POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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RITM - News of the World

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Benjamin Mulciber


MessageSujet: RITM - News of the World Dim 11 Aoû - 11:55

Spoiler:
 

La radio manquait aux résistants anglais. Ce fut Ben Mulciber qui en fit le premier la remarque, habitué qu'il était à parler sur les ondes magiques russes. Tom Jugson ne tarda pas à en convenir et à se ranger à son opinion. Weasley ne semblait pas, pour le moment, décidé à reprendre l'antenne ou Potterveille, émission de l'Ordre du Phénix diffusée depuis le territoire chilien, bourbiste, dans l'Intendance. Soucieux de toucher l'international aussi bien que le national, Jugson conserva sa tribune dans Vendetta, mais s'arrangea avec Weasley pour tenir le créneau jusqu'à ce qu'il puisse le reprendre. Il assurerait l'horaire avec Ben Mulciber. D'un accord commun, ils nommèrent leur émission News of the World.

Début août 2005, vers 21 heures, voici ce que les sorciers britanniques avertis, et ceux qui cherchaient un peu au hasard une station de radio purent entendre. On reconnut la voix de Tom Jugson, avec son accent posé, presque aristocratique, mâtinée d'une nuance de diction écossaise discrète, possédant un phrasé digne de la BBC moldue.

« Bonsoir à tous les sorciers du monde libre, et à tous ceux qui veulent le rester. Après le long silence radio de ces derniers mois, nous reprenons l'antenne pour informer la population. Notre voix ne s'éteint pas, notre voix reste la votre, au service de ceux qui sont libres et de ceux qui luttent pour le rester. Notre voix c'est celle du peuple, avec le peuple et pour le peuple. News of the World adresse ses salutations à tous ceux qui ont le courage de nous écouter. »

Puis vint ensuite la voix plus populaire, moins guindée, plus habituée aussi de la radio, du chroniqueur fard de VIM, l'émission bourbiste la plus populaire de l'Europe de l'Est. Limonkov, la grenade anglaise qui fit trembler les puristes russes, venait de débarquer en Angleterre, et certains se dirent que cette voix ressemblait étrangement à celle de John Mulciber, le ministre de la Magie, si bien qu'un instant une rumeur folle courut que le ministre anglais était un espion bourbiste. Puis on constata que non, que la voix était plus jeune et que ça ne pouvait pas être lui. Pour les dirigeants puristes qui le connaissaient, aucun n'eut de mal à reconnaître la voix de Benjamin Mulciber.

« Exceptés ceux du régime qui font de l'espionnite, ceux là peuvent à mon humble avis aller se faire foutre. Suggestion personnelle, si vous me permettez, Wave. 
-Merci, Limonkov. Nous tiendrons l'antenne jusqu'à dix heures. Pour commencer, le droit de réponse. »

Ledit Limonkov reprit la parole. Il se passa alors quelque chose. Pas quelque chose d'historique, mais quelque chose tout de même. Ben possédait la voix d'un anglais, la voix de n'importe quel sorcier de base, si bien qu'une sorte de complicité s'installa un instant, avant que les gens ne se ressaisissent.

« Trêve de boniments. Aujourd'hui, je souhaite m'adresser à l'homme possédant le titre le plus ronflant du régime du Saigneur des Ténèbres, j'ai nommé son excellence le directeur du département de l'Ordre Nouveau auprès de l'Intendance de Grande-Bretagne, ou plus simplement Mike Witcher. Ainsi, Mike, nous sommes dépassés ? Pas à la hauteur ? Voués à perdre ? Et vous autres mangemorts, morts tout court, cadavres voués à fabriquer d'autres cadavres, seriez l'avenir ? Vous auriez déjà gagné ? D'accord, j'admets que nous sommes différents, mais je ne crois pas à ça.

Nous ne sommes pas des êtres merveilleux. Nous ne sommes ni forts, ni avares de paroles, ni du genre à cacher nos émotions. Nous ne supportons pas ce qui est caché, ce que les types comme toi, Mike, s'acharnent à planquer au peuple qui m'écoute. Nous ne sommes pas discrets, comme il faut, gentils, etc. En bref, nous ne sommes pas différents des autres spécimens de l'imperfection humaine,  faillibles que nous sommes, pauvre de nous !

