POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Ben Mulciber [finie]

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Date de naissance du joueur : 24/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 05/08/2013
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Pensine
Mon casier judiciaire est: sur le bureau de Crow
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 12PV
Benjamin Mulciber


MessageSujet: Ben Mulciber [finie] Lun 5 Aoû - 18:41

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© Jackspirit

BENJAMIN MULCIBER (ft. Ben Affleck)


    » SURNOM(S) : Nom de naissance, Benjamin William Edward Mulciber. Surnommé « Ben » ou plus rarement « Benji ». Utilise de nombreuses identités différentes, son patronyme étant peu apprécié des milieux terroristes, par exemple Ben William ou Ben Edward. Également connu sous le pseudonyme de « Limonkov » dans les milieux terroristes, en référence à « Limonka », la grenade, en russe.
    » NÉ(E) LE : 14 Mai 1973
    » LIEU DE NAISSANCE : Morley Old Hall, Norfolk, Angleterre.
    » ÂGE : 33 ans.
    » DEGRÉ D'ÉTUDE : Ex-élève de la maison Serpentard au collège Poudlard.
    A obtenu les résultats suivants à ses BUSEs : Défense contre les forces du Mal : Optimal ; Sortilèges : Effort Exceptionnel ; Métamorphose : Optimal ; Potions : Effort Exceptionnel ; Soins aux créatures magiques : Acceptable ; Botanique : Effort Exceptionnel ; Divination : Troll ; Astronomie : Décevant ; Histoire de la Magie : Optimal.
    A obtenu les résultats suivants à ses ASPICs : Défense contre les forces du Mal : Optimal ; Sortilèges : Effort Exceptionnel ; Métamorphose : Optimal ; Potions : Effort Exceptionnel ; Botanique : Effort Exceptionnel ; Histoire de la Magie : Optimal.
    A probablement bénéficié d'un enseignement poussé de la démonologie de la part de son cousin, John Mulciber, à confirmer auprès de l'intéressé.
    » ORIGINE(S) & NATIONALITÉ : Père anglais, mère galloise, nationalité britannique.
    » SANG CERTIFIÉ COMME : N'a pas passé la commission du sang, car techniquement décédé. Prétendument sang pur, se reporter à la commission du sang LM-034 concernant son frère, Llewelyn Mulciber, et l'établissant comme sang pur.
    » BAGUETTE : 34 cm, bois de merisier, contient un nerf de suedois à museau court. Probablement acquise en Russie entre 2000 et 2004.
    » PATRONUS : Dernière reconnaissance visuelle le donnant comme étant un choucas.
    » MÉTIER : Ancien capitaine de l'armée magique britannique. Ancien duelliste professionnel. Ancien mangemort. Traître à son sang. Terroriste. Probablement membre du groupe nommé La Vague. Trahison pour motifs inconnus.

    (extrait du rapport de Jeff Connelly pour le bureau des exécuteurs de nuisibles à l'intention du directeur Lincoln Crow)




INFORMATIONS GÉNÉRALES




» ÉTAT CIVIL : Ben a été un long moment, enfin quatre ans, en couple avec Natasha Miroslava Radeskine, fille du président bourbiste de la Russie Magique, Miroslav Radeskine, et sang mêlée. Engagée dans la lutte entre bourbistes et puristes, Natasha est morte en Janvier 2005 dans un attentat visant la présidence russe, manifestement organisé par le gouvernement britannique. C'est d'ailleurs l'une des raisons principales qui ont poussé Benjamin à revenir en Angleterre.
» FAMILLE : Fils aîné de Edward Mulciber, et de Susan Rowles, Benjamin a deux frères, Hugh et Llewelyn. Il a trois oncles du coté Mulciber : Randolph, aujourd'hui décédé, Lawrence, et Donald, et de nombreux cousins, dont le plus notable est John Mulciber, le Ministre de la Magie Anglais et actuel chef de la famille Mulciber. Du coté Rowle, Ben a deux oncles Thorfinn et Mantus, bien que le premier soit décédé. Son grand-père est Cadeyrn Rowle, l'ancien ministre de la Magie du Pays de Galles. Ben compte également des cousins éloignés dans la famille Witcher et dans la famille Bedan. Si on reste simple et sans détailler les relations qu'il a avec sa famille, on peut résumer ça comme ça. Si on entre dans les détails, après, c'est autre chose.

Ses parents : Si Ben s'entendait bien avec son père, Edward, c'est surtout à cause d'un sens de l'humour qu'ils ont en commun, une vision assez proche de comment mener la barque de l'entreprise famililale. Meilleur gestionnaire que sorcier, Edward a toujours cru en son fils, le voyant comme promis à un avenir brillant. Susan Rowle possédait un peu la même vision des choses, mais cette femme fragile d'esprit, jalouse et possessive faisait presque peur à Ben. Le fait de se faire couver, monter au pinacle comme s'il était le meilleur, ce qu'il n'était pas, de manière objective, ne lui a jamais plu. Ca n'a qu'à peine étonné Ben de voir que ses frères le prenaient mal, ce dont il ne peut pas leur en vouloir.
Ses frères : Finalement, il connait assez peu Hugh, avec 23 ans de différence, ce n'est pas facile d'être proches, même entre frères. Ben s'entendait mieux avec Llewelyn. Il est désolé de voir que toutes ces années, Susan, leur mère, a été imbuvable avec lui. C'est probablement ça qui l'a fait passer de statut d'idole à ennemi pour Llew, et qu'il en est venu à souhaiter que Ben meure. Ce qui a bien failli être le cas. Ben espère que son frère s'en sort à Poudlard, ne pas le voir le tue car il aimerait bien prendre de ses nouvelles, mais il sait que ce n'est pas possible. Au moment où il saura ce que Ben a fait, Llewelyn voudra le tuer... Benjamin est partagé entre l'idée d'être fier de le voir réussir et le fait de vouloir le sortir de cet engrenage de haine, car désormais, tout le poids de l'héritage Mulciber repose sur les épaules de son cadet.
Ses oncles : Mis à part Mantus Rowle, qui était son oncle préféré lorsqu'il était gosse parce qu'il l'emmenait faire des balades et pêcher, Ben ne fréquente guère ses oncles et tantes. Sauf l'oncle Donny, Donald Mulciber, propriétaire et entraineur des Frelons de Winbourne. Benjamin adorait ses histoires de Quidditch, et puis le voir imiter les commentaires des matchs avec force grimace le faisait hurler de rire.
Ses cousins : Là non plus, Benjamin ne fréquentait guère ses cousins. Sauf les frères Denis et Daniel , éventuellement, puisque Daniel a le même âge que Daniel et qu'ils traînaient ensemble à Poudlard, et Denis parce qu'il était mangemort et duelliste, comme lui. En revanche, Benjamin était assez proche de John Mulciber, actuel Ministre de la Magie Anglais. John lui a enseigné la démonologie, et Ben a été son apprenti. Il craignait un peu les colères de Jack, comme on le surnomme, mais il estime n'avoir pas démérité. Il sait cependant qu'aujourd'hui, si John le retrouve, bien que ce soit grâce à lui qu'il soit devenu mangemort, et malgré le lien du sang, le Ministre n'hésitera pas à le faire tuer – voir à le tuer lui même.

