POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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What's a wedding for you ? || Privé

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Mike F. Witcher


MessageSujet: What's a wedding for you ? || Privé Mer 17 Juil - 16:55


Anchor Hall
Anchor Hall est la principale résidence de la famille Witcher. Construit par Farago Winters, le fondateur de la famille, le chateau a brulé au XIIIème, puis au XVIème siècle. Sa reconstruction date de 1675. Actuellement, le manoir est toujours la résidence de Mike Witcher, qui y a opéré une grande rénovation en l'an 2000. Le mariage se tiendra dans les jardins et le buffet se poursuivra dans le grand salon, une pièce lumineuse et décoré avec gout dans un style sobre, beige et blanc, qui donne sur la terrasse et le parc.


« Bon. Buffet ?

-Ok.
-Invités ?
-Ok. Les faire-parts sont très beaux. Tout à fait en adéquation avec le marié.

-Oh, ça va. Ca plait bien à Karen c'est déjà ça. C'est la dernière fois que je demande à cette boite un service. Demoiselle et garçon d'honneur avec costume, ect ?
-Ok.
-Liste de mariage ?
-Les cadeaux sont dans le salon. Je les ai fait mettre là.
-Costume ?
-Prêt.
-Bon, je vais aller me préparer alors. Pas de problème autre ? La robe de mariée est bien ? Personne ne s'est décommandé ? Les témoins sont là ? Nancy s'est pas pointée ?
-Tout est parfait. On commence dans deux heures, il faut que tu assures. Allez, mon vieux, je voudrais finir de mettre ce nœud papillon, cesse de t'inquiéter.
-Watson, le noeud papillon, c'est pas obligé...

Mike Witcher ou comment découvrir sur le tard qu'il était un père stressé. Enfin, on ne mariait pas tous les jours sa fille, surtout lorsque celle ci était une gamine et qu'on voyait la tronche du mari. Mike avait tout organisé avec sa fratrie. Watson avait publié les bans et envoyé les faire-parts, Emma et Sally avait choisi les robes et les couleurs du mariage, lui avait organisé la cérémonie et il gérait la logistique. Il venait de revoir avec son cadet les derniers détails, tout semblait parfait, cette fois. Il évita un serveur qui passait pour installer les derniers cocktails dans le grand salon. Witcher y fit un tour pour y jeter un œil. Petits fours et champagne s'alignaient sagement sur la table, accompagnés de verres finement ciselé. Pour l'occasion on avait poussé les meubles, la pièce semblait deux fois plus grandes qu'à l'ordinaire. Le salon s'ouvrait sur la terrasse et laissait apercevoir une grande tente blanche où se trouvait une vingtaine de sièges. Ce n'était pas un grand mariage, mais une cérémonie discrète et luxueuse comme pouvaient se l'offrir les familles de sang pur. Cinq serveurs en impeccable tenue blanche assurerait le service. La cérémonie aurait lieu dans une heure, puis après la soirée durerait un peu. Puisque tout était parfait, comme il le revérifia pour la cinquième fois depuis le début de la journée, Mike monta à l'étage et passa un costume gris très simple, comportant une simple chemise blanche.

Les invités allaient arriver sous peu. C'était finalement un mariage très select. Adepte d'ambiances calmes et détestant le bruit et la foule, Witcher ne pouvait qu'approuver le fait que cela se passe quasiment en vase clos. Après cela devenait ingérable. Il craignait le bruit, cela l'énervait, c'était insupportable, et cela empêchait le mangemort de réfléchir. Non, cette solution là était de loin la meilleure.

Les mariages chez les Witcher, comme chez toutes les familles de sang purs, étaient souvent arrangés. On se mariait peu par amour, le cas de Mike restait rare, et lorsqu'on voyait comment il avait fini, même XIII accordait qu'il valait mieux se marier sans amour. Heureusement que personne ne jugeait utile d'inviter Nancy, son ex-femme, ni même de la prévenir que Karen se mariait, elle piquerait une crise quand elle l'apprendrait et le directeur de l'Ordre Nouveau préférait que ce soit loin du mariage. Très loin même. Mais déjà il était temps d'accueillir les invités. Peu nombreux, en fait, vingt tout pile...enfin non, dix-sept si on excluait sa propre personne et les mariés. Comme tous les mariages et fêtes rassemblant des sang purs, il s'agissait là de rencontre pour poursuivre des intérêts personnels, pour nouer des relations ou sceller des alliances, ce qui constituait le but précis de Witcher aujourd'hui.

Les invités commençaient à arriver, triés sur le volet. Witcher descendit les saluer, et embrassa par la même occasion Evangelyn, son amante, qui venait d'arriver. Mike se serait bien marié, lui aussi. Peut-être devrait-il demander à Van Speer, mais il la connaissait, elle dirait non. Comme il l'avait lui même dit à Crow, il fallait être réaliste, il ne se marierait plus. Les autres invités arrivaient un par un. Uniquement la crème puriste. Witcher les saluait avec politesse pour ceux qu'il connaissait le moins, ce qui fut le cas pour peu d'entre eux, à savoir Eccleston, tout de même témoin du marié, qu'il appréciait tout de même comme un compagnon d'arme, Eris Valverde, et Marciana Mulciber, qui n'était de la famille de Mike que par alliance. Il serra avec bonne humeur la main du Ministre de la Magie Anglais, John Mulciber qui serait le maître de cérémonie aujourd'hui, échangea une plaisanterie ou deux avec le couple Bedan, salua chaleureusement l'ensemble des cousins Witcher qui venaient là. Clarence, son neveu, serait le témoin de Karen. Mike passa quelques instants à commenter avec son beau-frère, le chancelier magique allemand Anton Engels, la politique européenne. Il discuta un temps avec sa nièce, Sara, qui était son apprentie, et salua froidement le garçon d'honneur. Un russe en tenue disco. Curieusement, Lincoln avait de drôles d'apprentis... Le mangemort s'abstint de tout commentaire et remonta. Il croisa ses deux sœurs, Sally et Emma, qui lui indiquèrent que Karen était prête. Il frappa à la porte de la chambre. Sa fille se tourna vers lui. Elle était belle. Réellement. Une digne Witcher.

Mike sourit :

« C'est l'heure. »

Dans le regard de Karen Beatrix Isobel Witcher se mêlait une certaine angoisse probablement due à son mari, un regard de défi probablement du à sa famille, et enfin, une sorte de joie de gamine, comme on pouvait voir dans les yeux de toutes les filles qui se mariaient. Il y avait du Anthony Witcher dans la fierté avec laquelle elle avançait, et de sa mère lorsqu'elle était jeune. Elle prit le bras de son père et lança, alors qu'ils commençaient déjà à marcher :

« Il me fait du mal, je le tue. »

Mike préféra ne rien dire. Il prit une profonde inspiration, et ils descendirent les escaliers pour sortir sous le soleil éclatant de juillet. Lincoln était arrivé après, et il attendait, là bas, avec John, Sara...et le garçon d'honneur en tenue disco. Mike ne s'en remettait toujours pas d'ailleurs. Mais peu importait. Il y eut des murmures, des gens retinrent leur souffle, des dames commentèrent la robe. En réalité, Karen était réellement éblouissante dans sa robe de mariée d'une blancheur éclatante, sans voile, les cheveux laissés libre. Witcher s'arrêta là, à coté de son futur mari, et il laissa le bras de sa fille.

Son rôle s'arrêtait ici et maintenant.


Dernière édition par Mike F. Witcher le Ven 26 Juil - 11:04, édité 1 fois
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John Mulciber


MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Mer 17 Juil - 18:45


Un faire-part avec des roses. John Mulciber faillit s'étouffer quand il le reçut, et manqua de s'étrangler lorsqu'il vit les noms dessus. Crow se marie. Ma foi, surprenant. Mike a de la ressource. Crow n'était pas en reste non plus cela dit. C'était un homme intelligent. Paradoxalement, c'est pour cela que le Ministre ne le nommait pas directeur du département de la Justice Magique. Un poste que Lincoln aurait pu occuper sans aucune difficulté...mais justement, non. Ce genre de poste nécessitait une assez grande obéissance parce que sinon l'autorité du directeur du principal département du Ministère faisait contrepoids à celle du Ministre. C'est pour cela qu'il avait nommé Eccleston. Oh, John ne doutait pas du sang mêlé. Mais on aurait curieusement dit qu'il lui rapportait les éléments avec Valverde dans l'espoir que la guerre intendance/ministère continue. Ce n'était peut-être pas conscient. C'est un sang mêlé, après tout, il essaye de monter. Eccleston était très bien, très manipulable. En roue libre, par contre, il devenait franchement ce qu'on prétendait qu'il était, un arriviste, et ça devenait peu intéressant. James croyait peut-être bien faire, oui, il se référait à l'ancien Ministre de la Magie, mais Mulciber voulait tourner la page. Voilà aussi pourquoi il avait préféré nommer Crow conseiller plutot que James. Enfin peu importait. Il était de retour, il cadrerait tout ça. James est un type bien, simplement il est jeune...il était peut-être trop tôt pour lui. John secoua la tête. Non. A dix-neuf ans je suis devenu mangemort. Il n'y a pas d'âge, juste besoin de temps pour apprendre. Il lui apprendrait. Car il y avait du potentiel et de la qualité à exploiter. Parfois John Mulciber se serait presque cru entraineur de quidditch. Genre un coach. M'enfin bref.

Donc en attendant, il se retrouvait à célèbrer le mariage du directeur des exécuteurs. Evidemment en temps que Ministre, il célébrait parfois quelques mariages, mais ça restait rare. Celui de mangemorts encore plus. Ca faisait longtemps, d'ailleurs, qu'il n'y avait pas eu de mariage dans la famille Mulciber...ah si. Roxanne. Est-ce qu'elle vivait au moins avec son mari ? John n'en était pas très sur, et puis au fond il s'en foutait. Roxanne n'était sa fille que par les gênes, il ne l'avait pas elevé. Ca le désolait un peu parfois, car aucun de ses enfants n'était un héritier vraiment idéal à la famille Mulciber. Faudrait que je vois ça avec oncle Rygger, si c'est possible de faire en sorte que William hérite de tout directement. Moche pour ses enfants ? Oui, mais John préferait assurer l'avenir de sa famille en entier. Nathaniel n'avait pas la carrure pour gérer ça.

