POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Dernier discours de l'Etat des Nations || Solo || Fini

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 17/11/2012
Parchemins postés : 1364



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Mike F. Witcher


MessageSujet: Dernier discours de l'Etat des Nations || Solo || Fini Ven 23 Aoû - 19:32

Historiquement, le discours de l'Etat des Nations existait depuis fort longtemps. En fait, il consistait en la réunion, tous les cinq ans, des Ministres de la Magie des Îles Britanniques. Chaque année, le lieu changeait pour qu'aucun ministère ne se sente exclu et ne pas blesser l'orgueil national de chaque pays. Aucun discours, aucune réunion, n'avait eu lieu depuis 1994 et le retour du Seigneur des Ténèbres, car le gouvernement Fudge, dans un délire que Mike Witcher jugeait totalement dictatorial et qui plus idiot, avait retiré la participation de l'Angleterre. Dés 1998, l'Irlande bourbiste suivit le même chemin, accusant l'Ecosse et le Pays de Galles de soutenir une entreprise politique douteuse, et sanguinaire. Dans les faits, le discours de l'Etat des Nations était depuis toujours le moyen privilégié par les Ministères auxiliaires d'Ecosse, de Galles et d'Irlande pour contrecarrer la volonté des décisions anglaises. Dans les faits, c'était un terrain d'opposition. Et c'est justement pour cela que Mike Witcher décida de s'en servir.

L'erreur à commettre avec le directeur du département de l'Ordre Nouveau était de le croire faible, ou peu charismatique. Mike Witcher était un chef né. Il ne cherchait pas à s'imposer, il n'élevait que rarement la voix, pourtant on ne pouvait lui denier une présence incroyable. Il était là et on le savait. Nul n'était sensé ignorer la loi, et Mike Witcher était à cette image : dur et austère envers ceux qui s'opposaient au purisme ou ne satisfaisaient pas le chef qu'il était, bienveillant envers ceux qui servaient bien. A l'Ordre Nouveau il s'était imposé très simplement, ne cherchant pas rompre avec la ligne d'Eris Valverde, faisant ce qu'il devait faire, maintenant fermement un cap précis, à savoir l'union. On critiquait Mike dans son dos, il le savait grâce au Convent qui se tenait informé partout, mais il n'en tenait guère compte. Certains disaient qu'il délaissait trop le Pays de Galles et l'Ecosse. Il ne jugea jamais utile de répliquer à cela : ceux qui parlaient ainsi ne possédaient aucune visibilité sur ce qu'il comptait faire. On pensait qu'il se concentrait trop sur l'Angleterre. On le jugeait à la botte de John Mulciber.

Mike Witcher, et donc l'Ordre Nouveau, n'avaient jamais été plus indépendants. John Mulciber ? L'Angleterre ? Non, le mangemort n'en dépendait absolument pas. En vérité, l'Angleterre et l'accord conclu n'était qu'un modèle qui visait à préparer la suite des événements. C'était également un signal qu'il fallait lancer au plus vite. XIII ne dépendait pas de John Mulciber, mais ce dernier causait parfois problème. Michael l'admirait infiniment et préférait cent fois collaborer avec lui qu'avec un autre ministre, mais le fait était que la mésentente avec Valverde avait causé du tort à l'esprit d'union nécessaire pour montrer l'exemple dans un régime où la communauté était sensé être le maître mot. Voilà pourquoi le directeur de l'Ordre Nouveau élabora un projet totalement tenu secret et qui ne filtrait pas. Seuls les concernés étaient au courant, jusqu'au jour où il prévint la presse et convoqua tous les journalistes à Warwick, à la Chapelle de l'Union. Toute la symbolique était là. Warwick était la ville la plus centrale de la Grande-Bretagne, pour ne léser aucun des partis présents. La Chapelle de l'Union ne possédait, n'avait jamais d'ailleurs possédé, aucune fonction religieuse, mis à part dans les toutes premières années de sa construction. En fait, elle servait au Moyen-Age d'assemblée pour le Conseil des Sorciers, et chaque fauteuil, encastré en carré autour du mur, portait les blasons des familles qui y avait siégé.