Dans l'ensemble, Ben est partagé en ce qui concerne sa famille. D'un coté ils lui manquent tous, de l'autre, il sait parfaitement que revenir serait du suicide. Et même s'il aimerait bien leur faire comprendre que eux sont en tort et pas lui, ça risque d'être très difficile. Il s'en veut de les décevoir, mais estime qu'il n'a pas le choix, ce qui est d'ailleurs parfaitement vrai. Après tout, il ne peut pas les sortir de leur délire, donc que voulez vous y faire ?

» AMITIÉ / RIVALITÉ : Dur à dire, la plupart des amis de Benjamin le considéreraient probablement comme un ennemi s'ils le recroisaient aujourd'hui. Il s'entendait bien avec Mike Witcher, qu'il avait rencontré à Poudlard, et a passé pas mal de temps, même après leurs études, à essayer de sauver les meubles dans la relations catastrophiques que ce dernier entretenait avec Tom Jugson. Également plus ou moins ami avec Abigael Brown, préfète de Serpentard en même temps que lui, Ben a appris avec une pointe de tristesse la mort de son amie, atteinte d'une maladie tropicale alors qu'elle était à Bornéo pour explorer la jungle amazonienne et voir des acromentules, prof de magico-zoologie oblige.

De ses relations à Poudlard il n'a pas gardé beaucoup d'amis. Peut-être Lincoln Crow, encore qu'on ne puisse pas dire que c'est réellement un ami, surtout maintenant...Disons qu'à l'époque, déjà, il ne s'appelait pas Crow. Et qu'ensuite, Ben lui a surtout...en fait il a fait comme pour les autres, tous les Serpentard qui faisaient des conneries, que le préfet qu'était Benjamin découvrait, et qu'il planquait. Un drôle de type, Crow...cruel, têtu, violent, mais dans le fond malheureux. Et de gamin malheureux, adulte à pleurer il est devenu...mais ça, pas sur que Ben puisse y changer quelque chose.

En revanche, Ben fréquente toujours Thomas, passé lui aussi dans la résistance, quelque chose qu'il ne pensait pas croyable, mais qui s'est fait. Il a une entière confiance dans le chef de la Vague, par ailleurs allié de Miroslav Radeskine, dit « Rades », président de la Russie Magique, chef direct – et quelque chose comme le beau père de Benjamin, durant quatre ans.  




PERSONNALITÉ



» QUALITÉ(S) : patient-drôle-compréhensif-réfléchi-de bon conseil-pragmatique
» DÉFAUT(S) : froid-austère-sévère-rigide-têtu-obtus-monosyllabique-
» RÉGIME DE TERREUR : Sur le fond, sur le purisme, il serait relativement d'accord. Il ne faut pas s'y tromper, Ben est puriste, il croit que les sorciers valent mieux que les moldus. En revanche, il n'approuve plus exactement les méthodes du régime. Disons qu'il serait partisan d'un purisme établi sur des élections, quelque chose de plus...soft. Quitte à imposer cette démocratie par la violence.
» NÉ MOLDU : Il en a parcouru du chemin, Benjamin. Au départ élevé dans une famille ultra-extrémiste, puriste, de sang pur, il était pour la levée du secret magique et l'élimination totale des moldus et des nés-moldus. Aujourd'hui, il pense le purisme de manière générale : les sorciers, donc les nés-moldus aussi, valent mieux que les moldus. Donc pas la peine de les tuer.
» CARACTÈRE :Que dire de Benjamin Mulciber ? Gamin, c'était un enfant sage et studieux. Voir un peu renfermé sur lui même. Du genre à compter plus sur lui que sur les autres, un défaut qu'il possède toujours par ailleurs. Il est assez du genre loup solitaire, même si lorsqu'il s'attache à quelqu'un en général personne ne peut effacer la loyauté qui lui porte. Il a toujours été plus patient que la moyenne des Mulciber, curieusement, mais il reste quelqu'un d'assez froid. Avant, il l'était moins, on pouvait plus facilement rire avec lui. En vieillissant, et après la mort de Natacha, il s'est réfugié dans un masque de sévérité froide et dure, souriant moins, riant peu. Ben est progressivement devenu assez pince-sans-rire. Du genre à lâcher, comme si de rien n'était, et très sérieusement, quelque chose de drôle, si bien qu'on douterait presque qu'il soit  en train de blaguer. Globalement, c'est un homme réfléchi, ne parlant pas à la légère, n'agissant qu'après avoir pesé le pour et le compte. Il reste quelqu'un sur qui on peut compter bien que lui même ne reconnaît que peu qu'il s'attache aux gens. Assez renfermé sur lui même, Benjamin passe souvent pour méprisant, parce que lorsqu'il n'a rien à dire, il ne dit rien, au risque d'ignorer les gens. Il ne fait pas non plus grand cas des grades, des positions sociales, du rang, disant ce qu'il a dire et ce qu'il pense sans vraiment réfléchir aux conséquences qui viennent après. Pour autant, il ne faut pas s'y tromper. Méprisant, il l'est beaucoup moins qu'il le paraît. Il écoute beaucoup à défaut de parler souvent, et finalement, on le retrouve toujours partant pour filer un coup de main lorsqu'on en demande un. Extrémiste dans ses convictions, il croit en la paix, et pour ça, en revanche, il est prêt à s'abaisser à la violence, car les sacrifices sont nécessaires : les scrupules ne font pas vraiment partie de sa mentalité.




HISTOIRE (15 lignes minimum)




Man. Men. Humanity.


1989
2000
2005


First part : Forever Young...
Faire part de naissance...


Citation :

Monsieur et Madame Edward Mulciber,
Ont la joie, en ce jour du 14 Mai 1973,
De vous faire-part de la naissance de leur premier enfant :
Benjamin William Edward Mulciber,
Né aujourd'hui à Morley Old Hall.

__________

19 Janvier 1979.

« Je pense qu'ils l'ont aussi arrêté. Si Avery est tombé, John devait être avec lui....
- Et Mulciber attrape le VIIIIIIIF ! La foule est aux anges ! Mulciber est VAINQUEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUR !
- Karkaroff est en train de parler, aussi, ça n'aide pas, tiens compte de ça, Teddy. Je crois qu'ils vont finir....
- LA FOULE EST EN DELIREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE ! 300 à 0 holalala mesdames et messieurs, c'est EX-TRA-OR-DI-NAI-RE !
- BEN ! Arrête cinq minutes d'imiter l'oncle Donny et ses commentaires de Quidditch, bon sang, on ne s'entend plus ! »

Le jeune Benjamin Mulciber, cinq ans au compteur, cessa de courir en plein milieu du salon, il sentait qu'il arrivait à bout de la patience de son père, Teddy Mulciber. Le gamin adorait le Quidditch, et il adorait que son oncle, Donald, lui vende qu'il serait le plus grand joueur de Quidditch de tous les temps. Il regarda son père et son oncle, Mantus Rowle, d'un air profondément déçu. Même s'il comprenait que l'heure était aux discussions sérieuses, ça l'ennuyait de rester là à ne rien faire. Fallait dire, aussi, l'arrestation de son cousin, le mangemort John Mulciber, à cinq ans, il s'en fichait un peu...Comme plus tard la disparition du Lord, même si l'existence de Voldemort conditionnerait plus tard sa vie. Mais à cinq ans comme un sept, Benjamin n'était qu'un gosse, alors qu'est-ce que ça pouvait faire ?