Peu de gens avaient la carrure pour devenir chef de famille de toute façon. Witcher l'avait, John aussi, à sa manière, car personne ne serait venu lui contester cette autorité là. Parfois il y avait du mépris de certains Mulciber, parce qu'il n'était pas forcément un sang pur distingué ou quoi que ce soit, que sa conception de la vie restait barbare. Comme celui qui fonda notre famille. La loi s'impose par la crainte. Et les ennemis s'utilisent ou se détruisent. En cela il rejoignait Valverde dans sa gestion de Poudlard. Il se demanda d'ailleurs si l'Inquisiteur de Poudlard serait présent. Peut-être bien. Witcher ne s'entendait pas trop mal avec lui, ce n'était pas impossible.

Mulciber n'aimait guère les grands mariages, ceux où le nombre d'invités était exponentiel. Le sien par exemple. Enfin le premier. Quelle folie avait pris son père de vouloir le marier à Greta Crabbe, John n'en avait jamais rien su, et encore moins compris pourquoi il avait tellement invité pour qu'il y ait un déjeuner et un diner avec pas moins de trois cent invités et soixante-dix sept plats. Son second mariage, John l'avait organisé lui même, et il y avait en tout et pour tout une dizaine de personnes. Nous étions heureux. Le sommes nous toujours ? Il regardait parfois Marciana avec inquiétude. Mais ils continuait à tenir le coup. Voilà trente-cinq ans que j'ai pris ta main, et que j'ai dit « viens ». Trente-cinq ans c'était hier, mais déjà je suis vieux, et je regarde le temps qui passe en silence. Coup d'oeil à droite, coup d'oeil à gauche. Par où viendra le temps qui passe ?  Rien de nouveau aujourd'hui. Le ciel est bleu, et aujourd'hui je prends encore ta main, pour retrouver hier, et marcher vers demain...Il ne la laisserait pas.

John travailla tout le matin au Ministère et une bonne partie de l'après-midi. Puis il transplana directement à Anchor Hall. Marciana l'attendait. Dans son complet noir, Mulciber faisait très officiel, très ministre, oui. Il parla un peu avec Witcher, puis vint le moment de saluer les autres invités. John échangea quelques poignées de mains, salua avec chaleur Eccleston et Crow, mais n'allant pas jusqu'à souhaiter beaucoup de bonheur au futur marié, ça ne lui semblait pas...approprié. Mariage politique. Réussite serait un meilleur terme. Vint alors le moment de célèbrer le mariage. Crow attendait, John aussi, et le Ministre se retenait de ne pas rire en voyant le garçon d'honneur et cette tenue disco qu'il arborait. Ma foi, c'est assez drôle, faut lui reconnaître ça...Arriva donc la mariée au bras de son père. Elle était belle, oui, Karen Witcher, bien qu'un peu jeune, songea John. Les dames lancèrent des « oooh » et des « aaah » d'extase. Il commença donc :

« Mesdames et messieurs. »

Parfois les paroles officiels perdaient totalement tout bon sens. John continua :

« Nous sommes aujourd'hui réunis pour célèbrer l'union de deux âmes fidèles... »

Et célébrer une union très profitable à la famille Witcher et à Lincoln Crow...

« Pour qu'ils se portent mutuellement secour et assistance, amour et aide dans les heures les plus sombres comme dans les heures de joie et de réussite. »


Ce discours était tellement formaté que John ne lui trouvait plus aucun sens, mais au final toutes ses paroles n'étaient qu'officielle, tout ce qui comptait réellement c'était le oui. Il fit un signe et le garçon d'honneur apporta les alliances. Mulciber posa sur lui un regard amusé, puis le gamin recula et le ministre reprit :

« A présent, si quelqu'un s'oppose à ce mariage, qu'il parle maintenant ou se taise à jamais... » Comme personne ne disait rien, John continua : « Vous allez à présent échanger les alliances. Lincoln Crow, voulez vous prendre Karen Beatrix Isobel Witcher pour épouse ? » Oui. « Karen Beatrix Isobel Witcher voulez vous prendre Lincoln Crow pour époux ? »

Oui dans les deux cas, bon. Au premier rang les femmes pleuraient, tout ça prenait un tour faussement romantique qui faisait presque rire John. Indubitablement ce n'était pas en adéquation avec ce qu'il se passait. Il conclut cependant :

« Je vous déclare donc unis pour la vie. »

Et qu'on embrassait la mariée, et qu'on faisait sonner des cloches venues dont ne sait où...il y eut ensuite la signature du registre par les témoins et les mariés, et puis c'était fini.
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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Jeu 18 Juil - 0:48

Lincoln était dores et déjà de mauvaise humeur ce matin. Non pas pour une quelconque affaire des Exécuteurs de Nuisibles – à vrai dire tout allait pour le mieux actuellement au Bureau – ni même pour une affaire politique – car les mouvements puristes en Océanie, orchestrés par les Soupirs commençaient tout juste. En vérité il commençait à se demander qu'est-ce qui le malmenait à ce point de si bon matin. Il était agacé, tout simplement. Une envie pressante de frapper, vite et bien. Sa cible, il s'en fichait éperdument, il voulait se défouler, rien de plus. Il s'était dores et déjà posé dans le canapé du salon principal de Castle Bay, une clope à la main, en caleçon. Le matin se levait à peine, et déjà les quelques rayons du soleil encore orange traversait les fenêtres donnant sur la baie du domaine et illuminait vaguement son corps musclé et blessé ici et là. Il y avait son bras gauche, sectionné un peu plus haut que le coude et reformé en acier grâce au Lord. Il y avait les quelques tatouages dus à ses différentes allégeances. Il y en avait un que personne n'avait encore vu, personnel, unique, situé juste sur son flan droit, remontant du bassin jusque sous l’aisselle. Coloré, représentant diverses scènes vécues ou non, c'était un magnifique tatouage qui lui avait demandé du temps, de la patience. Il avait été douloureux, mais ce n'était pas une douleur désagréable, elle était même apaisante, c'était celle qui permettait de devenir une œuvre d'Art. Lincoln considérait chaque tatouage comme tel, aussi il pensait que se faire marquer ainsi nécessité une envie particulière. Le tatouage était un reflet particulier de l'âme, du passé, du présent, de la personne. Aussi, la Marque des Ténèbres, les Soupirs, ou l'Ordre comme il l'appelait, avaient chacun leur signification propre aux yeux du propriétaire, et il était presque inutile, d'ailleurs, d'essayer d'arracher le sens du dernier tatouage à Lincoln.

Winky apparu dans le salon dans un crac sonore caractéristique de son espèce. Il s'inclina devant son maître qui n'y prêta même pas attention et qui continuait, avec un geste si lent et lassé, de fumer sa cigarette déjà bien consumée.

-Maître, Monsieur Henri est arrivé.
-Toujours aussi matinal et ponctuel celui-là. Fais le entrer Winky.

L'autre s'inclina et claque des doigts avant de disparaître au moment même où la porte d'entrée s'ouvrait toute seule laissant un homme de forte corpulence entrer d'un pas lent, sûr, lourd. Lincoln en profita pour enfiler un pantalon rapidement, mais resta torse-nu. Il était encore chez lui et Henri n'était pas du genre à le blâmer pour sa tenue, surtout pas après le passé commun qu'ils possédaient. L'autre débarqua dans le salon, posa son chapeau sur la table, puis son manteau, et finalement sa canne qui était plus là pour donner un genre de faux millionnaire péteux, que pour une raison réelle. Lincoln termina sa cigarette d'une traite et se leva. Il serra la main de son collaborateur des Soupirs et se replaça sur le canapé tandis que l'autre prenait place dans l'un des sièges réellement agréable du salon, face à Crow.

-Hé ben, p'tit gars, t'as fini les emmerdes.
-M'en parle pas Henri. Mais j'ai fait ça pour les Soupirs.
-Me dis pas que ça a avoir avec cette fille?
-Tout a avoir avec cette fille, Henri.
-J'espère au moins que tu sais ce que tu fais avec ça... t'es d'un naturel plutôt efficace, mais ces magouilles là Lincoln... c'est risqué. Tu le sais.
-C'est la seule chose que j'ai sous la main. Il le prendra quand même, il ne va pas cracher sur cette occasion.

Henri eut un rire bref. Il en convenait aisément, le Grand Maître approuverait de toutes façons l'acte de Crow, bien qu'il ait peut-être été précipité et un temps soit peu mal calculé sur les bords, Lincoln avait su en tirer profit et c'était ce qui importait, au final, le plus. Aussi, on ne pouvait pas reprocher l'acte au Directeur des Exécuteurs, et il en obtiendrait bientôt tous les honneurs. L'invité se servit un  verre et alluma sa pipe d'un geste précis et expert. Crow allait se marier et merde, c'était aujourd'hui. Peut-être était-ce pour cela qu'il était énervé d'ailleurs ? Oui, c'était forcément pour ça. Ou plutôt non, ce n'était pas à cause du mariage en soi, c'était plutôt à cause des à-côtés qu'il ne supportait plus, ou qu'il n'avait jamais pu supporter même. C'était, notamment, ce faire-part immonde qui le révulsait. Il en toucherait deux mots à Mike. D'une part car il savait que l'autre allait se gausser de la remarque, mais aussi car son cousin était dores et déjà au courant qu'il ne plairait pas à Crow. Lui faire savoir serait une façon approprié de lui faire saisir que ces choses là étaient parfois inutiles, réellement.

Henri n'était pas convié aux festivités qui se voulaient simples et restreintes. C'était Crow qui l'avait imposé ça. D'une part car il n'aimait pas les réunions publiques, ou privées, d'autre part car il n'aimait pas le monde. Et pire, il haïssait ces grandes familles puristes péteuses à souhait qui se croyaient le centre du régime alors qu'elles n'étaient rien d'autres que des facettes inutiles. Il rejoignait aisément Eris sur ce point tant ça le révulsait de voir les comportements de ces pseudo-puristes croire encore qu'ils étaient les seuls à mériter la reconnaissance. Il supportait les Witcher car il appréciait Mike et qu'il le connaissait bien. Mais le reste... le reste c'était définitivement pas ses amis, ni même les gens qu'il aurait invité. Si on l'avait écouté, il n'y aurait eu qu'une poignée de personne. Mais les Witcher avaient tenu à ce qu'il y avait une vraie cérémonie, même si ils acceptaient de restreindre le nombre d'invité notamment car Mike était agoraphobe.