Alors vous autres puristes, êtes peut-être infaillibles. Vrai quoi. Comment douter de ça, lorsqu'on te voit, toi, Mike, si discret, si précis, si comme il faut ? Leader fort, désintéressé, un saint ! Un toutou à la botte de son Maître, un fou qui aime le sang, qui aime tuer. Et après, messieurs les puristes, oui, vos motivations sont belles. Sauver le Monde ! Éclairer la voie pour la Sorcellerie !

Qu'on nous pardonne, nous ne nous prenons pas pour ça. Peut-être à la rigueur essayons nous de lutter pour le monde libre. A moins que ma voix ne s'élève pour rappeler qu'un État policier est un État dirigé par des criminels ?

Ah, encore quelques différences notables entre vous et nous, Mike, entre le faillible et l'infaillible. Vous asservissez le peuple britannique, vous êtes les complices d'assassinats gratuits, vous êtes mêmes pour la plupart des génocidaires de masse. Nous sommes là pour vous barrer la route sanglante que vous essayer de vous tracer. Vous méprisez les nés-moldus, les nôtres en sont. Vous êtes des admirateurs, voir des serviteurs du Lord, nous sommes et resterons à jamais ses ennemis. Voilà en quoi nous sommes incorruptibles. Voilà la différence entre le faillible et l'infaillible. Nous parlons trop vite, nous parlons trop fort, nous parlons trop. Oui, mais en comparaison notre vulgarité a de la grandeur et c'est votre décence qui est hideuse.

Vous n'avez pas gagné, Mike, et vous ne gagnerez jamais. La seule victoire que vous ayez remporté c'est celle de la violence, de la bêtise, de l'ignorance, de la méfiance et de la peur. Surtout de la peur. Car vous craignez le peuple, le peuple qui me suivra, parce qu'il sait ce que vous faites. Souvenez vous de ça : votre ennemi n'est pas en Irlande, ni au Chili, ni en Russie, mais bien ici, en Grande-Bretagne. Je parle contre vous, et je ne suis pas le seul. Des milliers me suivent. Souvenez vous. Regardez. Nous étions, puis deux, puis trois cent, demain nous serons la sorcellerie entière. Car si je me souviens bien, devant nous est la Sorcellerie, en nous brûle la Sorcellerie, et derrière nous, la Sorcellerie nous suit, non ?

Regardez les, peuple Britannique ! Ils savent. Ils vous craignent. Et il se dépêchent, comme des rats, de ronger la grandeur de ce pays, de le transformer en dictature, de détruire tout ce qu'ils peuvent atteindre, tout ce qu'il touchent, pour ruiner la démocratie et la grandeur sorcière. Ça n'arrivera jamais ici ? Mais mes amis, c'est en train d'arriver ici. »


La voix roulait, grondante, elle n'épargnait personne, ne cachait rien. Ces paroles menaçantes épinglaient ce qu'on refusait de pointer, ce qu'on refusait de voir, elles poussaient à ouvrir les yeux, elles forçaient même à le faire, car on ne pouvait ignorer ce que Limonkov pointait. Et c'est tout aussi gravement que Tom Jugson reprit :

« A présent, les dernières nouvelles de l'International. En Irlande la guerre se poursuit, et les évacuations aussi. Actuellement, notre chiffre projeté est atteint et même dépassé. Voilà notre réponse à ceux qui disent que nous ne sommes pas présent là bas.

Tensions entre la Russie et la Chine. Selon le Kremlin, Pékin deviendrait de plus en plus agressive. Nul doute que l'influence néfaste du Lord représenté par Eris Valverde n'y est pas étrangère. Ce qui n'empêche pas le président russe de camper sur ses positions, il ne compte céder à aucune menace venant de gens qui contrairement à lui, ne sont élus par personne.

Toujours en parlant d'Eris Valverde, nous apprenons à l'instant que sa Conférence Internationale des Jeunesses Puristes viserait en réalité à former les futurs soldats, voir la future chaire à canon au service du Lord. Une fois de plus, le régime décide arbitrairement : la prochaine génération sera de fois de plus sacrifiée sur l'autel du sang, avant que d'autres ne viennent, pas pour la gloire de la sorcellerie mais pour créer le charnier, le bucher même, des sorciers.

