POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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On ne perd pas ses victoires || James

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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: On ne perd pas ses victoires || James Mar 5 Nov - 18:35


Définitivement, Mike aimait cette soirée. Il ne se rappelait même plus du début – comment il avait commencé à parler à James, en fait. Parce que le mangemort se souvenait très bien de comment il avait atterri dans ce bar glauque, du pourquoi aussi. Mais qu'importait, c'était avant, c'était passé. Il s'en fichait, ça ne comptait plus, absolument plus. Mike s'en foutait. Il ne gardait jamais très longtemps ses pensées en arrière. Sa manière de pensée, d'être, et de faire, c'était de regarder vers l'avant. Rien de plus, rien de moins, rien de mieux non plus. Certains l'auraient traité de dépravé s'ils avaient vu ce qu'il se passait et ce qu'il faisait, mais qu'est-ce qu'il s'en foutait, lui, à ce moment là. Oubliait-il que James Eccleston était un sang mêlé ? Non. Mike Witcher n'oubliait jamais ce genre de détails là. Si dans la minute, là, on lui avait demandé si James pouvait devenir Ministre de la Magie, ou Intendant, il aurait dit non. Surement pas. Le mérite, le travail, les efforts, rachetaient le sang selon le directeur de l'Ordre Nouveau. Mais uniquement jusqu'à un certain point...pas vrai ? Il n'était pas bien sur, d'un coup. Il n'en savait trop rien. Est-ce que c'était important ? Mike se le demanda un instant. Une part de son cerveau, la moins embrumée par la nuit, la soirée, l'alcool, l'envie, le désir, répondit oui, mais comme elle était largement minoritaire, elle laissa tomber rapidement face à tout l'esprit du mangemort qui ne voyait pas même en quoi le fait que James Eccleston était un sang mêlé posait problème.

Il ne comptait pas non plus parler d'amour, ça semblait être une règle tacite pour ce genre de soirée – à la réflexion, vu l'heure, de nuit – qui partaient de rien pour finir en aventure d'une nuit. Et de toute façon, ce n'était pas ce que cherchait Mike. L'amour, il n'y croyait pas. Les rares fois où il s'était laissé aller à y croire, le mangemort avait constaté que ça ne marchait pas. D'ailleurs, n'était-il pas ici à cause d'une histoire d'amour qui se finissait, ou qui allait se finir ? Par pure vengeance ? S'il y réfléchissait bien, pourtant, Mike finissait pourtant par constater que non, il ne se retrouvait pas à coucher avec James Eccleston uniquement pour cette raison là. Il y avait bien, il l'admettait volontiers, une part de rage mesquine envers Evangelyn, et le désir de prouver qu'il n'y avait pas qu'elle dans ce foutu monde, plus le fait qu'il était plus que bourré, tout du moins au départ, le trajet en voiture l'ayant largement dégrisé, mais...justement, il y avait un mais. Mike avait beaucoup perdu de ce caractère si sur de lui, mais aussi tellement avide d'émotions – tellement prompt à être atteint par tout ce qui le touchait - qu'il conservait lorsqu'il était jeune, et il continuait à le perdre. Il ne savait plus mettre de mots sur beaucoup de choses, qui l'auraient pourtant rendu humain. Pire, ces sentiments qu'il devinait, il s'était mis à les craindre, comme s'il devinait sourdement que les meilleures choses de la vie ne pouvaient que lui faire du mal. Mais, cependant, même coupé de cette émotion qu'il craignait parce qu'elle le rendrait humain, et donc instable, et qu'il fuyait l'instabilité comme la peste, il ne parvenait pas l'oublier. Rien n'était mort, tout était là, tout était vivant, simplement, Mike ne savait plus rien nommer. Aimer, rire, sourire, sans que cela soit une façade, une parodie de lui même et de l'homme heureux qu'il avait été et qu'il voulait qu'on croit qu'il était, Witcher ne savait plus le faire que par surprise, dans de très rares moments qui le laissaient pantois et plein de question.

