POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV Mer 17 Juil - 21:13

« La peur est plus tranchante qu'aucune épée. Qui a peur de perdre a déjà perdu. »

Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre
Eris L. Valverde - James Eccleston


Poudlard était une institution particulièrement étrange. Célèbre dans le monde entier pour avoir connu beaucoup d'événements, c'était avant tout une école. Une école où salles de classe, bibliothèque et réfectoire se touchaient afin de permettre à de jeunes sorciers l'apprentissage de leur don.
Depuis 1997, c'était aussi devenu un lieu de Purisme. Là où l'on trouvait, grâce à Severus Rogue, une Education digne du nom de Sorcier et du Seigneur des Ténèbres. On démystifiait la magie-noire, on apprenait aux élèves de quelle façon l'ignoble sang-moldu avait toujours cherché la destruction de la Sorcellerie.
L'ère LeeRoy avait tout chamboullé. Elle avait prouvé qu'en tout lieu et en tout temps existait encore la menace d'un bourbisme destructeur. Ce bourbisme, elle l'avait charmé, et placé dans Poudlard avec la plus totale des discrétions. Brom avait fait confiance à cette femme. Et malgré le respect que l'on pouvait avoir pour l'Intendant du Royaume-Uni, cette décision avait coûté cher au Purisme.
Deux années de perdue.
Quoique.
La leçon était forte pour les nouveaux dirigeants du monde magique. Forte pour Lord Voldemort. Elle inculquait cette certitude: en chacun réside la volonté personnel et le choix de la destruction. Toute lumière possède son ombre. A chacun le choix de vivre dans la bonne facette.
Et le Seigneur des Ténèbres avait compris que la menace était perpétuellement présente.

Son actuel Inquisiteur n'était pas un homme inconnu du Purisme et de ses institutions politiques.
Eris Valverde était surnommé depuis quelques années le "Mangemort Politicien". Tout comme le "Mangemort à la Cape", Valverde avait désormais une réputation, outre Intendance. C'était un vieil homme que l'on respectait pour son admiration pour le Purisme. Mais par dessus tout, il était admiré pour son oeuvre à l'Ordre Nouveau. Jamais Voldemort n'avait eu à se plaindre de ce fidèle et intellectuel soldat chez qui la dévotion était depuis longtemps abolie au profit du respect et de l'entente.
Car Eris Valverde ne vénérait aucunement Lord Voldemort. Ce dernier s'était construit avec et par ses Mangemort. Valverde aurait à vie un profond respect pour ce jeune-homme choisissant de mettre à profit ses compétences pour le bien de la Sorcellerie. Il le savait, Tom Jédusor n'était pas n'importe qui n'importe quand. A un autre moment, à un autre endroit, il aurait pu être un parfait inconnu.
Le Seigneur des Ténèbres savait que son Inquisiteur de Poudlard n'a rien d'un vulgaire chien qui suit son maître. Valverde était déjà mort intérieurement depuis longtemps. Il était sensiblement inutile de le menacer de quoique ce soit. Car de tous les Mangemorts, il était surement le seul à ne pas avoir peur de la mort ou de la perte d'une fonction honorifique.
Tout ce qu'il avait à mettre en oeuvre, c'était la mise à disposition de ses compétences en politique, droit et administration qui permettraient au Purisme de Lord Voldemort de triompher sur le bas bourbisme.

L'histoire de ce vieil homme était parfaitement inconnue. Surement d'ailleurs l'était-elle de Lord Voldemort lui-même.
Valverde avait enfoui ses souvenirs si profondément qu'il avait fini par les oublier. La haine avait remplacé l'amour, et son brillant esprit était maintenant au service d'un prétendu Purisme qui n'était rien d'autre qu'une machine à tuer. Mais ni Valverde, ni les autres ne se rendaient compte de leur folie. Aussi, le vieil homme était un pion intéressant de l'échiquier politique.
D'ailleurs, il était surement bien plus qu'un pion. Il était un rouage des machines, un marionnettiste, une araignée tissant sa toile. Car de tous les Mangemorts, il était surement le plus respecté pour ses conseils et ses avis. Le plus avisé en matière de politique.
Lord Voldemort avait surement bien plus besoin de lui qu'il ne se l'imaginait.
Tout cela, Valverde ne l'avait pas en tête. Il n'avait plus la capacité d'avoir une once d'estime de lui-même. Il n'en avait donc plus envers les autres. D'où cette cruauté implacable envers les nés-moldus et tout traître au régime. D'où cette méticuleuse rigueur dans ses différentes missions et divers objectifs. Car Valverde n'était plus qu'un corps sans âme. Un corps manipulé par la haine et la folie. Par la volonté de détruire toute forme de bonheur et d'amour. Et chez qui les moyens étaient bien plus que dangereux, bien plus que destructeurs.

Après deux heures, à compter de sept heures, passées aux affaires concernant l'Education dans l'Intendance du Royaume-Uni, Valverde avait reçu à neuf heures les principaux représentants de la sécurité de Poudlard. Après une réunion d'une demie-heure, le vieil homme s'était appliqué à lire son courrier et les différents rapports de sécurité de la veille. Le tout lui permettant alors de mettre à jour les dossiers des habitants du château. La matinée se terminait avec une réunion plus restreinte, avec seulement Selwyn, auquel il donnait les conseils et les directives qu'il semblaient nécessaires de donner suite à lecture des rapports. Une fois le déjeuner au manoir Gaydon terminé, Valverde débutait la journée par une gestion quotidienne et intendante de l'Ecole. Ce après quoi, en milieu d'après-midi, il rencontrait différentes personnes. La journée se terminait alors par des séances plus ombreuses, plus silencieuses. Des tortures, des entretiens avec les Langues de Plomb.

Il était dix sept-heures. Valverde venait de terminer la réponse d'un courrier émanant d'un parent d'élève qui dénonçait avec ardeur le comportement de deux élèves de Poudlard durant l'été. Le froid Inquisiteur avait alors pris les mesures nécessaires, à savoir la mise sous surveillance des deux élèves.
Peut-être seraient-ils les premiers travailleurs d'un des trois prochain camp de travail Puriste.
Le vieil homme avait convoqué Eccleston. Bien que le Sang-Mêlé soit distingué par une haute fonction, Valverde était rattaché à l'Intendance directement et pouvait se permettre de convoquer Eccleston.
Ce dernier fut annoncé par Neeson à l'heure prévue. Il pénétra dans le froid et calme bureau Inquisitorial.