Alors voilà. Ce soir il couchait avec Karen Witcher. Plus jeune que lui – bien plus jeune en fait – mais incroyablement charmante il fallait l'avouer. Elle gardait ce caractère typique de sa famille qui, Crow devait bien le dire, plaisait au mangemort. Il n'avait pas accepté sans arrière pensée. Oui, il y avait l'avantage du Convent, et de tous ces petits ajouts qui faisaient que le mariage avait un intérêt, mais derrière Lincoln n'aurait jamais, pour rien au monde, accepté de se retrouver avec une femelle insupportable au sein même de Castle Bay. Car voilà où allait vivre Karen Witcher, dans un château pour le moins terrifiant, et excentré de tout. Ils allaient être seuls au milieu de Rien. Pourtant, Lincoln n'était pas un type agaçant, ni même lourd, surtout pas un mari possessif. Si elle voulait aller vivre dans l'une de ses demeures familiales, elle irait, et il la suivrait. Mais jamais il ne quitterait Castle Bay. Il y viendrait souvent, seul, car c'était chez lui. A la limite, il préférait cette option d'ailleurs, celle de laisser son domaine secret et personnel.

Henri ne partit que vers onze heures. Ils eurent le temps de bien discuter, notamment au sujet de l'Océanie, projet sur lequel Henri était aussi affecté, tout comme Crow, et maintenant Eccleston. Les mérites reviendraient à Lincoln, ils s'étaient arrangés, mais Henri tenait à participer simplement car c'était un projet exceptionnel pour les Soupirs. Le premier d'une longue série, mais avoir connu les premières erreurs, les premières victoires, c'était un luxe à ne pas louper pour le vieil homme dépassant maintenant la soixantaine. La journée se déroula sans incident majeur, ni même grande surprise. Il passa la plupart de son temps à se pavaner au sein de son domaine, essayant de réfléchir à quelques affaires qui lui tournaient en tête. Il ne pensait pas à son mariage, notamment parce qu'il n'en avait rien à foutre en vérité, et il préférait se concentrer sur ce qui importait vraiment. L'heure arriva, cependant, et il enfila son costume qui lui allait à merveille, fait sur mesure exclusivement pour lui. Ils transplana directement direction Anchor Hall où la cérémonie devait avoir lieu.

A vrai dire, il n'avait jamais rêvé de mariage. Pas une seule fois en trente ans il n'y avait songé. C'était quelque chose qui lui semblait très superficiel, inutile, insignifiant. Il n'avait cure d'être marié, il ne recherchait d’ailleurs aucun amour. Il en avait connu un, une fois, mais il ne se rappelait plus quand, ni comment, ni avec qui, ni pourquoi. C'était un grand vide qui était à cet endroit là. Et pourtant il était convaincu de se souvenir de l'avoir vécu sans jamais pouvoir poser un visage sur celle qui lui avait au moins une fois fait tourner la tête. Alors il débarqua à Anchor Hall, et il salua ceux qu'il connaissait, en ignorant royalement les autres, car les politesses ça ne l'enchantaient pas. Il croisa donc le Ministre de la Magie qu'il salua d'une poignée de main franche, il fit de même avec Eris Valverde – deux personnages qu'il appréciait réellement pour leurs talents soit dit en passant – et puis finalement il eut la surprise de croiser son garçon d'honneur, Mercurius, son apprenti. Vêtu d'une tenue disco des plus amusantes, elle arracha même un sourire en coin à Lincoln.

-Donc tu préfères gaspiller tes vacances à assister à une cérémonie de mariage inutile juste pour ton mentor ? J'en tiendrai compte à notre prochaine sortie H.

Ou, sous-entendu, la prochaine sortie sera d'autant plus sanglante et violente, ce qui ne manquerait pas de plaire au gamin, assurément. Il aperçu James non loin et le rejoignit alors. Il le salua amicalement, car eux étaient plus proches que les autres. Il se porta à son oreille, histoire que les informations qu'il avait à lui transmettre soit personnelles et restent confidentielles.

-J'ai pu parler à Henri ce matin. Il se rend à Singapour à la fin de la semaine, tu ferais mieux de le suivre, il a rendez-vous avec le chef d'une des familles puristes à la tête du groupe des Dragons Rouges, ou je sais plus quel délire asiatique.

Grâce au tatouage qu'avait apposé Lincoln à Eccleston, ce dernier savait pertinemment qui était Henri, et Henri savait qui était Eccleston, comme si ils s'étaient toujours connus. L'un des Dévoués des Soupirs c'était un homme influent dans le milieu puriste notamment car il était un grand mafieux. Recherché dans presque tous les pays d'Europe excepté dans l'Intendance, les Soupirs lui offraient une parfaite couverture. Bref, le barda dura assez de temps, les courbettes furent faîtes, et on passa au vif du sujet – non pas le buffet mais la cérémonie. C'était John Mulciber en personne qui opérait. Les belles phrases arrivèrent, et quand ce fut à Lincoln d'opiner, il le fit de sa voix naturellement froide.

-Oui.

Et ce fut le tour de sa future femme. Elle était encore jeune, mais on sentait qu'elle comprenait aussi les responsabilités qui incombait désormais à ses différents statuts. Elle était descendante d'une grande lignée, épousé d'un mangemort reconnu, d'un Directeur d'élite, d'un membre de l'état-major, et d'un conseiller du Ministre. On lui avait donné un gros poisson mine de rien. Et Crow n'était pas l'homme le plus encombrant au monde. Il était juste difficile.

-Oui.

Et il les déclara « unis pour la vie ». Est-ce que la vie les séparerait vraiment si ils n'étaient pas attachés ? John Mulciber riait de ses mots, et Crow fit de même, intérieurement. Tous ces gens ne connaissaient pas la mort, ni l'enfermement, ni la peur de se trahir soi-même avant de balancer les siens. Car Crow l'avait connu à Azkaban, et à Big Ben. Mulciber à Azkaban et en Irlande. Ils étaient tombés tous les deux mais ils se relevaient mieux que quiconque assurément. Lincoln embrassa Karen. Un baiser qui ne fut pas bâclé. Il n'embrassait pas exceptionnellement bien, mais il savait y faire tout de même.

Et ce fut enfin fini.

Ils signèrent, les mariés et leurs témoins les registres et on appela la foule au buffet, et tous se déportèrent enfin. Karen hésitait entre rester avec son mari, ou s'éloigner. Lincoln lui mâcha le travail en s'approchant à son oreille.

-Nous aurons bien assez de temps pour rester ensemble plus tard. Profite de ta journée, je te retrouverai tout à l'heure.

Elle acquiesça. Elle avait du caractère, mais pour un début de relation assez brutal, elle comprenait aussi qu'on ne contre-disait pas Crow. Si il la laissait partir, c'est qu'il avait à faire. Il quitta donc l'estrade, et rejoignit Eris Valverde.

-Si c'est ça le purisme, pourquoi nous battons-nous Eris?

Une façon comme une autre de dire que les réunions hypocrites, il n'aimait pas ça.

-J'ai cru comprendre que vous aviez réussi à rendre Poudlard plus sécurisé encore que Urquhart ? Qu'en est-il de ces guérillas dont vous aviez constaté l'existence en arrivant à la tête de l'école ?

Et de l'autre côté, ça continuait à rire, à parler, à se vanter. C'était un purisme imparfait qu'ils avaient devant eux, mais c'était un purisme qu'il était nécessaire de faire prospérer pour obtenir le résutat escompté. Du moins, Lincoln l'espérait réellement.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Ven 19 Juil - 15:58

Spoiler:
 

Le Diable est en tout et pour tout. Il est là, impatient, attentif aux moindres actions de la faiblesse humaine. En cherchant à l'éloigner, on emploi toutes les formes de mal possible. Au final, il reste alors présent, tapi dans l'ombre. A l'écoute du monde qu'il hait plus que tout. De ces humains faibles qui ne possèdent rien d'autre qu'un orgueil toujours plus grand, toujours plus dévorant, toujours plus destructeur.
Il ne quitte jamais ses tours de garde. Jamais son monde n'est attaqué. Bien au contraire. La moindre seconde est un millénaire pour lui et le temps ne coule plus depuis qu'il existe en ce monde. Il existe depuis toujours, attendant l'heure fatidique où peu à peu, les Hommes auront permis son incarnation charnelle et sensible.
Ô Heures, dérisoires, vous ne nous avez pas laissé le temps de vivre. Ecoutez-nous, nous ne voulons plus souffrir. Nous en avons vu assez, nous voulons autre chose. Un ailleurs meilleur, où Diable et Dieux ne sont que contes, où Homme est maître. Brisez, déracinez, tuez. La magie n'existe plus, nous ne voulons plus que nous. Oubliez les temps anciens où l'être est ailleurs, en tout et pour tout. Ne nous abandonnez pas, par pitié. Vivez avec nous, ne filez pas. Nous avons encore besoin de vous. Ô Heures, Ô Heures, ne partez plus. Il est trop tard. Le temps est terminé. Il est terminé. Ne partez plus. Par pitié.
Nous mourrons sans vous.
Diable, à l'écoute, attend. Toujours plus patient, toujours plus fier et ombrageux, il est là et ne cherche qu'une chose: que le mal entre par la porte sans cesse ouverte par le bien. Équilibre, déséquilibre-toi, nous n'avons plus besoin de toi.
Le Mal est là.
Alors quand tu penses que le pire est venu, pense pire encore.

« Neeson, vous avez reçu la réponse du Ministre Gallois quant à sa participation à la Conférence?

— Oui, Monsieur l'Inquisiteur.

Et il ne vous ai pas venu à l'esprit de me la communiquer?

— Je... j'allais le faire monsieur l'Inquisiteur. Il enverra son adjoint. Il ne pourra être présent pour sa part.

Bonne nouvelle. Cela nous évitera une cure d'égocentrisme. »

Monde.
Il était là, tournant toujours tournant. Telle la roue de la Fortune. Fortuna, velut luna statu variabilis, semper crescis aut descrescis; vita detestabilis nunc obdurat et tunc curat ludo mentis aciem, egestatem, potestatem dissolvit ut glaciem. On ne pouvait plus rien attendre de lui. Ses lois étaient désormais ancrées dans ses terres et il ne les changerai pas pour d'autres.
Le vivant n'avait qu'à s'habituer. Il n'avait pas d'autres solutions. L'Homme resterait. Toujours race qui périt de sa propre main, il en restait qu'elle possédait cette fabuleuse capacité de s'adapter à son milieu. Contrairement aux autres races qui périssaient sans aucune autre règle que celle de la Jungle.
Les moments étaient arrachés aux personnes. Elles ne se rendaient plus compte de ne rien vivre. Vie vide de sens et d'intérêt, elles étaient portées par cette prétendue accessibilité qui n'était qu'en réalité une voie d'accès à la facilité et à l'oisiveté. Il n'en résultait jamais rien de positif, si ce n'est de la vision cohérente et un minimum bonne des choses. De son extrême opposé, le Mal, le tout était profitable. On changeait les statuts, on prétendait faire d'une chose son total contraire et vice versa.
Lentement, on faisait avancer le Monde. Et les éléments attendaient. Une patience à détruire n'importe quel préjugé. Personne ne pouvait alors prétendre à quoique ce soit sur le long terme. Car à un moment précis, tout changerait. La vérité reprendrait le dessus. Peut-être pas la bonne Vérité, peut-être pas celle en cohérence avec ce qu'était la véritable Nature.
Mais rien ni personne ne semblait se rendre compte du massacre que l'Homme perpétuait envers et avec lui-même.

