POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur.

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John Mulciber


MessageSujet: Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur. Dim 7 Juil - 18:34

Le retour de John Mulciber au Ministère de la Magie se fit sans tambour ni trompette. Le ministre ne souhaitait pas vraiment faire de vagues. Officiellement, il ne revenait pas d'une capture en Irlande, personne n'avait songé à dire ça, c'était du plus mauvais effet dans la presse, il venait juste de terminer un long voyage avec le directeur de la Coopération Internationale. Un long voyage, ouais, songea John avec amusement. Un très très long même. On le disait changé. John s'était laissé une semaine après sa visite au Maitre et son retour de son voyage, où il avait vu des amis, quelques collègues, surtout de la famille. Il n'était pas allé aux différentes fêtes données par les familles prestigieuses de sang purs, brillant par son absence. De toute façon, moi et les fêtes...John n'aimait guère ces rassemblements hypocrites, et il n'appréciait d'y voir que peu de gens. Enfin peu importait réellement. Ceux qui l'avaient vu s'accordaient tous sur le point qu'il n'était plus tout à fait le même homme. Oh, rien de flagrant. Des cheveux plus noirs, un nez plus droit, comme s'il n'avait jamais été cassé. John faisait ses cinquante et un ans, mais il semblait en bonne forme, contrairement à avant. Ceux qui savaient pour l'Irlande n'en revenaient pas.

Mais le plus flagrant, c'était ses yeux. Sages et tranquilles, verts. Ses yeux là revenaient de très loin, aussi bien dans l'espace que dans le temps, et traduisaient une personnalité différente.  Et pour cause. John restait le même homme : rancunier, dur, froid, sans doute fou, prompt à pardonner et à l'indulgence, toujours aussi extrême, mais il semblait plus disposé à l'écoute, plus à réfléchir. L'impulsivité ne faisait plus partie de son caractère. Il regardait son monde avec calme, voir même avec une certaine bienveillance. Oh, il ne faut pas s'y tromper, je tue celui qui tente de s'en prendre au régime, après lui avoir fait bouffer ses tripes. Mais il semblait avoir plus d'expérience, plus de clémence, plus d'écoute. On l'écoutait : il parlait moins, par phrases courtes mais ouvertes, mais il se dégageait de John Mulciber une autre présence. C'est moi, mais à la fois quelqu'un d'autre, l'héritage de Martell et les connaissances du Millénaire. Il semblait plus triste, plus grave aussi, tellement plus vieux alors qu'il faisait bien plus jeune, mais il souriait aussi d'un sourire qu'on avait lorsqu'on sait ce qu'est le bonheur, un bonheur grave qu'on ne comprenait souvent que très tard, à l'hiver de sa vie. Mais je vais vivre, oui, vivre encore longtemps.

Il transplana donc le matin de son retour directement au Ministère. Son secrétariat l'avait annoncé, il ne s'y était pas opposé. C'était selon John la meilleure décision à prendre, le peuple s'inquiétait et bientôt on dirait qu'il était mort, comme Scofield ou Malefoy. Ca n'arrivera pas, on ne se débarasse pas de moi aussi facilement que ça. C'est donc un John Mulciber assez tranquille qui traversa l'atrium, assailli de questions par les journalistes. Où était-il, que faisait-il, allait-il mettre en place une nouvelle politique avec la nomination de Mike Witcher à l'Ordre Nouveau, toutes des questions qui ne les concernaient pas.

« Mon engagement est le même qu'avant mon départ. Je suis Ministre au nom du Peuple et du Seigneur des Ténèbres et pour le Purisme, j'oeuvre pour la Gloire de la Sorcellerie, rien ne change et ne changera jamais. Je travaillerais avec qui il faudra pour arriver aux résultats attendus et pour défendre ce pays et ses habitants. Ce sera tout. Je vous remercie. »

Il monta ensuite à son bureau où Fearbody, toujours aussi incompétent et peureux, mais toujours aussi fidèle lui annonça ses rendez vous à venir. Me revoilà avec une masse de travail impressionnante. Mais cela ne déplaisait pas à John, il détestait l'oisiveté ; C'était un hyperactif de nature, et rien ne le changerait sur ce plan là. Hilliker vint le voir : la guerre était sur le point de se terminer, et le Maitre lui assignait une mission en Russie. John le remercia pour le travail fourni en tant que conseiller : maintenant il faudrait en nommer un autre. Il songea un peu à la question en notant différents noms puis laissa cette histoire de coté pour l'instant. Il savait qui il voulait, on verrait ça plus tard. Il faut que je vois Eccleston et Crow. Et Mike aussi...la nomination de son cousin à l'Ordre Nouveau signifiait pour John une chance de changer ses relations avec l'Intendance, d'arriver à une union plus correcte.

J'ai été indigne avec beaucoup de gens et je doute qu'ils me le pardonnent. John voyait très clairement les erreurs qu'il avait faites auparavant et savait comment faire pour ne pas les recommencer. Valverde avait été nommé à Poudlard, qui était passée sous l'Intendance, à ce qu'il semblait. C'était une bonne chose, selon Mulciber, car le mangemort trouvait particulièrement ridicule de rattacher une école située en Ecosse et accueillant des élèves britanniques à la tutelle du Ministère Anglais. Il faudra une alliance, il faudra changer ce que j'ai fait, si c'est encore possible ; Il connaissait bien Valverde, et savait qu'il faudrait du temps pour lui faire entendre raison, Eris n'étant pas d'un caractère facile. Cela dit, je ne le suis pas non plus...

A ce moment là, justement, Anthony Fearbody annonça Eris Valverde. John se leva pour accueillir le vieil Inquisiteur de Poudlard :

« Eris. Ravi de vous revoir ici. Asseyez vous, asseyez vous...Je ne vous ai pas remercié pour l'Irlande, alors merci. »

Le pire était qu'il était sincère : l'ancien John Mulciber n'aurait remercié personne. Il ne proposa pas à Eris un rafraichissement, lui même avait arrêté de boire et de fumer, soudainement, comme ça, après son retour, et ne conservait plus d'alcool ni de tabac dans son bureau. Il attendait à présent de savoir ce que lui valait cette visite.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur. Dim 7 Juil - 19:31

Poudlard.
Le lieu était désert. Plus d'une semaine que les élèves étaient partis en vacances. De longues et grandes vacances qui les calmeraient et qui viendraient ici pour installer avec plus de certitude et de confort la politique du nouvel Inquisiteur.
Le château respirait la fraîcheur. Un tel lieu ne prenait jamais la chaleur, c'était surement là ce qu'il y avait de plus étrange. Les cours étaient vides, les couloirs ne résonnaient de rien et les fantômes étaient rentrés dans leurs songes les plus ténébreux. L'activité était souterraine, comme si d'antiques et mythologiques nains travaillaient à trouver sous Poudlard des mines d'or et d'argent promptes à la gloire de la Sorcellerie.
Le Département des Mystères n'avait pas retiré ses sept Langues-de-Plombs. Au contraire, treize autres des Ministère Ecossais et Gallois s'étaient joints à la partie. Poudlard était encore plus surveillé, comme une caserne où le moindre éternuement est vu, entendu et analysé.
Dans les cuisines et les salles de cours, les elfes de maison s'affairaient à reluire l'école de luxure et de beauté. L'année avait été éprouvante et l'on réparait quelques parties que le château n'arrivait pas à réparer lui-même.
Il ne restait presque plus de professeurs. Ils avaient été renvoyés, ou avaient fait le choix de prendre un autre chemin. Seules Green et Aldureen étaient encore là. Paradoxalement, la nouveauté et l'ancienneté. Celle qui avait soutenue l'ère LeeRoy et celle qui avait toujours voué un culte à la nouvelle Inquisition.