L'accord que proposait Mike Witcher était révolutionnaire et personne ne s'y attendait. Pourtant, on aurait du y voir les signes dans la motivation qu'il avait eu à montrer que cela pouvait marcher en proposant un accord à l'Angleterre. Mais les gens ne pensaient pas. XIII le savait depuis longtemps et ne cherchait pas à révolutionner cela. Il vint à Warwick le dernier. La foule était grande devant la Chapelle de l'Union. On avait croisé John Mulciber, entré en avant dernier, et avant lui, Edern Powells et Stéryl Mornhill pour l'Ecosse. William Miller, l'actuel représentant de l'Intendance dans les territoires irlandais, était lui aussi venu. Mike Witcher fit son entrée dans un silence calme ; Tous étaient debout : la séance ne pouvait traditionnellement commencer sans le président constituant, en général le président-sorcier du Magenmagot.Dans le temps il s'agissait du Chef du Conseil des sorciers, Dumbledore tint ce rôle durant la période bourbiste, aujourd'hui, il s'agissait de Mike Witcher. Il jeta un coup d'oeil circulaire à la salle et observa l'armada de conseillers entourant Miller, Powells et Mornhill. Mulciber s'était déplacé avec la nouvelle directrice de la Coopération Internationale, une certaine...Dieu, Nancy Nott, se faisant appeler Nancy Witcher. Mike se contenta simplement d'ignorer son ex-femme. Il ne pouvait pas nier qu'elle était compétente, simplement elle était aussi folle à lier. Mike prit sa place, choisissant le siège le plus central, orné du blason de l'Intendance, et non pas celui de sa famille. John choisit celui de l'Angleterre et Miller eut la décence de choisir celui de l'Irlande, qu'il représentait et dont il était à moitié originaire. On ne le sentait pas à l'aise : lui était sang mêlé dans une assemblée majoritairement sang pur. Witcher lui adressa cependant un sourire : William était membre du Convent et à ce titre il lui accordait une certaine estime, d'autant qu'il était compétent. Powells et Mornhill s'assirent aux sièges ornés respectivement du dragon et du chardon, symboles de leur pays, les autres s'assirent où ils purent. Alors Witcher commença, parlant fermement, se levant pour qu'on le voit et qu'on l'entende, seul debout, sans texte de discours, dans cette assemblée qui pourtant ne lui était pas forcément très acquise. Car son projet ne plaisait pas à tous.

« Sorcières, sorciers, membres des gouvernements de l'Intendance qui ont bien voulu participer à cette assemblée, merci. Le discours de l'Etat des Nations ne saurait se perpétuer sans votre concours, et cette instituation millénaire ne pourrait se perpétuer sans vous. Pour autant, millénaire veut-il dire figé ? Je ne le crois pas. Je ne l'ai jamais cru. L'Etat des Nations. Des. Le mot est complexe. Problèmatique, même. Pourquoi ? Pour une simple et très bonne raison que voici : nous ne servons pas le Seigneur des Ténèbres en tant que tel mais en tant que représentant de la Sorcellerie, nous servons la Sorcellerie et devons la servir comme le sert le Seigneur des Ténèbres, avec une abnégation totale. C'et pourquoi, confronté à des tâche douloureuses, il faut s'incliner, maîtriser ses sentiments, et les accomplir avec fermeté. Aujourd'hui, je demande un sacrifice. Aujourd'hui, je vous demande de m'entendre et d'accepter, au non du peuple et de la Sorcellerie, du salut millénaire de l'Intendance et de nos descendants, de me prêter votre concours sans penser tout d'abord à votre intérêt mais uniquement à celui des Sorciers. Aujourd'hui, je vous demande d'agir en vos âmes et consciences. »

Il marqua une pause devant son auditoire. On l'écouta, on attendit la suite d'un air particulièrement méfiant, surtout de la part de ceux qui n'étaient pas dans le secret. Seul John paraissait totalement approbateur. Mike reprit :

« Aujourd'hui, je vous demande d'accepter comme votre et s'appliquant à vos ministères l'accord signé avec l'Angleterre. »