Valverde connaissait les familles puristes. Suffisamment pour avoir perpétué la tradition des Valverde de toujours s'éloigner de la mondanité et de tous ses artifices bêtes et hypocrites.
Certes il n'y avait rien à dire sur la famille Valverde. Si ce n'est qu'elle n'avait aucuns héritiers, aucune influence parmi les Puristes.
Mais il s'agissait surement là de la plus grande arme que possédait Valverde. Il était respecté, écouté et obéi par les plus grandes familles puristes sans lui-même faire parti d'un quelconque cercle d'intimes.
L'Inquisiteur de Poudlard était un homme seul. Profondément seul. Seulement, lui, il n'y voyait que les bienfaits de ce constat.
Dans cette folle danse des heures, il ne bougeait pas. Mais personne ne pouvait ainsi prétendre influencer d'une quelconque manière le vieil homme. Personne n'avait la possibilité de dire qu'avec ce dernier, de profonds liens d'amitié les liaient. Certes, lorsque les premiers résultats positifs de l'Ordre Nouveau étaient sortis quelques mois après sa nomination, avait-on cherché à se rapprocher de lui. Mais Valverde avait rapidement fait comprendre qu'il ne faisait guère parti de ce milieu.
Il n'était pas de ceux qui se pavanent et se servent des actions de leurs familles pour asseoir une quelconque légitimité dans la société actuelle.
Valverde s'était construit seul. En autodidacte, sans aide aucune. Il avait seul appris les failles et les caprices de la politique, le contrôle de la Magie Runique. Seul il était, seul il resterait. Certes le vieil homme avait un profond respect pour quelques personnes, dont Lord Voldemort. Mais il n'était pas de ceux qui prétendaient être qui ils étaient en ajoutant perpétuellement un carnet d'adresse à leurs parcours. Il en était ainsi et Valverde seul était arrivé à l'état actuel de sa situation. Il en était le seul responsable et le seul à en profiter. A d'autres le choix de se montrer invincible, présent sur tous les fronts. Il ne doutait pas qu'un jour ils tomberaient.
Il ne doutait pas que d'autres Menroth apparaîtraient et qu'eux aussi, après une gloire courte, s'écrouleraient telle l'immense machine construite par des mains fausses et non qualifiées.

Il ne connaissait pas particulièrement les Witcher. A dire vrai, ils n'étaient pas les plus célèbres des familles Puristes. Les Bedan, les Mulciber, les Lestrange et les Black occupaient trop de place actuellement pour cela.
Cela ne faisait rien.
Valverde avait reçu l'invitation de son successeur à la tête de l'Ordre Nouveau. Il n'était pas de coutume pour lui de venir se faire voir à quelques cérémonies. Mais le moment était important, notamment pour Crow.
Valverde avait toujours eu un lien étrange avec Crow. Une sorte de protection mutuelle mais silencieuse. Aucun pacte n'avait été signé, rien ne liait l'Inquisiteur au Directeur des Exécuteurs des Nuisibles.
Mais malgré tout, le Mangemort Politicien avait toujours fait confiance à cet homme. Il n'avait jamais cherché à le descriditer. Car au contraire de bien d'autres, Crow avait compris qu'en acceptant sa juste place, il était bien facile de s'en faire une plus grande. Le meilleur fauteuil que l'on puisse trouver au monde, le plus grand, le plus majestueux, le plus confortable, le plus influent est avant tout et surtout le sien. A chacun le choix d'en faire un trône, ou un vulgaire siège pour échecs.
D'autres avaient toujours cherché à avoir un fauteuil plus grand ou plus petit. Eccleston, Mulciber, Menroth, De Saint-Clair. Car malgré tout l'attachement que pouvait avoir Valverde envers le français, ce dernier se complaisait dans des réussites militaires. Et cela ne présageait rien de bon pour la suite des choses.
Crow, lui, se contentait de ce qu'il avait. Simple bureau, simple directeur parmi plusieurs responsables. Mais il avait réussi à se faire sa place, sans prétendre à autre chose que lui-même et ses capacités.
Et il n'y avait rien de plus louable à cela.

Habillé d'une robe rouge-sang aux broderies de fil d'argent et d'or, Valverde apparut au domaine des Witcher.
Mains jointes derrière le dos, il avançait désormais dans le jardin, là où aurait lieu la cérémonie. Installé au deuxième rang, juste derrière la famille, où trônaient les officiels, Valverde n'écouta guère la cérémonie.
Les choses ressemblaient étrangement à l'enterrement de Serpens. Comme lié à un quelconque souvenir, Eris se coupait automatiquement des choses. Son propre esprit se défendait d'être détruit par la réalité des choses. La haine et la folie étaient si grandes que Valverde, par automatisme, s'y complaisait et fait tout pour que rien ni personne ne puisse entraver à son malheur.
C'était là ce qu'il y avait de plus terrifiant dans le mal-être. L'Homme avait toujours eu cette tendance à se protéger de la source de bien possible. Désormais que les souvenirs étaient ensevelis sous la haine, que l'âme avait laissé place à l'intelligence, et que les sentiments avaient complètement disparus au profit de la raison, Valverde n'était plus qu'un mort parmi les vivants.
Rien ni personne ne pouvait le sortir du gouffre dans lequel il était enfoui. Rien ni personne ne pouvait mesurer la souffrance qui s'était imprégnée en lui.

« Si c'est ça le purisme, pourquoi nous battons-nous Eris? »

Excellente question.
Valverde tourna le visage vers Crow. Le vieil homme se tenait seul, dans le parc, à observer on-ne-sait-quoi. Ses yeux froids rencontrèrent le regard de Crow. Regard tout aussi froid, mais pas cette même froideur. On sentait cependant une froideur différente. Un recul volontaire de Crow, une mise à distance. Chez Valverde, tout n'était que froideur. Rien ne vivait en lui, si ce n'était cette haine et cette minutieuse aptitude à la politique.

Le vieil homme ne répondit rien. Car d'une part, la question du Mangemort ne nécessitait pas de réponse. Et d'autre part, Crow se doutait très bien que s'il y avait ici une personne détestant ce genre d'événements, il s'agissait bien de Valverde.

« J'ai cru comprendre que vous aviez réussi à rendre Poudlard plus sécurisé encore que Urquhart ? Qu'en est-il de ces guérillas dont vous aviez constaté l'existence en arrivant à la tête de l'école ?

Ce n'est pas sans votre aide, Lincoln. Voix calme, froide et mesurée. Valverde en profita pour tourner la tête vers quelques invités. On voyait notamment Eccleston. Il refixa son regard sur le Directeur des Exécuteurs de Nuisibles. Bedan s'est intelligemment soumise et j'espère que l'été offrira la possibilité aux autres de faire pareil. Les petits groupes crépusculaires et insignifiants n'existent déjà plus. Quant à l'Elite, espérons pour elle qu'elle suive le chemin de l'Inquisition. »

En effet.
Valverde connaissait déjà le nom de quelques élèves susceptibles de ne pas suivre Bedan. Et on lui avait d'ailleurs montré que d'autres étaient plus dangereux que certains d'entre eux. Notamment un certain Yakovski.

« Vous avez eu une intelligente idée de vous lier à Witcher. Il n'est pas sot, mais manque cruellement d'originalité. L'Ordre Nouveau perdurera très bien avec lui. Aussi, ce n'est pas de trop de l'avoir de votre côté. Quant à Eccleston, disons simplement que je vous pensais moins tolérant face à l'arrivisme. Mais je vous fait confiance. »

Car des êtres comme Crow et Valverde, rien n'était jamais laissé et dit au hasard. Peut-être faudrait-il des années, des siècles pour le comprendre.
Mais ils n'avaient pas l'ambition de perdre du temps ou de l'énergie. Tout était calculé, préparé, et mis en place avec une froideur infernale.
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MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Sam 20 Juil - 0:37

« MERCURIUS ! T'AS ENCORE DU COURRIER !»

Réponse A) : Et ta sœur ?
Réponse B) : Tu te le fous où je pense !
Réponse C) : Mets le dans la tarte …
Réponse D) : …

« J'ARRIVE ! »

Bientôt on entendit les pas bruyant du Gryffondor dans les escaliers, après quoi, il apparut dans la cuisine. Il était rare qu'il trouve du courrier pendant les vacances, en effet, Bedan avait annoncé qu'elle ne répondrait pas, et les résultats des Buses étaient arrivés, alors qui pouvait bien lui écrire ?
Regardant la lettre avec attention … nan je blague. Déchirant la lettre à la façon d'un rustre, il en sortit … une invitation.
Des fleurs ?! Mais c'était quoi donc c'te blague ?!
Le mariage de Crow ? Le lion manqua de s'étouffer de rire. Sérieusement ? Il crut d'abord à un canular, mais c'était trop gros pour en être une. Mais imaginer son mentor en romantique fleur-bleue, ça ne pouvait que faire rire son apprenti qui ne l'avait vu jusque là, que dans un registre particulier, et vraiment loin de celui ci.
Aussi, H écarquilla les yeux en voyant sa fonction de garçon d'honneur. C'était quoi ce truc ? Encore une histoire à la con, à coup sûr, ça sentait le traquenard tout ça.
En plus la destination ne lui disait absolument rien. Scarborough … on aurait dit le nom d'une maladie, ou celui d'une créature magique découverte au Galapagos par un hollandais tellement alcoolisé qu'on avait interprété ses paroles comme étant 'approximativement', ou plutôt 'à une vache près' : Scraborouphlfn … dis Scarborough pour ceux qui ne comprenaient le langage du picrate qui montait au cerveau pour en faire du coulis de matière cérébrale, à défaut de le faire couler par les oreilles du dit concerné.