« Je vois que vous ne vous trompez de chemin que quand il vous semble bon de le faire, Eccleston. La voix froide de Valverde provenait de la deuxième tourelle. Là où son bureau était placé, séparant son fauteuil à ceux prévus pour les invités. Asseyez-vous. La voix n'était pas autoritaire mais laissant comprendre que Valverde avait beaucoup d'autres choses à faire que perdre son temps et son énergie. Vous savez tout autant que moi que le lieu où vous travaillez est tout aussi silencieux qu'un charme du Cridurut. Aussi je suppose que vous n'êtes pas surpris de savoir que vos plaintes répétitives quant au nombre d'homme dépêchés à Poudlard se sont fait entendre. Permettez-moi de vous dire que si vous mourriez d'envie de palier à la situation d'urgence et de crise à Poudlard, il fallait vous montrer tout aussi bavard que vous l'êtes lorsque vous vous plaignez. D'après les récents événements, il semble que, pendant que vous êtes resté tapi dans votre trou tel l'insecte qui attend le bon moment pour dévorer la charogne, la Sécurité et l'ordre soient revenus en ces lieux. Ne cherchez pas à être une autre personne en cherchant à briser d'autres bien plus grandes. »

Le regard de Valverde était glacial. Tout comme sa voix. Son visage n'exprimait aucun sentiment. Aucune colère ni aucun énervement. Il était impassible à tout, telle une machine de guerre qui extermine tout sur son passage.
Tout et surtout les éléments gênants.
Valverde avait eu vent des plaintes d'Eccleston. A dire vrai, il n'avait guère était discret. Mais cela ne l'avait pas plus étonné que lorsqu'il avait appris la mort de Potter. Il était certain, en quittant physiquement le Ministère anglais, que des langues se permettraient bien plus de fourberies qu'auparavant. Mais au grand damne de l'arrivisme, Valverde avait encore beaucoup de "petits oiseaux" qui venaient lui murmurer des choses. Des choses qu'il n'avait, semblait-il, pas le droit de savoir.

« Vous vous dîtes surement qu'un jour, vous m'écraserez. Ne cessez jamais d'oublier que bien d'autres se sont jurés la même chose auparavant. Je vous propose de me retrouver une seule de ces personnes. Vous ne brisez que vous Eccleston, sans parler du mal que vous faites au Purisme. Un Purisme qui ne se voit pas toujours honoré par le mélange de sang moldu à celui de Sorcier. J'espère désormais que les choses sont claires. »

Claires, elles ne pouvaient pas l'être plus.
Valverde avait démontré que même à Poudlard, il savait les choses. Il était et resterait un politicien. Un politicien au courant et pratiquant des pires méthodes pour tout savoir, agir avant l'annonce et réparer les problèmes avant qu'ils ne soient présents.

« Vous le savez sans-doutes, la Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste se tient cette année à Manchester et est sous ma Présidence. Il semblerait intéressant que de jeunes sorciers soient confrontés au parcours méritant et audacieux de Puristes convaincus. Vous sentez-vous concerné par ces adjectifs? »
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MessageSujet: Re: Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV Ven 19 Juil - 0:11

Le retour de John Mulciber avait fait l'effet d'un coup de fouet au Ministère. En l'absence de son chef, l'institution avait continué de fonctionner, mais elle n'avait eu ni la même ardeur, ni la même efficacité. Il fallait quelqu'un pour diriger cette grosse machine administrative, pour lui insuffler la ferveur puriste qui pouvait si facilement se perdre dans ce royaume de la paperasse. Chaque employé, si obscur fût-il, devait être convaincu que son travail n'était pas de tamponner des parchemins ou de classer des documents : chacun travaillait pour le purisme, pour fonder une société nouvelle. Certains l'avaient un peu oublié depuis la capture du Ministre, et s'étaient installés dans une routine absolument dénuée d'enthousiasme. James Eccleston n'était pas de ceux-là ; s'il s'était fait plus discret, c'était pour d'autres raisons. Sa foi dans le purisme ne vacillait pas, il s'efforçait de maintenir, dans son département, le zèle nécessaire, mais la tâche qui lui incombait désormais était lourde. Il ne s'en plaignait pas, cependant : pouvait-on se plaindre d'avoir été nommé directeur de département ? Il se consacrait de son mieux à la bonne marche de la Justice Magique, tâchait de prendre les décisions les plus raisonnables, et se laissait parfois aller à regretter qu'Avery soit parti à l'étranger. Le vieux Mangemort lui aurait sans doute prodigué ses conseils, et l'aurait ainsi aidé à exercer les responsabilités qui lui étaient tombées dessus brutalement. Diriger un département, et surtout un département régalien comme la Justice, n'avait rien de commun avec la présidence d'un tribunal. Eccleston avait eu besoin de quelque temps pour prendre ses marques, et il s'était donc mis un peu en retrait.

Le retour de John Mulciber avait été un soulagement pour lui. Le Ministre, toujours bienveillant à son égard, l'avait confirmé dans ses fonctions et, mieux encore, avait entrepris de le guider dans ses nouvelles attributions. Il avait exigé d'être mis au courant avant toute décision importante, ce qui permettait à James d'apprendre tout en s'entretenant avec Mulciber. Ils avaient eu une explication au sujet du contingent de brigadiers que le jeune directeur de la Justice Magique avait mis à la disposition d'Eris Valverde, le nouvel Inquisiteur de Poudlard ; contingent excessif, James en convenait, dont l'absence pouvait être préjudiciable. L'école de sorcellerie avait toutefois besoin d'être fermement reprise en main, et les brigadiers y aidaient grandement... Le Ministre avait ordonné de laisser les choses en l'état, pour ne pas donner le spectacle de la désunion des puristes.

Quelques jours après cette conversation avec le Ministre, James avait eu la surprise de recevoir une convocation signée d'Eris Valverde. Il était attendu le soir même, à dix-sept heures, dans le bureau de l'Inquisiteur de Poudlard. C'est en soupirant qu'il s'y était rendu : il n'aimait guère le vieil homme, qui semblait toujours le soupçonner de quelque chose. Neeson le fit entrer dans la tour réservée au directeur de l'école, et, sans surprise, James reçut un accueil glacial. Tandis que le secrétaire fermait la porte, Eccleston s'avança en direction du bureau de Valverde, déjà agacé par ce sorcier qui le prenait de si haut. Il s'assit, très droit, le sang battant à ses tempes tant les propos de son hôte le mettaient, peu à peu, en rage. Lorsque Valverde eut terminé son sermon, le jeune Mangemort répliqua, sur un ton glacial :


-Je vois que vous prêtez une oreille complaisante aux racontars qui vous arrangent, monsieur Valverde. Vous me faites venir ici pour me reprocher des propos que je n'ai pas tenus, et des pensées que je n'ai pas eues. Je sais qu'il est inutile de tenter de me justifier à vos yeux, puisque de toute façon vous vous plaisez à me croire coupable, mais je vais tout de même vous expliquer ce qui a été dit exactement. Vous m'avez demandé de mettre à votre disposition cent membres de la Brigade magique. Si j'avais voulu vous nuire, j'aurais refusé cette demande, comme j'en avais le droit. Je l'ai acceptée, parce que j'ai jugé qu'il en allait de l'intérêt du purisme. Je ne me suis pas plaint de vous avoir fourni ces hommes, et en aucun cas vous ne pouvez parler de plaintes répétitives. J'ai simplement exprimé à voix haute une crainte, celle que ces cent hommes, déployés à Poudlard où ils sont utiles, ne viennent à manquer ailleurs. J'ai d'ailleurs entrepris, en accord avec le Ministre, la réorganisation de la Brigade, pour que les hommes stationnés à Poudlard puissent y rester sans que leur absence affecte l'efficacité du service.