__________

1er Septembre 1984.

Poudlard était immense, et il y avait du monde, mais le gamin de onze ans qu'était Ben Mulciber ne semblait pas trop impressionné. Il chercha du regard autour de lui, il avait paumé un bout de ses cousins et cherchait à les retrouver. Soudain il en aperçut un, le fils de son oncle Donny – contrairement à son père, Benjamin adorait son oncle et ses histoires de Quidditch.

« Oh, Daniel, t'es là ! Je t'avais pas vu ! Il est par là ton frère ?
- Ouais, regarde à la table des Serpentard ! Je suis sur qu'on va aller là-bas, nous aussi.
- Tu crois ? Regarde Brandon, il s'est bien retrouvé à Gryffondor...Pis ton père, il était pas à Serdaigle ?
- Non, tu penses, Papa chez les Aigles, la blague. Non, c'est l'oncle Larry qui était à Serdaigle. Mais ça m'étonnerait, tout de même. Tiens regarde, y a le cousin Mike. Et les frères Jugson, aussi...
- Ah, oui... »

Benjamin ne masquait pas son anxiété. Pas qu'il craignait le choix du choixpeau tant qu'il ne l'envoyait pas à Poufsouffle, mais il craignait le moment où on appelerait son nom et celui de Denis. Il connaissait la réputation qu'on faisait aux Mulciber, celle que John avait créé. Une réputation dont il était fier, il défendait le purisme et se montrerait digne de son nom, mais bon sang, ici, ils avaient peu d'alliés. La sous-directrice, Minerva McGonagall, égrenait les noms :

« Murdoch, Sandra !
- POUFSOUFFLE ! »
- Munro, Hamilton !
- GRYFFONDOR !
- Mulciber, Benjamin ! »

Il ne flancha pas. Il ne parla pas non plus. Il fendit la foule sous les murmures et les ignora royalement. Se foutre de l'opinion du monde et ne pas douter, voilà ce qu'il commençait à comprendre. Les regards des Serpentard étaient plus bienveillants. Ben observa la table traditionnelle de sa famille en détaillant les convives avec un brin de curiosité. Tom Jugson sembla le jauger un instant du regard avant de murmurer quelque chose à son frère, Rodger, qui sourit en retour. Il surprit le regard nonchalant de Michael Witcher, l'un des plus vieux de ses cousins éloignés, qui porta deux doigts tranquilles à sa tempe pour le saluer. Puis le Choixpeau fut posé sur tête et commença à parler :

« Ah, un Mulciber. Une bien drôle de famille. Vous ne faites pas toujours les bons choix, parfois je croirais voir en vous des perdants magnifiques, mais qu'importe. Moi je choisis pour toi le chemin de la tradition, petit. Ce sera...SERPENTARD ! »

Un bon choix. Ben rendit le chapeau à la sous-directrice, Minerva McGonagall et s'en alla s’asseoir à la table des verts et argents en évitant soigneusement le regard du directeur, Albus Dumbledore. Il n'aimait cette façon que le vieux sorcier avait de regarder les gens. On aurait dit qu'il pouvait lire au plus profond de lui. On lui flanqua des claques dans le dos, on lui fit passer des plats, on le félicita. Benjamin sourit, ici, il était chez lui. Denis vint les rejoindre juste après, et on fit les présentations. Mike, leur cousin, fit le tour de table. Il se disait populaire lorsqu'il parlait de Poudlard, il ne mentait pas, le tour de ses amis n'en finissait pas. Il souriait lui aussi, avec sûreté et facilité, en sixième année qu'il était, les dominant tous du haut de son statut d’aîné :

« C'est bien que vous soyez là, les gars. Tiens, Jerem, c'est mes cousins. Ah, et bien sur, les inénarrables frères Jugson. Rodger, et puis Thomas. Faites pas gaffe, Tom croit être le meilleur alors qu'il n'a rien qui mérite de se vanter, faut s'habituer. »

Tom Jugson sourit et leva le nez de son assiette. Il était plus jeune que Mike, en troisième année, pourtant d'un simple regard, Ben détermina qu'ils étaient rivaux, en tout cas du point de vue de Witcher. Jugson ne paraissait pas le prendre très au sérieux. Voir même de se moquer. C'est clairement ce que disait son sourire, et Ben n'y voyait rien de bon pour les années à venir.

« Tu recommences, Mikey. T'as rien d'autre pour te mettre en valeur, mis à part te foutre des autres ? » Il adressa un sourire à Benjamin et Denis : « Content de vous rencontrer, vous deux, on a pas eu de Mulciber ici depuis un bail, ça change de tous les sangs mêlés qu'on se cogne.
-Évidemment, même pas capable de répliquer et de sortir une vanne un peu drôle. Vraiment naze, Tom... »

Et cela continua comme ça. Ben se dit qu'il n'y avait pas de quoi y attacher une importance, puisqu'après tout, il avait l'air de s'entendre avec les deux. Lui trouvait que sa scolarité s'annonçait bien.

__________

Extrait d'une lettre adressée par la sous-directrice de Poudlard à monsieur Edward Chatwin Mulciber :

Citation :
[…] Nous ne remettons aucunement en doute les qualités d'apprentissage de votre fils. Benjamin reste un des meilleurs éléments de sa maison. Son comportement laisse en revanche à désirer. Et nous ne saurions tolérer cette participation active à ce genre d'incidents [nb : des agressions répétées sur des enfants d'origine moldue ou des sang mêlés] ou, lorsqu'il n'agit pas lui même, sur l'approbation silencieuse que votre fils donne aux exécutants [...]

__________

1er Septembre 1985.

« Eh, Aby, t'es devenue préfète ?
- Ouais...oh, non, me dis pas que c'est toi, le préfet, Benji !
- Eh si ! Va encore falloir me supporter, ma vieille !
- Oh, non, pitié... »

Ben se contenta d'en rire. Ils s'adoraient, tous les deux, même s'ils étaient comme chiens et chats. Ainsi ils devraient faire régner l'ordre à Serpentard. Sa nomination en temps que préfet devait venir plus du fait qu'il se tapait de bonnes notes qu'autre chose, Ben ne possédait pas la sévérité ni l'autorité quelque peu sans pitié d'Aby. Cela dit on l'aimait bien, à Serpentard. Sans doute à cause de sa loyauté envers sa maison, quelque chose comme ça. Ben sourit en regardant les premières années arriver. Bah, la vie continuait. Il ferait preuve d'un peu plus d'autorité, c'était tout...pas de raison pour changer le reste.

« Eh, les mioches, moins de bruit, allez... »

Non, vraiment aucune.