Bref il fallait qu'il se rende à … truc, pour le mariage de Crow et de Karen Witcher. Triste inconnue au bataillon, peut être un pu.... une puritaine qu'il avait trouvé là dans les Marie-couche toi là de Londres, ou de cette ville au nom imprononçable après quatre grammes de sang par litre d'alcool.
Et puis le plus drôle, bah oui, parce que c'était relativement comique, des fleurs. Même Crow avait du rire de sa propre carte d'invitation, des roses … comme si c'était son genre d'envoyer des fleurs.
Risible à souhait.
Mais ce qui attira le plus l'attention de H, c'était tout de même la dernière chose mentionner, histoire de faire venir les invités, buffet. Ah bah là c'était foutu, H ne pouvait clairement pas dire non si on lui payait la bouffe et s'il y avait à boire. Bizarrement, l'idée qu'il y ait d'autres gens ne lui avait pas effleurer l'esprit, alors il se dit qu'au final, c'était peut être l'occasion de sortir …


********************************


Chaussures lacées, pantalon droit à pattes ouvertes, chemise enfilée, le bouton du haut dégrafé pour laisser apparaître quelques pecs, coiffure plaquée en arrière. Sourire colgate, rasé de près, mouvement de bras, les manches claires. Et puis les lunettes de soleil noires, c'est parti, let's go babe oooooooh yeah !


H la bête de scène arrivait à la fête …
La créature de la nuit et de la débauche transplana, laissant derrière lui une fumée de paillettes disco.


********************************


H arriva tranquillement sur la pelouse de la ville au nom le plus moche qui soit, et fut salué par le proprio avant de s'éclipser pour squatter le … nan nan ! Ça c'est la version officieuse. Mais vous petits curieux, vous savez que ça ne s'est pas passé comme ça n'est ce pas ? Non, c'était trop simple … surtout quand on connaissait le personnage. Voilà ce qu'il s'est vraiment passé …


********************************


En effet, H arriva bien dans la ville imprononçable, seulement, il ne s'agissait pas du fameux château de 'machintrucbiduleouiginettej'airangélathéièreelleestàcotéducadavredemamydansleswaters', non, il s'agissait de la ville petite bourgade en contrebats. Évidemment, c'était un coin moldu, et posez dans un coin moldu, un sorcier qui n'y avait jamais rien compris à ces bestioles là, la communication se voulait difficile, surtout en tenue … très sixties voir seventies.
Se grattant l'arrière du crâne, la bête de scène se demanda où elle pouvait bien avoir atterri. Le sieur n'était pas des plus polis, ni des plus réservés, il héla un moldu qui passait … à sa manière.

« Hey toi là le vieux ! »

Le petit papy, surpris de voir ce truc en plume arrivé, pensa que la faucheuse l'avait tranquillement pris sur son tracteur, et l'avait de ce fait ramener au paradis, où il pouvait de ce fait revivre ses années de jeunesse, répondit alors un truc que le gamin ne comprit évidemment pas.

« Z'allez p'têtre pouvoir m'aider. C'est où le château de … ( il sort le carton d'invitation pour vérifier le nom qu'il n'avait pas en tête ) Anchor Hall ? »

L'autre lui répondit que c'était plus haut sur la colline, mais il se demandait bien pourquoi la bête à plume allait monter là haut. Toutefois, il se contenta d'une réplique peu engageante.

« Mais mon p'tit gars, c'est fini ce temps là. Avec un accoutrement comme celui là tu vas

_ Et ta sœur elle bat le beurre à quatre-vingt-huit miles à l'heure sur le dos d'un raffleur ? »

Après quoi, le roi du disco monta jusqu'au château … Anchor Hall 's goin' to be DIIIIIISCOOOOO !


********************************


Ce coup là, il fut bien arrivé à destination, sans paysan moldu, sans tracteur, sans rien. Présentant son invitation, il reçut un accueil plutôt glacial de la part d'un mec qu'il ne connaissait pas, mais devinait être le proprio des lieux.
On le dévisagea plusieurs fois, ne sachant pas trop pourquoi, il s'en accommoda avant de retrouver des connaissances. En effet, Groslolo était là avec un décolleté plongeant. Plongeant ? Que dis je, c'était une vallée dans laquelle H se serait bien perdu, on aurait simplement aimé y fourrer le nez, ou les mains, c'était au choix. Quoi que, il y avait la place pour les deux tout compte fait.
Ne lui épargnant pas une petite blagounette sur ce même aperçu de poitrine qui le faisait presque baver, le lion discuta rapidement alors qu'on lui présenta … bah il ne savait pas qui. En fait il s'en foutait, n'écoutant pas, préférant de loin une poitrine qui ne demandait qu'à être palpée par des mains expertes.
Ce petit salaud le mini-Mulci, il en avait de la chance de pouvoir s'amuser avec ça …

Se balladant dans l'endroit, essayant choper des toasts et de la picole, afin de se mettre dans l'ambiance, le ruskov tomba plus ou moins par hasard sur Crow, après tout, c'était lui qui se mariait, mais la tenue sobre qu'il avait mis ne lui allait pas particulièrement bien. Oui il manquait un truc. Du genre des lunettes noires et bidule pour flashouiller, là il aurait la méga classe, mais bon, il avait pas besoin de ça pour se la jouer BG, alors pourquoi s'attarder sur de simples accessoires.
Étrangement, le salut ne fut pas le même que d'habitude, circonstances obligeaient sans doute, après tout, c'était H le garçon d'honneur, et il fallait être bien suicidaire pour lui confier ce rôle, mais c'était le choix du mentor, alors il fallait s'en accommoder.
Bizarrement, Crow avait retrouvé la banane en retrouvant son apprenti, ça faisait plaisir à voir, enfin, sauf s'il avait su que c'était parce qu'on riait de lui.

-Donc tu préfères gaspiller tes vacances à assister à une cérémonie de mariage inutile juste pour ton mentor ? J'en tiendrai compte à notre prochaine sortie H.

Le Gryffondor haussa les épaules avant plisser les yeux et d'ajouter sur un ton amusé.

« Quand j'ai vu buffet, j'ai pas résisté. Sans déconner, des fleurs quoi … t'as pas trouvé mieux ? »

Amusé, il reprit en feintant un soupire.

« Ah ce qu'il faut pas faire pour son mentor ... »

Ensuite il laissa Crow à ses obligations, bien qu'il ne doutait pas que le mangemort soit plus intéressé par une blague vaseuse que par des formalités inutiles à souhait.
Bref, on se hâta pour la cérémonie, on briefa les jeunes quant à leur rôle, chose que fit il ne savait trop quelle matrone, lui précisant qu'il n'écoutait pas, le lion tourna la tête vers avant de lui demander de se relaxer, qu'il gérait sans les mains.
L'autre ne comprit pas, mais H était bien au dessus de ça. Ainsi, on lui confia les alliances, et la cérémonie allait débuter avec ses habituelles formalités. Comme le petit passage jusqu'à la tribune, on notera au passage que le russe avait à son bras miss Groslolo qui servait de demoiselle d'honneur, avec toujours ce décolleté divertissant et distrayant.
Bref, la cérémonie s'en suivit, et le lion attendit à sa place avec un autre type qu'il ne connaissait pas. Sans doute le témoin, boh, pas la peine de le saluer, à coup sûr c'était un cousin de Crow, ou un collègue, un type qui n'était pas intéressant quoi, du genre bureaucrate qui restait dans un placard poussiéreux pour remplir des documents.

Et puis vint la promise de Crow. Alors que les bonnes femmes révisaient les voyelles de l'alphabet, le prétendu sang-mêlé esquissa un 'mhh' d'appétit. Ce petit cochon de Crow n'avait pas pris la plus moche, ça non. Et pour H, elle n'était pas 'belle', ah nan, elle était carrément bonne.
Enfin ses pensées déviantes et salaces pourraient être résumées en la phrase suivante, qu'il ne manqua pas de penser à l'identique 'ça donne envie d'y mettre les doigts'. Amis de la poésie bonsoir !

Bref, après tout un blabla chiant, qui emmerdait aussi le type qui le récitait, on lui fit signe d'approcher pour les alliances. Relevant la tête se tenant bien droit, du genre premier de la classe mais plus ridicule, le lion s'approcha du mec qui semblait se marrer intérieurement, le fixant dans les yeux le lion pensa alors :

*Ouais, toi aussi tu te demandes ce que tu fous là … *  

Et il recula à nouveau. Après ce fut l'habituel, oui je le veux, oui j'ai envie, ou d'autres formulations qui ne pouvaient à arracher à l'insouciance qu'un bâillement spécifiant l'ennui et l'attente de l'apéro.
Enfin, ce fut chiant, la fin tout ça, H n'avait qu'une chose en tête, repérer le buffet et la picole, qui commençaient d'ailleurs à manquer.
Mais qu'est ce qu'ils foutaient ! Pourquoi est ce qu'ils croyaient qu'ils étaient venus les gens hein ? C'était pas sérieux. Non mon précieux ! C'était pas sérieux du tout ...

Hrp:
 
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James Eccleston


MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Mer 24 Juil - 15:53

James avait été stupéfait d'être invité au mariage de Lincoln Crow et de Karen Witcher. Pas seulement à cause du carton d'invitation, anti-crowien au possible et qui aurait pu faire croire à un canular si l'ambiance au sein du régime puriste avait été tant soit peu potache... mais surtout en raison de l'invitation elle-même. C'était bien la première fois qu'il était convié à une telle cérémonie dans les milieux sang-pur les plus en vue, lui, le sang-mêlé fraîchement admis à fréquenter le gratin du Ministère. Il dut relire deux ou trois fois l'invitation pour assimiler pleinement les diverses informations qu'elle contenait : Crow se mariait, premier élément. S'il y avait bien un type que James n'imaginait pas la bague au doigt (hormis lui-même, pour d'autres raisons), c'était bien son compère du niveau 2. Lincoln était un solitaire, un homme plutôt rude au premier abord. Que ferait une femme à Castle Bay, dans cette demeure à l'image du maître des lieux ? Ce n'était pas le problème de James, qui avait fort à faire avec la deuxième information : il était invité, et même pas pour être serveur. Il n'avait jamais assisté à un mariage chez les puristes, et il se demanda ce qu'il convenait de porter dans de telles circonstances. Une tenue sorcière ? Il n'aimait guère les robes, toujours trop amples pour lui, alors qu'un costume bien taillé le flattait. Après de longues hésitations, il décida d'aller consulter Lincoln en personne, dans son bureau, pour être sûr de ne pas commettre d'impair.

Et c'est là que la troisième information lui tomba dessus.

Toujours aussi froid, Crow lui annonça qu'il avait besoin d'un témoin, et, à brûle-pourpoint, lui demanda s'il serait d'accord pour tenir ce rôle. James ne répondit pas immédiatement. Lui, sang-mêlé, témoin du marié ? Cela ferait jaser, mais il savait que Lincoln se moquait de ce que l'on disait dans son dos. Et il accepta, fier de ce qu'il interprétait comme un gage d'amitié de la part du chef des Exécuteurs.