Il avait parlé calmement, posément, en fixant Valverde dans les yeux. Ce n'était pas difficile tant qu'il restait dans l'exposé des faits. Petit à petit, cependant, la colère commençait à monter, et sa voix tremblait un peu lorsqu'il reprit :

-Et non, je ne me dis pas qu'un jour, je vous écraserai. Je ne sais pas où vous êtes allé pêcher ces sornettes, mais permettez-moi de vous dire que je suis consterné, et fatigué, de les entendre.

Jamais encore il n'avait parlé sur ce ton à Eris Valverde, Mangemort d'expérience qu'il respectait en tant qu'aîné et en tant que sorcier puissant. Il avait tâché de le convaincre de sa bonne foi, mais à présent, il n'avait plus envie d'argumenter. Il s'acquittait de sa tâche avec loyauté, servait le purisme de son mieux, et estimait avoir le droit de ne plus être accusé faussement de duplicité. La dernière question de Valverde tira à James un sourire amer, et il répondit, stupéfait d'être sollicité pour une conférence après l'algarade qui venait d'avoir lieu :

-Allons, monsieur Valverde, je ne suis qu'un sang-mêlé sournois et stupide, tapi comme un insecte attendant de dévorer une charogne comme vous l'avez si joliment dit. Ne me dites pas que vous n'avez rien de mieux à présenter à vos jeunes en fait de parcours méritant.
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MessageSujet: Re: Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV Sam 20 Juil - 19:52

Valverde regarda Eccleston se défendre. Il aurait ri, s'il en avait la possibilité et surtout la capacité. Qu'il était ridiculement petit, ce Sang-Mêlé.
Voldemort avait été plus modéré que le vieil homme. Et surement, plus tacticien et stratège que le politicien. Car Valverde, en bon intellectuel Puriste et politicien de talent voulait aller au bout de l'idéologie pour laquelle il se battait tous les jours. Et du temps où il était à l'Ordre Nouveau, Valverde avait monté tout un projet d'élimination progressif du Sang-Mêlé. Seuls de rares perles pourraient alors rester parmi les Sorciers, les véritables.
Valverde avait toujours eu une certaine méfiance vis à vis du Sang-Mêlé. Il savait l'alternance trop présente pour être sincère et Eccleston était l'incarnation même du silence qui veut tout dire.
Eccleston n'était pas intelligent. Il était franchement idiot, à première vue. Il suivait les ordres. Mais Valverde était certain qu'un jour, Mulciber et Crow seraient assez étonnés de voir de quoi était capable un tel être qu'Eccleston. Ils en seraient totalement étonnés car Valverde avait compris qu'Eccleston n'était pas qu'un mouton parmi les bergers. Oh non. Depuis bien longtemps il était déguisé. Il jouait à un jeu sans s'en rendre compte. Il pensait prétendre entrer dans un monde qui n'était pas le sien, s'y faufiler discrètement, sourire avec complaisance et soumission lorsqu'on le lui demandait, puis partait le plus loin possible pour vite cracher son venin hypocrite.
Peut-être qu'Eccleston n'avait pas encore véritablement conscience de cette nature. Mais Valverde en doutait fortement.

Le lieu n'était aucunement hospitalier pour qui que ce soit, encore moins Eccleston.
Calme, froid, prompte au travail et à la solitude, il était richement décoré mais montrait clairement que s'y retrouver n'était jamais sans raison.
Valverde continuait à écouter Eccleston s'énerver tel l'animal blessé. Son regard froid et calme ne lâchait pas celui du Directeur de la Justice Magique.
Piètre personnage.
Ce regard froid, il n'avait pas changé. Il était toujours le même. Que les choses se passent bien ou non, il restait intact. Sans énervement ni joie, sans entrain ou méfiance, il restait froid et particulièrement calme.
Un came que ne semblait pas contrôler Eccleston.
Le vieil homme comprit alors que la longueur d'avance se tenait précisément ici: Eccleston s’empourprait telle la vierge effarouchée tandis que l'Inquisiteur de Poudlard préservait ce calme qui était le sien.
Au fond, c'était tout à fait normal et plausible. Eccleston ne vivait dans le milieu de la politique que depuis très peu temps, comparé à Valverde. Et le vieil homme, lui-même jeune de son époque, avait eu à faire à des Valverde en puissance et autres politiciens aguerris et intouchables.
Mais les choses avaient changé et Eccleston devait s'en contenter. Car jusqu'à preuve du contraire, il n'était qu'un Jeune parmi les Anciens. Un jeune qui pouvait donner de nouvelles idées.
Mais Eccleston n'apportait rien. Il restait dans son coin, obéissant aux ordres officiels de Mulciber et officieux de Crow. Il n'était rien d'autre qu'un suiveur. Et cela, Valverde, il en avait connu.