Tout en haut de la plus haute tour du château, installé dans trois tourelles de taille similaire, le bureau de l'Inquisiteur de Poudlard.
Le jour pointait le bout de son nez sur la célèbre école de Sorcellerie. La lune et le soleil se vouaient encore un combat sans pitié. Tournées en plein Nord, les trois tourelles n'avaient, pour le moment, accueilli presque aucun rayon de soleil.
Le bureau de l'Inquisiteur était plongé dans un calme froid. Le lustre importé du Ministère de la Magie laissait entrevoir une forte lumière dans la deuxième tourelle, celle où l'Inquisiteur travaillait la plupart du temps dans la mesure où sa table de travail y était installée.
Rien ne rappelait les anciennes directions, si ce n'étaient que les murs. Ces trois tourelles, ces trois niveaux de travail.
Le nouvel Inquisiteur avait tout fait venir du Ministère et de Gaydon. Aussi trouvait on désormais, posés sur un sol non plus de pierre mais de parquet fin et travaillé, des meubles sombres. Dans la première des trois tourelles, les vitrines de Dumbledore avaient laissé place aux immenses bibliothèques de Valverde. Sombres, remplies de livres et de dossiers, elles montaient haut, remplaçant la surface des murs qu'occupaient auparavant les portraits d'anciens directeurs. Il ne restait plus que ceux de Rogue et Brom. Une table de réunion rectangulaire se proposait au propriétaire des lieux et deux fauteuils étaient placés devant la cheminée de pierre, comme au Ministère.

Le vieil homme travaillait derrière son bureau. Non pas le célèbre bureau des Directeurs de Poudlard, mais le même bureau qu'à l'Ordre Nouveau. Tout le mobilier était changé. Tout était désormais à l'image du Mangemort politicien.
Comme d'habitude, une pile de dossier à gauche, une pile de livres à droite, et une plume tenue par une main vieillie par les âges, qui griffonnaient rapidement des notes sur une feuille de parchemin, au centre.
L'Inquisiteur de Poudlard était concentré dans son travail. De fines lunettes posées sur le nez, son regard froid parcourrait ses notes à la vitesse de sa main qui s'appliquait à les poser sur le papier.
La journée commençait tout juste pour Valverde. Ou se terminait-elle?
Quoiqu'il en soit, il était déjà arrivé à Poudlard. Il avait, en effet, fait le choix de ne pas résider dans le château et avait installé une armoire à disparaître qui reliait Gaydon à l'école de Sorcellerie.
Les deux heures de coutume prévues pour le traitement des affaires de l'Ordre Nouveau étaient maintenant réservées au travail de l'Education et de la Jeunesse à travers l'Intendance. Il répondait donc aux courriers des dirigeants, préparait des annonces et interventions médiatiques, discours, rencontrait des dirigeants puristes pour parler de l'avenir de la Jeunesse. Car Valverde n'était pas un simple directeur d'Ecole. Si Voldemort l'avait mis à ce poste, et si Poudlard était désormais Ecole de l'Intendance, c'était pour donner à Valverde le pouvoir politique sur toute la Jeunesse de l'Intendance. Il représentait désormais la Jeunesse, comme il représentait auparavant la traque du Sang Impur à l'Ordre Nouveau.
Cependant, huit heures n'avaient pas encore sonnées. Le matin n'était pas encore levé. Et si Valverde était arrivé si tôt à Poudlard, c'était pour une raison précise.

On frappa à la porte de l'Inquisiteur.
Quelques minutes plus tard, Valverde se retrouvait avec deux hommes devant son bureau, assis. Deux hommes à l'allure normale et totalement banale.

« Je souhaite que dès cet été, les Langues-de-Plombs travaillent à la surveillance des rapports entre les élèves de Poudlard. C'est un projet approuvé par l'Intendance, donc par votre trois Départements. La voix de Valverde était calme, à l'image de cette matinée qui s'éveillait peu à peu. Toutefois, on sentait dans sa voix une froideur profonde, inoubliée et dérangeante. Son regard observait froidement et scrupuleusement les deux Langues-de-plombs. Aussi, vous travaillerez à éloigner les êtres qui se rapprocheraient par affinités. Les premières, deuxièmes et troisièmes années devront donc être éloignés les uns des autres, de façon à ce qu'ils ne pensent qu'au Purisme et à leur scolarité. »

L'Inquisiteur de Poudlard continua durant trois heures cette conversation. Le tout était finement travaillé, de façon à ce que les affinités échouent et que le bien commun triomphe. Et dès cet été, les élèves seraient surveillés.
Sans même s'en rendre compte.
Trop longtemps le laxisme de LeeRoy avait ruiné les efforts du Seigneur des Ténèbres et du Purisme. Il fallait que les jeunes Sorciers se réorientent consciemment et inconsciemment vers le Purisme.

Valverde avait ensuite eu une réunion avec Selwyn et quelques représentants à Poudlard. Lecture de rapports de sécurité.
Onze heure sonna.  

« Neeson, vous avez veillé à prendre rendez-vous avec Mulciber?

— Oui, Monsieur l'Inquisiteur. Il vous attend pour onze heure et quart.

Et n'est pas venue l'idée à votre brillant cerveau de me prévenir avec un peu moins de retard?

— C'est-à-dire que... je n'ai pas... vraiment... je veux dire... je pensais...

Ne vous mentez pas à vous-même Neeson, vous êtes ridicule. Le jour où une pensée finement construite éclora dans votre boîte crânienne, nous pourrons fêter la nomination de Weasley au poste d'Intendant. »

Quelques minutes plus tard, Valverde se retrouvait dans l'Atrium du Ministère de la Magie.
Il n'était pas revenu sur les lieux depuis son départ de l'Ordre Nouveau. Il était cependant toujours connu.
Arborant une robe couleur argent et un manteau sans-manches rouge-sang, l'Inquisiteur de Poudlard traversa la célèbre entrée du Ministère de son pas mesuré et calme. Certains regards le fixèrent, des journalistes le prirent en photo, juste le temps pour lui d'entrer dans le hall circulaire aux multiples ascenseurs.
Il pénétra dans l'un d'eux, seul qui le mena au plus haut étage du bureaucratique immeuble.

« Monsieur l'Inquisiteur, vous êtes à l'heure pour votre rendez-vous, Monsieur Mulcib...

Je sais lire l'heure, je vous remercie. »

La conversation entre Valverde et le secrétaire du Ministre fut courte et radicalement froide.
Ceci n'empêcha pas l'incapable d'annoncer l'ancien Directeur de l'Ordre Nouveau.
Valverde pénétra dans le lieu de travail de Mulciber.

Une étrange sensation se fit sentir en lui -du moins, du peu qu'il pouvait encore ressentir de sensations. Une sensible liberté d'expression, de pensée. Le vieil homme n'était désormais plus là pour conseiller Mulciber et tenter d'allier l'Ordre Nouveau au Ministère Anglais, comme il en fut le cas à sa création.

L'Inquisiteur s'installa et écouta Mulciber parler.