Crow se révéla être un fiancé fort arrangeant. La fonction de témoin impliquait en effet, entre autres obligations, celle d'organiser l'enterrement de vie de garçon du Mangemort ; mais Lincoln épargna à James cette peine en déclarant qu'il ne voulait pas de cette fête, et il n'y eut d'autre enterrement de vie de garçon que la cuite qu'ils prirent ensemble à Challenger House, le week-end précédant la cérémonie.

Le matin du mariage, James se rendit au Ministère comme chaque jour ; le futur marié avait congé pour la journée, mais ils avaient décidé qu'il valait mieux que les deux têtes du niveau 2 ne s'absentent pas en même temps. De toute façon, Lincoln n'avait guère besoin de son témoin, et il ne se gênait pas pour le dire. Il n'était pas transi d'amour au point de ne plus savoir s'habiller, ou ému au point d'oublier l'heure : inutile, donc, qu'Eccleston lui serve de chaperon. Pour lui, son mariage était un rendez-vous comme un autre, et il retrouverait son témoin sur place.  Le Directeur de la Justice Magique quitta son travail de bonne heure, et passa chez lui se changer. Son choix s'était finalement porté sur un costume trois pièces gris anthracite, porté avec une cravate dans les mêmes tons ; ainsi vêtu, il paraissait plus à son avantage que dans une robe de sorcier. Il agrémenta cette tenue sobre d'un œillet rouge à la boutonnière, et gagna Anchor Hall, la résidence des Witcher où aurait lieu la cérémonie. Quelques personnes étaient déjà arrivées, mais pas le marié. James salua Mike Witcher, le père de la promise, avec lequel il avait servi en Irlande ; il ne put s'empêcher de remarquer que l'uniforme puriste n'avait pas rendu justice à la prestance de cet homme qui lui sembla soudain étonnamment jeune pour avoir une fille en âge de se marier. Plus loin, quelqu'un lui présenta Mr et Mrs Bedan, parents de la jeune Ariana, et il se mit à bavarder avec eux, jusqu'au moment où il aperçut Crow et s'excusa auprès du couple.

-Superbe tenue, Lincoln, il manque seulement un détail...

Et, tandis que le fiancé, peu concerné par son propre mariage et surtout par ce genre de détails, lui parlait de leurs projets avec les Soupirs, il fit apparaître par magie un œillet blanc qu'il passa à la boutonnière de Crow avec un sourire.

-Là, c'est parfait. Tu as raison,
poursuivit-il à voix basse, j'irai avec Henri.

John Mulciber vint saluer, très amicalement, le marié et son témoin, et tous convergèrent vers l'estrade où devait avoir lieu la cérémonie. Lincoln Crow attendait sa fiancée, face au Ministre, en compagnie de son témoin et du garçon d'honneur, un élève de Poudlard portant une tenue extravagante. Eccleston avait entendu le nom du garçon : Yakovski, celui-là même qui avait été mis en cause par Malaria lors de son procès, et blanchi par l'enquête des Exécuteurs. Oh, l'enquête avait peut-être été un peu partiale, mais peu importait, finalement. Crow se portait garant de ce garçon comme il l'avait fait pour James lui-même, inutile de chercher plus loin. Yakovski était l'apprenti d'un Mangemort, cela plaidait en sa faveur.

Debout, raide comme un piquet à la droite de Crow, deux pas derrière lui, James tourna la tête en entendant les « ooh » admiratifs des dames ; la mariée arrivait au bras de son père, resplendissante. La cérémonie, présidée par le Ministre en personne, fut simple et rapide. Quelques paroles de circonstance, l'échange des consentements, le baiser, la signature des registres, et on passa au buffet. James salua brièvement Eris Valverde, qu'il n'avait pas encore vu et qui parlait avec Crow, puis complimenta la nouvelle Mrs Crow qui passait près de lui ; ceci fait, il s'avança sans hâte vers le buffet auprès duquel les invités se groupaient à présent. Avisant John Mulciber, il le rejoignit, et, prenant au passage deux verres de champagne du plateau d'un serveur, alla en proposer un à son patron qui, étrangement, semblait ne pas avoir commencé à picoler.
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Ven 26 Juil - 11:48


Chaque année qui passait éloignait un peu plus Mike Witcher du moment où lui s'était marié. Pas pour les mêmes raisons, cela dit...En fait, il avait surtout épousé Nancy parce qu'elle était enceinte, et parce qu'il ne voulait pas d'un autre gosse bâtard chez les Witcher. Eagle et Oliver, ça suffisait largement, et c'était une sale manie qu'il essayait d'enrayer. Lui se maria par convenance, sa fille se mariait par devoir, dans le fond ça revenait au même, ils faisaient tous les deux ça pour l'intérêt de la famille. Oh, au début, Mike aimait Nancy Nott, ça, pas de doute. La jeune femme fut son premier amour, mais le problème du premier amour, justement, c'est que ça tournait souvent au n'importe quoi. Il le savait, pour lui, Nancy serait partie au bout du monde, et sans elle, il était parti au bout du monde. Et avant ça, les engueulades, les crises, les départs...Cette fille restait la reine là dedans, pire que Mike lui même lorsqu'il se mettait en colère, une folle absolue. Ce qui pouvait se comprendre lorsqu'on apprenait que son mari partait pour un homme...mais qui pouvait également se digérer depuis le temps.

Au final, rien ne changeait vraiment. Les mariages d'amour ne marchaient pas, et c'est peut-être pour cela qu'Evangelyn ne voulait pas l'épouser. Elle étai libre, et lui aussi, et lorsqu'ils se retrouvaient cela leur suffisait. Garder cette fichue liberté pour ne pas finir par s'enferrer dans la tromperie et toutes ces conneries. Ils savaient ce qu'ils faisaient à coté, mais dans l'ensemble finissaient toujours par revenir l'un vers l'autre. C'était un soutien mutuel, quelque chose comme ça. Après tout, ils se connaissaient depuis bien trop longtemps pour avoir des secrets l'un envers l'autre. Est-ce que ça arriverait un jour pour Karen ? Peut-être, peut-être pas. Mike observa d'un œil tranquille la cérémonie. Il ne s'assit même pas, il se contenta de regarder, loin en arrière. La cérémonie fut simple et sans apprêt. Les paroles de John semblaient en légère inadéquation avec ce que représentait ce mariage, une alliance, ni plus ni moins, pas d'amour et pas d'union éternelle. Même pour un mariage d'amour, Mike avait trouvé ça étonnement convenu et impersonnel, ne correspondant à aucune représentation de l'union de deux personnes qui s'aimaient. Cela dit tout se termina très vite. On annonça le buffet, par la voix de Watson, à qui Mike semblait bien décidé à déléguer toute l'intendance et la gestion des détails matériels.  Son cadet était quelqu'un d'effacé, de convenu, de très politiquement correct et d'une impeccable correction et cordialité à toute épreuve. Compassé, policé, Watson Witcher représentait la vieille garde du purisme avec son nœud papillon et son costume rigide. Mike sourit, adressa quelques félicitations à Lincoln puis à sa fille, puis il s'en alla marcher un peu. Il n'allait pas très loin. On remarqua à peine qu'il partait, il s'était fait discret.

Il marcha un peu, non par vers la mer, mais vers l'intérieur des terres, vers Scarborough. Bientot le terrain commença à monter. Il dépassa un petit lac bleu et arriva au sommet d'une colline au relief peu prononcé. On y voyait Anchor Hall, et le lac. C'était un coin où il venait souvent lorsqu'il était plus jeune.

« Je me doutais bien que tu serais là. »


Mike tourna la tête et sourit à sa fille. Karen seule connaissait les manies de son père et cela ne l'étonnait finalement pas beaucoup qu'elle soit arrivée là. Il entendait encore les paroles de son père à lui, sur cette même colline. Il lui fit signe de s'approcher :

« Tu ne devrais pas être avec ton mari, toi ?
- Je te cherchais. Je savais que je te trouverais là. Me dis pas qu'il y a trop de bruit ou de monde, là ? »

Mike sourit encore, et alluma une cigarette en gardant un œil sur la jeune femme en robe de mariée. Elle le connaissait bien. Il fallait avouer aussi qu'elle avait vu son père dans des états pires que lamentables. Sans rien dire, jamais ; Karen était une fille courageuse, on ne pouvait pas lui enlever ça.

« Non. Juste que je voulais voir cet endroit encore une fois. » Il tourna un regard plutot doux vers elle : « Ça va toi ? T'as l'air à deux doigts de pleurer. 
- Je... » Un silence. Et puis, avec un regard qui disait tout le contraire : « Oui, ça va. »
- Écoute... »Witcher passa un bras autour des épaules de sa fille dans un geste rassurant. « Tu vois, ici,  en haut de cette colline, au delà du  lac bleu, c'est là que j'ai eu mon premier chagrin d'amour. Je me rappelle encore comment il a tout changé, tu vois. Et mon père était là, et je regardais ses yeux, comme d'habitude, me sourire, et me dire : Ne t'inquiète pas, fils., tu vois, le ciel a un plan pour toi. C'est pareil aujourd'hui.  Ne t'inquiète pas maintenant. » Mike hocha la tête pensivement, et embrassa sa fille sur la tempe : «  Tu as toute ta vie pour faire ça. »

Elle hocha la tête en silence. Il comprenait, pourtant, lui. Il savait combien Lincoln pouvait être terrifiant, même sans rien faire. Des gens autrement plus rompus dans l'art de la guerre et de la pression psychologique que Karen le craignait. Mais ça irait. Enfin, il l'espérait. Ils regagnèrent ensemble le parc. Ce qui est sur, c'est qu'ils ne parlèrent plus guère du mariage en lui même. Mike se contenta de retourner au buffet, parlant ici et là avec les gens qu'il croisait. Il finit par aborder John Mulciber, qui se trouvait en compagnie de James Eccleston. Ça lui allait bien, son costume, au directeur du département de la Justice Magique. Quoique enlever une couche ou deux de vêtements n'eut pas été de trop, jugea Mike en détaillant un instant l'ancien juge.