__________

30 Novembre 1989.

« T'étais où, hier, au fait ? »


Les deux préfets de Serpentard causaient dans la salle commune de leur maison en jouant aux échec. Ben déplaça sa tour et sourit :

« Mon frère vient de naitre, je suis allé le voir...
- Sérieux ? Putain, ils se réveillent tard, tes parents, pour avoir des gosses... »

Ben se contenta d'un rire amusé. Aby était une sang mêlée, elle ne pigeait pas grand chose aux idées d'héritage et autres lubies des grandes familles de sang pur. Cela dit, elle n'avait pas entièrement tort. Enfin peu importait. Ben essayait aussi de ne pas trop penser à ce que lui avait dit son grand-père alors que Llewelyn venait juste de naitre. Un destin, et qu'il vive plus longtemps que lui...assez logique, vu qu'il avait seize ans de moins que lui. Mais Benjamin connaissait son grand-père. Il savait que Cadeyrn ne disait rien au hasard, et que son don de divination restait véritable. Aby reprit :

« Ah ouais, sinon, tu pourrais pas dire à Lincoln de se calmer ? J'en ai marre de lui courir après, et pareil pour Scofield. Moi il m'écoute pas... »

Fallait dire, aussi, qu'elle ne savait pas prendre le gamin qu'était Lincoln Bulgate. Violent, agressif, chiant, parce que oui, courir la nuit pour savoir où il était pouvait être agaçant, mais dans le fond, pour l'avoir écouté un peu, Ben comprenait. Lui laissait faire, Aby s'acharnait à essayer de rétablir l'ordre. Il haussa un sourcil :

« Tu veux pas laisser courir ? »

Elle lui adressa un regard de reproche :

« Tu sais déjà ce que les profs en pensent, et techniquement, tu n'es pas sensé faire ça. »

Vrai qu'il lui arrivait – et pas que pour le cas Lincoln – de se faire convoquer souvent par Dumbledore. Qui semblait aussi penser que le rôle d'un préfet n'était pas exactement celui qui concevait Benjamin, à savoir de laisser faire tant qu'on ne le dérangeait pas, de ne pas arrêter ce qui ne lui semblait pas injuste, même si le truc juste consistait à éclater la gueule d'un pauvre poufsouffle sans défense. Mais Mulciber se contenta de hausser les épaules. Quoiqu'il fasse, ça continuerait, autant ne rien faire, ça irait plus vite.

__________

Fin d'année 1991.

« C'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin--c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin...
-Ouais, c'est bon Daniel on a pigé...
- C'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fin-c'est la fi...
- Daniel, j'ai dit ça suffit, monte dans le train et tais-toi ! »

L'ambiance était bon enfant. Les cousins Mulciber finissaient Poudlard avec brio et ils rentraient chez eux. Aujourd'hui était un grand jour, ils allaient rentrer dans le monde des adultes, enfin, et ça n'avait pas de prix. Ben regarda s'éloigner Poudlard avec une pointe de nostalgie. Puis il décrocha son insigne de préfet gravés aux couleurs de Serpentard et alla se rasseoir. L'avenir ne lui semblait pas sombre. Un instant, il pouvait s'imaginer tenir le monde entre ses mains.

Second Part : When we were kings.

Lettre de recrutement adressée à Monsieur Benjamin W.E. Mulciber :

Citation :
Armée Magique Anglaise,
Quartier de l'Etat Major,
Service des recrutements généraux.
Londres.

Monsieur Benjamin W.E Mulciber,
Aspirant au grade de soldat, 1ère classe,
Morley Old Hall, Norwich, Angleterre.

Monsieur Mulciber,

Suite à la réception de votre dossier, nos services, ont examiné votre candidature pour incorporer l'armée magique. Les résultats semblaient prometteurs et l'absence de casier judiciaires nous poussent à accepter. Après la validation du général Théodore H. Munroe, votre candidature est considérée comme valide. Nous vous invitons à prendre réception de votre uniforme par ce même hibou.

Vous trouverez ci joint votre premier ordre de mission vous affectant à la division du Norfolk, basée à Norwich. Veuillez vous y rendre dans les plus brefs délais.

Salutations,

Lt. James Willing,
Service des recrutements généraux.

__________

Janvier 1996.

« ….Une technique bien connue des ses admirateurs, cette fois c'est la fin, et Mulciber est vainqueur! »

Ben quitta l'arène en saluant la foule. Il n'était pas mauvais duelliste, c'est d'ailleurs pour cela qu'il en avait fait son métier. Enfin métier. Passe temps plutôt. Il le savait, ce n'était qu'une question de temps avant que le Maître ne prenne le pouvoir. Ses oncles avaient vu de leurs propres yeux son retour. Désormais la seconde guerre s'engageait et Ben comptait bien en être. Le Ministère continuait à prétendre qu'il possédait le contrôle de la situation, et pratiquait activement la technique de l'autruche. Pour eux, pas de retour du purisme, ce qui faisait allégrement marrer Ben. Ils auraient bien du comprendre lorsque Mike avait tué ce mec à l'armée. Arrêté, évadé, barré en Afrique du Sud, il n'était pas seul dans ce cas, et même Tom suivit le même chemin. Avec moins de réussite, le pauvre vieux avait fini à Azkaban. Mais pourtant, ils persistaient à ne rien voir. Bande de crétins. Ben les méprisait en bloc, car lui voyait, et pourtant il n'était pas l'un des meilleurs observateurs politiques qui soit. Ni un des meilleurs enquêteurs.

Et pourtant, qui le soupçonnait, lui ? Personne. Ben laissa tomber le guérisseur qui voulait absolument l'examiner, dédaigna allègrement ce qu'il disait, comme quoi il pouvait avoir des blessures cachées, conneries que tout cela, on gagnait ou on ne gagnait pas, et il gagnait toujours. Il sortit par la porte arrière de la salle de duel, et s'en alla dans le noir de la nuit. Il avança seul, se perdit dans les rues de Londres un temps. Bien qu'il parut ne pas avoir de but précis et marcher au hasard, il ne fallait pas s'y tromper. Il savait très précisément ce qu'il cherchait. En fait, il chassait. Lui aussi, pour le purisme, il tuait. Et personne ne l'arrêtait. Mais il faisait noir et les rues étaient sombres, Benjamin Mulciber choisissait bien son heure. Car la nuit, quoiqu'on en dise, restait noire et pleine de terreurs, et nombreux étaient ceux qui préféraient détourner les yeux plutôt que l'affronter.

Pourtant ils auraient du. Il rentra directement à son petit appartement du Chemin de Traverse. Et personne ne reconnut l'homme qui en sortit une demi-heure plus tard. Benjamin Mulciber était grand, près d'un mètre quatre-vingt-treize, possédait une présence indéniable. Il portait les cheveux courts et bruns et ses yeux étaient bleus. Celui qui apparut portait un petit complet gris et un imperméable passé, des cheveux gris, paraissait voûté et personne ne le remarqua. Il semblait exactement être le genre d'homme qui a passé sa vie à plier, portant de petites lunettes rondes et possédant un regard marron et doux. Personne ne pouvait reconnaître Ben Mulciber sous ce déguisement. Meilleur en métamorphose qu'en potion, il savait parfaitement se dissimuler. Aucun des meurtres qu'il commettait ne pouvaient être reliés à lui, et pour cause. Parfois on voyait bien un suspect, mais jamais le même homme. Et en tout cas pas Benjamin Mulciber.