Que se passe-t-il ? Pas de réponse. Il se croyait redevenu enfant, d'un coup, envahi par un sentiment bien plus grand que lui. Pourquoi avait-il souri, pourquoi avoir ri avec James ? Pourquoi Eccleston et pas un autre ? Etait-ce le hasard ? Non. Ca ne pouvait pas être le hasard. Rien n'était jamais le fruit du hasard, Mike n'y croyait pas. Alors pourquoi était-il heureux, là, maintenant, après avoir couché avec lui ? Il en aurait tout oublié. Qui il était, fait rappelé par la marque des Ténèbres sur son bras, qu'il avait été, ce qu'il pouvait lire au XIII tatoué sur son omoplate gauche...non. Là, il s'en foutait. Curieusement, si ce sentiment avait pu durer, ça ne l'aurait pas dérangé.

Mais comme rien ne dure jamais sur terre, il revint d'un coup à la réalité. Avec un léger sourire, Witcher se releva :

« Excellente question. Je vais aller voir. »


Parce qu'en fait, il n'en savait foutrement rien. Même si Mike ne se privait pas de venir squatter chez son frère, il n'y venait pas assez souvent pour lui piquer de quoi manger, ni même pour savoir ce qu'il buvait de préférence. Il se contenta d'un léger sourire en voyant que Watson lui avait laissé un mot sur le plan de travail de la cuisine (« comme je sais que tu vas fatalement venir, puisque c'est tellement mieux de squatter mon appartement que ton manoir, je te laisse les articles de la semaine prochaine à corriger. Watson. »), habitué qu'il était aux habitudes de Mike. Il lui semblait presque voir le regard réprobateur de son cadet. Watson était très «vieille Angleterre ».

D'un coup, en revenant, Mike eut un peu honte. Curieux, ça ne lui avait jamais posé problème auparavant, mais là...bizarrement, il trouvait que ça craignait de ne pas être chez lui mais chez son frère. Pourquoi ? Il n'en savait trop rien, pas plus qu'il ne sut pourquoi il s'excusait en tendant à James un verre de limonade – parce que oui, Watson Witcher devait bien être le dernier anglais du monde à en boire.

« Je savais même pas que mon frère buvait ce genre de machin. Désolé, qu'on soit pas chez moi...Même s'il ne devrait pas revenir...enfin je pense pas...Comme mon frère est parti pour la semaine, je me suis dit que c'était plus prés. Ca te dérange pas, au moins ? »

Il l'embrassa et lui adressa un sourire :

« La prochaine fois, on ira à Scarborough, si tu veux. »

Une prochaine fois ? Qu'est-ce qui lui prenait, là ? Aventure d'un soir ? Tu parles. Maintenant, là, en avouant qu'il voulait le revoir, c'était même plus la peine de prétendre qu'il pensait à ça. Mike s'en serait cogné la tête contre les murs. Il ajouta, hésitant, du coup :

« S'il y a une prochaine fois, évidemment... »
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James Eccleston


MessageSujet: Re: On ne perd pas ses victoires || James Jeu 14 Nov - 12:24

C'était ce moment où, normalement, ils auraient dû allumer une cigarette – une unique cigarette pour deux – et la fumer en parlant de choses importantes, allongés côte à côte, un drap sur le corps. Alors, heureux ? C'était bien ? Tu m'aimes ? Quand est-ce que tu quittes ta femme pour emménager avec moi ? Chez les gens dont on pouvait lire la vie dans les romans à succès, cela se passait comme ça. Et ensuite, c'était parti pour une grande et folle histoire de passion tourmentée sur deux cent cinquante pages. Mais James n'était pas un personnage de roman à succès. Il n'avait jamais fumé et ne croyait pas aux passions amoureuses. Quelque chose en lui s'y était toujours opposé. À vrai dire, il n'aurait demandé, voici quelques années, qu'à changer d'avis à ce sujet ; mais la vie s'était chargée de le conforter dans son opinion. Il avait bien pensé rencontrer l'amour en la personne de Misha ; de fait, le guérisseur avait été le premier homme à n'être pas qu'un simple amant. Ils avaient vécu ensemble quelques mois presque irréels, une vraie vie de couple comme Eccleston n'en avait jamais connu, et comme il n'en connaîtrait plus. La trahison de son compagnon lui avait démontré qu'il avait raison de ne croire en rien dans ce domaine, et il était devenu plus cynique qu'auparavant. Il n'avait pas renoncé aux aventures, car les plaisirs de la chair avaient toujours été importants pour lui, mais il n'y cherchait qu'une satisfaction purement physique.