Il fallait qu'il parle politique avec John, mais le moment se trouvait mal choisi. Il se contenta donc de lui glisser :

« Il faudra qu'on parle un peu toi et moi. Si on peut arriver à avoir un accord entre l'Ordre Nouveau et le Ministère, un accord qui soit définitif j'entends, avant la fin de la guerre, ce serait une bonne chose. » Il adressa un sourire à Eccleston et rafla une coupe de champagne sur la table : « Sur que vous ne voulez pas enlever cette cravate, James ? Vous avez l'air de mourir de chaud. » Il lui adressa un clin d'oeil amusé, mais ne s'attarda pas sur le sujet, du moins pour l'instant : « Bien, John, je te laisse réfléchir. Tu sais où me trouver quand tu auras la réponse. Bonne soirée, messieurs. »

A quoi jouait-il donc avec Eccleston ? Witcher finit sa coupe et la posa sur le plateau d'un serveur avant de s'en retourner parler avec le reste des invités. A rien, mis à part qu'il s'amusait. Evangelyn faisait à peu près la même chose de son coté, et plus souvent que lui, même, donc rien à cacher. Simplement, il attirait l'oeil, ce petit con, alors pourquoi ne pas en profiter ? John était habitué à ce genre de chose, Mike savait qu'il ne dirait rien – ou même qu'il ferait semblant d'ignorer ce qu'il avait vu, tout simplement.

La soirée s'étira paisiblement, et les invités commencèrent à partir. Mike les salua poliment chacun leur tour lorsqu'ils étaient sur le départ. Cette journée avait été une réussite. Restait à voir si ça durerait, ou non, mais cela, lui ne pouvait rien y faire.
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John Mulciber


MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Ven 26 Juil - 18:24

Ce genre de fête véhiculait une drôle d'ambiance. Comme aux enterrements. Un genre de fête où la seule distraction était de boire jusqu'à plus soif, jusqu'à rouler sous la table pour oublier l'atmosphère un peu lourde, voir mal à l'aise, car tout le monde savait que ce n'était qu'un mariage arrangé, et tellement hypocrite, qui régnait. Autrefois, John n'aurait pas hésité longtemps avant de se servir un verre, puis deux, si bien qu'à la fin, il n'aurait même pas su à combien il en était. Marciana l'aurait encore une fois détesté, partant toute seule en l'abandonnant là. Mais pas aujourd'hui. Il laissa la le buffet. En fait tout cela ne l'intéressait guère. J'ai passé bien trop de temps à me détruire. Je ne peux pas continuer à le faire. On n'a pas le temps, disait le Millénaire, peut-être une des seules choses vraies que John apprit de lui. Aussi restait-il là, il parlait avec sa femme, il parlait avec d'autres gens. Vingt personnes c'était déjà peu. John connaissait le dégout de Mike pour les foules, mais également pour les gens hypocrites, ce qui limitait tout de même la casse. De la famille Witcher seuls étaient présents les cousins directs, des oncles et des tantes, pas des inconnus. Une grande famille, les Witcher... John retint un sourire au souvenir de leur fondateur, rencontré par les yeux interposés de Martell. Dire qu'aujourd'hui nous sommes liés par le sang. Qu'en aurais-tu pensé, Farago ? Et toi, Denis ? Le Martell qu'il connaissait aurait sans doute fini par admettre que la chose ne se trouvait pas être mauvaise et servait les deux familles. L'évolution plaisait à John. Il ne possédait matériellement pas le temps de régresser, la seule solution c'était d'avancer et de réussir. Comme se battre avec Valverde était inutile.

L'intérêt personnel ne servait plus à rien ici. John le savait depuis longtemps, surtout qu'il n'attendait plus rien pour lui même. Que pourrais-je attendre de toute façon ? Sa vie ne l'ennuyait pas mais la mort ne lui faisait pas peur non plus. On ne pouvait pas vraiment dire qu'il se plaisait dans sa vie, mais il s'amusait. Il comprenait mieux le monde depuis qu'il était revenu de son grand voyage, et là encore il ne parlait pas de l'Irlande mais bien de son séjour démonique. Il faut apprendre à ne pas demander plus que ce que la vie peut nous offrir. Parfois ce n'est pas le bonheur, c'est juste le fait d'être là. Parfois on accomplissait des tâches ingrates, on n'était pas heureux, peut-être même causait-on du tort aux autres, mais il fallait faire ce qu'il fallait pour construire une œuvre plus grande et plus générale. En ce sens Witcher était un bon chef de famille. Meilleur que je n'ai été moi peut-être ? Non, John en doutait. La relève de son père, qu'il assurait depuis même avant sa mort, il l'avait pris avec fierté et courage. On lui obéissait et on l'aimait, on ne l'appelait pas forcément chef et on lui parlait parfois avec plus de familiarité qu'aux autres chefs de famille mais dans l'ensemble, jamais personne ne contestait les ordres de John Mulciber. Il ne donnait que très peu d'ordres mais dans les faits il pouvait imposer ce qu'il voulait. Actionnaire quasi-majoritaire dans MGT, et la Mulciberian Chemistery, il était le propriétaire officiel de Mulciber and Sons, la société de paris. La gestion qu'il confiait à Peter Mulciber restait uniquement de la gestion. Quant aux Frelons de Winbourne, il n'y avait pas plus généreux sponsor que lui...le contrôle était absolu partout.

Etait-ce ma faute si Ben est mort ? Etait-il trop jeune pour l'envoyer là-bas ? Il n'y avait en tout et pour tout que deux sujets ou John doutait d'avoir bien agi. Ses enfants – et là il savait qu'il avait échoué, et il ne cherchait même plus à changer ça. Roxanne resterait conne et manipulable, Nathaniel ne serait jamais un digne héritier. Il faut que je passe tout directement à William et que je le mette hors d'influence de son père. Puis il y avait la mort de Benjamin Mulciber. Ben était le cousin de John. Devenu mangemort assez tôt, poussé par John qui lui avait appris la démonologie, le gamin était parti se faire tuer à l'est et n'était jamais revenu. Enfin si, sous l'état d'un cadavre méconnaissable. Les trois quarts du visage avaient disparu. Explosion magique prétendirent les guérisseurs – invocation démonique ratée, supposait plutot John. Mais peu importait. C'est loin, tout ça... Je ne crois pas que ce genre de choses risquent d'arriver à Karen Witcher. John reprit son examen des petits fours et choisit finalement un toast au caviar, évitant soigneusement de trop regarder le champagne et ses bulles dorées si attirantes pour l'oeil.

Il observa Witcher revenir d'un air pensif. Tiens, la gamine est avec lui ? Derniers conseils d'un père, sans doute. John jeta un œil autour de lui, s'apercevant qu'il avait égaré – oh pas bien loin, elle parlait avec les Bedan – sa femme. Il laissa Marciana à ses occupations et se servit un thé glacé et avisa Eccleston. Il adressa un sourire à son subordonné :

« Pas si mal, n'est-ce pas ? De voir ce genre de choses avant de partir en Irlande, je veux dire. Même si l'amour n'entre guère en jeu. »
Il fit une pause et vida son thé glacé. Puis il ajouta, sans espèce de transition : «  Essayez de passer me voir avant de retourner en Irlande, voulez bien ?  Il faudra que je vois où vous vous étiez arrêtés avec William. »

La conversation dura encore un peu, interrompue plus ou moins par Mike. John s'amusait ; Il ne change pas du tout. Impertinent en diable, charmeur – intéressé aussi bien par les femmes que par les hommes. Dans le fond le ministre s'en foutait, il n'était plus à ça prêt. Quand on voyait les horreurs que lui avait commise, on ne s'arrêtait plus guère à des affaires de préférences sexuelles. Il approuva cependant ce que disait Mike à propos de l'Ordre Nouveau :

« On parlera de ça bientôt. Demande à Fearbody de fixer un rendez-vous, et arrange toi pour qu'il y ait la presse, l'accord, toi et moi, on sait déjà ce qu'il y aura dedans. »


Un véritable accord entre Justice Magique et Ordre Nouveau. John reprit un petit four alors que Witcher s'éloignait. Il sourit à James, amusé par ce que lui avait dit le directeur de l'Ordre Nouveau. Il n'a pas tort, cela dit. John reprit en souriant :

« M'est avis qu'il n'a pas tort, James, retirez au moins la cravate. »


Celle de John avait disparu bien vite après la cérémonie en elle même. Il sourit encore, parla encore un peu avec James. Il ne fallait pas s'y tromper, même si parfois il était dur avec lui, John aimait bien le jeune mangemort. Puis il fallut rentrer, déjà, car la soirée se terminait. Une fois rentré à Mull Cair Bren Court, John demanda à sa femme :

« Tu as trouvé ça comment, toi ?
- Je ne sais pas, émouvant ? »

Le ministre de la magie leva les yeux au ciel et soupira :

« Ah, les femmes... »

Emouvant. Le terme le moins approprié pour le mariage de Lincoln Crow, ouais, mais il fallait s'y attendre, après tout.
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MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Mer 31 Juil - 13:59

On eut guère à attendre pour voir le Gryffondor glisser vers le buffet, rodant de manière furtive autour de ce dernier afin de s'empiffrer  d'amuse-gueules et de siphonner les réserves d'alcool de la famille Witcher, quoi que … à ce qu'on disait, il y avait des bons leveurs de coudes ici. H était impatient de voir ça, disait on que les ruskovs avaient l'alcool facile de par des générations de bitures à la distillation de patate pour une boisson qui faisait vomir le commun.
Pour ceux qui n'auraient pas compris, l'explication en musique : MUSIQUE !

C'est ainsi qu'après deux ou trois flûtes de champagne, le lion se mit dans la tête d'aller trouver de la donzelle à draguer, et éventuellement troncher, s'il y avait moyen de moyenner.
Mais à part la mariée, qu'il aurait été impoli d'aller chatouiller, d'une part parce que la demoiselle se mariait, et d'autre part parce que c'était avec le mentor, H ne voyait pas grand monde comme proie potentielle.
Ah si, il y avait bien Groslolo.
Mais Groslolo, c'était différent.
H ne pouvait pas nier qu'il aurait bien aimé se la faire, ne serait ce que pour ajouter sa paire de flotteurs à son tableau de chasse, et c'était une des rares filles de Gryffondor qui n'avait pas encore eu le droit à un attouchement particulier made in Russia. Cependant, elle semblait un peu distante, ailleurs, c'était à dire qu'elle n'avait pas décroché un mot hors contexte à son capitaine.
Ils avaient parlé un peu Quidditch, un peu école, un peu bouffe, mais un sujet restait tabou, l'Elite.