Il marcha un temps dans les rues noires du quartier sorcier londonien jusqu'à qu'il arrive à un petit bar où il savait que sa cible du jour avait ses habitudes. Il regarda sa montre, et justement, vit ladite cible qui ouvrait la porte. Ben suivit Wilkie Walst, puisque c'était son nom, un temps. Puis d'un coup l'autre s'arrêta, et fit demi tour. Manifestement ivre, il s'était trompé de chemin. Ben continua à marcher. Il heurta l'homme sans violence, et son poing se tendit vers la gorge de Walst, qui le regarda d'un air un peu surpris. Lorsque le sang coula, il leva un œil ahuri vers Ben, ce qui, aux yeux de celui ci, lui donna l'air d'un singulier abruti.

__________

Manchette de la Gazette du Sorcier, 13 Janvier 1996 :

Citation :
A la une : Evasion spectaculaire d'Azkaban : Bellatrix Lestrange, Antonin Dolohov, Augustus Rookwood, John Mulciber, de nouveau en liberté.
Page 13 : Assassinat mystérieux d'une famille de nés-moldus à Weston-Supermare ; la brigade de la police Magique enquête.
Page des sports : Duel annulé pour Ben Mulciber : il évoque une « obligation familiale. »

__________

20 Janvier 1996.

Benjamin Mulciber monta les marches de l'immeuble qui menait à l'appartement de Brideshead Downhall avec une pointe d’appréhension. Ce dernier le prêtait aimablement à son ami d'enfance, John Mulciber, et avait déserté les lieux. Ben jeta de fréquents coups d’œil prudents derrière lui. Il ne fallait pas qu'on le voit ici, ni qu'on aperçoive John. Actuellement le mangemort était l'un des hommes les plus recherchés d'Angleterre, à cause de son évasion, et Benjamin ne voulait pas renvoyer son cousin en prison. Il frappa à la porte avec un peu appréhension. De ce qu'il se souvenait du cousin John, si les souvenirs d'un gosse de quatre ans pouvaient être considérés comme viables, il se rappelait d'un type impressionnant. La porte s'ouvrit toute seule, ce qu'il prit comme une invitation à entrer. Il s'avança alors dans l'appartement, jusqu'à ce qu'il voit John lui même, assis dans l'ombre. Un verre de whisky reposait sur la table. Le mangemort lui fit signe de s'asseoir, sans rien dire. Il mangeait des pistaches. Un spectacle qui fascina Ben un moment, car il craignait un peu les premières paroles que prononcerait son cousin.

« Tu t'es engagé dans l'armée, à ce que je vois. »

L'uniforme ne mentait pas, et Ben ne chercha pas à le nier, quoiqu'en pense John. L'armée était son choix, même s'il n'était pas forcément très glorieux car l'armée restait bourbiste. Cependant, l'armée permettait d'apprendre à combattre, d'apprendre à suivre des gens, d'apprendre à les exécuter.

« Oui. C'était le meilleur moyen pour apprendre à combattre et... »


John se mit à rire et finit son verre de whisky. Benjamin le regarda avec une pointe de méfiance :

« Apprendre à combattre ? Les techniques des militaires, je les connais. Tous les mangemorts les connaissent, elles sont simples, elles sont faciles à apprendre. Ca t'as permis quoi ? De tuer des types sans importance ? Personne ne t'as appris à cibler les gens, à frapper où il faut. Je sais que tu croyais faire ça pour le purisme. Mais ça sert à rien. »

L'intéressé grimaça. Il estimait s'en être mieux sorti qu'un Tom Jugson ou un Lincoln Crow, lui n'avait pas fini en prison, et ce que disait John ne faisait pas plaisir à entendre. Il avait l'impression qu'il s'en moquait, que d'un revers de la main il balayait tout ce qu'il avait fait. Ce qui décevait Ben car il pensait vraiment faire le maximum pour se rapprocher de ce qu'était son cousin. Il pensait croire tout autant que lui, et être prêt à aller aussi loin. Devenir mangemort, maintenant que le Maitre était de retour, il y pensait et croyait ne pas avoir demerité.

« Je sais que tu me trouves dur. Mais moi je sais ce que tu peux devenir. Oublie l'armée, ou restes-y, tiens, plutot. Mais tu leur dois rien. T'as pas à leur prouver quoique ce soit. T'as des choses à prouver uniquement aux gens à qui tu dois quelque chose. Moi, et bientôt, le Seigneur des Ténèbres. »

Ben regarda son cousin comme s'il était devenu dingue – et il commençait à se dire qu'il l'était peut-être réellement, en fait.

« Tu projettes quoi, là, John ? »

L'autre lui sourit d'un air froid :

« Que tu devienne mangemort, Ben. Pas un minable assassin de circonstance.»


__________

Lettre datée du  3 Mai 1998 à l'intention de Mike Witcher :


Citation :
[...] devenir mangemort, reste, et je te l'accorde volontiers, un honneur.  Quant à John, je ne l'ai pas vu depuis […] un bail. Mais je ne peux nier la qualité de son enseignement. Je vais pas mentir, la démonologie reste complexe, tu dois avoir une idée de ce que peut être l'apprentissage de la magie noire avec ce que tu as vu sur la magie du sang. Cependant, les possibilités semblent infinies. Tu n'as même pas idée de ce qu'on peut faire avec tout ça. John n'avait pas tort en disant que je ne savais pas ce que je faisais. Le Maitre, lui, semble bien avoir vu la possibilité de passer du simple assassinat à l'attentat, la démonologie aidant, même s'il semble que j'aurais encore des cibles précises à éliminer […]

__________

Citation :
Général Ulysse S. Flint,
Etat-Major de l'Armée Magique Anglais
Chargé des missions extérieures,
Quartier Général de l'Etat Major,
Londres.

Capitaine Benjamin. W.E. Mulciber,
Division du Norfolk,
Caserne de la division du Norfolk
Norwich.

Capitaine,

Suite à des ordres venus de mes supérieurs, bien qu'on n'aie pas daigné m'aviser du pourquoi de ce choix, ni du but réel de votre mission, voici votre ordre d'affection pour le territoire de Russie. Vous y aurez le commandement de l'unité NN-5, localisée à Arkhangelsk.

Salutations,
Général Ulysse Samuel Flint.
[Note au lecteur : Bien évidemment, le général Flint entendait par ses supérieurs le Lord. Si la mission réelle de Benjamin Mulciber lui avait été attribuée par celui ci en tant que mangemort, Voldemort n'a pas daigné mettre au courant Flint, qui lui n'était pas mangemort.]

__________

Début de l'année 2000.