« Le Purisme dépendait de votre survie. Et nous dépendons tous du Purisme. »

Froid, mesuré, calme. Tel le coup de glace qui vient briser les certitudes, les acquis et les préjugés.
Valverde n'avait rien perdu de son calme, de ce sens de l'observation perceptible dans ce regard noir et froid. Rien n'avait changé. Il était toujours ce politicien prêt à tout pour faire triompher le Purisme. Fin connaisseur des méthodes politiques qui permettent les victoires des idéologies.

« Comme vous le savez surement, la Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste se tiendra le vint-cinq juillet à Manchester. J'ai fait part au Département de la Justice Magique des plans de sécurité et d'organisation. Eccleston m'a assuré du bon déroulement de la Conférence. Je voulais donc vous faire part de ma satisfaction vis à vis de votre nouveau Directeur du Département de la Justice Magique. »

Valverde était comme un Directeur de Département chargé de l'Education et de la Jeunesse. Il présiderait la Conférence, à Manchester. Aussi, avait-il tout organisé seul, autonome. Comme de coutume, les services de Sécurité du Ministère Anglais avaient été mis au courant, mais le vieil homme, dont l'institution qu'il dirigeait désormais dépendait de l'Intendance, contrôlait d'une main habile les événements relatifs à la Jeunesse.

« Poudlard est sortie de la crise qu'a provoquée LeeRoy. Toutefois, il est inutile de préciser que la Jeunesse ne peut se reposer sur aucun laurier. J'ai pour projet l'ouverture d'un camp de travail pour enfants. Ce camp aura pour objectif premier la crainte chez nos élèves. A un terme plus lointain, les plus bourbistes d'entre-eux permettraient la création de ressources économiques qui viseraient à la production de matériel de guerre et de défense. Trois camps prendraient naissance dans l'Intendance, dont un, en Angleterre. Il me faut donc l'accord du Ministère de la Magie Anglais. »

Une telle prise de parole avait révélé que Valverde n'avait rien perdu de son influence politique. Il était certes à la tête d'une Ecole, mais il construisait peu à un peu une vaste entreprise d'Education de la Jeunesse.
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John Mulciber


MessageSujet: Re: Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur. Mar 9 Juil - 13:52


Sait-on vraiment jamais qui sont ses alliés ? John en doutait. Il n'y avait que très peu de gens à qui il faisait confiance...c'était le défaut d'être paranoiaque, croire que tout le monde lui voulait du mal, ou tout du moins c'est ce qu'il pensait avant. Avant de rencontrer Martell. Ce n'était pas le cas pour lui. Il repensait encore à cet homme tranquille, qui avait pris plus de coups dans la vie que n'importe qui et qui continuait pourtant. Et il y a des jours où je perds ma foi, parce-que cet homme n'était pas bon, il était grand. Il disait que la douleur n'existait pas vraiment, qu'on pouvait la dépasser, et détruire la rage.Et il expliquait, ouais il disait quelque chose comme ça, de prendre la rage et d'en faire quelque chose. Quoi, peu importait, mais la rage ne devait pas contrôler l'homme, c'est lui qui devait s'en servir. La canaliser et la soumettre. La colère disparaissait de chez John Mulciber pour laisser place à la force, une force puissante capable de renverser des montagnes, une énergie à mettre en œuvre pour le purisme, et rien de plus.

Pourquoi vouloir mourir alors qu'il était vivant ? Parce que c'est comme ça. Parce que c'est drôle. Parce qu'on est jamais plus en vie que lorsqu'on tue quelqu'un,  parce que mourir est un risque à courir pour se sentir vraiment bien, vraiment vivant, pour ne pas passer sa vie à se dire qu'on regrette, à mourir comme on est venu au monde, insatisfait et seul. On ne pouvait pas espèrer mieux, une vie heureuse et simple, sans aucun souci, ça n'existait pas. On est voué à l'échec, le seul moyen de s'en sortir, c'est de décider par soi même de l'être. L'espoir, c'est rien. Demain ne sera pas meilleur parce que c'est demain, demain sera exactement la même chose qu'aujourd'hui si on se contente d'attendre. John prenait sa vie en main, il décidait par lui même, comme toujours, cela n'avait jamais changé, au moins cela. Et Martell l'y avait encore plus aidé.

John regardait Eris Valverde avec un brin de pitié, finalement, car ses yeux là, il les connaissait mieux que quiconque, ils n'étaient pas différents de ceux de Denis, si pâles et si froids. Ces yeux là ne voyaient rien, mis à part un passé révolu depuis longtemps, et si Martell avait réussi à s'en sortir, à traverser le temps, ce n'était pas exactement le cas de l'Inquisiteur de Poudlard. La froideur était là, John le savait, il la voyait, et il la comprenait autrement. Qui avez vous perdu, Valverde ? Et depuis combien de temps portez vous ce fardeau là ? Le vieil homme ne l'avouerait jamais et John ne chercherait pas non plus à demander, il se heurterait à un mur. Les gens n'avouaient pas qu'ils avaient mal, jamais. Et peut-être même ne le comprenaient ils pas, il fallait beaucoup de temps pour s'apercevoir de ça. On ne se souvenait pas, on formait une barrière, ça faisait trop mal de savoir. La vie cognait, on avait pas les armes pour résister, alors on abandonnait tout. Larguez les amarres, il ne me reste rien, plus rien au monde, mis à part ce en quoi je crois. Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé, porte le soleil noir de ma mélancolie. De Nerval avait raison parfois, et John ne reconnaissait pas souvent à des moldus le fait de ne pas se planter.

Dans le fond, oui, il avait pitié d'Eris Valverde, pitié de cet homme à qui il ne restait que le purisme.  John croyait qu'il ne lui restait rien à lui, qu'à vivre et mourir, mais il savait que c'était faux. Et il ne le regrettait pas.

« Il n'y a pas de fin, John. Tout cela, ce n'est qu'un commencement.
-Si vous le dites, Martell.
-Je te trouve cynique, John. Es-tu heureux, dans ton monde, au moins ?
-Non. Personne ne m'a jamais appris à l'être.
-Il n'y a pas besoin d'apprendre...
-Quand bien même, il faut de tout pour faire un monde. »


J'avais tort, et lui avait raison. Fou que j'étais, fou.  Je change. Peut-être pas en bien. John n'en savait rien, il ne réfléchissait pas en ces termes, mais il savait qu'il changeait. Le monde, il commençait enfin à le comprendre, seul, sans démon, et avec les connaissances de Martell et du Millénaire. Mon monde est mort, celui que je croyais être le mien, plein de sang et de batailles,et celui ci est mille fois plus vivant. Comment croire que c'est encore le même ?

« Il ne faut pas de tout pour faire un monde, John ; il faut du bonheur et rien d'autre. »

Peut-être avait il enfin vu, enfin compris qu'il n'y avait pas besoin de se déchirer. Le mot ami, John n'en comprenait que moyennement le sens, mais le mot allié semblait prendre forme. Plus disposé à l'écoute, il notait attentivement ce qu'on lui disait, comparait avec ce qu'il savait. Une certaine forme de réserve, de gravité, d'humilité aussi, apparaissaient chez lui, et John Mulciber devenait sage, peu à peu, regardant son monde en étant content d'y être et heureux d'oeuvrer pour lui. Il se servirait de la colère pour sauver ce monde là, pour écraser impitoyablement ses ennemis, car rien ne pouvait vaincre l'édifice du purisme. Peu de gens le comprendraient, mais il s'en foutait. Que m'importe les gens et leurs idées fermées et fixes. Lui changeait, et si les autres ne pouvaient pas le faire alors John les cataloguaient comme minable.