Personne n'était sans ignorer une parenté entre la schlöe et les pétasses Bedan. Alors à l'heure du choix, on préférerait les alliances à la loyauté, à l'amitié, la famille avant tout, chose que le lion ne comprendrait jamais, faute de ne pas en avoir sans doute.
On évita d'en parler, on évita même de parler de l'Elite. L'Elite n'était il pas une famille au fond ? Avec ses animosités, ses alliances, ses magouilles, ses trips consanguins ? C'était aussi pour ça que H ne cherchait pas plus que ça à troncher la rouge, parce qu'elle en était, et que son copain aussi.
Mini-Mulciber était un empoté de première. Tout le monde le savait, il avait autant de succès auprès des filles qu'une lesbienne dans un bar gay. D'ailleurs, H pensait que c'était l'allemande qui l'avait dépucelé, et peut être avait elle fait d'une pierre deux coups en écartant de ce fait sa propre virginité. Mais imaginer une poitrine comme ça vierge jusqu'à seize ans, l'attrapeur avait un peu de mal à l'imaginer. Enfin bref, il était inutile d'aller la chercher sur ce terrain, pas qu'il craigne des représailles du copain polio, même s'il avait tué une pouffy, il était toujours moins dangereux que H, nan c'était pour l'honneur, pour le panache, et puis, à aller tous les jours à la chasse ne l'intéressait pas toujours, il fallait parfois que la donzelle vienne d'elle même pour mieux savourer. Il avait encore deux ans pour se la faire, et sa poitrine n'allait pas changer en deux ans, tout du moins dans le mauvais sens.

Donc pas de jeunes vierges effaroucher à aller tringler dans un coin, ne restait plus que la bouffe et la picole.
Et au coin d'un regard, H vit sa némésis du moment. Lui ?! Ici ?
Non il ne s'agissait pas d'Eversman qui, comme attrapeur, n'était bon qu'à attraper la grippe, non, c'était pépère Valverde ! Horreur malheur … il était là en … robe de chambre ? Pyjama ? Bref une tenue non-identifiée. H retourna en marche arrière dans la foule de badauds du buffet.
Il fallait éviter la vieille carne, le fuir comme la peste, le lion n'avait clairement pas envie de retrouver l'Inquisiteur ici.

Bref, la suite du mariage fut essentiellement de la picole et de la mangeaille, jusqu'à tard le soir. Une fois le mariage terminé, et les invités partis, H compris, on laissa les mariés faire leur affaire.
L'apprenti de ce même marié, retourna chez lui après avoir ingurgité son poids en petits-fours et atteint deux grammes de sang par litre d'alcool.
Poussant la porte de la baraque de ses parents adoptifs, il ouvrit machinalement le frigo, en tira une bouteille de Vodka bien fraîche, puis tituba presque jusqu'au placard pour sortir un verre et le poser sur la table.
Se posant là, il ouvrit cette dernière avant de se retourner en direction de la porte du salon. Là, se trouvait Elena, en robe de chambre, sans doute réveillée par le bordel de son ancien capitaine. Elle lui demanda ce qu'il foutait là, ce dernier lui montra la bouteille et lui en proposa de manière purement désintéressée.
Cette dernière sortit deux verres shooteurs avant que l'autre ne les remplisse. Ainsi, les deux amis pratiquèrent le levé de coude façon ruskov, enquillant les shoots les uns après les autres jusqu'à descendre la bouteille à moitié.
Mercurius galéra à remonter les escaliers, la Vodka l'ayant bien amoché, presque fini après une journée de gavage et de picole, quant à Elena, elle qui n'avait pas l'habitude de boire, se trouva bien joyeuse et guillerette, si bien qu'elle passa la nuit avec celui qui n'avait pas eu à rejoindre sa chambre.
À défaut de trouver une donzelle à ramener chez elle, H avait eu un lot de consolation.
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MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé Sam 3 Aoû - 18:54

De tous les mariages auxquels il avait assisté, James avait gardé un assez mauvais souvenir. On y faisait le pingouin en costume impeccable, on y sirotait dans le meilleur des cas du champagne trop froid, et parfois du mousseux tiède, en échangeant des banalités avec des pékins qu'on croisait une fois tous les cinq ans. Il y avait toujours un moment où on se faisait harponner par le point noir de la fête, une vieille grand-tante barbue ou un oncle aussi sourd que malodorant, qui, trop heureux de tenir enfin une proie, s'arrangeait pour ne pas la laisser filer et racontait en boucle les quelques mêmes histoires en lui postillonnant ses petits-fours à la figure... On ne pouvait même pas boire jusqu'à finir ivre comme cochon, ou pincer les fesses des garçons d'honneur, car il fallait respecter une certaine tenue – d'autant que les mariages auxquels James avait été conviés avaient surtout concerné des parents proches. L'ennui total, donc. On était obligé de faire des ronds-de-jambe à des cousins éloignés qu'on serait infoutu de reconnaître dans le rue, ou à de vagues oncles qui vous assénaient systématiquement : « Comme tu as grandi ! », remarque qui, lorsqu'on avait dépassé quatorze ans, perdait un peu de son intérêt... Bref, les mariages, c'était l'enfer. Non seulement pour les mariés qui étaient obligés de parader en servant des sourires à tous les pique-assiettes, mais aussi pour tous les autres, ceux qui regardaient discrètement leur montre en se demandant s'il était trop tôt pour filer en douce.

Cette fois-ci, cependant, les choses semblaient moins tragiques. Pas de grand-mère à furoncles à l'horizon, dans l'assistance clairsemée de la noce. Les invités avaient été triés sur le volet, et on se retrouvait entre gens du monde – James aurait volontiers dit du même monde, mais il avait bien conscience de ne pas appartenir, précisément, à cette caste. Personne pour tenir des discours ennuyeux tout en enfournant les amuse-bouches, personne pour monopoliser un autre convive plus longtemps que ne le permettaient les bonnes manières. Si l'on devait parler sérieusement, l'on arrangeait un rendez-vous, et l'on se remettait à bavarder de tout et de rien. Un mariage n'était pas le lieu pour traiter d'affaires sérieuses, d'autant que les dames se seraient probablement ennuyées, ces messieurs les puristes demeurant convaincus que la politique ne concernait qu'eux.

James fut stupéfait de voir John Mulciber boire du thé glacé, mais il ne fit aucune réflexion. Le Ministre s'était déjà fait remarquer dans des noces, notamment, si on en croyait la rumeur, celle de sa propre fille, et il avait sans doute décidé de s'acheter une conduite. Le Directeur de la Justice Magique eut un sourire à cette pensée, et reposa discrètement la coupe de champagne qu'il avait prise pour le Ministre. Mulciber allait-il passer toute la soirée au thé glacé ? James ne se serait pas risqué à le parier. Le Ministre engagea la conversation en évoquant le mariage, et Eccleston ne put se retenir de répondre d'un air entendu :


-Oui, très belle cérémonie, monsieur le Ministre, émouvante à souhait.

C'était bien la première fois qu'il assistait à un mariage d'où la sincérité était à ce point exclue, la première fois, en un mot, qu'il assistait à un mariage arrangé. Chacun avait joué son rôle à merveille, en espérant que cette mascarade soit vite fini, Mulciber en tête. Dans ce genre de cérémonie, l'essentiel n'était pas l'échange des consentements ou le baiser, mais les transactions financières ou politiques que permettait l'union. Sans s'attarder sur ce sujet somme toute ennuyeux, Mulciber poursuivit, et cette fois, son subordonné reprit tout son sérieux. Il comptait donc prendre la place d'Avery auprès du jeune Mangemort ? Eccleston avait peine à y croire. Le départ de son mentor pour l'étranger l'avait laissé au milieu du gué, un peu dégrossi mais avec encore beaucoup de choses à apprendre. Il n'avait osé demander à personne de reprendre le flambeau, et c'était une excellente surprise pour lui, d'autant que Mulciber était un proche d'Avery. Avec lui, il était certain de recevoir un enseignement de grande qualité. Il approuva donc avec chaleur :


-Je passerai dans le courant de la semaine, si vous voulez bien, monsieur. Je serais très honoré de devenir votre élève après avoir été celui de Mr Avery, et après avoir été votre adversaire malheureux en duel.

Il souriait en évoquant le championnat de duel au cours duquel Mulciber, sans surprise, l'avait défait quelques mois plus tôt. Il était parvenu à un niveau de la compétition qu'il n'aurait jamais cru atteindre, et perdre contre un type tel que le Ministre, après tout, n'avait rien de déshonorant. Ils bavardèrent encore un peu, puis Mike Witcher, le père de la mariée – James ne parvenait pas à songer « le beau-père de Crow » – s'avança vers eux. Le président du PPA était avant tout, pour le Directeur de la Justice Magique, un compagnon d'armes, et un confrère Mangemort. Ils avaient parfois affaire l'un à l'autre pour des questions juridiques, et James avait vite apprécié en Mike un juriste hors pair. Sa connaissance de l'homme se bornant à ces aspects strictement professionnels, il ignorait totalement que Witcher était amateur de garçons autant que lui-même, et il demeura un instant stupéfait lorsque l'autre lui glissa une petite phrase sur laquelle il n'y avait pas à se méprendre. Dame ! Il était le témoin du marié, et il se faisait draguer par le père de la mariée en personne ? Intéressant... Mike était un beau gosse, tout à fait le genre à plaire à Eccleston. Il se reprit assez vite, et lança à Witcher un regard de défi en répondant :

-C'est vrai que la chaleur est terrible chez vous, Mike.

Witcher prit congé, laissant James songeur. Fallait-il pousser le jeu, ou rester dans le rôle du garçon innocent qui n'a pas vu malice à quelques mots anodins ? Il n'avait encore jamais vu en Mike une conquête potentielle, mais à présent, cela lui crevait les yeux. Comme il réfléchissait, Mulciber ajouta son grain de sel, en appuyant les dires de l'hôte de la fête.

-Puisque même vous, monsieur, vous me le suggérez, je me rends à vos avis ! fit James en dénouant sa cravate qu'il fourra dans la poche de sa veste.

Ils ne commentèrent pas davantage l'intervention de Witcher, et poursuivirent leur conversation comme si de rien n'était. Ayant convenu d'une date pour leur entrevue, ils se séparèrent, et James rejoignit le marié avec qui il but quelques verres en parlant de tout, sauf du mariage. Ils avaient bien d'autres projets à aborder, et la seule allusion à l'événement du jour fut lorsque le témoin, en prenant congé, souhaita une bonne nuit à son collègue.

Curieusement, au cours de la soirée, James ne croisa plus guère Mike Witcher, hormis au moment où il quitta la fête pour regagner Challenger House. En lui serrant la main, il lui lança ce même regard de défi, signifiant qu'il ne comptait pas en rester au stade de la plaisanterie et de la drague innocente. L'autre comprendrait, et il fallait espérer qu'il serait d'accord.
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MessageSujet: Re: What's a wedding for you ? || Privé

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What's a wedding for you ? || Privé

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