Et ceci continue partout. La Justice Magique semble bien décidée à anéantir totalement les innocents qu'elle emprisonnait déjà à Azkaban. On doit apparemment cela à notre cher ami Jimmy Eccleston, semblant toujours avoir quelque chose à prouver sur le terrain de la barbarie. Ou peut-être cherchant à prouver que oui, il est bon pour l'asile. Jimmy, si tu nous écoute, tu peux arrêter, on savait déjà ça, c'est valable pour toi et l'ensemble de tes supérieurs.

De notre coté, il nous est pour l'instant impossible de révéler concrètement nos projets immédiats. Mais croyez moi, les cibles sont verrouillées. Entendez moi, messieurs les mangemorts. L'opération Shaking throne est en cours. »

La voix grave de Jugson s'éteignit un instant, puis reprit :

« Avec ceci se termine notre émission. News of the World revient bientôt sur les ondes. En attendant, nous saluons tous les opprimés du monde, nous saluons le monde libre, dans ses foyers et sur les mers, nous saluons tous nos amis de l'intendance et du reste du monde. »
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MessageSujet: Re: RITM - News of the World Ven 3 Jan - 14:47


Spoiler:
 

Pris de court, mais pas vaincus, et encore moins non décidés à réagir. Pas plus Weasley que Jugson n'avaient pu empêcher la rupture du secret magique. Mais la résistance ne se rendait pas. Ils ne pouvaient plus ignorer le monde moldu à présent, mais Thomas Jugson, tacticien habile, savait aussi que cela allait devenir une arme formidable. Car l'avantage de leur lutte, c'est que dans leurs alliés, il y avait aussi des gens qui venaient de la communauté moldue. Les nés-moldus le savaient. Ils pouvaient expliquer. Et Voldemort, n'avait pris en somme, que le pouvoir en Grande-Bretagne. La plupart des régimes se dépêchaient de signer des paix séparées entre moldus et sorciers. Chacun chez soi et les magyars seront bien gardés. Lorsque Tom Jugson exposa son plan à son plus vieil ami dans la résistance, Ben Mulciber, ce dernier le jugea proprement démentiel, mais qu'il en serait. L'homme de tous les risques, voilà ce qu'était Limonkov, et il aimait trop parler pour ne pas en être.

Le plan était simple. Il nécessitait le dernier média que les puristes étaient incapables de controler, un média qui passait toutes les censures, un média moldu, qui toucherait les journaux, la télévision, les cinémas : internet. Ils avaient une longueur d'avance depuis l'assaut de Buckingham, ils ne pouvaient pas le perdre. Sven Eriksson, né-moldu, gamin ingénieux et hacker  - il faudrait encore expliquer à Tom ce que c'était – de génie, contrôlerait l'enregistrement à distance. Enfin, il fallait un point de non retour : le meurtre en direct et devant le monde entier d'un innocent. Par un chef du régime. Pour quoi faire ? Oh, là, le plan devenait brillant, ou stupide, ou dément ou les deux. L'émission ne serait pas enregistrée au Chili, cette fois, mais bien en Angleterre, dans un vieil hotel miteux de Portmeirion, l'Excelsior. Le vieux Malcom O'Sullivan avait survécu par miracle à Dublin où il voulait venger sa fille. Il controlerait en apparence la régie. Pourquoi ? Ca aussi faisait partie du plan. On avait installé une table en demi-cercle, des projecteurs, et des caméras. Limonkov et Wave prirent les places. Tout deux étaient en costume, d'une coupe sombre et noire. Ils se complétaient bien. Benjamin était un rieur, dur et militaire, cela se voyait à ses yeux bleus sombres, qui béaient comme deux plaies couleur d'un océan de nuit. Le regard de Thomas, plus doux, annonçait une certaine séverité, mais aussi de la bonté, et son coté juriste ressortait. Sven donna le signal. Trois, deux, un, antenne, à vous. Tom commença le premier à parler :