Bien sur, il s'y attendait, Eris n'avait pas fait ça pour lui. Curieux comme l'argument que je sers le purisme même si lui me désapprouve revient souvent...Mais c'était une forme d'intelligence, intelligence que lui n'avait pas eu avant, qui prouvait l'engagement de Valverde. Ah, oui, tiens, la conférence internationale de la Jeunesse Puriste. Bien du courage à vous, Valverde, moi autant de gosses, je péterais un plomb. La patience n'était pas le fort de John.

« J'ai cru comprendre, oui. Il sera d'ailleurs confirmé dans cette fonction très prochainement. »

Et Crow nommé conseiller. John voulait un Ministère radical, car avec Witcher à la tête de l'Ordre Nouveau et la Justice Magique en fer de lance du Ministère, John pouvait espérer l'union, et cesser de perdre du temps en querelles internes. Il écouta ensuite les demandes de l'Inquisiteur. Puis il attrapa un formulaire dans un tiroir de son bureau :

« Fort bien, auquel cas, avez vous une idée précise du lieu ? Il me  faudrait également les mesures de sécurités que vous comptez mettre en place. Je sais que Poudlard a désormais un service de sécurité de qualité, mais cela sera-t-il suffisant si trois camps sont établis ? »
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur. Mer 10 Juil - 12:30

Valverde observait.
Il se retrouvait de nouveau devant John Mulciber, désormais célèbre Ministre de la Magie. Tous étaient presque partis. Menroth, Jugson, De Saint-Clair et Valverde. Ces grandes figures politiques du purisme, chacun avait désormais suivi sa route.
Mais il était intéressant d'étudier les cas Valverde et de Saint-Clair. Jugson était mort, du moins, aux yeux des Mangemorts qui ne le considéraient plus que comme un cadavre à faire disparaître au plus vite. Menroth était mort. Mais il restait les deux autres. Le Mangemort Politicien et le jeune français.
A eux deux, ils prouvaient avec finesse qu'il n'était pas obligatoirement nécessaire de posséder une fonction pour avoir de l'influence. Valverde dirigeait Poudlard. Grande et belle fonction qui était surement plus prestigieuse sinon autant que celle de Directeur du Département de l'Ordre Nouveau. Poudlard était devenue une institution de l'Intendance, tel un Département chargé de la Jeunesse et de l'Education. La fonction ne semblait pas politique, mais l'homme l'était. C'était tout autre chose. Et cela s'étendait sur bien plus qu'on ne le croyait.
Face à lui, John Mulciber qui traînait encore avec lui le fidèle Crow, le mystérieux Eccleston et bientôt le sans-histoires Witcher. Les choses étaient presque monotones, sans remous. Et pourtant, les personnalités étaient présentes. Mulciber avait passé vents et marées, même s'il n'avait pas évolué dans son poste. Il restait toujours le Ministre de la Magie d'Angleterre, surement désormais l'un des plus long que connaisse l'Angleterre Magique.

Valverde était un homme du silence, un homme de l'ombre. Et ce départ de l'Ordre Nouveau le prouvait encore plus. Il n'avait que faire de rester sous les feux des projecteurs, sous l'attention des médias.
Il continuerait, évidemment, à faire des discours. A Eduquer la Sorcellerie Jeune. C'était sa mission.
Mais à Poudlard, les choses seraient plus proches, plus contenues. Moins officielles. La Jeunesse de l'Intendance serait sous ses yeux à n'importe quel moment. Qu'ils le cherchent ou non. Ils étaient observés en tout lieu et à tout moment. C'était donc une mission plus officieuse, moins lumineuse, moins écoutée. Mais elle restait présente. Et bientôt, la Jeunesse de Poudlard serait reconnaissante envers l'Inquisiteur. Certes les moments étaient plus difficiles. Deux années de laxisme de LeeRoy n'avaient strictement rien arrangées. Et ils ne savaient pas qu'elle avait eu des contacts avec la résistance. Non, les choses étaient toute autre.
Ils en voudraient à Valverde, puis s'habitueraient à la nouvelle Inquisition. Et plus tard, ils en seraient reconnaissants. Le vieil homme le savait pertinemment.
Personne ne s'était rué pour prendre la direction de Poudlard. Etrangement, les Mangemorts et autres dirigeants puristes étaient devenus des élèves après une grave faute. On n'entendait plus rien, on ne voyait plus personne. Chacun faisant comme si les choses étaient d'un naturel habituel et d'une coutume honnête. Ils ne s'étaient pas occupés de Poudlard.
Brom avait fait appel à Valverde. Valverde avait répondu à cette appel. Une fois de plus, il n'avait pas couru après un poste en particulier. Il avait été nommé par Voldemort.

Poudlard était surveillé par un service de Sécurité accru. Vingt langues-de-plombs seraient continuellement présents dès Septembre. Les élèves apprendraient, malgré ce qu'ils pensaient, à vivre Puriste. La Sorcellerie était une cause bien plus essentielle et importante que les intérêts personnels des adolescents.
Ces derniers vivaient avec extrême. Les choses n'avaient pas le même rapport avec les adultes. Aussi, Valverde avait-il mis au point un système qui laisserait à ces élèves le loisir de vivre les choses pleinement, avec la sensation de le faire dans le plus extrême des cas. Mais il en serait tout autre. Malgré eux, ils apprendraient les valeurs du Purisme et Poudlard deviendrait une véritable Ecole de Sorcellerie.
Le lieu était encore empreint de ton passé. C'était presque terrifiant à voir. Le spectre de Dumbledore et des siens serait perpétuellement présent. Il n'y avait plus aucun doute. Mais il fallait apprendre à cette Jeunesse l'art de vivre en honorant la Magie. Les choses étaient bien plus complexes qu'on ne le pensait.
A l'Ordre Nouveau, Valverde éduquait le peuple. Le peuple s'étendait dans les trois pays de l'Intendance.
A Poudlard, il éduquait la jeunesse de l'Intendance qui dès Septembre 2005, aurait l'obligation de se rendre uniquement à Poudlard. Ainsi, il aurait sous sa tutelle tous les jeunes Sorciers. Il pourrait les voir avec plus de précision et de proximité. Aussi, tout était à double tranchant. Le bon et le mauvais de la situation.

« Le Service de Sécurité de Poudlard ne peut aller ailleurs que dans le domaine complet de Poudlard. Aussi, la création de nouveaux emplois dans l'Intendance pourrait être profitable à la création de ces trois camps. L'Irlande est sur le point de tomber et il y aura obligatoirement des Sorciers qui demanderont du travail. Nous pourrons les mélanger à d'autres dans la surveillance de ces camps. La cause ne concerne pas que Poudlard, même si j'en superviserai le projet puisqu'il est relatif à l'Education de la Jeunesse Puriste. Elle concerne le Purisme complet. Il y aura un lien étroit de sens avec la Commission de Sécurité. Valverde marqua un temps. On remarquait qu'il maîtrisait ses dossiers et les projets relatifs à sa nouvelle mission. Ceux, et j'entends ici les jeunes sorciers, qui auront un comportement qui mettrait en péril la sécurité du Régime, de part notamment une loyauté douteuse voire inexistante, seront envoyés pour y travailler. Le politique et philosophe Thomas More y a réfléchi lui-même. Il explique dans son Utopia que les hommes seront bien plus facilement contrôlables une fois la faute établie que si on réduit leur statut libre en statut d'esclave. Il en sera ainsi pour les élèves de l'Intendance qui ne se plient pas au Purisme. Ils vivront pour le Purisme, mais sans aucun statut humain digne de ce nom. Ils passeront la vie à courber l'échine, afin de donner au Purisme ce qu'ils ont auparavant refusé de donner de leur plein gré. »