« Je ne me plais à rien du tout Eccleston. Il serait temps pour vous d'arrêter de prétendre connaitre bien plus que vous n'en êtes capable. Contentez-vous d'être qui vous êtes et nous aurons gagné bien en temps et en énergie. Valverde marqua un temps. La menace était claire. Il était inférieur à Valverde, de rang et de titre. Il reprit d'une même voix froide. Que croyez-vous, Eccleston? Que pensez-vous que ma fonction me permettait de faire et de contrôler, à l'Ordre Nouveau? Êtes vous sot, sinon amnésique pour ignorer qu'en absence de Ministres et de Directeurs du Département de la Justice Magique, j'ai par deux fois occupé votre fonction en plus de la mienne à l'Ordre Nouveau? Oubliez-vous aussi que l'Intendance a longtemps collaboré avec William Avery? Vous pourrez croire à vos propres mensonges Eccleston, vous pourrez aussi les faire croire au Ministre Mulciber. Mais ici la partie est perdue d'avance. Avec cela, vous ne détruisez que vous. Vous êtes ridiculement grotesque à tenter de me convaincre, et par là même, tenter de vous convaincre vous-même que les effectifs manquaient en temps de guerre. Vous êtes resté caché dans votre sombre tribunal pendant que d'autres ont préparé des plans de guerre. J'ai moi-même lu et relu avec précision le moindre des effectifs humains dans les troupes militaires en Irlande, le moindre nom, le moindre dossier qui s'y référait. Avec un semblant d'honnêteté et de bon sens, pensez-vous que j'aurai demandé autant d'hommes si je ne savais pas à l'avance que vous aviez la capacité économique, gestionnaire et matérielle de répondre à ma demande? »

Eccleston avait faux sur toute la ligne. Ou alors, il était sot et n'avait aucune notion de gestion quant à son propre Département.
A la mort de Malfoy et de Rowell, Valverde et Menroth avaient eu à diriger l'entier Ministère. Valverde avait alors pris sous sa charge l'Ordre Nouveau et la Justice Magique, les deux plus gros départements, tandis que Menroth s'était chargé de la Présidence et des Mystères. Une nouvelle fois, Valverde avait eu à gérer la Justice Magique du temps où il était Conseiller du Ministre Mulciber qu'Avery n'était pas encore nommé.
Eccleston pouvait bien dire ce qui lui chantait. Valverde était en ses lieux l'un des premiers à connaître avec précision les effectifs de la Justice Magique et les moyens que le Département possédait.
Il avait, de plus, eut à vérifier les effectifs humains avant le voyage avec Brom. Il savait pertinemment qu'il restait des personnes à la Justice Magique qui ne servaient que de réserve.
Réserve inutile.
LeeRoy avait fait sombrer Poudlard dans la chaos tandis qu'à l’extérieur, l'Irlande était en train de tomber. Nul besoin de renfort. La leçon était claire: il fallait faire bouger ces effectifs inutiles à Poudlard.

La voix de l'Inquisiteur Valverde n'avait aucune colère. Aucune animosité. Aucun énervement.
Elle était profondément calme et froide. Sans sentiments, sans possibilité d'atteindre ne serait-ce qu'une parcelle de l'être intérieur que pouvait être Valverde.

« Alors cessez de me faire croire à des idioties comme celles-ci. Avec l'intelligence que vous prétendez avoir, renseignez-vous un minimum sur l'état des choses avant de prétendre les connaitre. Une telle prétention est louable au vu de votre fonction, mais elle est ridicule et sans fondement face à ceux qui savent quels sont les moyens que cette fonction vous donne. »

C'était surement pour cela que Valverde avait acquis autant d'influence et d'autorité.
Longtemps, les employés de la Justice Magique avaient du rendre des compte à Valverde lui-même. Le vieil homme, malgré la double charge de travail de gérer deux départements au lieu d'un n'avait pas négligé son travail. Bien au contraire. Et pour cette raison, malgré que la période fut courte, les employés furent reconnaissants de ne pas avoir été délaissés par Valverde.
Loin de là l'idée de prétendre qu'ils aimaient Valverde. Non, mais ils le respectaient. Tous ces hommes respectaient ce Puriste convaincu en qui leurs femmes croyaient. Ils respectaient une personne qui les respectait. Un tel échange était utile et fondateur dans les rapports que Valverde avait eu avec les employés de son Département et de celui de la Justice Magique les deux fois où il avait eu à le gérer provisoirement.

« Quant à votre consternation et votre fatigue, ni moi ni personne ne vous permettons d'en faire part au vu de ce que vous représentez. Soyez assuré que dans la course dans laquelle vous vous êtes lancé, vous aurez bien des fois le constat à faire de celui de la fatigue et de la consternation. En faire part marquera un premier échec. »

De nombreuses fois Valverde avait été fatigué.
Aux débuts de la guerre en Irlande, où il ne dormait que deux heures par nuit. Il semblait fatigué, vieilli, affaibli. Mais jamais il n'en faisait part. Car Valverde était Valverde. Le Purisme ne tombait pas. Alors ni Voldemort, ni Brom, ni Valverde, ni Mulciber ne tomberaient avant la mort.
Eccleston faisait preuve de faiblesse. Digne de son Sang.

« Évitez-nous votre fausse modestie, elle ne vous sera d'aucune aide. Voix sèche, calme et froide. Je ne suis pas toujours à l'origine des décisions de l'Intendant Brom. Il se trouve que vous avez la chance de vous voir proposer par l'Intendance de profiter du sacrifice en hommes et en matériel que vous avez fait en donnant tant de moyens à Poudlard en vous faisant rencontrer ses occupants. N'en soyez pas étonné. Mais si vous refusez, l'Intendance trouvera chez De Saint-Clair ou Witcher des éléments fort intéressants pour la Jeunesse Puriste. Du moins, je l'espère. »
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MessageSujet: Re: Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV Dim 21 Juil - 22:41

Eris Valverde était sans nul doute un homme intelligent. Du moins en avait-il la réputation au sein du pouvoir puriste ; on le savait habile politicien, sorcier cultivé, esprit brillant. James savait qu'il sortait, tout comme lui, de la maison Serdaigle, connue pour être celle du savoir et de l'intelligence. Il faisait figure de penseur du régime, tant il savait manier les grandes idées et subjuguer les foules. Mais son intelligence n'allait pas assez loin pour qu'il puisse admettre s'être trompé sur le compte d'un homme. Il avait, une bonne fois pour toutes, jugé Eccleston comme un arriviste sans scrupules, et désormais, il s'en tenait à cette opinion. Le temps avait passé, pourtant, depuis leur toute première entrevue, James avait payé de sa personne pour la cause puriste, mais rien ne changeait. Son ascension rapide au sein du Ministère, il est vrai, semblait donner raison à Valverde. Ce garçon était entré simple juge quelques mois auparavant, et, grâce à des protecteurs puissants, il avait grimpé les échelons à une vitesse incroyable. Il était à présent Directeur de Département et Mangemort, et on pouvait légitimement se demander où il s'arrêterait... Mais l'ambition, indéniable, ne lui avait pas ôté toute lucidité. Eccleston se rendait bien compte que son parcours était exceptionnel pour un Sang-Mêlé, et qu'il ne pourrait guère parvenir plus haut dans le cursus honorum. Mieux encore : les plus hautes fonctions ne l'attiraient pas. Il avait toujours voulu réussir, essentiellement pour prendre une sorte de revanche sur une enfance désargentée qui lui avait laissé un goût amer ; il avait réussi, et amplement. Il gagnait très bien sa vie, habitait une superbe demeure, côtoyait les plus grands – bref, il était à des lieues du gamin vêtu d'un uniforme de récupération qui bénéficiait du fonds d'assistance de Poudlard. Le Ministre était un mentor bienveillant, et jamais il n'aurait eu l'idée de convoiter son fauteuil. L'ambitieux pouvait être loyal, d'autant plus qu'il estimait sa progression terminée. Vouloir monter davantage aurait été dangereux ; autant chercher à se maintenir à son poste, en faisant preuve de zèle et de fidélité.