« Bonsoir au monde libre, et bonsoir à ceux qui veulent le rester. Bienvenue sur News Of the World, l'émission de la résistance à l'oppresseur. Aujourd'hui est un jour historique. Le monde sorcier vient de rencontrer le monde qui ne l'est pas. Pour tous les spectateurs, auditeurs, personnes intéressées par la vraie information et non par la propagande, à nouveau, permettez moi de me présenter. Je suis Thomas Jugson, traitre au régime, chef de la Vague, le mouvement que le gouvernement sorcier de Brom, Valverde, et de leur chef, qualifie de terroriste. Nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes vos uniques alliés. Et nous le resterons toujours, tant que la liberté des peuples à choisir leur destin sera une valeur digne d'être défendue. Aux sorciers qui nous regardent, n'abandonnez pas la lutte. La guerre n'est pas finie, elle vient de commencer. La liberté restera. La liberté est dans notre camp. Pour toujours. Le monde libre ne se rend pas ; à jamais nous nous battrons. Nous ne sommes pas morts. Que le monde sorcier le sache : ce petit monde d'oppresseurs va tomber. Que le monde des moldus – les non sorciers – en soit sur : nous sommes avec vous. Nous sommes contre eux. Et croyez moi, eux, ce sont vos ennemis. »

La caméra revint en plan large sur les deux speakers. Tom continua imperturbablement à parler :

« A présent, je cède la place à mon camarade. »

La caméra se braqua sur Limonkov. A nouveau, la voix grondante, menaçante, terriblement réelle, de Ben retentit.

« Merci Thomas. Mon nom est Benjamin Mulciber. Je suis un ancien mangemort. J'ai été l'un d'entre eux. Je suis le cousin d'un homme que vous apprendrez très bientôt à connaître et très bientôt à hair, pour les moldus, un homme que le monde sorcier connait déjà, le grand, l'immense, le sanglant, l'alcoolique, le fou, le boucher du Norfolk, John Mulciber. » Au moment où les puristes comprirent, c'était fini, il venait de parler, il venait de dire au monde entier que le cousin du ministre anglais était un traitre. Benjamin adressa un sourire à la caméra  et leva une main en guise de salut, l'air bonhomme : «  Bonsoir, cousin.  Bonsoir, Mike, ça va bien ? Et vous, monsieur l'Intendant ? Et toi Lincoln ? J'ai deux trois choses à dire sur ton cas, à toi, mais tu vas patienter un peu, hm ?

Oui. Je suis un sorcier. Je suis un ex mangemort. J'ai été l'un d'entre eux. J'ai trahi. La bonne question ce n'est pas de savoir si je suis lâche ou non, si c'est bien ou mal. Personne n'est rien pour juger de ce que je suis. La bonne question, c'est pourquoi. Pourquoi ai-je trahi ? Parce qu'ils cassent, détruisent, haissent. Le gouvernement sorcier est puriste, c'est à dire qu'il anéantit tous les sorciers dont le sang n'est pas pur...ca vous rappelle quelque chose ? Chez les moldus, fut un temps, on éliminait les juifs. Aujourd'hui, on a éliminé les sorciers d'origine moldue. Désormais, ils passent aux moldus. Ils disent qu'ils vont collaborer ? Mensonges. Ils disent que nous sommes des terroristes ? Conneries. Ils répétent, ils répétent, et ça donne ça : pia pia pia...Bourrage de crâne. Ce n'est rien que du bourrage de crâne. Nous le savons déjà, ils veulent notre peau. Vous savez pourquoi ? C'est marche ou crève. Servir ou mourir. N'est-ce pas ? Hein, Valverde, hein, Brom, hein, Witcher, hein, Crow ? Tout ce que vous touchez meure lentement, mais de manière sage, sévère, ordonnée, utile. Vous pressurez, vous détruisez. Oh, oui, vous avez de beaux discours, de grandes paroles. Oh oui, je ne sais pas aussi bien parler que vous, monsieur l'Intendant. Oh, non, je n'en suis pas capable. Vous parlez bien, et on vous suit. Et un jour, plus de choix. Fin de partie, the end, la fin, la muerta avec un grand M, car la seule récompense qu'ils offrent, ces gens là, qui se prétendent sauveur du monde et de la sorcellerie, c'est la Mort. Une vie entière sacrifiée pour eux. Il aurait fallu que je meure. Et Tom aussi. En quelle langue faut-il vous le dire ? Non, no, nein, never ! Je ne marche pas ! Ne marchez pas non plus. Sorciers, moldus, frères humains, du moment que vous avez de la raison, ne les croyez pas. Nous ne sommes pas vos ennemis, mais eux si. Et qui sont-ils ? Des salauds, qui peu à peu, vous ont à l'usure.  Et je peux vous assurer d'une chose : ils n'ont rien à foutre de nous. »  