Avec Witcher, pourtant, c'était différent. Il n'était pas un de ces hommes rencontrés au hasard et rapidement oubliés. Il n'était pas non plus, certainement pas, un type dont James était amoureux, puisque le jeune Mangemort avait banni ce sentiment de sa vie. Plus que cela, Mike était un Mangemort, un compagnon de combat, et, finalement, c'était un lien bien plus fort. Si Eccleston ne croyait guère à l'amour, il accordait, en revanche, une immense valeur à la loyauté et à l'amitié. Il se sentait bien plus d'obligations morales envers un frère d'armes qu'envers un amant, si séduisant fût-il. Il aurait, sans hésiter, donné sa vie pour ceux des Mangemorts qu'il estimait le plus – Mulciber, Crow, Witcher. Des hommes au côté desquels il s'était battu pour le Maître à qui tous avaient juré fidélité. Tout cela faisait que coucher avec Mike était bien plus intense que le faire avec n'importe qui d'autre, Misha inclus – du moins James en était-il certain désormais, bien après le départ du guérisseur.

Eccleston s'étira en regardant Mike s'éloigner en direction de la cuisine, le regard fixé sur le XIII tatoué sur son omoplate. Que signifiait-il ? Les tatouages n'étaient pas là pour faire joli, chez des hommes tels que des Mangemorts. Lui-même en portait deux : sa Marque des Ténèbres, et le symbole des Soupirs que Crow avait gravé dans sa chair. Deux emblèmes riches de sens, pour qui savait les déchiffrer, puisqu'ils proclamaient quel homme était devenu James Eccleston, naguère encore simple gratte-papier, à l'approche de ses trente ans. Si on lui avait dit qu'un jour il serait au service du plus grand sorcier de tous les temps, qu'il appartiendrait, de fait, à l'élite du monde magique, il ne l'aurait pas cru. Il s'était toujours jugé trop faible, trop insignifiant pour cela, jusqu'au jour où Crow l'avait conduit devant le Maître et où il avait dû prouver le contraire. Cette Marque était un sujet de fierté, car il fallait chaque jour, ce dont James ne se serait pas cru capable. Elle indiquait aux yeux du monde qu'il avait changé, mûri, qu'il était devenu un vrai homme, un vrai sorcier, un personnage à respecter, voire à craindre. Lorsque Mike rentra dans la pièce, James, assis en tailleur sur le lit, jetait un regard presque attendri à la Marque qui ornait son avant-bras gauche, un sourire aux lèvres. Il retrouva son sérieux dès qu'il se rendit compte que son amant était de retour, mais probablement trop tard pour que Mike n'ait pas remarqué ce sourire.


-Ah, merci, Mike, fit-il en prenant le verre de limonade fraîche que lui tendait Witcher. Ne t'en fais pas, ça ira très bien. J'aime à peu près tout ce qui se boit, limonade incluse.

Il descendit la moitié du verre d'une traite, savourant le soulagement de la boisson froide dans sa gorge sèche. Mike, soudain gêné, expliquait qu'ils se trouvaient chez son frère, ce qui étonna James. Lui n'aurait jamais eu l'idée de ramener un coup d'un soir chez l'un de ses frères, quelle qu'en soit la raison... Il fallait que les frangins Witcher s'entendent vraiment bien pour que Mike se permette cela. Ou alors... ou alors il n'était pas qu'un coup d'un soir, comme le confirma le Directeur de l'Ordre Nouveau au détour d'une phrase. Witcher semblait d'ailleurs bien embarrassé d'avoir laissé échapper cette idée, et il s'en voulait, manifestement. Eccleston, mis de belle humeur par cette rencontre et ce qui avait suivi, répondit avec un sourire :

-Une prochaine fois ? Ma foi, pourquoi pas... Si tu veux, tu pourras passer chez moi une fois. J'ai installé une piscine à Challenger House, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de la tester, ce serait l'occasion.