« Alors comme ça, c'est le grand départ. La Russie, donc ? Tu tiendras le coup, j'espère. Pas question de craquer, hein, Ben ?
- Je pars pas tout seul, tu sais, John. Yaxley vient avec moi. Puis MacNair aussi. Le but est de mettre des bâtons dans les roues aux bourbistes, en éliminant leurs chefs pour faciliter l'avancée de nos troupes. Et dans le même temps, donc, officiellement, de commander ces troupes. »

Benjamin affectait une belle assurance dans son uniforme militaire noir. Il était sur le point de prendre le portoloin, et alors qu'il parlait avec son cousin, il désignait les deux autres mangemorts qui venaient avec lui. Il avait réussi à tenir devant le Maitre, lorsqu'il lui avait dit qu'il l'envoyait en Russie éliminer une liste de leaders de la résistance bourbiste, avec pour instruction officielle de superviser les troupes, il avait tenu lorsqu'il avait reçu la lettre de l'armée qui confirmait cet ordre du Maitre, mais maintenant, il savait qu'il ne tiendrait pas très longtemps. Il pensa à ce que son frère lui avait dit, et il était désolé pour Llewelyn, il se disait que s'il partait il ne reviendrait pas. Il ne pouvait pas aider son petit frère et ça désolait Ben, mais bon dieu, ça faisait mal, de se faire dire qu'on voudrait qu'il crève, et il ne pouvait pas agir, il était impuissant sur ce coup là.  Il ne pleurait pas, non, tout du moins il essayait même si ça réussissait d'une manière discutable. Dans le fond il n'était jamais parti de chez lui, et c'était autre chose que de crâner de véritablement s'en aller en Russie, surtout que ses parents n'étaient même pas là, et que ça se trouve, il ne reverrait jamais la maison. John lui flanqua une bourrade amicale. Pour une fois il ne dit rien, ce dont Ben lui fut profondément reconnaissant, et il le laissa s'en aller. Il attrapa le portoloin comme les autres, et puis d'un coup, le ciel devint gris, très froid. Une fine pellicule de neige commença à recouvrir son manteau.

Il venait d'atterrir en Russie.

Thirst part : Rules of betrayal.


Titres du journal russe résistant édité par le groupe Egalité Magique, dirigé par Miroslav Radeskine, 15 Mars 2001 :

Citation :
Une : Les puristes anglais tentent de reprendre le contrôle : la résistance s'organise !
Page 2 :  Une explosion démonique lâchement orchestrée par les Mangemorts, cause du meurtre de Youri Kravtchenko
Page 4 : Natasha Radeskine arrêtée : l'attentat de Rostov reste un succès, assure son père.

__________

20 Mars 2001 :

« Eh, Mark, ouvre cette porte !
-Mot de passe ?
-Putain, Mark Wheeler, je suis ton chef, ferme là et ouvre !
-Oh, c'est vous, mon capitaine ! Faites excuses, je vous avais pas reconnu. Je vous ouvre. »

Ben Mulciber entra dans le camp d'Arkhangelsk sans plus de difficulté, et promit au passage au soldat Wheeler de prendre un tour de garde dehors en plus s'il continuait ces conneries. Fallait dire qu'il faisait sacrément froid, même si le printemps s'annonçait. Même lui caillait, et il se dépêcha de traverser le camp. On fit le garde à vous sur son passage, on le salua bien bas. Il avait une sacrée aura sans même réellement le vouloir. Techniquement, le commandant du camp c'était Morris Walker qui l'assurait. Mis à part violer des filles et commander une bande de pervers dans son genre qui s'amusait avec les prisonnières, ce que cautionnait Walter Yaxley, envoyé lui aussi par le lord pour mettre un peu d'ordre, Walker ne faisait pas grand chose, et finalement, comme MacNair était plus souvent en expédition contre les groupes de loups-garous qui polluaient la région, c'est Ben qui commandait le plus souvent. Il accumulait les casquettes. Car sa mission principale restait tout de même de trouver certains dirigeants russes pour les tuer – ce qu'il parvenait à faire. Le dernier en date, Youri Kravtchenchko, lui avait pas mal résisté, mais finalement il avait réussi à l'avoir. Les bourbistes russes parlaient du démon anglais. Ca lui plaisait, et dans ses rangs, on murmurait, avec raison, que c'était lui la cause des explosions démoniques et des attentats qu'on voyait régulièrement pimenter les informations. Il allait dépasser le bunker qui servait de geole pour les prisonniers d'importance lorsqu'il entendit des cris et des rires, les mêmes rires lourds et gras que d'habitude, les mêmes rires lourds et gras qu'il détestait entendre parce qu'ils annonçaient un viol, et que bien qu'il se fichait éperdument du sort des prisonnières, il préférait ne pas entendre, parce qu'il aimait voir un minimum de discipline régner. Ben fit donc demi tour en soupirant, et revint à l'entrée du bunker.

Là, il aperçut toute une bande de soldat, d'habitude chargée de la garde. En effet, ils riaient grassement. Devant, eux, dans la neige, un d'eux dénudait une fille, menottée, incapable de se défendre. Son visage était en sang, quelqu'un venait vraisemblablement de lui donner un coup de poing dans le nez : elle ne pleurait pourtant pas, et les hurlements entendus par Ben se révélèrent être des insultes bien russes et bien grossières. Toute l'attention de cette fille a demie-nue semblait concentrée sur le fait d'échapper à ses agresseurs, sans espoir cependant. Benjamin lui trouva du courage, malgré le fait que ce soit une ennemie. C'est entre autre pour cela qu'il se décida à intervenir :

« Soldats ! Au rapport ! »

Il y eut un temps. Un long blanc. Et les six soldats se retournèrent très lentement vers celui qu'ils considéraient comme leur chef. Ben croisa les bras lentement. Au moins avaient-ils l'air penaud. Il ne dit rien pendant un temps :

« La fille, c'est qui ?

- Prisonnière NMR-01, mon capitaine. »

Oh, magnifique. Ces crétins n'avaient pas trouvé mieux que de s'amuser avec la prisonnière du jour, transférée depuis Moscou, qu'on venait d'arrêter. Natasha Miroslava Radeskine, fille de Miroslav Radeskine, le leader du groupe Egalité Magique, principale poche terroriste de Russie. A vrai dire, la situation russe était quasi incompréhensible. Ils tendaient vers le bourbisme, par endroit des loups-garous faisaient la loi, vers Rostov Molotov, un militaire puriste, se prétendait président légitime, et ça continuait comme ça depuis on ne savait quand. En attendant, en effet, il reconnaissait vaguement la blonde ensanglantée comme la fille de Radeskine.

« Donc vous vous figurez pouvoir vous amuser avec la prisonnière la plus importante du camp, une fille qu'on doit absolument garder en vie pour en tirer des infos ou s'en servir comme monnaie d'échange ? » Un silence penaud accueillit les paroles de Ben. « Eh bien laissez moi vous dire que non, vous ne pouvez pas. Alors dégagez moi le passage. Et je vous tiens à l'oeil, tenez le vous pour dit. »

Il s'en allèrent, un par un, en queue leu leu tous l'air plus contrit les uns que les autres. Ben soupira encore, et fit quelque pas vers la jeune femme. Elle devait avoir son âge. Elle recula encore dans la neige, ne cherchant même pas à essuyer le sang qui coulait sur son visage, ni même plus à dissimuler sa nudité. Des larmes roulèrent sur ses joues. Benjamin eut un peu pitié d'elle, elle subissait le contrecoup, maintenant. Il s'agenouilla à son niveau et retira son manteau pour lui donner :

« Все хорошо. »

Tout va bien. Il parlait relativement bien russe, maintenant. Pourtant il ne souriait pas. Il ne ferait rien de plus pour cette fille, il devait juste la garder en vie pour pouvoir l'interroger ensuite. Il l'aida à se relever, et ouvrit la porte de ce qui lui servirait de cellule. L'autre, enveloppée dans son manteau, murmura simplement :

« Merci... »

Ainsi elle parlait anglais. Ben secoua la tête. Si elle s'imaginait pouvoir l'apitoyer ça ne marcherait pas. Natasha Radeskine était réputée pour agir elle même : quelque part elle était le pendant du mangemort, car elle aussi arrivait à causer des attentats meurtrier coté puriste. Il la força à entrer dans la cellule et remarqua froidement :

« Tu ferais bien de ne pas me remercier trop vite. Celui qui décide si on te tue ou pas parce que tu ne donnes pas les bonnes infos, c'est moi. »

La porte se ferma derrière lui avec une sorte de fatalité angoissante.