Benjamin Mulciber ne lisait pas de notes. Il parlait de mémoire. Il savait ce qu'il disait, avec une sureté inébranlable. Même Jugson le regardait d'un air surpris, car rien n'était préparé. Mais déjà il continuait :

« Economistes, fiscalistes, spéculateurs.

Journalistes, manipulateurs, propagandistes.

Juristes, juges et coupables, criminels.

Soldats, pacificateurs, assassins.

Mangemorts, tolérants, menteurs. 

Gouvernants, bâtisseurs, imposteurs.

Voilà le visage de votre ennemi. Le seul à combattre. Et quand je dis imposteurs, je sais de quoi je parle. Alors, Eccleston, on défend le sang pur ? Qu'est-ce qu'il se passera quand ils en auront marre des sang mêlés comme toi ? Alors, John, ça fait quoi que ton cousin soit là à t'insulter ? Alors, Lincoln, ça te fait rien, mon vieux, d'avoir piqué un nom qui n'est pas le tien ? Bah oui. M'sieur Crow s'appelle Bulgate. Et il fraude allégrement la commission de sécurité, parce que c'est un sang mêlé. Ca te fait quoi, Mike, de savoir que ta fille a épousé une souillure ? Alors ?

Je ne peux pas me taire. On s'habitue à tout, sauf à ces soldats de plombs, sauf à leur haine de ce qui brille, sauf à leur céder la place. Je lance un dernier appel. Je ne suis pas seul, je sais que nous sommes des centaines, des milliers. Alors reprenez avec moi, et chantez,  car nous sommes les derniers gardiens du monde libre :

M'ssieurs les puristes avaient promis,
M'ssieurs les puristes avaient promis,
De zigouiller tous leurs ennemis,
De zigouiller tous leurs ennemis.
Mais leur coup a manqué !
Ils se sont cassés le nez !
Dansons la carmagnole,
Vive le son, vive le son !
Dansons la Carmagnole
Vive le son du canon ! »

C'était extraordinaire.  Des gens qui ne riaient plus depuis des lustres riaient devant leur écran, devant cette parodie, en français s'il vous plait, de la Carmagnole, une chanson révolutionnaire moldue. Jugson lui même semblait mort de rire. Et ce rire, contagieux, terrible, retransmis à la radio, et sur internet, redonna de l'espoir à tous ceux qui doutaient, malgré la situation affreuse du monde. Mais le chef de la Vague reprit très vite son sérieux, finalement, et se remit à parler :

« Merci, Benjamin. Mesdames et messieurs, je n'ai qu'un nom à vous donner. Un nom qui sonnera votre perte si vous le laissez prendre le dessus. Un nom qui pour nous est à élimer, car si ce nom tombe, la dictature tombera. C'est l'ennemi numéro un. C'est Lord Voldemort. »

Il y eut un grand bruit, de la confusion, de la fumée, une épaisse fumée noire. Lorsqu'elle disparut, Jugson et Mulciber avaient disparu. Il ne restait que le vieux O'Sullivan...et un homme très grand, vêtu d'un pardessus noir, accompagné d'une dizaine de policiers qui portaient ostensiblement l'uniforme du Ministère Anglais. La caméra tournait toujours, Sven filmait depuis le QG de Glasgow, et Tom et Ben observaient la scène. L'homme en noir parla durement à O'Sullivan :