Il eut un bref rire en pensant à ce que dirait Tom Jugson s'il voyait sa demeure ainsi défigurée par une piscine au beau milieu des jardins, puis retrouva un visage presque froid, très professionnel, pour lancer :

-De toute façon, tout le monde est d'accord pour dire que le Ministère et l'Intendance doivent collaborer. On ne va pas nous reprocher de prendre cette collaboration au sérieux, non ?

Bon sang, il devait encore être saoul pour dire des choses comme ça... Il termina son verre de limonade, un peu confus de la sottise qu'il venait de proférer, et passa son bras autour de l'épaule de Mike. Il n'y avait pas eu beaucoup de gestes de tendresse entre eux, au contraire de ce qu'on lit dans les romans à succès, mais après tout, deux Mangemorts n'avaient rien pour faire rêver les amateurs de romances à deux Mornilles.
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MessageSujet: Re: On ne perd pas ses victoires || James Dim 17 Nov - 18:28

Dans la vie, il y avait les gens qui n'étaient pas des monstres, ceux qui en étaient et qui essayaient de le changer, et ceux qui étaient barges et qui s'en foutaient. C'était une constatation purement militaire, qu'on traduisait sous une autre forme. Ceux qui jamais ne sauraient tuer, et ça ne voulait pas dire qu'il s'agissait de gens biens, ceux qui savaient tuer parce qu'on leur apprenait, et ceux qui descendaient un mec comme ça, sans que ça ne leur fasse rien. Witcher ne travaillait presque plus, en tout cas dans la notion militaire, qu'avec des gens comme ça. Peut-être parce qu'il en était un lui même. Descendre un type, ça ne lui faisait rien, au contraire, il aimait ça. La plupart des mangemorts fonctionnaient comme ça. Ou alors ils s'en foutaient. Le meurtre était banal dans leur vie. Le meurtre était même nécessaire. Quoi, vous l'ignoriez ? La folie s'imposait par le sang. Le folie qu'on imposait comme pseudo-régime logique, s'imposait toujours de cette manière. Les mangemorts fonctionnaient comme ça. La mort était normale pour eux, elle faisait partie de leur vie. Comme la cruauté. Mais ils n'avaient pas tous la même manière de le voir. Certains la pensaient idéologique, d'autre se contentaient d'y prendre du plaisir. Ca pouvait se voir rien qu'à la figure dure et froide de Mike. Le front était d’un penseur, la mâchoire d’un jouisseur. Il était doué, au départ de la vie, également pour le bien et pour le mal. Mais le jouisseur chez Mike Witcher avait pris le pas sur tout. Voilà d'où venait ce qu'il était. Il voulait vivre. Ceux qui l'emmerdaient disparaissaient, tuer par lui et il tuait avec un plaisir non dissimulé. Voilà où il en était. Drôle de folie. Par moment des éclats de lucidité revenaient et devenaient le contrôle, le moyen d'utiliser la folie. Mais elle finissait toujours par revenir.

Pourquoi se limiter alors qu'il finissait toujours par être plus heureux en envoyant valser toutes les limites ? Son état normal, bien loin d'être un repos, ou un contrôle, était une mise sous tension en vue d'efforts à fournir... Mise sous tension si habituelle et inaperçue qu'il ne savait comment la faire baisser...ou plutot si. Boire, tuer, baiser, vivre, violer, agir, bouger, ne pas rester immobile. Witcher recherchait en permanence la stabilité car son instabilité était dangereuse politiquement, mais s'il voulait être lui même il fallait qu'il soit instable. Mike le savait, rien ne serait éternel, surtout pas lui. Il savait aussi qu'on oubliait facilement un dirigeant, même si on s'en souvenait, soi et sa famille, pour l’éternité. Mais à part cela, d'ordinaire, plus personne dans le public n'en savait rien. Et peut-être etait-ce bien ainsi, comme tout se répétait toujours, la politique serait absolument impossible sans la mauvaise mémoire de la sorcellerie.