Thomas More avait des liens avec la Sorcellerie. C'était un des sujets principal de réflexion d'Université de Magie.
Valverde y avait travaillé et avait intitulé son doctorat de cette manière: "Le politologue Thomas More: entre Sorcellerie et réalité sociale".
Sa thèse t n'avait pas été accepté à l'Université de Dublin. Trop puriste aux yeux de cette piètre institution puriste. Il avait du attendre l'avènement du Purisme pour la faire de nouveau valider par les institutions de recherches universitaires magiques.
Valverde y avait appris beaucoup de choses, notamment sur le comportement humain quand on modifie son statut. Le philosophe avait développé l'idée selon laquelle donner la mort à un voleur et à un assassin ne ferait qu'accroître le meurtre. Le maraud n'aurait donc plus de scrupules à tuer, en sachant que s'il ne se contentait que d'un simple vol, il risquait d'être dénoncé par le volé et mourir. Tandis que mort et volé, la personne ne pourrait rien. Le tout final n'aurait que cette conclusion: la croissance des meurtres. Pour y remédier, More avait alors rappelé le système esclavagiste, qui voulait la mise en place de statuts humains: esclaves, citoyens et autres. En réduisant l'être à un état d'esclave, il faisait en sorte de le garder en vie mais dans une existence misérable sans pour autant perdre du profit pour les finances de l'état.

Valverde ferait la même chose. La mort avait été jusqu'aux vacances une terrible menace. Mais trop extrême pour être durable. Les élèves finiraient pas se révolter, car la méthode du vieil homme ne faisait qu'égaler celle de LeeRoy: deux extrêmes. Le laxisme et l'autoritarisme.
Désormais, les élèves auraient peur de perdre un statut de sorcier. Ils finiraient leur vie dans des camps de travail, maintenus en vis jusqu'à leur plus inacceptable vieillesse. Ils perdraient toute considération humaine et ne finiraient que par travailler, travailler, travailler. Rembourser le tribu dû à la Sorcellerie et au Purisme.

« Nous sommes en temps de paix interne. La menace et la punition par la mort a assez duré à Poudlard. J'ai mis ce système en place, afin de bloquer la crise débutée à Poudlard. Mais à la rentrée de Septembre, les élèves auront plus de liberté. Du moins, ils auront plus la conscience de vivre pour le Purisme. Leur liberté se résumera au Purisme. Ils ne pourront plus rien faire d'autre que vivre par le Purisme. Auquel cas, s'ils refusent ce statut, ils perdront leur liberté. Mais ils ne perdront rien quant aux objectifs de leur existence: ils continueront à vivre pour le Purisme. Les choses deviendront plus secrètes. Ils seront surveillés sans savoir à quels endroits précisément. Valverde parlait avec une froideur et un calme particulièrement terrifiant. Nous ne nous séparerons pas des punitions corporelles, qui passent aussi dans l'apprentissage de l'enfant. Mais la mort et l'emprisonnement ne seront plus aussi certains. Maintenir dans une vie misérable de travail est plus terrifiant pour eux que mourir avec du prétendu héroïsme. »

L'Inquisiteur de Poudlard avait gardé son regard dans celui de Mulciber.
Froideur, calme et maîtrise complète. Valverde était ainsi. Percer son mystère était quelque chose de sensiblement impossible. On ne pouvait aller au delà de cette froideur.
La souffrance était bien trop enterrée pour être visible. Bien trop lointaine et inconnue pour être sensible. Personne ne pouvait savoir.
Tout était profondément enfoui, rendant le vieil homme une statue de fer impressionnante et froide.
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MessageSujet: Re: Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur. Lun 15 Juil - 10:16


Il n'y avait que de moyen de gouverner. La crainte ou l'amour. John Mulciber le savait, c'était un fait qu'il assimilait depuis déjà bien longtemps, et qu'il avait vu en application avec Martell. Capable de faire les deux...mais dans le fond, qu'est-ce qui marche le mieux ? La crainte ou l'amour ? Au final il répondait tout de même la loyauté ou la confiance, ce que John faisait depuis assez longtemps. Donnez aux gens ce qu'ils veulent et faites les croire qu'ils marchent pour eux mêmes, alors qu'ils marchent pour vous, ou pour l'idée que vous défendez. Il savait faire ça, Mulciber ne changeait pas sur ce point là. Mais le Ministre de la Magie se demandait si Eris Valverde ne venait pas d'inventer une troisième possibilité, une voie de garage qu'il hésitait réellement à approuver. Pourquoi ? Parce que c'est un mélange des deux, parce qu'on s'y paume...oh, dans les faits, ça pourrait marcher. Faire craindre la chute d'un coté et montrer monts et merveilles de l'autre ne laissait de toute façon pas énormément de marge de manœuvre aux élèves. Peut-être que sur le coup je suis moins radical, mais je n'aurais pas fait ça, après tout ce ne sont que des gosses...oui, certes, mais des gosses qui venaient de renverser LeeRoy. Même si ce n'était pas bien dur, Mulciber le savait, maintenant on ne rigolait plus. Sur un point au point on sera d'accord, Poudlard est à l'abandon depuis trop longtemps. On ne discernait plus l'ouvrage puriste, sous le lierre bourbiste qui commençait à se réinstaller, à revenir, en rampant insidieusement, en frappant là où on s'y attendait le moins. Mais John commençait à le savoir, le bourbisme fonctionnait comme ça.

De toute façon, les gosses sont désespérants. John n'aimait guère les enfants, il n'appréciait même pas réellement les siens, donc autant dire qu'il ne fallait pas s'attendre au moindre intérêt de sa part. Que Valverde les forme, qu'il le fasse, mais pas moi, moi ce que j'ai à leur apprendre ne leur plairait pas, s'ils arrivent même à le comprendre. Que leur dire ? Qu'ils viennent sur terre juste pour y répandre un peu d'amour et quelques cendres ? Surtout des cendres oui, d'ailleurs...C'est sans espoir. John ne pouvait rien pour eux, les vérités qu'il connaissait s'apprenaient par soit même. Sans l'espoir d'apprendre à leur apprendre à ne pas compter les heures qui s'enroulent et qui meurent, il ne pouvait réellement rien pour eux. Il faudra qu'ils apprennent à perdre, à encaisser. La révolution commençait avec nous, est-ce qu'elle se prolonge aujourd'hui ? Elle se prolongerait s'ils faisaient ce qu'ils fallait. Maintenir un Etat fort en constituant une nouvelle génération tout aussi forte, pour construire et continuer l'oeuvre puriste. Le choix n'était pas possible.

Mais tout de même, l'utilisation de gens à la loyauté douteuse souciait John. Non pas que l'idée soit mauvaise du point de la finance, mais l'un de ses adages favoris était morte la bête, mort le venin. Certes, la peine de mort ne fait pas forcément diminuer le taux de criminalité, mais si on les tues tous, le taux de criminalité frôle le zéro. Oui mais voilà, les criminels réapparaissaient toujours. Alors que faire ? Rester sur ses gardes, appliquer la solution Valverde, tuer tout le monde ? Mulciber penchait pour un mélange raisonnable des trois. Avec l'expérience, la méfiance lui apprenait que rester sur ses gardes permettait de rester en vie, que la paranoia était le moyen le plus sur de rester sur ses gardes. Tuer permettait d'éliminer les cas les plus désespérés, les cas ou l'on ne pouvait pas ne rien faire. Tuer permettait un cadrage. Montrer que non, on ne rigolait pas, on ne s'amusait pas, et que le régime ne tolérerait pas qu'on touche à la sorcellerie. John Mulciber sourit : la méthode de Valverde permettait de prendre le mal à la racine, puisqu'ils étaient jeunes, et d'éviter d'en arriver à cet extrême.