Eris Valverde ne croyait pas à ses explications. Eris Valverde, de manière générale, se méfiait de lui. Il songea avec un amusement teinté d'amertume que même s'il venait un jour à sauver la vie du vieil homme, celui-ci le soupçonnerait d'avoir agi par intérêt. Les propos durs de l'Inquisiteur mirent le jeune Mangemort en rage. Plus que de colère, il bouillonnait d'humiliation. Ce n'était pas de la méfiance qu'exprimait Valverde, mais du mépris. Rien d'autre que le mépris que l'on réserve à un domestique pris la main dans le sac. On se méfie d'un égal, mais on méprise le valet qui veut se hisser au-dessus de sa condition. C'était cela, exposé en termes froids, bien pesés. James n'aurait même pas été étonné que Valverde, comme au temps jadis, donne à ses gens l'ordre de le bâtonner pour lui apprendre où était sa place. La tête basse, il lutta contre la colère qui le submergeait. Répliquer ne mènerait nulle part. Et pourtant, comme il avait envie de faire ravaler à ce vieillard ses accusations ! Mais il se contint, au prix d'un effort de volonté. Laisser libre cours à sa fureur ne ferait que conforter Valverde dans ses certitudes. Relevant les yeux vers l'Inquisiteur, il répondit, d'une voix blanche :


-Croyez donc ce que vous voulez, monsieur Valverde. Je sais ce qu'il en est, je n'ai rien à me reprocher, mais je ne vous ferai pas changer d'avis, de toute évidence. Convenez tout de même que le fait que nous procédions à une réorganisation de la Brigade et à la nomination d'un nouveau chef plaide en ma faveur.

Oui, les effectifs étaient là, mais si mal utilisés qu'ils étaient impossibles à quantifier et à mobiliser correctement. Avec le rapport remis par Crow à ce sujet, on avait commencé à y voir plus clair ; le directeur de la Brigade Magique, manifestement dépassé par sa tâche, avait valsé, et le Ministre nommerait incessamment un remplaçant. Une fois les effectifs redéployés, la mobilisation de cent hommes à Poudlard ne poserait aucun problème. Eccleston avait été de bonne foi lorsqu'il s'était inquiété, quelle qu'ait pu être l'interprétation donnée à ses propos. Peu importait, au fond ; le résultat seul comptait, le reste n'était que querelles d'egos. James prit une profonde inspiration pour se calmer, et se força à écouter sans broncher Valverde qui poursuivait, toujours sèchement. Il était à présent question de la Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste. À nouveau, quelques piques bien senties, que le jeune Mangemort tâcha de digérer au mieux sans céder à la tentation de surenchérir. Après tout, Mulciber avait ordonné qu'on collabore avec l'Intendance... Dommage qu'il ne soit pas là pour voir quel sang-froid il fallait à son Directeur de la Justice Magique pour exécuter cet ordre. Fixant Eris Valverde, il devait faire un effort pour ne pas s'imaginer en train de lui savater le gueule jusqu'à l'épuisement... Comme ce serait excitant de sentir son nez exploser sous sa chaussure, ses dents se détacher une à une... Mais il ne fallait pas y songer, se dit-il fermement tandis que l'Inquisiteur expliquait que Léon Brom était à l'origine de la proposition faite au jeune Sang-Mêlé. James s'obligea à parler d'un ton posé, sans la moindre trace d'agressivité, lorsqu'il répondit à mi-voix :

-Je ne veux pas donner lieu à l'Intendant de se plaindre de moi, pas plus qu'au Ministre qui exige une collaboration loyale avec l'Intendance. Je serai donc présent à cette conférence. Vous aurez la bonté de m'expliquer en quoi consistera cette rencontre. Dois-je préparer quelque chose ? Une intervention, des documents ?

Par Merlin, comme il était difficile de s'écraser ainsi devant un homme qui venait de vous rappeler votre insignifiance ! James espéra que Valverde remarquerait l'effort considérable qu'il avait fait, sans trop y croire cependant. Quoi qu'il fasse ou dise, il serait suspect, il fallait s'y habituer.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV Mar 23 Juil - 16:02

Il était intéressant d'observer James Eccleston et Eris Valverde.
Longtemps on avait prétendu que s'il existait deux antipodes dans le monde actuel de la politique, il s'agissait bien de Valverde et de Mulciber. Mais ces prétentions étaient fausses. Eccleston et Valverde avaient tout de différent. Le jeune Juriste, prêt à tout pour la notion de Droit et le vieux politicien. Il y avait quelque chose d'intéressant. L'un avait accédé à la puissance avec des diplômes, l'autre par dynastie sanguine et par fidélité. Non pas que Valverde soit sot. Non. Mais il avait quelque chose de plus idéologique dans la vie de Valverde et sa place dans la société puriste. Eccleston, il cherchait certes à honorer le Purisme, mais il cherchait surtout à entrer dans la vie active. Se faire une place, se trouver une situation, se trouver un travail.
Le tout était peut-être caricatural et extrême. Mais Valverde n'était pas le seul et Eccleston non plus. Il commençait à y avoir une brèche entre l'ancienne et la nouvelle génération. Ceux qui se battent pour les idées et ceux qui vivent avec les idées. Valverde, Mulciber, Brom, Avery mourraient. Un jour, ils ne seraient plus qu'un souvenir. Ceux qui se sont battus pour que le Purisme triomphe. C'était certain.
Les Sorciers deviendraient des habitués. Ils continueraient leur vie dans le Purisme. D'autres remplaceraient les anciens et le tout allait continuer. Eccleston était de ceux-ci. Witcher quelque peu. De Saint-Clair aussi. Crow, il naviguait entre les deux. En plein paradoxe. Entre les idées et la jeunesse. Entre la dévotion, la fonction et le métier.