Mike était rompu à la politique depuis son enfance. Il n'était pas qu'un jouisseur. C'était une erreur de croire ça. Il fallait être né dans une famille nombreuse pour commencer. Le métier s'apprenait dans cette lutte sans merci entre frères et sœurs. Si l'on ne faisait cet apprentissage de l'intrigue, du mensonge et de l’intimidation, on n'arrivait jamais à rien. Bien sur, certains s'en sortaient sans, mais c'est parce que très vite ils avaient fait l'apprentissage que le monde ne leur voulait pas de bien. La politique était une lutte constant où on le méprisait et où il fallait exister tout de même. Toujours résonnaient à l'oreille du mangemort les mots de son père.

« Qu'est-ce qu'on va faire de toi ? Tu n'as rien dans la tête, et tu ne sais que rater ta vie. »

Le seul homme qu'il craignait dans son enfance était son père. Anthony Witcher avait été traumatisant, mais c'était grâce à lui que Mike était devenu dangereux, parce qu'il pouvait commander ses émotions ; et ce dont il se sert pour commander le monde n'était même plus de l'émotion. Pour diriger, pour se faire aimer, il fallait du mépris. Il l'avait finalement compris. Car malgré tout Mike avait aimé son père. Maintenant qu'il était mort, il lui manquait. Tout autour de lui, il sentait l'absence de son père bien plus qu'il n'avait jamais senti sa présence, si bien qu'on eût dit qu'il était bien plus là que lorsqu'il y était encore. Mort mais vivant. Le directeur de l'Ordre Nouveau détestait son père tout autant qu'il l'aimait.

Croyait-il encore à l'amour ? Non, et Mike passait sa vie à essayer de le bannir de sa vie, car l'amour faisait mal. Il essayait aussi de le supprimer de la vie des autres. Il l'avait fait pour Karen, mais voilà, c'est là que le bas blessait, car il ne le faisait que...par amour pour sa fille. On ne pouvait pas tuer le cœur. Le cerveau échouait à reprendre le dessus, les relations revenaient, impitoyablement. Pourquoi James en particulier ? Pourquoi ? La question allait le torturer un moment. Parce qu'il était lui ? Non. Parce qu'il avait combattu avec lui ? Non. Parce qu'il était un mangemort ? Non. Alors quoi ?

Voilà. On y arrivait. Il ne savait pas. Et c'est pour ça qu'il pouvait commencer à appeler ça de l'amour. Witcher se mit à rire et se cala plus confortablement sur les oreillers. Bordel, si Tom le savait...

« Je suis tenté mais je suis pas un fan des piscines, je préfère la mer, même en hiver. » En fait, il n'était pas un fan de tout ce qui se rapportait à Jugson. Mais il était aussi vrai que Mike poussait le vice à se baigner dans la mer du Nord y compris lorsqu'il faisait froid. « M'enfin rien que pour voir ça, je verrais... »

A vrai dire, il n'avait jamais été plus heureux qu'on lui dise qu'il y aurait peut-être une prochaine fois. Il sourit encore à James, et préféra ne pas répondre. Et le garder pour lui, juste cette nuit, au moins, sans trop penser à ce qu'il se passerait si certains s'avisaient de savoir qu'il sortait – pouvait-il le dire comme ça ? - avec un sang mêlé.

Le matin le réveilla aux aurores. Comme toujours. Avec une certaine précaution, ne cherchant pas à réveiller son amant, Mike traversa l'appartement. Il prit une douche glaciale, simplement histoire de se réveiller, et retrouva un des multiples costumes qu'il laissait là, de temps en temps. Il finit de s'habiller et revint dans la chambre, et s'assit sur le lit, à coté de James, qui dormait, avant de l'embrasser doucement, et de murmurer :

« Je m'en vais. Je te laisse les clés, t'auras qu'à me les rendre plus tard. » Comme il bougeait, il sourit : « C'est pas la peine de te lever, dors. » Il hésita un temps, avant de murmurer : « Merci, pour la soirée. Je crois...je crois que je commence à bien t'aimer, James Eccleston. Vraiment. »

Avant de se lever, et de partir. Le boulot recommençait, le ciel était clair, la nuit était passée. Jusqu'à la prochaine fois.
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MessageSujet: Re: On ne perd pas ses victoires || James

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On ne perd pas ses victoires || James

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