__________

28 Mai 2001.

«...tain Morris, ce serait tout de même bien que tu tiennes tes gars, merde.
- Pourquoi faire, il s'amusent, non ? Puis c'est qu'une Ruskoff à la con, on s'en fout. »

Rien à faire, décidément, avec ce type là, ça resterait toute sa vie un boulet pervers esclave de ses putains de pulsions. Ben secoua la tête et s'apprêta à reprendre, lorsqu'il entendit un sifflement résonner très vite. Il hurla une mise en garde à Walker, et se jeta lui même au sol. Une explosion retentit violemment et souffla autour d'eux le baraquement des officiers. Benjamin sortit sa baguette magique, et se releva, couvert de poussière. Des soldats courraient dans tous les coins. Il comprit rapidement ce qu'il se passait. C'était la réplique bourbiste à l’enlèvement de Natasha Radeskine, ils venaient pour la récupérer. Ben ordonna à Walker de réunir ses hommes, lui allait récupérer la prisonnière et l'exfiltrer vers le camp de Petrozavosk, plus reculé et plus dur à atteindre que celui d'Arkhangelsk.

Il courut à travers le camp, traversa du mieux qu'il pouvait, zigzagua entre les soldats britanniques, et échappa aux explosions magiques, qui petit à petit, transformaient le camp en un chaos sans nom. Il déverrouilla tant bien que mal la porte de la cellule de Natasha, et sans lui donner le temps de protester, il l'attrapa par l'épaule et l’entraîna à sa suite au moment où une explosion sonore réduisait la prison en cendre. En plus ils visaient mal, ces cons là.

« Où est-ce qu'on va ? Oh, eh ! Je vous parle !
- Fermez là ! Vos copains sont venus vous chercher, je vous évacue, hors de question qu'ils vous reprennent ! »

Il continua à courir, et la jeta à l'abri sous un auvent alors qu'un bourbiste venait d'entrer par une brèche et le visait lui. Il dévia son sort et lui balança un osteoclaste, et l'homme tomba en arrière. Il vit à peine Natasha attraper sa baguette entre ses mains menottées. Il venait de repérer une moto choppée à un  bourbiste qui essayait de s'en servir pour se fondre dans la masse. Les clés étaient sur le compteur. D'un geste de baguette, il fit tomber les menottes de la russe et la força à monter :

« Acrrochez vous à moi maintenant, si vous voulez pas mourir ! »

Il démarra en trombe. C'était la première fois qu'il conduisait ce genre de truc mais Ben estimait qu'il ne s'en sortait pas trop mal. Il passa au travers de la brèche et lança la moto à pleine vitesse dans la neige. Elle continua à rouler en pétaradant un moment. Mais un bourbiste les avaient reperé. Natasha le vit, lui aussi, et elle sauta en marche. Benjamin ne put arrêter la moto à temps, et le sort de pyromancie, qu'il vit venir au dernier moment, l'atteignit de plein fouet. Il vola. Littéralement. Et la moto parcourut l'air avec lui. Il sut qu'il allait mourir. Ca ne pouvait être qu'ainsi. En dessous, il y avait un homme. La moto tomba sur lui, et s'enflamma, il mourut instantanément, sûrement, le visage carbonisé. Ben, quant à lui, eut le temps de se voir atterir par terre, violemment, au sol, inconscient. Surement qu'il mourrait, lui aussi, ça ferait plaisir à Llewelyn.

Finalement, ce fut une claque, assénée pas très fort, qui le réveilla. Il avait mal absolument partout, et il ne sentait plus ses cotes, ni une partie de ses doigts de la main droite – une chance qu'il soit gaucher. Il ouvrit les yeux. Natasha Radeskine se pencha vers lui, baguette en main :

« T'es solide, pour un purisme, dis moi. »

Il ne lui laissa pas le temps de dire quoique ce soit d'autre. Il attrapa la baguette et la pointa sur elle :

« Recule, lentement. » Il arrivait à parler, ça irait. Il tâta ses cotes et retira ses doigts poisseux de sang avec une grimace de douleur. Il se releva difficilement, avec beaucoup de mal pour respirer, et pendant qu'elle s'exécutait avec une pointe de défi dans les yeux, vit combien elle était belle, au final. « Pas bouger, hein ? 
- Tu saignes. T'iras pas loin comme ça. »

Ca ne manquait pas de bon sens. Il observa encore la jeune femme. Ils étaient trop loin du camp pour le regagner. L'explosion l'avait emmené très loin...

« On va aller au camp de Petrozavosk. Avance.
- On va aller nul part. Tu m'as sauvé, et je sais quand quelqu'un va mourir. Je te laisserais pas crever comme ça, même si t'es qu'un connard de puriste, je te dois ça. Tu sais même pas où il est ton camp. On va aller à Severadvinsk, point final.
- Point final ? C'est pas toi qui décide, mais moi. Il pointa la baguette vers elle. « Avance ! »

Vrai qu'il n'irait pas loin comme ça, mais hors de question de le reconnaître, hors de question de céder. Ils iraient là où il voulait, même si ordonner devenait de plus en plus difficile. Il avait mal, et une partie de sa main droite resterait définitivement inutilisable il le savait parfaitement. Ils marchèrent longtemps, dans le froid et la neige, et ils ne voyaient rien, et c'était la nuit noire. Ben grelottait de plus en plus. Natasha marchait devant, et  par moment elle le distançait réellement. Il essaya de ralentir le rythme, et elle s'y plia. Mais il avait de plus en plus froid, de plus en plus mal, et il savait parfaitement qu'il n'irait pas plus loin. A un moment il s'arrêta carrément et se laissa glisser contre un arbre. Il claquait des dents, et c'est à peine s'il entendit la russe se précipiter vers lui.

« Il faut marcher. Si tu ne marches pas, tu vas mourir.
- Je...peux pas. Trop mal. Trop froid.
- Bien sur que si tu peux. Viens. Allez. On est pas loin du camp dont je t'ai parlé.
-N...non. Je...veux...pas. Je veux pas y aller. 
- Ne fais pas l'enfant. Il le faut, maintenant. Donne moi la baguette, je vais appeler du secours.
- Non... »

Cela dit, il n'avait pas réellement la force de résister.  Il sentit qu'elle lui prenait des mains, puis après le noir, il ne savait plus rien, sinon que sa main restait posée sur les siennes, délicatement, gentiment. Il ne voulait pas aller chez les bourbistes. Mais personne ne lui laissa le choix. Lorsque Benjamin se réveilla, il avait dormi trois jours et ils étaient dans un groupe terroriste. Il se posa souvent la question de savoir s'il pouvait partir, mais après avoir essayer de s'échapper plusieurs fois et avoir été ramené manu militari par trois docteurs, il abandonna. Ses côtes se ressoudèrent peu et à peu. A la main droite ont du lui amputer deux phalanges de l'annulaire et le petit doigt, mais il s'en sortit peu à peu.