Le moment entre Valverde et Eccleston était significatif. Significatif de deux vies complètement différentes mais réunies pour un même combat. Leurs différences étaient intéressantes mais pas complémentaires. C'était là le point changeant. Mulciber et Valverde, bien que s'entendant comme deux elfes de maisons idiots qui veulent porter une casquette avaient réussi à faire naître des projets. Ils avaient collaboré et n'avaient pas échoué dans la quête du Purisme et de la Sorcellerie.
Oh, certes Valverde se souvenait toujours des mots de Mulciber lors d'un discours au siège du Parti Puriste Anglais. Les choses n'avaient pas été divulguées. On les avait passé sous silence et heureusement. Mais Voldemort lui-même avait été obligé d'intervenir. Mulciber était allé trop loin et avait oublié complètement qu'il n'était pas seul dans l'histoire. Qu'un peuple regardait le Purisme et ses représentants avec admiration. Et le comportement de Mulciber n'avait rien eu d'un comportement admirable.
Cela avait été la seule "bavure" de ce conflit. Rien n'avait été cependant visible hormis cela. Les choses avaient été certes difficiles, parfois nerveuses et sujettes à la dispute, mais les deux hommes avaient réussi à oeuvrer pour leurs fonctions respectives.
Pour Eccleston et Valverde, cela semblait être tout autre chose. Beaucoup plus complexe, beaucoup plus impossible.
D'une part, il y avait le vieil homme, parfois trop porté à la moralisation et aux leçons à faire. Mais il n'en restait pas moins une personne d'expérience et d'une brillante intelligence. D'autre part, il y avait Eccleston certes compétent mais trop jeune et hélas pour lui, de Sang-Mêlé. Ainsi, les deux mauvais côtés s'affrontaient. Valverde voyant le trop jeune, et Eccleston le trop vieux.
Eccleston était entré dans un monde conquis par beaucoup dont Valverde. Valverde voyait entrer dans le monde qu'il avait bâti, avec d'autres, Eccleston et sa façon d'être.

La Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste serait un événement important pour les élèves de Poudlard. Ils n'avaient plus eu l'occasion de montrer aux autres écoles qu'ils représentaient le vrai Purisme, car ils étaient toutes et tous fils et filles du Seigneur des Ténèbres et de la Sorcellerie.
Il honnoraient le Purisme de la meilleure façon possible.

« Il vous sera demandé d'échanger avec de jeunes Puristes. Ils vous poseront des questions et vous n'aurez rien d'autre à faire que d'y répondre. Travaillez comme vous le désirez. La simple consigne est de montrer à nos Jeunes sorciers que leur avenir va aussi et surtout se jouer d'une manière militaire. »

C'était le cas.
C'était pour cette raison que l'Intendance faisait appel à Mulciber et Eccleston. La jeunesse et le militarisme.
Crow n'y viendrait pas. Pour la simple raison que ce serait lui serait chargé des cours d'Entraînement Militaire pour les Septièmes années à compté de la rentrée 2005. Il ne pouvait être présent sur tous les fronts à la fois.

La Jeunesse allait se diriger vers le militaire. Pour la simple raison que le Purisme avait besoin de bras pour se défendre.
Certes y aurait-il des personnes aux hautes fonctions, des professeurs, des Commissaires du Sang, des Juges, des Langues-de-Plomb. Mais il restait tellement à faire, notamment dans le Bureau des Exécuteurs des Nuisibles ou dans la Brigade de Police Magique. Les personnes pouvaient encore se tourner vers des métiers plus intellectuels, mais la société n'allait pas tarder à manquer de soldats.
De plus, une éducation militaire entraînait toujours le jeune adolescent à une conception de la vie hierarchique et communautaire. Même si une fois adulte il ne se tournait pas vers les métiers tels que Brigadier ou Exécuteur, il n'en restait pas moins une personne initiée à la philosophie de vie Puriste.
Une conception bien précise comme le respect de l'autorité, l'ordre, la discipline et de la justice était ce qui prévalait dans un enseignement militaire. Au delà de la force physique, il y avait ce respect des autres et des supérieurs que voulait mettre en place la philosophie Puriste. Car malgré toute chose, le Purisme mettait en avant le respect de la puissance de la Sorcellerie comme Puissance.
Le sang-moldu n'avait pas accepté la chance qui lui était offert de respecter la Sorcellerie et d'être protégé par cette dernière.

A cette heure, toutefois, de victoire quasi certaine contre Dublin et son Irlande bourbiste, il ne faisait plus de doutes que bientôt la Sorcellerie redeviendrait ce qu'elle était depuis toujours.
Puissance, Justice et Sécurité.
Rien de plus ou de moins.

« La Jeunesse doit avoir confiance en elle et en son avenir. Vous représentez la Jeunesse qui a réussi, et je pense qu'elle peut s'inspirer de vous. Mais Poudlard a été trop laxiste, trop bourbiste, trop dirigée par la facilité. Nous devons montrer à la Jeunesse que les choses ne s'acquièrent pas en quelques minutes. Le travail est une oeuvre complexe et lente, qu'il faut sans cesse entretenir sans perdre espoir. »

Le travail était ce qu'il comptait le plus.
La Jeunesse de 2005 l'avait oublié, à Poudlard. Du moins, la plupart. Il restait encore quelques rares personnes intéressantes.
Valverde était issu de la maison Serdaigle. C'était là son goût prononcé pour le travail et le rigueur de l'intellectuel. Mais il n'en restait pas moins un être humain qui avait conscience des facultés de l'Homme et de ses penchants pour la facilité.
Poudlard avait connu le bourbisme de LeeRoy. La traître avait fait croire à quelques élèves compétents qu'ils pouvaient prendre le pouvoir d'une manière facile. Ces derniers s'étaient enfouis dans cette fable à laquelle ils ne voulaient que croire.

Les gens tiennent pour vrai ce qu'ils croient vrai.

C'était le problème avec L'Elite. Elle avait pris le pouvoir avec facilité. Elle n'arrivait donc plus à prendre suffisamment de distance. Elle pensait que les choses étaient naturelles et normales tandis qu'en réalité, elles ne l'étaient pas du tout.
L'Elite avait pris le pouvoir dans un moment où il était possible de le faire. Où un trou béant attendait d'être rempli par ce crépuscule groupe.
Rien de plus rien de moins.
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James Eccleston


MessageSujet: Re: Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV Jeu 1 Aoû - 23:31