« Tu sais qui je suis ?
- John Mulciber. Le Ministre de la Magie Anglais, un mangemort au service du purisme, au service de la mort et de la folie. Je sais qui vous êtes, monsieur, oui. Je sais aussi que vous venez parce que vous espériez trouver Tom Jugson, car il a brisé le tabou en prononçant le nom de Vous-Savez-Qui. Je sais que vous allez me tuer. Ma fille est morte en Irlande. J'ai soixante-quatorze ans. Je suis malade. Ca m'est égal.
- Tu pourrais vivre, vieillard. A genoux.
- Je ne m'agenouille pas devant les hommes comme vous, monsieur.
- Il n'y a pas d'hommes comme moi.
- Il y a toujours des hommes comme vous. »

Mulciber sourit. Il jeta un coup d'oeil à la caméra. Il parla un peu, juste un peu :

« La loi est dure, mais c'est la loi. Elle n'épargne ni les vieux, ni les jeunes. Tu as trahi, vieil homme. Tu as aidé la résistance. C'est un crime. Et tout crime mérite son châtiment. Tous ceux qui trahissent et qui mettent en danger la paix périront. Tu n'es que le premier sur la liste. »

Un trait noir fila et passa en plein milieu de la tête de l'homme. Il tomba comme au ralenti. La caméra tournait toujours. John Mulciber pointa sa baguette dessus et elle explosa. Mais Benjamin et Tom avaient prévu le coup. La caméra se braqua à nouveau sur eux, impitoyablement. Jugson reprit gravement :

« Vous venez de voir qui sont ceux qui veulent vous diriger. Vous venez de voir ce qu'ils savent le mieux faire : donner la mort. Mais ils n'ont pas encore gagner, malgré ce qu'ils veulent faire croire. Nous sommes là. Vous êtes là. Notre voix tonne encore, et elle leur fait peur. Le choix est à vous. L'oppresseur ou le monde libre. La facilité ou la lutte. Rien n'est fini, tout commence. Nous sommes des milliers, dans l'ombre, mais aussi en première ligne. Et je peux vous assurer qu'ils ne passeront pas.

Nous saluons nos amis ici et ailleurs, nous saluons les gens qui luttent en Grande-Bretagne et ailleurs, nous saluons tous les opprimés de ce monde ci. A vous, maintenant. »


Noir.
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Benjamin Mulciber


MessageSujet: Re: RITM - News of the World Jeu 27 Fév - 15:48

Spoiler:
 

On disait la résistance affaiblie, on disait qu'elle se terrait. Seuls certains savaient qu'elle préparait le coup d'éclat le plus énorme depuis l'assassinat du ministre de la magie, Lucius Malefoy. Jugson était l'un d'eux. Ben Mulciber en savait moins, il ne connaissait pas le plan en détail. En revanche il devinait qu'il allait se produire quelque chose et c'est pour cela qu'il avait accepté de tourner ce qui serait la dernière émission de News Of the World. NOW se finirait de manière spectaculaire, de manière froide et réelle. Il fallait qu'ils y arrivent. Cette fois enregistrée depuis le Chili, l'émission, bien que censurée et contrée était largement relayée par video sur internet. Tout le monde la verrait. Y compris les puristes. Et il faudrait alors qu'ils commencent à s'interroger. Jugson était là, impassible, semblant habitué au média désormais.  La voix désormais familière de Limonkov s'éleva la première, accompagné du traditionnel sourire du résistant. Mulciber fixait droit devant lui la caméra, paraissant voir chaque personne qui regardait la video :

« Allo, allo. Last call for democracy. Vous me recevez ? Oui ? Bonjour au monde entier, alors.

 Vous me connaissez. Je vous salue, mesdames et messieurs, mes amis, mes ennemis, et par mes mots vous recevez les salutations de Benjamin Mulciber.

Voilà la situation à l'heure actuelle. Il existe un monde sorcier et un monde moldu qui pendant des Millénaires ont cohabité sans se croiser. En 1998, celui qu'on nomme le Seigneur des Ténèbres et que je nommerais le Saigneur des Ténèbres a renversé un gouvernement sorcier certes imparfait mais plutot démocratique. Il a instauré une dictature par l'Intendance. Aujourd'hui l'Intendance veut controler également le monde moldu. La Vague et l'Ordre du Phenix s'opposent à cela, malgré ce que les sbires du dictateur veulent en dire. Nous luttons pour la démocratie. Et nous lutterons pour elle jusqu'à la victoire ou la mort. Nous croyons au monde libre. C'est pour cela que je parle aujourd'hui.