« La création de nouveaux emplois me paraît une condition sin equa non. Je vous laisse la théorie, je ne vais pas la contester, elle est juste. Mais sans nouveaux gardiens et surveillances ça ne marchera pas. S'ils sont déjà d'une loyauté douteuse, pour peu que l'autorité ne soit pas là dés le départ et qu'ils ne soient pas encore brisés, fatalement résolus à accepter leur condition d'esclaves, ils se révolteront. Je vous enverrais des hommes si vous mettez ça en place avant la fin de la guerre, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps. »

A chaque fois que nous le faisons nous cédons un pas aux bourbistes. Alors nous devons continuer, et marcher encore, à grands pas, sur une cadence militaire, jusqu'à ce que tout fonctionne de manière imparable. John parlait avec tranquillité et assurance. De lave en fusion, brulante et incendiaire, il était devenu roc, roc qui frappait avec brutalité lorsqu'il le fallait, mais qui possédait toute la force tranquille du rocher, inébranlable et sur, comme l'allié qui reste, malgré les erreurs et les tempêtes. Inébranlable. Insoumis, invaincu, intact. John Mulciber revenait d'Irlande et des confins d'un monde perdu. Si ça ne m'a pas tué, personne ne le fera. Il resterait là, et il défendrait le purisme. Ce que j'ai vécu ne me change pas...ou peut-être que si, John n'aurait peut-être pas eu la patience d'écouter l'inquisiteur de Poudlard avant.

« Pour Poudlard, en effet, c'est la meilleure solution, pour nous autres au Ministère, nous ne pouvons pas nous permettre d'utiliser des éléments vérolés. Il va falloir mener une campagne d'épuration au sein même du Ministère.  Nous avons des rapports inquiétants qui le prouvent. »

Il fallait justement que John voit Crow et Eccleston à ce sujet, il fallait qu'il leur en parle, car cette campagne d'épuration était basée non seulement sur une volonté d'arriver à un purisme extrème et au Ministère le plus efficace possible, mais elle était également motivée par les rapports que John avait reçu et qu'il devait débriefer avec les responsables du niveau deux. Il ne laisserait rien passer.

Rien.
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MessageSujet: Re: Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur. Mar 16 Juil - 17:09

Valverde n'était pas un Ministre, un Intendant ou un chef de gouvernement. Le vieil homme était de ceux qui éxécutent les ordres à une échelle assez haute et placée prestigieusement. Autrement dit, il avait été Directeur de Département et dirigeait désormais la célèbre école de Poudlard.
Le tout était glorifiant mais montrait que Valverde avait un champ de compétence bien précis et délimité. Bien qu'il ne soit pas bête et qu'au final, il aurait pu un jour devenir Ministre, il était bien mieux au poste d'Inquisiteur ou de Directeur de Département. Le Mangemort Politicien avait un sens particulièrement affiné de la logique. Ses observations sur le monde politique faisaient de lui un élément principal et nécessaire au développement de la bureaucratie Puriste.
Valverde n'était pas un dirigeant. C'était un exécutant, bien qu'il eut des fonctions de direction. Aussi, à Poudlard, sa mission n'était non pas de gouverner, mais d'éduquer. Tout comme il avait éduqué la population lorsqu'il se trouvait à l'Ordre Nouveau, il devait désormais diriger Poudlard dans l'unique objectif du Purisme. Voldemort était le dirigeant, représenté avec finesse et rigueur par son Intendant Léon Brom. Valverde exécutait les ordres. Et il s'agissait justement de rétablir le Purisme à Poudlard.
Tous les moyens étaient donc bons et à prendre.

L'Angleterre avait elle-même connu plusieurs phases. Valverde s'était instruit de cette expérience, avait lu des livres d'analyses et avait lui-même fondé son avis sur le Purisme en Angleterre depuis 1997.
Il y avait eu différentes phases, notamment celle de la répression policière et celle de la politique et de la paix. Ces deux phases principales avaient exactement la même ampleur à Poudlard.
La crise était présente dans la célèbre école. Aussi, les deux derniers mois de scolarité des élèves avaient été centrés sur la répression policière, tout comme cela avait été le cas dans l'Angleterre toute entière de 1998 à 2003.
A la rentrée, une nouvelle phase commencerait. Celle de la paix politique. Aussi, Valverde n'agirait pas en policier qui hurle bien plus qu'il ne le devrait. Les choses se feraient dans l'ombre. L'officiel serait glorieux, prestigieux, puriste. Tout comme au Ministère. Et tout comme dans cette immense institution, il faudrait supprimer un Malfoy, il faudrait un jour ou l'autre se rendre compte qu'un Menroth se cache dans les rangs.
Et Valverde avait déjà une idée particulière de qui était le Malfoy de Poudlard et le Menroth.
Les deux mois d'été serviraient aux différentes enquêtes. Poudlard devrait redevenir un lieu d'apprentissage et du Purisme par excellence. Aussi, la nécessité se présentait de faire de ce lieu un exemple de Justice et de Sécurité.
Ceux qui ne désiraient pas suivre iraient dans les oubliettes du Purisme. Là où plus aucune forme de vie n'existe.

Les camps de travail serviraient à cela. La vie serait encore présente, mais une vie digne d'un esclave.
Au bout de quelques années, et si le travail était finement exécuté, ces enfants devenus esclaves puristes pourraient aller servir dans des familles. Ils ne retrouveraient jamais leur liberté, ni aucun des acquis sociaux et politiques des Sorciers du monde du Purisme. Non, ils seraient des animaux, oubliés de tous, dont la vie importe peu.
Mais avant cela, ils travailleraient. Ils se rendraient compte qu'à défaut d'un travail spirituel et quotidiennement remarquable, un travail manuel et physique existerait. Et cela, dans l'unique objectif de prouver que le Purisme peut donner la liberté, à condition d'efforts en échange.
Le tout était travaillé avec finesse et rigueur. Le projet était construit. Ne restait plus que les derniers appareillages et accords et les choses se feraient automatiquement.

Le régime de Lord Voldemort inspirait crainte et admiration à la fois. Aussi, face à une telle mesure, l'on trouverait l'occasion géniale et partout dans le monde naîtraient des projets tels que ceux de Valverde.
Le vieil homme se déplacerait à l'étranger, afin que tous les pays rendent des comptes précis quant à leurs mesures d'Education et de Jeunesse. Les pays plieraient, car l'Irlande était sur le point de tomber.
Bientôt, le Purisme s'incarnerait en tous et pour tous, d'une manière propre au Seigneur des Ténèbres.
Lord Voldemort ne tarderait pas à se rendre compte qu'en nommant Valverde à Poudlard, il n'avait pas simple résolu une crise interne. Il avait permis au modèle Puriste de s'exporter auprès d'une Jeunesse mondiale.