Il était étrange, vu le ton du début de la conversation, de parler à présent presque naturellement avec Eris Valverde. S'il s'était écouté, James aurait plutôt agoni d'injures l'Inquisiteur de Poudlard, avant de quitter son bureau en claquant furieusement la porte. Il continuait d'éprouver une sourde colère à l'encontre du vieil homme, en dépit de tous ses efforts pour la dominer. Il n'y avait qu'à espérer que Valverde n'était pas légilimens ; dans ce cas, il n'aurait aucun mal à saisir le véritable état d'esprit d'Eccleston. Était-il réellement besoin de légilimancie, d'ailleurs ? Un brin de psychologie suffisait, en fait. Personne, à moins d'être une carpette absolue ou un petit saint, ne pouvait ainsi tirer gentiment un trait sur une altercation. Surtout lorsqu'il l'estimait infondée, et surtout lorsqu'il possédait un ego raisonnablement développé. Donc, s'il n'était pas complètement idiot – et il n'en avait pas la réputation – Eris Valverde ne pouvait ignorer que son visiteur bouillonnait de colère rentrée. Cela lui importait-il ? Probablement pas. S'il avait eu quelque chose à faire des états d'âme d'Eccleston, cela se serait su depuis belle lurette. Du reste, dans le régime puriste, on ne se souciait en général pas des états d'âme des autres. Chaque homme était une courroie de transmission, une pièce du grand édifice dominé par Lord Voldemort, rien de plus. Qu'un élément vienne à manquer et on le remplaçait, tout simplement. Qui s'inquiéterait de ce que ressentait une pièce d'échecs ? Le régime puriste n'était rien d'autre qu'un échiquier plus complexe, grandeur nature. Personne n'était irremplaçable dans ce jeu, hormis celui qui dirigeait tout et manœuvrait chaque pièce. James imaginait volontiers la société sorcière sous cette forme ; lui-même avait été un pion, et à présent, il devait être devenu une pièce un peu plus importante... Un fou, peut-être, celui qui avance en diagonale. Un fou, sans doute, pour espérer tirer son épingle du jeu dans un monde puriste en étant un sang-mêlé. Valverde, quant à lui, représentait une tour. Une solide tour formant l'un des angles de l'échiquier. N'était-il pas un peu humiliant de se représenter ainsi le monde, et sa propre existence, comme les éléments d'un jeu organisé par un autre ? James ne le croyait pas ; dans une société prétendument libre, chacun, à son avis, n'était également qu'un pion ; seule différait l'identité du principal joueur. Autant être un élément du jeu de Lord Voldemort, que le pion d'un échiquier anonyme, disputé entre des ambitions aussi nombreuses qu'insaisissables.

La conversation, désormais, se déroulait courtoisement. Une fois sa colère exprimée – et, au passage, quelques soupçons à l'égard du sang-mêlé – Valverde pouvait être quelqu'un d'assez agréable. Il ne rechignait pas à expliciter ses attentes, et allait droit au but. On n'aurait jamais pu deviner, à l'entendre, qu'il venait de rabrouer Eccleston de belle manière.
Ainsi il s'agirait tout simplement de répondre à des questions, et d'évoquer l'aspect militaire de l'avenir des jeunes puristes... Ce ne serait pas difficile. Après tout, James servait, en tant que volontaire, dans les rangs de l'armée puriste, l'Intendant avait bien choisi en faisant appel à lui. Il hocha la tête :


-Très bien. Je vois l'idée, et ma modeste expérience militaire me permettra sans doute de répondre à vos attentes, monsieur Valverde.

James Eccleston avait gravi la hiérarchie du purisme, et c'était surtout baguette en main qu'il l'avait fait. En se battant en duel, et en s'engageant dans l'armée. Sligo lui avait donné sa chance, une chance décisive. Il avait pu prouver sa fidélité au régime et sa capacité à diriger une escouade, grâce à Lars Menroth qui l'avait nommé à la tête d'une poignée d'hommes. Ils avaient été parmi les derniers à combattre, et l'essentiel du mérite en était revenu à lui, James. Il serait bien placé pour mettre l'accent sur l'importance de l'armée, puisqu'il lui devait une grande part de ce qu'il était devenu...

Valverde poursuivait, élargissait ses explications. Il évoqua à demi-mot l'ancienne direction de Poudlard, et Eccleston, à nouveau, opina du chef. On ne pouvait qu'être d'accord avec cette analyse : les élèves avaient besoin d'être recadrés, et rigoureusement menés. Le laxisme ne mènerait à rien, tandis qu'une éducation puriste ferme ferait de ces jeunes des sorciers accomplis.


-Je ne sais si la jeunesse peut s'inspirer de mon exemple, répondit-il, sans une once d'ironie cette fois, mais il est de mon devoir d'aider l'Intendance dans son œuvre d'éducation. Je suis trop redevable à ce régime pour ne pas manifester ma gratitude en me mettant à votre disposition. Il est essentiel de former les jeunes sorciers, et je pense que vous avez raison d'axer votre travail sur la rigueur et le goût de l'effort. C'est ainsi que vous apprendrez réellement à ces élèves ce qu'est la vie, et comment on peut y être utile à son pays. Ce devrait être le but de chacun dans la société, en réalité.

Un peu d'exaltation contenue perçait dans la voix du directeur de la Justice Magique. Il aimait plus que tout discuter du purisme et des meilleures façons de le diffuser dans la société. Il avait passé des nuits entières, quelques mois auparavant, à parler avec ses camarades de section du PPA. Ces longues conversations entretenaient la ferveur, et même à présent, Eccleston ne dédaignait pas de se lancer dans de tels échanges de vue – des échanges d'où tout débat était absent, du reste, chacun énonçant soigneusement les opinions partagées par les autres et argumentant toujours dans le même sens... On prenait plaisir à se prouver qu'on avait raison, tout simplement. Le purisme était un dogme : on le glosait, on n'en débattait pas. Et surtout pas avec Eris Valverde, l'un des principaux théoriciens de ce dogme - un rôle essentiel qui expliquait probablement le respect qu'il inspirait toujours à Eccleston, au-delà de leur mésentente.

[Mes plus plates excuses pour le retard]
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MessageSujet: Re: Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV Mer 7 Aoû - 15:12

Dire qu'Eris Valverde était une personne sympathique dépassait tout entendement et tout sérieux.
Peu appréciaient Valverde. C'était ainsi. Il était si imposant, si charismatique que beaucoup le détestaient et d'autres le vénéraient. Mais il n'y avait pas d'entre deux. Car Valverde n'était pas comme tout le monde, c'était impossible.
La blessure qui ne cessait de saigner en lui faisait de lui une personne anormale. Encore plus que d'autres dirigeants puristes. L'arme était si grande que si quelqu'un s'en emparait un jour, il pourrait détruire Valverde avec brio et majesté.
Mais personne ne savait et ne saurait jamais. Le secret était trop enfoui.
Cette blessure faisait de lui ce qu'il était désormais. Un homme plus que compétent dans sa matière. Il avait bien des défauts, bien des failles, mais la politique était devenue pour lui une soeur et une compagne de route.
C'est ce qui faisait de lui cette personne que l'on adorait ou que l'on détestait. Il n'y avait de juste milieu avec Valverde, car tous, qu'ils soient ennemis ou amis honoraient les compétences du vieil homme. Il n'y avait rien d'autre à dire, Valverde n'avait jamais déçu le Seigneur des Ténèbres car il n'avait prétendu à plus que ce qu'il n'était. Il n'avait jamais laissé planer l'espoir sur ce dont il était incapable de réaliser. Il n'avait rien demandé, et avait été appelé aux postes qu'il avait obtenus. Rien de plus, rien de moins.
Aussi, il n'avait prétendu à aucunes compétences dont il n'avait pas prouvé la présence auparavant. C'était là toute la différence avec d'autres. Il n'avait rien à prouver, rien à demander chez les autres.