Je parle pour tous ceux en prison. Pour tous ceux au dehors. Nous sommes les Amis de la Rue. On ne vous fera pas payer le journal, on ne vous fera pas payer la redevance télé – du moins je l'espère. On ne vous tuera pas pour les affiches qui orneront les rues. Je voudrais y croire, mais préparez vous tout de même à courir. Les passants ont les mêmes soucis que moi. Aujourd'hui, il faut travailler, aujourd'hui, il faut vivre. Mais demain ?

Il faudra lutter, demain.

Dans la rue, je l'entends, je sais, je parle comme cela moi même, les passants ont le même espoir que nous. L'espoir d'un peu moins de malheur. D'un peu moins de censure. Vous parlez haut et clair. Mais nous, nous n'avons pas ce langage là. L'avenir du peuple, le bien du peuple...blabla. Blablabla, messieurs les puristes. Du vent ! Beaucoup de bruit pour rien. Londres a froid, Londres a faim, l'Angleterre est en crise, elle ne mange plus de marrons chauds dans les rues, pas plus que de fish and chips, mais ça, vous n'en savez rien. Monsieur Valverde, vous avez déjà mangé une barquette de fish and chips ? Non. Bien sur que non. Vous ignorez ce qui fait la vie, tous, vous ne savez que tuer. Pour rebâtir ? La belle affaire ! Vous bâtissez des ruines et vous empilez des os !

Cette rue n'est pas unique. La rue où je me promène mène à d'autres rues, à d'autres temps, et à un temps que je nomme liberté et paix, et non pas purisme, dictature, garde à vous, garde à nous et puis chacun pour soi ! Ma rue mène à d'autres hommes, qui furent et sont semblables à nous, qui jurent par nous et qui jurent par la liberté.

Et  nous jurons par eux qu'un jour la vie sera meilleure.

Mères qui avez vu vos fils mourir, parfois à cause de moi, parfois avec moi, vos enfants sont morts pour le même combat et mourront pour le même combat. Moldus, sorciers. Qu'importe. Vos morts sourient et se moquent du purisme, de ce régime. Leurs poings sont levés, leurs doigts vous accusent, messieurs les mangemorts. La haine et la mort ne passent pas. La liberté gagne. Vous lui céderez le pas.

Vous lisez les journaux comme nous, mes frères, vous nous écoutez. Vous n'en avez peut-être rien à faire, ou vous ne vous en sentez pas concernés. Regardez moi. Regardez moi, derrière votre écran. Ne détournez pas les yeux. Vous êtes concernés. Votre monde est en lutte contre lui même comme des chats dans un sac. Demain, casqués, bottés, corrects et beaux garçons, les soldats sorciers que vous admirez viendront vous prendre ce que vous avez. Ca a commencé, déjà. Mais vous ne voulez pas voir. Il faut aller au travail, il faut partir. On étouffe ses remords. Demain ? Demain il sera trop tard. Demain, il sera temps de subir la douleur, et la peur, et la peur. Mais demain, il sera trop tard pour abolir le crime.

Ils disent que nous sommes vos ennemis.  C'est faux. Je sais ce qu'on vous vend. Je ne peux rien y faire. Allez donc retenir cette bête de sang et de larmes. Allez donc expliquer à une mère la mort de son enfant. Allez donc inspirer la confiance dans les flammes. Je sais bien que je ne suis pas parfait, que mes mains sont couvertes de sang. Je sais bien que j'ai attaqué des enfants et que j'ai sans doute tué des innocents. J'ai perdu beaucoup dans cette histoire. Je suis devenu un visage banal alors que j'avais un nom. Une famille et une situation. Je sais que vous avez peur et que les blessures de guerre persistent sur ma figure. Je sais qui je suis et quelle est ma place. Regardez moi. Vous n'avez pas à m'ignorer. Si vous regardes bien je suis un mec comme les autres, je cherche simplement à rentrer chez moi. Mais moi contrairement à eux,  je ne vends pas de la misère. Peut-être qu'un jour, parce que j'aurais fait ça, je me sentirai à nouveau chez moi...