« Quand l'Irlande tombera, notre régime n'aura que deux choix: sembler être les fautifs de la chute de leurs habitudes et de leur prétendu bonheur ou être une source de révolution et de renouveau. S'ils ne sont que passifs face à cette reconstruction, les Irlandais finiront par se sentir exclu. Je n'entendais pas placer à la sécurité de ces camps uniquement des Irlandais, mais les faire participer montrer que l'Intendance s'intéresse à eux. »

C'était la chose nécessaire à la réussite en Irlande avec le temps.
Car désormais, nul ne doutait que les forces du Seigneur des Ténèbres viendraient à bout des bourbistes irlandais. Les choses étaient trop grandes. Valverde et Brom avaient fait alliance avec l'Italie, la France et l'Espagne pour l'envoi d'hommes militaires. L'Irlande restait une nation isolée, perdue depuis trop longtemps.
Sa chute servirait d'exemple aux autres nations bourbistes. Elles verraient très bien ce qu'il arrive aux gouvernements "merlinistes" qui refusent d'épouser la philosophie selon laquelle la Sorcellerie est avant tout puissance et qu'elle domine le reste du monde.
Les choses étaient ainsi et personne n'irait répondre le contraire. Peu à peu, la nouvelle de la chute de l'Irlande viendrait aux oreilles des autres pays bourbistes. Les plus faibles ne résisteraient pas. Il n'y aurait plus que seulement le Chili, nation gouvernée par la folie depuis trop longtemps.
Elle serait le dernier bastion avant l'arrivée d'une nouvelle ère.
Une ère de la Sorcellerie puissante et unique, battant tout sur elle.
Valverde y croyait et se battait pour cette idée. C'était là sa mission à Poudlard. Faire comprendre à de jeunes sorciers qu'ils seraient le moteur de la réussite de la Magie et du Seigneur des Ténèbres.

« Le Ministère est une bureaucratie bien trop grande pour être honnête. Il faut forcer les traîtres à se cacher encore plus. Ils n'en seront que plus visibles et touchables. A force de fatigue, ils seront incapables de se protéger. A ce moment là, ils seront assez faibles pour êtres brisés en quelques secondes. »

Valverde, bien qu'à Poudlard, restait un politicien. Un homme qui n'avait confiance en personne, à un endroit où la confiance est autant proscrite que le non-respect d'un certain Dieu dans certaines religions.
Valverde avait évolué dans ce monde, bien avant sa jeunesse. Dès sa plus tendre enfance, il avait été initié aux rites cruels et manipulateurs du monde politicien. C'était ainsi et ni Mulciber, ni Crow ni De Saint-Clair ne pouvaient faire de même.
Mulciber était un homme issu d'une famille puriste prestigieuse, où, comme dans toute famille puriste, une hiérarchie s'est installée autour de la figure du père. On avait donc, avec finesse certes, appris à contrôler, diriger, administrer. Mais jamais la politique n'opère dans une famille puriste.
Le vieil homme, lui, était seul. Seul face à ce monde politique, qui avait tout fait pour le supprimer.

Mais il avait supprimé bien plus de personnes qu'on puisse l'imaginer. Et ces personnes n'avaient pas pu le supprimer.
Elles n'étaient plus là.
Lui, oui.
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MessageSujet: Re: Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur. Jeu 18 Juil - 11:38

Les gens craignaient de tomber. Pourtant c'était un fait invariable, qui se produisait de manière inévitable. Longtemps John avait cru qu'il était différent, mais ce n'était pas le cas. Tout le monde meurt. Ca faisait un choc, lorsqu'on pigeait ça, mais au final il s'habituait. Tu n'es pas différent des autres, c'est ça le choc. Et lorsque tu t'en aperçois, tu meures. Encore un choc. John Mulciber pouvait se vanter d'avoir compris ça sans mourir, et c'était rare. Il ne craignait plus de tomber. De toute façon, ça arriverait fatalement un jour où l'autre, alors il n'avait pas le choix, il vivait avec. Pourquoi ne pas le faire ? La route a une fin, ce n'est pas plus mal comme ça. Le plus terrible aurait été qu'elle n'en aie pas, vous ne croyez pas ? La vie éternelle avait quelque chose d'ennuyant pour le mangemort. Pourquoi ? Parce que la vie est une course. Parce que je vais la gagner. John ne cesserait probablement jamais de courir, car c'était ainsi qu'il voyait la vie.  Je choisis de survivre Qu'importe le temps que ça prendra, jusqu'à ce qu'ils me tuent. Il ne laisserait personne ne prendre la tête de la course. Je vais garder le rythme et je révèlerai ma force a l'humanité entière. Qu'ils viennent, la résistance, qu'ils viennent et qu'ils se battent. Un par un ou tous ensemble, je les détruirais. Je vous attends. Et je n'abandonnerai pas -parce que je choisis de réussir. Vous avez été prévenus et n'avez pas écouté. C'est votre faute. A présent je suis là. Et je me battrais jusqu'au bout de l'enfer et plus loin encore s'il le faut, même à l'état de cadavre, pour que vous creviez. Chaque fois qu'on croyait l'abattre, John Mulciber se relevait. Il était une machine de guerre. Pas la plus convaincante ni la plus rusée, mais on ne pouvait pas l'arrêter.

Oui, John Mulciber restait taillé pour le combat. L'adversité, et c'était un point commun qu'il partageait avec son cousin Mike Witcher, lui plaisait. Le désespoir pousse à se surpasser.  Les impasses sont faites pour en sortir. Et s'il n'y a pas de sortie on défonce les murs. John Mulciber décidait, croyait, en fonction de ça. Imprévisible ? Non, simplement complexe à comprendre, son raisonnement n'appartenait en général qu'à lui. N'ayant pas fait d'études, n'ayant jamais cherché à comprendre ce qui ne l'intéressait pas, il dirigeait en chef de guerre. Et il faisait ce qu'il fallait pour le purisme, que ça plaise ou non.  Mon but n'est pas qu'on m'aime – se faire aimer n'était qu'à la rigueur un moyen pour gouverner – mon but est de réussir. C'est pour cela qu'il était Ministre, parce que c'était la guerre, et que dans la guerre il savait gérer les crises. La preuve en était qu'il tenait depuis longtemps au Ministère. Mulciber était bien moins fragile qu'on ne pouvait le penser. Menroth n'avait pas réussi à l'avoir. De SaintClair non plus. Finalement, il restait le dernier en lice, et le Ministère entier était repassé sous son contrôle.

Il laissait volontiers Poudlard à Valverde. John reconnaissait que pour certaines choses il ne pouvait rien faire. Nous avons fait confiance à LeeRoy, c'était une erreur. Comment, cela dit, ne pas lui faire confiance ? Elle était l'apprentie de l'Intendant et Brom avait validé sa nomination...A croire que le Maître ne faisait pas l'apprenti et que oui, ils auraient du douter. La situation changerait peut-être. Lui avait la tâche de former le présent, il laissait volontiers à Eris Valverde l'avenir. Qu'ils fassent ses camps s'il le voulait, on verrait bien ce que ça donnerait, mais Mulciber tablait sur une meilleure réussite que celle de Frederique LeeRoy. Après tout, il a accompli plus de choses en deux mois qu'elle en un an....

John sourit. Oui, la chasse aux traîtres commençait maintenant. Car comme Valverde essayait de jouer au démineur pour que l'avenir n'explose pas sous les coups insidieux du bourbisme attirant, lui essayait de préserver l'oeuvre déjà construite. Il comptait appliquer une polique drastique de recrutement et pousser plus loin les vérifications sur les membres déjà présents. Ainsi ceux qui n'étaient pas en règle essaieraient-ils de parer au plus pressé, de paraître normaux. Et ils deviendraient d'autant plus visibles. Mulciber réfléchissait tranquillement. Il revenait de très loin et il devenait très difficile de le berner.

