les pro-puristes et les moutons, qui suivaient aveuglement la force majeure. Celle au pouvoir. Reste à savoir ou se placer.

A la fin du discours, elle plongea dans la masse des élèves, après tout, à quoi bon essayer de résister, ils finiraient tous tôt ou tard entrainez dans cette guerre, et quand ce serait le cas, elle espérait fortement avoir la nationalité française, Lâche ? Non. Réaliste, pourquoi choisir un camp quand on peut-être spectateur.

Être rusé, voila le mot d’ordre.
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Courte tâche! La tombe attend - elle est avide! || EVENT

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