Il y eut alors de nombreux éclats de voix. Si parmi les gallois et les anglais on semblait à peu près d'accord sauf quelques cas très marginaux, l'Ecosse, elle, semblait bien décidée à faire de la résistance. Miller faillit en venir aux mains avec un petit bonhomme sec et nerveux qui l'accusait d'avoir organisé tout cela en sous main pour les bourbistes irlandais. Féroces partisans de l'indépendance, les Ecossais avaient de mauvais résultats à la commission du sang, Mike le savait et planchait sur ce dossier. Réfractaire à s'allier avec l'Angleterre, il avait fallu donner un symbole fort pour contrôler Edimbourg : c'était une des raisons du choix d'implantation de la résidence de l'Intendant sur le bord du Loch Ness. Mornhill se leva lui aussi et tonna alors contre Witcher :

« Vous ne nous aviez pas dit ça ! Vous aviez parlé de l'Etat des Nations et c'est tout, pour donner un symbole ! Etes vous un menteur, Witcher ? Voulez vous nous imposer d'autres chaines ? Vous m'avez déjà pris le PPE, je ne plierais plus le genou devant vous ! »

Witcher lui adressa un sourire froid. Et il se mit alors de nouveau à parler :

« Eh quoi ? Que voudriez vous, Mornhill ? Qu'on vous laisse en paix ? Ca ne marche pas comme ça. L'union se fera avec ou sans vous, car la Grande-Bretagne est appelée à une plus grande destinée qu'à satisfaire votre ego. Je ne demande pas le renoncement, je demande la collaboration. Nous agirons ensemble pour la grandeur de notre pays. Croyez moi je vous parle de la manière la plus sincère qui soit. Par mes racines, je suis à la fois Gallois, Anglais, et Ecossais. Matiné parfois même d'un peu d'irlandais via des cousins. Mais avant tout, je suis britannique, et même avant cela je suis un sorcier ! Un sorcier voulant servir sa nation, qui aspire, comme je suis sur, vous aspirez tous, à ce que l'ensemble de la Grande-Bretagne, source de la sorcellerie étende son message sur les peuples du monde, ici et ailleurs, urbi et orbi ! Alors messieurs, dites moi. Est-ce prétentieux de nous croire égaux ? Est-ce trop demander que de vouloir vivre ? Nous ferons tomber la pluie sur le monde meurtri et nettoyer le sang graisseux dont se nourrissent les soi-disant puissants, les soit disants partisans de la liberté et du bourbisme, et donner à boire aux assoiffés de justice déçus par leurs mensonges ! Et les feuilles repousseront partout dans ce monde meurtri par des conflits inutiles, par des massacres immondes perpétués sur l'autel du merlinisme puant ! Grande-Bretagne, centre du monde sorcier, tu seras un refuge pour les sorciers chassés ou blessés, pour les sorcières en prison, torturées, pour les vieillards bombardés ! Que choisissez vous ? La grandeur ou la décadence ? L'union ou votre identité nationale datant d'un temps qui fit la gloire d'un régime dangereux pour les sorciers ? Que choisissez vous ? Que choisissez vous ? »

Un silence immense s'imposa peu à peu alors que Mike parlait. On l'écouta religieusement. Il se rassit avec froideur. Il méprisait les contestataires de bas étages qui entravaient la construction de l'éternité. Un greffier demanda qui votait pour l'accord. La main de Mike se leva. Puis celle de John. Celle de Miller suivit, et Powells franchit le pas à son tour. Tous, un par un, levèrent la main. Et Mornhill, acculé, fit comme les autres. Witcher conclut alors la séance :

« Vous avez parlé, je le sais, en vos âmes et conscience, et vous avez fait preuve d'une honnêteté qui vous fait honneur. Le purisme a en vous des serviteurs fidèles. Avec ceci, à présent, puisque la décision est unanime, voilà comment je pense finir : ceci conclut le dernier discours de l'Etat des Nations, et ouvre le premier discours de l'Etat de l'Union. »

Il n'y eut même pas besoin de voter, toutes les mains se levèrent en bloc. Mike sourit. Qui dirait après cela qu'il ne possédait pas de génie politique ? Personne. Mais qui le dirait à haute voix ? Qui le comprendrait ? Qui lui répondrait ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Dernier discours de l'Etat des Nations || Solo || Fini

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Monde adulte
-