Peu à peu il réalisa qu'il ne pourrait pas y retourner. Un jour il vit les journaux anglais et lut qu'on le croyait mort. Un autre il commença à se dire que s'il retournait maintenant chez les puristes on le croirait pas et on le tuerait. Llewelyn avait bien raison, son frère était mort. A chaque fois qu'il pensait à ça il semblait s'effondrer. Mais à chaque fois Natasha se trouvait là, rassurante et tranquille.  Il ne sut jamais vraiment trop comment il commença à sortir avec elle, ni pourquoi. Tout lui semblait sans retour, et sans doute voulait-il vivre une dernière fois.

__________

Novembre 2001 :

La marque sur la joue de Natasha Radeskine ne pouvait être perçue autrement que comme celle d'un coup. Un coup violent, porté par un homme. Dont Benjamin devinait déjà l'identité. Natasha continuait ses actes terroristes. La plupart de ses compères lui obéissait au doigt et à l'oeil. Et comme elle sortait avec lui, elle avait ordonné qu'ils lui foutent la paix. Car Ben refusait catégoriquement qu'on lui demande de faire quoi que ce soit pour la résistance. Il croyait qu'il avait déjà suffisamment trahi comme ça. Il ne ferait rien de plus.

Il passa la main sur la joue de son amante, et il demanda sourdement :

« Qui t'as fait ça ? »

Elle le regarda avec une pointe de défi, du genre, laisse je me démerde toute seule, mais il n'y avait rien à faire, il ne laisserait pas ça comme ça.

« Un type qui s'appelle Morris quelque chose. »

Ouais. C'est bien ce qu'il pensait. Ben le savait, et cette fois, Walker était allé bien trop loin. Il se leva, mis un manteau dont il releva le col. Natasha le suivit alors qu'il traversait le QG :

« Ben, mais où tu vas ? 
-A ton avis ? »

Il allait vraiment trahir, cette fois. Mais ce serait pour quelque chose.

__________

Titres du journal russe résistant édité par le groupe Egalité Magique, dirigé par Miroslav Radeskine, 2003 :

Citation :
Une : Encore un attentat réussi pour Egalité Magique ! Moscou passe dans notre camp !
Page 2 : Organisation de nouvelles elections : Radeskine favori pour la présidence
Page 3 : Limonkov, la grenade anglaise qui fait trembler l'armée britannique.
__________

Aout 2004 :

Il pleurait. Il ne pouvait faire autrement que pleurer. Que pouvait-il faire d'autre ? Les enfoirés de salauds, ils lui avaient pris Natasha. Une revanche pour tout ce qu'il leur avait fait, Ben n'y croyait guère. Depuis le meurtre de Morris Walker, il n'avait rien fait pour arranger sa situation et avait continué à tuer des puristes. Oui, Ben Mulciber avait définitivement changé de camp. Mais personne ne pouvait faire le lien avec lui. Ses techniques de dissimulation passaient bien parce qu'il savait parfaitement les utiliser. Il tuait, sans remord aucun. Si il ne le faisait pas, on ne le laisserait pas en paix. On ne laisserait pas vivre Natasha. Ni personne. Et voilà qu'elle était morte. Voilà qu'il se retrouvait seul de nouveau. Pour la première fois depuis longtemps il ne savait plus quoi faire. Il ne pouvait rien faire. Sinon pleurer. Et il le fit. Il mit du temps à s'en remettre. Puis un jour, il s'en alla au petit cimetière de Moscou où il l'avait enterré, et il grava simplement quelques mots sur sa stèle :

« Dans un monde toujours trop jeune d'un instant
Pouvions-nous donc prévoir l'hiver ou notre mort
Croire au fossile avant la fin du grand printemps

Raison nous étions deux à t'incarner légère
Comme une joue sous la rougeur du feu premier
Raison nous étions libres nous avons vaincu. »

Puis pendant des jours on ne le vit pas. Il n'y eut plus d'attentat, il ne fit plus de chroniques à la radio comme il le faisait d'ordinaire. Mais quand il réapparut, il avait pris sa décision.

__________

Emission Vie Internationale Magique (VIM), à la radio Russe :

« Bonsoir la Russie ! Ici Kosanov, pour l'émission VIM, parlant pour le monde libre comme chaque soir.  Aujourd'hui nous aborderons les dernières nouvelles d'Angleterre et d'Irlande. Mais d'abord nous voudrions laisser la parole à Limonkov, notre chroniqueur anglais.
- Merci Kosanov. Comme vous le savez tous, je ne suis pas russe, je ne suis pas à l'origine, un de vos camarades. Ici, la victoire est gagnée : j'y aie participé, comme vous. Mais chaque fois que je me regarde dans le miroir tous les traits de mon visage deviennent plus marqués. Le passé a disparu. Il a filé aussi vite que l'espace du soir au matin. Nous avons gagné en Russie, mais le régime anglais demeure, le Lord demeure. Et ma patrie me manque. La patrie que j'ai déserté pour venir ici. On a tous des comptes à rendre dans la vie. Aujourd'hui, je dois payer ma dette moi aussi, et retourner dans ce pays pour me battre. Ouais je sais, personne ne sait d'où on vient et où on va. Je sais c'est un péché qu'on commet tous. On doit d'abord perdre pour apprendre à gagner. Le temps a passé trop vite, mes amis. Si je rentre chez moi, je continue tout de même la lutte. Je n'arrêterais pas de battre, et vous non plus je le sais. Nous ne sommes pas seuls. A tous ceux qui m'écoutent dans le monde libre, sachez le, vous n'êtes pas seuls, et nous continuons à nous battre. Malgré tous les sacrifices, nous continuerons, alors...Chantez avec moi, chante pour les années. Chantez pour le rire et chantez pour les larmes. Chantez avec moi, même si ce n'est que pour aujourd'hui ou que pour demain.
- C'était Limonkov, pour VIM. Je reprends la parole, et tout de suite, les dernières nouvelles d'Irlande... »





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MessageSujet: Re: Ben Mulciber [finie] Lun 5 Aoû - 19:04

Bienvenue Benji' !! Very Happy

Content de voir un Mulciber de l'autre côté du trottoir, ça promet de bons RP !

Superbe fiche au passage !

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MessageSujet: Re: Ben Mulciber [finie] Lun 5 Aoû - 19:27

Très belle fiche.
Re-bienvenue.
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MessageSujet: Re: Ben Mulciber [finie] Lun 5 Aoû - 22:24

Bienvenue (:
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MessageSujet: Re: Ben Mulciber [finie] Mar 6 Aoû - 14:11

Merci à tous Very Happy
J'attends patiemment le verdict des admins Very Happy
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MessageSujet: Re: Ben Mulciber [finie] Mar 6 Aoû - 15:23

Rien à redire sur ta fiche, donc tu es validé Wink

Tu obtiens un 10/3 pour ton début de jeu !

Je te passe les indications des nouveaux, vu que tu ne l'es pas vraiment Razz

Enjoy !


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MessageSujet: Re: Ben Mulciber [finie]

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Ben Mulciber [finie]

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