La conversation semblait calmée. Tant mieux pour les deux dirigeants puristes qu'étaient Eccleston et Valverde.
Valverde était un homme professionnel. Il disait ce qu'il avait à dire. Cette honnêteté lui avait valu quelques soucis, mais jamais s'empêchait-il de révéler ce qu'il pensait. Il pouvait perdre son poste, la vie, qu'importait. Il ne tenait à rien dans ce monde. Aucune attache sauf le Purisme. Et si le Purisme ne désirait plus de lui, alors il partait.
D'ici là, il avait des choses à accomplir.
Aussi, quand il avait appris le mécontentement d'Eccleston, il avait eu envie de remettre les choses à leur place. Poudlard avait été en grave crise, personne ne s'était porté volontaire pour reprendre la direction de l'école. Valverde était le seul qui pouvait juger des effectifs nécessaires pour ramener le calme à Poudlard.
Crow avait été compréhensif et d'un soutien sans failles. D'ailleurs, le Mangemort Politicien n'avait jamais eu à se plaindre du soutien et de la confiance quant à Lincoln Crow. Les deux se complétaient d'une certaine manière: le militaire et le politicien. Un lien s'était crée entre les deux. Une perpétuelle aide, une mutuelle assistance commune.
Crow n'avait pas retourné la question dans tous les sens. Il avait fallu envoyer des hommes, il l'avait fait. Car il savait que la demande émanait d'Eris Valverde. Pas du premier clampin arrivé à Poudlard prétendant devenir l'Empereur de l'Empire Sur-Puissant de Poudlard.
Valverde était un pilier du régime. Mais comme tout pilier, il avait besoin de sa base. Il avait besoin de ne jamais tomber en ruine. Sinon, le régime tomberait, et tout le monde paierait un manque d'assistance pourtant bénin.

Désormais, l'Inquisiteur de Poudlard avait dit ce qu'il avait eu à dire à Eccleston. Beaucoup avaient déçu Valverde, Eccleston n'en faisait pas parti. Il n'avait certes mis aucun espoir sur la tête du Directeur Anglais de la Justice Magique. Mais il restait qu'Eccleston, malgré cette colère qui s'était lue dans son regard après les attaques du vieil homme, ne pouvait pas avoir déçu Valverde. D'autres avaient subi pire traitement que cela.
Car Valverde n'attaquait pas par ego. Bien au contraire, quand on ego était touché, il préférait se retirer un temps pour mieux revenir plus tard. Tel était le comportement de ce politicien. Mais lorsqu'il sentait la cause du Purisme et de la Sorcellerie mise en branle par des egos quelque peu trop imposants, alors il attaquait. Il attaquait car il savait pertinement que tout sauf lui-même était en danger. Il cherchait peut-être à éviter la division en la provoquant encore plus, nul ne savait. Mais Valverde n'était pas pour l'égocentrisme ni l'égoïsme. C'était une certitude qu'il fallait avoir à l'esprit lorsque l'on côtoyait le vieil homme.
Des certitudes que peu avaient, même chez les Mangemorts.

« Les services administratifs de la Conférences vous ferons parvenir plusieurs informations quant à l'organisation. Si vous avez des questions, posez-les à Neeson qui vous répondra dans la mesure de sa connaissance de l'événement. »

La voix du vieil homme était comme de coutume, froide et calme.
Personne n'était arrivé à ce jour à décrypter cette froideur, pas même Lord Voldemort. Une froideur qui rappelait celle de Rogue. Une froideur présente depuis si longtemps qu'elle était désormais la définition même d'Eris Valverde.
Une froideur tintée d'un calme et d'une détermination qui dépassaient l'entendement. Valverde était une machine. Une machine du Purisme et de la Sorcellerie, qui certes un peu vieille, mais qui produisait encore bien des produits remarquables.

Valverde n'avait pas de temps à perdre.
Certes diriger Poudlard et officieusement l'Education de toute l'Intendance n'était pas la même chose qu'avoir sous sa direction le Département de l'Ordre Nouveau. Mais nul ne doutait de ses compétences, et c'est tout ce qui importait.

Valverde ne faisait officiellement plus parti d'aucuns gouvernements. Il décidait de son emploi du temps, des dossiers qu'il avait à traiter.
Les choses avaient changé depuis l'Ordre Nouveau dans la mesure où rien ni personne ne lui donnait d'ordres. Il avait simplement des comptes à rendre à l'Intendance. Cependant, l'Intendance ne lui donnait aucun ordre.
Les choses étaient trop remplies pour Brom. L'Irlande, l'Ordre Nouveau, les Armées, Poudlard devait se gérer tout seul, même si elle appartenait à l'Intendance. C'était pour cette raison qu'il avait fait le choix d'y nommer Valverde. Le vieil homme avait été d'un soutien capital pour l'Ordre Nouveau.
Mais l'Ordre Nouveau pouvait tourner sans Valverde. La preuve en était avec Witcher qui ne semblait pas trop mal se débrouiller. Quant à Poudlard, c'était une toute autre question.

« Le temps presse et nous avons chacun, je suppose, de nombreux dossiers à traiter encore. A bientôt. »

Le message était clair, Valverde n'avait pas de temps à perdre dans des bavardages.
Désormais que l'Inquisition était une fonction de l'Intendance, tout un cabinet entourait Valverde. Des services administratifs, présents aux alentours de la Tour de l'Inquisiteur. Services dirigés par l'éternel Andrew Neeson, Secrétaire de Valverde. Aussi si Eccleston avait le besoin de plus de renseignements, il y aurait bien des personnes pour répondre à ses questions.

Le vieil homme retourna à ses affaires une fois Eccleston parti. Il reçut notamment le directeur de l'Institut Magique de Barcelone pour la première fois rencontré.
Ses journées étaient longues et fatigantes. Car rien n'arrêtait Eris Valverde dans sa bataille contre le bourbisme.
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Non, vous ne montez pas. Vous êtes au fond du gouffre. || PV

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