« A ce propos, je sais qu'il y a des voix ici qui contestent certaines de vos actions, entre autre la collaboration entre le Ministère et Poudlard...il n'y a qu'un seul chef au Ministère, et c'est moi. Et tant que ce sera moi, la collaboration entre le Ministère et le reste des organisations de l'Intendance sera maintenue, quoiqu'on en dise. »

L'objectif restait le même, le purisme. Et puis c'était du donnant donnant : Mulciber fournissait à Valverde des hommes pour assurer la sécurité du château et la formation des élèves. Valverde fournissait à Mulciber les hommes qui demain feraient tourner le Ministère. Le contrat était honnête, et il fonctionnait à double sens pour le purisme. Il n'y avait pas lieu de le contester.

« Si vous n'avez pas d'autres demandes, Eris, il vous faudra m'excuser. J'ai plusieurs autres rendez vous qui m'attendent. »


Car au final, comme le Ministère, comme le Purisme, John Mulciber ne s'arrêtait jamais.
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MessageSujet: Re: Où vont les gens qui partent ? Ils reviennent, bien sur. Dim 21 Juil - 11:52

Tout n'était que question de légitimité. Valverde l'avait subtilement compris bien avant tout le monde.
Car Mulciber, Jugson de son temps, Menroth, Malfoy et Lestrange, tous n'étaient que des personnes portées vers la gloire du Purisme par un Sang préparé à l'avance, par une fonction déjà toute offerte.
Valverde faisait parti de ceux, malgré qu'il eût été issu d'une famille de Sang-Pur, qui avaient acquis ce qu'ils avaient par l'expérience et le temps. Il s'agissait d'une chose que personne ne pourrait un jour lui ôter. Il n'avait pas eu de responsabilités, par eu de richesses posés sur un plateau d'argent à sa naissance. Le nom qu'il possédait, il le savait, il ne le devait qu'à lui-même.
Et depuis longtemps il avait compris que le pouvoir résidait dans la légitimité de son exercice. Un Roi ne pouvait se prétendre Roi qu'à l'unique condition que les autres le prennent Roi. Il fallait rendre les choses légitimes. Rendre le Purisme légitime, tout comme la Sorcellerie l'était avant tout le monde.
C'était surement là toute la question de la violence physique légitime qu'avait développé un politologue du milieu des années quarante. Notamment dans l'illustration et la conception d'impôts. Comment différencier l'impôt du racket?
Car le tout était similaire. On menaçait contre un refus de don une violence physique. Mais ce qu'il avait alors de plus important dans l'expression restait le mot "légitime". Il suffisait que les citoyens pensent l'impôt légitime pour qu'il le soit.
Il suffisait que les citoyens pensent l'Etat comme possédant tous les pouvoirs pour qu'il en soit véritablement le cas.

Valverde était habile et il avait usé de cette philosophie politique pour rendre important et prestigieux l'Ordre Nouveau. Il se servirait de la même pour Poudlard.
Il avait montré que le Purisme était là car la Sorcellerie était aussi ici. La Sorcellerie avait une place légitime dans le monde et surtout une Puissance légitime. Car elle était capable de choses que n'était pas capable de faire le vulgaire moldu. Aussi, le Purisme devenait Puissance.
Valverde s'était servi de cela pour contrôler l'Ordre Nouveau. Il avait rendu, dans ses discours, le Purisme légitime. Aussi, il avait rendu les Sorciers légitimes. Il avait donc, par la même, rendu le pouvoir de Lord Voldemort légitime aux yeux du monde et de l'Intendance du Royaume-Uni.
Car tout tenait là-dessus. Et il savait très bien qu'il avait une fois de plus réussi aux yeux des autres Mangemorts quant à Poudlard.
Ses choix étaient légitimes. On ne lui refusait par le nombre d'hommes, ni la création des camps de travail.
Valverde avait alors réussit à se rendre influent dans le monde de la politique. Surement une des références par lesquelles il faudrait passer.
Il ferait ainsi à Poudlard. Il laisserait comprendre que l'Inquisition était légitime et qu'ainsi, son pouvoir l'était tout autant. Maintenant que le Purisme était installé, tous n'avaient qu'à se baser sur cette légitimité.

« Le pouvoir réside là où les gens se le figurent John. Ni plus, ni moins. »

La phrase était claire.
Eccleston était en train de prendre une place bien plus grande qu'on ne le pensait. Et bien plus grande que celle de Mulciber, si l'on regardait bien.
Car Mulciber était placé ici par Voldemort en personne. Aux yeux des Mangemorts, dont Eris, c'était une légitimité acquise. Mais qu'en était-il aux yeux du monde? Comment cela se faisait-il que Mulciber ait besoin de souligner cette chose auprès de Valverde? Doutait-il de lui-même? Doutait-il de la vision que Valverde avait sur lui?
Mulciber n'était pas un politicien. Il ne réfléchissait pas aux arcanes du pouvoir. Il faisait ce qu'on lui demandait. Et il avait du talent, donc certaines choses fonctionnaient particulièrement de bien.
Et coup de chance, il avait des compétences pour son rôle de Ministre de la Magie.

Mais Valverde ne pouvait s'empêcher de faire le constat d'un Mulciber sans cesse en train d'arrondir les angles. C'était une question de perception, mais le fait peut-être, d'être vu comme quelqu'un qui arrondit les angles montrait qu'il avait une légitimité à le faire?
Somme-toute la chose était complexe et bien plus qu'on ne le pensait. Cette complexité, Menroth n'avait pas voulu la voir tandis que Valverde l'avait saisie bien avant beaucoup d'autres.
Mulciber jouait à un jeu habile. Un jeu nouveau, auquel Valverde n'était pas totalement initié. Il prenait de la distance, il sortait du jeu et observait du haut de sa tour d'ivoire d'Inquisiteur de Poudlard.
Le Ministre Anglais n'avait pas besoin de dire cela. Car Valverde le savait. Il avait dirigé l'Ordre Nouveau et il était surement l'un des premiers défendeurs de la notion de hiérarchie et d'ordres.
Eccleston avait perdu dans cette partie car il avait menti. Les moyens étaient présents au Ministère de la Magie et surtout à la Justice Magique. Mais le fond importait peu car rien ne changeait. Poudlard était redevenu plus sûr et sécurisé, la Justice Magique continuait très bien à tourner et l'Irlande était sur le point de tomber. Non, il y avait un tout autre message à voir là.
Eccleston s'était mouillé. Il avait donc senti qu'il avait la possibilité de le faire. Peut-être ceci donnerait-il matière à remise en question chez le Ministre Mulciber?

« Si j'avais douté de cette collaboration, vous auriez été l'un des premiers au courant. Quant à moi, l'un des premiers à en subir les conséquences. La sécurité à Poudlard est rétablie. Il n'y a rien d'autre à dire. »

Oui, c'était ainsi.
Valverde quitta la pièce avec un bref salut.
Cette entrevue avait été particulièrement cordiale. Valverde se méfiait du Ministre et de ses collaborateurs. Il ne jouait pas dans le même milieu. Il avait la sensation d'être un lion parmi les hyènes, puissant certes, mais attaquable par de plus rapides et petites bêtes. C'était ce que la société lui renvoyait, l'image qu'il voyait de lui-même chez les autres. Car tout le monde respectait Valverde. Parfois trop.
Lui, il se considérait toujours comme un loup parmi les loups. Où chacun doit sauver sa peau et où le moindre coup est fatal.
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