Maintenant écoutez moi bien, et je vous jure que je ne peux pas mentir, écoutez moi bien parce que je ne prends pas le risque de faire ça pour rien : en face, ils font et feront cent, mille, des millions de fois pire que moi. Les grands de ce monde ont les enfants pour ennemis et s'attaquent à un berceau comme à une machine de guerre. Ils veulent vous détruire, vous asservir, comme ils ont asservi mon monde. J'ai fait ce que j'ai pu pour l'empêcher et je continuerais même si c'est inutile, même si je dois en crever.

Je suis une déclaration de guerre. Je suis une grenade à moi tout seul. Comme tous les gens ici. Comme vous si vous le voulez. Nous n'avons pas perdu notre guerre coté sorcier et coté moldu elle vient de commencer. Songez à l'agonie de vos frères, de vos mères, à la lutte qui termine la vie, votre vie, quand ils entreront dans votre maison et qu'ils vous tueront.

Défendez vous des assassins. Défendez vous des rats. Ils veulent dominer la sorcellerie mais ça ne leur suffit pas. Ils veulent maintenant votre monde, car il est neuf et plein de profits à faire.

La question est : allez vous les laisser faire ?

Nous, nous avons choisi. Nous, non. »


La caméra se braqua sur Jugson, qui enchaina à son tour. Lui savait vers quoi ils allaient et ce qu'il allait faire. Il paraissait calme, presque résigné. Comme si rien ne pouvait l'atteindre. La voix, éraillée, douloureuse, parlait posément et de manière captivante :

«  Je vous salue, vous qui voulez la paix, vous les meilleurs des hommes. Je vous salue, vous qui, dans la simplicité de votre cœur et à la lumière lucide de votre esprit, ne pouvez pas comprendre que l'on puisse opposer les forces du malheur, du crime à la volonté du progrès, de fraternité, pourtant celle de la majorité des hommes.

Le monde, aujourd'hui, doit choisir entre l'aurore et l'horreur. Nous ne sommes pas utopistes. Nous savons que les aveugles finiront par ouvrir les yeux. Cela dépend de ce que nous leur donneront à voir. Nous avons toujours combattu l'ombre, même au fond de l'ombre. C'est cela et rien d'autre, qui compte réellement.

Je vous mets au défi, je me mets au défi, mes frères, nous ferions nous la guerre, serions nous des ennemis ? Il y a là de quoi rire. Non. Cela ne sera pas. La guerre ? Je jure, et je vous demande de jurer avec moi, que s'il y en a une, elle ne sera pas entre ceux qui veulent la liberté, pas entre vous et nous, mais contre eux, tous ensemble.

Partout, les hommes n'obéissent déjà qu'à leur conscience. Partout, le purisme fera place au bien. Je n'ai qu'un seul mot d'ordre, et je vous jure que je m'y tiendrais, et ce mot d'ordre c'est 'Luttons' !

J'annonce le triomphe de la justice.

J'annonce une liberté et une égalité sans restriction.

Nous ne parlerons plus ici. Nous ne parlerons plus dans Vendetta. Pour autant nous sommes toujours ici. La Vague est dehors et le peuple est dehors. Sortez, il suffit d'aller dans la rue pour les trouver.

Nous le jurons, et ce nous, c'est moi qui vous parle, mais aussi vous qui m'écoutez et vous qui êtes avec moi, ce nous c'est tous les opprimés, les désespérés, toutes les fraternités de la terre, nous jurons ici, pour aujourd'hui, hier et demain. Nous serons la voix pour tous les autres hommes, la voix de toutes les rebellions qui disent merci à l'amour et à la fraternité, qui disent non à l'oppression. Jusqu'au bout. Et je sais que vous écouterez cette chanson avec le sourire.

Grande-Bretagne ! L'innocence aura raison du crime.

Grande-Bretagne !... »


L'appel de Jugson résonna longtemps avant de s'éteindre, et l'écran de la video, posté en live, revint au noir, laissant un silence glaçant s'installer. Benjamin Mulciber l'avait dit. Et c'était vrai.

Last call for democracy.
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